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... a posté 1467 avis et 322 séries (Note moyenne: 2.98)

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Nom série  Le Petit livre noir en couleur de Dominique  posté le 16/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est du Pixel Vengeur tout craché. De plus, on lui donne carte blanche alors il se lâche. Ou plutôt, il lâche Dominique dans la nature … et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne passe pas inaperçu. C’est en quelques sortes le Pierre Richard de la BD mais en plus trash.

J’aime bien (en général) les réalisations de Pixel Vengeur pour son côté décalé/déjanté et son travail graphique soigné. Ce one shot (un préquel de la série Le Fantôme en Tergal contre La Légion Damnée du IVe Reich) est sans doute le plus gros délire de l’auteur qui travaille en roue libre pour faire avancer son récit. Il repasse en revue les événements majeurs de l’actualité de ces 15 dernières années en y incrustant son tapir sur les lieux (pas d’bol pour lui). L’auteur caricature en vrac (et j’en passe) la tutelle chinoise du Tibet, li Ben Laden et surfe allègrement sur la vague du tsunami de Fukushima. C’est un peu fourre-tout mais l’auteur assume. Je ressorts satisfait de ma lecture mais je considère cet album davantage comme une parenthèse plutôt qu’une œuvre majeure de l’auteur.

A réserver (exclusivement) aux amateurs des délires de l’auteur.

Nom série  Beowulf (Casterman)  posté le 08/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Beowulf, c’est du lourd. C’est aussi un mythe qui aurait, selon certains, inspiré Tolkien pour créer le seigneur des anneaux.

De ce que j’ai lu du mythe, cette bd reste très proche de l’original en reprenant les trois combats de Beowulf. C’est donc une manière de découvrir cette légende nordique des plus anciennes. J’ai trouvé le récit trop prévisible avec ce héros quasi-invincible que tout lui réussit. Les enchaînements successifs des trois combats restent linéaires et sans réel suspense. Mais cela résulte certainement du choix des auteurs de respecter la trame originale sous forme de chanson de geste. Cela ne rend pas pour autant le récit désuet car, si le fond est respecté, la forme est fortement actualisée par une narration soignée avec un découpage des plus dynamiques. C’est d’ailleurs le point fort de cette bd. Le soin apporté au découpage et à la colorisation donne une réelle atmosphère épique à un récit vieux de quelques millénaires. C’est visuellement très réussi, dans une veine typiquement « comics ». Ce récit a les défauts dus à son âge mais cela n’enlève rien à l’intérêt qu’on peut lui porter.

Une lecture que je ne regrette pas mais un emprunt en biblio peut être suffisant.

Nom série  Erik le Rouge, Roi de l'hiver  posté le 03/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A lire les avis ci-dessous, je me suis dit que j’avais encore fait une boulette en achetant cette bd sur un coup de tête. Mais finalement, il n’en est rien. Au contraire, je suis bien rentré dans le récit avec, au final, une lecture que j’ai trouvée riche et instructive.

Erik le Rouge est sans aucun doute un personnage emblématique du peuple viking. Ce personnage rustre et païen sera le premier à installer une colonie sur le Groenland suite au bannissement prononcé par ses pairs. Il sera aussi confronté à la christianisation de sa colonie avec l’arrivée d’un prêtre et la construction d’une église exigée par sa femme. Le récit me semble cohérent et structuré avec l’incursion de flash-backs peu nombreux et utilisés à bon escient. La confrontation entre les deux modes de croyances (dieux nordiques vs dieu chrétien) est latente mais vient rajouter constamment de l’huile sur le feu qui consume la cohésion de la colonie. L’auteur imprègne son récit de séquences plus surnaturelles (transe, sorcellerie) qui traduisent la communion du viking non perverti avec ses dieux protecteurs. Ces allégories, renforçant l'imprégnation viking, servent idéalement de transition entre les séquences façonnant le récit. Côté dessin, on accroche ou pas. Le trait fin et anguleux, rappelant par moment celui d’un Bézian, apporte une touche personnelle indéniable à ce récit mêlant réalité historique, interprétations et mythes nordiques. La fin, quant à elle, reste ouverte mais se suffit à elle-même. Bref, du beau travail. Et finalement, qui est mieux placé qu’un nordique pour nous conter ce récit venant du grand froid ?

Tout est donc une question d’appréhension et d’immersion. Mais je trouve qu’il serait dommage de se priver de cette lecture pour tout qui s’intéresse de près à l’histoire des peuples nordiques.

Nom série  Passe-passe  posté le 02/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai découvert le travail de Dawid avec Un temps de réflexion et je suis tombé sous le charme. Peu prolifique aux crayons, Dawid s’est surtout fait une place dans le petit monde de la bd comme coloriste. Avec cet album, il nous revient avec les deux casquettes (dessinateur et coloriste).

La mort n’est pas un thème facile à aborder. Pourtant, cette histoire y parvient en la cachant sous des couleurs chatoyantes. Cet album dédramatise la situation en usant d’une parabole et d’un symbolisme bucolique bien trouvés mais qui mériteront certainement quelques explications aux jeunes enfants pour bien en assimiler le sens.

L’absence de mots renforce le travail de Dawid et donne une portée presque poétique au récit.

Nom série  La Machine Écureuil  posté le 20/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Deux frères, l’un inventeur, l’autre musicien… une complémentarité idéale pour une symphonie hors norme ! Sauf quand ce n’est pas du goût de tout le monde…

Le titre m’a intrigué et le trait m’a fait de l’œil. Il ne m’en fallait pas davantage. A la lecture, cet album déconcerte car on perd rapidement pied. Le réel et l’imaginaire se confondent dans des décors de machines mécaniques délirantes mâtinés d’un zeste de nécrophilie quelque peu dérangeant qui pourra en rendre certains nauséeux. Il y a quelque chose à la fois d’attirant et de repoussant dans cette histoire. Mais ça reste très particulier et le bon goût est ici bien absent. On se croirait dans un rêve où les événements s’enchaînent sans logique apparente. Pourtant, rien n’est gratuit (ou presque). L’album semble construit, réfléchi même, bien que j’en n’aie certainement pas perçu toutes les subtilités. Des questions demeurent… c’est quoi la machine écureuil ? A quoi elle sert ? Qui la contrôle ?

Côté dessin, Hans allie précision et esthétisme dans une recherche poussée du détail. C’est fichtrement bien fichu. Comme quoi on peut faire l’apologie de l’abject avec classe …

Bref, une curiosité digne de figurer dans un cabinet mais à ne pas mettre dans toutes les mains.

Nom série  Magnum Photos  posté le 12/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici une manière originale d'aborder le débarquement du 6 juin 44.

A partir d'une photo emblématique prise par Robert Capa (1er grand photoreporter), nous sommes plongés dans ce déluge de feu qu'ont dû subir les forces alliées sur les plages normandes. Mais le récit ne se limite pas à ce D day. Il retrace aussi la vie mouvementée de R. Capa jusqu'à sa mort accidentelle 10 ans après la fin de la 2e guerre mondiale. Des éléments annexes, tels que le cheminement chaotique des pellicules ou encore le questionnement sur l'identité du soldat de la photo, sont également abordés. Bref, voici un angle de vue unique et très instructif. Côté dessin, Bertail frappe fort. Son trait délié et vif est bien en rapport avec le sujet. Il y a également la présence d'une quadruple page qui vaut le détour. A noter un format original à l'italienne pour la collection Air Libre qui colle bien avec le sujet.

Un premier tome convainquant ... J'ai hâte de voir quelle photo sera traitée par la suite.

Nom série  Hors-d'oeuvre  posté le 03/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce hors-d’œuvre m’a rapidement mis l’eau à la bouche. La lecture de quelques strips à chaud (et au hasard) m’a rapidement convaincu de la nécessité et du bien-fondé de son acquisition par acte d’achat compulsif.

Bon, à froid, et après lecture de l’ensemble, le soufflé est quelque peu retombé. Je m’attendais à un petit délire autour des icônes de notre jeunesse. Mais c’est finalement assez fourre-tout et pas très structuré. Alors oui, il y a des situations bien senties, de l’humour décapant, voire cynique mais c’est très inconstant et inconsistant. Le dessin, par contre, est sympa … j’aime. Le prix ? bah celui qui achète ce genre d’album n’y est pas trop regardant …

Ma côte réelle : 2,5 (la moyenne, pas plus).

Nom série  La Proie (Glénat)  posté le 03/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici un album digne de figurer parmi les œuvres oubapiennes.

La contrainte ? Réaliser un récit s’étalant sur 1000 pages et 10.000 cases, histoire de fêter les 5 ans de la collection 1000 feuilles.

Le récit ? Un naufragé (topuf) échoue sur une ile peuplée d’êtres bizarres (infectes, caveroles, etc). On voit en lui l’élu pour la réalisation d’une prophétie. S’en suit un long chemin pour Topuf comme pour le lecteur.

Mon avis ? Pas mal, mais dire qu’il n’y a pas de longueurs serait mentir. C’est digeste à petite dose. J’ai mis un mois pour le finir (c’est pas avec cet album que je vais booster mes stats). J’ai apprécié l’inventivité de l’auteur, notamment avec cette myriade de peuplades pas foncièrement méchante mais craintive et curieuse. Le chemin vers la Pire-Ainée est long … mais on y arrive enfin. La construction du récit en soi est très (trop) classique avec son petit lot de révélations sur la fin. Mais il vaut davantage le détour pour la performance que pour son originalité. Il y a quand même des touches d’humour, un peu de philosophie et énormément d’humanité, raisons pour lesquelles j’ai fini par y avoir un certain attachement. Le trait est typique de l’auteur, simple, sans fioritures, direct. A noter une édition soignée avec couverture toilée. Reste une question en suspens : le choix du titre. J’aurais plutôt vu « l’élu » que « la proie ». Mais ça aurait fait sans doute moins vendeur.

A réserver aux curieux fortunés ou aux indécrottables comme moi. Mais 49 euros, ça reste un prix. Plutôt à découvrir en bibli …

Nom série  P38 et bas nylon  posté le 06/07/2005 (dernière MAJ le 30/05/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après les très décevants Château Montrachet et "Miracle de la vie", voici enfin un album en solo qui me réconcilie avec l’auteur. C’est pas si mal en fin de compte, voire même à la limite du recommandable. Cette parodie des "drôles de dames" est plutôt sympathique dans le genre. Ces minis enquêtes sont surtout prétexte à tourner en dérision Mister Sherlock et ses filles dans une atmosphère complètement burlesque. De plus, les dessins de Clarke sont vraiment chouettes, comme toujours, ce qui ne gâche rien! A lire donc . . .

MAJ
... et après relecture, je revois ma note à la baisse. Il y a quelques situations amusantes mais cela reste très anecdotique (trop sans doute) et l'ensemble se révèle assez moyen. La limite du recommandable n'est finalement pas atteinte ...

Nom série  Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait...  posté le 01/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pour qui connaît l’univers de Zidrou, il ne sera pas dépaysé. Il ne sera pas blasé non plus.

Tout le talent de l’auteur se résume en une phrase : arriver à jouer sur les sentiments en évitant de tomber dans le pathétique. Tout est donc une question de dosage des plus subtiles. Et cette tranche de vie racontée en toute simplicité est des plus touchantes. On suit le quotidien d’une maman (qui à l’âge d’une mamy) qui se dévoue corps et âme pour son fils handicapé. Le récit est une succession de scènes anodines qui fait la part belle à l’expression de sentiments contrastés mais si vrais. A noter que le trait de Roger accompagne à merveille ce récit. Bref, sensibilité et tendresse au rendez-vous.

Laissez-vous aussi porter cette histoire … A déguster par exemple avec un Whisky Glenrothes select reserve (simple mais attachant).

Nom série  Boskovich  posté le 01/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après avoir replongé dans ses Histoires alarmantes, je me suis laissé tenter par une autre lecture de Cossu. Je précise que je n’ai lu que le premier opus Boskovich et la Porte du Grand Mhoï qui est constitué de 3 histoires complètes dont la première (et la plus conséquente) a donné le titre à l’album.

J’ai bien apprécié l’univers de l’auteur mais j’avoue que le sens de l’histoire m’a complètement échappé. Bref, j’ai pas tout compris, ‘faudra qu’on m’explique. Par contre, les deux autres courts récits, dans la lignée des Histoires alarmantes, m’ont davantage parlé. Le trait de cossu a quelque chose de plaisant à l’œil mais les couleurs sont passées.

Bref, un premier tome qui ne me donne pas envie de lire le second, ce qui est aussi un signe …

Nom série  Soufflevent  posté le 08/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce premier opus pose les jalons d’un récit prometteur.

Toutefois, je garde une certaine réserve quant au scénario qui ne m’a pas totalement porté. Il n’y a rien de bien original à se mettre sous la dent pour le moment. Mais gageons que la scénariste en garde sous le coude pour sortir des sentiers battus. Pour cela, je fais confiance au crédit accordé par David Chauvel et au flair de Spooky. Concernant les dessins, soyons clair, c’est ce qui m’a poussé à cet achat compulsif. La galerie parle d’elle-même. Ca se passe de commentaires.

Une série à suivre et qui, je l’espère, ne décevra pas …

Nom série  Zéro pour l'éternité  posté le 01/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Zéro pour l’éternité est un manga qu'il me tardait de lire.

La guerre du pacifique est surtout documentée du côté allié avec, bien souvent, une caricature grossière réduisant l’aviateur japonais à un kamikaze illuminé. Cette série se propose de faire écho d’un autre son de cloche en nuançant cette caricature. Certes, ce suicide programmé à grande échelle ne se retrouve pas, à ma connaissance, dans les autres factions belligérantes, mais les kamikazes n’avaient pas tous envie de mourir. L’envie de vivre était aussi très présente. Alors, comment expliquer ces sentiments contradictoires ? C’est ce que tente de faire ce manga en retraçant le parcours de Miabe, aviateur de la marine impériale, mort en kamikaze les derniers jours du conflit.

Miabe est le grand-père de Kentaro, jeune Japonais lymphatique que rien n’intéresse. C’est suite à la demande rémunérée de sa sœur qu’il va commencer son enquête sur ce grand-père qu’il n’a forcément pas connu. A travers diverses rencontres avec des hommes ayant côtoyé Miabe, Kentaro va petit à petit se réveiller et s’impliquer personnellement pour mieux connaître le vrai visage de son grand-père. On découvre donc des bribes de l’histoire de ce héros atypique au gré des rencontres. Le premier écho est celui d’un pleutre qui se débine à la première escarmouche et qui tient davantage à sa vie qu’à sa patrie. Ce cliché sera, vous vous en doutez, nuancé au fil des tomes. Ce manga est aussi l’occasion de découvrir les grandes batailles du pacifique (Pearl Harbor, Midway, etc.) et le déterminisme des Japonais endoctrinés par un Japon impérial qui n’avait jusqu’alors jamais connu la défaite dans les conflits auxquels il avait participé. Pearl Harbor a été le seul succès de l’aviation impériale, bien qu’il ait davantage touché le moral des Américains plutôt que leur flotte navale. On y apprend aussi quelques tactiques de formation pour le combat aérien mais, finalement, ce manga se révèle peu technique en la matière et c’est tant mieux. Car le dessein de cette série, c’est de voir qui se cache derrière Miabe et non les entrailles de son coucou.

D’emblée ma lecture laissait présager d’une série en deçà de mes attentes, tant le personnage de Kentaro m’insupportait. J’avais davantage envie de lui flanquer des baffes (à la Obélix) et des coups de pieds à son postérieur que de le suivre dans ses recherches, les pieds trainant au sol. Certaines redondances ont aussi eu le don de m’agacer. Bref, j’ai failli en rester là mais comme j’avais les 5 opus … j’ai continué. Heureusement, la suite s’est révélée être bien plus prenante (en même temps l’envie de lui botter les fesses diminuait au fur et à mesure que Kentaro se réveillait). Ce récit s’est révélé à la fois intéressant et instructif. Le visage de Miabe, tel une couverture mystère de BDThèque, finit par se dévoiler totalement (quitte à attendre le lendemain). Et le final réserve encore son lot de surprises. Bref, la lecture est chaudement recommandée mais il faut passer le cap du premier opus.

A noter que plusieurs réflexions très intéressantes sont menées autour de sujets annexes dont (1) le rôle de la presse japonaise dans l’endoctrinement de masse pour l’éveil à un patriotisme fanatique (je trouve le propos juste et de portée universelle) et (2) le lien entre kamikaze et terroriste (avec en toile de fond le 11 septembre).

Côté dessin, c’est de la bombe ! Tel un kamikaze se jetant à corps perdu sur un porte-avion, ça déchire. Plus sérieusement, je trouve le trait de grande qualité. Le dessin des batailles aériennes est à couper le souffle. Un bémol toutefois, la présence (heureusement peu nombreuse) d’expressions faciales exagérées avec des lignes d’effroi qui dénotent avec le sérieux du manga. Un peu comme si un Bisounours surgissait d’une case de Buddy Longway. Ca l’fait pas trop.

Autre bémol, mais à l’encontre de l’éditeur cette fois. J’ai constaté à plusieurs reprises des mots oubliés dans les dialogues ainsi que des mots collés entre eux. Ca n’entrave pas la lecture mais ça fait tache. On voit que la crise est partout et, manifestement, l’éditeur n’a pas jugé utile de faire les frais d’un relecteur. Je ne félicite donc pas Delcourt pour le coup.

A noter aussi un bref rappel historique à la fin du premier opus. C’est instructif mais on en apprend tout autant avec wikipedia. Enfin, la pub pour des mangas, qui n’ont rien à voir avec le sujet en fin de chaque album, m’a passablement énervé. Je ne suis décidément pas habitué à ce genre de pratique.

Une série à lire, voire à acquérir pour qui le sujet intéresse, mais qui n’a malheureusement pas bénéficié du sérieux auquel il aurait pu prétendre de la part de l’éditeur. Les défauts précités m’empêchent donc de mettre plus de 3 étoiles. Mais avec un coup de cœur quand même …

Série à feuilleter avec un whisky Nikka ou mieux : un Ichiro’s Malt. ^^

Nom série  Terra Australis  posté le 07/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
C’est un pavé.
Non pas un pavé dans la mare (quoique, dans l’océan peut être) mais un pavé tout court.
Enfin, de 500 pages quand même …

Cet album est le fruit d’un travail de longue haleine et de minutie pour retracer la petite histoire qui fit entrer la colonisation de l’Australie par les anglais dans la grande histoire. C’est un pari fou relevé de main de maître par Bollée et Nicloux. La narration et le découpage bénéficient d’une attention particulière. Bollée soigne son récit pour le placer au plus près de la réalité tout en maintenant l’intérêt du lecteur sans cesse en éveil. On ne suit pas l’aventure de ces hommes, on la vit. Le découpage est également à l’avenant en incluant des cases plus aérées permettant de profiter pleinement du talent graphique de Nicloux. Garder une telle constance sur 500 pages ne peut qu’être saluée. Quant au récit, si l’origine de la nation australienne moderne m’était connue, les motivations profondes et la manière dont cela s’est passé l’étaient beaucoup moins. C’est prenant, enrichissant, captivant … De la grande aventure, et du grand art offert par les auteurs. Cette aventure humaine hors norme n’avait encore jamais eu les honneurs d’un pareil ouvrage. C’est maintenant chose faite.

Une lecture à savourer lentement avec un whisky « Hellyers Road » pour se mettre dans l’ambiance.

Nom série  Les Naufragés d'Ythaq  posté le 02/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai acheté la série depuis ses débuts et je viens de lire dans la foulée les 9 premiers opus constituant le 1er cycle.

Si j’ai investi dans cette série, c’est davantage en raison de Floch que d’Arleston. J’ai beaucoup apprécié ce qu’il a fait sur Slhoka. Sans trop en dévoiler, je dirais même que la trame de ces deux séries présente bien des similitudes. Après des débuts prometteurs, la série montre un essoufflement tangible et persistant avant que le final vienne mettre un terme à cette longue agonie en rattrapant partiellement le coup. En fait, le cœur du récit tient en 3, voire 4 tomes. La série aurait donc gagné en intensité et homogénéité si elle eut été raccourcie. Une série honnête donc, qui pêche par son manque d’originalité et sa longueur. Côté dessin, le trait de Floch me parait de moins en moins séduisant au fil des tomes. Dommage qu’il ait abandonné "Slhoka" pour "Ythaq".

Pas un flop (quoique) mais pas un top non plus. Un emprunt en bibli suffit amplement, sauf si vous avez des sous à jeter par la fenêtre …

Nom série  Deadline  posté le 12/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce one shot est difficile à noter.

J’ai globalement apprécié ma lecture mais je bute sur un je-ne-sais-quoi. Il y a comme une incohérence, quelque chose qui sonne faux et qui, du coup, fait perdre de la crédibilité au récit. Difficile d’en dire davantage sans spoiler. Ceux qui ont lu la bd me comprendront peut être … Reste que, hormis cette anicroche, l’histoire se suit avec intérêt car elle imbrique l’histoire dans l’Histoire sous un angle osé et neuf. C’est finalement une histoire de vengeance inédite pour un western. Côté dessin, on ne présente plus Rossi. Son trait était le moteur de mon achat.

Un récit culotté donc, et quelque part salvateur, mais pas totalement convaincant.

Nom série  La Guerre du Professeur Bertenev  posté le 12/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est marrant mais j’avais lu cette bd il y a un temps et je n’en avais plus de souvenirs précis. Une relecture salvatrice m’amène donc à rédiger ce présent avis.

Le trait fin et faussement hésitant, associé à des aplats de couleurs chatoyants, ferait presque oublier qu’il y est question de guerre. Oh, pas la grande guerre mais la guerre de Crimée opposant une coalition franco-anglo-ottomane contre la Russie. Il y est peu question de bataille finalement (hormis au début), l’auteur préférant se focaliser sur le traitement particulier réservé au soldat russe Bertenev durant sa captivité. Capturé par les Britanniques alors qu’il désertait son poste, Bertenev est interné dans un camp où il subit l’ire de ses camarades pour désertion. Son érudition et sa connaissance de l’anglais vont lui permettre d’avoir un traitement de faveur. Paradoxalement, ce qu’il redoute le plus, ce n’est pas la guerre en soi mais plutôt le moment où elle se terminera. Car peu importe le vainqueur, ses camarades ne manqueront pas de lui faire sa peau pour désertion et trahison. Il règne donc une atmosphère particulière, faite de petits moments que le professeur vit de manière épicurienne afin de ne pas penser au lendemain. La relation qui s’instaure avec le gradé anglais va évoluer du simple respect à une amitié franche et sincère.

C’est très agréable à suivre. Plus qu’un récit de guerre, nous nous trouvons face à une aventure humaine de très belle facture.

Nom série  Animal lecteur  posté le 10/05/2010 (dernière MAJ le 12/01/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je me délecte d’animal lecteur à raison d’un strip par semaine depuis qu’il a fait son apparition dans les pages de Spirou.

Libon est un auteur complet que j’apprécie autant pour son humour que pour son dessin. Ici, il s’est associé à Sergio Salma pour fournir de la matière à ses crobars. Les strips, mettant en scène les aléas de la vie d’un libraire, font mouche quasi coup sur coup. Il y a de temps à autre un strip moins percutant mais l’ensemble se révèle d’un niveau très très bon (surtout pour les zygomatiques !). A mon avis, l’art du strip est un art des plus difficiles car tout doit tenir en quelques cases. Pari réussi pour Salma et Libon !

Bref, je suis agréablement surpris de voir une parution en album de ces strips destinés initialement à égayer les pages d’un magasine bd ... si seulement le prix eu été en adéquation avec le format.

Chaudement recommandé donc, mais seulement à la lecture car achat dispensable en raison de son prix prohibitif ! 14.50€ pour un format qui en vaut 8 ou 10 tout au plus, c'est du foutage de G. ...

Nom série  Colt Bingers l'insoumis  posté le 06/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ouch … c’est du lourd. Mais du bon, du désopilant, de l’excellent même !

Colt Bingers, c’est un pastiche tellement énorme de l’américain type que ça le rend encore plus crédible. Sous forme de courts chapitres, on suit Colt Bingers, ancien flic ayant remis son étoile, dans sa traque sans pitié du meurtrier de sa femme … un borgne unijambiste. Et sa traque en Harley va faire du grabuge. Après tout, on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs. Le ton feuilletonnesque de cette fresque folle, alliant parodie de séries télés et situations absurdes, est bien décortiqué par Jetjet. Bref, voici une caricature des déviances d’une nation qui est bigrement bien foutue.

C’est énorme mais tellement vrai … Très très réussi !

Nom série  Clara (Le Lombard)  posté le 06/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il existe quelques bds sur la même thématique. Mais Clara s’en distingue je trouve par son côté car abordé sous l’angle du ressenti de l’enfant.

La perte d’un être proche est toujours une épreuve, qui plus est lorsque c’est son papa ou sa maman et qu’on est enfant. Car plus que la douleur, c’est l’incompréhension qui envahit l’enfant face à la mort qui reste pour lui une notion abstraite. La grande force des auteurs est de nous montrer ce pénible moment sous le regard de l’enfant, en l’occurrence de celui de Clara qui vient de perdre sa maman. Le ton est juste, pas forcément sombre ou mélancolique. Clara cherche à savoir où est sa maman, ce qui lui est arrivé et elle finira par trouver des réponses grâce à sa famille et surtout grâce à son imaginaire.

Bref, un album destiné à tous et idéal pour aborder un tel sujet. A figurer en bonne place dans toutes les bibliothèques.

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