Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 2472 avis et 129 séries (Note moyenne: 2.86)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  les Colonnes de Salomon  posté le 15/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai trouvé à Angoulême cette intégrale (2010) rééditée chez Joker de 2 albums parus en 1991 et 95 ; il semble que l'entreprise ait été abandonnée car un troisième album "les Fils d'Hiram" est annoncé sur le quatrième de couverture du tome 2, mais n'est jamais paru. Je ne l'avise que maintenant, car j'ai eu d'autres tâches et je n'étais pas pressé...

En gros, ce récit conte l'installation du peuple juif en Palestine, et une grande partie du règne du roi Salomon. La première partie est consacrée à Hiram, architecte égyptien voué au culte du dieu unique par les Juifs, et bâtisseur du fameux temple de Salomon, synthèse des temples antiques et préfiguration des cathédrales. L'auteur, Willy Vassaux qui semble avoir réécrit l'ensemble, explique tout le symbolisme du temple et des colonnes, mais le récit est souvent peu clair et s'égare dans quelques circonvolutions qui peuvent gêner la lecture, voire ennuyer légèrement. Ce sentiment est accentué dans la seconde partie, plus égyptienne et vue sous un angle ésotérique qui m'a moyennement intéressé.

Comme dans l'album Nuts ! - La bataille des Ardennes consacré à l'encerclement de Bastogne en 1944, Willy Vassaux n'évite pas une certaine confusion dans sa narration, il y a des passages un peu obscurs, et même les pages hors-textes en début et fin d'album, n'expliquent pas tout très clairement. Pourtant, on sent le côté documenté et la somme de travail, mais tout ceci est un peu foutraque et maladroit.

Sinon, le dessin de Vassaux est correct, j'aime ce style classique et appliqué, avec quelques pleine-pages et une mise en page à grandes cases. L'ensemble est documenté, les dessins du temple sont saisissants, et les décors sont plus réussis que les personnages qui par endroits ont quelques visages déformés ou des proportions faussées. Mais la partie graphique serait très acceptable malgré ces légers défauts si l'ensemble de l'album était plus accessible, moins mystique et moins flou. On sent qu'il y a une volonté de livrer un bel ouvrage intéressant, c'est juste le fond qui laisse un peu à désirer, alors que le sujet était riche et aurait pu donner lieu à une histoire beaucoup plus linéaire, dommage. Note réelle : 2,5/5.
Heureusement que j'ai eu cet ouvrage dans les bacs à 10 euros, parce que le prix en neuf chez Joker est prohibitif.

Nom série  Les Ailes de Plomb  posté le 14/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La série s'appuie sur un thème courant en BD ou à l'écran : l'individu sans histoire propulsé par hasard dans un univers dangereux et mouvementé (surtout dans le premier triptyque), en l'occurrence le monde de l'espionnage des années 50.

En effet, ça évolue dans le milieu des barbouzes avec un peu d'humour qui peut se comparer au film de Lautner, les Barbouzes. On y voit des sosies de Laurel & Hardy, un vieux truand qui ressemble à un Spencer Tracy fatigué, et plein d'autres petits clins d'oeil... le tout malaxé en un bon mix de fictif et de réalité historique sur la politique française de 1958 autour du général De Gaulle. Je ne suis pas connaisseur de cette période que je n'ai pas vécue et qui m'intéresse assez peu, mais j'aime l'époque pour ce qu'elle a de "singulier" et je dirais même "d'exotique" si je puis m'exprimer ainsi. On a l'impression que tout sonne vrai. La description géographique est également correcte, autour de Biscarosse et de l'étang de Cazaux situés presque à la frontière avec la Gironde.

Le premier récit en triptyque n'est pas mal, malgré un côté déjà vu et peu surprenant, quelques imperfections aussi. C'est un festival de situations qui s'enchaînent avec des rebondissements tant bien que mal, quelques incohérences et quelques situations pas toujours très claires, mais l'ensemble est bien mené, je suis seulement un peu déçu par un final trop rapide concernant la disparition trop vague de Valérie Merle.

Les récits suivants sont un peu moins passionnants ; le tome 4 est un tome de transition pour préserver une continuité qui se relie au triptyque précédent, il est moins réussi car l'évolution de Patrick Plomb marque un trop grand contraste. Entre le coureur de jupons irresponsable des débuts dans l'hôtel pyrénéen de sa mère et le garçon aguerri qui a son brevet de pilote et apparemment doué pour le journalisme, il y a un sacré écart. Le triptyque suivant devient complètement fou et bien trop rocambolesque, même si on a l'impression que ça a l'air plausible. En tout cas, il m'a intéressé moyennement. D'autre part, les nombreux dialogues en allemand dans le tome 5 auraient pu au moins se fendre d'une traduction.

J'ai attaché un plus grand intérêt au dessin. Il est vraiment agréable et séduisant, surtout dans les décors et les voitures très soignées des années 50, on sent que c'est un vrai plaisir pour les dessinateurs de reproduire les Simca Aronde ou Ariane, les Dauphine Renault, les DS Citroën et autres Alfa Romeo Giuletta... Je préfère cependant le dessin plus appliqué et d'une plus grande netteté, très propre de Gibelin à partir du tome 4, et il s'améliore en suivant.
Voici donc une série ni tout à fait captivante, ni tout à fait médiocre, qui propose des aventures classiques et assez courantes vues dans des Bd plus anciennes, mais l'effort sur la re-création d'époque fifties est méritoire.

Nom série  Le Tueur  posté le 11/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore une grande série que j'avais pas lue, c'est chose faite. Ce tueur dont on ne connait même pas le nom (une sorte d'exploit en BD) est présenté comme un type normal, comparable à des milliers d'autres bourgeois qui touchent leur chèque en fin de mois, sauf que lui tue des gens, et les auteurs offrent un portrait de tueur solitaire, cynique, froid, méthodique et sans scrupules qui fait froid dans le dos parce que le récit de ses exploits mortuaires devient au fil des pages fascinant, c'est assez vicieux comme pensée car ça rend ce type qui en fait est une ordure totale, comme tous les tueurs, plutôt fascinant, voire même attachant, un vrai paradoxe ! Faut donc pas sombrer dans ce travers et bien considérer qu'un tueur à gages, c'est un fumier qui se cache derrière la lunette d'un fusil et qui envoie la mort, c'est donc un type méprisable.

Mis à part cet élément très subversif je trouve, la série possède autant de qualités que de défauts. La vision du monde, de la société et de l'humanité selon ce tueur, est sombre, pessimiste et désabusée, il considère que sa justice vaut bien celle des hommes, ses incessants monologues qui sont le reflet d'une morale à 3 sous par endroits, profèrent inversement quelques vérités qui ne sont pas toujours bonnes à dire, le ton est désenchanté, d'un cynisme amer mais aussi très infantile par moments, ce qu'on appelle de la psychologie de bazar. Mais cette narration basée sur ces pensées donnent en même temps une originalité et finissent par créer une intimité troublante entre ce "héros" et le lecteur, à tel point qu'on doit se réveiller par moments en se disant "mais merde, ce type tue des gens, et je me met à penser comme lui ?"...

En vrac, il y a des trucs qui me font toujours tiquer, comme certaines incohérences ou facilités qui peuvent pourrir une série qui se tient , comme par exemple la facilité avec laquelle le tueur arrive à entrer dans certains immeubles pour ajuster son tir, et en ressortir sans anicroche, en somme il quitte tranquillement son lieu de travail. Bon si on passe sur de petits détails comme ça, c'est une Bd qui se lit sans ennui, mais je n'ai vraiment apprécié que les 5 premiers albums qui constituent un cycle complet et qui se focalisent beaucoup plus sur le parcours intérieur du personnage, le récit est méticuleusement construit et montre l'exécution des contrats. La suite est plus tournée vers une géopolitique envahissante, entre les Ricains, les Cubains, les Vénézuéliens et toute une opération de manipulation et d'affaires ou d'accords à passer entre différentes parties, ça m'a moins intéressé et même un peu plus ennuyé, déjà que ça se répète un peu par moments, et que les monologues deviennent de plus en plus denses, brisant un peu la dynamique, bref j'ai trouvé la substance moins riche.

Question dessins, c'est pas mal, au début j'étais un peu réticent, et puis j'ai trouvé que la mise en page avec de grandes cases et des pleine-pages donnait un côté aéré et un dynamisme intéressant. Le dessin va en s'améliorant et par endroits, je trouve que ce trait épais à l'aspect fluide et épuré ressemble un peu à celui de Pellejero.

Un polar assez intéressant, surtout au début mais qui finit par se répéter et s'empêtrer dans un aspect plus géopolitique redondant, c'est pourquoi je ne met pas l'achat, ça s'emprunte facilement vu que toutes les médiathèques ont la série.

Nom série  Finkel  posté le 10/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après avoir lu Arq d'Andreas, je me suis lancé dans "Finkel" dont je repoussais la lecture pendant longtemps, de peur encore de tomber sur quelque chose de rebutant...et pas manqué, même si par rapport à Arq, j'ai été moins rebuté, je n'ai pas non plus été séduit, loin de là, c'est encore un récit insolite, mais l'aspect maritime (thème qui m'a toujours plu) et le dessin de Gine que je connais depuis longtemps sont des éléments plus favorables pour aborder cette série.

Des mêmes auteurs, j'avais lu Neige qui reste je crois leur oeuvre principale au point qu'ils ont un peu négligé "Finkel" et n'y ont même pas apporté de fin. J'en étais sorti à demi déçu, mais ici, l'impression est encore pire, le sujet n'est pas tellement séduisant au départ, l'intrigue a tendance à trainer en longueur, au bout d'un moment, ça tourne un peu en rond, comme si les auteurs n'avaient plus rien à dire, c'est fade et sans grand intérêt. C'est peut-être dommage, car on sent que si cette histoire était mieux élaborée, elle aurait pu mieux fonctionner, débarrassée d'un tas de trucs inutiles, mais en l'état, il y a quelques invraisemblances, quelques lourdeurs qui ralentissent la dynamique, des personnages peu intéressants, et un petit côté déjà vu dans Neige, avec quelques caractéristiques communes.

Bref, ce monde aquatique en perdition avait sûrement un potentiel, souligné par un bon dessin lumineux et inspiré, mais il a du mal à me convaincre et il m'est difficile de me passionner.

Nom série  Arq  posté le 10/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Encore une série dont je n'arrive pas à comprendre l'engouement et cette flopée d'étoiles.
J'ai vraiment beaucoup de mal avec Andreas, il bâtit ici un univers trop complexe pour moi, trop mystérieux, trop abscons, trop déconcertant, trop déroutant et trop étrange pour que j'accroche, même si la Bd n'est pas aussi hermétique que Rork. Mais cette ambiance zarb qui ne ressemble à rien de connu, ce monde qui oscille sans cesse entre rêve et cauchemar, il m'est impossible de rentrer dedans. A ce moment là, je préfère carrément la science-fiction spatiale où je peux identifier des trucs, même si cet univers ne me met pas à l'aise, mais là je n'ai aucun repère, c'est une SF atypique sans technologie à outrance, ça fait drôle...

A cela s'ajoutent d'autres éléments qui me rebutent : les personnages sont inintéressants et antipathiques, on ne peut pas s'attacher à des gens comme ça, ils me laissent totalement indifférent. Ensuite, la lecture est poussive, c'est lent, on avance péniblement et rapidement j'étais gagné par l'ennui, d'autant plus que je ne comprenais pas grand chose, déjà au bout de 3 tomes j'en avais marre... j'ai continué en me faisant violence et m'obligeant à finir au moins un cycle, puis j'ai survolé plusieurs autres tomes, qui de plus en plus sont gagnés par des dialogues envahissants, mais je n'ai rien trouvé d'intéressant pour me faire changer d'avis. 18 tomes, c'est vraiment trop.

Quant au dessin, j'ai aussi du mal, je ne le trouve pas hideux, il y a bien pire, mais il n'est pas joli, les têtes des personnages ont l'air comme aplaties, c'est une sensation bizarre, les silhouettes sont longilignes et assez disgracieuses, bref je n'aime pas. Le seul truc que je trouve pas mal dans cette Bd, c'est le découpage hardi et l'organisation élaborée des planches qui sont d'une certaine richesse formelle. Mais l'étrangeté de cet univers n'est vraiment pas pour moi.

Nom série  Héraclès  posté le 07/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette nouvelle trilogie enrichit la collection fondée par Luc Ferry, 3 tomes sur le plus grand héros de la Mythologie, ça les vaut bien pour raconter l'histoire et les exploits d'un tel personnage, sa vie est riche, et je ne sais pas si Clotilde Bruneau (scénariste attitrée de la collection) arrivera à tout évoquer, je l'espère, du moins le plus important. Il aurait été inconcevable qu'une collection de BD sur la Mythologie grecque n'aborde pas l'un de ses personnages les plus emblématiques, c'est donc chose faite.
Ce premier tome prend l'histoire à sa source, avant la naissance d'Héraclès et sa prime jeunesse, il s'arrête juste avant l'épreuve des 12 travaux qui doivent être effectués en rémission de son crime.

L'histoire est un peu traitée naïvement, d'une façon peut-être un peu scolaire, ou alors c'est une impression, mais elle reste fidèle aux récits mythologiques. On a droit déjà à un ou deux exploits du jeune héros, lorsqu'il étouffe les 2 serpents envoyés par Héra dans son berceau pour le tuer, ou encore sa victoire sur le lion de Némée, dont il récupère la peau pour se vêtir. Déjà il fait montre de sa force héritée de son père divin. Si ça commence comme ça, j'ai bon espoir pour la suite, je pense que la plupart des exploits d'Héraclès seront montrés de belle façon, tout en bravant la haine farouche d'Héra qui ne lui laissera que rarement de répit. Pour les amateurs de Mythologie comme moi, c'est un régal, même si certains qui connaissent bien cette histoire, n'apprendront rien ; pour les autres qui ne connaissent pas les exploits du héros, c'est une bonne entreprise de vulgarisation. Et le dossier en fin d'album est là pour compléter le sujet.

Comme dans les autres albums de la collection, et comme je l'avais dit sur certains avis, on retrouve un dessin à peu près conforme à ceux déjà vus, l'unité graphique est respectée, Annabel livre un dessin puissant, fluide et détaillé dans la continuité de ce qui a été fait par les autres dessinateurs. Pour l'instant, l'ensemble est tout à fait satisfaisant.

Nom série  Sept Cannibales  posté le 05/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je n'arrive pas à comprendre comment un scénariste comme Runberg qui a crée des séries comme Reconquêtes ou Orbital a pu se lancer dans un tel sujet. C'est un thème risqué qui aurait pu déraper beaucoup plus et sombrer dans le scabreux et dans l'ignoble, mais en l'état, c'est déjà bien assez pour moi, ce récit n'est pas recevable, je ne peux m'intéresser à de tels personnages aussi répugnants, à ces mentalités aussi atroces et à ces festins orgiaques et anthropophages.

De plus, le début est long à démarrer avec tous ces lieux et ces personnages à présenter, puis ça continue en chasses du comte Zaroff dans un ton très violent, comme pour donner un coup de fouet après une telle langueur, et le dessin est spécial, on dirait que c'est à peine appliqué, juste pas tout à fait fini, enfin bref, peut-être que sur une autre Bd ça passerait, mais là ça ne me branche pas du tout, et le sujet est à vomir.

Nom série  Cognac  posté le 05/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Châteaux Bordeaux (qui a tout lancé en 2011), In Vino Veritas (Toscane) en 2013, Bodegas et Le Sang de la vigne toutes deux en 2014, voila que Corbeyran replonge dans la buvande avec cette série en emmenant le lecteur dans les Charentes cette fois et en s'intéressant à un breuvage prestigieux. Si j'avais bien aimé Le Sang de la vigne malgré ses conventions (peut-être aussi parce que ça se passe chez moi), je ne lirai sans doute pas Bodegas (à moins qu'une médiathèque l'achète)... mais ça commence à bien faire, Corbeyran va user ce sujet en exploitant tous ces éléments liquides, encore que le cognac soit assez attirant à traiter. Attirant seulement pour certains lecteurs comme moi qui aimons cette région et qui connaissons bien tous les décors présentés puisque c'est un endroit du Sud-Ouest.

En effet, le scénariste fan de boissons en tout genre balade le lecteur dans les deux Charentes (le 16 et le 17) puisque l'industrie du noble breuvage (avec son petit cousin le pineau) s'étale sur l'ensemble des 2 départements. Personnellement, je ne suis absolument pas fan de cognac, je préfère nettement le pineau en apéritif, j'en ai bu très jeune quand je vivais à La Rochelle, et depuis j'en raffole, mais ceci n'intéresse personne. Parlons plutôt de cette Bd : bah, Corbeyran ne se renouvelle guère, il réutilise les mêmes recettes que dans ses autres séries "liquides", en mêlant un ton un peu plus policier à une histoire de recherche de personne, tout en livrant quelques détails techniques sur l'élaboration du précieux breuvage ambré. Je dois dire que je connais assez bien tout ça, ayant visité le château du Baron Otard à Cognac (installé dans l'ancien château des Valois, où est né François d'Angoulême, futur François Ier), et j'ai trouvé que Corbeyran était quand même un peu plus avare dans ce domaine par rapport à Châteaux Bordeaux où il livrait énormément d'éléments techniques ; c'est un peu frustrant et dommage de n'avoir pas complètement exploité ce détail.

On apprend à peine que les vignobles sont répartis surtout le long de la Charente (ou à proximité) et que 2 villes sont considérées comme les capitales du cognac : Cognac et Jarnac (qui ont étrangement vu naitre 2 François). L'allusion à Mitterrand est d'ailleurs marrante, et ce qui est dit sur la mentalité charentaise (celle du 16, plus terrienne) est un peu vraie, différente de celle du 17 (plus maritime et plus ouverte).

Les personnages voyagent beaucoup : Jarnac, Saintes, Mosnac, Jonzac, Angoulême, Cognac, Mortagne-s/Gironde, le château de Beaulon... et apparemment Corbeyran n'a jamais dû arpenter ces lieux avec un chronomètre, car quand on les connait comme je les connais, on sait qu' ils sont assez distants, et là les personnages en 1 ou 2 cases sont déjà rendus, c'est formidable ! Enfin, ce n'est qu'un détail. Sur son ensemble, la série n'est pas ennuyeuse à lire mais elle n'est pas non plus tellement passionnante, ça reste convenu et un peu déjà vu. Reste un dessin correct, je n'avais pas lu grand chose de Brahy, mais son trait est un classique réaliste qui convient bien à ce genre de Bd moderne, il y a de belles images, pas toujours conformes ou à peine à certains décors que je connais, mais mention spéciale à sa représentation des arènes de Saintes inondées (que j'ai souvent vues ainsi après chaque grosse averse).

Une lecture sans surprise, pas désagréable, mais pas indispensable.

Nom série  La Douceur de l'Enfer  posté le 01/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Olivier Grenson se lance seul en tant qu'auteur complet dans ce diptyque peu commun, et opère un choix curieux de sujet avec la guerre de Corée comme fond. C'est une guerre mal connue des Européens qui n'a impliqué que les Etats-Unis, c'est pourquoi elle n'est guère évoquée en Histoire, enfin durant ma scolarité, on n'en parlait pas, sinon au cinéma. J'ai en effet vu de nombreux films de guerre sur ce conflit qui fut même parodié de manière très caustique par Robert Altman en 1970 dans MASH. Mais je ne voyais alors que l'exploit guerrier proprement dit, pas les aspects politiques.

A première vue, la première partie du récit traine un peu, c'est long à démarrer, et le sujet est peu engageant et pas gai du tout. Le héros Billy fait un voyage douloureux entre San Francisco et la Corée du Nord, le sujet semble difficile et ingrat à traiter, mais quand Billy est en Corée, ça devient plus prenant, et puis le scénario prend une tournure incroyable avec ce "faux" grand-père, et verse dans l'anti-américanisme, c'est donc assez délicat de remuer tout un tas de vieux démons oubliés. Mais Grenson s'en sort bien, sa progression est remarquable, il maîtrise bien son récit, et son dessin est toujours aussi fluide et doux à l'oeil, j'avais déjà admiré sa finesse de trait sur La Femme accident, ça aide beaucoup la narration.
Le seul truc, c'est que ça ne m'a pas entièrement passionné, je trouve l'entreprise louable mais le sujet ne m'attire pas des masses, malgré une certaine émotion par endroits.

A noter un petit détail : ai-je eu la berlue sur une anomalie de date ? si le fils de Martha et Ted s'est marié en 1996, son fils Billy ne peut pas être né en 1980...

Nom série  Un long destin de sang  posté le 01/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le prologue laisse à penser que ça va être encore une histoire sur les tranchées de 14-18 avec des images épouvantables. Il y en a certes, mais ensuite le récit évolue vers un aspect policier à tendance politico-sociale ; c'est pourquoi j'aurais plus sûrement vu cette Bd classée en roman graphique ou à la rigueur en historique, car elle se sert d'un contexte historique précis, mais ce n'est pas du pur polar tel qu'on le conçoit.

Au départ, j'ai eu un peu de mal avec ce chassé-croisé de séquences sur 8 personnages différents, c'était assez pénible à suivre, les cases s'enchainent sans transition, la lisibilité de la narration et le découpage sont très chaotiques, il faut être attentif. Et puis au fur et à mesure, l'intrigue bien construite me fait oublier ce désagrément, ça se présente comme dans un film choral, du style de Magnolia, où plein de personnages se retrouvent ensuite liés par un élément commun, c'est le cas ici.

L'intrigue est remarquablement goupillée et se base sur une odieuse expérience scientifique à des fins militaires, que des galonnés, des politiciens et des scientifiques honteux cherchent à étouffer, car elle n'a pas marché. Et encore une fois, cette expérience a été faite sur de pauvres poilus qui n'avaient rien demandé. j'espère que ce genre de truc n'est jamais arrivé et que c'est de la pure fiction...

Le dessin me laisse moins enthousiaste, c'est un trait épuré et simplifié, qui au premier abord est peu esthétique, avec une allure sombre, des fonds de cases vides, des lignes un peu géométriques et un style un peu anguleux, mais j'ai fini par m'y faire, ce n'est pas entièrement désagréable ou vilain.
Un bon diptyque qui se lit bien, mais j'ai trouvé le final un peu expédié, ou disons sans trop d'attrait, assez plat voire banal, ça brise légèrement l'effort narratif déployé en cours de lecture. C'est en partie pour cette raison que je ne recommande pas l'achat.

Nom série  Les Blondes  posté le 31/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Etant en bibliothèque et attendant un rendez-vous en ayant une heure à tuer, je n'avais pas le temps de me lancer dans une série longue, je tombe sur 2 albums de cette série que je connaissais de nom, au hasard je prends les tomes 6 et 8 dispos. Bon les blagues sur les blondes, tout l'monde connait ça, on en a entendues au moins une fois dans sa vie, mais là je trouve que c'est très bas de plafond, il y a bien 2 ou 3 gags qui fonctionnent et qui produisent leur petit effet, mais les 3/4 du temps, c'est plat, morne et lourd, d'autres sont franchement ratés, et quand je pense qu'il y a 26 albums comme ça, qui compilent ces blagues, c'est à devenir fou ! Si encore, il y avait un peu de fesse, ça pourrait rajouter du piquant, mais même pas, c'est pourquoi si l'exercice ressemble à Blagues Coquines, je préfère cette dernière qui offrait cet attrait. Parce que là, ça peut paraitre très très con et franchement lassant, j'ai l'impression que si on en a lu 2 comme je l'ai fait, on les a tous lus, vu que le fond tourne toujours autour du même sujet.

Encore heureux que le dessin soit mignon et lisse, ça convient parfaitement à ce type de bande. Le mérite du scénariste, c'est d'avoir des idées, mais ça tourne vite en rond, et les gags s'accumulent et s'empilent, même en demi-planches, c'est dire si c'est de la BD au kilo et qui n'est tout juste bonne qu'à être lue en 1 heure pour s'occuper en attendant quelqu'un ou aussi dans une salle d'attente chez le dentiste ou autre...

Nom série  Samurai  posté le 31/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je repoussais la lecture de cette série depuis longtemps (comme celle de Kogaratsu d'ailleurs), n'étant pas friand de cette culture japonaise, et en plus le nombre d'albums me rebutait un peu... et puis hop ! me suis lancé !

J'ai lu très attentivement le premier cycle des 4 tomes, puis moins sérieusement la suite, car déjà ça commençait à bien faire. Je craignais que ce soit encore des rivalités incessantes entre shogun et samouraïs, mais ce premier cycle évolue plutôt vers un côté plus mystérieux, avec une once de fantastique, une sorte de quête où les personnages principaux doivent échapper à des ennemis qui les traquent, c'est proche d'une énigme où le suspense s'insinue dans ce Japon féodal bien représenté.

Le récit commence par un prologue mystérieux dont on apprend plus tard la signification dans le tome 2, mais au cours du récit, ça retombe finalement dans les mêmes travers, ce que je reproche à toutes les Bd traitant du Japon ancien : des combats, encore des combats, toujours des combats ! des guerriers masqués, des ninjas, et des rivalités avec au milieu cette philosophie zen qui finit toujours par me laisser indifférent. Dans la période médiévale, je préfère nettement ce qui se passait en Europe, notamment entre la France et l'Angleterre...
En résumé, on peut dire que la première partie jusqu'au début du tome 3 est bien et assez prenante, c'est après que ça devient plus conventionnel, avec des éléments très classiques et souvent vus ailleurs.

Le dessin n'est pas trop dans mes goûts, c'est pas du style policé et fluide que j'affectionne, mais il n'est pas laid, c'est déjà ça, ça m'a rappelé un peu le dessin de Robert Gigi sur Ugaki, Bd dans le même style graphique que je trouvais plus soigné. Certains visages d'hommes ne sont pas jolis par contre, et il règne une certaine confusion dans certaines cases, au point qu'il faille en scruter le contenu attentivement pour bien comprendre ce qui s'y passe par endroits. Sinon le point positif, ce sont les grandes images de paysages et de décors japonais très réussis, avec une mise en page dynamique, des cadrages multiples et de différentes formes qui parviennent à détailler des scènes de combats qui ne sont pas toujours évidentes à décrire. Quelques scènes de batailles sont bourrées de détails, telle celle de la page dépliée dans le tome 4. Le dessin fait de très nets progrès dès le tome 7.

C'est pas une série que je relirai et qui me laissera un souvenir inoubliable, mais je suis cependant content de l'avoir lue. Je met l'achat, mais ça peut se lire en bibli

Nom série  Bébé Cyanure  posté le 28/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai jamais été fan de Forest et ce n'est pas avec ce genre de bande que ça va changer, seule la curiosité m'a poussé à cette lecture. Il n'y a que le dessin qui me convient ici, je le trouve plus joli et plus travaillé que sur Hypocrite et largement supérieur à celui de Barbarella. Mais côté scénario, ça ne peut que me rebuter parce que je n'aime pas le surréalisme et la propension qu' a Forest a emmener le lecteur dans le grand n'importe quoi.

Comme je l'ai indiqué dans mon avis sur Hypocrite, on dirait qu'il n'a pas d'histoire pré-établie, tout a l'air d'être balancé sur le papier au coup par coup, c'est comme le principe de l'écriture automatique, c'est ça le surréalisme, faut être client, et moi je n'en suis pas, ou disons que ça va bien un moment. Ici, une adorable gamine brune se balade entre Saturne et Vénus en 3250, à bord d'un curieux engin spatial, elle rencontre des personnages tous plus étranges les uns que les autres et se retrouve confrontée à toutes sortes de péripéties. C'est une histoire rocambolesque, complètement délirante qui à première vue, lue comme ça, aurait pu présenter de l'intérêt, mais c'est encore pire que dans Hypocrite, il n'y a donc rien à comprendre car c'est du Forest... On peut trouver étrange qu'il crée ce personnage 2 ans après celui de Hypocrite qui reprend certaines situations et qui sont en quelque sorte des clones déguisés de Barbarella, surtout Bébé Cyanure, celle-ci n'a d'ailleurs pas une longue carrière puisqu'elle est apparue dans le n°1 de l'éphémère Chouchou en 1964, pour en disparaitre 1 an plus tard avec la fin de ce magazine.

Nom série  Quasar  posté le 28/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lors d'un petit séjour en Bretagne, j'ai dégoté quelques Bd d'occasion à Bécherel, petit village médiéval non loin de Rennes ; cette commune est devenue "la cité des libraires" puisqu'on compte 8 ou 10 bouquineries de livres anciens et modernes, on n'y trouve pas des Bd très courantes, c'est ce qui m'a intéressé.

Avec "Quasar", Chris Lamquet se lançait dans sa première grande Bd en solo en 1982 dans le journal Spirou, après avoir fait son apprentissage dans le studio d'Edouard Aidans. Il utilise des codes assez courants de la SF autour de la robotique, tout en lorgnant légèrement vers Moebius, mais en plus accessible. On peut rapprocher cette bande de Dani Futuro, c'est de la science-fiction aventureuse si je puis dire, le sérieux est tempéré par l'humour de son trio sympathique de héros, mais le propos qui peut sembler factice, prévient qu'il faut être prudent avec la technologie moderne, et quelques progrès de la civilisation sont remis en question en cette fin de 21ème siècle.

La bande affiche donc un caractère humaniste tout en étant futuriste avec des créatures et des machines étonnantes, Lamquet renouvelle un peu le genre en introduisant une dimension spéculative, la Bd se laisse lire, même si l'ensemble aurait besoin d'être soutenu par une narration plus solide. Quant au style graphique de Lamquet, il est déjà bien établi, l'image est proche de la nouvelle Ligne Claire, c'est fluide et très agréable.

Nom série  Charitas  posté le 28/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai trouvé ces 2 albums à un tout petit prix, et heureusement car ce n'est vraiment pas terrible. C'est une Bd qui fait partie des nombreuses séries avortées de chez Glénat au tout début des années 80, conçue pour paraître dans le magazine Circus.

Je n'en avais qu'un vague souvenir, j'avais dû la lire de façon distraite, les auteurs sont d'ailleurs restés inconnus, même si le dessinateur Vicini a dessiné Ballon ovale en 1984 dans Okapi.

Il s'agit d'un justicier populaire vaguement inspiré de Fantomas, mais sans la cruauté et le vice, il est censé protéger la société parisienne à l'aube de la Belle Epoque ; il vient en aide à une jeune héritière dont il tombe amoureux, et ses tribulations l'emmènent en Egypte sur la trace de 3 notables véreux. Le récit s'arrête là, il n'y a pas eu de suite. C'est dommage au vu du résultat, car si l'intrigue avait été plus soignée et mieux élaborée, ça serait rentré dans un style romanesque de roman populaire très sympathique.

Mais les auteurs s'y prennent mal, c'est bancal, mal foutu, avec des situations absurdes, des scènes inutiles ou peu compréhensibles, des ellipses qui embrouillent le lecteur, des facilités scénaristiques à foison, des invraisemblances, et des faits mal expliqués... bref ça sent l'amateurisme, la narration est complètement anarchique, sans souci de cohésion. Je le répète, c'est dommage parce que le contexte de fin XIXème siècle est bien recrée, en mêlant habilement des événements historiques (l'incendie du Bazar de la Charité à Paris, l'épisode de Fachoda au Soudan) et en impliquant des personnages réels ou fictifs comme le commandant Marchand, lord Kitchener ou Sherlock Holmes... Tout ceci est joyeusement bordélique, mal agencé et hélas ne mène à rien.

Aujourd'hui, un éditeur comme Glénat ne prendrait pas le risque d'une édition en album, mais en 1981, c'était encore courant.
Le dessin est agréable, chargé, costaud et inspiré un peu du style d'Annie Goetzinger à ses débuts, malgré quelques défauts de proportions, ou des visages changeants, mais l'ensemble graphique est satisfaisant et typique de cette époque, c'est pourquoi cette Bd qui est à l'image de certaines Bd foutraques de ce début d'années 80 et paraissant dans des revues, aurait pu faire une bonne série s'il y avait eu un peu plus de sérieux.

Nom série  Sera Torbara  posté le 20/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai découvert ce diptyque qui m'a amplement séduit pour plusieurs raisons, sans conteste l'un des meilleurs récits de cette collection Histoires Fantastiques de chez Dargaud.
D'abord, le contexte, peu utilisé en BD, l'Italie du XIXème siècle, avec toutes la complexité que ça pouvait avoir ; j'en avais eu un petit aperçu en lisant le Guépard de Lampedusa, et surtout en voyant le film de Visconti, l'Italie traversait une période houleuse de son histoire, mais le récit s'attachait surtout à la Sicile.

Ensuite, il y a le personnage de Sera Torbara, une sorte de beau gosse blond, élégant et romantique, un physique qui ne laisse pas deviner le sens de ses actions. Il fricote avec des mécènes et de nobles fortunés pour mieux les dépouiller et les anéantir en utilisant leurs faiblesses, c'est un être vil et méprisable, et je suis très content de voir que dans les années 80, des auteurs de BD osaient créer des personnages aussi noirs, leur anti-héros (car c'en est un) est un condensé de Fantomas, de Monte Cristo et d'Arsène Lupin, un type au bord de l'abjection dont le parcours est chaotique mais plein de rancoeur et de détermination, on voyait rarement ce genre de caractère à l'époque, sinon dans des feuilletons TV, le scénario est vraiment passionnant. Etrangement, on ne peut pas le détester tant son charisme est énorme.

Parmi les autres raisons : le fait que ce soit un diptyque laisse un petit regret, car le personnage aurait pu progresser encore parmi ces nantis et s'adonner à d'autres méfaits. Et puis bien sûr il y a le dessin de Rotundo qui ne m'est pas inconnu, son trait est clair et précis, dans un style qui ressemble un peu à celui de Franz en période Lester Cockney, mais surtout ce qui me surprend c'est de voir de la couleur, n'ayant été habitué qu'au noir & blanc de Rotundo, notamment dans Ex-Libris Eroticis, et il s'en sort bien.
Bref, une excellente Bd, j'hésite à mettre les 4 étoiles, mais il y a un ou deux détails qui me laissent perplexe, donc c'est du 3/5, mais je recommande quand même ces 2 albums au ton sulfureux tant par le dessin que par le scénario.

Nom série  Saucisson Smith  posté le 20/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai vu en galerie que Pierig avait posté cette Bd, sur le moment je n'ai pas percuté, et puis j'ai rejeté un oeil dans mes vieux numéros du journal Tintin pour me remettre en mémoire cette petite série animalière qui a fait un passage fugace dans le journal, au moment de sa formule en Nouveau Tintin vers 1980.

Il s'agit d'une série où les personnages sont des animaux humanisés comme il y en a eu tant dans la bande dessinée, un peu dans le style de Chlorophylle de Macherot, sauf que là, le ton sera différent. Saucisson Smith est un chien qui est un monte-en-l'air pour le compte d'un riche collectionneur d'art ; c'est un personnage qui fait partie de la catégorie des héros malchanceux et qui font un passage assez éphémère, puisqu'il ne connaitra que 4 aventures, dont 2 qui ont paru dans le journal Tintin entre 1979 et 1981 : les 2 publiées chez l'éditeur Regards, alors que les 2 premières chez l'éditeur Garnier sont parues en 1976 directement en albums dès leur création par Christian Goux. Je m'en souviens un peu mais je lisais cette Bd de façon distraite dans Tintin, elle ne m'avait pas tellement accroché.

A y regarder de plus près, je m'aperçois que c'est plutôt rigolo et bon enfant, ça ne mange pas de pain, et des séries de ce genre, j'en ai vu un paquet dans le journal Tintin, certaines furent très éphémères et sans suite. Ici, il y a une toute petite note de surréalisme, et les décors insolites donnent aux récits un ton particulier et attachant. Le dessin de Goux a un vague air de famille avec celui de Pesch, dessinateur animalier connu pour Bec-en-fer, il n'est pas déplaisant mais pourra effrayer les lecteurs peu habitués aux colorisations des années 70-80.

Goux a travaillé pour plusieurs journaux jeunesse comme Spirou, Pif-Gadget, Pistil ou Fripounet... mais je le connaissais surtout pour ses travaux encyclopédiques, au moment où il était rédac-chef de la version française du journal Tintin, il avait réalisé dans les pages éditoriales de Nouveau Tintin entre 1979 et 82, 2 rubriques excellentes consacrées à l'oeuvre d'Hergé : Tintin Story, et les Archives de Moulinsart.

Pour "Saucisson Smith", c'est pas génial, mais pas indigne, ça peut constituer une curiosité pour ceux qui veulent découvrir quelques Bd anciennes des années 70.

Nom série  David  posté le 18/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette collection sur les grands peintres ne m'attire pas des masses, étant peu intéressé par la peinture en général, je sais y reconnaitre certains styles, mais cet art ne me touche pas comme l'architecture par exemple ou la musique, et bien sûr le cinéma. Il y a donc des albums que je ne lirai pas, mais celui-ci m'a attiré car David m'a toujours ébloui avec ces immenses toiles que j'ai vues au Louvre dans mes jeunes années, comme le Sacre de Napoléon, le Serment des Horaces ou L'Enlèvement des Sabines... et même le portrait de Marat mort dans son bain.

Ce qui frappe tout d'abord, c'est le dessin assez grossier sur les personnages, un trait assez épais qui surprend un peu mais finalement plaisant ; c'est surtout les visages assez sommaires qui sont le plus étonnants, c'est un style graphique qui ne m'a pas déplu, alors que les décors sont très rectilignes et tracés au cordeau, mais il y a en même temps une représentation fidèle des architectures parisiennes.

En refermant l'album, je déplorais sur le moment que Dimberton (que je connaissais surtout comme scénariste) ne s'intéresse qu'à une période courte de 2 ans de la vie du grand peintre (entre 1794 et 1796), en ignorant toute sa période napoléonienne puisqu'il va devenir le peintre attitré de l'Empire. Et finalement, ça s'arrête sur le Sacre de Napoléon, tableau qui fera sa gloire, même si j'ai trouvé cette fin un peu rapide. Mais c'est peut-être pas plus mal d'avoir traité cette courte période révolutionnaire car c'est une partie de la vie de David que je connaissais mal, et je suis sûr que le grand public la connait mal aussi. Ce qui est intéressant, c'est que tout en décrivant les déboires cellulaires du peintre et une petite partie biographique, Dimberton livre quelques données techniques sur la peinture (perspectives, vernis, lumière, térébenthine, toile et bois etc...). Un bon album.

Nom série  Badlands (Corbeyran/Rowalski)  posté le 18/03/2016 (dernière MAJ le 18/05/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore du western qui utilise la magie indienne mais non sans quelque originalité et variante, au contraire d'autres Bd abordant ce thème. Ici, un cube aux étranges pouvoirs est au coeur de l'intrigue qui plonge dans l'ésotérisme et le fantastique donnant une approche intéressante des esprits indiens anciens d'une grande puissance. A cela, est lié l'ancêtre de l'héroïne, un conquistador plus intéressé par les légendes indiennes et leurs pouvoirs que par l'or.

Le fantastique domine donc, mais on est bien dans un western où de nombreux éléments sont là pour le rappeler, à commencer par les paysages sauvages magnifiques ; j'aime ces décors et cette ambiance de magie liée au peuple Anasazi, dont on sait peu de choses. Depuis la découverte de Mesa Verde à la jonction du Colorado, de l'Arizona, de l'Utah et du Nouveau Mexique, on en sait un peu plus sur cette culture Anasazi, mais c'est un peuple qui garde bien des mystères. Jouer sur ce postulat présente donc de bons éléments pour une Bd, c'est ce que fait Corbeyran, même s'il ne s'y prend peut-être pas toujours bien. Je pense qu'il a dû quand même étudier les Anasazi et le site de Mesa Verde qui est le plus célèbre et le mieux conservé.

Leur habitat composé de logis à étages appelés pueblo est montré ici, de même que le rôle des kivas est expliqué ; la kiva reste néanmoins toujours énigmatique par son aspect religieux cérémoniel. Autant dire qu'un tel décor bien reproduit dans cette Bd était idéal pour la présence physique d'esprits.

Malgré quelques incohérences, comme le but réel de Perla qui reste flou, et aussi des personnages secondaires pas assez bien utilisés, j'ai apprécié ce western qui marie 2 genres de façon encore trop approximative pour être plus enthousiaste.
A la fin du tome 1 qui peut à la rigueur se lire comme un one-shot avec une fin propre, j'indiquais que ça pouvait prendre une direction très intéressante, mais au vu du tome 2, je déchante largement : je m'explique ci-dessous.
Je veux d'abord parler du dessin qui est très beau et qui met en valeur les décors de rochers, de désert, le village pueblo et aussi les personnages, dont Perla avec une allure sexy et frondeuse dont les nuances s'affichent sur son visage ; je remarquais aussi que le dessinateur n'en profitait pas avec une telle silhouette, pour dénuder son héroïne gratuitement, et justement dès le début du tome 2, on y a droit grâce à une scène de bain, c'est joli et discret et ça reste la seule fois...

Mais ce tome 2 ne m'a vraiment pas satisfait, il ne s'y passe rien, le récit stagne et n'avance plus comme avant, on dirait que Corbeyran se retient en ménageant ses effets pour tout balancer dans un tome 3, alors que s'il avait voulu, il aurait pu conclure en un diptyque, c'est de l'escroquerie ! Le chamanisme indien est à peine évoqué avec une métamorphose d'ours que j'ai trouvée totalement stupide. Les personnages débitent des dialogues ridicules et parfois à la limite du moderne (on est au Far West du XIXème, pas dans une banlieue difficile de par chez nous), et cette manie d'opposer l'Indien et le Black qui se disputent comme des chiffonniers pour des raisons futiles est tout simplement infantile, ça prend de la place inutile, sans parler de certaines péripéties plates qui ne font même pas vibrer et ne délivrent pas un soupçon de grande aventure... on est quand même dans un western, merde ! Donc, Corbeyran fait le fainéant et je n'aime pas ça, le voyage de ce petit groupe n'aboutit à rien et le lecteur n'est pas plus avancé. Seul le dessin est toujours aussi beau et policé, j'aime ce style. Je laisse encore une chance ultime à 3/5 pour le tome 3 qui sera le dernier, sinon je baisserai ma note, et là j'enlève l'achat.

Nom série  John Tiffany  posté le 15/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai vu le tome 1 chez le bouquiniste du dernier festival BD de Rouans, à 5 euros, je me suis dit "tiens, pourquoi pas? essayons". Car je n'avais clairement pas envie de dépenser 12 euros en neuf à la Fnac, et j'ai bien fait car c'est encore une Bd aux rouages plus qu'éprouvés, je m'y attendais fortement, mais malgré ça je ne suis pas déçu, c'est une lecture qui n'est pas déplaisante.

On pourra arguer du fait que c'est balisé par des poncifs qu'on rencontre dans trop de séries policières d'action, et depuis les années 60 où l'on acceptait encore ce genre de concept, mais aussi dans plein de films de série B américains. J'ai du mal à comprendre Desberg quand il crée des séries de ce type, j'ai la nette impression qu'il a fait ça pour boucher un trou dans son emploi du temps pourtant déjà chargé, rien n'y est sérieux et plausible, c'est truffé d'invraisemblances et de facilités, c'est bourré de clichés jusqu'à la gueule et ça mélange allègrement l'action, le sexe et une once de second degré, dans un contexte de géopolitique moderne que connait certes très bien Desberg par sa double nationalité et sa passion de l'actu américaine.

Justement, comme il est tellement débordé, quel intérêt d'avoir créé cette série ? surtout qu'elle annonce son ambition avec déjà en dos de couverture, au moins 3 tomes prévus en triple diptyques et parution tous les 7 mois, mais depuis le tome 2 paru en 2014, on ne voit toujours rien venir... Mais comme je le disais, on sent avant tout que Desberg s'est fait plaisir en empilant les clichés du thriller d'action, avec un héros à qui tout réussit et qui se lève les plus belles gonzesses, il est seulement une cible pour d'autres, avec un contrat sur sa propre tête, c'est surtout cette partie de scénario qui m'a intéressé, de même que le personnage de son acolyte Dorothy Parker, raciste, cynique et limite sadique, est un personnage de fille badass réjouissant.

Au niveau du dessin, ça me convient assez peu, ce n'est pas du tout le style que j'aime, c'est celui des comics modernes, sombre et expressif, avec un dessin qui peut sembler fouillis par endroits, tout juste ébauché, c'est pas très joli, mais ça se rattrape dans certaines cases, c'est irrégulier, bref ça ne convient pas tellement non plus à la ligne éditoriale de la collection Troisième Vague du Lombard, mais bon, il y a pire, et je m'y suis fait.
Voila donc une série après laquelle je ne vais pas courir absolument, si les occasions se présentent, j'en lirai en bibli sans déplaisir, j'ai mis l'achat uniquement si vous arrivez comme moi à en trouver à moins de 5 euros, sinon empruntez...

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 124 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque