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Nom série  William Adams, samouraï  posté le 10/08/2017 (dernière MAJ le 07/12/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette aventure nous plonge dans le pays du soleil levant aux alentours des années 1600 alors que ce pays n'est connu que des missionnaires catholiques portugais ou espagnol. Voilà qu'un anglais sur un navire commercial battant pavillon hollandais vient s'échouer après avoir traversé le Pacifique.

C'est le temps où le Shogun règne en maître sur le Japon alors que l'empereur est cantonné à un rôle purement honorifique. Mais voilà, le shogun n'a que 7 ans et le pays est divisé par un conseil qui se décline en deux clans. L'intelligent général Tokugawa souhaite unifier le pays et le faire entrer dans une ère de modernité. Sa devise: vaut mieux un tyran qui veut le bien de tous qu'un soldat juste mais égoïste.

Le décor est planté et notre héros va jouer sa diva pour finir par rallier l'un des camps en pleine préparation de guerre civile. Il est vrai que la mise en place des situations n'est pas banale. Pour le reste, le Japon de cette époque peu connue est réellement bien mis en valeur avec un décor fort exotique. On se rend compte de la magnificence de cette civilisation qui ne connaissait pas les navires et la poudre à canon.

Le fond et la forme semblent être bien alliés pour une suite à la hauteur de nos espérances. A noter qu'il s'agit tout de même d'une histoire vraie à savoir le premier anglais à avoir foulé le sol du Japon pour aider une famille à prendre le contrôle du Japon durant les trois prochains siècles jusqu'à l'ère Meiji. A noter qu'il existait une belle série dénommée Shogun dans les années 80 avec Richard Chamberlain dans un rôle inspiré de William Adams et traitant du même sujet. Les nostalgiques pourront faire des rapprochements.

C'est bien beau de poster une série et de s'émerveiller pour un premier tome mais encore faut-il revenir pour parler de la suite ! Celle-ci promet des surprises de taille dans un rebondissement très réfléchi. William Adams va enfin prendre parti dans ce conflit qui oppose un général avec un clan pour devenir le futur shogun capable d'unifier le pays et surtout faire face à la mondialisation des échanges commerciaux. On pourra être choqué par une vision bien loin de la démocratie et qui semble privilégier la voie du tyran à condition qu'il soit éclairé.

Nous avons là une des meilleures séries traitant de cette période historique du pays au soleil levant qui s'est construit également avec le sang de ses fameux samouraïs.

Nom série  Les Nouvelles Aventures de Lapinot  posté le 07/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les nouvelles aventures de Lapinot ne sont guère trépidantes même si elles restent pour le moins assez rocambolesques. J’ai toujours aimé ces auteurs qui ont l’art de faire un récit avec presque rien. C’est une chronique typiquement urbaine sur une déambulation de fête amicale en rencontre sur fond d’accrochage de voiture en stationnement.

Pour autant, je reconnais qu’il y a des dialogues assez savoureux et qu’on ne s’ennuie pas. C’est une lecture typiquement divertissante mais qui n’apportera rien d’autre sauf si on arrive à suivre minutieusement cet effet papillon partant d'un bon sentiment. On peut vite oublier le propos tant il apparaît insignifiant. Certes, il s'agit de refaire le monde avec la parlotte. Dans les actes, c'est autre chose.

Il faut également accepter l'idée qu'un héros peut ressusciter avec pour guise d'explication les univers parallèles. Oui, il va falloir avaler des couleuvres et en silence. C'est pour mieux apprécier la suite.

Au niveau graphique, je n'ai rien à ajouter car on retrouve le même trait qu'il y a déjà 13 ans. L'immersion de cet univers est totale dès les premières planches. Le talent est là.

Nom série  Golden City  posté le 08/06/2006 (dernière MAJ le 04/12/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Golden City est l’histoire d’une ville flottante peuplée de gens riches se protégeant contre la masse du peuple vivant sur un continent exsangue. De tel concept ont déjà été imaginé de nos jours par des promoteurs et autres architectes. On met les riches d’un côté et les pauvres de l’autre accentuant encore les disparités sociales.

Le dessin net et précis peut paraître froid voir « glacé » au niveau des couleurs très « flashy » (teinte de dominante bleue et jaune) mais j’adore le concept. Cette colorisation informatique est parfaitement maîtrisée. Cependant, je dois bien avouer que quelques problèmes de perspectives demeurent. C’est ultramoderne dans l’approche car les auteurs nous livrent un univers futuriste intéressant. L’histoire est bien enlevée car il y a de multiples rebondissements. Un tome 4 cependant un peu décevant car un peu invraisemblable.

Le tome 5 relève toutefois le niveau au niveau de l'intrigue qui souffre d'un déficit d'éclaircissements logiques. Il est cependant dommage que les auteurs ne font pas une analyse plus poussée des problèmes et des inégalités qu’une telle société pourrait engendrer. Cela reste encore très gentil. Au final, j’ai bien aimé car j’ai passé un réel bon moment de lecture au rythme d’un scénario enlevé au rythme endiablé. Les couvertures sont certes accrocheuses..., et alors ?

Le second cycle commence avec le 7ème tome qui se passe chronologiquement pas moins d'une journée après les faits tragiques à la fin du 6ème chapitre ce qui n'est guère crédible. Le cadre du récit se situe un peu plus sur les enfants perdus où l'on explore en profondeur leur passé. Vont démarrer deux intrigues en même temps que l'on va avoir un peu de mal à suivre en raison de nombreux flash-back qui concerne l'une et l'autre des aventures. Le procédé n'est pas génial quand on développe une telle dualité. Notre héros Harrisson va avoir un rôle amoindri au point de ne presque plus apparaître.

Pour autant, on ne sera pas au bout de nos surprises car il y aura un retentissement de taille dans le 9ème tome qui est presque invraisemblable. Je n'ai pas non plus aimé la redondance de certaines situations dans ce cycle. On sait pourquoi il y a un zoo sur Golden City : inutile de nous bassiner les mêmes explications écologiques. Et puis, chaque scène d'action n'a pas besoin d'être revécue une seconde fois par le lecteur façon dialogue peu naturel : voir la scène finale sur le bateau qui est assez éloquente sur ce que je viens d'expliquer.

Les derniers tomes peinent un peu à convaincre. Pourtant, le contexte géopolitique a beaucoup changé car le monde est touché par des guerres civiles. Partout dans le monde, les pauvres se sont rebellés contre le pouvoir de l’argent. Le tome 11 nous fait voyager dans l’espace et notamment sur la Lune puis au fond de l’océan sur notre planète pour retrouver les vestiges. L’aventure reste toujours présente mais de manière assez artificielle. Cela se ressent d'ailleurs dans le 12ème tome où l'action est omniprésente au détriment de la psychologie des personnages. Du coup, la crédibilité n'est plus de mise avec une série qui traine en longueur.

Golden City reste toujours une série d'anticipation élégante graphiquement et certes intéressante pour peu qu'on ferme les yeux sur certaines maladresses scénaristiques et ses dialogues qui sonnent parfois très creux. Aujourd’hui, je ne peux m’empêcher de penser que c’est la première série que j’ai posté sur ce site. Depuis, il a coulé beaucoup d’eau sous les ponts. Malgré toutes mes lectures ultérieures, est-ce que je remettrais les mêmes appréciations ? Presque car mon regard est sans doute moins naïf.

Note Dessin : 3.75/5 – Note Scénario : 3.75/5 – Note Globale : 3.75/5

Nom série  Les Tuniques Bleues  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 04/12/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Western humoristique mettant en cause le caporal Blucht et le sergent Chesterfield qui s’oppose gentiment au milieu de la guerre de Sécession. Cependant, c'est surtout une dénonciation à peine déguisée des horreurs de la guerre. En effet, cette bd porte un gentil message pacifiste dont la détermination et la violence de la condamnation ne sont que mieux mises en valeur par l'aspect humoristique des deux personnages principaux très sympathiques. Sur un mode comique, le petit rusé et antimilitariste Blutch réussit à dénoncer l'illusion de l'héroïsme du sergent Chesterfield, le grand simplet en quête de gloire. Ces rapports d'amitié et d'antagonisme forment le ciment de cette lecture.

C’est une série qui avait connu ses heures de gloire mais qui s’est banalisé à cause de la multiplication de ses tomes (près de 60 depuis les années 70). Il faut bien avouer que la qualité n’est plus totalement au rendez-vous au niveau du scénario des albums qui se succèdent inlassablement. On reprochera notamment des scènes répétitives ainsi qu'un manque de souffle et d’imagination. Les derniers albums s'avèrent assez décevants dans l'ensemble. Il serait réellement temps d'arrêter afin de rester sur une note positive. Or, j'achète pourtant toujours et à chaque fois la même déception. Le tome 61 ne fera pas malheureusement exception.

Cependant, il reste la nostalgie des lectures durant mon adolescence car c’était jadis ma série favorite. Globalement, "Les tuniques bleues" se lit avec un réel plaisir. Certains albums se démarquent nettement du lot comme "la prison de Robertsonville", "Le blanc bec","El padre" ou encore "le David".

D'autres m'ont marqué comme "Captain Nepel" où il s'agit juste d'inverser les mots pour savoir de qui on parle. "Miss Walker" va assez loin subtilement dans la dénonciation des ravages corporels de la guerre. "Indien mon frère" met par exemple le doigt sur la question indienne qui sera traitée de manière fort brutale. "L'étrange soldat Franklin" parle du thème de l'espionnage tout en se basant sur une anecdote authentique de la guerre de Sécession.

Il y a une simplicité et une efficacité dans le scénario qui va de pair avec un dessin dans la tradition des séries humoristes franco-belge. A noter que je possède tous les volumes de cette collection. C’est de loin la plus grosse série de ma bdthèque.

Note Dessin : 3.5/5 – Note Scénario : 3.5/5 – Note Globale : 3.5/5

Nom série  Les Vieux Fourneaux  posté le 31/10/2014 (dernière MAJ le 04/12/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures dit le dicton qui semble inspirer cette œuvre que sont les vieux fourneaux. Etre vieux, c’est devenu très in de nos jours, question maturité et compétence sur les choses de la vie. Le pire reste pour moi les jeunes avec des goûts de vieux dans une attitude purement suiviste mais bon, il faut de tout pour faire un monde. Bref, c’est vrai que tout ce qui est âgé provoque chez moi une petite aversion.

Tome 1: Ceux qui restent

J’ai beaucoup apprécié la jeune fille Sophie qui hurle, à la barbe de cette génération qui a tout gâché, les quatre vérités dures à entendre. C’est vrai qu’ils nous laissent un monde pourri : le chômage, la crise et ils partent faire la retraite à 60 ans en vivant le plus longtemps possible. Et il faudrait encore s’extasier devant eux ! Non, merci ! En tout cas, j’ai bien aimé la pensée profonde de l’auteur qui les aime quand même. Oui, on leur doit le respect tout de même. Cependant, les vieux estiment qu’on leur doit tout. Ils n’hésitent pas à prendre la place dans le bus en faisant se lever un enfant de moins de 5 ans ou une femme enceinte.

On a droit à une histoire plutôt touchante qui commence avec un décès et une mystérieuse lettre qui sera le point de départ à un road-movie maison de retraite attitude. D’ailleurs, cela conduit très mal un vieux (à 50km sur l’autoroute ou à 160 selon les cas). Rien ne leur sera épargné pour notre plus grand plaisir. Rien n’est d’ailleurs pire qu’un vieux riche qui s’exhibe avec une femme à forte poitrine afin de montrer leur insolente réussite.

Cette comédie sociale entre amitié et amour traite aussi du thème de la finance facile. Il y a des piques bien pensées ici et là. Les personnages sont réellement attachants. Oui, on les aime quand même ces vieux septuagénaires car ils sont parfois très drôles. Je regrette juste la calligraphie choisie un peu illisible. C’est dommage car les dialogues sont de haute volée avec des références assez amusantes. Lupano est devenu en ce qui me concerne le meilleur scénariste de sa génération. Après Ma révérence, c’est véritablement la consécration !

Tome 2: Bonny and Pierrot

Le second tome fait même l'exploit de dépasser le premier qui était déjà une bonne surprise. C'est dire ! On a droit à une histoire totalement indépendante du premier volume bien qu'il y ait une transition et un fil conducteur. J'ai bien apprécié la critique sans détour des travers de notre société et plus généralement du mode de vie capitaliste.

L'exemple de l'évolution de l'île de Nauru au sein du Pacifique est assez caractéristique notamment son histoire économique basée sur l'exploitation du phosphate. Les habitants sont devenus parmi les plus riches du monde avant de connaître la ruine avec l'épuisement des ressources ou la maladie pour avoir adopté un mode de vie occidental pas adapté. Le taux de chômage est actuellement l'un des plus élevés au monde avec 90%.

Bref, outre cet exemple assez marquant, il y a dans cette bd de nombreuses références assez amusantes. L'esprit est franchement contestataire. Cela rend nos trois vieux absolument sympathiques.

Tome 3: Celui qui part

Qu'est-ce qu'on aimerait bien être comme eux au 3ème âge ! C'est presque idéalisé. On les retrouve pour notre plus grand bonheur pour de nouvelles aventures toujours aussi truculentes. Notre société de consommation en prendra encore pour son grade.

Pour le reste, tout semble bien fonctionner dans cette comédie sociale. A noter la présence de flashback qui éclaire un peu le passé de nos protagonistes. Pour autant, l'effet de surprise des premiers tomes est passé. Il ne faudra pas essouffler le lectorat en multipliant les tomes à tout va.

Tome 4: La magicienne

Lorsque l'on va apprendre qui est la magicienne, nul doute qu'on aura un petit choc. Le ton reste toujours aussi écolo-bobo tout en se moquant également de cette tendance nombriliste. la série a connu un grand succès au point d'intéresser le cinéma. Le filon est loin de s'éteindre. On est parti pour une suite à la fin de ce quatrième chapitre qui semble faire du surplace. Pour autant, les thèmes abordés sont plutôt d'actualité.

Il y a toujours le plaisir qui reste intact de lire les vieux fourneaux. J'ai beaucoup aimé certaines trouvailles comme le fantasme imagé de Sophie sur deux pages où il y a cette double lecture avec la réalité. Du grand art !

Nous avons là une des meilleures séries comiques de ces dernières années !

Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4,5/5 – Note Globale : 4,25/5

Nom série  Le chat du Rabbin  posté le 28/09/2007 (dernière MAJ le 04/12/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que du bonheur! J'étais pourtant très réticent à lire cette bd, je ne sais pas pourquoi... Il est vrai que le dessin de cette Ecole simpliste ne m'attire guère. Mais quel talent dans la narration ! C'est un chef d'oeuvre ! Je comprends pourquoi cet auteur est si apprécié dans le milieu au point de se lancer également dans le cinéma.

Vous avez certainement dû remarquer que mes avis sur les bd d'humour sont souvent très négatifs (Ratafia, Les Bidochon, Le Chat ...) et pour cause, peu provoquent en moi le rire. Or ici, rien qu'en voyant ce chat, j'ai envie de me marrer. Ses réflexions sont intelligentes et subtiles. Voilà, j'ai trouvé ma référence en matière de bd d'humour. Je finissais par croire que j'étais blasé.

Nous suivons les tribulations d'un chat théologue au milieu de la communauté juive d'Alger au début du XXème siècle. Cet étrange animal est têtu, pas toujours avenant mais capable de tendresses renversantes notamment auprès de son maître le rabbin ou de sa fille Zlabya.

Et puis, il fallait avoir du cran pour aborder un sujet aussi sensible, presque tabou qu'est la religion. J'adhère totalement à la manière de voir les choses de l'auteur. Je trouve ses interrogations tout à fait légitimes. En tout cas, le message philosophique est passé. Le chat du rabbin est un véritable conte initiatique d'une force rare brassant philosophie et théologie dans un cocktail d'intelligence, d'humour et d'humanité!

Les 5 premiers tomes ont été réalisés au début des années 2000. Puis, pendant presque 10 ans: plus rien avant de revenir avec un 6ème tome plus marqué au niveau de la religion. Le 7ème tome est exceptionnellement plus long que les autres avec des réflexions toujours aussi savoureuses sur la religion et ce qui devrait rapprocher les hommes au lieu de les éloigner dans la haine et la violence.

Note Dessin: 3.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4/5

Nom série  Nailbiter  posté le 04/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les comics, c’est comme les mangas : il y en a des bons et des mauvais. En l’espèce, nous avons un titre qui semble sortir du lot avec toutes mes faveurs. Ce n’était pourtant pas aussi évident au vu du synopsis.

Nous avons une petite bourgade perdue des Etats-Unis qui a la particularité d‘avoir vu naître pas moins de 16 serial-killers à travers les siècles. Il y a comme une espèce de malédiction si bien que chaque habitant peut avoir une parenté avec l’homme qui a tué telle victime parce qu’elle se rongeait les ongles. Le titre nailbiter ne trompera pas sur la marchandise (nail veut dire ongle en anglais pour ceux qui n’auraient toujours pas compris). Il est clair qu'après cette lecture, l'envie de se ronger les ongles va vous passer.

Pour le reste, on aura droit au duo de choc entre la shérif qui s’est un peu laissé aller durant sa jeunesse avec de mauvaises fréquentations et le flic accusé de meurtre. Rien que cela. Evidemment, on ne va pas s’ennuyer au gré de cette enquête qui va se révéler assez passionnante car des rebondissements sont à prévoir.

C’est assez bien agencé et le dessin n’est pas vilain. Pour le reste, il fallait y penser à ce village au tourisme un peu macabre. C’est cela où les faux miracles ! Bref, c'est à s'en mordre les doigts !

Nom série  A. Rodin - Fugit amor, portrait intime  posté le 04/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avais vaguement entendu parler de Camille Claudel mais je ne l’avais jamais associée à Rodin. Cette bd m’aura permis de comprendre pourquoi elle a terminé sa vie aussi misérablement dans un asile psychiatrique.

Mis à part cela, le traitement de cette bd est plutôt réalisé de manière assez académique. Cependant, on remarquera que peu d’œuvres en bd ont été consacrées à ce grand sculpteur français. Par conséquent, j’ai quand même pu avoir un sérieux aperçu de sa vie d’artiste au travers également de sa vie familiale qu’il a délaissée d’ailleurs au profit de sa passion.

Il manque sans doute une originalité dans la mise en page mais c’est un travail qui est tout à fait honnête car intéressant à bien des égards. C’est un grand génie que voilà et qui donne envie de contempler ses œuvres dans les musées.

Nom série  Le Miracle de Vierves  posté le 04/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le miracle de Vierves est une comédie satirique pour dénoncer en filagramme les villes qui font le commerce de quelque chose basé sur du vent. Lourdes ne sera pas visée particulièrement. La ville de Vierves n’existe d’ailleurs pas. Il est plutôt fait référence à un mythe païen autour de la fécondité et du cerf dans une joyeuse farce provinciale.

En effet, cet animal sera omniprésent au fil de ce récit. Il y a là encore un secret de famille sur les origines de la paternité qui ne sera révélé qu’au final.

Je n’ai pas accroché plus que cela à cette suite de situations rocambolesques. C’est bien réalisé et le travail est honnête pour une première de l’auteure, belge de surcroît. On pourra relever une certaine approche assez originale tout en se servant du symbole forestier. Le style ligne claire assez épuré n’a pas retenu mon attention.

Au final, tout cela reste très sage.

Nom série  Clan  posté le 04/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai jamais trop aimé les clans. Cela se forme un peu partout à commencer dans les cours de récréation puis on les retrouve après dans les bureaux de travail. Il y a également une autre forme de clan : celui qui dirige la mafia japonaise à savoir les yakuzas. C’est dont il s’agit en l’occurrence.

J’ai beaucoup apprécié l’aspect moderne même si on retrouve les travers de la violence du passé avec les règlements de compte. On se croirait dans Le Parrain. Cependant, on aura droit au combat de sabre qui est une spécificité locale.

Le point fort est la narration et le découpage. Le scénario est assez bien bâti puisqu’il y a également un secret familial à la Cyrano de Bergerac ou aux "7 vies de l’épervier" si vous voyez ce que je veux dire.

Pour le reste, on peut dire que l’auteur semble avoir un attrait pour les gangsters au vu de sa bibliographie. C’est vrai que leur vie est trépidante et loin du citoyen moyen qui se lève pour aller bosser chaque matin.

Nom série  La Pharmacienne  posté le 03/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est un roman de gare un peu porno qui est adapté. Le dessin est franchement de toute beauté dans un style très réaliste. En ce qui concerne le récit, je serai moins élogieux. Je n'ai pas trop apprécié cette histoire de famille autour d'une pharmacienne. Il y a un côté presque incestueux et amoral qui m'a mis assez mal à l'aise.

Certes, c'est un porno qui s'assume avec des scènes de sexe plutôt torrides qui s'enchaînent assez rapidement. C'est réalisé pour divertir avec ses nombreux coup de théâtre et amant dans le placard et le but est clairement atteint.

Pour le reste, il me faudra sans doute plus de douceur, de charme et de subtilité que cette débauche familiale.

Nom série  March comes in like a lion  posté le 03/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Sans être vraiment chauvin, cela serait quand même bien d'avoir des titres en français sur notre sol. Je n'aime pas trop cette mode qui consiste à importer des titres anglo-saxons à tout va. On peut être americanophile et avoir certaines limites pour respecter les produits locaux. C'est certain que cela demandera un peu d'adaptation mais c'est le travail des éditeurs et ils doivent le faire sans être de gros fainéants.

Ceci dit, je ne suis pas parvenu à entrer dans ce manga malgré un pitch intéressant et assez larmoyant. On peut avoir un coeur d'artichaut sans pleurer à chaude larme à chaque fois qu'on est en présence d'un héros orphelin qui a perdu ses parents brutalement et qui reprends le goût de la vie au contact des joyeuses sisters nippones.

On notera des découpages assez atypiques qui cassent le rythme pour autant qu'on considère qu'il y en a. En plus, on aura droit à certaines scènes répétitives qui auront juste pour effet de nous lasser toujours et encore. Des dessins très mignons qui atteindront probablement le coeur des jeunes filles mais pas le mien. C'est un gros succès en anime au Japon sur une oeuvre qui joue sur la variation mélancolie et moment de joie.

Nom série  Extases  posté le 29/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quand il y a quelques années, Aurita Aurélia avait réalisé Fraise et Chocolat, les loups ont crié en meute au scandale car ce fut l’une des premières bd autobiographiques qui parlait de sexe dans son intimité la plus crue. Aujourd’hui, quand Jean-Louis Tripp fait exactement la même démarche, on crie au chef d’œuvre et au génie. On loue également avec une certaine ferveur ce côté dévoilement de sa vie intime qui était analysé comme crade et dérangeant voir tabou chez Aurita. Je cherche toujours à comprendre cette différence de traitement qui n’est malheureusement pas motivée que par le talent.

Certes, on n’attendait pas cet auteur sur ce registre après l’aventure du Magasin général. Je dois dire que c’est un véritable pari audacieux qui est gagné haut la main. Il y a encore certaines personnes qui conseillent à cet auteur un stage de formation en dessin en achetant des bd sur Amazon afin de se perfectionner. Sic ! Je dois bien dire qu’elles sont complètement à côté de la plaque et dans l’ignorance la plus totale du monde de la bande dessinée. Même moi qui suis pourtant difficile et critique, je dois admettre que le trait est parfaitement maîtrisé. En effet, le dessin est réellement de toute beauté avec une certaine sensualité surtout pour les corps féminins.

Il n’est pas trop question d’amour mais surtout de sexe. C’est un peu normal à l’âge de la découverte de son corps et de celui des autres. Les expériences vécues par l’auteur sont peu communes et c’est vrai que c’était assez intéressant. De là, je n’irai pas à conseiller cela à mes enfants comme une lecture obligatoire ou un passage obligé car il y a une barrière que les psychologues du monde entier conseillent de ne pas franchir dans la relation parentale. Après tout, à chacun de faire la découverte du plaisir. C’est vrai qu’il y a quand même un côté voyeur à pénétrer dans l’intimité de la vie sexuelle d’un auteur. Je ne m’inquièterai pas pour le nombre de ventes qui va sans doute exploser.

Le ton demeure léger comme pour mieux faire passer la pilule. Il y a également de la tendresse et pour tout dire un certain talent. On ne s’ennuie pas une minute tant les thématiques sont traitées de manière tout à fait originale dans l’approche. J’ai beaucoup aimé ce côté regard sur le corps de l’autre qu’il soit féminin ou pas. Toutes les expériences possibles ont été tentées ce qui confère une certaine maturité d’esprit. Les connaisseurs peuvent parler sauf à considérer que l’intimité ne doit pas se dévoiler afin de respecter la vie privée. Je suis un adepte de la liberté donc cela ne me pose pas de problème.

C’est frais et c’est adulte : tout ce que j’aime dans la bd. Oui, malgré toutes mes critiques, force est de reconnaître une œuvre d’une rare originalité dans l’approche d’un sujet pour le moins érotique. On ne fera pas la fine bouche.

Nom série  Mort & vif  posté le 27/11/2017 (dernière MAJ le 29/11/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai beaucoup de mal avec certaines bd. C’est simple : je lis et je n’arrive pas à entrer dans l’histoire. Tout me rebute à commencer par le dessin où on ne verra jamais le visage du protagoniste principal. C'est une vraie lecture prise de tête sans un quelconque intérêt.

L’histoire pourrait apparaître comme absurde mais cela ne sera pas le cas puisqu’on découvrira le sens à savoir le méchant patron qui licencie sans prévenir ses salariés et qui semble fuir ses responsabilités. Cela ne sera pas forcément une bonne vision très enchanteresse du patronat.

Il est également clair qu’on ne fabrique plus les boîtes de sardines comme avant grâce à de nouveaux procédés d’ouverture assez révolutionnaire. Beaucoup d'entreprises d'antan ont dû fermer car elles ne se sont pas adaptées aux nouvelles technologies et ont été dépassées par d'autres.

Bref, les amateurs apprécieront à l’image d’une couverture assez inventive où se dessine la tête de mort. En vérité, c'est une allégorie sur la mort sociale dont le message ne sera pas forcément simple et compréhensible pour le lectorat.

Nom série  Hibakusha  posté le 27/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Hibakusha est un terme japonais pour désigner les survivants de l’holocauste nucléaire lié à Hiroshima et Nagasaki. Il en sera question dans cette bd aux accents de romance sur fond de guerre.

Je n’ai pas compris l’utilité de la première scène avec cette femme qui fuit notre héros lorsque ce dernier évoque le Japon de son enfance où il a vécu avec son père qui était diplomate. Son métier de traducteur et les alliances conclues entre les forces du mal vont l’obliger à entamer une ultime mission dans le pays au soleil levant. Nous sommes fin 1944 et l’issue de la guerre semble être proche.

Je ne savais pas que lorsque l’Allemagne avait capitulé, les nazies se trouvant encore sur le sol japonais en mai 1945 ont été fusillé car la capitulation était une trahison pour les japs. Dans 3 mois, ils connaitront pourtant également le même sort. Quelle triste ironie. Pour autant, notre héros échappera à ce funeste sort pour en connaitre un autre encore plus terrible. Oui, sa mission le conduit en effet à Hiroshima où il fait bon vivre (les attaques aériennes se concentrant alors sur Tokyo). Il y rencontre d'ailleurs une belle masseuse qui le soulage de tous ses maux.

C’est toujours intéressant de connaitre d’autres points de vue. Le fait que le héros soit allemand n’y est pas étranger. Il y a également une bonne harmonie entre le dessin et le récit qui prend des allures mélodramatiques entre douceur et passion. Mention spéciale pour les cerisiers en fleurs. Bien entendu, on retiendra cette ombre noire gravé sur la pierre qui donne une force émotionnelle à ce récit historique.

Nom série  Servitude  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 27/11/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On a là une excellente bd médiéval-fantasy à la fois au niveau du dessin que du scénario. Ce premier tome pose les bases complexes d’un monde imaginaire passionnant (mise en place de personnages charismatiques et des lieux avec un grand souci de réalisme et de crédibilité) avec une carte des royaumes, une mythologie, une chanson de geste qui ouvre l'album...

L’intrigue est d'emblée structurée et complexe. C’est l’élaboration d’un tel univers un peu au détriment de l’action qui m’a littéralement envoûté. Cette grande saga héroïque est prévue en 5 tomes. Il est question d'un univers où des Dieux, les fameuses Puissances, ont existé réellement et ont interagi avec l'homme tant pour son bien que pour leur propres aspirations.

L'époque charnière mise en scène dans "Servitude" est celle où l'humanité devenue adulte est sur le point de se séparer définitivement de cette tutelle divine. Un nouvel âge s'annonce : est-ce la fin ou le début de la servitude ? Bref, Servitude est une excellente surprise car somptueux et passionnant.

Que dire du dessin également ? Une qualité du graphisme extraordinaire réalisée par des couleurs directes monochromiques. On observera une parfaite sobriété des effets, une mise en couleur sépia inventive ainsi qu'une recherche esthétique permanente. Au final, nous avons une réussite esthétique des planches et de magnifiques couvertures également. La grande classe !

Le second tome va encore plus loin que le premier dans une approche totalement différente car le lecteur est véritablement infiltré dans le camp des ennemis à savoir celui des Drekkars. C'est un véritable coup de génie car on va au-delà de l'aspect bien contre le mal. On se rend compte que la réalité est bien plus complexe qu'il n'y paraît ...

Le troisième tome va revenir sur l'intrigue laissée en suspend à la fin du premier tome. Le roi Garantiel doit mener une bataille décisive aux portes d'une cité affranchie. Le coup de génie est de voir les différents protagonistes rencontrés dans les deux précédents tomes qui vont s'affronter. On devine également qu'un mystérieux ennemi tire les ficelles de toutes ces intrigues. On commence enfin à percevoir les tenants.

Je suis complètement abasourdi par tant de virtuosité au niveau du scénario et dans la complexité de l'univers ainsi crée. La qualité est réellement au rendez-vous même sur un plan graphique. On se met à se passionner par cette véritable mythologie digne des plus grandes légendes féodales. C'est tout simplement somptueux car intelligemment rythmé et impeccablement maîtrisé.

La lecture du 4ème tome m'a fait légèrement changer d'avis (passage de 5 à 4 étoiles). Déjà, l'attente a été bien longue. On n'arrive plus à s'y retrouver tant l'univers de cette série semble complexe mais très riche. Je sais qu'il faut s'accrocher pour bien saisir tous les enjeux. Cependant, cela devrait se faire sans effort. Or, en l'occurrence, il faut en faire ce qui témoigne d'une lecture plutôt difficile. Le facteur plaisir en prend un coup. Cependant, cela reste une série d'une excellente qualité. La note culte est réservée à l'excellence absolue qui comprend certains critères. La fluidité du récit et l'harmonie en font partie.

Il a fallu encore attendre des années pour la parution du 5ème tome. On pensait que c'était le dernier. Que nenni ! Les auteurs s'excusent d'ailleurs de ce contretemps pour produire un ultime volume. L'attente valait-elle le coup ? Cette lecture m'a légèrement déçue au vu du résultat. Où est passé mon enthousiasme sur les premiers volumes qui étaient alors révolutionnaires ? Elle s'est envolée. Il ne se passera pas grand chose dans cette longue bataille au milieu du désert. Reste le dessin qui est toujours aussi magnifique. Cependant, on se perd un peu à l'évocation des différents noms cités par les personnages qui reviennent sur les actions passées. C'est un scénario complexe et un peu frustrant. Espérons que le dernier tome nous délivre enfin de cette servitude.

Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4.25/5

Nom série  Le Jour où...  posté le 16/02/2017 (dernière MAJ le 27/11/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le jour où le bus est reparti sans elle

Enfin une oeuvre qui dénote un peu et qui apporte un peu de réconfort dans ce monde en folie. Le jour où le bus est reparti sans elle peut constituer un jour de chance dans le cas de notre héroïne Clémentine, une jeune femme en perte de confiance et en plein questionnement sur le sens de sa vie. En effet, elle va faire une rencontre fortuite qui peut bouleverser son existence dans la façon de voir les choses. Il n'y aura point d'histoire d'amour, je vous rassure.

La plupart des petites histoires qui ponctuent le récit sont adaptées de célèbres contes zen. Elles m'ont beaucoup plu par leur humilité ainsi que la mise en pratique à travers des exemples bien précis et non dénués de sens. Cela apporte véritablement un grand bol d'air frais. Suite à cette lecture, on se sent tout de suite beaucoup mieux. L'espérance et la sagesse ne sont pas loin.

Il ne faut pas écouter ce qu'on nous dit à longueur de journée. Il ne faut pas écouter les gourous ou ceux qui sont les maîtres de conversation dans un groupe, mais il faut s'écouter nous-mêmes pour prendre les bonnes décisions dans la vie. C'est le principal enseignement de cette BD pas comme les autres. Bref, que des conseils de bon sens qui peuvent que nous aider si on les applique.

C'est une BD très agréable à lire avec un scénario bien construit et un dessin réellement magnifique. Certes, il y a une vague de bons sentiments qui font un peu écolos et bobos. Mais bon, cela ne va pas nous tuer. Au contraire, ce n'est que du bonheur et du positif pour la suite. C'est mon coup de cœur du moment car c'est une invitation à la sérénité. Cela ne se refuse pas.

Le jour où elle a pris son envol

Le jour où elle a pris son envol est la suite du jour où le bus est reparti sans elle. Il est vrai que c’est une autre aventure qui se situe deux ans après. Pour autant, on retrouve Clémentine avait un copain et un travail de responsable assez prenant. Elle n’a toujours pas trouvé le bonheur pour autant. Elle chasse le copain et le boulot pour refaire le point sur sa vie. Elle aura besoin d’aide pour trouver le chemin du bonheur.

J’aime beaucoup cette bd qui donne de bons conseils et de bonnes pistes pour réorganiser sa vie. C’est clair qu’il faut se battre pour avancer. Il y a tout d’abord la prise de risque qui nécessite parfois le fait d’avoir une bonne assise financière. Oui, il faut pouvoir se payer un tour du monde pour réfléchir sur sa destinée. Cependant, il faut comprendre l’idée pour épouser la solution.

Nom série  La Vallée du Diable  posté le 27/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Autant je n’avais pas trop apprécié Le Sentier des Reines, autant cette suite m’a paru de bien meilleure qualité. On quitte le froid des chemins de montagne savoyard pour aller dans la moiteur chaude et humide de la Nouvelle-Calédonie. Les dessins sont d'ailleurs magnifiques.

Nous sommes en effet dans les années 1920 et l’heure est à l’exploitation des terres des canaques en pleine période de colonisation. Il est clair que si on les avait laissés tranquille, cette île serait prospère et assez riche. L’autodétermination est pour bientôt et on verra le résultat dans le futur.

C’est toujours intéressant de découvrir des pans oubliés de notre histoire au travers ces territoires si lointain. Ces 4 savoyards donnent même une note assez exotique à l’ensemble.

Une mention spéciale pour la vieille Blanca qui ne vieillie toujours pas même 20 ans après. Certes, elle conserve ses rides mais bon.

La vallée du diable clos un diptyque assez inégal mais qui promet tout de même de bons moments assez romantiques.

Nom série  Une Métamorphose iranienne  posté le 27/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il existe un tas de pays sur la planète où la liberté d’expression peut conduire des individus bien intentionnés en prison. Même un dessinateur de bd pour enfant ne peut parfois y échapper. Il suffit par exemple de dessiner un cafard et d’employer un mot qui dans un autre langage aurait une connotation négative. En l’occurrence, un groupe ethnique vivant en Iran et ayant des liens culturels avec la Turquie et l’Azerbaïdjan se sont servis d’une méprise pour manifester dans la violence leur mécontentement. En gros, ce sont des gens bien susceptibles qui se sentent persécutés.

Atteinte à la sécurité de l’Etat et voilà notre auteur emprisonné et privé de liberté. S’il faut ajouter un système politique et judiciaire assez corrompu, voilà le triste résultat. Cela me fait penser que même des soutiens modérés à ce régime peuvent être à un moment donné dans leur collimateur. Cela crée un réfugié politique de plus.

A la lecture récente de L'Araignée de Mashhad qui m’avait fort bien séduit, j’avais décidé de découvrir les œuvres antérieures de cet auteur assez étonnant. Après le Petit manuel du parfait réfugié politique, j’ai décidé de lire l’œuvre qui l’a fait connaitre. Il est clair qu’on ne pouvait s’attendre à mieux sur un sujet aussi délicat. C’est également une épreuve personnelle qu’a subi de plein fouet Mana Neyestani aussi bien dans son arrestation, son emprisonnement ou sa fuite dans différents pays pour échapper à la répression du pouvoir des Ayatollahs. Tout est intéressant pour peu qu’on puisse considérer tout cela comme un tout. Compartimenter n’a d’ailleurs aucun sens.

J’aime toujours le trait graphique qui colle à merveille pour ce type de récit. En même temps, c’est très lisible car c’est tout en rondeur. Je n’ai absolument pas eu de mal à rentrer dans cette histoire. C’est agréable à la lecture. Si on ajoute une narration bien réalisée, nous avons une œuvre complète. Certes, cela peut foutre le cafard pour ne pas dire le bordel. Chez nous aussi, il y a des gens susceptibles mais on ne termine pas en prison pour autant.

Nom série  Une Soeur  posté le 25/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est toujours avec un certain plaisir que je suis les oeuvres d'un des auteurs les plus doués de sa génération. Encore une fois, c'est une réussite totale. Pourtant, les thèmes sont assez classiques et ont été maintes fois exploités dans la bd. Toutefois, c'est réalisé avec un certain brio. En effet, la qualité du dessin est remarquable avec cette pureté des traits.

S'il n'y avait que cela, on ne crierais pas au chef d'oeuvre. Il y a également le récit qui est basé sur les moments clefs de l'adolescence mêlés de sentiment de peur, de solitude mais également de rire. Tout sonne vrai dans cette initiation à l'amour de vacances à la sexualité. Il y a une certaine sensibilité du trait et du scénario que j'aime bien. La retranscription est parfaite. On se reconnaît dans Antoine et Hélène si on pouvait remonter le temps. Qui n'a jamais vécu un premier baiser ou étreinte amoureuse avant de se terminer dans une séparation non voulue ?

Un mot pour dire qu'il ne faut jamais emmené ces cartes Pokémon sur une plage: ce n'est pas le lieu.
En conclusion, une bouffée de jeunesse qui fait du bien au-delà de la banalité.

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