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... a posté 4789 avis et 1851 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Chemin perdu  posté le 30/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Chemin perdu forme un joli conte moderne, l'histoire inquiétante et onirique de trois jeunes garçons qui se perdent dans une forêt fantastique et un peu folle.

L'ouvrage est très joli.
Outre sa couverture qui vaut le coup d'oeil, l'intérieur alterne quelques cases en couleurs et la majorité en noir et blanc où s'intercalent de très belles illustrations dans de sombres pastels à dominantes bleu nuit, rouge, marron et violet.
Pour la partie purement bande dessinée, c'est un mélange entre un style légèrement naïf et hachuré pour les décors et des personnages avec une petite touche de Taiyo Matsumoto. Pour les images en couleurs et les illustrations, nous sommes dans le domaine de la très belle illustration jeunesse avec de couleurs enchanteresses et variées même si l'atmosphère reste sombre et légèrement angoissante.
Seul reproche que je ferais au graphisme, c'est la mise en scène de plusieurs personnages en forme de boule de poils ou de racines qui se ressemblent un peu trop et que j'ai eu tendance à confondre.

C'est donc l'histoire de la plongée de trois garçons assez réalistes, à l'exception du plus jeune qui voit sa vie comme s'il était un super-robot, dans une inquiétante forêt magique. Le ton est très onirique, parfois un peu absurde, et l'intrigue prend parfois l'allure d'une suite de saynètes tandis que les enfants progressent dans leur découverte de la forêt, de ses habitants mais aussi de sa situation... politique.
L'ambiance est plutôt étonnante, mêlant diverses influences, des contes de fées classiques au folklore asiatique en passant par quelques références européennes comme notamment un clin d'oeil fait au Vent dans les Saules avec l'apparition d'alter-ego de Rat, Taupe et Blaireau.
L'histoire parait assez embrouillée au départ mais finalement les pièces du puzzle se mettent en place et on finit par comprendre relativement bien ce qu'il se passe dans cette forêt et ce dont sont témoins les enfants.

Je suis resté un petit peu sur ma faim même si j'ai apprécié le côté ouvert de la conclusion de ce récit. Le charme a assez bien fonctionné mais je n'y ai pas totalement succombé. C'est un ouvrage agréable à lire, souvent beau, mais l'exercice du conte onirique y reste un petit peu vain à mes yeux. Je crois néanmoins qu'il y a matière à séduire nombre de lecteurs et lectrices dans cette bande dessinée et dans son graphisme.

Nom série  Erik le Rouge  posté le 30/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Pour commencer, le résumé officiel de l'éditeur sur le premier tome de cette série raconte un peu n'importe quoi puisqu'on n'y suit pas Erik le Rouge mais son père dans son exil de Norvège puis son installation en Islande, dans l'attente de trouver un jour l'île verte et fertile qu'un ami lui a décrit un jour. D'Erik le Rouge, nous ne verrons donc dans ce tome que la naissance et brièvement la jeunesse jusqu'à ce qu'enfin il soit en âge d'accompagner son père qui est véritablement le personnage principal du récit pour le moment.

Et ce père n'a rien d'attachant. L'intrigue commence en le présentant comme un riche viking imbu de lui-même qui trompe allègrement sa femme en se saoulant tandis qu'il est violent envers elle et ceux qui l'approchent. Son bannissement suite à un meurtre parait peu cher payé en regard de son comportement. Et c'est bien lui qu'on suit durant les quinze années suivantes tandis qu'il emmène son petit clan s'installer sur d'autres terres, vivant de culture, chasse mais aussi de sanglantes razzias sur les côtes voisines qu'on imagine normandes ou anglaises. Et pendant ce temps là, en arrière plan, on voit le petit Erik le Rouge qui grandit.
Suivre ce fameux Thorvald n'est pas très enthousiasmant tant il est détestable dans plusieurs de ses comportements.

Le dessin ne m'a pas tellement enthousiasmé non plus. Les décors et les couleurs n'y sont pas mal, mais par contre les personnages manquent singulièrement de profondeur et d'expressivité. J'ai senti le dessinateur très mal à l'aise pour les dessiner, que ce soit au niveau de l'anatomie, des angles de vue ou de la variété des expressions. Les visages sont également peu différenciés ce qui entraîne parfois quelques confusions et Thorvald semble ne pas avoir vieilli du tout en plus de quinze ans de vie pourtant visiblement difficile.

Quant à l'histoire, elle n'est pas passionnante. La narration est brusque, pas toujours claire, avec des événements qui se suivent assez vite pour couvrir 15 ans sans jamais avoir réussi à me faire rentrer dans le récit ni me faire m'intéresser aux protagonistes. Je suis resté complètement en dehors d'un récit pourtant historiquement assez intéressant. Et comme on n'a pour le moment à peine suivi le vrai Erik le Rouge, je ne suis pas pressé de lire la suite.

Nom série  Prunus girl  posté le 29/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga est doté d'un scénario original, avec une idée qui ne pouvait pas germer ailleurs que dans l'esprit d'un mangaka japonais. Il met en effet en scène la relation entre Maki, un collégien sérieux, sportif et premier de le classe, et Aikawa, un(e) camarade de classe très mignon(ne) au physique, comportement et vêtements de fille mais qui affirme être officiellement un garçon. Tout va tourner autour de l’ambiguïté sur le sexe de Aikawa et la ronde de séduction/attirance entre les deux protagonistes.

Alors d'emblée, ce n'est pas crédible. Admettons qu'un lycée privé accepte qu'un de ses élèves masculins s'habille en fille, comment le doute peut-il persister indéfiniment sur sa nature de fille ou de garçon ? Que ce soit dans les dortoirs, les douches, les visites médicales, sans parler des tenues moulantes et légères qu'il/elle porte régulièrement, comment voulez-vous qu'en vivant au jour le jour à ses côtés, aucun de ses camarades n'ait la confirmation que c'est vraiment une fille ou vraiment un garçon ? Je veux bien que les effets de la puberté soient moins visibles chez les Japonais que chez les occidentaux mais je n'y crois pas.

Il faut dire aussi que le dessinateur du manga triche fortement sur ce sujet. Il ne le/la représente vraiment pas comme un garçon efféminé mais absolument comme une fille avec un physique bien plus petit et fin que les jeunes garçons de son âge, et avec des attributs véritablement inexistants quand peut en avoir des aperçus concrets dans les quelques scènes de fan service.
Les comportement des personnages sont également très bizarres par moment.
L'énigmatique Aikawa se comporte exactement comme s'il/elle était une fille et les autres se comportent avec elle/lui le plus souvent comme avec une fille, au point d'être en permanence horriblement gênés à l'idée de le toucher ou de voir sa poitrine alors qu'ils passent tous leur temps à rappeler que c'est un garçon. Mais alors soit c'est vraiment un garçon complètement homosexuel et transexuel dans son comportement, soit c'est une fille vraiment très délurée pour la société japonaise.

Tout cela fait qu'on n'y croit pas du tout, en tout cas pas moi.
Malgré cela, la lecture n'est pas désagréable. La narration est très fluide, le dessin bien agréable et les dialogues assez bien rendus. On ne s'ennuie pas. Les personnages sont attachants, que ce soit le héros/héroïne qui a toute la séduction d'une mignonne fille assez fofolle ou le bien plus sérieux Maki dont on suit de l'intérieur les hésitations quant à sa façon de se comporter avec lui/elle.
Au final, la thématique de la série porte sur la possibilité d'un amour indépendant du sexe. La morale qui apparaît rapidement est que finalement savoir la nature exacte de deux êtres n'a pas d'importance du moment qu'il y a de l'amour entre eux. Ceci dit, le fait d'avoir un corps très joli et attirant comme celui d'Aikawa aide quand même beaucoup à cela.
Il y a dans ce manga un fond de réflexion sur ce thème qui n'est pas idiot et effectivement, mine de rien, sa lecture fait un peu réfléchir au sujet.

Bon, par contre, j'ai des doutes sur le fait que ce thème puisse tenir en haleine durant de nombreux tomes (il y en a 6 parus au Japon à l'heure où j'écris), je pense que je m'en lasserai très vite.

A propos, dans une thématique très proche, je conseille la lecture de F.Compo qui avait l'avantage de présenter un scénario beaucoup plus varié, plus mature et surtout beaucoup plus d'humour.

Nom série  Templier  posté le 27/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce n'est qu'avec l'annonce de la parution du second tome que j'ai réalisé que je disposais du premier depuis 1 an sans l'avoir lu : j'étais persuadé de l'avoir fait tant les récits sur les croisades, les templiers et autres aventures historico-ésotériques sont nombreux en BD. Du coup, j'ai lu les 2 tomes dans la foulée.

Cela a commencé difficilement avec un début de premier tome très confus où il est difficile de s'y retrouver dans les sauts temporels et les personnages. Au fil des pages, les choses s'éclaircissent mais la narration reste un peu bancale à mes yeux. Les dialogues sont parfois embrouillés, avec des bulles mal placées, mais aussi quelques anachronismes de langage. Tout cela m'étonne d'un scénariste comme Jean-Luc Istin dont c'est quand même loin d'être un coup d'essai.

Ainsi se met en place un récit qui pêche véritablement par son manque d'originalité. Pour résumer en quelques mots, c'est une équipe de héros qui se réunit pour partir à la recherche d'un trésor ésotérique "qui pourrait changer la face du monde Chrétien" poursuivi par une mystérieuse confrérie au service du Mal. On est presque dans une histoire basique d'heroïc-fantasy avec son groupe d’aventuriers comprenant le barbare, le guerrier tacticien, le prêtre, le barde, etc... Sauf que tout ceci est placé dans le décor devenu si banal en bande dessinée des Croisades, avec l'armée de Saladin, les templiers et cette fois-ci comme ennemi mystérieux non pas la secte des Hashishins ou de noirs démons mais des équivalents au service de Lucifer. Combien de BDs sont-elles déjà parues sur des thèmes et décors très similaires ? Le Troisième Testament, Croisade, Nomade, Crusades... et bien sûr Le Cinquième évangile du même scénariste, à qui il fait d'ailleurs implicitement référence lors d'un dialogue du premier tome.
Avec cela, certaines scènes donnent l'impression d'être directement issues d'Indiana Jones que ce soit l'Arche Perdue ou les pièges du Temple du Graal, avec aussi des décors à la Sanctuaire.
Et enfin le récit est plombé par quelques deus ex machina bien faciles comme les héros qui se retrouvent réunis "par hasard" alors qu'on apprend qu'ils ont tous un lien avec l'objet de leur quête, la Compagnie Noire qui sait toujours tout et les suit à la trace quelques soient les circonstances, les héros qui interceptent pile comme il faut les "ninjas" envoyés par Saladin ou la grêle de flèches mystérieuses qui sauvent pile au bon moment les héros naufragés de l'assaut des cavaliers sarrasins et cela encore sans que la Compagnie Noire n'ait ne serait-ce qu'été aperçue par qui que ce soit.
C'est du divertissement, il ne faut pas trop chercher la petite bête dans les incohérences et les facilités scénaristiques, mais cela n'aide pas à oublier le manque d'originalité de l'ensemble.

Quant au dessin, je ne l'ai pas franchement aimé dans le tome 1 mais je trouve qu'il s'améliore dans le tome 2, sans bien comprendre comment les différents dessinateurs se passent la main entre chaque. Dans l'ensemble, les personnages ne sont pas mal dessinés. Mais malgré quelques grandes scènes de batailles assez soignées, je trouve que les décors restent toujours assez médiocres, trop raides et sans profondeur.

Bref, je ne me suis pas du tout laissé emporter par ce récit d'aventure fantastico-historico-ésotérique qui rappelle beaucoup trop d'autres séries dont beaucoup de bien meilleures. Je ne suis pas pressé de lire la suite.

Nom série  Sirène  posté le 27/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'hésite à écrire cet avis tant j'ai l'impression d'être passé à côté de cette bande dessinée et que, peut-être, les opinions d'autres personnes l'ayant mieux comprise que moi pourrait faire évoluer mon sentiment à son égard.

J'y ai lu les errances au Maroc et l'introspection d'une femme qui s'interroge sur sa vie intime, l'enfant qui grandit dans son ventre et son homme qu'elle aime mais dont la culture est trop différente de la sienne. Doit-elle garder l'enfant ? Doit-elle se marier ? A ces interrogations et ce trouble vient se rajouter une femme mystérieuse et muette qui s'accroche à la vie de l'héroïne sans qu'on comprenne bien si elle est réelle ou imaginaire.

L'ennui, c'est que tout cela est raconté de manière particulièrement confuse, voire incompréhensible par moment. L'album mélange illustrations, représentations abstraites, bande dessinée classique et beaucoup de texte manuscrit, avec parfois une ou deux pages de texte intégral. C'est entre autres une des raisons qui m'a freiné dans mon envie de lire cet ouvrage qui est loin d'être fluide, et cela m'a été aussi un peu pénible dans ma relecture pour tenter vainement d'éclaircir ce que je n'avais pas compris.
Car en effet l'histoire m'est apparue vraiment absconse. On suit une héroïne peu attachante qui erre dans un Maroc où on a bien du mal à s'y retrouver, rencontre d'anciens amis dont on ne sait rien de leur relation avec elle, retrouve des lieux qu'elle connait mais qui ne nous disent rien...
La narration mélange réalisme, onirisme et abstraction, avec des images de calligraphies, de plantes, de croquis et autres photos de la surface de l'eau ou autre dont on a bien du mal à voir le rapport ne serait-ce qu'avec l'ambiance.
Bref, on est laissé le plus souvent complètement en dehors du récit et de son émotion.

Et puis il y a cette femme mystérieuse qui lui colle aux basques. Comme dans nombre de récits métaphoriques et introspectifs, on s'imagine très vite qu'elle est imaginaire mais certains éléments semblent le contredire. On se demande si c'est un double de l'héroïne tant ses traits lui ressemblent mais à vrai dire les femmes de ce récit se ressemblent un peu toutes de toute manière. On se demande si c'est aussi une vision du bébé à naître mais ça ne colle pas du tout. Alors est-ce une personnification du trouble de l'héroïne, une ancienne amante de son petit ami ou simplement une fille paumée qui a croisé sa route ?... On n'en saura rien... à moins que quelqu'un réussisse à m'expliquer la fin de cet album qui m'a laissé franchement circonspect. L'auteure parle de tout qui devient "évident" dans les derniers mots du récit, mais d'évidence je n'en ai trouvé aucune.

Je n'ai donc pas apprécié ma lecture. Elle est néanmoins sauvée d'une part par un graphisme assez appréciable et quelques jolies visions du Maroc et d'autre part par une certaine réussite dans la transposition du trouble qui peut affecter une femme enceinte qui n'a aucune certitude de son avenir. Mais si par ''trouble'', on entend ''être complètement paumé et ne rien comprendre'', eh bien cela s'applique effectivement à mon impression à la lecture de cette bande dessinée.

Nom série  Les Animaux Marins en bande dessinée  posté le 24/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série est dans la lignée des Insectes en bande dessinée et des Dinosaures en bande dessinée chez le même éditeur : il s'agit d'un mélange entre documentaire animalier et gags en une ou deux planches. Comme son nom l'indique, le sujet porte cette fois sur les animaux marins, de la plus petite crevette jusqu'à la plus grande baleine.

J'ai sur cette série un avis mitigé.
Ce que j'ai aimé, c'est que j'y ai appris pas mal de choses. Les sujets abordés sur tel ou tel animal sont instructifs et parfois assez étonnants. Ce sont en général des anecdotes du type "le saviez-vous ?" et le plus souvent, ben non, je ne le savais pas. Et j'ai trouvé ça intéressant. D'autant que c'est présenté le plus souvent avec un humour agréable en cours de planches, dans les dialogues et autres situations.
Le dessin, pour sa part, est plaisant mais sans plus. Il convient bien à ce type de série d'humour, il est fluide sur le plan technique et se lit bien, mais il n'a rien de particulièrement marquant.
Par contre, mon vrai souci, ce sont les chutes de ces gags. Je ne crois pas en avoir trouvé la moindre drôle. C'est plat, très souvent prévisible, un peu lourdingue même parfois. J'ai bien plus souri en cours de lecture de planche que sur leurs dernières cases qui m'ont refroidi plus d'une fois. Ça sent la chute forcée, parce qu'il faut absolument faire drôle, comme une grosse tarte à la crème sans intérêt.

Ces chutes pas drôles pourraient presque me faire baisser ma note d'ensemble de la série. Mais je préfère retenir son côté instructif, son dessin satisfaisant et l'humour qu'il reste tout de même en dehors des chutes en elles-mêmes.

Nom série  Jules Verne - Voyage au Centre de la Terre  posté le 24/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je connais essentiellement Voyage au centre de la Terre par son adaptation cinématographique datant de 1959, film que j'apprécie toujours beaucoup. C'était une adaptation plutôt proche du roman malgré quelques libertés comme l'inclusion d'un personnage féminin pour un peu de romance et d'un rival scientifique pour un peu de suspense.

Le premier tome de cette bande dessinée est en fait assez proche du film puisqu'il reprend lui aussi ces deux personnages supplémentaires. Son graphisme n'est pas formidable mais il reste assez agréable pour ce type de récit d'aventure à l'ancienne. Seul le visage un peu trop caricatural du professeur Lindenbrock ne me convainc pas du tout.
La narration, quant à elle, est un peu trop rapide. Je n'ai pas apprécié la mise en abyme avec l'écrivain Verne qui raconte en parallèle du récit ce qu'il va mettre dans son roman, je n'en ai pas vu l'intérêt et ça alourdit inutilement la lecture. De même, l'aventure souterraine elle-même est trop vite racontée, on a l'impression que les héros rentrent dans une petite grotte et boum ils tombent tout de suite sur des choses incroyables, comme si le Centre de la Terre n'était pas à plus de quelques centaines de mètres sous la surface.
Cependant, comme cela restait proche du récit originel de Jules Verne, la lecture me satisfaisait plus ou moins.

Par contre, dans le second tome, les auteurs commencent à prendre trop de libertés et ça tourne au ridicule. Le peuple humanoïde, les créatures hybrides et autres engins de science-fiction que rencontrent les héros tombent comme de très gros cheveux sur la soupe. Les dinosaures de Jules Verne ne leur suffisaient donc pas amplement ?
Ce n'est plus une adaptation mais une tentative de faire un peu de sensationnel pour plaire à je ne sais quels lecteurs. Ça ne m'a en tout cas pas plu.
Du coup, je déconseille la série car ce n'est pas une bonne adaptation du roman de Verne.

Nom série  L'An 2000  posté le 24/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sur une idée toute simple de mettre en images la façon dont il imaginait l'avenir et l'An 2000 quand il était enfant, l'auteur part en digressions dans une réflexion sur le temps qui passe, sur les gens qui changent et sur comment son propre état d'esprit a évolué entre sa jeunesse et sa maturité d'adulte.
Et c'est ainsi qu'une lecture qu'au début je trouvais simplement amusante s'est transformée pour moi en un récit touchant qui a su me parler.

J'ai trouvé ça beau, plein d'émotion, plutôt bien dessiné et agréable à lire. Ce fut une bonne lecture qui m'a laissé une agréable sensation tout en ayant dispensé quelques idées et constatations intelligentes.

Nom série  Dent d'ours  posté le 14/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dent d'ours est un récit d'aventure historique ayant pour thème l'aviation durant la seconde guerre mondiale. Cela pourrait paraître un thème éculé dans le domaine de la bande dessinée mais il l'aborde ici par un angle nouveau qui donne vraiment l'impression de lire quelque chose de neuf.

Le héros est en effet juif polonais d'origine. Durant sa jeunesse dans les années 30, il était très lié à un autre garçon et une fille eux aussi polonais mais d'origine allemande. Quand ces deux là ont rejoint le Parti Nazi comme une simple formalité pour poursuivre leur passion de l'aviation, Max, lui, a dû fuir la Pologne et les persécutions nazis pour ensuite s'engager dans l'US Air Force puis combattre dans le Pacifique durant la guerre. Mais voilà qu'en 1944, on le prend pour son ancien ami Werner à qui il ressemble énormément et qu'on le soupçonne d'être un espion nazi infiltré.

D'une part le cadre de l'aviation durant la Guerre du Pacifique, est bien traité et de manière assez rafraîchissante, et d'autre part toute la trame mystérieuse autour de l'amitié entre les 3 anciens enfants Polonais et le canevas d'espionnage potentiel qui se forme autour d'elle sont intéressants et assez intrigants. J'ai notamment apprécié le flou qui est maintenu sur l'identité du héros : est-il vraiment Max ou est-il Werner ?

Le tout est servi par un dessin de très bonne facture aussi bien pour représenter l'Amérique de la Seconde Guerre Mondiale que les montagnes Polonaises des années 30. On sent aussi le passionné d'aviation en Alain Henriet aussi bien pour les avions américains du front Pacifique que pour les planeurs d'entrainement des années 30 mais aussi pour les fameuses armes secrètes des nazis, les premiers avions à réacteurs inventés en fin de Seconde Guerre Mondiale.

Du coup, j'aurais volontiers considéré la série comme franchement bien si seulement la fin du premier tome ne laissait craindre une suite un peu plus tournée vers la simple confrontation entre deux pilotes. J'attendrais donc de lire le tome suivant pour savoir si je peux tranquillement remonter ma note ou pas.

Nom série  La Douce (Schuiten)  posté le 14/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai apprécié l'ambiance proche de Cités obscures de ce récit. C'est ici aussi un pays imaginaire qui est mis en scène, avec une part de mystère, un léger sens du fantastique ou du moins de l'irréaliste, une grande influence de l'architecture et de la technologie, et une histoire dont le rythme et la narration rappellent ceux de la série phare de Schuiten et Peeters.
J'ai apprécié aussi l'hommage rendu au monde du rail, soutenu par le petit documentaire en fin d'album sur la vraie locomotive 12.004 qui est franchement une très belle machine.
Et le tout bénéficie évidemment de l'excellent dessin, toujours aussi soigné, de François Schuiten.

Maintenant je dois dire aussi que j'ai été un peu déçu par une fin trop abrupte et sans surprise. Je m'y attendais franchement mais j'aurais aimé plus d'originalité, un développement plus étonnant. Je suis resté sur ma faim et cette conclusion trop plate m'empêche de vraiment apprécier cet ouvrage qui malheureusement ne restera pas fortement ancré dans ma mémoire.
J'en conseille quand même l'achat car c'est un bel objet, avec un très beau graphisme et un beau décor sur la thématique du rail.

Nom série  Tigre  posté le 13/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai lu cette série seulement quelques semaines après avoir lu Love dont le premier tome mettait aussi en scène un tigre dans son milieu naturel. L'une et l'autre se rapprochent par leur côté naturaliste et le soin apporté à leurs dessins, en particulier en ce qui concerne les animaux et les fameux félins. Mais ce mahwa diffère car il donne au jeune héros tigre un caractère bien plus humain, notamment parce que l'on peut suivre véritablement ses pensées par écrit à la différence de Love qui était totalement muette.

Le dessin de Tigre est de très bonne qualité. On sent que l'auteur est vraiment un fondu de félins et il rend un bel hommage aux tigres. Seules quelques expressions faciales que j'ai trouvées très asiatiques, notamment celles où les tigres écarquillent fortement les yeux au moindre étonnement, font un peu exagérées et pas très naturelles.

L'histoire quant à elle est intéressante mais un petit peu convenue. Un roi est tué par un rival venu d'ailleurs, puis son fils exilé va apprendre à se battre et revenir se venger et reprendre le royaume. Le Roi Lion ? Non, pas vraiment car le ton est plus rude et plus réaliste. J'ai juste été surpris que l'auteur fasse revenir le héros pour se venger alors qu'il reste encore un très jeune tigre, pas encore aussi adulte et fort que son rival. J'ai eu du mal à croire à ses chances de victoire et d'ailleurs... mais je n'en dis pas plus.

Ce fut une lecture divertissante mais je n'ai pas été passionné. Son intrigue est loin de m'avoir marqué. J'ai nettement préféré ma lecture de Love justement, tant sur le plan graphique (puisqu'on y gagne de belles couleurs) que sur le réalisme et le ton de son scénario.

Nom série  Le Nao de Brown  posté le 11/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'attendais beaucoup de cet album, d'une part du fait des nombreux avis positifs mais aussi et surtout parce que les quelques extraits que j'en avais vus m'avaient fortement séduit en terme de graphisme. J'aime beaucoup le dessin de Glyn Dillon, sa façon de représenter les personnages, surtout l'héroïne, ses choix de couleurs, son encrage. J'ai aussi apprécié la façon un peu différente dont il dessine la fable à l'intérieur de l'histoire.

Malheureusement, je suis passé à côté du scénario, ou peut-être m'est-il lui-même passé à côté. Avec cette lecture, j'ai découvert une forme de maladie mentale que je ne connaissais pas, des TOC morbides qu'on peut se représenter aisément sur la forme (qui n'a jamais imaginé tomber ou voir tomber quelqu'un au bord d'une falaise par exemple ?) mais dont j'ignorais la souffrance qu'ils pourraient causer en s'imposant avec insistance et régulièrement dans l'esprit d'une même personne. Sur ce plan là, c'est intéressant, ou du moins instructif.
Par contre, tout le côté roman graphique de l'histoire m'a indifféré. J'ai suivi un morceau de vie de l'héroïne, un début d'histoire d'amour, mais cela ne m'a pas touché du tout, je me suis un peu ennuyé. Je n'ai pas compris grand chose à la métaphore de la fable racontée en parallèle et son lien avec la vie ou la maladie de l'héroïne. Et surtout je n'ai pas compris grand chose à la fin, du moins je n'en ai pas compris l'intérêt. Tout ça pour quoi ? OK, quelques temps plus tard, les choses sont ainsi... et alors ?

Bref, cette BD fut pour moi un plaisir visuel et une lecture instructive vis-à-vis d'une maladie étonnante, mais hormis cela je me suis assez ennuyé et je n'en ai pas retiré grand chose.

Nom série  Abymes  posté le 15/01/2013 (dernière MAJ le 04/05/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec le premier tome de cette trilogie, nous nous trouvons dans le cadre d'une intrigante fable fantastique au 19e siècle, mettant en scène Honoré de Balzac au sommet de sa gloire. La mise en abyme s'entame ici puisque le célèbre auteur découvrira avec surprise sa propre biographie, documentée jusqu'à ses plus profonds secrets et publiée à qui veut la lire dans le journal.
Cela ressemble à un conte fantastique à la Maupassant si ce n'est qu'il met en scène un écrivain réel et aussi célèbre que Balzac.
Le graphisme de Griffo est plutôt excellent, proche de son autre série Monsieur Noir que j'aime beaucoup.
L'histoire se lit très bien et on est assez intrigué, même si la fin se révèle un peu trop prévisible. J'aurais aimé plus d'originalité dans cette conclusion.

Le second tome, ensuite, reste de bonne facture mais m'a un peu moins charmé. D'une part, je ne connais absolument pas Clouzot comme cinéaste donc un récit le prenant comme personnage principal ne m'enthousiasme pas plus que ça. Ensuite le graphisme de Loïc Malnati ne m'a pas séduit. Je n'aime pas l'encrage spécial qu'il utilise ici. Je ne sais pas quelle technique il a utilisé mais cela donne une impression de trait épais et pixelisé alors que ce n'est pas du tout le cas en réalité. Les couleurs sont également ternes et l'ensemble en ressort assez triste et morne à mon goût.
Et puis j'ai été aussi surpris du fait que le scénario de ce tome là n'ait finalement aucune composante fantastique à l'inverse du premier tome. Tout s'explique à la fin d'une manière qui tient la route mais qui diffère du ton de fable fantastique qu'avait pris le premier tome. On est plus ici dans le cadre d'un récit historique et d'un hommage à un cinéaste célèbre, même si la biographie du personnage y est brusquement modifiée par rapport à la réalité.

Puis vient le dernier tome et là, la série prend soudainement une saveur bien plus intéressante à mes yeux. Il est réalisé par Valérie Mangin toujours au scénario mais cette fois Denis Bajram au dessin. Et il met en scène... Valérie Mangin et Denis Bajram. C'est une mise en abyme supplémentaire par rapport aux deux premiers tomes puisque ceux-ci apparaissent aussi "physiquement" dans le récit de ce troisième tome, page de garde et numéro ISBN inclus, et sont au coeur d'un récit qui retrace une grande partie de la vie d'étudiants puis de couple des deux auteurs.
Cette fois, le fantastique reprend pied dans l'intrigue, voire même la science-fiction sur la fin. Mais c'est surtout le vertige causé par la mise en abyme de l'intrigue qui est marquante. Un degré à ce vertige est encore ajouté par le fait que la vie des deux auteurs tourne largement autour du monde de la bande dessinée et des libraires parisiens et bruxellois, ce qui inclut donc d'une certaine part le lecteur amateur de BD lui-même dans l'histoire. Sans parler du fait que les deux héros se demandent à un moment s'ils ne sont pas eux-mêmes des personnages de bande dessinée.
J'ai aimé l'excellent graphisme et les couleurs de Bajram, même si les quelques décors en photos retouchées m'ont un peu refroidi. J'ai aimé la façon dont les deux auteurs mettaient leur jeunesse et leur amour en images, je me suis senti très proche d'eux, même si je n'ai rien des littéraires et artistes parisiens qu'ils étaient durant leurs études. Et j'ai aimé le trouble causé par la mise en abyme et leurs questionnements pour lesquels j'ai presque réussi à me sentir impliqué. Et puis j'ai aimé aussi cette fin étonnante, prenant presque la forme d'un clin d'oeil amusant. C'est en tout cas une conclusion d'une belle envergure imaginaire. On y sent nettement la patte des auteurs du Fléau des Dieux et de Universal War One.

En résumé, après deux premiers tomes sympathiques mais qui ne m'auront pas plus touché que cela, le dernier tome donne soudainement à l'ensemble une vraie profondeur, abyssale presque oserais-je dire non sans sourire, et j'y ai véritablement accroché. L'idée de la série se révèle vraiment bonne et la façon dont le couple Mangin/Bajram s'y livre est à la fois étonnante, troublante et attendrissante.

Nom série  City Hall  posté le 03/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce n'est qu'en entamant le second tome que j'ai réalisé qu'il ne s'agissait pas là d'un authentique manga venu du Japon mais bien d'une création de deux auteurs européens. Le sens de lecture à l'occidentale aurait dû me mettre la puce à l'oreille mais je m'y suis bien laissé prendre. En effet, tout dans cette série fleure exactement comme un manga classique, mais qui plus est un bien joli manga.

Le dessin est en effet assez excellent. Soigné, détaillé, il est nickel aussi bien au niveau des personnages que des décors et des créatures et autres robots. Même la narration est quasiment impeccable. C'est du très bon boulot.

Le cadre de l'histoire elle aussi fait très manga. Malheureusement, pour ma part, il rentre du coup dans des sentiers un peu trop battus qui me lassent très vite. Nous sommes ainsi placés dans une ville de Londres fictive, mélangeant aussi bien des aspects de l'ère Victorienne que des technologies futuristes en passant par des véhicules des années 20 ou 30. Et comme c'est une bande dessinée destinée aux lecteurs de manga, les repas, pour leur part, sont Japonais.
De la même manière, les personnages sont tout autant de références à de grandes classiques de la littérature, des grandes figures de l'Histoire et de l'imaginaire d'aventure, à commencer évidemment par les héros, Conan Doyle et Jules Verne. Mais dans ce domaine là, j'ai tendance à préférer les oeuvres multi-référencées d'Alan Moore qui a déjà très largement balisé le terrain.
C'est un gros melting-pot de tout ce qu'on peut trouver de séduisant dans les personnages et décors historiques et imaginaires d'époque. Sans compter que, bien sûr, la fille qui impose sa compagnie aux deux héros est gironde et bien dotée en matière... d'arguments.
J'avoue que cet assemblage artificiel a tendance à m'étouffer un peu vite et à me lasser.

Mais le souci essentiel, c'est que je n'ai vraiment pas accroché à l'histoire. Je trouve que le rythme se traîne, que l'adversaire des ennemis manque de charisme, que toute l'intrigue manque d'intérêt. Pour commencer, j'ai du mal à adhérer au concept de base de cette écriture et de ce papier qui deviennent des armes de destruction massive. C'est trop bancal à mon goût. Puis ensuite, l'enquête des héros manque singulièrement d'accroche et d'envie de lire la suite. Tant et si bien qu'arrivé au second tome, j'ai commencé à sérieusement m'ennuyer. Et je ne pense pas lire la suite.

Pourtant, comme je reconnais l'excellent graphisme et le soin apporté à la création de cet univers fictif et à ses personnages, je pense que ce manga européen a tout à fait de quoi plaire aux amateurs du genre. Mais pas à moi.

Nom série  Sorcelleries  posté le 26/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je vois ici que la série a été peu appréciée. Je peux le comprendre mais moi j'ai plutôt accroché. C'est une série d'humour délirante et un peu fouillis. Du coup, il faut aimer et surtout accrocher sous peine de trouver ça lourd et confus.
Moi j'ai bien aimé grâce au graphisme, aux personnages et à l'ambiance générale de cartoon un peu loufoque.

J'ai eu du mal à reconnaître le trait de Guarnido qui est très loin de celui de Blacksad même si on y retrouve la même expressivité et le même dynamisme. L'encrage est ici beaucoup moins fin et les décors plus vides. Mais j'aime quand même beaucoup même si le style est différent.

J'aime aussi la galerie des personnages. Des trois sorcières visiblement inspirées de celles de Terry Pratchett jusqu'aux fées assez cruches, en passant par la petite fée amusante, l'hystérique petite cousine Hécate et la très sexy Panacea. Il n'y a que le bellâtre Rex que je trouve plus pénible qu'amusant, et la plus vieille des sorcières, Fébris, qui manque d'intérêt à mes yeux et ne me fait pas rire.

Donc, même si j'ai rarement ri et que c'est parfois un peu lourd et trop fouillis, j'ai accroché à l'ambiance de cette série que j'ai trouvée amusante et divertissante. J'ai passé un bon moment de lecture sur les trois tomes actuellement parus.

Nom série  Alien - Le huitième passager  posté le 25/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note : 2.5/5

Alien... Je connais trop bien les films pour pouvoir apprécier cette adaptation.

C'est en effet l'adaptation directe, avec les mêmes dialogues et régulièrement exactement les mêmes cadrages que le film de Ridley Scott. Il y a quelques très courtes scènes inédites dans le film en version originale mais moins que dans sa version longue. Donc pour commencer, il n'y a aucune surprise dans le scénario quand on connait le film.

Ensuite, la BD datant de 1979, le dessin et les couleurs ont très mal vieilli. Mais même sans cela, je ne le trouve vraiment pas terrible. Les personnages, dessinés pour ressembler aux acteurs, sont figés et souvent assez moches. Le graphisme ne réussit pas à rendre la profondeur des décors, plus particulièrement sur les vues extérieures du Nostromo qui lui donnent un air assez ridicule. Et enfin la narration n'est pas toujours très claire avec certaines ellipses trop rapides et représentations un peu confuses.

Mais surtout l'ambiance du film peine vraiment à ressortir, surtout l'atmosphère de peur. Sans la musique, le rythme, les surprises et le style visuel du film, je n'ai vu là qu'un récit d'action, pas un récit d'angoisse et d'horreur. Le fait de représenter clairement l'alien à plusieurs reprises rompt aussi fortement la peur qu'engendre dans le film le fait de ne jamais le voir que furtivement ou partiellement. Sans parler du fait qu'il est parfois assez ridicule tel qu'il est dessiné, trop gros et trop humain dans sa morphologie.

Par contre, de relire en détail le récit et de voir écrits certains dialogues m'ont rappelé à quel point le scénario de ce film est bien foutu, réaliste et crédible, tant dans ses personnages que dans son déroulement. Vraiment un bon film... Mais vraiment une BD dispensable...

Nom série  Donner, c'est donner !  posté le 25/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette bande dessinée est l'adaptation d'un spectacle théâtral destiné à un jeune public mais désireux de faire le lien entre eux et les adultes. C'est un spectacle et donc une bande dessinée à thème, celui des cadeaux. Qu'est-ce qu'un cadeau, qu'est-ce qu'il implique, comment faut-il l'apprécier, y a-t-il des contreparties ?...

Il y a des idées et des morales intéressantes, notamment celles sur le cadeau que l'on fait soi-même en pensant à celui à qui on va l'offrir ou encore le cadeau reçu qui vous emprisonne.
Malheureusement, j'ai trouvé la mise en scène trop infantile. Le ton est trop naïf, avec des personnages sirupeux, des dessins mièvres, des tentatives de faire des rimes qui rendent les textes assez barbants... J'ai le souvenir qu'étant enfant, une telle lecture m'aurait paru déjà trop gentillette. Ainsi racontée, elle parait comme destinée aux vraiment tous petits alors que les thématiques abordées ne leur parleront pas puisqu'elles sont plutôt destinées aux enfants à partir de 7-8 ans et jusqu'aux adolescents.
Le mot qui me vient à l'esprit sur la mise en scène de ces saynètes pourtant pleines de bon sens, c'est "cucul-la-praline". Dommage...

Nom série  Hilda (Luke Pearson)  posté le 24/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En entamant cette série, j'ai cru que son auteur était scandinave avant de constater qu'il était en fait britannique. Le décor et l'ambiance de cette bande dessinée jeunesse sont en effet imprégnés à mes yeux du folklore nordique, de même qu'il semble se dérouler dans des contrées froides que j'imaginerais volontiers islandaises ou norvégiennes.

Ce qui m'a plu dans cette série, c'est son ton original. Certes les éléments du récit regroupent des thèmes assez classiques de rencontres d'une petite fille avec des créatures magiques et surnaturelles, troll, elfes, géant et autres oiseaux qui parlent. Mais l'atmosphère est un petit peu spéciale, assez mature.
Pour commencer, la petite héroïne est très débrouillarde et entretient une relation très mûre avec sa mère avec qui elle vit seule, n'hésitant pas à lui tenir tête ou à discuter avec elle d'égale à égale par moment. Je trouve cette relation assez réaliste et intéressante.
Ensuite, le monde qui les entoure est particulier car il semble régulièrement mélanger fantastique et réalisme moderne sans que personne ne semble s'en étonner. Et même si certaines créatures sont invisibles ou cachent leur caractère magique, d'autres sont bien visibles et ne semblent surprendre aucun habitant des villes ou de la campagne qui réagissent comme si de rien n'était.
Et pour finir la narration est parfois un peu surprenante car les récits sont plutôt denses et pas toujours linéaires. Les intrigues réservent en effet des surprises et on ne sait jamais à l'avance où l'auteur va vouloir en venir et comment les choses se termineront, même si l'ambiance reste toujours légère et avec une petite dose d'humour sympathique.

C'est une lecture que j'ai trouvée assez charmante et dont j'ai apprécié l'originalité et le caractère affirmée de l'héroïne. J'en conseillerais sans hésiter la lecture pour les enfants de 8 à 12 ans mais aussi pour les adultes désireux de découvrir des histoires jeunesse sortant un petit peu des sentiers battus.

Nom série  Yorgi le Nain  posté le 22/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dès la première planche, j'ai apprécié le graphisme inspiré de celui de Boulet. C'est un dessin dynamique adapté à la Fantasy parodique, à l'humour léger et empli de références souvent geeks. Je me suis même un peu demandé si ce n'était pas lui ou un autre auteur connu qui se cachait sous le pseudonyme de Mary Pumpkins.

Par contre, au départ, j'ai eu un peu de mal avec l'humour. A vrai dire, sur les premières pages, je suis resté circonspect sur les chutes, j'en étais même un peu à chercher où était le gag.
Mais au fur et à mesure, j'ai fini par m'immerger dans l'ambiance et à assimiler l'humour un peu décalé de cette bande dessinée. Ce n'était jamais trop hilarant mais je trouvais les planches de plus en plus appréciables. J'apprécie notamment d'avoir pour une fois un héros nain qui ne soit pas trop ridicule comme c'est devenu un cliché récurrent dans la fantasy-pour-de-rire. Certes il n'est pas fin, mais en tout cas il dérouille bien les elfes c'est l'essentiel.
Ah et puis le gag de la dernière planche, où moi aussi comme Yorgi je n'avais pas vraiment compris au départ, m'a fait rire pour de bon.

Bref, même si ce n'est pas du tout un indispensable et qu'il y a bien mieux dans le domaine de l'heroic-fantasy et de l'humour geek, ce fut quand même une bonne lecture que je pourrais même conseiller.

Nom série  Waluk  posté le 19/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Waluk est une bande dessinée jeunesse au ton assez original qui peut très bien s'adresser à des lecteurs adultes.

Elle nous place en effet dans le point de vue des ours polaires qui observent d'un oeil sans concession les difficultés de vivre dans la nature extrême qui les entoure mais aussi l'impact des hommes sur leur environnement et les actions des hommes eux-mêmes. Il y a une part de discours écologique dans ce récit mais il n'est pas lourdement appuyé comme il pourrait l'être.

C'est l'histoire d'un jeune ours récemment abandonné par sa mère (tuée par les hommes ?) qui se lie d'amitié avec un vieil ours expérimenté mais presque aveugle et impotent. C'est une histoire réaliste et sans mièvrerie malgré une légère humanisation des animaux et malgré une légère pointe d'humour par-ci par-là.

En seulement 48 pages, les auteurs nous offrent un récit dense et intéressant. Il permet à la fois de découvrir la vie compliquée des ours polaires de nos jours, l'impact écologique de l'homme sur l'environnement polaire mais aussi une belle histoire d'amitié entre deux personnages plutôt bien trouvés. C'est une lecture agréable, aussi plaisante qu'instructive, tout en étant très joliment mis en images avec des animaux pleins de vie et d'expressivité.

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