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... a posté 1457 avis et 317 séries (Note moyenne: 2.98)

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Nom série  Soufflevent  posté le 08/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce premier opus pose les jalons d’un récit prometteur.

Toutefois, je garde une certaine réserve quant au scénario qui ne m’a pas totalement porté. Il n’y a rien de bien original à se mettre sous la dent pour le moment. Mais gageons que la scénariste en garde sous le coude pour sortir des sentiers battus. Pour cela, je fais confiance au crédit accordé par David Chauvel et au flair de Spooky. Concernant les dessins, soyons clair, c’est ce qui m’a poussé à cet achat compulsif. La galerie parle d’elle-même. Ca se passe de commentaires.

Une série à suivre et qui, je l’espère, ne décevra pas …

Nom série  Zéro pour l'éternité  posté le 01/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Zéro pour l’éternité est un manga qu'il me tardait de lire.

La guerre du pacifique est surtout documentée du côté allié avec, bien souvent, une caricature grossière réduisant l’aviateur japonais à un kamikaze illuminé. Cette série se propose de faire écho d’un autre son de cloche en nuançant cette caricature. Certes, ce suicide programmé à grande échelle ne se retrouve pas, à ma connaissance, dans les autres factions belligérantes, mais les kamikazes n’avaient pas tous envie de mourir. L’envie de vivre était aussi très présente. Alors, comment expliquer ces sentiments contradictoires ? C’est ce que tente de faire ce manga en retraçant le parcours de Miabe, aviateur de la marine impériale, mort en kamikaze les derniers jours du conflit.

Miabe est le grand-père de Kentaro, jeune Japonais lymphatique que rien n’intéresse. C’est suite à la demande rémunérée de sa sœur qu’il va commencer son enquête sur ce grand-père qu’il n’a forcément pas connu. A travers diverses rencontres avec des hommes ayant côtoyé Miabe, Kentaro va petit à petit se réveiller et s’impliquer personnellement pour mieux connaître le vrai visage de son grand-père. On découvre donc des bribes de l’histoire de ce héros atypique au gré des rencontres. Le premier écho est celui d’un pleutre qui se débine à la première escarmouche et qui tient davantage à sa vie qu’à sa patrie. Ce cliché sera, vous vous en doutez, nuancé au fil des tomes. Ce manga est aussi l’occasion de découvrir les grandes batailles du pacifique (Pearl Harbor, Midway, etc.) et le déterminisme des Japonais endoctrinés par un Japon impérial qui n’avait jusqu’alors jamais connu la défaite dans les conflits auxquels il avait participé. Pearl Harbor a été le seul succès de l’aviation impériale, bien qu’il ait davantage touché le moral des Américains plutôt que leur flotte navale. On y apprend aussi quelques tactiques de formation pour le combat aérien mais, finalement, ce manga se révèle peu technique en la matière et c’est tant mieux. Car le dessein de cette série, c’est de voir qui se cache derrière Miabe et non les entrailles de son coucou.

D’emblée ma lecture laissait présager d’une série en deçà de mes attentes, tant le personnage de Kentaro m’insupportait. J’avais davantage envie de lui flanquer des baffes (à la Obélix) et des coups de pieds à son postérieur que de le suivre dans ses recherches, les pieds trainant au sol. Certaines redondances ont aussi eu le don de m’agacer. Bref, j’ai failli en rester là mais comme j’avais les 5 opus … j’ai continué. Heureusement, la suite s’est révélée être bien plus prenante (en même temps l’envie de lui botter les fesses diminuait au fur et à mesure que Kentaro se réveillait). Ce récit s’est révélé à la fois intéressant et instructif. Le visage de Miabe, tel une couverture mystère de BDThèque, finit par se dévoiler totalement (quitte à attendre le lendemain). Et le final réserve encore son lot de surprises. Bref, la lecture est chaudement recommandée mais il faut passer le cap du premier opus.

A noter que plusieurs réflexions très intéressantes sont menées autour de sujets annexes dont (1) le rôle de la presse japonaise dans l’endoctrinement de masse pour l’éveil à un patriotisme fanatique (je trouve le propos juste et de portée universelle) et (2) le lien entre kamikaze et terroriste (avec en toile de fond le 11 septembre).

Côté dessin, c’est de la bombe ! Tel un kamikaze se jetant à corps perdu sur un porte-avion, ça déchire. Plus sérieusement, je trouve le trait de grande qualité. Le dessin des batailles aériennes est à couper le souffle. Un bémol toutefois, la présence (heureusement peu nombreuse) d’expressions faciales exagérées avec des lignes d’effroi qui dénotent avec le sérieux du manga. Un peu comme si un Bisounours surgissait d’une case de Buddy Longway. Ca l’fait pas trop.

Autre bémol, mais à l’encontre de l’éditeur cette fois. J’ai constaté à plusieurs reprises des mots oubliés dans les dialogues ainsi que des mots collés entre eux. Ca n’entrave pas la lecture mais ça fait tache. On voit que la crise est partout et, manifestement, l’éditeur n’a pas jugé utile de faire les frais d’un relecteur. Je ne félicite donc pas Delcourt pour le coup.

A noter aussi un bref rappel historique à la fin du premier opus. C’est instructif mais on en apprend tout autant avec wikipedia. Enfin, la pub pour des mangas, qui n’ont rien à voir avec le sujet en fin de chaque album, m’a passablement énervé. Je ne suis décidément pas habitué à ce genre de pratique.

Une série à lire, voire à acquérir pour qui le sujet intéresse, mais qui n’a malheureusement pas bénéficié du sérieux auquel il aurait pu prétendre de la part de l’éditeur. Les défauts précités m’empêchent donc de mettre plus de 3 étoiles. Mais avec un coup de cœur quand même …

Série à feuilleter avec un whisky Nikka ou mieux : un Ichiro’s Malt. ^^

Nom série  Terra Australis  posté le 07/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
C’est un pavé.
Non pas un pavé dans la mare (quoique, dans l’océan peut être) mais un pavé tout court.
Enfin, de 500 pages quand même …

Cet album est le fruit d’un travail de longue haleine et de minutie pour retracer la petite histoire qui fit entrer la colonisation de l’Australie par les anglais dans la grande histoire. C’est un pari fou relevé de main de maître par Bollée et Nicloux. La narration et le découpage bénéficient d’une attention particulière. Bollée soigne son récit pour le placer au plus près de la réalité tout en maintenant l’intérêt du lecteur sans cesse en éveil. On ne suit pas l’aventure de ces hommes, on la vit. Le découpage est également à l’avenant en incluant des cases plus aérées permettant de profiter pleinement du talent graphique de Nicloux. Garder une telle constance sur 500 pages ne peut qu’être saluée. Quant au récit, si l’origine de la nation australienne moderne m’était connue, les motivations profondes et la manière dont cela s’est passé l’étaient beaucoup moins. C’est prenant, enrichissant, captivant … De la grande aventure, et du grand art offert par les auteurs. Cette aventure humaine hors norme n’avait encore jamais eu les honneurs d’un pareil ouvrage. C’est maintenant chose faite.

Une lecture à savourer lentement avec un whisky « Hellyers Road » pour se mettre dans l’ambiance.

Nom série  Les Naufragés d'Ythaq  posté le 02/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai acheté la série depuis ses débuts et je viens de lire dans la foulée les 9 premiers opus constituant le 1er cycle.

Si j’ai investi dans cette série, c’est davantage en raison de Floch que d’Arleston. J’ai beaucoup apprécié ce qu’il a fait sur Slhoka. Sans trop en dévoiler, je dirais même que la trame de ces deux séries présente bien des similitudes. Après des débuts prometteurs, la série montre un essoufflement tangible et persistant avant que le final vienne mettre un terme à cette longue agonie en rattrapant partiellement le coup. En fait, le cœur du récit tient en 3, voire 4 tomes. La série aurait donc gagné en intensité et homogénéité si elle eut été raccourcie. Une série honnête donc, qui pêche par son manque d’originalité et sa longueur. Côté dessin, le trait de Floch me parait de moins en moins séduisant au fil des tomes. Dommage qu’il ait abandonné "Slhoka" pour "Ythaq".

Pas un flop (quoique) mais pas un top non plus. Un emprunt en bibli suffit amplement, sauf si vous avez des sous à jeter par la fenêtre …

Nom série  Deadline  posté le 12/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce one shot est difficile à noter.

J’ai globalement apprécié ma lecture mais je bute sur un je-ne-sais-quoi. Il y a comme une incohérence, quelque chose qui sonne faux et qui, du coup, fait perdre de la crédibilité au récit. Difficile d’en dire davantage sans spoiler. Ceux qui ont lu la bd me comprendront peut être … Reste que, hormis cette anicroche, l’histoire se suit avec intérêt car elle imbrique l’histoire dans l’Histoire sous un angle osé et neuf. C’est finalement une histoire de vengeance inédite pour un western. Côté dessin, on ne présente plus Rossi. Son trait était le moteur de mon achat.

Un récit culotté donc, et quelque part salvateur, mais pas totalement convaincant.

Nom série  La Guerre du Professeur Bertenev  posté le 12/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est marrant mais j’avais lu cette bd il y a un temps et je n’en avais plus de souvenirs précis. Une relecture salvatrice m’amène donc à rédiger ce présent avis.

Le trait fin et faussement hésitant, associé à des aplats de couleurs chatoyants, ferait presque oublier qu’il y est question de guerre. Oh, pas la grande guerre mais la guerre de Crimée opposant une coalition franco-anglo-ottomane contre la Russie. Il y est peu question de bataille finalement (hormis au début), l’auteur préférant se focaliser sur le traitement particulier réservé au soldat russe Bertenev durant sa captivité. Capturé par les Britanniques alors qu’il désertait son poste, Bertenev est interné dans un camp où il subit l’ire de ses camarades pour désertion. Son érudition et sa connaissance de l’anglais vont lui permettre d’avoir un traitement de faveur. Paradoxalement, ce qu’il redoute le plus, ce n’est pas la guerre en soi mais plutôt le moment où elle se terminera. Car peu importe le vainqueur, ses camarades ne manqueront pas de lui faire sa peau pour désertion et trahison. Il règne donc une atmosphère particulière, faite de petits moments que le professeur vit de manière épicurienne afin de ne pas penser au lendemain. La relation qui s’instaure avec le gradé anglais va évoluer du simple respect à une amitié franche et sincère.

C’est très agréable à suivre. Plus qu’un récit de guerre, nous nous trouvons face à une aventure humaine de très belle facture.

Nom série  Animal lecteur  posté le 10/05/2010 (dernière MAJ le 12/01/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je me délecte d’animal lecteur à raison d’un strip par semaine depuis qu’il a fait son apparition dans les pages de Spirou.

Libon est un auteur complet que j’apprécie autant pour son humour que pour son dessin. Ici, il s’est associé à Sergio Salma pour fournir de la matière à ses crobars. Les strips, mettant en scène les aléas de la vie d’un libraire, font mouche quasi coup sur coup. Il y a de temps à autre un strip moins percutant mais l’ensemble se révèle d’un niveau très très bon (surtout pour les zygomatiques !). A mon avis, l’art du strip est un art des plus difficiles car tout doit tenir en quelques cases. Pari réussi pour Salma et Libon !

Bref, je suis agréablement surpris de voir une parution en album de ces strips destinés initialement à égayer les pages d’un magasine bd ... si seulement le prix eu été en adéquation avec le format.

Chaudement recommandé donc, mais seulement à la lecture car achat dispensable en raison de son prix prohibitif ! 14.50€ pour un format qui en vaut 8 ou 10 tout au plus, c'est du foutage de G. ...

Nom série  Colt Bingers l'insoumis  posté le 06/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ouch … c’est du lourd. Mais du bon, du désopilant, de l’excellent même !

Colt Bingers, c’est un pastiche tellement énorme de l’américain type que ça le rend encore plus crédible. Sous forme de courts chapitres, on suit Colt Bingers, ancien flic ayant remis son étoile, dans sa traque sans pitié du meurtrier de sa femme … un borgne unijambiste. Et sa traque en Harley va faire du grabuge. Après tout, on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs. Le ton feuilletonnesque de cette fresque folle, alliant parodie de séries télés et situations absurdes, est bien décortiqué par Jetjet. Bref, voici une caricature des déviances d’une nation qui est bigrement bien foutue.

C’est énorme mais tellement vrai … Très très réussi !

Nom série  Clara (Le Lombard)  posté le 06/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il existe quelques bds sur la même thématique. Mais Clara s’en distingue je trouve par son côté car abordé sous l’angle du ressenti de l’enfant.

La perte d’un être proche est toujours une épreuve, qui plus est lorsque c’est son papa ou sa maman et qu’on est enfant. Car plus que la douleur, c’est l’incompréhension qui envahit l’enfant face à la mort qui reste pour lui une notion abstraite. La grande force des auteurs est de nous montrer ce pénible moment sous le regard de l’enfant, en l’occurrence de celui de Clara qui vient de perdre sa maman. Le ton est juste, pas forcément sombre ou mélancolique. Clara cherche à savoir où est sa maman, ce qui lui est arrivé et elle finira par trouver des réponses grâce à sa famille et surtout grâce à son imaginaire.

Bref, un album destiné à tous et idéal pour aborder un tel sujet. A figurer en bonne place dans toutes les bibliothèques.

Nom série  Christ  posté le 06/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bd m’a fait de l’œil. Il faut dire que le trait de Pascal Croci a quelque chose de fascinant, presque hypnotique. Passé à côté lors de sa sortie, je rattrape le coup en le dénichant par hasard dans un bac à occaz.

Le titre donne le ton. Il y est en effet question de Jésus, ou plutôt d’une parabole le concernant (celle de la prostituée) dont un parallèle est réalisé avec un épisode plus contemporain. Au départ, je me demandais où l’auteur voulait en venir. Le final, fort heureusement, rassemble les morceaux même si ça reste un peu bateau. La lecture se révèle déroutante et je peux comprendre que certains soient déçus (voire davantage), surtout si la religion leur donne de l’urticaire. Bref, voici un récit contemporain sur la rédemption s’appuyant sur un relationnel "père-fille" des plus explosifs qui ne laissera pas indifférent. Côté dessin, Croci assure même si un petit bémol peut être exprimé par rapport à la morphologie masculine trop féminisée.

Une lecture qui nécessite de laisser ses aprioris de côté.

Nom série  Lueur de nuit  posté le 31/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Des bruits ont couru que OG boiscommun déposait ses crayons après La Cité de l'Arche. Puis, Ô surprise, on le retrouve avec un nouveau one shot …

Mais que vaut-il ? Objectivement, en mettant de côté mon admiration pour le travail de cet auteur, la réponse est : pas grand-chose. C’est en effet une réelle déception tant au niveau graphique que narratif. Dans l’absolu, les planches sont belles mais OG Boiscommun est un ton en dessous de ce qu’il est capable de faire. Certaines cases sont loupées et le travail sur la couleur méritait, par moment, davantage d’application. On sent qu’il ne force pas sont talent. Au regard de ce qu’il nous a déjà montré, on ne peut être que déçu. OG Boiscommun a de bonnes idées mais il a du mal à les mettre en musique. Il lui manque un chef d’orchestre pour transcender son récit qui démarre de manière archi-convenue, se développe poussivement et nous laisse sur notre faim car le cœur de l’histoire n’est qu’esquissé. Bref, voici un récit faible qui n’aurait certainement pas été publié s’il avait été écrit par un auteur débutant. Un nom fait vendre, c’est une évidence.

J’ai l’impression de me trouver face à un travail de commande. A réserver pour les fans absolus de l’auteur.

Nom série  Charly 9  posté le 30/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Bravo !

Guérineau, connu pour ses stryges, signe ici un album en solo en adaptant un récit de Jean Teulé. Découpage, narration, dialogues, dessins, colorisation … et un seul homme pour tout faire. Chapeau !

La première chose qui frappe, c’est le dessin. L’auteur personnalise son trait en lui donnant une âme, une profondeur qui lui faisait défaut précédemment, et cela, au service d’une histoire sombre et cynique à souhaits. Il adapte les tonalités de ses planches aux passages contés. Il y a une réelle alchimie entre texte et dessins qui ne peut exister que dans la main d’un seul homme. Grâce à ce one shot, je découvre la vie de Charles IX, qui s’est fait tristement connaître par le massacre de la St Barthélémy dans un contexte de guerre des religions (protestants vs catholiques). C’est un réel tour de force que de proposer de suivre la décadence d’un homme important pour son époque sans hachures ni heurts dans les séquences. La lecture reste fluide (comme le sang) et prenante de bout en bout. A noter quelques clins d’œil et un final sur mesure.

La dimension psychologique du personnage, ses tourments, ses doutes, sa folie, ses moments de lucidité sont admirablement rendus. Du beau travail … du grand art ! Et, curieusement, c’est sans ses créatures ailées, que Guérineau prend son envol comme auteur complet (et avec brio !). Une réelle découverte !!

Une œuvre culte, tout simplement.

Nom série  Camus (Entre Justice et Mère)  posté le 28/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
De Camus, je connaissais vaguement ses œuvres, pas l’auteur. Cet album comble cette lacune en retraçant, non pas son parcours littéraire, mais l’homme, sa vie, ses combats, ses racines.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est fort enrichissant. Camus a vécu une enfance difficile dans les quartiers pauvres d’Alger où sa grand-mère le destinait à travailler tôt pour palier à l’absence de son père tombé dans les bourbiers de 14-18. Il doit son salut à un professeur qui a cru en lui. La dernière guerre mondiale et le conflit algérien d’indépendance continueront de forger son militantisme. Finalement, on se rend compte que Camus est bien davantage qu’un écrivain : c’est un touche à tout visionnaire (journalisme, politique, …) qui est resté fidèle à sa terre natale. Bref, son ascension sociale et sa renommée ne l’ont jamais éloigné de ses origines modestes. Le découpage et la narration sont exemplaires. Il faut souligner que José Lenzini est, parait-il, un camusien renommé qui a déjà écrit plusieurs livres sur le sujet. Le récit est charpenté autour du discours de Camus, donné à l’occasion du prix Nobel de littérature reçu en 1957, et entrecoupé par des séquences de sa vie (de sa naissance à sa mort accidentelle) racontés par sa mère. Côté dessins, Laurent Gnoni, que je découvre, propose des planches très lumineuses de qualité. Son trait délié, qui s’efface par moment au profit d’aplats colorés, n’est pas sans rappeler celui de Pellejero.

Bref, un bel hommage pour le centenaire de la naissance de ce grand personnage !

Nom série  Les Ombres  posté le 25/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette œuvre bénéficie d’une identité graphique forte. Elle en impose aussi par son format hors norme.

L’univers créé par Vincent Zabus est à la croisée des chemins : mi-onirique, mi-réaliste. Le récit relate un sujet malheureusement intemporel : l’exil. Déchirures familiales, traversée du désert, compagnons d’infortune accompagneront un jeune homme et sa petite sœur dans la recherche vaine d’un monde meilleur. La touche onirique omniprésente permet de matérialiser les angoisses et peurs de ces indésirables. C’est un récit intense, rude, sans concession qui décrit le vécu de ces exilés. En faisant évoluer les protagonistes dans un monde vierge de tout repère, les auteurs évitent de se rattacher à une époque ou à un événement historique particulier. Cette universalité est accentuée graphiquement au niveau du frère et de la sœur par le port d’un masque. Ils restent ainsi des anonymes, des porte-drapeaux des exclus et apatrides.

Très très bel ouvrage !

Nom série  L'Amour ferme les yeux  posté le 25/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C’est le traitement graphique type "carte à gratter" qui a retenu mon attention. Le synopsis a achevé de me convaincre. Et pourtant …

L’auteure dévoile un récit personnel en mettant en images la rencontre improbable de ses parents, l’un d’origine allemande, l’autre américaine, quelques années après la dernière guerre mondiale. Il me semblait donc tenir là un album particulièrement intéressant qui soulève plusieurs questions : est-il possible de réconcilier des ennemis d’hier ? Est-ce que les enfants doivent endosser une quelconque responsabilité des actes de leurs parents ? Malheureusement, ces questions ne sont qu’effleurées. La narration est originale car elle suit celle d’un album photo qu’on ouvre, qu’on feuillette, puis qu’on referme. Mais cette originalité est aussi sa faiblesse car j’ai l’impression d’avoir entre les mains un album photo familial avec des annotations et non une bd.

Bref, si l’idée était intéressante, la concrétisation laisse à désirer.

Nom série  Amorostasia  posté le 25/11/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’apprécie (même beaucoup !) les albums de Cyril Bonin. Mais ici, le charme n’a pas opéré comme de coutume.

Cyril décortique le sentiment amoureux en l’assimilant à une maladie. Il ne s’attarde pas sur les causes mais plutôt en épluche les conséquences qui, tout en restant logique, peuvent surprendre ! C’est donc un travail très intéressant qui est proposé. Mais … deux éléments m’ont empêché d’en savourer tout la substance :
1/ le personnage principal, Olga Politoff, m’a laissé indifférent.
2/ le trait de Cyril en nuances de gris ne m’a pas convaincu. La colorisation sublime son trait. En gris, les défauts sont plus visibles.

Qu’on s’entende bien, cet album est à découvrir, mais sans doute qu’un prêt en bibliothèque suffirait.

Nom série  La Pension du docteur Eon  posté le 24/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce diptyque ne laisse pas indifférent. Moi, je me range plutôt du côté des déçus.

Cothias distille volontairement un rythme lent, sans doute pour accentuer l’atmosphère qui pèse dans un endroit clos où la folie est la norme. J’ai bien apprécié le laïus sur la folie qui montre de multiples visages et dont les limites sont floues. Les propos bousculent mais le fond reste intéressant. On finit par se demander si l’anormal ne serait pas nous. Par contre, le duo Lange et White ne m’a pas convaincu du tout (voire même exaspéré). Sous des airs déterminés, leur comportement m’a semblé manquer de cohérence et donc de crédibilité. Le côté prophétique dans une ambiance de fin du monde amène une tournure des événements que les débuts ne laissaient en rien présager. Bien vu, mais un peu tard et, comme Miss Lange, on s’en branle un peu. Côté dessins, le trait de Griffo m’a moyennement plu même si le souci des détails est toujours présent. Par contre, question couleurs, il se surpasse …

Une série à lire mais dont l’achat reste dispensable.

Nom série  L'héritage d'Emilie  posté le 12/01/2005 (dernière MAJ le 24/10/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Première oeuvre de Florence Magnin de lue me concernant et je suis d’emblée séduit par le talent graphique de celle-ci. Les planches valent surtout le coup d’oeil pour la mise en couleur qui est tout simplement magnifique. Les origines d’illustratrice de cet auteur sont clairement palpables.
Par contre, je serai plus mitigé concernant son talent narratif. Certes, c’est bien écrit et agréable à lire. L’histoire se laisse donc suivre tout en gardant son petit lot de mystères mais je trouve qu’elle manque de relief.
L’essence de ce récit me fait penser à Balade au bout du monde. Toutefois, le talent de Florence Magnin ajoute une touche de poésie bienvenue.

MAJ de 2013
En 2005, la lecture des deux premiers tomes m’avait laissé sur une bonne impression (comme beaucoup d’ailleurs !). La lecture de la série entière est l’occasion de mettre à jour mon avis.

Ayant parcouru les avis ci-dessous avant d’entamer la lecture, je savais à peu près à quoi m’attendre. Et je dois dire que le glissement fantastique vers SF entamé dès le 3e opus ne m’a pas choqué outre mesure. Il s’imbrique même fort bien avec les 2 premiers tomes en ajoutant une dimension supplémentaire au récit. Les motivations de chacun se font jour progressivement et sans heurt et ne sont pas capillotractées (ce dont j’avais un peu peur). Par contre, le rythme lent des premiers opus s’accélère brusquement dans le dernier tome en usant allègrement d’allers-retours spatiotemporels où chacun essaie de sauver sa peau. Bref, la confusion règne. Le final brouillon me laisse donc un peu sur ma faim. Côté dessin, c’est très esthétique et détaillé. Je trouve toutefois les décors plats car trop lisses, trop propres. A titre d’exemple, les contours du manoir sont trop rectilignes, comme si dessinés avec la latte d’un architecte. Bref, assurément de belles planches mais qui manquent d’âme …

Finalement, aucune série de Florence Magnin ne m’aura convaincu, si ce n’est Mary la Noire. Et encore, c’est certainement mon intérêt pour la flibusterie et la qualité des illustrations qui m’ont porté car le final est un peu rude. Bref, j’ai l’impression d’un talent gâché … On ne s’improvise pas scénariste, mieux vaut se faire écoler.

Nom série  Papier  posté le 07/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Papier se présente comme une revue trimestrielle des éditions Delcourt. Petit format, impression noir et blanc sur papier fin, forte pagination et couverture souple … tout est fait pour contenir les coûts au maximum tout en gardant une impression qualitative.

Ce collectif mêle travail d’auteurs confirmés et novices (à ma connaissance) et s’ouvre à l’international (français, belge, italien, américain). Le premier numéro essuie les plâtres avec 9 récits ayant comme fil conducteur un animal pourchassé ou mort. Un collectif amène une diversité de style qui conduit souvent (mais pas toujours) à des récits inégaux. Si j’ai pu apprécier le trait élégant et puissant de Bastien Vives qui ouvre ce premier numéro, je n’ai pas été spécialement conquis pas les autres (exception faite de Jennifer Meyer mais dont la narration est brouillonne). Au niveau des histoires, l’irrégularité est aussi de mise mais cela va du moyen au très très moyen en passant par le "sans intérêt", le "c’est quoi la suite ?" et le "trop brouillon". Bref, un niveau narratif plutôt faible qui me fait craindre pour la suite … Finalement, seule l’histoire de Lewis m’a bien amusé avec sa bataille de tweets dans un cimetière. Mais c’est peu, trop peu.

En un mot : décevant.

Nom série  La Dame, le Cygne et l'Ombre  posté le 02/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’apprécie le trait soigné de Berthet. De plus, il sied bien au côté rétro des récits qu’il illustre.

Ici, l’auteur nous sert trois histoires dont le dénominateur commun est la mort (accidentelle ou meurtre). L’ambiance distillée, propre à chaque récit, constitue certainement un point fort du recueil qui permet l'immersion totale du lecteur. Toutefois, le premier, le plus long des trois se passant à Mexico, est celui qui m’a le moins intéressé. Le second est assez bien vu dans sa chute (très jouissive) et j’ai apprécié le ton désabusé et le final inéluctable du troisième. Ce dernier m’a d’ailleurs évoqué une réminiscence d’une ancienne lecture. Souvenirs, souvenirs …

Sans doute pas indispensable à l’achat mais une lecture conseillée.

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