Encheres BD 728x90
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...   BD Encheres 468x60
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD




... a posté 5232 avis et 2021 séries (Note moyenne: 2.86)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Les Enquêtes de l'Inspecteur Bayard  posté le 25/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour un lectorat jeunesse, que j'estimerais entre 7 et 12 ans, c'est une bonne série.
Il s'agit d'une série d'aventures et d'enquêtes. Ces dernières sont entrecoupées de mini-énigmes façon "et vous, avez-vous compris comment l'inspecteur a fait pour faire ses déductions ?" immédiatement suivies de leurs explications. Il suffit d'observer soigneusement les détails des cases précédentes pour dénicher soi-même le ou les indices nécessaires pour comprendre soi-même, parfois avant même que la question soit posée. Même si ce n'est jamais très compliqué, c'est plutôt agréable et assez bien fait. Et ça donne un côté ludique à la lecture.
Les intrigues sont dans un ton assez naïf, bon enfant, ne se prenant pas trop au sérieux.
Le graphisme est dans le style Atome d'Olivier Schwartz, influencé par celui de Chaland. C'est bien dessiné et agréable à la lecture.
Une bonne série, même si trop léger pour un adulte.

Nom série  Bedlam  posté le 20/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bedlam est un polar très noir, à l'américaine, traitant de tueurs en série et de folie, tout en s'autorisant une légère touche de fantastique voire de super-héros.

Le pitch est intéressant. Il s'agit de mettre en scène Filmore, un ancien psychopathe connu auparavant sous le nom de Madder Red, qui était plus un massacreur en série qu'un simple tueur tant il a de victimes à son actif (dont beaucoup d'enfants). Alors que tout le public le croit mort, ce dernier, après 10 ans d'une étrange thérapie de choc réalisée par un docteur mystérieux et quasiment surréaliste, est repenti, a abandonné toute violence et décide sur un coup de tête de venir en aide à la police pour traquer d'autres tueurs en série.

Vous allez me dire que ça ressemble un peu à du déjà-vu, du style de la série Dexter par exemple. Sauf que le fameux Filmore est vraiment dérangé du ciboulot, complètement instable et coupé de la réalité. Et ce n'est pas traité du tout sur le ton de la rigolade mais bien de la folie noire, entrecoupée de fulgurances de génie autistique. Dans ces conditions, vous comprendrez que l'inspectrice qu'il cherche à aider le prenne directement pour le coupable des nouveaux meurtres sur lesquels elle enquête plutôt que pour quelqu'un désireux de lui venir en aide.

C'est très noir, très glauque, mais c'est quand même très bien foutu.
Le personnage de Filmore et sa folie sont finement ciselés, outranciers tout en restant sinistrement réalistes.
La façon dont les événements se déroulent sont également crédibles, souvent durs et violents mais on s'y laisse prendre.
Le graphisme va dans le même sens. Le trait est réaliste et haché. Il s'en dégage une nervosité palpable qui ajoute à l'impression de folie et de noirceur du récit. La colorisation joue aussi le jeu avec des teintes toutes en dégradés de gris violemment ponctuées de tâches de rouge.
Seul le très étrange trio formé par le docteur et les drôles d'infirmières qui vont "guérir" Filmore parait un peu trop exubérant et en décalage avec le réalisme du reste. Leur présence ainsi que celle plus discrète d'un super-héros de type Batman rappellent que nous sommes bien là dans un récit imaginaire. Néanmoins, ce docteur et les motivations de celui qui le dirige dans l'ombre forment le fil rouge d'un mystère qui trouvera, je pense, son explication au second tome.

Une lecture sombre et dure mais qui plaira aux amateurs d'enquêtes mouvementées mais intelligentes sur de sinistres serial killers.

Nom série  Five Weapons  posté le 20/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série s'adresse à mes yeux à un public relativement jeune, adolescents ou jeunes adultes. Son ton est léger et son intrigue peu crédible et parfois assez facile, mais le divertissement finit par se rendre accrocheur et est plutôt bien mené.

Quand j'ai entamé ma lecture, j'ai cru la rejeter rapidement.
L'idée de base est celle d'une école pour enfants de tueurs à gages, destinés à devenir eux aussi des pros dans le domaine du maniement des armes. Le fait de représenter le meurtre comme un talent cool qu'on peut hériter de ses parents et affiner en école n'est vraiment pas pour me plaire. Il m'a fallu passer outre pour apprécier le reste de ma lecture et me dire que finalement ça ressemble plus à une sorte d'école d'arts martiaux, ou de techniques de héros comme on peut en voir dans l'école de "freak's squeele" par exemple (série que je conseille fortement). On ne peut s'empêcher d'y voir aussi un peu de Harry Potter et de son école de sorciers avec ses maisons qui s'opposent.
Le graphisme ne m'a pas trop charmé non plus. Focalisé sur les visages au détriment de décors épurés, il m'est apparu un peu vide et froid. Il est dans le style formaté de comics mainstream pour adolescents qui ne me plait pas trop, même si sa mise en page est sans défaut et sa narration très fluide.

Donc ma lecture commençait mal et puis finalement, j'ai plutôt bien accroché à l'intrigue.
D'abord, j'ai apprécié le fait que le héros s'en sortait vraiment par son intelligence et non pas (trop) par des facilités de l'auteur. Ses déductions à la Sherlock Holmes sont bien trouvées et il est plaisant de le voir s'en sortir de manière relativement crédible de situations dont on aurait du mal à première vue à voir la moindre issue évidente.
Du coup, on a souvent envie d'en savoir plus, de découvrir ce que le héros va réussir à faire. Et au fur et à mesure, le background qui paraissait niais et artificiel prend un peu de profondeur et d'intérêt (tout en restant quand même très invraisemblable). Et on finit par s'attacher aux personnages qui ont l'avantage d'être présentés sans manichéisme.

La fin du deuxième clôt un cycle sur une révélation que j'ai trouvée bancale et sans grand intérêt. Mais j'ai quand même pris assez de plaisir à lire les deux premiers albums. Je pense que ça peut plaire à un lectorat adolescent et éventuellement divertir certains adultes qui sauront ne pas prendre au premier degré l'idée même de cette école d'assassins.

Nom série  Sanctuaire Genesis  posté le 19/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas convaincu de l'intérêt de ce prequel à Sanctuaire.
Ce diptyque met en scène les fouilles archéologiques nazies ayant eu lieu en 1934 sur le site du fameux Sanctuaire, fouilles ayant amené ensuite l'expédition russe en sous-marin que l'équipage américain découvrira en 2029 dans la série originelle.

Qu'apporte-t-elle au lecteur qui a déjà lu Sanctuaire ?
Un dessin réaliste de bonne qualité.
Un récit plutôt clair et bien raconté à l'exception des scènes d'action et de fantastique qui parsèment le second tome qui, elles, sont assez embrouillées. Cette clarté permet notamment d'expliquer de manière moins floue que dans la série originelle les événements qui ont eu lieu dans la cité Ougarit et le piège pour le démon Môth. Mais on n'apprend sur le sujet quasiment rien de plus que celui qui a lu avec attention la série Sanctuaire savait déjà.

Au-delà de ça, l'intrigue tourne autour du conflit entre les personnages en présence : un archéologue français patriote et strict sur ses principes, sa femme qui ne l'aime pas et serait prête à tout pour quitter les lieux des fouilles, l'archéologue juif allemand forcé par les nazis à diriger les fouilles, le jeune officier nazi en charge de surveiller l'expédition et le général nazi dont il reçoit les ordres. Le scénario ressemble à un huis-clos où les protagonistes échangent et se disputent tandis que les événements liés au sanctuaire et à une tribu protégeant son accès s’enchaînent sans grande saveur.
Le récit est fade et il ne s'en dégage pas grand chose. Il serait même à la limite ennuyeux pour celui qui connait bien Sanctuaire tant il n'apporte rien au récit de base et n'a pas le même impact émotionnel que celui-ci pouvait dégager.
Ma note pourrait être plus basse mais la lecture n'est pas désagréable, le dessin est bon et cela peut être une bonne introduction à la série de Bec et Dorison pour ceux qui ne la connaissent pas déjà.

Nom série  L'Apocalypse selon Bram et Ben  posté le 19/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'Apocalypse selon Bram et Ben ressemble à un délire adolescent, un truc un peu trash et iconoclaste, qui se moque sans restriction de la religion chrétienne et des religions en général.

L'histoire commence avec un Enlèvement (Rapture en anglais) anticipé durant lequel les "dévots" sont téléportés au Paradis, événement annonciateur de la fin du monde et de l'apparition de l'Antéchrist. Sauf que suite à une confusion de nom, Bram, qui n'a rien d'un dévot du tout, a été emporté lui aussi puis ramené quand les autorités divines se sont rendus compte de l'erreur. Du coup, ayant la preuve de l'existence d'un Paradis qui ne lui a pas plu (oui les femmes y sont toutes nues, mais elles sont aussi moches, vieilles et complètement coincées), Bram décide sur un coup de tête de postuler au rôle d'Antéchrist auprès de la population restée sur Terre. Mais cette décision ne convient pas du tout à son meilleur ami, Ben, qui, lui, voit plutôt l'événement comme un appel à se faire pardonner de ses pêchés. Et les choses vont gagner en envergure quand les anges et les démons vont se mêler à la mésentente entre les deux amis amenant toute la situation vers un joyeux chaos un peu sanglant.

L'idée est amusante mais traitée avec un peu d'amateurisme à mes yeux.
Le trait du dessinateur, Rem Broo, ne m'a pas séduit. Il est raide, empli de traits de construction volontairement non gommés, et je le trouve peu agréable et sans charme. Il accentue cette impression que j'ai eu de lire un fanzine ou un webcomics de bons amateurs.
Le rythme du récit est inégal. Certains passages délirants sont plutôt amusants et certaines idées sont bien trouvées. Mais d'autres fois, c'est un peu lourdingue, mal amené et pas très drôle.
Les personnages ne m'ont pas convaincu non plus. Certains sont trop caricaturaux et exacerbés comme le copain bourrin Tipul. D'autres, comme les deux héros, sont plutôt fades et sans profondeur.

Je sors de ma lecture avec une impression mi-figue mi-raisin. Je me suis un peu amusé mais aussi un peu ennuyé, et de manière générale je n'ai pas aimé le dessin. Même si sa lecture permet de passer le temps, ce n'est pas le genre d'album que j'achèterais personnellement.

Nom série  Méta-Baron  posté le 19/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici une nouvelle série dans l'univers de L'Incal mettant en scène le fameux Meta-Baron. Après La Caste des Méta-barons racontant la saga familiale ayant mené à Sans-Nom le dernier Meta-Baron, après Castaka racontant les origines de cette famille avant le premier Meta-Baron, et après Les Armes du Méta-Baron racontant juste un épisode des combats de Sans-Nom, voici venir "Meta-Baron" qui raconte les nouveaux combats du dernier Meta-Baron.
La série sera composée de 4 cycles confiés chacun à un dessinateur différent. Et si la base de ces histoires est imaginée par Jodorowsky, c'est Jerry Frissen qui se charge du scénario en lui-même et de la mise en scène.

Le premier cycle a pour cadre le conflit entre le Meta-Baron et l'Empire Techno-Techno, faisant presque immédiatement suite au dernier tome de La Caste des Méta-barons, alors que Sans-Nom a détruit l'Empire et sa capitale Planète d'Or, ce qui a cependant résulté dans une emprise encore plus grande des Techno-Technos sur la galaxie. Ces derniers basent leur puissance sur l'exploitation monopolistique de l'épyphite sur la planète Marmola, et l'arrivée du Meta-Baron sur cette planète va entraîner une suite d’événements l'amenant à être confronté aux manigances et brutales ambitions d'un Techno-Amiral sadique et ultra-violent. Ce dernier est d'autant plus dangereux qu'il est servi par un esclave au génie capable de mettre à mal la technologie du Meta-Baron lui-même.

Le dessin de ce diptyque est confié à Valentin Sécher. Le choix de ce dernier parait presque évident quand on sait qu'il a déjà dessiné Khaal, Chroniques d'un empereur galactique dont le héros, le ton et le graphisme n'étaient déjà pas sans rappeler les histoires du Meta-Baron. Son dessin est digne de celui de Juan Gimenez, voire encore meilleur pour les personnages et tout aussi adapté à du space-opera à grand spectacle. Son trait est un peu moins fin, sa colorisation informatique ayant pour résultat dans des bordures légèrement plus floues et moins aiguisées que le style de Gimenez. De même les couleurs sont un peu froides. Mais son style est techniquement impeccable. Les planches sont très belles et se lisent parfaitement bien.

L'histoire quant à elle ne m'a pas déçu sans pour autant me charmer complètement.
On y retrouve une part de l'exubérance outrancière et de la violence volontiers sadique des récits de Jodorowsky mais sans sombrer dans le ridicule ni dans ses surenchères fantastico-oniriques. On évite donc les défauts qui m'avaient dégoûté de la fin de La Caste des Méta-barons et autre Technopères.
L'intrigue est plutôt bien ficelée, racontée avec clarté et de manière rythmée. La violence est parfois gratuite et ce n'est pas vraiment à mon goût, mais elle donne une ambiance et une personnalité (certes détestable) aux personnages. L'histoire n'est pas foncièrement innovante et très recherchée mais elle se lit bien et donne envie d'en savoir plus.

C'est une bonne suite pour les aventures du Meta-Baron et d'un meilleur niveau que les derniers tomes de la Caste.

Nom série  Trashed  posté le 16/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A la fois documentaire et roman graphique, Trashed est une lecture intéressante permettant de découvrir le métier d'éboueur de l'intérieur. Nous sommes placés dans le cadre d'une petite ville américaine, avec des spécificités bien locales et notamment un système de corruption légère qui nous est présenté, où les notables de la ville se servent des employés municipaux pour leur propre bénéfice.

Avec cette lecture, plutôt fluide et bien menée, j'ai pu découvrir des aspects auxquels je n'avais pas pensé du métier d'éboueur. J'ai du respect pour les gars qui font ce boulot mais je n'imaginais pas les galères qu'ils peuvent endurer parfois. Ceci dit, heureusement qu'en France, les poubelles sont directement accrochées à l'arrière des camions-bennes et qu'on ne fonctionne pas avec des sacs poubelles fragiles et dégueulasses laissés par terre comme aux USA.
Il y a aussi évidemment une dénonciation de la société de consommation et des ordures qui s'entassent sans solution réelle.

On lit cela en suivant le parcours de deux jeunes employés municipaux et c'est une lecture plutôt sympathique et divertissante. Ce n'est pas qu'un documentaire, il y a une vraie histoire, avec un petit peu d'humour au passage.
Pas mal.

Nom série  Déplacement  posté le 16/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Déplacement (Nod away en version originale) est à la base un comics indépendant partiellement mis en ligne par son auteur, Joshua W. Cotter, avant d'être publié par Fantagraphics aux USA et Cà et Là en France.
C'est une histoire de science-fiction d'anticipation qui mélange de nombreux thèmes : station spatiale de recherche, étape suivante de l'Internet communiquant directement par la pensée, conscience collective, portail de déplacement instantané, intelligence artificielle... Il y a beaucoup d'idées et un gros potentiel dans ce scénario.

Le graphisme et la narration ramènent aux origines de comics indépendant de son auteur.
Le dessin est en noir et blanc, au trait rond un peu hachuré, légèrement caricatural.
L'accent est bien plus mis sur les relations entre les personnages que sur l'action et le grand spectacle. C'est de la SF "intelligente", non pré-digérée et qui pousse à la réflexion.
Les personnalités des protagonistes sont souvent étranges, exacerbées. Il est difficile de se sentir à l'aise dans ce melting-pot de personnages bizarres dont on ne comprend pas toujours les réactions.
La narration ajoute à la confusion car elle insère par-ci par-là des figures à priori métaphoriques, et car on suit en parallèle de l'histoire principale le récit d'un homme dans un désert dont on ne sait s'il est symbolique, imaginaire ou réel, ni même s'il est simultané avec le reste de l'intrigue.
Il y a dans tout cela un côté hermétique qui m'a interdit de me laisser charmer par l'histoire.

Je suppose qu'il y a une histoire d'intelligence artificielle, résultant peut-être de l'esprit de groupe de toute la population humaine connectée, ou provenant peut-être juste de l'intelligence artificielle créée dans la base de recherche, et d'une tentative de sa part de prendre vie et forme après avoir observé son environnement et l'esprit humain. Mais ce n'est vraiment pas clair.
Et arrivé à la fin du premier tome, après plus de 200 pages d'un récit pourtant bien dense, je reste dans une vraie expectative et je ne suis pas encore convaincu ni séduit. J'attends de lire la suite pour donner un avis définitif.

Nom série  La Grande Odalisque  posté le 05/09/2012 (dernière MAJ le 15/10/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le duo Ruppert et Mulot s'associe de manière exceptionnelle à Bastien Vivès pour nous faire vivre les aventures de trois super-cambrioleuses sexys spécialisées dans le vol de tableaux de maître.

Au delà du scénario, les auteurs ont fait le choix de mélanger leurs graphismes. Il est amusant de voir à quel point ils s'assemblent l'un à l'autre, avec leurs styles bien reconnaissables que ce soit au niveau des décors, des personnages ou des visages, tout en gardant régulièrement le doute sur qui a vraiment réalisé tel ou tel détail. Le dessin qui en résulte est en tout cas très appréciable même si j'aime moyennement le côté trop épuré de certains visages.

La référence au manga Cat's Eyes y est claire, jusqu'au prénom d'une des héroïnes mais aussi par le biais d'un clin d'oeil sans équivoque le temps d'une planche. Le cadre est cependant différent. Ce ne sont pas de gentilles jeunes filles à la recherche d'indices sur leur père disparu mais de vraies voleuses, sans remord et prêtes à tuer s'il le faut, évoluant entre les musées parisiens et les trafiquants de drogue mexicains. Elles sont aussi largement portées sur le sexe et particulièrement libérées sur le sujet ce qui ajoute une touche sexy à l'ensemble.
Nous sommes dans une ambiance de polar à l'américaine plein d'action et de gros coups d'éclat et relativement peu attaché au réalisme. Les cambrioleuses y prennent en effet parfois des allures de super-héroïnes à qui tout réussit encore mieux qu'à James Bond au milieu de son harem de top-models alanguies. Je dois dire que certaines facilités et actions radicales, notamment sur les scènes très mouvementées de la fin de l'album, m'ont d'ailleurs un petit peu agacé.
Malgré la liberté de ton du récit et de ses protagonistes, j'ai également trouvé la fin légèrement prévisible et tirant artificiellement sur la corde émotionnelle. J'espérais quelque chose de plus original ou percutant.

Malgré ces derniers reproches, c'est un bon thriller d'action que j'ai lu là. La narration est rythmée, avec une petite dose d'humour, des personnages forts et plutôt originaux, et au passage d'amusantes références à un dessin animé de mon enfance qui me plaisait bien.


Ajout suite à la sortie du tome 2 : Olympia

Dupuis vient de publier l'album Olympia, toujours chez Aire Libre. Comme l'indique le grand bandeau rouge pouvant l'accompagner et le contenu du texte de quatrième de couverture, il s'agit bien du second tome de la série mettant en scène les 3 voleuses d'oeuvres d'art que sont Alex, Sam et Carole. C'est une suite directe de "La Grande Odalisque" même si l'action se déroule un an plus tard.

En les posant face au doute et à la séparation, les auteurs donnent un peu plus de profondeur à leurs trois protagonistes à qui tout réussissait un peu trop bien jusque là. Il y a toujours un petit côté "Mary Sue" avec ces héroïnes idéalisées dans lesquelles les auteurs mettent trop de fantasmes et qui ont tous les talents, beauté, dons pour à peu près tout et la chance de toujours s'en sortir indemnes. Alex, notamment, est toujours aussi agaçante à mes yeux en tant que personnage. Mais je me suis un peu plus attaché à elles trois que lors de ma lecture du premier tome, leur trouvant légèrement moins d'artificialité.

Le récit est clair, linéaire et plutôt prenant. Il est dense, mouvementé, bien rythmé. Il y règne toujours une ambiance un peu spéciale, un peu irréelle, ce qui fait la personnalité des scénarios de Ruppert, Mulot et Vivès. Les péripéties finales, notamment l'histoire de la torpille, brisent par exemple le réalisme du reste et c'était d'ailleurs également le cas à la fin du premier tome. De même, le retournement de situation final est un peu convenu.

A titre personnel, j'ai toujours un sentiment mi-figue mi-raisin vis-à-vis de cette série. J'apprécie l'originalité de son ton, de ses héroïnes ainsi que l'élégance de ses planches et de ses couvertures. J'apprécie moins les caractères et comportements de ces mêmes héroïnes et les facilités dont font preuve les dénouements des intrigues. Quoiqu'il en soit, ça reste une lecture divertissante et plutôt agréable.

Nom série  Les Jours Heureux  posté le 06/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je me suis fait avoir en lisant cette bande dessinée car je n'ai appris qu'en cours de lecture, presque sur la fin du premier tome, qu'il s'agissait en fait de la suite des séries Les Temps Nouveaux et Après-guerre.
Et effectivement, cela explique pourquoi je n'y comprenais pas grand chose et que je ne m'y retrouvais pas du tout dans les nombreux personnages aux histoires complexes dont rien ne nous est rappelé. On est plongé directement dans un contexte compliqué, avec des relations alambiquées entre les protagonistes, des histoires de famille, de vieilles rancœurs, de nombreux noms qui ne disent rien du tout à un nouveau lecteur et des situations dont on est obligé de deviner vaguement de quoi il peut s'agir mais qui ne sont jamais expliquées. Jusqu'à la fin, je n'ai pas du tout réussi à entrer dans l'histoire et j'ai persisté à confondre les personnages et à me demander si c'était de nouveaux qui apparaissaient au détour d'une transition ou si je les avais déjà croisés dans les pages précédentes.

En ce qui concerne le scénario lui-même maintenant, j'y vois une tranche d'Histoire entre le Congo, la France, la Belgique et un peu l'Algérie. Ça aurait pu être intéressant car nous sommes placés entre 1958 et 1960 à une époque charnière où le Congo allait vers on Indépendance et où l'Algérie se battait pour la sienne, avec toutes les circonvolutions et violences que cela impliquait dans ces pays mais aussi en Europe. Mais quand on n'accroche pas du tout aux intrigues personnelles des différents personnages, il ne reste qu'une sorte de cours d'Histoire, souvent trop didactique et ennuyeux.

Peut-être mon avis aurait-il été différent si j'avais lu les deux séries précédentes auparavant, mais pour ça, encore aurait-il fallu que ce soit indiqué quelque part dans la bande dessinée que ce n'était pas une série indépendante.

Nom série  SerVamp  posté le 06/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mouairf... Ce shonen n'est pas mal mais j'ai dû un peu me forcer pour en lire tous les tomes.

J'apprécie son idée de base de "vampires servants", sorte de génies immortels associés à un maître humain, collaborant avec lui et capables de sortilèges quand ils boivent de son sang, puis passant d'un maître à un autre quand l'humain finit par disparaître (de mort naturelle ou pas...). C'est une revisite assez originale du mythe des vampires, même si très artificielle dans sa mise en place et avec beaucoup de facilités et de passages convenus.
J'aime bien aussi l'idée que ces fameux servamps n'aient rien de ces vampires classe et arrogants et soient plutôt du genre brave gars, lambin pour le héros, excentrique pour un autre, ridicule pour un autre, gentille et douce pour une autre encore... Ça ajoute de la fraîcheur et un peu d'humour.

Par contre, l'intrigue qui se bâtit autour d'eux n'est guère passionnante et trop convenue. Un rival apparaît et décide de s'en prendre à tous les 7 Servamps d'un coup, alors ces derniers et leurs maîtres doivent l'affronter et comprendre qui il est vraiment et quelles sont ses motivations. Et peu à peu se dévoilent aussi les mystères autour du passé des Servamps eux-mêmes.
Ça pourrait être sympa si ce n'était pas aussi embrouillé dans la narration. Les dialogues fusent dans tous les sens, avec plein de paroles disséminées en petits caractères dans les cases comme dans trop de manga pour adolescents. Les événements s’enchaînent avec un rythme très décousu, des transitions abruptes et pénibles à suivre, des personnages qui se ressemblent beaucoup et faciles à confondre. L'humour passe mal car il est mal mis en scène et sans saveur. Et l'intrigue est tellement confuse, sans réel enjeu, qu'on peine à y accrocher et à s'y intéresser.

J'aurais pu mettre une note plus basse car je me suis plutôt ennuyé à la lecture, mais comme l'idée de base n'est pas mauvaise, que le dessin est de bonne qualité et que je ne suis de toute façon pas le public visé, je me dis que ça peut quand même plaire à un certain lectorat adolescent.

Nom série  Bayou Bastardise  posté le 05/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis est très mitigé sur cette bande dessinée car elle présente un véritable assortiment de bon et de moins bon.

J'ai apprécié son ambiance de bayou à la fois proche des clichés mais également plus moderne dans sa vision. Comme le présente le résumé de l'album, c'est comme du Breaking Bad dans le Dixie des Rednecks, avec un peu de catch mexicain, des tueurs, des dealers, des racistes, des paumés et des braves gars. Et forcément, la musique locale, avec de fortes références notamment au Jambalaya on the Bayou de Hank Williams. On y retrouve aussi le côté légèrement déjanté, politiquement incorrect et un peu violent des séries du Label 619 d'Ankama, un esprit de liberté dans le scénario qui amène une touche d'humour et de fraîcheur.
Le cocktail est l'ambiance d'ensemble ont su me séduire. D'autant que le dessin est sympa lui aussi, même s'il n'est pas toujours parfaitement clair.

Hélas, ce qui n'est pas clair du tout, c'est la narration.
Déjà les dialogues sont souvent en patois, créole ou cajun, et même si cela permet de renforcer encore l'ambiance, il faut un peu s'accrocher pour tout bien saisir. Et surtout ils sont souvent présentés dans n'importe quel ordre, comme des discussions qui s'entremêlent et que j'ai eu toutes les peines du monde à suivre.
Plusieurs intrigues se croisent et se suivent en parallèle, ce qui aurait pu être appréciable, mais je les ai trouvées mal racontées et trop confuses. Quelques explications arrivent après coup, dévoilant qui a fait quoi et pourquoi, mais en cours de lecture l'incompréhension et le sentiment de cacophonie est pénible.
A cause de cela, je n'ai su m'attacher ni aux personnages ni à leurs intrigues, seule l'atmosphère réussie du récit m'empêche de donner une note plus basse à cette série.

Nom série  Chamisso (L'Homme qui a perdu son ombre)  posté le 01/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Chamisso était un poète et écrivain franco-allemand de l'époque de Napoléon. Eh bien, je ne le connaissais pas du tout. Et comme c'est par le biais de cet album que je l'ai découvert, je n'étais même pas sûr en cours de lecture s'il s'agissait d'un personnage réel.
En effet, autant le début était très réaliste, comme une biographie classique avec dates, lieux, personnages réels, etc, autant en cours de route l'oeuvre de Chamisso et sa vraie vie se confondent et la partie conte fantastique laisse penser que la biographie s'échappe soudain vers l'imaginaire. Mais ce n'est qu'une figure de style, un moyen de montrer à quel point l'oeuvre clé du poète prend son inspiration dans sa vraie vie.

Ce fut une lecture intéressante et plaisante mais que j'ai trouvé un peu longue. Le contexte est original et instructif, et la vie de Chamisso variée et dépaysante, mais sur la longueur de l'album j'ai fini par décrocher un peu et m'ennuyer. Cela a commencé avec ce brusque saut dans la fable où j'ai un peu perdu mes repères et ensuite je ne savais plus ce qui était la vraie vie du poète ou ce qui était issu de son oeuvre. Du coup, je ne me suis pas tellement attaché à Chamisso et je n'ai été que moyennement touché par sa vie et son art.
Ce fut plus pour moi de la curiosité et la satisfaction de découvrir un personnage célèbre que je ne connaissais pas par le biais d'un album plutôt bien mené, mais je n'ai pas été vraiment marqué par cette lecture.

Nom série  Love in Vain  posté le 30/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Robert Johnson, j'en avais déjà entendu parler via le manga Me and the Devil Blues qui ne m'avait pas passionné et je connaissais la reprise de quelques-unes de ses chansons. Mais cet album m'a donné envie de le connaître mieux. Du coup, je suis en train d'écouter ses rares enregistrements en même temps que j'écris cet avis, et oui, je confirme, c'est du bon, c'est du blues !

Mais en terme de bande dessinée, qu'apporte cet album ?
Car il s'agit d'une biographie pure et simple, de la naissance à la mort du sujet, Robert Leroy Johnson. Certes, sa vie fut mouvementée, originale, pleine de malheurs, d'aventure et de cette ambiance et cette poésie qui appartient au Blues. Mais une biographie n'est-elle pas simplement un documentaire un peu ennuyeux ?
Pas quand comme ici on est plongé dans l'Amérique des années 20 et surtout 30. Pas quand on ressent de cette manière l'atmosphère du Delta du Mississippi, de la communauté noire de l'époque, des nombreux musiciens noirs de jazz et de blues, et des sessions musicales dans des bars crasseux à l'ambiance délurée. Pas quand on y apprend l'étonnant parcours vagabond d'un artiste musicien comme Robert Johnson, son enfance compliquée, le traumatisme de son premier mariage, et la vie dissolue qui s'ensuivit. Et qu'on découvre son état d'esprit sans attaches, volontiers provocateur, à la fois épicurien et désespéré, qui ne vit plus que pour la musique et les plaisirs qui s'y rattachent.

Et surtout il y a le dessin de Mezzo qui est ici proprement superbe. La couverture ne paie pas de mine mais les planches sont toutes exceptionnelles. J'aime l'élégance et la beauté de son encrage épais, la force de ses aplats noirs, le soin apporté aux décors autant qu'aux personnages, la mise en page parfaite et la narration excellente.
C'est beau.
Et ce blues, c'est du bon !

Nom série  Le Théorème de Karinthy - Berlin 1981  posté le 29/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album présente un cadre original pour un scénario de bande dessinée : celui du Berlin de 1981, en pleine guerre froide, dans le milieu des activistes de gauche et des terroristes soutenus par les services secrets de la RDA. Nous suivons en parallèle le parcours de deux hommes : d'un côté un agent des services de sécurité de Berlin-Ouest qui s'infiltre parmi ces militants pour retrouver une cellule terroriste, et de l'autre un de ces activistes terroristes revenu à Berlin et bien décidé à réaliser l'enlèvement d'un notable.

Ce sujet est intéressant et dépaysant. L'ambiance du Berlin du début des années 80 apparaît comme bien particulière. On y apprend en effet que, du fait du service militaire interdit dans cette ville à l'époque, beaucoup de jeunes allemands réfractaires à l'autorité s'y réfugiaient et la communauté militante de gauche y était importante et active. On découvre aussi l'influence des services secrets de l'Est qui soutenaient à distance les groupes activistes les plus durs pour déstabiliser le gouvernement occidental.

Le dessin est dans un style assez personnel. Il ne plaira pas forcément à tout le monde mais il se laisse adopter sans problème. Jouant beaucoup sur les tons gris, pour une ambiance urbaine morose à l'horizon bouché, et rouge, pour la vie nocturne et la violence, il reflète le ton réaliste du récit.

La double intrigue de cet album est bien menée et plutôt prenante. On se demande comment les choses vont aboutir et quand aura lieu la confrontation entre les deux personnages principaux. Et c'est là que l'album est surprenant. Car leurs chemins vont se croiser à distance mais sans jamais vraiment aboutir à une rencontre. Et autant le récit de l'un arrive à une vraie conclusion, quoiqu'un peu ouverte, autant celui de l'autre m'a paru ne pas vraiment se terminer, se clôturant simplement sur ce que j'ai ressenti comme étant une étape un peu ironique de sa mission. J'ai ressenti un peu de frustration, mais en même temps cela dénote encore une fois de l'aspect réaliste du scénario qui ne s'oriente pas vers une conclusion Hollywoodienne et attendue.
Une lecture intéressante.

Nom série  Coucous Bouzon  posté le 28/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le quatrième de couverture de cet album parle d'un humour déjanté : c'est bien le cas. J'ai apprécié d'emblée le côté délirant de cette petite entreprise qu'on découvre de l'intérieur avec un nouvel employé. C'est loufoque et j'ai trouvé ça plutôt drôle.
Par la suite, l'intrigue avec cet employé disparu et tout ce qui s'ensuit m'a moins accroché par contre. J'aurais préféré rester sur la simple vision d'une folle vie d'entreprise.
Et puis il y a le style très particulier d'Anouk Ricard. Un dessin enfantin, un ton mi-adulte mi-naïf qui fait qu'on ne sait jamais trop à qui elle s'adresse. Je ne le trouve pas désagréable mais je n'y adhère pas totalement.
Du coup, ma lecture fut assez plaisante mais je ne la conseille pas forcément.

Nom série  Le Fantôme Arménien  posté le 28/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Si je trouve cet album bof, ce n'est pas à cause du côté instructif de son contenu. Au contraire, je trouve le sujet très intéressant : aborder le génocide Arménien non pas pour en raconter les faits anciens (ce que d'autres ouvrages comme Le Cahier à fleurs font très bien) mais pour décrire la situation des descendants de survivants de nos jours, à l'étranger et surtout ici en Turquie elle-même. J'ai appris pas mal de choses sur le sujet, et ce n'est guère reluisant pour le gouvernement Turc.

Par contre, la forme et la narration m'ont déplu. Je n'aime pas le graphisme que je trouve trop proche du croquis, au trait désagréable et à la colorisation laide. Et je n'aime pas non plus la narration qui est trop confuse. On saute d'un personnage à un autre sans transition, on lit une suite de témoignages sans trop savoir qui parle, il y a trop de narration off et pas de vrai récit qui se met en place si ce n'est un parcours de voyage qu'on suit de très loin.
Ma lecture fut laborieuse, pénible, et je n'ai pas du tout su apprécier les informations que cet album essayait de me transmettre.

Nom série  Bunny  posté le 28/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Malgré une héroïne artificielle et très antipathique, j'ai plutôt accroché à cette lecture. Son contexte n'est pas crédible mais est intéressant et plutôt prenant, comme une bonne idée de scénario de manga.

Le graphisme est d'ailleurs lui aussi légèrement d'inspiration manga, très jeune dans son style, et à la colorisation informatique assez marquée. Il n'est pas mal dans le fond mais je n'aime pas l'aspect character design des personnages qui sont habillés comme en cosplay, avec des tenues "cool" mais peu réalistes.

Je lui reproche donc aussi cette héroïne agaçante : la jeune oisive, sexy, qui ne fout rien dans la vie mais ne se prend pas pour de la crotte et envoie balader tout le monde. Heureusement, les auteurs ne vont pas jusqu'à lui faciliter la vie et elle ne réussit pas tout ce qu'elle entreprend ce qui la ramène un peu sur terre et permet de ne pas la rendre complètement détestable.
Le contexte de l'intrigue lui aussi est assez facile, dans le sens où il n'y a aucune chance qu'une telle chose existe dans la réalité. Mais l'idée, au départ basique, se révèle peu à peu intéressante et bien construite.
On a envie de connaître la suite et de voir comment l'héroïne va s'en tirer (même si finalement, j'apprécierais peut-être bien qu'elle ne s'en tire pas ou alors mal).
J'attends de voir ce que donne le second et dernier tome pour confirmer mon avis.

Nom série  La Favorite  posté le 24/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La Favorite est indéniablement une BD originale.
En fait, il vaut mieux la lire sans en savoir rien car elle dévoile peu à peu ses surprises et révélations. C'est ainsi que je l'ai lue et je dois dire avoir été agréablement pris au dépourvu. Disons pour faire simple que cela s'entame sur l'histoire d'un enfant vivant cloîtré avec ses grands-parents dans une vieille demeure campagnarde, avec une grand-mère violente et autoritaire qui fait de sa vie un enfer coupé du monde. On suit ainsi les états d'âme de cet enfant de 10 ans, son monde imaginaire, ses tentatives de rébellion vite réprimées, ses aperçus du monde extérieur. Mais les choses se révèlent plus complexes et plus originales que cela.

Le très beau dessin en noir et blanc à la plume donne un aspect élégant et un peu rétro au récit. L'encrage et les hachures le rendent assez proche du style des gravures anciennes et cela renforce l'impression d'être dans un lieu hors du temps, quelque part au XIXe siècle peut-être, alors que l'action se déroule dans les années 70.
A l'inverse, la représentation des visages, en tout cas de ceux du grand-père et de l'enfant, sont un peu plus modernes et ronds, dans un style presque cartoon. Cela reflète la tournure plus légère, voire doucement humoristique, que prend le récit par moment. Ce contraste permet d'éviter un récit dramatique et sombre, même si cela s'apparente quand même le plus souvent à du rire jaune, un peu grinçant.

Malgré quelques aspects passablement dérangeants, c'est un récit intéressant, rythmé et bien mené. Il se révèle surprenant et sort des sentiers battus tant par son intrigue que par la façon dont il est mis en scène et dont il se dévoile.
Les dates, lieux et noms sont d'ailleurs tellement précis que j'ai vérifié s'il s'agissait d'une histoire vraie mais à priori, je ne trouve rien.
Qu'il s'agisse de faits véridiques, de la transposition d'une histoire vraie similaire ou d'une pure fiction, c'est en tout cas une bonne lecture.

Nom série  Le Maître des livres  posté le 24/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série est un manga à thèmes, abordant le sujet des contes et romans pour enfants et en profitant pour les inclure dans le cadre d'une bibliothèque privée, de ses habitués et des gens qui y travaillent. Comme d'habitude dans ce type de manga, l'idée est de donner des personnalités variées à ses protagonistes, de les faire vivre ensemble et de les voir évoluer, dévoiler leurs secrets, les rendre attachants et si possible s'attendre à une ou deux romances.

L'ambiance n'est pas à l'action, c'est un récit calme et porté sur le dialogue et les relations entre personnages. Je ne me suis pas forcément attaché à ces derniers, notamment pas au personnage titre du bibliothécaire Mikoshiba pour lequel je n'ai pas trop réussi à passer outre son sale caractère permanent, mais je les ai trouvés assez réalistes et plutôt sympathiques.
Le dessin lui aussi est bien, même si j'ai trouvé la narration un tout petit peu confuse au début du premier tome.

Mais ce en quoi se démarque cette série, c'est surtout par l'intégration dans ses chapitres du récit résumé et mis en image de ces fameux contes ou romans pour enfants. Il s'agit de les faire découvrir aux personnages concernés et bien sûr, au passage, au lecteur également. J'en connaissais la plupart mais j'ai trouvé intéressante la façon dont ils sont présentés et légèrement analysés, ainsi que les différentes morales qui en ressortaient le plus souvent, même si ces dernières étaient parfois un peu naïves. Il y a un côté instructif, ou parfois simplement une mise en lumière, que j'ai apprécié.

Hormis cela, c'est une série dont j'ai lu les tomes sans grande passion, juste un léger intérêt et une curiosité à l'idée de voir comment les relations entre personnages allaient évoluer. Rien qui se retienne forcément l'attention mais une lecture plaisante.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 170 180 190 200 210 220 230 240 250 260 262 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque