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Nom série  Terminus 1  posté le 13/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Décidément, Stefan Wul a écrit davantage de nouvelles de science-fiction que je ne l'imaginais. Je ne connaissais pas du tout celle-ci.
A la lecture du premier tome, l'histoire a un petit côté "la Planète au Trésor" avec un cadre de space-opera où une ancienne pirate désormais boiteuse embauche un petit jeune pour se rendre à sa place sur une autre planète pour y trouver un trésor sous la forme d'une grande réserve de Palladium. Là où on s'éloigne d'un scénario à la Stevenson, c'est que le héros est doté d'un pouvoir un peu aléatoire de télépathie. Et quand il rencontre sur le navire qui le mène à sa destination une jeune femme dont les pensées sont particulièrement pures, il est fasciné et décide de tout faire pour lui venir en aide en attendant de pouvoir remplir sa mission.

C'est un récit de science-fiction un peu facile, avec beaucoup d'éléments convenus et déjà vus, mais il est divertissant et agréable.
Le graphisme de Jean-Michel Ponzio y est un peu spécial. Sauf erreur, il est très largement basé sur des photos retouchées. Ses planches ressemblent à des superpositions d'éléments graphiques, qui s'imbriquent de manière un peu inégale. Parfois ça rend bien, parfois pas.
Les personnages sont visiblement réalisés sur la base de photos d'acteurs (des proches du dessinateur ?) dont les traits sont redessinés. Le résultat n'est pas mauvais et fonctionne souvent bien, mais certaines expressions et postures font très raides et quelques personnages secondaires sont ratés, avec de trop grosses têtes ou mains.
Les décors, quant à eux, sont des mélanges de dessins et d'insertions de photos ou d'images à peine modifiées. L'utilisation de quelques DeLorean volantes comme véhicules m'a d'ailleurs amusé. Cependant, les personnages s'intègrent parfois plus ou moins bien à ce paysage. Car régulièrement ils donnent l'impression d'être posés dessus sans y appartenir, ne laissant pas d'ombre ou ne partageant pas les mêmes lumières.
Malgré ces reproches, l'impression d'ensemble de la majorité des planches n'est pas mauvaise du tout et j'aime assez le travail sur les couleurs.

Je reste cependant un peu dérangé par les quelques ratés de l'imbrication des éléments graphiques et l'impression d'artificialité du dessin qui m'empêche de m'imprégner totalement du récit. D'autant que le scénario n'est pas du plus originaux et follement prenant. C'est pourquoi je suis resté un peu en dehors de ma lecture même si je ne l'ai pas trouvé déplaisante.

Nom série  L'Essai  posté le 12/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD prend la forme d'une fausse autobiographie pour raconter un documentaire historique sur un sujet très intéressant : la première colonie anarchiste autonome créée au tout début du 20e siècle dans les Ardennes.

Je n'ai jamais été attaché aux anarchistes. Si je peux à peu près comprendre leur rejet d'une société capitaliste où des riches et puissants profitent du peuple et leur imposent d'une manière ou d'une autre leur loi, je ne comprends pas en quoi lancer dans bombes parfois directement dans la foule peut être bénéfique et y changer quoi que ce soit. Mais ici, ce n'est pas de bombe qu'il s'agit, ou alors d'une bombe intellectuelle. Il s'agit à la base pour le personnage principal, Jean-Charles Fortuné Henry, de prouver par l'exemple qu'une communauté totalement libertaire peut survivre et s'épanouir sans avoir besoin d'aucune aide du monde occidental industrieux et surtout d'aucune autorité.
C'est ainsi qu'il est à la base de la création, à partir de 1903, de la colonie anarchiste d'Aiglemont, au coeur d'une forêt des Ardennes, colonie qui sera bientôt rejointe par d'autres utopistes pleins d'espoir et visités par bien des curieux et des intellectuels fascinés par le projet.

Le récit est très bien réalisé car on assiste de l'intérieur et de manière réussie aux tous premiers pas, puis à la croissance et à l'apogée de cette petite utopie. Même si de ombreux détails de fonctionnements sont fournis, et même si les personnages se perdent parfois en discours politiques et rhétoriques empreints de quelques citations poétiques, ce n'est jamais rébarbatif ou ennuyeux. On suit cette aventure comme on suivrait celle de Robinson en train de créer un nouveau monde en marge et pourtant si proche de l'ancien.
Et comme on pouvait s'y attendre, on en voit aussi venir les défauts. Entre les difficultés initiales, puis les tensions qui apparaissent ensuite et finalement le délitement total. Tel que les choses sont racontées ici, on dirait que cet échec programmé venait en grande partie de la personnalité de celui-là même qui avait réussi à tout mettre en place au départ. Son intense motivation politique semble avoir fini par tourner en partie à l'autoritarisme qu'il rejetait puis à son égarement vers d'autres actions politiques tournées vers l'extérieur plutôt que de se concentrer sur l'univers qu'il avait créé et sur sa stabilité. Il est difficile de s'attacher à ce personnage dans ces conditions et l'échec de sa colonie finit par devenir inéluctable. Ceci étant dit, avec les Ardennes pour décor, si les hivers rigoureux n'y avaient pas suffi, j'imagine la guerre de 14-18 aurait dans tous les cas mis fin à cette utopie de manière expéditive .

C'est un documentaire intéressant, doté d'un graphisme agréable et d'une bonne mise en scène.

Nom série  Brian Bones, détective privé  posté le 12/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le décor : la côte Ouest des Etats-Unis et ses routes désertiques.
L'époque : les années 50 et leurs belles voitures américaines.
La météo : ensoleillé avec quelques passages orageux.
Le héros : un détective privé, spécialisé dans les enquêtes automobiles et au service d'une compagnie d'assurance. Mignon rouquin, il n'hésite pas à abuser de son charme auprès des jolies femmes. Et il peut compte sur l'aide de ses conquêtes et de son ami, un vieux mécano indien également un peu shaman.

Le graphisme de Van Linthout nous plonge dans les BD d'aventure à l'ancienne de l'école franco-belge de Marcinelle. Son trait me fait ici penser à celui d'un Eric Maltaïte ou d'un Jidehem et j'aime ça. C'est cette ambiance visuelle ainsi que le décor aventureux de l'Amérique ensoleillée des années 50 qui m'a rapidement séduit. Et quelle époque pour raconter des histoires de bagnoles ! Surtout quand elles sont belles et bien dessinées comme c'est le cas ici.

Le héros a un côté un peu macho qui pourra agacer, notamment les lectrices à moins qu'elles tombent elles aussi sous son charme un peu facile. Néanmoins, il n'est pas désagréable, admet volontiers avoir quelques défauts et il est confronté à quelques protagonistes féminines ayant de la personnalité, même si d'autres se font un peu avoir quand même.
On suit son enquête avec plaisir. Celle qu'il mène dans ce premier tome le confronte à une situation rappelant fortement la légende populaire de la Dame Blanche. L'implication d'une dose de fantastique dans le récit m'a un petit peu gêné mais le reste de l'enquête tient la route et ça me suffit.
Une autre chose m'a déçu ceci dit, c'est la course-poursuite de la fin. Pourquoi s'acharner à poursuivre alors qu'il n'y avait aucun intérêt crucial à arrêter immédiatement le fuyard et qu'il était évident que cela allait finir en accident ? Péripétie finale un peu trop téléphonée et prévisible, dommage.

Hormis ces petites faiblesses scénaristiques, j'ai beaucoup aimé cette série qui sent bon la chaleur californienne, les belles voitures et l'aventure à l'ancienne. Je lirai volontiers les autres tomes.

Nom série  Le Courrier de Casablanca  posté le 12/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les tous débuts de l'aéropostale, à l'époque où l'aviation était une vraie aventure et une exploration au-dessus de contrées exotiques et dangereuses.
Cette série se place dans un cadre historique mais je n'ai pas trouvé d'information sur cette société concurrente de Latécoère à laquelle nos héros font partie. J'imagine donc qu'il s'agit d'une fiction, une assez jolie fiction qui nous permet de goûter aux émotions et aux difficultés des premiers conquérants du ciel et des routes sahariennes.

Le dessin de Pascal Ortiz me rappelle ici celui de Servais. Réaliste et sérieux, il est de bon niveau. Seuls certains visages un peu changeants m'ont dérouté. Outre quelques visages féminins ratés, il y a celui du héros dont je me suis un peu demandé si c'était bien le même homme entre le tout début où il a un visage rappelant un Largo Winch roux et débraillé tandis que quelques pages plus loin il devient soudain nettement plus sérieux d'aspect et châtain de cheveux. La couleur de ses cheveux dépend-elle de son taux d'alcoolémie ?
Quant aux avions et aux décors, ils sont bien dessinés et c'est l'essentiel sur ce récit. Les paysages exotiques sont bien rendus et on est facilement dépaysés. Par contre, certaines manœuvres aériennes ne sont pas très bien rendues, comme ce moment où un pilote fait le fou au dessus de l'aérodrome et où j'ai eu bien du mal à comprendre ce qu'il avait fait exactement.
Je fais des reproches mais dans l'ensemble, c'est bien dessiné et la lecture est fluide.

L'histoire quant à elle est intéressante et plutôt bien menée. Elle permet de bien comprendre les enjeux et difficultés de cette formidable aventure du début du 20e siècle qu'étaient les débuts de l'aéropostale. Et en fin d'album se crée un imbroglio intrigant au sujet de sabotages en série qui attise la curiosité en prévision du tome suivant.
J'ai par contre été un petit peu choqué par le côté meurtrier des héros quand ils sont confrontés à des situations dangereuses. Il y a deux séquences successives de purs massacres. OK, ce sont d'anciens militaires et ils sont en danger mais quand même leurs méthodes paraissent très expéditives.

Quoiqu'il en soit, c'est une série intéressante sur l'aviation au début du 20e siècle, les débuts de l'aéropostale et l'aventure sur la côte Nord-Ouest de l'Afrique et dans le désert.

Nom série  Les Aventures de Louis Valmont  posté le 11/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Hommage ou pas, cette BD fait plus que s'inspirer des anciennes BD d'aventure franco-belge : elle en est la réplique exacte.

Le dessin Ligne Claire fait immédiatement penser à Tintin, jusqu'à certains éléments ou décors qui ont l'air d'être décalqués directement dans les planches de certains albums d'Hergé. La couverture mélange du Pays de l'Or Noir et des touaregs du Crabe aux pinces d'or, les bois du château des héros qui tiennent fortement de ceux de Moulinsart, le héros en culottes de golf, le voyage en vieux paquebot... Par la suite, quand les héros arrivent en Egypte, le style se détache un peu de celui d'Hergé, mais peut-être pour mieux se rapprocher de celui d'autres grands anciens comme Jacobs. Et la course automobile et le petit héros hargneux et farfelu ne sont pas sans rappeler Valhardi...
Sauf que sur le plan technique, ce n'est vraiment pas ça.
Les décors sont inégaux, parfois trop pompés de Tintin, parfois trop simples, et d'autres fois soignés et détaillés mais un peu raides. Les personnages sont assez médiocres, avec des visages aux bouches tordues posées un peu n'importe où et des expressions faciales trop appuyées, comme surjouées. Quant aux animaux, tels le chat du héros ou les visages des chameaux, ils sont complètement ratés à mes yeux. Qui plus est les cases fourmillent de traits de vitesse, gouttes de surprise et autres tourbillons de désorientation insérés ça et là de manière assez bancale.
Heureusement, l'aspect d'ensemble n'est pas mauvais et permet de profiter de l'histoire dans une ambiance rétro pas désagréable.

Le scénario, quant à lui, est très stéréotypé. C'est tellement déjà vu qu'on dirait un hommage si ce n'est qu'il n'apporte rien de neuf, ni d'amusant. Il est difficile de le prendre autrement qu'au premier degré et dès lors il n'a rien de surprenant ni de captivant.
Malgré tout, il reste relativement bien construit. Tant et si bien qu'on peut finir par se prêter au jeu et à profiter de l'histoire comme si on lisait une vieille BD retrouvée au fond d'un grenier. Mais il faut une certaine dose de nostalgie et d'indulgence pour l'apprécier vraiment quand on se rappelle que c'est une oeuvre publiée en 2016...

Nom série  L'Hypnotiseur  posté le 11/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sous des aspects austères et un peu mornes, cette BD s'est révélée une bonne surprise.

Au feuilletage, son dessin ne m'attirait pas trop. Le personnage principal a une tête de déterré, toutes les couleurs sont dans les gris sombres, toute l'ambiance a l'air morose et mollassonne. Mais à y regarder de près, c'est quand même très bien dessiné. Les personnages sont réussis et les décors sont très soignés et très esthétiques. Bref, c'est un graphisme qui mérite qu'on s'y attarde et qui met bien en valeur le récit.

L'album est constitué de récits courts qui sont autant d'enquêtes ou de petites aventures du héros. Ce dernier, comme son nom l'indique, est un hypnotiseur, qui fait cela pour un spectacle au succès mitigé et qui accepte parfois d'appliquer son art pour aider telle ou telle personne. La trame ne joue pas vraiment la carte du fantastique, ou alors juste un petit peu. L'hypnotisme y est présenté comme une compétence presque scientifique, avec des possibilités impressionnantes mais limitées, même si les auteurs prennent un peu plus de libertés au fil de l'album notamment dans le conflit entre le héros et son ancien rival.
Donc ce sont plus des enquêtes ou des énigmes à résoudre pour le héros. De quoi attiser l'intérêt et la curiosité du lecteur car les scénarios tiennent bien la route et sont suffisamment variés et intéressants pour entretenir l'intérêt tout au long de l'album.
Seul le côté très morose du héros est un peu lassant et m'a empêché d'être totalement pris dans ma lecture. Mais c'est quand même une bonne lecture que je conseille sans hésiter.

Nom série  L'Odeur des garçons affamés  posté le 11/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'Odeur des garçons affamés est une BD que j'ai trouvée très bien... jusqu'à sa fin que j'ai hélas trouvé un peu trop délirante.

Frederik Peeters dessine très bien et le voir appliquer son art à un récit et des décors de far-west est plutôt réjouissant. Il n'y a pas le côté grandiose et réaliste d'un Giraud, mais les planches de cet album valent vraiment le coup d'oeil. D'autant que Peeters y ajoute sa touche sensuelle, charnelle même dirais-je, qui donne un ton à part à ce récit.

L'histoire est originale. Non pas dans son cadre puisque le récit d'une expédition destinée à cartographier et étudier de nouvelles zones à coloniser, il y en a eu déjà quelques-uns, ne serait-ce que chez Lucky Luke. Mais c'est dans les personnages et l'ambiance que tout se joue. Les trois protagonistes principaux ont des personnalités très marquées, des histoires intéressantes et des relations bien particulières. Le scénario est intrigant et tient bien en haleine.

Bref, tout était très bien pour moi dans cet album. Seulement, j'ai été déçu par une fin qui tire trop vers le fantastique et l'irréel. J'ai trouvé la conclusion de l'action principale confuse, un peu facile sur le déroulé des événements et peu facile à comprendre sur le fond. Je veux bien quelques explications d'ailleurs.
Cette fin m'a un peu gâché le plaisir d'un album qui autrement avait tout pour être franchement bien.

Nom série  La Main Verte  posté le 10/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une BD au ton original.
Elle commence comme un récit un peu post-apocalyptique mettant en scène une France de nos jours où soudain l'essence devient une denrée totalement inaccessible. Tout le monde doit se débrouiller sans, c'est la pénurie au niveau nourriture dans les villes, et il faut revenir à des métiers nettement plus terre à terre pour survivre. Sauf que cela pose de gros problèmes au héros de notre histoire car son métier à lui, c'est la bande dessinée, et que s'il voulait avoir de bons conseils pour savoir faire pousser un potager, il faudrait qu'il se rabiboche avec son père avec qui, par principe, il est bien décidé à ne plus communiquer.

C'est ce décalage entre un personnage très artiste geek et un décor un peu post-apo qui contraste avec humour ici. D'autant plus qu'on va suivre ce dernier d'abord dans ses tentatives de se débrouiller par lui-même avec quelques métiers où il n'a pas du tout sa place, puis dans sa traversée d'une partie de la France où il va rencontrer plusieurs communautés assez décalées, comme ces anciens militants sarkozystes qui se sont lancés dans l'élevage de plus de chèvres pour gagner plus, ou ces cultivateurs pro-OGM en guerre contre les écologiss'... C'est un humour décalé que l'auteur nous offre régulièrement, avec quelques clins d'oeil aussi. En bon marin, j'ai bien aimé le gag sur le fantasme de la speakerine radio de la météo marine.

Une BD amusante, qui amène le sourire et un peu d'originalité. Le récit au final se révèle un petit peu vain, mais c'est sympa quand même.

Nom série  Drôles d'oisifs  posté le 10/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une BD de 1995 qui sent fort l'atmosphère des années 80 à mes yeux. Tout cela pour dire que je trouve son ton et son humour assez désuets.

Il s'agit donc de mettre en scène un couple d'aristos fauchés, qui vit dans son château qui part en ruine tout en affichant bien haut une vision disparue de la noblesse oisive caricaturale. Et ces deux ridicules hors-du-temps sont confrontés jour après jour à la réalité du petit peuple et du monde moderne impitoyable. Sauf que cette réalité est bien souvent tout aussi caricaturale que ces deux nobliaux, à l'image de leur servante assez rock qui jacte comme un blouson noir de Frank Margerin.

J'aime bien le dessin de J-C Denis car j'aime ses décors, son trait proche de la ligne claire et l'ambiance de ses couleurs. Ceci dit, je n'aime pas trop ses personnages dans le cas de cet album.

Les histoires courtes de cet album amènent parfois vaguement le sourire mais elles lassent à la longue car les personnages son trop stéréotypés et l'humour trop téléphoné. Souvent, les blagues et les petits délires tombent vraiment à plat. Il n'y a aucun impact humoristique ni surprise ni aucune dénonciation autre que du pur convenu. Et surtout j'ai eu ce ressenti d'une ambiance démodée, trop ancrée dans une époque dépassée et d'un humour qui ne marche plus de nos jours.

Nom série  Otto & Watson (Les extravagantes enquêtes d')  posté le 09/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Assez originale cette série comportant deux enquêtes en un tome. Elles se déroulent à Varsovie et mettent en scène un détective privé qui se retrouve dans des histoires assez fantasques mêlant littérature et culture avec une grosse dose de fantastique. Et comme partenaire, ce détective n'a personne d'autre qu'un rat intelligent nommé Watson.

Le ton de ces enquêtes est surprenant. C'est un mélange entre polar noirs à l'ancienne et récit onirique. Les dialogues y sont souvent dits comme des pièces de théâtre et on sent que cela ne se prend pas au sérieux.
Le graphisme est sympathique. Le trait de Gawronkiewicz rappelle un peu celui de Tardi par moment.
Lecture amusante mais un peu trop bizarre et parfois trop bavarde à mon goût. Disons que cela vaut le coup d'oeil par curiosité, mais je ne suis pas sûr d'en conseiller l'achat.

Nom série  Flamenco  posté le 09/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce que j'ai apprécié dans cette BD, ce sont les couleurs chaudes qui rendent bien l'ambiance flamenco. On sent bien la chaleur et la fougue, la fierté et l'ambiance. Olé !
Le dessin en lui-même, par contre, ne m'a pas tant charmé que ça. Notamment parce que les traits assez moyens de ses personnages m'ont fait confondre deux personnages en début de lecture, et il m'a fallu relire toutes les pages précédents pour comprendre qui était allé en prison.
Quant au scénario, si on s'en tient aux faits, il est court et il ne se passe pas grand chose. Trop de pages sont consacrées à la mise en image de musiciens et de chanteurs et à leurs chants flamenco, traduits ou non. Mais même si je disais que les couleurs rendaient l'atmosphère flamenco, la musique, elle, ne ressort pas de la BD. Je n'y voyais qu'une suite de paroles sans être touché par elles.
Et comme la conclusion du récit est très prévisible, je n'ai pas été passionné.

A noter également que l'album que j'ai lu avait plusieurs gros problèmes d'impression, trois pages en double impression donnant comme un gros flou, et une page plissée à l'impression. Cela n'arrangeait pas ma lecture.

Nom série  Lunes vénitiennes  posté le 08/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai vraiment pas été convaincu par cette escapade vénitienne.

Pour commencer, cela ressemble beaucoup trop à une repompe des Suites vénitiennes de Corto Maltese. L'auteur imite sans vergogne le style de Pratt. Je veux bien y voir un hommage mais il est fait avec beaucoup moins d'aisance technique, un trait plus raide et nettement moins de charme.

Ensuite, l'histoire est scindée en deux chapitres et un épilogue, et le lien entre les deux, éloignés de quelques siècles, est très ténu et n'apporte pas grand chose. Le première histoire, mettant en scène Cagliostro et Casanova au 17e siècle, est assez vide et vite lue. Il ne s'y passe rien de bien intéressant.
La seconde, se déroulant en 1939, joue la carte du fantastique pour une histoire pas vraiment plus palpitante, mettant en scène un héros sans grand charisme dans une aventure qui m'a laissé largement indifférent.

En définitive, je me suis ennuyé à la lecture de cet album qui ne réussit pas à approcher, ne serait-ce que de loin, la poésie et la beauté de l'oeuvre de Pratt.

Nom série  Les Dormants  posté le 08/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A peu de choses près, les Dormants a tout du conte léger et un peu onirique. Il se déroule dans un décor un peu fantasque, avec des personnages secondaires loufoques, et un contexte étonnant. D'un côté, nous avons un héros amnésique et insomniaque, qui ne sait pas d'où lui vient cette affliction et cela le rend particulièrement grognon. Et de l'autre, il y a cette jeune fille dotée d'un pouvoir surprenant, celui d'endormir sans le vouloir tous les êtres vivants à la ronde, et rendue plus ou moins fofolle par ses nombreuses années de solitude. Jusqu'au jour où ils se rencontrent...

L'idée est amusante et le récit est un cocktail de douceur, d'humour et d'une part de tristesse, avec parfois une touche grinçante mais aussi un sombre personnage à la poursuite du héros.
Le dessin est tout mignon en en même temps soigné et agréable. C'est joli et plaisant à lire.
L'histoire aurait pu être juste une fable douce-amère gentille et un peu fantasque mais un peu vaine et vite oubliée. Mais il s'y ajoute les toutes dernières pages, ce prologue après l'heure, qui amène soudain une révélation un peu cruelle. J'aime ce type de surprise qui modifie la donne d'un récit et qui, comme ici, ajoute une profondeur au scénario.
Sympathique lecture.

Nom série  Harlem, sur la route du diable  posté le 08/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'intention de cette BD est bonne, tout comme son graphisme très travaillé.
C'est ce dessin qui m'a plu au départ. Il est dans un style assisté par ordinateur, un peu vectoriel, proche de celui d'un Arthur de Pins. Il est tout à fait réussi, autant pour les personnages que pour les décors et les mises en scène. Et j'aime bien ses choix de couleurs assez originales, dans les tons violets, bleus et verts.

Je trouve par contre que ce style très moderne colle assez peu avec l'ambiance musicale souhaitée, celle-ci tournant à priori autour du blues à la Robert Johnson, musique nettement plus roots que cette ambiance visuelle un peu flashy.

Et c'est cet état de fait qui m'a un peu déçu après. Je disais que l'intention de cette BD était bonne car elle rend hommage à la musique et l'utilise comme prétexte et outil pour un combat contre le diable et le sauvetage du frère du héros. Mais la musique, au coeur même de ce scénario, ne ressort pas. On ne la ressent pas. Les images et la narration ne font pas ressentir l'ambiance musicale à mes yeux mais plus une histoire d'aventure fantastique où la musique ressemble plus à des super-pouvoirs qui tirent dans tous les sens qu'à un ressenti émotionnelle. Je suis resté assez indifférent quand on voit les visages stupéfaits des auditeurs et les larmes de certains après avoir entendu le petit héros jouer. Et du coup, cette histoire d'aventure, malgré quelques personnages sympathiques, ne casse pas trois pattes à un canard et ne contient que bien peu de surprises.

Bref, il y a un bon fond dans cette BD et un beau graphisme, mais sa lecture n'est pas palpitante.

Nom série  Soleil brûlant en Algérie  posté le 07/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si l'on se fie aux différents récits portant sur la Guerre d'Algérie basés sur les témoignages vus côté français que j'ai lus, ça donne vraiment l'impression que ce n'était un grand moment d'ennui, d'angoisse et d'absurdité. Car ici comme dans d'autres BD sur le même thème, nous avons la vision d'un conscrit qui ne sait pas ce qu'il fout là, ne voit jamais la guerre elle-même et passe son temps en caserne et en patrouilles stupides. Jamais on ne voit de récit sur le terrain, aux côtés des troupes combattantes, des commandos ou des fellagas algériens.
De fait, c'est cet ennui et ce rejet des ordres absurdes d'une hiérarchie sclérosée qu'on ressent en lisant cet album.
Alors du coup, c'est instructif sur comment les choses ont pu se passer pour les jeunes français à l'époque, embarqués sans le vouloir dans une guerre bizarre qui ne disait pas son nom. Mais ce n'est pas très passionnant non plus. Seule particularité de cet album ci, c'est qu'il ne s'arrête pas avec la fin de la mobilisation du narrateur en Algérie mais continue ensuite un peu avec son engagement républicain par la suite pour agir et manifester contre les partisans du conflit et l'OAS en France.

A côté de cela, le dessin est plutôt joli en ce qui concerne les décors et les compositions. L'utilisation du fusain ou d'un outil au résultat proche est esthétique mais un peu triste car sombre et sans couleurs.
La narration est légèrement décousue, comme si on lisait un journal de bord avec parfois aucun enchaînement entre une scène et la suivante.

Une lecture qui ne se rend pas particulièrement captivante mais qui fait ressentir l'absurdité de la mobilisation des jeunes français dans cette drôle de guerre vraiment peu glorieuse.

Nom série  Dolorès (Loth)  posté le 06/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si l'on peut dire que cet album est une BD de plus sur la Guerre d'Espagne, puisqu'il en existe un bon nombre déjà, elle s'attache à un sujet particulier que je ne connaissais pas : la fuite vers le port d'Alicante durant la Retirada et l'évacuation par bateau d'un faible nombre de réfugiés tandis que les milliers d'autres restaient sur la plage pour être capturés par les troupes et alliés de Franco.
Pour amener ce sujet, l'auteur met en scène une vieille dame en fin de vie à qui les souvenirs traumatisants de l'époque, enfouis dans sa mémoire, surgissent soudain alors que ses propres enfants ne savaient rien de son passé. C'est alors sa fille qu'on va suivre dans son enquête de nos jours pour comprendre ce qu'a pu vivre sa mère.

Si le sujet est intéressant et si la vision de cette petite fille accrochée à des valises en guise de bouée est déchirante, la manière de présenter cette investigation m'a un peu ennuyé. C'est vraiment le parcours de l'enquêtrice que l'on suit, les différents lieux où elle se rend, les personnes qu'elle interroge, les bouts d'anecdotes qu'elle entend, et ce n'est pas une vision plus approfondie et synthétique des événements de l'époque que l'on découvre. Je retiens plus de cette lecture un récit qui se déroule de nos jours qu'une tentative de faire revivre les événements et émotions de l'époque ou de leur apporter plus d'explications. Cela se ressent aussi beaucoup durant le passage à Madrid où l'auteur et son personnage partent en vraie digression sur le sujet des élections du groupe politique Podemos et de ses alliés, sans qu'on voit trop le lien avec la Guerre Civile espagnole, ou pas plus en tout cas à mes yeux qu'on en verrait si quelqu'un faisait soudain le lien entre le mouvement Nuit Debout de nos jours et la lutte contre le Régime de Vichy.
Quant au dessin, il est dans un style réaliste et sobre qui rappelle un peu celui de Davodeau mais que je ne trouve pas particulièrement beau.

Bref, la lecture reste pas mal car elle est instructive sur ce qu'il s'est passé à Alicante en 1939 et sur les conséquences pour les réfugiés et les prisonniers. Mais je n'ai pas apprécié la mise en scène du récit en général et je m'y suis un peu ennuyé.

Nom série  Ici  posté le 05/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y a eu beaucoup de bruit autour de cet album avant et après Angoulême et j'étais pressé de pouvoir le lire. Pour autant, je n'en attendais pas beaucoup car j'y voyais plus une BD concept qu'un récit vraiment marquant et prenant comme je les aime. Et c'est ce que j'y ai trouvé, mais le concept marche bien et réussit à transmettre quelque chose d'intéressant.

C'est donc l'histoire d'un lieu, d'un point de vue bien précis, vu dans le désordre chronologique à travers les âges, avec des visions simultanées de chaque époque qui se coupent, s'entrecroisent et font écho les unes aux autres. Le lieu, un coin de Nouvelle-Angleterre qui n'était que de la forêt il y a quelques siècles et qui est devenu l'intérieur d'une maison de bonne famille de nos jours. Nous suivons ainsi essentiellement des portions de vie des habitants de cette maison mais aussi ce qu'il y avait là avant et qu'il y aura après. On constate que l'histoire et la vie se répètent souvent, bonheur et malheur, enfance et mariage, maladie et vieillesse. On constate le côté éphémère de toute chose. Bref, on assiste au parcours du temps et comment les êtres humains mais aussi simplement les lieux s'inscrivent dans son cours.

Le dessin, assez proche de la peinture parfois, est élégant et esthétique. Les jeux sur les images et sur comment des vues d'une époque s'imbriquent dans celles d'une autre sont nombreux et bien construits. Il y a beaucoup d'images en écho les unes aux autres, mais aussi en écho avec l'esprit même de cette BD et quelques-uns de ses éléments clés, comme cette fameuse fenêtre et cette cheminée qui sont les clés de voûte de la pièce que l'on observe à travers le temps. C'est bien fait et les clins d’œil visuels que l'auteur nous fait parfois sont assez amusants.
Il n'y a que les visions du futur dont je pense que l'auteur aurait pu se passer. Car leur aspect science-fiction contient trop de stéréotypes et pas assez de crédibilité à mes yeux. J'aurais trouvé plus harmonieux de se contenter des visions du passé jusqu'à nos jours, ou alors seulement une vision d'un lointain futur.

Je craignais qu'il n'y ait pas d'histoire et qu'on ait droit juste à un concept intéressant au départ mais lassant à la longue. Et effectivement, malgré mes espoirs, il n'y a pas d'intrigue qui se met en place, pas de véritable récit suivi. On assiste juste parfois à des portions un peu plus longues de moments de vie à l'une ou l'autre des époques mais sans jamais qu'aucun ne se coordonne vraiment avec d'autres pour raconter quelque chose de plus compliqué qu'un instantané de vie.
Malgré cela, on ne s'ennuie pas car il se dégage quelque chose de l'ensemble, une certaine poésie, un certain charme. On peut essayer de retrouver la chronologie des événements et des vies de famille qu'on nous laisse apercevoir. On peut s'amuser de la manière dont certains événements font écho à d'autres. On peut ressentir le passage du temps et le côté à la fois immortel et périssable de toute chose.
C'est assez beau, même si ça aurait été nettement mieux pour mon satisfaction personnelle si toutes ces visions avaient fini par former un véritable récit ou donner un message fort et surprenant.

Nom série  Jours de cendre  posté le 04/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas réussi à apprécier cette BD.
Elle commence pourtant de manière originale. Déjà il y a sa narration muette qui est étonnante dans un contexte de récit d'action et de psychologie comme ici. Ensuite il y a son contexte de guerre soudaine dans une métropole moderne.
Mais je n'ai accroché ni à ses personnages, ni au fond du scénario ni à la manière dont les choses sont racontées.

Le dessin est du noir et blanc travaillé et plutôt bon pour les décors, mais je n'aime pas trop les visages des personnages.
Côté narratif, l'album est composé d'une succession de chapitres racontant les faits dans un semi-désordre chronologique. Même si ce n'est pas compliqué, il faut recoller les morceaux et ce n'est qu'après coup qu'on comprend les liens logiques entre différents éléments qui pouvaient laisser dans l'expectative en première lecture.
Ensuite, j'ai trouvé les personnages assez antipathiques. Cela vient peut-être du fait qu'ils ne parlent pas donc qu'on en reste assez distant. Quoiqu'il en soit, je ne me suis pas attaché à eux et à ce qui leur arrivait.
Ensuite, il y a le scénario en lui-même, une fois reconstruit après avoir remis les chapitres dans le bon ordre. Et là je le trouve très moyen. Je ne vois pas trop où il cherche à en venir. Il tente d'instaurer une ambiance qui ne fonctionne pas pour moi. Et la fin m'a laissé complètement indifférent.
Bref, je n'ai pas vraiment aimé.

Nom série  Loup de pluie  posté le 04/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Loup de pluie est un western moderne, beau, complexe et original. Son contexte et ses personnages sortent plutôt bien des sentiers battus du genre.
C'est une confrontation compliquée entre quatre familles qui entretiennent de vieilles relations mêlant amour et haine. Du côté des "gentils", il y a une tribu indienne qui tente difficilement de s'intégrer et dont l'un des fils, Loup de pluie, a tué en légitime défense un blanc pour protéger un ami. Il y a aussi les McDell, la famille de cet ami, dont le père est un riche notable en charge de la construction du chemin de fer local et ami des indiens. Du côté des "méchants", il y a les Cody, famille de brutes trop contents de trouver un prétexte pour venger sa rancoeur envers les McDell et sa haine envers les indiens. Et enfin il y a les Limb, la famille de l'homme tué par Loup de pluie, dont la mère crie vengeance mais dont la soeur est tiraillée entre son devoir familial et son amour pour le fils McDell.

Voilà les ingrédients de base d'une intéressante dramaturgie. A cela s'ajoute une part de mysticisme indien avec l'histoire en annexe d'une chasse du mythique Bison blanc.
Les développements amènent des surprises et des rebondissements intéressants. Les personnages sont bons, sans aucun manichéisme (à l'exception des Cody qui jouent les bourrins de service). Il y en a cependant un peu beaucoup et du coup, on n'a pas la possibilité de s'attacher à l'un ou à l'autre, voire on pourrait s'y perdre entre les différents frères.
Le dessin de Pellejero est excellent. J'aime toujours son style et son encrage épais. Les couleurs sont un peu sombres et tristes ceci dit.
Je n'aurais qu'un seul vrai reproche, c'est au niveau de la clarté du récit. Il s'y passe beaucoup de choses et certains passages sont un peu difficiles à situer dans l'ordre chronologique et les lieux, comme la relation de Petite Lune avec son beau pêcheur. Et forcément, avec autant de protagonistes aux motivations si variées, il faut bien lire avec attention pour ne pas manquer chaque étape du scénario.
C'est à cause de cela que ma note reste un petit peu mesurée, mais c'est quand même un bien bon western au ton adulte et mature.

Nom série  Yin et le dragon  posté le 03/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Intéressante idée de mélanger folklore asiatique, avec ce dragon d'or, et réalisme historique de l'invasion Japonaise de Shanghai en 1937. Le tout joliment mis en image dans un style rappelant les films d'animation japonais.
C'est beau et mignon d'une part, et d'autre part on se demande quand même ce qu'il va se passer avec ce dragon légèrement inquiétant et ces dangereux soldats japonais. Car l'héroïne et son grand-père ne sont que de pauvres pêcheurs et on les sent bien désarmés face à ce qu'ils rencontrent.

Pour le moment, le seul tome paru est une jolie introduction au récit et on se demande ce qu'il va se passer ensuite.

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