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Nom série
La Grande Odalisque
posté le
09/10/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Je suis allé à reculons sur cette BD (un peu marre en ce moment de toujours entendre parler de Vivès comme "le petit génie de la BD" alors que souvent il se regarde dessiner mais n'a pas grand chose à raconter). J'ai donc ouvert le livre en librairie juste pour me faire une opinion et, comme ça arrive parfois, j'ai fini par réaliser autour de la page 28 que j'étais en train de lire debout dans les rayonnages et que j'avais envie de connaître la suite. Le genre de motif qui me suffit pour justifier un achat.
Je ne l'ai pas regretté.
Le dessin est à la fois délicat et dynamique, avec le choix d'un minimalisme qui rend par contraste certaines séquences ultra spectaculaires (bel art de la mise en page, j'ai rarement vu des scènes d'action - si improbables soient-elles - aussi clairement dessinées). On sent aussi que les auteurs aiment les corps des femmes et la façon dont elles se meuvent, s'assoient, se coiffent, etc... Presque chaque case est une étude de corps, en fait. C'est très sensuel et très agréable à regarder...
Le scénario est abracadabrant (pas plus qu'un James Bond, cependant) et annonce cette couleur très tôt. C'est une compilation de scènes fantasmatiques (et si on faisait faire des trucs dingues à des jolies filles ? Et si on faisait une poursuite à moto dans le Louvre ? Et si on tuait avec les doigts ? Et si on tirait un deltaplane avec un lance-roquettes ? Et si on mettait en couverture une séquence qui n'est pas "vraiment" dans le livre juste parce qu'elle nous plaît ?). Nous sommes ici "dans une BD", tout est possible, mais ce n'est pas pour autant que les auteurs font n'importe quoi. On a l'impression de quelque chose de "neuf", loin des clichés, loin des personnages vus cent fois, loin des dialogues stéréotypés. La psychologie des trois filles n'est pas creusée, et pourtant on s'y attache (alors que concrètement, rien de ce qu'elles font n'obéit à la moindre rationalité...). On aime leur relation.
Certaines séquences "énormes" sont vraiment réussies (mention spéciale pour l'assaut dans la villa Mexicaine), et souvent en décalage avec ce que l'on attend, avec un usage astucieux du hors-champ, de l'ellipse et du téléphone portable.
En fait, les auteurs n'ont été guidés que par une envie : se faire plaisir (et à nous aussi, par la même occasion). Et quand au détour d'une séquence toute cette légèreté s'évanouit pour nous plomber le moral, on leur en veut presque, mais on comprend aussi que la BD nous aurait peut-être moins marqué si elle c'était contentée de sa légèreté.
Je ne mets pas de cinquième étoile parce que, si les dialogues ne sont pas stéréotypés, ils sont tout de même écrits un peu n'importe comment (pour "faire vrai", sans doute), ce qui donne un petit sentiment de bâclé sur cet aspect de l'album. |
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J'ai découvert le scénariste Wilfrid Lupano avec sa BD Azimut, qui m'a vraiment enchanté. Quand mon libraire m'a recommandé celle-ci, je l'ai donc achetée sans hésiter, et je ne le regrette pas.
Si elle n'a pas la force et la fantaisie d'Azimut, elle est encore une fois très bien écrite, les dialogues sont excellents, la caractérisation des personnages très fine dans la caricature, et l'histoire aussi édifiante que drôle, avec quelques répliques hilarantes (l'avant-dernière planche est un bijou).
Le sujet était pourtant plus casse-gueule qu'il n'en a l'air : comment raconter une histoire où tous les personnages sont cons et cruels sans être condescendant ou moqueur? Réponse : en y mettant du panache et du spectaculaire. On est dans la bêtise, certes, mais la bêtise majuscule ! Le contrepoint sur les enfants aide aussi à faire passer la pilule...
On pense à une adaptation pour le théâtre ou le cinéma tant le sujet est riche, c'est d'ailleurs le seul reproche que je ferais à cette BD (mais ça tient aussi au format BD, qui n'est pas extensible à l'infini) : j'en aurais voulu plus ! C'est cette frustration (on reste dans l'anecdote alors qu'on aurait pu aller plus loin) qui m'empêche de mettre 5 étoiles.
Le dessin est assez magnifique, avec une collection de tronches géniale (le maire du village qui a lui-même une tête de singe, quelle belle idée!), de belles couleurs, des décors travaillés et un sens certain du mouvement. De nombreuses planches se passent entièrement de dialogues tout en racontant des choses complexes avec des dialogues muets qu'on imagine très bien, c'est dire l'aisance du dessinateur. Et les enfants sont absolument craquants.
Il m'est cependant arrivé par moments de rester sur une image que je ne comprenais pas, et une fois de revenir en arrière pour découvrir le sens d'une planche qui m'avait échappé (P50).
Mais dans l'ensemble, je recommande chaudement ce livre, et je vais sans doute m'intéresser de plus près au reste des œuvres de Lupano. |
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Nom série
WW2.2
posté le
27/09/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Je n'ai lu que le tome 1, et je n'en lirai pas d'autre.
Je ne comprends pas qu'il faille 60 pages pour raconter si peu de chose. Le médium BD ne me semble pas du tout être le bon véhicule pour raconter cette histoire (apparemment l'ambition est de faire une série de one shots sur une deuxième guerre mondiale alternative). Un recueil de nouvelles aurait été beaucoup plus approprié, et aurait peut-être eu plus de nerf.
Dans le détail :
L'introduction qui explique la préparation et l’exécution de l'attentat qui va coûter la vie à Hitler est écrite en voix off, avec à l'image un personnage qui écrit cette histoire, assis à un bureau. 6 pages d'un mec en contre jour, toujours cadré de la même façon, assis à son bureau, alors que le texte lui-même est passionnant et aurait largement mérité d'être illustré. Si le choix était de ne pas l'illustrer, une simple page de texte introductif aurait suffi.
Arrive ensuite la meilleure séquence de la BD, celle qui m'a fait croire que ça allait être génial : réunion de l'état major des Alliés qui élaborent une tactique pour stopper l'avancée des allemands en les piégeant à Paris. Franchement excitant, on attend la suite.
Mais tout le reste déçoit cette attente. On n'assiste jamais à la mise en œuvre de ce plan. On a juste droit au portrait hyper académique d'un petit groupe de soldats qui attendent l'Allemand dans les rues de Paris désertées par la population.
Mais :
- la présentation des personnages est faite en voix off "lui c'est machin, il a telle caractéristique" (la caractéristique en question étant un cliché rebattu). On a ensuite droit à l'illustration lourdingue de ces caractéristiques (les jumeaux qui finissent la phrase de l'autre, le chanteur qui chante, le bougon qui bougonne, le muet qui se tait...)
- L'intrigue n'a rien de passionnant, on se fiche des destins des uns et des autres (et sans spoiler la fin, il est clair que les auteurs aussi s'en fichent). Aucune surprise ne vient tirer le lecteur de la torpeur qui le gagne, aucun souffle n'emporte l'histoire.
- Les dialogues bourrés d'une sorte d'argot populo de l'époque sonnent faux, voire ringards. Ils en sont presque pénibles à lire.
- On n'a même pas droit à quelques plans spectaculaires de Paris désert. On reste dans trois rues, comme si on était dans un film sans budget.
- Le dessin est parfaitement plat. Clair, mais sans aucun intérêt. Et les personnages se ressemblent physiquement tous (heureusement qu'il y a des moustaches, des couleurs de cheveux et des lunettes pour les distinguer !)
Et quand finalement arrive le moment de voir si le plan des Alliés fonctionnera ou pas, on a droit à un résumé en voix off, et voilà, fin de l'histoire.
Franchement, faire un truc aussi pompier en 2012, c'est navrant. Je serais surpris que cette série aille au bout des sept tomes prévus. |
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Nom série
Kraa
posté le
11/08/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Après lecture des deux premiers tomes (un troisième et dernier est prévu):
Je trouve que Sokal a fait un superbe travail sur le dessin et les ambiances, travail malheureusement gâché par une impression trop sombre à mon goût, les couleurs sont ternes et se fondent les unes dans les autres, je suis à peu près certain que les planches originales sont plus contrastées. Un conseil : lisez cette BD sous une bonne lampe!
Un petit défaut de paresse de Sokal se trouve dans le dessin : il n'a visiblement jamais pris le temps de se renseigner sur le galop du cheval. S'il dessine bien les chevaux immobiles ou en gros plan, dès qu'il s'agit de les faire courir, c'est la catastrophe. C'en est même dérangeant, à force: ils ont l'air déformés, tout ça parce qu'il imagine le galop les quatre pattes écartées. Impression très bizarre de voir des animaux handicapés.
Le scénario est intéressant à plus d'un titre : d'abord parce qu'il est vu du point de vue d'un aigle dont on comprend qu'il est absolument sans pitié. Ensuite parce que la relation "télépathique" qu'il a avec cet adolescent le transforme totalement (l'ado). On pourrait croire que c'est l'ado qui se sert de l'aigle pour assouvir sa vengeance, mais c'est en fait le contraire : l'aigle se sert de l'ado, en fait une bête sauvage et sanguinaire... Bref, un héros qu'on n'aime pas car il a perdu toute son humanité et ne jouit que du massacre et du sang. Il faut un certain courage à un auteur (et à un éditeur) pour mettre en scène un protagoniste si peu aimable...
S'il y a un certain brio dans le dessin et une originalité certaine dans le scénario (originalité qui ne se révèle que petit à petit), il manque pourtant de l'émotion, ou de l'empathie. Les pires atrocités sont commises sous nos yeux, mais ça reste froid, on s'en fiche un peu. Sans doute à cause de ce personnage principal qui n'a plus aucune émotion.
Je ne conseille donc pas encore l'achat car j'attends de voir comment le troisième tome conclut l'histoire. J'ai très peur d'une fin en queue de poisson ou d'un sentiment de "tout ça pour ça?". Feuilletez-le quand même en librairie pour voir si ça vous tente. Et si ça vous tente, ne vous retenez pas! |
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Le dessin est la principale qualité de cet album (j'en profite ici pour dire que je déteste être obligé d'aller voir sur internet pour savoir qui des deux auteurs cités en couverture est le dessinateur, et qui est l'auteur).
Le trait est original, cabossé, jamais loin de la caricature, mais toujours "sérieux". Les couleurs sont belles et les matières aussi.
Le scénario se laisse lire, les dialogues sont agréables, mais il faut bien reconnaître qu'on ne va pas de surprise en surprise : on se laisse juste porter par une énième histoire de jeune gars qui trempe dans les affaires louches de la mafia. Rien de rédhibitoire, mais rien d'inoubliable non plus.
Ce qui me dérange, en revanche, c'est le traitement des personnages féminins, qui semblent n'être là que pour se dévêtir et s'offrir aux hommes. Pourquoi pas, mais il faudrait faire un minimum d'effort pour qu'on y croie, qu'on comprenne pourquoi, et qu'elles deviennent des personnages plutôt que des "figures du pêché". Leur irréalité et leur mutisme affaiblissent l'album.
Dans une moindre mesure, on peut aussi regretter l'absence de cohérence dans les actes du jeune Palermo. Mafieux sans le vouloir, puis traître au pire moment... C'est assez léger.
Pour résumer : voici un album beau à regarder, qui se lit sans peine, et qui fait le choix de ne pas s'attarder sur la psychologie des personnages. Sur ce dernier point, je dirais que c'est très dommage. |
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Nom série
Azimut
posté le
14/07/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Culte !) |
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Avis à tous les bédéphiles en deuil de De Cape et de Crocs : la relève est peut-être déjà là !
Ce premier tome en tout cas met la barre très haut et promet beaucoup pour la suite. Un univers fait de bric et de broc, un bestiaire improbable mais cohérent, des dialogues savoureux, humour, aventure, absurde... le tout avec un usage très sûr de l'ellipse et sans jamais laisser le lecteur sur le bord de la route (au contraire par exemple de La Nef des fous, qui part dans tous les sens sans épine dorsale). En 46 malheureuses planches, tout un monde est posé, les personnages loufoques sonnent juste, des tonnes d'idées malignes sont semées un peu partout, et à la fin on a immédiatement envie de connaître la suite (frustration, frustration...). Bref, si on s'en tient uniquement au scénario, c'est de la haute couture. Les enjeux demeurent encore flous, mais des questions sont posées et on sent que les auteurs en ont sous la pédale. Une seule crainte (comme d'habitude dans ce genre de série): que la suite ne soit pas à la hauteur, que le scénario se disperse, ou que les albums se multiplient face au succès (qui serait mérité) et que l'histoire se dilue sans jamais finir.
Quant au dessin, eh bien... c'est un feu d'artifice. On pousse sans cesse des Aaah et des Ooooh, c'est un régal à chaque planche, à chaque case, et jusqu’au plus petit détail en arrière-plan, avec quelques références discrètes à d'autres œuvres ou à notre monde, mais sans que ce soit lourdingue ou systématique. Je ne connaissais pas Andreae, je crois que je vais me pencher d'urgence sur son travail.
Concernant la remarque d'une lectrice qui se plaignait de la plastique outrancière du personnage féminin principal : moi qui suis très irrité par ce genre de gratuités, j'y ai cette fois vu un angle parodique qui m'a mis en joie. Et pour une fois, le physique plantureux d'une jeune femme a une raison d'être dans le scénario. J'attends la suite, mais je pense que ce personnage est beaucoup plus consistant que ce qu'on pourrait imaginer de prime abord.
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Une BD à lire de 7 à 77 ans, comme on disait...
Un mélange plutôt réussi d'humour et de SF. Avec le style graphique de cet album et quelques gags qui arrivent assez vite on s'attend surtout à sourire, mais finalement on parvient à être pris par l'intrigue, et si on se demande parfois où les auteurs veulent en venir, la fin donne très envie de connaître la suite.
Le dessin est sympathique sans être renversant, avec des petits détails à chercher dans les images, ce qui est toujours sympa. Il y a des recherches de mises en page (chevauchement des cases, etc) qui me semblent assez inutiles et qui peuvent même poser de petits problèmes de lisibilité, d'autant plus que le découpage est assez dense (beaucoup de cases, beaucoup de texte).
Mais je chipote. Dans l'ensemble, c'est un album que je recommande, avec une angoisse tout de même: comment vont-ils faire tenir la suite de l'histoire en un seul album??? Je crains fort que ce soit expédié, alors qu'il y a là un sujet en or. Quatre étoiles, donc... pour l'instant! |
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J'ai lu la première saison, réunie en quatre tomes sous coffret depuis peu.
Et franchement, ça faisait longtemps que je n'avais pas eu l'impression d'une telle nouveauté en BD. L'univers est d'une richesse incroyable, comme assemblé de bric et de broc, avec un peu de New-York des années 50, un peu de Chicago sous la prohibition, un peu d'Ellis Island durant la première moitié du XXème siècle, un peu de Cités Obscures, un peu de Disney, un peu de steampunk, un peu de supers héros, un peu d'extra-terrestres, un peu de Sa Majesté des Mouches version adultes, un peu de La Ferme des animaux, un peu de Watergate, un peu de Tarantino, un peu de critique sociale, un peu de Marx...
Et normalement, alors que tout ça devrait s'effondrer sous son propre poids, ça tient la route avec une fluidité étonnante.
Les personnages sont tous attachants, tous originaux, on n'en fait pas des caisses avec la psychologie et pourtant ils ont tous une vraie profondeur, un passé et des blessures qu'on découvre par petites touches et qui les rend plus épais que de simples marionnettes à scénario. Toutes les intrigues sont parfaitement tricotées entre elles, la plupart des séquences sont inattendues, au sens où elles ne se passent presque jamais "comme elles devraient", on est surpris toutes les 4 ou 5 pages, il y a une vraie violence qui arrive toujours sans crier gare, qui va toujours plus loin que prévu, il y a le parfum amer de la tragédie, et il y a en plus un vrai beau travail sur la langue et beaucoup d'humour...
Bref, c'est un grand moment de plaisir qui est offert au lecteur, avec en plus l'impression rare de s'immerger dans un monde singulier et complètement barré mais qui pourtant reste curieusement familier et "possible".
Ceci sans doute aussi grâce au dessin, très lisible, très dynamique, très bien mis en scène et qui fourmille de détails sans jamais être surchargé. Un dessin dans lequel on a plaisir à se perdre pour ne rien en rater, et qui donnerait presque envie de voir ce monde s'animer sous nos yeux...
Ce qui est mis en place ici est du niveau d'un Alan Moore des grands jours, et j'attends avec impatience la clôture de la saison 2 pour acheter le coffret et me perdre à nouveau dans les méandres de cette Cité 14... |
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Nom série
Black Stone
posté le
13/03/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Le dessin est riche, les couleurs sont belles, les cadrages sont souvent originaux sans être illisibles, et certaines planches valent vraiment le détour. Parfois, dans les plans larges, on a du mal à situer l'action, mais ça pousse à regarder le dessin dans les détails, et ce n'est pas plus mal.
Plusieurs séquences sont vraiment bien écrites, il y a une tension quasi permanente et quelques vraies surprises.
Le scénario m'a vraiment accroché jusqu'à la moitié de l'album. Puis, le personnage dont on pensait qu'il serait le héros change complètement, et c'est assez déstabilisant. Il faut beaucoup de travail à l'auteur pour nous ramener dans son histoire, d'autant qu'il a beaucoup de personnages à présenter, et que son intrigue semble plus ambitieuse que ce à quoi je m'attendais.
L'ambition est toujours une bonne chose, mais à la fin de l'album, tellement de pistes ont été ouvertes, dont certaines plutôt risquées (onirisme? monde parallèle? on ne le sait pas encore) qu'on se demande vraiment dans quel sens l'histoire va aller.
Ma quatrième étoile est donc suspendue à la lecture du deuxième album, dont j'espère qu'il saura être à la hauteur des promesses du premier. Pour moi, c'est quitte ou double : soit ce sera brillant, soit ce sera un fatras mystico-indigeste. Souhaitons que ce soit le premier terme de l'alternative qui l'emporte! |
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Le sujet est alléchant et le format approprié, et c'est vrai qu'on commence à bien connaître le genre "reportage dessiné" depuis quelques années.
Mais si le côté ''carnet de croquis'' est tout à fait dans le ton, il y a un vrai problème sur le fond. Je n'ai pas lu le travail de Mathieu Sapin sur le tournage du Gainsbourg de Sfarr, mais ici il montre très vite ses limites : ce n'est ni un journaliste, ni un chroniqueur, ni même un bon observateur.
Je m'attendais soit à être passionné par les coulisses et les techniques de fabrication d'un journal, soit à être intéressé ou amusé par des anecdotes, soit à vivre le rapport passionnel des journalistes à leur travail, mais au final rien ne ressort vraiment. Mathieu Sapin dessine ce qu'il a sous les yeux, cite des faits généraux sur l'histoire du journal (qu'on peut trouver ailleurs), mais il lui manque un regard, un point de vue. Il chope quelques dialogues parfois marrants mais très oubliables, et à part ça il montre juste des gens qui travaillent et qui répondent à ses questions par des banalités, il se met en scène sans que ça apporte quoi que ce soit... Bref, on dirait un rapport de stage de 3ème, avec le dessin en plus.
Le seul vrai moment intéressant est celui du choix de la une pour la mort de Ben Laden. Tout le reste est plat. Le meilleur exemple: les pages sur le festival de Cannes. Il se trouve sur la Croisette au moment où éclate l'affaire DSK. Ce n'est pas sa faute, il a raté l'événement numéro 1. Mais de ce ratage, il aurait dû faire quelque chose. Là, on dirait juste qu'il s'en fiche, c'est expédié en deux phrases. J'aurais voulu connaître son état intérieur, sa frustration, l'état des journalistes (de gauche !) qui sont avec lui, etc...
En résumé: le reportage / documentaire / journal en BD est un métier. Il ne suffit pas de savoir dessiner pour être intéressant. Sur un sujet pourtant a priori moins riche, Christophe Blain a fait dix fois mieux avec son En cuisine avec Alain Passard. |
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Nom série
Frenchman
posté le
12/03/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Comme tout le monde : j'ai été bluffé par le dessin, déçu par le scénario.
Cela dit, aussi beau que soit le dessin, il dessert parfois l'histoire: l'aquarelle est une technique qui "adoucit" tout, et la violence ou la dureté de cette histoire sont complètement estompées par cette délicatesse constante (peut-être à dessein ?)
L'histoire, quant à elle, mériterait un développement dans un second tome, voire un troisième. On a l'impression de n'avoir eu que le prologue.
Et surtout : à mon avis, (et c'est assez rare pour le signaler), PRUGNE S'EST TROMPÉ DE PERSONNAGE PRINCIPAL ! L'histoire de Louis, qui n'est qu'esquissée, serait beaucoup plus intéressante à développer que celle d'Alban. Sa quête, sa culpabilité, sa place au milieu des deux hommes qui l'accompagnent, son rapport à sa famille et à sa classe sociale, son histoire d'amour tragique et, bien entendu son destin final... C'était cette histoire qu'il fallait raconter !
(message personnel à l'auteur : il n'est jamais trop tard). |
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Nom série
La Nef des fous
posté le
30/01/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Cette note médiane est la moyenne des deux notes suivantes:
Dessin 5/5
Scénario: 0/5
Moyenne arrondie à l'unité inférieure car pour moi le scénario est toujours plus important que le dessin.
Je ne reviendrai pas sur le dessin, dont tout le monde dit (à raison) qu'il est superbe et imaginatif et tout et tout.
Mais l'inconsistance du scénario m'a empêché de finir la série. Je me suis arrêté à la fin du tome 3, assommé par tant de vacuité. Ce n'est pas un scénario: c'est une suite de saynètes incohérentes, qui sont supposées être "cultes", ou loufoques, ou délirantes, ou je ne sais quoi, mais qui font qu'on lit cette oeuvre sans jamais rien comprendre, et donc sans jamais y entrer, en se forçant en vain pour y trouver une colonne vertébrale, quelque chose à quoi s'accrocher. Nef des fous, certes, mais c'est bien le problème des fous: c'est qu'on ne les comprend pas.
De la même manière que faire un album ennuyeux pour traiter de l'ennui est une erreur, faire toute une série sans queue ni tête pour traiter de la folie (est-ce bien ça, le thème, d'ailleurs?) est simplement inepte.
Il paraît que ça s'arrange sur les deux derniers tomes... je n'aurai jamais le courage d'arriver jusque là, malheureusement. Et je le regrette, parce qu'au vu des dessins (et des critiques) j'étais débordant d'appétit, près à aimer cette série, à me passionner, à la porter aux nues, à l'offrir à tous mes amis... Dommage. |
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Nom série
Universal War One
posté le
15/01/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Ma note est un peu sévère car le dessin mérite beaucoup mieux.
Mais le scénario... La catastrophe. Des dialogues écrits comme une mauvaise traduction de série télé SF des années 80, des personnages taillés au burin, une psychologie proche du néant, de la testostérone en guise de justification pour tout, et comme si ça ne suffisait pas, une très bonne idée de départ qui est démontée morceau par morceau pour ne donner à la fin qu'un atroce fatras pseudo geek qui n'a aucun sens ni aucune direction. Toutes les bonnes idées deviennent des mauvaises idées, ou sont abandonnées en cours de route.
Et l'autosatisfaction complaisante de l'auteur qui dans les bonus de la fin du tome 6 explique son histoire avec le ton du génie créateur, allant jusqu'à se fendre d'un schéma pour nous montrer à quel point c'est dingue tout ce qu'il a inventé... (le voyage dans le temps? woaw...)
J'ai acheté les 6 tomes parce que tout le monde les recommandait. Seul avantage : grâce à son statut culte, c'est une série qui se revend très bien... |
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Nom série
L'île aux 30 cercueils
posté le
29/12/2011
(dernière MAJ le 30/12/2011)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Une bande dessinée qui se lit deux fois, car à la première lecture beaucoup d'indices restent obscurs. Une fois l'histoire finie, on n'est pas certain d'avoir tout compris. La faute à une fin abrupte, très elliptique, qui nous laisse un peu sur notre faim.
Mais à la deuxième lecture la lumière se fait, et on découvre les pièces du puzzle qui ont été semées par l'auteur en cours de route et qui nous avaient échappé.
La structure de l'album reprend sur un mode subtilement parodique le style des romans feuilletons du début du vingtième siècle, avec des chapitres courts qui se finissent par une interpellation du lecteur du genre "ne ratez pas la suite de cette palpitante aventure!", le chapitre suivant débutant systématiquement par un résumé de l'histoire en cours et un rappel des enjeux.
La vraie originalité de ces inter-chapitres tient à leur utilisation en tant que commentaires permanents de l’œuvre en cours d'écriture: notice biographique de Maurice Leblanc, anecdotes sur l'écriture du livre, sur son adaptation en série télé dans les années 70, explication des raisons qui ont poussé Marc Lizano à entreprendre sa propre adaptation, CV dudit et même spoilers, on est à la limite de la méta-fiction.
Le dessin de Marc Lizano est âpre, sans compromis, et utilise seulement deux couleurs: le gris et le rouge. Il pourra rebuter certains, mais atteint le but visé: on ressort de cet album assourdi par le vent et glacé par le froid et l'humidité de cette île.
L'histoire en elle-même nous prend souvent par surprise, avançant sur un mode faussement calme, mais réservant des explosions de violence et de cruauté totalement inattendues par leur soudaineté et leur démesure.
Il s'agit d'un album exigeant, qui garde toujours une part de mystère une fois refermé. Et certaines pages ont eu pour moi l'intensité d'un cauchemar. Je le conseille donc, malgré sa fin. |
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Nom série
Peanuts
posté le
24/11/2011
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Culte !) |
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Bon, alors soyons clairs: Peanuts, c'est LA référence. L'arbre source sur lequel toutes les branches des comic strips américains ont bourgeonné.
C'est aussi un comic strip dont l'auteur a pondu un strip par jour pendant presque 50 ans! C'est dire la taille du corpus...
Je collectionne l'intégrale (en VO) au rythme de ses parutions (4 années par an... on en est à 1982 au moment où j'écris ces lignes).
C'est fascinant de lire tout ça dans l'ordre. Le trait change, évidemment, mais aussi les caractères des personnages. On sent que Schultz les a découverts -ainsi que son univers- en même temps qu'il les créait, au fil des années. Certains seconds rôles sont devenus les stars qu'on sait. Certains premiers rôles des débuts ont totalement disparu des radars. Certains, on les voit naître, apprendre à marcher, à parler (alors que les autres personnages ne vieillissent pas... mais on pourrait dire qu'ils "mûrissent"). Même Snoopy au départ n'était qu'un chien muet qui marchait à 4 pattes. Tout ce travail de construction, de déconstruction, de recherche artistique sur aussi longtemps, dans un cadre apparemment si restreint est absolument passionnant, et probablement unique dans le monde de la BD.
Peanuts n'est pas "hilarant". Vous sourirez beaucoup mais vous aurez rarement -sinon jamais- les hoquets de rire que peuvent provoquer parfois certains strips de Calvin et Hobbes, par exemple. En revanche, Peanuts est "familier". Tous ces personnages sont des compagnons auxquels on s'attache et qu'on retrouve avec plaisir. Ce sont des amis. Je crois que je ne m'en lasserai jamais. Et s'il y a parfois une tonalité nostalgique ou douce-amère assez proche de Sempé, il y a aussi des scénarios au long cours ou des running gags absolument géniaux. Et de l'amour, et de la tristesse, et de la politique, et de la sociologie, et de la violence... Le tout en demi-teinte, sans avoir l'air d'y toucher, comme "en passant". C'est de l'art majuscule avec des moyens minuscules. C'est du génie à l'état brut.
Si je devais emporter une œuvre sur une île déserte, peut-être bien que ce serait l'intégrale de Peanuts.
(et pour ceux qui n'ont pas les moyens / la place / l'envie d'acquérir l'intégrale, je conseille les années 65 à 75, en gros... Ce sont peut-être celles qui sont les plus "riches" et les plus créatives. Ou peut-être pas. Enfin bref...) |
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Je ne vais pas rajouter grand chose au chœur de dithyrambes qui s’époumonent sur cette série. Tout est bon, et même quand c'est moins bon, c'est bon quand même.
Le scénario, les dialogues, les personnages, le dessin, les couleurs...
Un seul avertissement au lecteur qui se lance dans la série: cette BD ne s'apprécie pas bien si on la lit comme un "p'tit Mickey". Il y a beaucoup de choses qui se passent en même temps, des arrières-plans riches, souvent plusieurs actions et/ou dialogues simultanés, des auto-références plusieurs pages voire albums plus tard... De Cape et de Crocs, il faut y entrer lentement, et en profondeur. Pas question de lire ça comme un album des schtroumpfs, au milieu d'autres personnes tout en suivant une conversation. Sinon, on passe à côté de tout. |
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J'étais intéressé depuis longtemps par la démarche d'Alain Passard, et je me suis donc jeté sur cette BD le jour où je l'ai vue.
C'est brillant, drôle, inventif, passionnant. Le dessin faussement brouillon a la précision d'un geste de cuisinier, tout donne faim, tout donne envie de claquer plusieurs centaines d'euros pour aller manger dans ce restaurant...
Certes, il s'agit sans doute d'un livre à la gloire de ce chef (et une excellente façon pour luide faire sa pub, même s'il n'en a pas besoin), mais ça reste avant tout une excellente BD, qui en plus contient des recettes réalisables chez soi, pour se prendre l'espace d'un repas pour un chef étoilé.
Si vous aimez la cuisine, vous aimerez cette BD.
Si vous aimez la BD, il y a des chances pour que vous commenciez à vous intéresser à la cuisine. |
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Une bonne BD, un dessin puissant, un scénario qui ne va jamais là où on l'attend, des personnages forts.
J'ai failli mettre quatre étoiles, mais ce sera trois parce que le dernier quart de l'histoire tient assez mal la route.
La question, comme toujours, n'est pas de savoir s'il c'est "possible de..." (en l'occurrence d'être aussi pervers, double, ambivalent, manipulateur, bref en un mot, aussi "fou"). La question est de savoir si l'histoire parvient à rendre crédible son postulat. Et en ce qui me concerne, la réponse est non.
Je ne crois pas dans ce personnage, parce que le scénariste n'a pas su me le faire comprendre... ou me faire accepter que je ne le comprendrais jamais. Cela dit, je n'ai pas lu l’œuvre originale et je ne sais pas si Eugène Sue a fait mieux.
Mais juste pour la qualité du dessin et l'intensité du récit malgré sa fin, je conseille tout de même l'achat, d'autant que d'autres lecteurs seront sans doute moins gênés que moi par le défaut que j'ai mentionné.
Reste une question mystère: pourquoi, sur la couverture, avoir mis le titre (qui est le nom du personnage principal) entre guillemets?
S'il s'était appelé Jean-Paul, aurait-il été entre guillemets? Il y a ici un vague relent de colonialisme (nom africain = surnom) qui ne colle pas bien avec l'ensemble du projet. |
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Une bande dessinée presque entièrement en voix off (travers fréquent des adaptations de livres), avec des phrases forcées de polardeux qui voudrait qu'on le prenne au sérieux (probablement le texte original de Pagan, on y sent une prétention qui colle bien à ce qu'on repère de lui dans ses interviews). Les clichés, même s'ils sont réalistes, n'en sont pas pour autant intéressants. Redire pour la énième fois que les flics fument trop, boivent trop, ont un métier sordide et une tendance à l'auto-destruction n'apporte pas grand chose.
Et le scénario est à peu près incompréhensible. La faute au format BD qui a compressé l'histoire à outrance? Les enjeux sont flous, les causes et les conséquences sont effacées, on a juste une succession de saynètes déprimantes et de considérations stéréotypées.
Étonnant même que cet album ait eu un prix à Cognac! |
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J'ai ouvert l'album en librairie, ne connaissant ni le blog ni l'auteur. Et je me suis retrouvé à rire. Pas à sourire: à rire. Puis à rire. Puis à rire encore jusqu'à ce que ça en devienne embarrassant, car j'étais en public.
Du coup je l'ai acheté, et je ne le regrette pas. Il est maintenant sur la table du slon, pour que les visiteurs le feuillètent. Et à chaque fois, ça ne manque pas, ils éclatent de rire.
Et contrairement à d'autres qui disent que le dessin est le point faible de l'album, je pense au contraire qu'il en est un des points forts. Les mêmes textes sans dessin ou avec un dessin plus conventionnel seraient moins drôles, voire pas drôles du tout. La dessinatrice a un vrai sens du détail qui tue, de l'attitude juste. Même son écriture tremblée fonctionne à merveille. Tout semble jeté sur le papier n'importe comment, mais c'est d'une redoutable efficacité. Aussi efficace (dans un genre on ne peut plus opposé) que les meilleures planches de Gotlib. |
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