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Nom série  The Haunt of Fear  posté le 27/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore un titre exhumé par Akileos dans sa grande collection EC Comics.
A priori rien ne diffère beaucoup de la série phare Tales From The Crypt mais à l'origine Haunt of Fear venait relayer une publication western du même éditeur et s'est mué en cette série d'horreur tellement voisine qu'elle en reprend les mêmes narrateurs "stars" (sorcière, gardien etc...) et que les histoires sont identiques.

Comme le rappelle Gaston, on entre en terrain vraiment connu avec ces histoires dont on devine les ficelles assez rapidement mais il ne faut pas oublier le contexte de l'époque avec la révélation de dessinateurs cultes comme Wally Wood entre autres et des intrigues vraiment culottées.

L'ensemble possède un charme kitsch et une morale hors norme. En effet, ici la justice se fait par outre tombe avec quelques surprises plutôt bien amenées (la vengeance de l'homme marié dévoué défiguré par acide ou le sort du psychopathe voulant vivre son enterrement risquent d'en choquer plus d'un par exemple) mais également quelques histoires convenues.

L'intervention des conteurs de l'histoire est souvent drôle. Brisant régulièrement le 4ème mur ou se renvoyant la balle à qui racontera l'histoire la plus horrible, ils sont constamment présents pour nous rappeler que toutes ces histoires malsaines sont avant tout ici pour nous divertir et passer un bon moment. Et en cela c'est vraiment réussi même si ma préférence va tout comme Gaston aux séries "Suspenstories", les Schock comme les Crime.

Notez que les couvs des deux premiers tomes ont été réalisée par le grand et génial Mezzo <3

Nom série  Le Petit Nicolas  posté le 04/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Annoncé à grands renfort de publicités et vendu comme un scoop avec le stick un brin pompeux "Un trésor retrouvé", c'est entre le nouveau Astérix et Corto Maltese qu'on peut piocher cet album.

Après avoir déterré tout ce qui pouvait se trouver en histoires inédites sur le Petit Nicolas et ses réjouissantes histoires courtes sur l'enfance d'une France insouciante des défuntes 30 Glorieuses, voici la bd jamais publiée à ce jour, tiens donc...

Car malgré l'intérêt que je porte aux livres qui ont bercé ma jeunesse et se cachent encore fièrement dans ma collection, non je n'étais pas au courant que le projet initial avait vu le jour sous forme d'une bande dessinée publié dans le périodique Moustique, on en apprend donc encore tous les jours.

Goscinny de par ses multiples contrats utilise le pseudo "Agostini" durant cette petite trentaine de strips illustré par un Jean-Jacques Sempé encore débutant.

Le succès ne sera pas au rendez-vous, Sempé n'étant pas trop à l'aise pour la Bd et on oublia le Petit Nicolas avant de le réadapter dans les histoires que tout le monde connait.

Et la bd au final ? Et bien contre toutes attentes et sans aucune ironie de ma part, c'est une jolie Madeleine de Proust qui n'aurait comme seul défaut que de se lire bien trop rapidement. En effet, toutes les bases de la série illustrée sont déjà bien rodées par un Goscinny facétieux qui reprend le principe du gag en une page dont le dindon de la farce sera inévitablement le père de l'enfant.

Le dessin a un charme fou (alors qu'on est encore loin du trait précis que l'on se fait de Sempé) et les histoires sont désuètes ? Et alors ? Goscinny maitrise parfaitement son sujet et expérimente timidement mais avec un bon sens du rythme ce qui fera la saveur de toutes ses créations cultes suivantes.

Le Petit Nicolas n'est donc pas un trésor retrouvé mais une bd légère à lire avec beaucoup de plaisir tout en assistant à la naissance de deux monstres sacrés en devenir. Goscinny est un génie et Sempé un dieu de l'illustration. La bd du Petit Nicolas est un formidable laboratoire expérimental mais avant tout une œuvre légère et amusante.

A noter la très belle édition au contenu sympathique malgré la brièveté de l’œuvre (moins de 30 gags) et une couverture pas des plus jolies.

Nom série  Old Skull  posté le 27/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Suite à la lecture enthousiasmante de Santiago du même auteur, parodie décalée et inspirée également sur le thème du Western, c'est par ce biais tout naturellement que je me suis laissé séduire par Old Skull.

Les premières minutes de lecture sont déstabilisantes au possible avec des pages sans suite logique et une multitude de personnages sans présentation.
Il est question ici d'un chasseur bredouille, d'une traque au yéti par un duo de bras cassés, d'une femme fantôme et de son mari psychopathe et dérangé le tout au milieu d'un décor unique : l'Ouest, le vrai comme le vend si bien la 4ème de couverture.

B-Gnet a publié ce récit à l'origine par épisodes dans le périodique Psykopat ce qui peut expliquer la perte de repères initiale de ces strips assez courts. Si quelques gags font mouche, ils interviennent malheureusement bien trop tard dans le récit qui s'abstient presque d'une conclusion notable.

Le tout se lit assez vite et la saveur ni la verve de Santiago dont on a l'impression de lire une esquisse lointaine. Les dessins de B-Gnet en lavis et noir et blanc sont en demi teinte passant de l'agréable au franchement raté.

Il est fort dommage que son humour si particulier et apprécié pour ma part ne se retrouve pas de façon continue tout au long de ces pages trop rapidement lues.

Une relecture s'impose mais la déception est de mise, Old Skull ne restera malheureusement pas dans les mémoires, sautez malgré tout directement le pas vers Santiago qui reste surement l'une de mes plus belles découvertes en terme de poilade assurée.

Nom série  Dragon Ball SD  posté le 27/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Comment vouloir faire du neuf avec du réchauffé ? La recette est simple et doit être efficace car ça a l'air de "fonctionner", enfin commercialement car l'intérêt est quasiment limité voir nul pour qui apprécie l'oeuvre originale ou souhaite la lire.

Akira Toriyama est un artiste génial et incontestable avec ses deux perles que sont Dr Slump et Dragon Ball mais là trop c'est trop.

Histoire de relancer les ventes avant l'annonce du projet Dragon Ball Super, Shonen Jump a publié une relecture enfantine et "Super Deformed" (ou SD pour les intimes) tout en couleur de son titre phare.

Ohishi Naho fait de son mieux pour reproduire les dessins du maître et coller au plus proche de son style mais la pilule ne passe pas. Quel est dont l'intérêt de relire en condensé comme les extraits du Reader's Digest une histoire culte qui n'a pas perdu de son charme depuis sa création ?
On accélère le rythme sensiblement et on y ajoute un humour téléphoné pour les vétérans comme moi (par exemple Bulma fait référence au souhait de se trouver un petit ami et paf, on ajoute 2 vignettes de Vegeta qui quelque part dans l'espace, se sent observé, private joke !), Trunks fait aussi quelques apparitions en estimant être arrivé trop tôt dans l'histoire, même mécanisme... On secoue le tout et on obtient donc ce Dragon Ball SD ni honteux ni mémorable.

Les couleurs informatisées sont là pour plaire aux plus jeunes qui n'ont connu que la série animée, les décors sont extrêmement dépouillés et on obtient au final un curieux objet de collection pour les fans les plus hardcores mais ne vous laissez pas surprendre : novices comme vétérans, la copie ne vaut pas un kopeck de l'original.

Nom série  Prison Pit  posté le 21/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avant de parler de Prison Pit, un petit rappel est nécessaire pour rappeler l'auteur indépendant Johnny Ryan encore peu connu en nos contrées.

Considéré à juste titre comme le Pape Underground du Trash indépendant Outre-Atlantique, Johnny Ryan est un peu le fils naturel d'un Robert Crumb avec l'esprit des publications Mad Magazine dont il aurait poussé les curseurs "provocation" et "politiquement incorrect" dans le rouge.

En effet, ses strips peuvent être autant appréciés que détestés d'où une étiquette d'auteur indomptable...

Néanmoins apprécié et reconnu, Prison Pit représente son premier essai en histoire longue et jouit d'une grande notoriété en étant même adapté en cartoon.

Cet ouvrage représente le premier sur les 2 tomes prévus et compile 3 numéros sur les 6 que comporte la série dans cette jolie édition française.

Cannibal Fuckface (si si c'est son nom ) est un redoutable bagnard spatial recherché par toute la Galaxie. Tel un Snake Plissken en son temps, il est condamné à passer le restant de ses jours sur une planète prison où d'autres congénères du même acabit vont venir lui chercher des noises.

Amateurs de baston, de coprophilige et de grosses giclées de sang qui tachent, ne chercher plus, ce bouquin est pour vous !!!! ^_^

D'une subtilité à toute épreuve qui ferait presque passer Paf et Hencule pour un chef d'oeuvre (niark niark), Fuckface va tomber dès les premières pages sur une bande de rigolos pas beaux à qui il va littéralement défoncer la gueule par tous les moyens offerts sur cette planète sauvage.

On assiste donc médusé ou amusé selon l'humeur à tout un ensemble de mutilations, décapitations et autres mutations diverses entre formes humanoïdes de tous azimuts. L'ensemble se lit assez rapidement et nul doute que les dialogues ne seront pas la partie la plus développée dans cette belle intrigue.

Afin d'éviter le côté répétitif de la chose, Ryan ajoute une petite intrigue supplémentaire dont l'issue m'échappe encore (mais que j'attendrais probablement dans le tome suivant) afin de lier le tout. L'arrivée d'un nouveau super pas beau costaud et méchant sera donc le pic de ce premier tome qui s'arrête hélas un peu brutalement mais est-on ici pour chercher une quelconque finesse ?

Le trait underground charbonneux de Johnny Ryan s'adapte parfaitement aux situations qu'il traite. On peut regretter la raideur des personnages ainsi qu'un vide assez sidéral pour les décors (mais on évolue sur une planète aride et pas plus détaillée que les champs de bataille d'un Dragon Ball Z dont Prison Pit pourrait être une réponse hardcore) mais l'étiquette Underground Trash est respectée à la lettre.

Je regrette juste le choix de ne pas avoir utilisé une bichromie notamment pour illustrer les nombreuses flaques de sang qui parsèment ce livre et lui auraient donné un cachet supplémentaire.

En résumé, amateurs de beaux dessins et de subtilité, passez directement votre tour. Pour les autres amateurs de curiosités trash sans prise de tête (ni de risque ?), jetez donc un oeil à ce bouquin OVNI dont on ne sait que penser à l'issue de la lecture. Est-ce clairement de la merde ou est-ce un chef d'oeuvre d'humour noir et de bastons ? Je n'ai pas la réponse mais j'ai le bouquin

Nom série  Dr Slump  posté le 20/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Difficile de croire qu'une telle série comme Dr. Slump ait réussi à tenir sur 15 tomes (dans son édtion dite Ultimate) tant le pitch d'origine tient sur un ticket de métro. Et pourtant...

En 1980, Toriyama n'est pas encore l'auteur confirmé (et milliardaire) que tout le monde connait par Dragonball.

Non c'est un jeune auteur qui publie de petites histoires de 6 à 8 pages environ dans Shonen Jump de façon hebdomadaire sur un Savant pervers et génial qui crée un robot autonome parfait par pur ennui.

Ainsi nait Arale, androide féminin de 13 ans à la fois candide et myope mais dotée d'une force surhumaine que le fameux Docteur fait passer pour sa fille et qui va enchainer les gaffes et les bévues en tout genre.

Et ? Et c'est tout ! Toriyama profite de ce postulat à la Léonard (de Turk et de Groot) pour imaginer un village rempli de personnages les plus dingues possibles et d'un humour nonsensique propre à Gotlieb ou aux bouffonneries des Monty Python.

S'il est difficile de comprendre le but réel de toute cette histoire, Toriyama en fait le laboratoire idéal pour ses nombreux délires... Sur base d'humour scato (Aralé a une fascination pour le Caca), pervers (Dr. Slump ne pense qu'à mater des petites culottes) et idiot (tout le reste), Dr. Slump est un sacré mélange d'écriture automatique où tout peut basculer d'une case à une autre.

Brisant régulièrement le 4ème mur entre ses personnages de papier conscients d'être dans un manga et son lectorat, l'auteur se met aussi régulièrement en scène en n'hésitant jamais à fustiger son manque d'imagination ou ses limites graphiques (il confesse ne pas savoir dessiner les demoiselles de façon disctincte et variée d'où un gag récurrent où les personnages échangent leurs rôles).

Jamais méchant et constamment inventif en faisant évoluer ses personnages dans la durée et en créant de nouveaux mémorables qui interviennent régulièrement dans ce beau bordel de village Pingouin, Dr. Slump a rapidement acquis un statut culte mérité rafraichissant pour qui sait abandonner ses préjugés sur ce genre d'ouvrages vendu pour adolescent décérébré mais taillé pour divertir et surprendre.

Le style bien caractéristique de Toriyama avec ses arrondis cartoon rend l'ensemble hautement fréquentable et la série ne souffre pas trop d’essoufflement en cours de route même s'il est préférable de lire par doses homéopathiques l'ensemble comme tout récit humoristique prépublié dans un hebdomadaire.

Le seul reproche à l'ensemble serait pour ma part certains conclusions bien trop hâtives (dont l'auteur a souvent conscience, en rappelant parfois au lecteur qu'il ne lui reste plus qu'une case ou deux pour conclure ) mais pour une œuvre aussi inclassable et irracontable, il aurait été dommage de rester dans la normalité ! King Nikochan forever !

Nom série  Spirale  posté le 18/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Considéré à juste titre comme l'un des mangas phare de l'horreur, Spirale propose dès le départ une ambiance particulièrement malsaine dès les premières pages.

Une petite ville côtière japonaise voit ses habitants subir la Malédiction de l'Uzumaki de façon presque sournoise. Coupé du reste du monde géographiquement, c'est le lieu idéal de succomber aux obsessions de la Spirale, à ses mutations et au réveil même d'une nature dangereuse, capable de réveiller ses morts ou de posséder des femmes enceintes.

Si les quelques phénomènes énumérés ici et là vous semblent grotesques, il faut dire qu'ils sont remarquablement intégrés dans un découpage en chapitres distincts sans lien commun au premier abord mais dont tous les mécanismes vont converger vers un troisième tome en guise de finalité et de recoupements.

Tous les protagonistes semblent attirés ou révulsés par tout ce qui ressemble de près ou de loin à une Spirale avant de mourir dans d'attroces souffrances.

Sans être gore, le récit est éprouvant car il distille malgré tout quelques images de souffrance physique ou mentale assez fortes pour que le lecteur s'en souvienne longtemps après sa lecture.

Junji Ito fait preuve d'une imagination souvent débordante et insuffle une certaine poésie macabre dans des dessins détaillés de toute beauté.

La ville de Kurouzou ressemble à celle de Twin Peaks avec une touche de grotesque supplémentaire. Le tout aurait pu être ridicule mais l'auteur surfe avec intelligence bien au delà des apparences pour livrer une œuvre sociale anxiogène très forte au visuel incomparable.

Pas nécessairement accessible pour tous les publics, cette curiosité possède néanmoins tous les atouts pour mériter son statut culte.

Nom série  La Favorite  posté le 17/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est un bien curieux bouquin que voilà, qu'une amie m'a chaudement recommandé en me prêtant son exemplaire et qui a du patienter plus d'un an avant de le récupérer.

Quelle grave erreur ! Car si j'avais eu connaissance de son contenu, surement n'aurais-je pas repoussé autant cette lecture aussi surprenante que divertissante sur un sujet rarement abordé et grave de conséquences : la maltraitance des enfants.

Pourtant il est fortement recommandé d'en savoir le moins possible afin d'en garder tout l'intérêt de la découverte.

Constance, une gamine de 10 ans vit reclue dans une grand chateau isolé avec ses grand-parents, une riche famille de notables à l'aube des années 70 en Champagne. La grand mère stricte et sévère punit régulièrement l'enfant et lui assène une éducation scolaire à domicile loin de tout autre contact humain. Le Grand Père se contente d'acquiescer lâchement aux requètes farfelues de son épouse pour conserver ses activités oisives entre regrets, alcool et musique classique.

Le récit est vu par les yeux de l'enfant qui cherche un peu d'humanité et de réconfort à travers les jeux que lui offre les animaux et la nature. Privé de tout autre contact avec le monde extérieur, un espoir renait avec l'arrivée d'une famille portugaise au service des grand parents et surtout de leurs deux enfants.

En dire davantage serait dommage, Matthias Lehmann brouille les pistes dès le départ par une narration simple mais enrichie par les possibilités du support bd avec une insertion de doubles pages, de strips ou de petits épisodes entrelacés dans la trame générale.
La lecture devient ainsi rythmée par le quotidien de Constance qui subit diverses brimades et humiliations de ses aïeuls comme de ses voisins dans un noir et blanc hachuré façon carte à gratter de toute beauté.

Les révélations se font de façon progressive et presque naturellement, sans jugement. Le premier choc narratif arrive très vite, délivrant suffisamment de clés pour la poursuite de la lecture jusqu'aux dernières pages sous forme de flashbacks si riches en détails qu'on pourrait presque croire à une histoire vraie.

La force de ce récit hors norme est bien de raconter un triste fait divers mais Lehmann évite facilement la carte du glauque et de la morosité par petites touches d'humour très enlevées allant des réflexions d'enfants à l'apparition surprise et fantasmée d'un célèbre Président français

La Favorite dont le titre prend également son sens après lecture est un ouvrage hautement recommandable, une adaptation contemporaine de Vipère au Poing de Hervé Bazin avec un soupçon de poésie, d'humour et de séquences chocs qui amènent une belle réflexion sans se vouloir traumatisantes. Vraiment très recommandé.

Nom série  Green Blood  posté le 18/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce n'est seulement qu'en postface du 4ème tome que l'on apprend que l'auteur est un grand fan du Django de Sergio Corbucci et qu'il a voulu rendre un joli hommage à un genre qu'il affectionne tout particulièrement : les Westerns.
Pourtant les premières pages laissent présager d'un hommage appuyé au film de Martin Scorcese, Gangs of New York dont Kakizaki reprend le cadre et les guerres de gangs dans une Amérique corrompue de fin XIXème siècle accueillant les colons et les désœuvrés.

Les frères Burns tentent de survivre tant bien que mal dans un quartier rongé par la pègre et la misère : Luke trime dur en tant que docker pour subvenir au quotidien de son frère oisif Brad.
Ce dernier cache son activité d'assassin pour préserver son petit frère. Sous le sobriquet de Grim Reaper, c'est un redoutable nettoyeur des rues la nuit pour le compte du gang Grave Diggers.

Mais forcément tout ne se passe pas comme prévu et le passé de leur père aux intentions peu louables comme les intérêts financiers des nombreuses crapules peuplant Five Points, ce quartier peu fréquentable de NY, vont bouleverser la vie des frères Burns qui vont devoir fuir et racheter leur fierté familiale.

Le fait de basculer d'une réalité historique d'Est en Ouest vers des plaines arides bouleverse considérablement le récit en le faisant naviguer d'un genre à l'autre.
Malgré tout la vengeance et la violence seront les principaux attributs d'un récit simple mais superbement ficelé pour captiver le lecteur du début à la fin.

Il faut dire que Kazikazi est un expert en tableaux semi réalistes sans négliger aucun détail : des décors crasseux de New York aux locomotives de l'Ouest, chaque page est un véritable régal pour les yeux.

Malgré une touche japonaise tout à fait normale dans la représentation des protagonistes, tout est scrupuleusement réaliste y compris dans les faits puisqu'on s'y permet quelques touches historiques et sociales aucunement rébarbatives mais bien amenées sur la condition sociale de l'époque, le racisme latent anti noir et même un plaidoyer émouvant sur les Amérindiens.

Il s'agit d'un récit vraiment fluide et agréable dont le rythme ne faillit jamais. On en regretterait presque le format si étroit des mangas pour mieux admirer les superbes dessins en noir et blanc qui mériteraient un plus bel écrin.

L'histoire est peut être simple mais il s'agit pour ma part surement d'un des plus beaux Westerns contemporains faisant la part belle aux affrontements surhumains et sanglants d'une belle brochette de desperados.

Un véritable petit bonheur méconnu qui devrait faire de l'oeil à tout amateur d'action et de jolies planches.

Nom série  Cavale vers les étoiles  posté le 26/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Effectivement comme le rappelle Mac Arthur dans son excellente analyse à lire ci-dessous, peu de temps pour souffler dans cette succession quasi ininterrompue de scènes d'action dans un univers de science-fiction plutôt étoffé mais dont le background ne sera au final que peu exploité.

Et c'est bien là ou le bat blesse. Après une première partie hautement intéressante nous exposant très rapidement les deux protagonistes (une marchande de noodles souhaitant rembourser les parties artificielles de son corps et une martienne à la force hors du commun), l'intérêt décroit rapidement au point de ne plus prêter attention aux différents évènements mais de les subir.

Il s'agit donc d'une course contre la montre (et les différents ennemis) pour trouver un engin spatial et quitter la Terre pour Mars en passant d'un décor à un autre comme on pourrait s'imaginer un scénario de jeu vidéo avec des levels exotiques mais au gameplay identique.

Cavale vers les étoiles ne délivre ni plus ni moins ce qui en fait autant sa force que sa faiblesse car le découpage des nombreuses scènes d'action perd en lisibilité au fur et à mesure et on n'y comprend plus rien assez rapidement.

En cela ce manga me rappelle un moyen métrage japonais "Dead Leaves" où deux fugitifs tentaient par tous les moyens et sur un rythme effréné de fuir une lune prison pour revenir sur terre soit tout à fait l'inverse.

Dommage donc que la conclusion de "Cavale" soit d'une si grande platitude, les quelques autres personnages secondaires croisés ici et là n'ont pas assez d'épaisseur ou de présence pour ranimer la flamme tant toute l'action est dédié au sort des deux héroïnes.

Le dessin excessivement sombre conserve un charme certain avec un joli dessin et des décors travaillés. Mais c'est clairement la surabondance de scènes d'action mal découpées (on est loin de l’exigence d'un Toriyama en terme de lisibilité pour son Dragonball par exemple) qui peut lasser à la longue.

Néanmoins et pour paraphraser Mac Arthur, ce manga est une belle découverte qu'il faudrait émerger du lot tant il est rare de trouver un récit un tant soi peu original dans ce format qui ne fait pas 50 tomes minimum.

Nom série  Epiphania  posté le 26/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La préface comme le 4ème de couverture ne trompent guère Ludovic Debeurme sur ses intentions de livrer une oeuvre qui mettra la Terre au centre des préoccupations.

Pourtant à lire Debeurme, on sent à nouveau un lien avec un autre thème qui lui est cher : la Paternité comme déjà observé dans l'inégalable et sous estimé "Père Vertueux".

Dans un monde aux couleurs pastels aseptisées, David et Jeanne sont un jeune couple de trentenaires dont leur histoire est sur le point de s'achever.
Jeanne souhaite un enfant, David est effrayé à cette idée et préfère se plonger dans la musique.
Dans l'espoir de sauver leur couple, ils acceptent une étude en groupe sur une île déserte. Arrive un tsunami d'une force inouïe qui va mettre à néant tous ces projets de reconstruction en recouvrant les terres et en emportant définitivement Jeanne vers une mort certaine.

Suite à ce drame, de monstrueux enfants apparaissent enterrés un peu partout. Revenu sain et sauf mais endeuillé, David va recueillir et adopter un enfant faune qu'il va élever comme son propre fils face au mépris et à l'incompréhension de tout son entourage...

Debeurme délivre à nouveau une œuvre étrange aux dessins dépouillés mais en phase avec un univers poétique et cruel qui emprunte autant à Black Hole de Charles Burns pour les mutations inexpliqués que David Boring de Daniel Clowes pour l'isolement par l'environnement.
Pour autant, le récit est beaucoup plus simple à suivre que pour ses premières ouvrages grâce à une narration simplifiée et efficace.

Il est encore bien trop tôt pour annoncer un nouveau chef d’œuvre de cet auteur car l'histoire s'achève hélas trop brutalement mais le lecteur dispose de suffisamment d'éléments pour vouloir en savoir davantage dans cette trilogie annoncée.

Nom série  One-Punch Man  posté le 08/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon on va pas faire original, je pourrais presque recopier l'avis de Erik mot à mot tellement ce manga m'a laissé également de marbre.
L'histoire d'un petit chômeur devenu ultra puissant (par ennui ?) et chauve par la même occasion qui massacre tous ses ennemis quels que soient leur taille et leur pouvoirs par un simple coup de poing est un monumental pied de nez à tous les shonens ou récits de superslips de tout horizon mais cela aurait dû n'être qu'un one-shot, l'idée se renouvelant à peine et plutôt lentement.

Je peux bien imaginer ne pas être la cible idéale pour ce genre de lectures et être passé complètement à côté du sujet mais il n'a guère matière à me donner envie de poursuivre cette lecture tout en comprenant l'intérêt qu'elle suscite chez les ados.

Le dessin reste de bonne facture même si je déplore comme souvent un découpage hasardeux de certaines scènes d'action.

Un shonen de plus avec un effet mode qui fera la joie de son éditeur et de ses auteurs. Allez hop next.

Nom série  Crueler than dead  posté le 25/08/2015 (dernière MAJ le 08/09/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Une jeune Japonaise se réveille hagarde et à moitié nue avec un gamin qu’elle ne connait pas dans un entrepôt rempli de cadavres. Ils n’ont aucun souvenir de leur présence ici…
Surgit un militaire salement amoché lui révélant qu’ils sont les fruits d’une expérience visant à les « dézombifier » grâce à un vaccin. Il est maintenant temps de fuir et de rejoindre le dernier bastion de l’humanité au cœur de Tokyo pour tenter de la sauver de l’apocalypse zombie qui a tout anéanti….

Encore un récit sur les zombies ? Oui mais ce manga n’est pas dépourvu de qualités… Prévu en seulement deux tomes, on ne perd guère de temps en palabres et le tamdem Takahashi/Saimura va droit au but quitte à rendre certains découpages et ellipses incohérents au détriment d’un scénario vu et revu piochant ses idées post-apo dans l’héritage du cinéma (28 jours plus tard) comme du jeu vidéo (The Last of Us).
Pourtant, grâce à un savant dosage de scènes d’action et d’exposition, on suit cette aventure mouvementée avec plaisir comme un trip de montagnes russes. Les dessins réalistes et dynamiques contribuent grandement à l’ensemble surtout que les décors ne sont pas sacrifiés et sont plutôt jolis et détaillés (principal reproche personnel aux mangas).
Malgré le petit souci de mise en scène évoqué plus haut, le lecteur est vite immergé et le trip est plutôt agréable… Le prologue exposant le début de l’apocalypse zombie est presque plus intéressant tant on se rend compte de l’impuissance des forces humaines face à un évènement non contrôlable qui dépasse tout entendement et le twist final fait le lien intelligemment avec le début du récit principal.

Pour être tout à fait honnête, cette œuvre est parfaitement dispensable parmi l’énorme proposition en librairie sur ce thème rebattu mais la grande qualité des dessins, le rythme soutenu et la promesse que tout sera parachevé en deux tomes en fait une expérience idéale pour qui souhaite se frotter à la présence putréfiée des morts-vivants sur un cycle court !

Crueler Than Dead remplace donc habilement son absence d'originalité par une efficacité et un rythme effréné !


EDIT après relecture du premier tome puis du second et dernier.

Bim Patatras !

Tel un château de cartes bancal, toute la belle construction aura été bien vaine. Le petit groupe de survivants qu'on avait laissé en quête d'un dôme sécuritaire dans Tokyo se retrouve dispersé à nouveau dans ce faux "Eden".
Les riches d'un côté, les pauvres de l'autre, il m'aura fallu une bonne dose de café pour relire et continuer cette histoire abracadabrante qui semble nantie de pans entiers de scénario tant on passe d'un personnage à l'autre sans aucune attache puisque le charisme est aux abonnés absents...

Vous me direz, du charisme dans un manga de zombies, il faut en trouver, ben justement les zombies ont également disparu mais finalement bien après mon intérêt pour cette oeuvre au contenu très pauvre.

Le dessin reste exemplaire mais n'offre aucune substance et on se contrefiche royalement du destin des "héros" qui sera réglé dans les dernières pages en deux coups de cuillères à pot.

Réellement aucun intérêt, je suis finalement très déçu car le rythme initial s'est effacé pour une histoire qui aurait mérité plus de développement et de garder le cap initial du premier tome qui avait au moins l'ingéniosité d'intriguer.

Très décevant, je passe ma note de 3 à 1 sans appel.

Nom série  Demon (Shiga)  posté le 30/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Jimmy Yee n'a pas de bol. Non, cet homme banal a tout perdu, sa femme et sa fille dans un accident de voiture.
Et surtout Jimmy Yee a perdu le principal : sa raison de vivre.
Il décide d'en finir avec ses jours et de se foutre en l'air mais n'y parvient pas malgré sa détermination.
Le souci ? Jimmy Yee a beau se pendre, se taillader les veines, se flinguer. Rien n'y fait, il revient à la vie le lendemain sans comprendre pourquoi le ciel ne lui ouvre pas ses portes...

En fait Jimmy Yee est un ... démon. Et tous les démons sont immortels.

C'est sur ce pitch rappelant d'une certaine façon "Un jour sans fin" sur un mode d'humour noir que Jason Chiga démarre son récit de façon rapide et précise. Oui précise car il y a forcément une astuce qui vous sera expliquée à la lecture dans les premières pages (difficile d'en parler sans spoiler et de vous en gâcher la découverte) qui permet cet état de fait pour un héros banal aux idées noires.

Jason Chiga est un bavard, son "spécial" Bookhunter en était déjà un bel exemple et il aime tout expliquer de façon rationnelle.

Par chance, ici, le récit est vif et donne envie d'en savoir plus car notre anti-héros devient de ce fait l'ennemi public numéro 1 du globe mais ses aptitudes à revivre vont lui permettre moult aventures à l'issue incertaine sauf dans l'esprit aussi barré que cartésien de Jason Chiga.

Du coup Demon prend du rythme et captive l'attention. Jimmy Yee se sert de ses pouvoirs comme de ses neurones pour se sortir des situations les plus folles. C'est un poil exagéré mais ça fonctionne du tonnerre tout en restant cohérent dans les règles définies par Shiga.

Il faut bien sur apprécier le trait enfantin tout en rondeurs en opposition aux scènes violentes et gores (la mort est une continuité en soi mais n'est jamais clairement jolie à regarder).
En résulte un récit dynamique aux rebondissements assez nombreux et renouvelés sans cesse pour créér une fascinante histoire à tiroirs et à l'humour noir finalement assez péchu.

A noter que pour moi l'histoire semble avoir sa propre conclusion sur les 2 premiers tomes déjà édités et que je serais plutôt surpris de voir de quelle manière l'auteur va allonger la sauce.

Définitivement le meilleur ouvrage de cet auteur assez particulier suscitant une curiosité grandissante de ma part.

Nom série  La Nuit des morts-vivants  posté le 08/09/2014 (dernière MAJ le 22/08/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Des deux auteurs pourtant connus je ne connaissais aucune des œuvres réalisées auparavant. Si le nom de Jean-Luc Istin ne m’est pas étranger, j’avoue ne pas être un trop grand spécialiste des œuvres d’héroic fantasy et encore moins de ses scénarios. Quant à Elia Bonetti, je ne connais rien.

Par contre, en grand fan de la sous culture zombie et ce depuis près de 30 ans et bien avant le renouveau actuel, ce bon classique de George Romero, La nuit des morts-vivants, qui a défini les bases de ce sous genre (huis-clos, paranoïa, message politique et horreur pure et dure), il était bien probable que ce bouquin finisse par tomber entre mes mains, attiré par la curiosité d’une relecture contemporaine de ce classique et la promesse d’un récit en 3 tomes.

Et là je dois confesser être agréablement surpris et à plus d’un titre.

Gommons de suite les aspects négatifs, alors oui le format à l’école franco-belge est surprenant. Oui s’attaquer à un récit aussi connu et qui a connu nombre de remakes audacieux (celui de Tom Savini en 1990 est somptueux alors que tous les autres sont incroyablement ratés) est assez culotté et je ne suis pas un fan absolu du trait rigide et appliqué de Bonetti.

En contrepoint, Jean-Luc Istin a su éviter les pièges du remake prétentieux et inutile en y apportant toute son expérience et ses souvenirs et en ne gardant que les grandes lignes du récit d’origine de façon assez subtile.

Rappelons que le film narre l’escapade d’un frère et de sa sœur partis rendre visite sur la tombe de leurs parents comme d’accoutumée une fois par an avant d’être attaqués par un mort vivant.
Seule survivante de cette confrontation, la jeune fille se réfugie dans une maison perdue au milieu de la campagne avec d’autres fugitifs inconnus afin d’y survivre contre les assaillants devenus au fur et à mesure de la nuit bien plus nombreux.

Jean-Luc Istin garde la trame du frère et de la sœur dans le cimetière, remplace la bicoque par un gigantesque hôtel rappelant l’Overlook Hotel de Shining et multiplie clins d’oeils (dont un évident à 28 jours plus tard dès l’introduction) et scènes d’exposition musclées. Il en profite pour modifier les prénoms, changer la destinée des personnages, complexifier leur background et appaire un tout nouvel habillage pour en sortir une œuvre complètement inédite.

Cet improbable gloubi-boulga aurait pu être indigeste mais relève l’intérêt du lecteur blasé que je suis par des scènes d’action assez vives et un très joli sens du découpage par vignettes donnant un cachet cinématographique des plus nerveux tout en rendant l’ensemble extrêmement aisé à suivre.

On peut rapprocher cette adaptation du travail de Péru et Cholet sur leur « Zombies » davantage d’un Walking Dead sans que le présent récit empiète à la fois sur cette œuvre voisine ni sur le film dont on s’inspire.

L’exploration de l’hôtel dans le derniers tiers de ce premier tome a su recréer le stress des premières parties de Resident Evil dans son manoir délabré. Pour sûr, Istin a bien compris la mécanique et rend une œuvre joliment nostalgique et innovante de ses passions pour le genre.

Belle synthèse divertissante, cette nuit des morts vivants devrait plaire et rencontrer son public sans abuser de scènes trop dérangeantes, les auteurs sachant ménager leur suspens par quelques touches subtiles ménageant notre curiosité et appeler à un tome 2 très attendu, qui je l’espère, transformera les espoirs de cette jolie introduction.

A noter une très jolie couverture de Ronan Toulhoat pour emballer le tout !

EDIT APRES LECTURE DES 3 TOMES :

Partant sur d'autres bases que le film culte de Romero et en offrant une variation, Istin nous offre une énième pantalonnade zombiesque qui se lit avec grand plaisir comme un divertissement du samedi soir en rappelant à notre mémoire des personnages de Resident Evil (Albert Wesker), une furie pyromane et malsaine (Crossed) et aussi Herbert West de Lovecraft.

Ce gloubi boulga fort éloigné d'une adaptation contemporaine de Romero comme aimerait nous le vendre le 4ème de couverture pourrait être tout simplement indigeste mais s'avère aussi palpitant qu'un tome de Zombies Néchrologies allongé sur plusieurs tomes et au demeurant fort fun.

Les dessins d'Elia Bonetti ajoutent un découpage comics très agréable et la partie de cache cache dans un grand hôtel est assez bien exploitée pour susciter la lecture. Dommage que certains détails soient occultés mais les planches restent vraiment très agréables pour la rétine.

En résulte une trilogie complète peu ambitieuse mais efficace sur un thème rebattu sans prise de risques (comprenez qu'il n'y a rien de nouveau dans l'univers battu et rabâché des zombies) mais qu'on tient une histoire complète haletante à défaut d'être subtile.

Et vu le nombre de bds zombies ringardes, c'est déjà beaucoup.

Nom série  Bookhunter  posté le 22/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Aimez-vous Jason Shiga ?

Cet auteur aux oeuvres atypiques avec un dessin épuré aux formes rondes et enfantines qui vous amuse avec Vanille et Chocolat ou vous surprend avec Demon ?

Ok ben alors ne faites pas comme moi et passez votre chemin sur ce titre.

Bookhunter a été écrit lorsque l'auteur, alors bibliothécaire, s'ennuyait fermement dans son boulot d'alors en inventant une enquête policière détaillée sur le vol d'un bouquin dans une bibliothèque justement pendant les années 70.

Il faut effectivement considérer le livre comme le bien le plus précieux de la planète, bien plus estimable qu'une vie humaine ou qu'un neurone dans la caboche de Cyril Hanouna, c'est vous dire la valeur de cet objet voué à disparaitre tel un dinosaure...

Après un prologue pour le moins explosif avec présentation des bookhunters dans la propriété d'un voleur de livres pour récupérer le précieux ouvrage (non non ce n'était pas un livre de Marc Lévy), nous faisons connaissance avec l'agent Bay (Michael de son prénom ?) qui voue sa vie et mise toute son énergie pour le ramener en bibliothèque ("Sa place est dans un musée").

Sa nouvelle mission ? Retrouver un autre bouquin qui aurait disparu de sa place d'origine dans une bibliothèque !!!

S'enchaine alors moult péripéties inintéressantes au possible qui peuvent peut être faire illusion pour un spécialiste hardcore du livre sur un rythme qui m'aura fait décrocher plusieurs fois sur la même page... Il faut se rappeler que Jason Chiga, personnage très sympathique et doué au demeurant, a pour principale qualité comme pour défaut d'être aussi tatillon sur les mots et les enjeux (il est mathématicien de formation) que sobre et finalement dépouillé sur les dessins.

Faut-il lire Bookhunter comme une expérience ludique ? Probablement et le peu d'intérêt trouvé à la lecture malgré quelques bonnes scènes d'action et d'humour noir tardives dans le dernier tiers ont suffisamment aiguisé ma curiosité pour lui redonner plus tard une seconde chance de lecture mais en l'état c'est ma foi bien peu et trop pédant (pour ne pas dire gonflant) pour vous en conseiller la lecture. Lisez plutôt Demon du même auteur, bien plus inspiré et motivant.

Nom série  Gang of Four  posté le 22/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Sorti dans une indifférence quasi-générale en juin 2017, le dernier opus de Winshluss n'a pas bénéficié d'une audience aussi large que pour le retour d'un Lapinot ou du Mickey par Loisel par exemple.
C'est en effet un projet un peu atypique sur l'initiative de la Frac Aquitaine (Fonds régional d'art contemporain) qui imposait à un auteur Bd de développer une histoire à partir d'une photo.
La photo, tout le monde l'a déjà vu ( http://beautifuldecay.com/wp-content/uploads/2013/10/62.jpg ), à priori une sortie déguisée pour 4 pensionnaires d'un hopital psychiatrique, une photo assez forte et réussie à l'ambiance "bizarre".

De ce "bizarre", Winshluss a imaginé un court récit de moins de 30 pages entre une traque dans la nature entre ce groupe de "freaks" déguisés et 4 ombres armées à leur poursuite pour les déssouder à grands coups de mitraillettes et d'un molosse.

L'histoire ainsi résumée dans 90% de sa substance va davantage s'attarder sur les traqueurs, dégénérés abrutis et psychopathes sur une impulsion soi disant divine et leurs rencontres avec la nature, celle que l'on retrouve volontiers dans les livres de Winshluss (notamment Pinocchio et encore plus la Forêt Sombre et Silencieuse), celle qui vous chie sur la gueule, se moque de vous ou vous agresse de façon naturelle par des ronces.

En résulte une course poursuite dont on oublie rapidement les traqués, petit groupe craintif en repli permanent, pour se concentrer sur les déboires des assaillants.

Dommage que les ficelles soient si connues pour les lecteurs rompus au monde de Winshluss car on n'est à aucun moment surpris ou choqué par les tournures scato-vulgairo-gores habituelles de l'auteur. C'est du vu et revu et en bien mieux dans n'importe laquelle de ses oeuvres. Le prix de 6 euros est surement un argument pour les complétistes de l'auteur dont je fais hélas partie mais l'histoire bien trop brève en fera déchanter plus d'un non initié.

On aurait aimé retrouver ce court récit dans un recueil d'anthologies par exemple mais surement pas vendu tel quel en one-shot.

Le tout va s'arrêter sous forme de cliffhanger comme on pouvait en lire tant dans les vieux comics ou périodiques donnant un sentiment d’œuvre bâclée un poil décevante tant la conclusion arrive brièvement sans apporter beaucoup plus de réponses sur les zones d'ombres de ce récit.

Voici donc la moins bonne et de très loin de toutes les histoires dessinées, animées, filmées que je connais de cet auteur. Dans tous les cas on reste sur sa faim comme rarement.

Reste une certaine dynamique et un trait toujours aussi virevoltant qui sauve in extremis la notation de ce petit bouquin qui semble déjà épuisé chez l'éditeur.

Nom série  Le Concile des arbres  posté le 10/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Difficile de rassembler mes souvenirs sur cet album qui ne m'aura définitivement pas beaucoup marqué ou surpris.
Le tout partait pourtant bien avec un titre à la prononciation poétique, une jolie couverture macabre accrocheuse avec une belle harmonie de couleurs bleues et rouges.

On peut aussi souligner le trait simple mais précis de Nicolas Bara et l'ensemble aurait pu jouer dans la cour des grands en proposant une enquête à la limite du surnaturel comme un bon vieux Sherlock Holmes et le Chien des Baskerville mais hélas boum patatras, le joli projet s'effondre tel un château de cartes construit à la hâte.

Conçu comme le prologue d'une série mais édité et vendu comme un one-shot, cette aventure entre un couple atypique m'a rappellé un peu Venezia de Trondheim et Parme. Mais là où le gros costaud et la petite intriguante m'avaient surpris par l'humour tout comme les sous entendus d'une histoire d'amour naissante, ce duo là m'a bien laissé de marbre par leur relation superficielle et prévisible. Comme le rappelle Gaston plus bas, les personnages jouent effectivement faux et mal.

On rajoute une pseudo histoire de druides, un brin d'ésotérisme, on emballe le tout et on lit l'ensemble très rapidement sans en garder un grand souvenir... C'est du classique vu et relu et surtout vite oublié.

Nom série  Lookbook  posté le 09/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Partant sur un délire surement improvisé lors d'une soirée bien alcoolisée avec des potes, Eric Salch prend pour exemple un personnage célèbre ou un stéréotype (genre le bourgeois, le vacancier, le sportif ou le hipster etc) pour le croquer et l'affubler de légendes fléchées avec moult insultes).

En fait si le premier dessin surprend par le ton, le second amuse et le troisième fait franchement marrer (pour les graaaaaaaaaaands fans de la bande de Hanouna, je ne peux que remercier Salch pour sa vision si réaliste de ces pécores).

Le hic c'est qu'on se lasse très mais alors très très vite de ce procédé qui devient vite répétitif voire même forcé. En faire un recueil est amusant, un second c'est redondant.

L'effet désiré de provoc voire de trash en devient vite annihilé et comme tous les dessins sont facilement trouvables sur le net, j'en viens même à me demander le pourquoi de cette édition d'autant plus que les bouquins sont petits et pas forcément mieux mis en valeur que ce que l'on trouve sur le net.

Par contre, remerciements éternels à ces Lookbook qui ont réussi à me faire connaître un véritable auteur qui m'éclate et est en passe de devenir l'enfant naturel de Vuillemin & d'un Blain : Eric Salch qui est bien plus hilarant lorsqu'il rit de lui même et se met en scène dans Les Meufs Cool.

Nom série  Anita Bomba  posté le 09/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tout comme l'avis de Sloane, c'est bien tardivement également que je découvre les tribulations de Anita Bomba et je lui concède volontiers une place unique dans ma bibliothèque tout comme elle en occupe une dans la bd franco-belge des années 90.

Cet univers atypique de steampunk, heroic fantasy avec une héroïne illettrée mais pas démunie (une terroriste voleuse poseuse de bombes coiffée du couvre-chef de Toad, vous en connaissez beaucoup ?) est plutôt bien construit et propose pas mal de péripéties sous une construction fluide par chapitres.

L'oeuvre n'a pas vieilli et reste intemporelle mais il faut quand même reconnaître pas mal de blabla avec une voix off omniprésente. Une voix off cynique mais parfois trop bavarde.

On ne sait jamais réellement quelle direction prendre et les auteurs ont l'audace de faire ce qu'ils veulent de leurs personnages, y compris les actions les plus improbables. Le lecteur est vraiment promené de surprises en surprises et si Anita Bomba est un personnage original loin des clichés habituels d'héroïnes comme Natacha et Franka (pour le côté sexy et nunuche on repassera) mais alors que dire de LA trouvaille géniale : un robot complètement foutraque aux personnalités multiples qui l'accompagne et bouleverse parfois tous les projets de sa maitresse

Il faut maintenant parler du trait original de Cromwell, un véritable régal pour les pupilles à l'égal d'une colorisation originale qui donne un cachet unique à une série qui ne l'est pas moins.

A noter que certaines pages ont été refaites à l'occasion pour la récente intégrale d'Akileos rendant cette nouvelle édition indispensable et plus proche des souhaits des auteurs, les différents tomes reprenant enfin leurs titres d'origine.

Anarchique, punk ou complètement barrée, Anita Bomba est un petit bijou de divertissement alternatif qui fait du bien parmi les nombreuses productions bd aseptisées actuelles.

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