|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Tueurs de mamans
posté le
15/05/2013
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Un scénario à priori aussi dur pour une série parue dans le journal Spirou, cela attisait ma curiosité. Et effectivement, après lecture, je suis un peu surpris qu'une violence aussi réaliste, plus suggérée que montrée heureusement, ait été publiée dans ce magazine pour la jeunesse. Non pas que cela m'offusque, juste que le ton me parait nettement plus mûr que le public dont je faisais partie quand je lisais Spirou, étant jeune. Moi même j'ai trouvé certains passages assez dérangeants, surtout ce qui arrive à la dernière mère du tome 1.
A côté de ce réalisme dans la violence, on trouve aussi celui dans le comportement des héroïnes adolescentes en butte avec l'autorité et surtout avec leurs mères les élevant seules. Ce n'est pas un manichéisme simplet que nous offrent les auteurs mais bien une relation faite d'amour et de haine comme peuvent en vivre de vrais adolescents face à leurs parents durant cette période de leur vie. Beaucoup s'y reconnaitront même si l'ensemble est un petit peu romancé, notamment les caractères très affirmés de chacune.
Par contre, il y a une petite chose qui m'a agacé, la même chose qui m'agace dans un très grand nombre de récits mettant en scène un ou des méchants mystérieux dans des intrigues à suspense : la facilité avec laquelle ils commettent impunément leurs crimes. Cela sonne un peu artificiel, il ou ils arrivent comme des fleurs, commettent parfois des horreurs et repartent comme si de rien n'était, allant même ici jusqu'à ridiculiser et mettre à mal les forces de l'ordre (enfin un agent de sécurité) sans jamais se faire attraper ni que des témoins permettent de les retrouver. Ce type de facilité scénaristique, même s'il sert l'intrigue et le mystère, m'énerve souvent à la lecture.
Je suis néanmoins passé outre car c'est une bande dessinée bien foutue, au dessin agréable, à la narration impeccable et au scénario qui donne envie de savoir la suite. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Dent d'ours
posté le
14/05/2013
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Dent d'ours est un récit d'aventure historique ayant pour thème l'aviation durant la seconde guerre mondiale. Cela pourrait paraître un thème éculé dans le domaine de la bande dessinée mais il l'aborde ici par un angle nouveau qui donne vraiment l'impression de lire quelque chose de neuf.
Le héros est en effet juif polonais d'origine. Durant sa jeunesse dans les années 30, il était très lié à un autre garçon et une fille eux aussi polonais mais d'origine allemande. Quand ces deux là ont rejoint le Parti Nazi comme une simple formalité pour poursuivre leur passion de l'aviation, Max, lui, a dû fuir la Pologne et les persécutions nazis pour ensuite s'engager dans l'US Air Force puis combattre dans le Pacifique durant la guerre. Mais voilà qu'en 1944, on le prend pour son ancien ami Werner à qui il ressemble énormément et qu'on le soupçonne d'être un espion nazi infiltré.
D'une part le cadre de l'aviation durant la Guerre du Pacifique, est bien traité et de manière assez rafraîchissante, et d'autre part toute la trame mystérieuse autour de l'amitié entre les 3 anciens enfants Polonais et le canevas d'espionnage potentiel qui se forme autour d'elle sont intéressants et assez intrigants. J'ai notamment apprécié le flou qui est maintenu sur l'identité du héros : est-il vraiment Max ou est-il Werner ?
Le tout est servi par un dessin de très bonne facture aussi bien pour représenter l'Amérique de la Seconde Guerre Mondiale que les montagnes Polonaises des années 30. On sent aussi le passionné d'aviation en Alain Henriet aussi bien pour les avions américains du front Pacifique que pour les planeurs d'entrainement des années 30 mais aussi pour les fameuses armes secrètes des nazis, les premiers avions à réacteurs inventés en fin de Seconde Guerre Mondiale.
Du coup, j'aurais volontiers considéré la série comme franchement bien si seulement la fin du premier tome ne laissait craindre une suite un peu plus tournée vers la simple confrontation entre deux pilotes. J'attendrais donc de lire le tome suivant pour savoir si je peux tranquillement remonter ma note ou pas. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
J'ai apprécié l'ambiance proche de Cités obscures de ce récit. C'est ici aussi un pays imaginaire qui est mis en scène, avec une part de mystère, un léger sens du fantastique ou du moins de l'irréaliste, une grande influence de l'architecture et de la technologie, et une histoire dont le rythme et la narration rappellent ceux de la série phare de Schuiten et Peeters.
J'ai apprécié aussi l'hommage rendu au monde du rail, soutenu par le petit documentaire en fin d'album sur la vraie locomotive 12.004 qui est franchement une très belle machine.
Et le tout bénéficie évidemment de l'excellent dessin, toujours aussi soigné, de François Schuiten.
Maintenant je dois dire aussi que j'ai été un peu déçu par une fin trop abrupte et sans surprise. Je m'y attendais franchement mais j'aurais aimé plus d'originalité, un développement plus étonnant. Je suis resté sur ma faim et cette conclusion trop plate m'empêche de vraiment apprécier cet ouvrage qui malheureusement ne restera pas fortement ancré dans ma mémoire.
J'en conseille quand même l'achat car c'est un bel objet, avec un très beau graphisme et un beau décor sur la thématique du rail. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Tigre
posté le
13/05/2013
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Pas mal) |
|
|
J'ai lu cette série seulement quelques semaines après avoir lu Love dont le premier tome mettait aussi en scène un tigre dans son milieu naturel. L'une et l'autre se rapprochent par leur côté naturaliste et le soin apporté à leurs dessins, en particulier en ce qui concerne les animaux et les fameux félins. Mais ce mahwa diffère car il donne au jeune héros tigre un caractère bien plus humain, notamment parce que l'on peut suivre véritablement ses pensées par écrit à la différence de Love qui était totalement muette.
Le dessin de Tigre est de très bonne qualité. On sent que l'auteur est vraiment un fondu de félins et il rend un bel hommage aux tigres. Seules quelques expressions faciales que j'ai trouvées très asiatiques, notamment celles où les tigres écarquillent fortement les yeux au moindre étonnement, font un peu exagérées et pas très naturelles.
L'histoire quant à elle est intéressante mais un petit peu convenue. Un roi est tué par un rival venu d'ailleurs, puis son fils exilé va apprendre à se battre et revenir se venger et reprendre le royaume. Le Roi Lion ? Non, pas vraiment car le ton est plus rude et plus réaliste. J'ai juste été surpris que l'auteur fasse revenir le héros pour se venger alors qu'il reste encore un très jeune tigre, pas encore aussi adulte et fort que son rival. J'ai eu du mal à croire à ses chances de victoire et d'ailleurs... mais je n'en dis pas plus.
Ce fut une lecture divertissante mais je n'ai pas été passionné. Son intrigue est loin de m'avoir marqué. J'ai nettement préféré ma lecture de Love justement, tant sur le plan graphique (puisqu'on y gagne de belles couleurs) que sur le réalisme et le ton de son scénario. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Le Nao de Brown
posté le
11/05/2013
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Pas mal) |
|
|
J'attendais beaucoup de cet album, d'une part du fait des nombreux avis positifs mais aussi et surtout parce que les quelques extraits que j'en avais vus m'avaient fortement séduit en terme de graphisme. J'aime beaucoup le dessin de Glyn Dillon, sa façon de représenter les personnages, surtout l'héroïne, ses choix de couleurs, son encrage. J'ai aussi apprécié la façon un peu différente dont il dessine la fable à l'intérieur de l'histoire.
Malheureusement, je suis passé à côté du scénario, ou peut-être m'est-il lui-même passé à côté. Avec cette lecture, j'ai découvert une forme de maladie mentale que je ne connaissais pas, des TOC morbides qu'on peut se représenter aisément sur la forme (qui n'a jamais imaginé tomber ou voire tomber quelqu'un au bord d'une falaise par exemple ?) mais dont j'ignorais la souffrance qu'ils pourraient causer en s'imposant avec insistance et régulièrement dans l'esprit d'une même personne. Sur ce plan là, c'est intéressant, ou du moins instructif.
Par contre, tout le côté roman graphique de l'histoire m'a indifféré. J'ai suivi un morceau de vie de l'héroïne, un début d'histoire d'amour, mais cela ne m'a pas touché du tout, je me suis un peu ennuyé. Je n'ai pas compris grand chose à la métaphore de la fable racontée en parallèle et son lien avec la vie ou la maladie de l'héroïne. Et surtout je n'ai pas compris grand chose à la fin, du moins je n'en ai pas compris l'intérêt. Tout ça pour quoi ? OK, quelques temps plus tard, les choses sont ainsi... et alors ?
Bref, cette BD fut pour moi un plaisir visuel et une lecture instructive vis-à-vis d'une maladie étonnante, mais hormis cela je me suis assez ennuyé et je n'en ai pas retiré grand chose. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Abymes
posté le
15/01/2013
(dernière MAJ le 04/05/2013)
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Franchement bien) |
|
|
Avec le premier tome de cette trilogie, nous nous trouvons dans le cadre d'une intrigante fable fantastique au 19e siècle, mettant en scène Honoré de Balzac au sommet de sa gloire. La mise en abyme s'entame ici puisque le célèbre auteur découvrira avec surprise sa propre biographie, documentée jusqu'à ses plus profonds secrets et publiée à qui veut la lire dans le journal.
Cela ressemble à un conte fantastique à la Maupassant si ce n'est qu'il met en scène un écrivain réel et aussi célèbre que Balzac.
Le graphisme de Griffo est plutôt excellent, proche de son autre série Monsieur Noir que j'aime beaucoup.
L'histoire se lit très bien et on est assez intrigué, même si la fin se révèle un peu trop prévisible. J'aurais aimé plus d'originalité dans cette conclusion.
Le second tome, ensuite, reste de bonne facture mais m'a un peu moins charmé. D'une part, je ne connais absolument pas Clouzot comme cinéaste donc un récit le prenant comme personnage principal ne m'enthousiasme pas plus que ça. Ensuite le graphisme de Loïc Malnati ne m'a pas séduit. Je n'aime pas l'encrage spécial qu'il utilise ici. Je ne sais pas quelle technique il a utilisé mais cela donne une impression de trait épais et pixelisé alors que ce n'est pas du tout le cas en réalité. Les couleurs sont également ternes et l'ensemble en ressort assez triste et morne à mon goût.
Et puis j'ai été aussi surpris du fait que le scénario de ce tome là n'ait finalement aucune composante fantastique à l'inverse du premier tome. Tout s'explique à la fin d'une manière qui tient la route mais qui diffère du ton de fable fantastique qu'avait pris le premier tome. On est plus ici dans le cadre d'un récit historique et d'un hommage à un cinéaste célèbre, même si la biographie du personnage y est brusquement modifiée par rapport à la réalité.
Puis vient le dernier tome et là, la série prend soudainement une saveur bien plus intéressante à mes yeux. Il est réalisé par Valérie Mangin toujours au scénario mais cette fois Denis Bajram au dessin. Et il met en scène... Valérie Mangin et Denis Bajram. C'est une mise en abyme supplémentaire par rapport aux deux premiers tomes puisque ceux-ci apparaissent aussi "physiquement" dans le récit de ce troisième tome, page de garde et numéro ISBN inclus, et sont au coeur d'un récit qui retrace une grande partie de la vie d'étudiants puis de couple des deux auteurs.
Cette fois, le fantastique reprend pied dans l'intrigue, voire même la science-fiction sur la fin. Mais c'est surtout le vertige causé par la mise en abyme de l'intrigue qui est marquante. Un degré à ce vertige est encore ajouté par le fait que la vie des deux auteurs tourne largement autour du monde de la bande dessinée et des libraires parisiens et bruxellois, ce qui inclut donc d'une certaine part le lecteur amateur de BD lui-même dans l'histoire. Sans parler du fait que les deux héros se demandent à un moment s'ils ne sont pas eux-mêmes des personnages de bande dessinée.
J'ai aimé l'excellent graphisme et les couleurs de Bajram, même si les quelques décors en photos retouchées m'ont un peu refroidi. J'ai aimé la façon dont les deux auteurs mettaient leur jeunesse et leur amour en images, je me suis senti très proche d'eux, même si je n'ai rien des littéraires et artistes parisiens qu'ils étaient durant leurs études. Et j'ai aimé le trouble causé par la mise en abyme et leurs questionnements pour lesquels j'ai presque réussi à me sentir impliqué. Et puis j'ai aimé aussi cette fin étonnante, prenant presque la forme d'un clin d'oeil amusant. C'est en tout cas une conclusion d'une belle envergure imaginaire. On y sent nettement la patte des auteurs du Fléau des Dieux et de Universal War One.
En résumé, après deux premiers tomes sympathiques mais qui ne m'auront pas plus touché que cela, le dernier tome donne soudainement à l'ensemble une vraie profondeur, abyssale presque oserais-je dire non sans sourire, et j'y ai véritablement accroché. L'idée de la série se révèle vraiment bonne et la façon dont le couple Mangin/Bajram s'y livre est à la fois étonnante, troublante et attendrissante. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
City Hall
posté le
03/05/2013
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Ce n'est qu'en entamant le second tome que j'ai réalisé qu'il ne s'agissait pas là d'un authentique manga venu du Japon mais bien d'une création de deux auteurs européens. Le sens de lecture à l'occidentale aurait dû me mettre la puce à l'oreille mais je m'y suis bien laissé prendre. En effet, tout dans cette série fleure exactement comme un manga classique, mais qui plus est un bien joli manga.
Le dessin est en effet assez excellent. Soigné, détaillé, il est nickel aussi bien au niveau des personnages que des décors et des créatures et autres robots. Même la narration est quasiment impeccable. C'est du très bon boulot.
Le cadre de l'histoire elle aussi fait très manga. Malheureusement, pour ma part, il rentre du coup dans des sentiers un peu trop battus qui me lassent très vite. Nous sommes ainsi placés dans une ville de Londres fictive, mélangeant aussi bien des aspects de l'ère Victorienne que des technologies futuristes en passant par des véhicules des années 20 ou 30. Et comme c'est une bande dessinée destinée aux lecteurs de manga, les repas, pour leur part, sont Japonais.
De la même manière, les personnages sont tout autant de références à de grandes classiques de la littérature, des grandes figures de l'Histoire et de l'imaginaire d'aventure, à commencer évidemment par les héros, Conan Doyle et Jules Verne. Mais dans ce domaine là, j'ai tendance à préférer les oeuvres multi-référencées d'Alan Moore qui a déjà très largement balisé le terrain.
C'est un gros melting-pot de tout ce qu'on peut trouver de séduisant dans les personnages et décors historiques et imaginaires d'époque. Sans compter que, bien sûr, la fille qui impose sa compagnie aux deux héros est gironde et bien dotée en matière... d'arguments.
J'avoue que cet assemblage artificiel a tendance à m'étouffer un peu vite et à me lasser.
Mais le souci essentiel, c'est que je n'ai vraiment pas accroché à l'histoire. Je trouve que le rythme se traîne, que l'adversaire des ennemis manque de charisme, que toute l'intrigue manque d'intérêt. Pour commencer, j'ai du mal à adhérer au concept de base de cette écriture et de ce papier qui deviennent des armes de destruction massive. C'est trop bancal à mon goût. Puis ensuite, l'enquête des héros manque singulièrement d'accroche et d'envie de lire la suite. Tant et si bien qu'arrivé au second tome, j'ai commencé à sérieusement m'ennuyer. Et je ne pense pas lire la suite.
Pourtant, comme je reconnais l'excellent graphisme et le soin apporté à la création de cet univers fictif et à ses personnages, je pense que ce manga européen a tout à fait de quoi plaire aux amateurs du genre. Mais pas à moi. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Sorcelleries
posté le
26/04/2013
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Je vois ici que la série a été peu appréciée. Je peux le comprendre mais moi j'ai plutôt accroché. C'est une série d'humour délirante et un peu fouillis. Du coup, il faut aimer et surtout accrocher sous peine de trouver ça lourd et confus.
Moi j'ai bien aimé grâce au graphisme, aux personnages et à l'ambiance générale de cartoon un peu loufoque.
J'ai eu du mal à reconnaître le trait de Guarnido qui est très loin de celui de Blacksad même si on y retrouve la même expressivité et le même dynamisme. L'encrage est ici beaucoup moins fin et les décors plus vides. Mais j'aime quand même beaucoup même si le style est différent.
J'aime aussi la galerie des personnages. Des trois sorcières visiblement inspirées de celles de Terry Pratchett jusqu'aux fées assez cruches, en passant par la petite fée amusante, l'hystérique petite cousine Hécate et la très sexy Panacea. Il n'y a que le bellâtre Rex que je trouve plus pénible qu'amusant, et la plus vieille des sorcières, Fébris, qui manque d'intérêt à mes yeux et ne me fait pas rire.
Donc, même si j'ai rarement ri et que c'est parfois un peu lourd et trop fouillis, j'ai accroché à l'ambiance de cette série que j'ai trouvée amusante et divertissante. J'ai passé un bon moment de lecture sur les trois tomes actuellement parus. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Note : 2.5/5
Alien... Je connais trop bien les films pour pouvoir apprécier cette adaptation.
C'est en effet l'adaptation directe, avec les mêmes dialogues et régulièrement exactement les mêmes cadrages que le film de Ridley Scott. Il y a quelques très courtes scènes inédites dans le film en version originale mais moins que dans sa version longue. Donc pour commencer, il n'y a aucune surprise dans le scénario quand on connait le film.
Ensuite, la BD datant de 1979, le dessin et les couleurs ont très mal vieilli. Mais même sans cela, je ne le trouve vraiment pas terrible. Les personnages, dessinés pour ressembler aux acteurs, sont figés et souvent assez moches. Le graphisme ne réussit pas à rendre la profondeur des décors, plus particulièrement sur les vues extérieures du Nostromo qui lui donnent un air assez ridicule. Et enfin la narration n'est pas toujours très claire avec certaines ellipses trop rapides et représentations un peu confuses.
Mais surtout l'ambiance du film peine vraiment à ressortir, surtout l'atmosphère de peur. Sans la musique, le rythme, les surprises et le style visuel du film, je n'ai vu là qu'un récit d'action, pas un récit d'angoisse et d'horreur. Le fait de représenter clairement l'alien à plusieurs reprises rompt aussi fortement la peur qu'engendre dans le film le fait de ne jamais le voir que furtivement ou partiellement. Sans parler du fait qu'il est parfois assez ridicule tel qu'il est dessiné, trop gros et trop humain dans sa morphologie.
Par contre, de relire en détail le récit et de voir écrits certains dialogues m'ont rappelé à quel point le scénario de ce film est bien foutu, réaliste et crédible, tant dans ses personnages que dans son déroulement. Vraiment un bon film... Mais vraiment une BD dispensable... |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Cette bande dessinée est l'adaptation d'un spectacle théâtral destiné à un jeune public mais désireux de faire le lien entre eux et les adultes. C'est un spectacle et donc une bande dessinée à thème, celui des cadeaux. Qu'est-ce qu'un cadeau, qu'est-ce qu'il implique, comment faut-il l'apprécier, y a-t-il des contreparties ?...
Il y a des idées et des morales intéressantes, notamment celles sur le cadeau que l'on fait soi-même en pensant à celui à qui on va l'offrir ou encore le cadeau reçu qui vous emprisonne.
Malheureusement, j'ai trouvé la mise en scène trop infantile. Le ton est trop naïf, avec des personnages sirupeux, des dessins mièvres, des tentatives de faire des rimes qui rendent les textes assez barbants... J'ai le souvenir qu'étant enfant, une telle lecture m'aurait paru déjà trop gentillette. Ainsi racontée, elle parait comme destinée aux vraiment tous petits alors que les thématiques abordées ne leur parleront pas puisqu'elles sont plutôt destinées aux enfants à partir de 7-8 ans et jusqu'aux adolescents.
Le mot qui me vient à l'esprit sur la mise en scène de ces saynètes pourtant pleines de bon sens, c'est "cucul-la-praline". Dommage... |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
En entamant cette série, j'ai cru que son auteur était scandinave avant de constater qu'il était en fait britannique. Le décor et l'ambiance de cette bande dessinée jeunesse est en effet imprégné à mes yeux du folklore nordiques, de même qu'il semble se dérouler dans des contrées froides que j'imaginerais volontiers islandaises ou norvégiennes.
Ce qui m'a plu dans cette série, c'est son ton original. Certes les éléments du récit regroupent des thèmes assez classiques de rencontres d'une petite fille avec des créatures magiques et surnaturelles, troll, elfes, géant et autres oiseaux qui parlent. Mais l'atmosphère est un petit peu spéciale, assez mature.
Pour commencer, la petite héroïne est très débrouillarde et entretient une relation très mûre avec sa mère avec qui elle vit seule, n'hésitant pas à lui tenir tête ou à discuter avec elle d'égale à égale par moment. Je trouve cette relation assez réaliste et intéressante.
Ensuite, le monde qui les entoure est particulier car il semble régulièrement mélanger fantastique et réalisme moderne sans que personne ne semble s'en étonner. Et même si certaines créatures sont invisibles ou cachent leur caractère magique, d'autres sont bien visibles et ne semblent surprendre aucun habitant des villes ou de la campagne qui réagissent comme si de rien n'était.
Et pour finir la narration est parfois un peu surprenante car les récits sont plutôt denses et pas toujours linéaires. Les intrigues réservent en effet des surprises et on ne sait jamais à l'avance où l'auteur va vouloir en venir et comment les choses se termineront, même si l'ambiance reste toujours légère et avec une petite dose d'humour sympathique.
C'est une lecture que j'ai trouvée assez charmante et dont j'ai apprécié l'originalité et le caractère affirmée de l'héroïne. J'en conseillerai sans hésiter la lecture pour les enfants de 8 à 12 ans mais aussi pour les adultes désireux de découvrir des histoires jeunesse sortant un petit peu des sentiers battus. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Yorgi le Nain
posté le
22/04/2013
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Dès la première planche, j'ai apprécié le graphisme inspiré de celui de Boulet. C'est un dessin dynamique adapté à la Fantasy parodique, à l'humour léger et empli de références souvent geeks. Je me suis même un peu demandé si ce n'était pas lui ou un autre auteur connu qui se cachait sous le pseudonyme de Mary Pumpkins.
Par contre, au départ, j'ai eu un peu de mal avec l'humour. A vrai dire, sur les premières pages, je suis resté circonspect sur les chutes, j'en étais même un peu à chercher où était le gag.
Mais au fur et à mesure, j'ai fini par m'immerger dans l'ambiance et à assimiler l'humour un peu décalé de cette bande dessinée. Ce n'était jamais trop hilarant mais je trouvais les planches de plus en plus appréciables. J'apprécie notamment d'avoir pour une fois un héros nain qui ne soit pas trop ridicule comme c'est devenu un cliché récurrent dans la fantasy-pour-de-rire. Certes il n'est pas fin, mais en tout cas il dérouille bien les elfes c'est l'essentiel.
Ah et puis le gag de la dernière planche, où moi aussi comme Yorgi je n'avais pas vraiment compris au départ, m'a fait rire pour de bon.
Bref, même si ce n'est pas du tout un indispensable et qu'il y a bien mieux dans le domaine de l'heroic-fantasy et de l'humour geek, ce fut quand même une bonne lecture que je pourrais même conseiller. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Waluk
posté le
19/04/2013
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Franchement bien) |
|
|
Waluk est une bande dessinée jeunesse au ton assez original qui peut très bien s'adresser à des lecteurs adultes.
Elle nous place en effet dans le point de vue des ours polaires qui observent d'un oeil sans concession les difficultés de vivre dans la nature extrême qui les entoure mais aussi l'impact des hommes sur leur environnement et les actions des hommes eux-mêmes. Il y a une part de discours écologique dans ce récit mais il n'est pas lourdement appuyé comme il pourrait l'être.
C'est l'histoire d'un jeune ours récemment abandonné par sa mère (tuée par les hommes ?) qui se lie d'amitié avec un vieil ours expérimenté mais presque aveugle et impotent. C'est une histoire réaliste et sans mièvrerie malgré une légère humanisation des animaux et malgré une légère pointe d'humour par-ci par-là.
En seulement 48 pages, les auteurs nous offrent un récit dense et intéressant. Il permet à la fois de découvrir la vie compliquée des ours polaires de nos jours, l'impact écologique de l'homme sur l'environnement polaire mais aussi une belle histoire d'amitié entre deux personnages plutôt bien trouvés. C'est une lecture agréable, aussi plaisante qu'instructive, tout en étant très joliment mis en images avec des animaux pleins de vie et d'expressivité. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
La Leçon de Pêche
posté le
17/04/2013
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Franchement bien) |
|
|
Cet album se lit très vite, un peu trop vite pour ne pas me faire hésiter à lui donner une note plus moyenne, mais son message est si juste et si simplement amené que je ne peux m'empêcher de trouver sa lecture très bonne.
C'est l'adaptation d'une petite fable moderne d'un auteur allemand, Heinrich Böll. Plus qu'une leçon de pêche, c'est une leçon de vie en quelques dialogues et quelques images seulement. Et effectivement, quand la morale tombe, elle parait d'une telle évidence qu'on ne peut qu'y adhérer. A quoi servent de vaines ambitions quand le bonheur est si simple ?
Emile Bravo met tout cela en image avec son style simple mais toujours très agréable et joliment colorisé. La narration est impeccable et le rythme sans faille.
C'est donc une vraie bonne bande dessinée pour petits et grands. Je ne regrette que son prix élevé en comparaison de la vitesse de sa lecture. Mais s'il s'agit du prix d'une leçon emplie de sagesse, pourquoi pas ? |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Petits miracles
posté le
12/04/2013
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Petits Miracles est dans la continuité de la trilogie du Bronx d'Eisner (Dropsie Avenue, Jacob le Cafard et Un Pacte avec Dieu) puisqu'on y retrouve le même décor new-yorkais, les mêmes lieux et la même ambiance de quartier populaire juif. Ce sont 4 petites histoires sur le thème de récits un petit peu extravagants.
Comme toujours, je suis épaté par le graphisme d'Eisner et sa modernité malgré son âge. C'es franchement dynamique, beau et super fluide à la lecture.
Les histoires, quant à elles, sont intéressantes et ne manquent pas d'un certain humour. J'apprécie essentiellement d'y retrouver une atmosphère très particulière, celle justement de la population juive du Bronx du milieu du 20e siècle, avec sa façon de vivre, de penser et ses coutumes assez spécifiques. C'est un peu édifiant, plutôt instructif et souvent assez amusant dans la manière dont Will Eisner met tout cela en scène.
Bon, ceci étant dit, ce n'est pas particulièrement passionnant. C'est bien raconté, agréable à lire, mais ça ne marque pas tellement l'esprit. Donc oui j'en conseille la lecture car elle est plaisante, mais je n'en conseille l'achat qu'à ceux qui apprécie vraiment Eisner et ses récits urbains. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Universal War One
posté le
20/01/2004
(dernière MAJ le 08/04/2013)
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Culte !) |
|
|
Je remets à jour mon avis après une relecture de l'intégrale de la série (superbe intégrale au papier épais, couverture relief et gros dossier annexe soit dit en passant).
Je monte ma note à Culte car même en tant que relecture, j'ai pris un véritable plaisir à lire cette série que j'ai trouvée quasiment sans faille. C'est de l'excellente science-fiction mêlant hard-science, space opera et anticipation géopolitique. C'est intelligent, beau, prenant et fichtrement bien foutu !
J'aime beaucoup ces histoires mélangeant vaisseaux spatiaux et voyages temporels, surtout quand on peut y donner une explication scientifique presque logique. Et même si j'en ai lues énormément en romans ou vues en feuilletons télé et que celle-ci n'est pas forcément la plus originale, elle est franchement bien faite. Il y a certes quelques postulats à admettre comme l'antigravité qui semble permettre de tout réaliser dans cette histoire, et quelques raccourcis comme l'explication scientifique de la téléportation et des sauts dans le temps mais, si on est prêt à les admettre, la logique de l'histoire tient vraiment la route.
Et au-delà des histoires de voyages dans l'espace-temps et de combats spatiaux, il y a aussi une vraie dénonciation d'un possible futur dirigé par le "marché" et les multi-corporations libertaires et fascistes à la fois qui restera sûrement longtemps d'actualité.
Et si, en première lecture, je trouvais les personnages un peu trop typés, comme dans un film américain où chaque perso a son trait de caractère et s'en tient à ça, je les trouve à la relecture tout à fait intéressants et assez crédibles, à l'exception peut-être du personnage clé de Kalish qui est un peu "trop fort", mais ça fait partie des postulats que je suis prêt à admettre pour un bon récit.
Cette lecture donne l'impression de voir un très bon scénario de roman de science-fiction mis en image comme un film américain à très gros budget pour offrir des images très impressionnantes. Et pour une fois qu'un film se révèle à la fois plein d'action et intelligent, on ne s'en plaint pas. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Spiral
posté le
05/04/2013
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Pas mal) |
|
|
J'hésite à conseiller l'achat de ce manga qui a alterné le chaud et le froid pour moi.
Le premier tome commence comme des enquêtes policières un peu à la Sherlock Holmes avec un lycéen surdoué qui résout des histoires de meurtres un peu tordues dans son propre lycée. Rien de très passionnant jusque là même si les enquêtes sont plutôt bien menées.
Puis à partir du second tome, un groupe mystérieux de dangereux enfants et adolescents, les "Blade Children", va prendre de plus en plus d'importance. Le héros va être amené à les affronter puis à combattre plus ou moins à leurs côtés car il espère non seulement comprendre qui ils sont vraiment mais surtout retrouver son grand frère disparu deux ans plus tôt qui semble lié de près à eux.
Et à partir de là, la série prend un tournant proche des combats de logique de Death Note. On y retrouve en effet des enfants surdoués qui se confrontent dans des duels de logique mortels et des enquêtes policières où ils jouent au chat et à la souris avec des pièges fatals.
Soyons clair, ce n'est pas crédible et cela agacera sans doute les lecteurs adultes de voir amassée une telle quantité de gamins surdoués et arrogants, surtout quand on pense à quel point ils semblent comme par hasard se regrouper précisément dans le seul lycée du héros.
De même, même si la logique de leurs affrontements n'est vraiment pas dénuée d'intelligence et souvent intéressante, on y trouve aussi beaucoup de facilités et de coïncidences heureuses. La trame narrative prendra par exemple à plusieurs reprises la forme d'une succession de "j'ai deviné ce que mon adversaire allait faire" puis "je savais que mon adversaire avait deviné ce que j'allais faire alors je lui ai tendu un piège" puis "je savais que mon adversaire m'avait tendu un piège parce qu'il avait deviné que j'avais deviné ce qu'il allait faire" et ainsi de suite. Pour citer Tillieux dans un album de Gil Jourdan "nous savons qu'ils savent que nous savons qu'ils savent... avec tous ces savons, on va pouvoir ouvrir une savonnerie". Tout ça pour dire que les intrigues sonnent souvent artificielles.
Il faut ajouter à cela que la narration n'est pas toujours très claire. Et que même si le dessin est agréable, certains personnages se ressemblent ce qui ne rend pas évident la compréhension d'une case au premier coup d'oeil. Le héros, notamment, a des traits très féminins et des boucles d'oreilles, ce qui m'a fait plusieurs fois le confondre avec sa belle soeur.
Mais malgré ces reproches, comme dit plus haut, les duels de logique de ces gamins surdoués sont plutôt bien foutus et assez prenants. Il y a une bonne dose d'intelligence et j'y retrouve ce qui m'avait plu au début de la série Death Note. Du coup, j'ai pu la plupart du temps mettre de côté mes réticences vis-à-vis des quelques invraisemblances et de la crédibilité de l'ensemble pour bien apprécier ma lecture. Mais je ne suis pas sûr pour autant que d'autres lecteurs adultes ne soient pas rebutés par le fait que le public cible paraisse parfois un peu trop adolescent. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Avec Darren Shan, je m'attendais à un shonen classique sur le thème du fantastique, un truc pas trop original avec des combats et autres. Aussi ai-je été surpris par l'ambiance du premier tome qui joue sur une atmosphère un peu angoissante, un spectacle de freaks mystérieux et des jeunes visiblement européens aux goûts assez morbides. J'ai trouvé le ton du récit assez prenant et je ne savais pas du tout où l'intrigue allait me mener. Du coup, j'ai été à la fois surpris par ce qu'il arrive au héros en fin de tome mais aussi déçu par le cliché facile de ce qu'il advient de sa relation avec son ami Steve.
Par la suite, l'intrigue de la série reste encore relativement originale mais j'y ai un peu moins adhéré, trouvant qu'elle devenait plus classique, avec des aventures à base de fantastique mais plus franchement d'ambiance envoûtante. J'espérais qu'on s'attarderait plus sur l'ambiance freak du cirque et pas qu'il ne soit qu'un élément annexe souvent délaissé. Et par la suite, je n'ai pas goûté le conflit entre vampires et vampiriks, là encore une trame trop banale à mon goût. Ça tourne trop au scénario de Twilight, le romantisme nunuche en moins. Sans parler du si prévisible conflit avec l'ancien meilleur ami.
Je trouve aussi que le ton de la narration est assez inégal. Parfois il est noir, mûr et plutôt intelligent. D'autre fois, il parait franchement adolescent et un peu nouille. Dans ces moments là, même le dessin prend des allures de manga pour pré-adolescents, les visages des personnages me faisant parfois penser à ceux de Dragon Quest (Fly) par exemple.
Malgré ces reproches, c'est un manga qui se lit bien. Du fait que chaque tome est l'adaptation d'un roman entier de la série originale "l'Assistant du Vampire", cela donne des intrigues denses et assez variées, avec pas mal de changements et une chronologie qui s'étale sur une quinzaine d'années. On est loin des shonen où l'action est étirée au maximum et trop diluée au final. Et l'histoire en question, malgré quelques clichés, présente des originalités assez manifestes dans son développement et dans ses personnages.
Bref, ce n'est pas une série indispensable mais c'est un plutôt bon manga de divertissement. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Love (Ankama)
posté le
03/04/2013
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Des bandes dessinées muettes sur le thème de la vie animale, généralement ça ne m'attire pas trop. Je crains trop d'y lire un documentaire peut-être joli mais ennuyeux.
Et jolie, cette bande dessinée l'est sans aucun doute. Le dessin de Federico Bertolucci est beau, réaliste et lumineux. Ses animaux et ses décors sont remarquables. J'ai préféré le graphisme du second tome, le Renard, par l'originalité de son cadre d'une part mais aussi ses couleurs et sa lumière. A noter aussi que, dans le premier tome, je n'ai pas été convaincu par la façon dont les éléphants étaient dessinés. Mais sinon les animaux sont superbes et vraiment pleins de vie.
Ennuyeuse par contre, cette lecture ne l'a pas été du tout. Les auteurs réussissent à mettre une véritable histoire dans ces cases muettes et on peut même dire que le rythme est haletant, notamment dans le second tome. On sent à la fois le réalisme et la dureté de ce monde animal où la mort peut jaillir à chaque instant, même s'il se passe un petit peu trop de choses pour être totalement crédible.
J'aurais donc pu mettre une note un peu meilleure car je n'ai quasiment pas de reproche à faire à cette série. Mais malgré ses qualités, ce n'est pourtant pas une bande dessinée que j'achèterais à titre personnel car je ne sais pas si j'aurais tellement envie de la relire. C'est beau, intéressant, prenant mais ce n'est pas le genre de récit qui me marque et m'attire. Cependant j'en conseille l'achat sans hésiter aux amateurs de beaux dessins animaliers et d'aventures réalistes dans des décors naturels parfois somptueux. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Peau d'âne
posté le
03/04/2013
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Je n'ai que moyennement accroché à la majorité de cette lecture.
On y découvre en effet sur les trois quarts de l'album le conte classique de Peau d'Âne, sans grande surprise au niveau scénario donc. Il est présenté tel que raconté par un père à sa petite fille au coucher et entrecoupé toutes les quatre ou cinq pages par un "à suivre" du père qui laisse sa fille dormir et lui racontera la suite le lendemain tandis qu'ensuite la fille rêve en une page ou deux de ce que le bout d'histoire racontée a inspiré à son imaginaire. Ces bouts de rêve ne m'ont pas intéressé, pas plus que le dessin du conte ou des rêves ne m'a séduit.
Ce n'est que sur la fin que la narration prend un tour différent puisque c'est en rêve que la petite fille va finalement imaginer la fin authentique du conte tandis que le lendemain, son père lui raconte une fin cette fois inédite. Cette dernière apporte une touche d'originalité au récit mais ne m'a pas enthousiasmé pour autant.
Globalement, ce n'est pas un album qui m'a charmé même s'il présente l'intérêt de raconter pour de bon et avec une fin alternative le conte de Peau d'Âne. |
|
|
|
|
|
| |
|