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... a posté 430 avis et 37 séries (Note moyenne: 3.1)

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Nom série  Amer Béton  posté le 26/05/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Merci à Tonkam d'avoir profité de la sortie du film d'animation "Amer béton" pour éditer cette intégrale des trois albums initialement parus (et introuvables en librairie actuellement). Ce véritable chef-d'oeuvre du manga se devait en effet d'être à nouveau accessible à tous, et cet album arrive donc à point nommé.

"Amer béton", c'est plus de 600 pages d'une histoire brutale, urbaine, déconcertante et passionnante. En réalité et au premier abord, l'album représente tout ce que les détracteurs de la BD nippone voient en elle : de la violence gratuite à tout va, une histoire malsaine et basique, un dessin en noir et blanc édité dans le sens Japonais, "à l'envers".

Mais penchons nous plus en avant sur cette petite bible : "Amer béton" est chargé de symbolisme, de part et d'autre de l'album, donnant à ce manga une ambiance incroyable et très personnelle. Le vent s'engouffrant dans les tours de béton, la ville mourrant petit à petit, sa population survivant dans une vérité factice, tout pèse ici de tout son poids sur le lecteur qui est happé dans cet univers hors du commun.

Et dans cette ville "trésor", on se passionne pour l'histoire et la destinée de Blanko et Noiro, tout simplement parce que leur profil psychologique est passionnant. Blanko est un enfant à qui il manque une très grosse part d'intellect. Et c'est son simili-autisme qui le rend incroyablement touchant, révélant sa joie dans les pires situations, et permettant finalement à Noiro de s'attacher à ce monde de merde et de haine. Il manque aussi à Noiro une très grande part d'un autre élément essentiel à la survie humaine, que vous découvrirez lors de la lecture de cet album. A priori invisible, cet élément transformera petit à petit un Noiro responsable, dur et au coeur sec, en véritable dépendant de Blanko qu'il éduque pourtant à son quotidien hostile.

Comme dit précédemment, "Amer béton" est avant tout une oeuvre pleine de symbolisme, parfois de manière graphique (une petite tortue rencontrée au détour d'une page n'y est jamais par hasard...) et parfois de manière narrative (les contradictions Noiro/Blanko, Frère du jour/Frère de la nuit,...), donnant à l'histoire une réelle profondeur et au lecteur de nombreuses pistes de réflexion. La fin et la rencontre de l'étrange Itachi vous donnera à elle seule manière à réfléchir de longues minutes, pour le peu que vous vous investissiez dans la lecture de ce pavé.

Un mot sur le dessin pour finir : aux premiers abords, il peut sembler n'être que peu maîtrisé, mais attention aux fausses apparences : "Amer béton" est tout simplement le manga le plus expressif qu'il m'ait été donné de lire. Les personnages volent littéralement de pages en pages, donnant l'espace d'un instant au lecteur que la ville gigantesque n'est qu'un jouet aux yeux des différents protagonistes de cette histoire. Les personnages par leurs attitudes et leurs mimiques possèdent un pouvoir narratif incroyable, tant l'humanité transpire du trait de l'auteur (et de son studio). L'utilisation de trames est réduite à sa plus simple expression, donnant à l'auteur tout l'espace nécessaire pour s'exprimer.

En bref, difficile à tout lecteur de passer à côté d'un album qui à mes yeux a autant d'importance dans le paysage de la bande dessinée internationale qu'un Watchmen, par exemple. Bonne lecture !

Oh, j’oubliais : je trouve le titre français génial, poétique et idéal.

Nom série  Emerging  posté le 01/01/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette série se déroule réellement en deux temps : alors que le premier tome, introductif, permet au lecteur de découvrir au fil des pages le grand fléau qui décime le japon à vitesse grand V, le second tome permet la résolution de la catastrophe, et ce en 3 coups de cuillères à pot, magie de la science moderne.

Comprenez par là : ce diptyque souffre d'un happy-end aussi improbable qu'insoutenable : Les différents personnages auxquels nous nous attachons au fil de la lecture, mais qui passent par tous les stades de la maladie jusqu'à la liquidification avancée, reviennent à la vie en quelques minutes, sans séquelles ni handicap.

Alors voilà : on se passionne pour une histoire, certes pas très originale mais rondement menée durant la première partie du récit, avant de s'énerver d'autant de niaiserie et d'incohérence en fin de second album.

Bref, une très, très grosse déception, là où Manhole fait autrement mieux et parvient à terminer de manière forte et crédible.

Dommage !

Nom série  Les Cinq Conteurs de Bagdad  posté le 31/10/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Belle histoire en effet que celle des "Cinq conteurs de Bagdad", pleine d'inventivité comme toujours lorsque Vehlmann est aux commandes.

On suit en effet avec attention les pérégrinations de nos héros, d'histoires en histoires, afin de vérifier la prophétie annoncée en début d'album. La fin est d'ailleurs assez surprenante.
Par le biais de cet album, on reconnaît qu'il y a du Sfar chez Vehlmann. Les ambiances, le champs lexical utilisé, tout concorde pour créer des ambiances typiques de séries comme Le chat du Rabbin, par exemple.

Reste que cet album, aussi bon soit-il, connaît aussi quelques faiblesses. Tout d'abord, certaines des histoires de nos héros tombent un peu à plat. Comme si tout une narration avait été écrite pour une fin qui n'arrive pas, ou qui laisse de marbre.. C'est rare, bien sûr, la plupart d'entre elles étant bien pensées, mais tout de même...

...et puis le dessin de Duchazeau, de grande qualité, certes, n'égale toutefois pas pour moi celui qu'il utilisait lors de La nuit de l'inca, diptyque vraiment très, très beau, ou les masses de noir formaient à elles seules une ambiance à couper le souffle.

Mais ne boudons pas notre bonheur : "Les cinq conteurs de Bagdad" est un one-shot de qualité, qui sort des sentiers battus, et qui saura vous plaire par sa finesse et son côté poétique.

Nom série  Pourquoi j'ai tué Pierre  posté le 23/10/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
"Pourquoi j'ai tué Pierre", c'est tout simplement la BD de l'année. Rien de moins.

Olivier Ka relate ici une histoire très humaine, faisant place respectivement au bonheur, à la joie mais aussi à la peur et la détresse. On vit avec force l'histoire d'Olivier, par le biais d'une narration impeccable qui nous emmène dans les méandres de la vie d'un homme à qui l'on a volé une partie de son enfance, et dont le traumatisme ne ressurgira que bien plus tard pour être plus dur et inacceptable encore.

Le sujet (la pédophilie, donc) est traité sans sentimentalisme forcé ni sans tomber dans le pathos larmoyant. "Pourquoi j'ai tué Pierre" est un témoignage bouleversant par sa justesse et son recul, par la maturité de cet enfant qui va bien trop tôt et malgré lui grandir pour faire face à un monde adulte qui sait être sombre et injuste.

Le dessin d'Alfred est superbe. Nous retrouvons son style si personnel (et donc si parfait pour illustrer la lourde histoire d'Olivier), allié à une mise en couleur réalisée à base d'aplats et dont le rendu est très fort. Les teintes du coloriste ont d'ailleurs un grand rôle dans cette narration si particulière et si belle...

Il est très difficile d'écrire un avis objectif sur cette perle, tant le sujet, personnel, saura toucher à différents degrés son lectorat. Ne retenez qu'une chose : cet album est indispensable, au même titre qu'un Pilules bleues ou qu'un Maus. Il est des albums dont on ne peut se défaire, et qui resteront sur notre table de chevet à jamais : "Pourquoi j'ai tué Pierre" en fait partie.
Olivier Ka, Alfred, je vous remercie.

Nom série  Mariée par correspondance  posté le 16/08/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Écrire l'avis de cet album est pour moi assez difficile. D'un côté, sa réalisation est parfaite : très bon rythme narratif, dessin très prenant, histoire bien pensée et très efficace, chargée de sentiments… D'un autre côté, le sujet même de ce tome ne m'a pas plus : pire que ça : c'est typiquement le genre de sujet que je n'aurai pas voulu découvrir en bande dessinée.

Pour résumer, Kyung Seo, mariée par correspondance coréenne, entame sa nouvelle vie aux côtés de son commanditaire canadien, Monty Wheeler. Hélas pour elle, qui a toutes les difficultés du monde à s'épanouir dans un pays tellement différent du sien, son crétin de mari, accaparé par sa collection de jouets précieux, en oublie de vivre, et de partager de grands moments avec elle. Évidemment, plus le temps passe, et plus le faussé se creuse entre eux.

"Mariée par correspondance" annonce dès les premières pages une chute des plus sombres. Le lecteur espère, au fil des pages, que la situation des deux personnages va s'améliorer, alors que ces derniers se déchirent peu à peu, sans jamais avoir eu le temps de s'aimer. Alors que Monty continue à voir sa femme comme un jouet de plus, d'origine asiatique, Kyung pour sa part découvre l'art, et parvient petit à petit à exprimer son malaise par ce biais.

Le côté tragique de cet album m'a déplu... En réalité, la lecture de cette histoire, si bien écrite et si bien contée, ne m'a pas du tout été agréable. Évidemment, je ne recherche pas absolument la bd mièvre qui fini bien, et les œuvres plus sombres me plaisent souvent. La fin de "Blankets" est un parfais exemple de chute tragique et sombre, et donne une force incroyable à l'album. Ici, on part avec la vision d'un couple qui de toute façon n'a rien en commun, qui entraînera dispute et violence verbale sur 260 pages, entre deux accalmies.

En fait, je ne sais que dire... Cela vous plaira certainement, mais je n'ai pour ma part aucune envie de lire ce genre d'histoires destinées à mal finir… Peut-être parce que ma relation de couple est formidable, justement ?

Nom série  Cages  posté le 14/08/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Cages : la bible du BDphile, l'album de toutes les réponses, le livre de chevet philosophique de tout être aimant la vie et ses complications, d'une manière ou d'une autre.

La grande force de cet album est en effet d'aborder de nombreux thèmes, et ce de manière très fine. Toutes les finesses du monde sont abordées, de manière plus ou moins concrètes : L'art (principalement) sous toutes ses formes, la mort, les relations humaines, la haine, l'attente, l'espoir, l'amour... toujours avec beaucoup de recul, sans vouloir donner de leçon ni être prétentieux.

Ne serait-ce que par la vision de l'art présentée par l'auteur dans cet album, "Cages" est à rapprocher de L'artiste de la famille de Larcenet : Bien que la forme soit très différente (le style est moins centré sur l'auteur dans Cages, le personnage principal étant un artiste de fiction), le fond, très fort, peut rappeler certains passages de l'album des rêveurs.

Mais c'est surtout dans la vision de la mort (et de la vie) très personnelle de Mc Kean que j'ai été touché. Le passage de l'absence du mari perdu depuis 5 ans est aussi très fort. Etrangement (ou plutôt logiquement !) il n'a pas touché d'autres lecteurs du tout : c'est une fois de plus la grande force de "Cages". Chacun sera sensible à différents passages, selon son histoire, son expérience, sa vie.

Et c'est ainsi que l'album vous parlera plus ou moins, seuls les véritables amateurs de patinage artistique n'ayant pas vibré à la lecture de cet album.

Graphiquement, c'est exquis : dessin maîtrisé en bichromie légère, ponctué par ci par là de planches très graphiques, colorées, permettant une introspection plus grande dans le récit. Mc Kean a été plus graphique encore dans d'autres albums, mais il privilégie ici la narration et s'en sort parfaitement. Certaines planches, complètement muettes, sont justement particulièrement parlantes...

Un livre culte... une réelle réflexion qui mérite d'être lue.

Nom série  L'immeuble d'en face  posté le 27/07/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La vie, la vraie, c'est chiant, souvent. Du moins, dans son insupportable banalité et son quotidien récurrent. C'est pourquoi nous autres misérables humains ponctuons notre courte existence de projets personnels, à courts et à longs termes, mais aussi de culture, de passion, de découverte, rendant notre existence formidable (ou pas, ce critère étant laissé à l'appréciation de chacun).

Et c'est la que Vanyda fait fort : non seulement son récit raconte la vie dans sa banalité la plus envahissante, mais en plus, à l'instar de Trondheim dans Approximativement, elle le fait avec brio : on se retrouve dans bien des situations, vivant avec les habitants de l'immeuble au jour le jour le temps d'un album (qui pour sa part ne vous prendra que quelques minutes à lire, magie de la relativité). C'est vrai, touchant aussi parfois.

Là où Boilet parvient à tirer de sa vie tout son côté chiant et à nous l'infliger, pauvres lecteurs que nous sommes, Vanyda par sa narration rend le quotidien extraordinaire et proche de nous.
Son trait, typé manga, n'est finalement qu'à moitié satisfaisant à mon sens. Pourtant, il fonctionne très bien ici, le noir et blanc, lui aussi, jouant pour beaucoup dans les ambiances profondes suggérées par cet album.

Très agréable one-shot pour amateur de sensations pures (et de produits laitiers) (ok j'arrête).

Nom série  Manhole  posté le 25/07/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La voilà, pour moi, la série de la consécration pour Tsutsui !
Manhole, par son côté "série courte" (trois tomes prévus) permet en effet à l'auteur de développer une vraie enquête, autour d'une histoire complexe et passionnante. Loin des one-shot de l'auteur (Reset et Duds Hunt), "Manhole" est une intrigue policière sur fond de Thriller biologique complexe et nouvelle.

On s'attache très vite aux personnages et au duo de policiers chargés de l'enquête. Le mystère s'épaissit au fil du livre, pour terminer sur un visuel qui nous fait attendre avec impatience le second tome.

Le dessin est classe : stylé, dynamique, complet et complexe, il permet à l'auteur de faire passer toute son histoire avec une lisibilité parfaite.

ManHole est une sacrée bonne surprise, dans la lignée de MPD - Psycho et autres Monster. Passer à côté serait une belle erreur.

Nom série  Le ciel au-dessus de Bruxelles  posté le 20/03/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une chose est sûre, Bernard Yslaire n'a pas la langue dans sa poche..

Pour une fois qu'il traite de sujets d'actualités très chauds (surtout au vu de toute la polémique qu'ont engendré les caricatures autour du prophète Mahomet dernièrement dans la presse), il met les deux pieds dedans. En effet, qu'elle obscure relation que cette rencontre d'un Juif et d'une Musulmane !

L'atmosphère est lourde et glauque dans le refus de la jeune terroriste, mais aussi dans les non-dits qui passent très bien par le trait de l'auteur. C'est saisissant, intrigant et finalement assez dérangeant : certains artistes sont morts pour moins que cela...

Le trait, similaire à celui de XXe ciel.com, permet de souligner les similitudes entre ces deux séries.. L'ange Stern, mais aussi l'univers noir des camps nazis, tout nous rapporte à la série en 4 tomes, véritable témoignage du XXème siècle, que je vous invite à découvrir si ce n'est déjà fait.

J'aime assez finalement, même si la "fin" de ce premier tome me dérange de par la morale qui s'en dégage. En effet, une double lecture est possible.. dont une que je ne partage pas vraiment, politiquement parlant. Attendons la suite !

Nom série  Minimal  posté le 23/02/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon bon bon...

Larcenet tente l'exercice de style assez complexe de la bande dessinée "Elitiste pour le pauvre et/ou inculte", mettant un gros coup de pied dans la fourmilière de la BD d'auteurs amateurs d'art séquentio-narratif à images successives avec des petites bulles pour mettre les textes.

On retrouvera évidemment un style proche de Monsieur Ferraille, parfois, non dans le graphisme, ni dans la narration, mais plutôt dans l'ensemble, faisant passer cet album pour un ovni dans la production de Larcenet.

On rit assez souvent, tant l'humour est corrosif et (faussement ?) prétentieux. Certains textes choquent franchement, et sont appréciés finalement pour celà.

Le problème, c'est l'ensemble : Généralement, la compilation de parutions en magazine, de toute sorte de BD, n'est jamais un heureux choix. En effet, la profusion de strips répétitifs, où tout simplement de gags tournant autour d'un même thème, peut alors devenir assez étouffante là où, dans Fluide Glacial, les quelques pages de Minimal étaient une sacrée bouffée d'air frais.

Le dessin, assez expérimental parfois, reste très proche de ce à quoi Larcenet nous a habitué : un mélange de son style très sombre des rêveurs, et de son trait si personnel que l'on aime tant, dans Le combat ordinaire par exemple.

Minimal est donc à lire en priorité aux amateurs de Larcenet de la première heure, le style et l'intérêt étant finalement plutôt discutable pour tous les autres.

Nom série  Les Naufragés d'Ythaq  posté le 03/10/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Encore une nouvelle série pour Arleston, qui prend petit à petit l'habitude de proposer des albums sans goût, à l'humour douteux, et ce à toutes les sauces.

"Les naufragés d'Ythaq"... tout un programme. Similaire à Lanfeust des étoiles dans son univers (c'est à dire un faux univers de science fiction complètement cadré Heroic Fantasy.. les guerriers se battent à la hache, montent des créatures épiques, protégées par d'épaisses armures de bronze, le matos futuriste des héros ne fonctionne pas...), cet album possède tout de même un avantage de taille par rapport à la série best-seller du moment d'Arleston : ici, pas de jeu de mot merdeux sur 3 pages (le coup de "ta E.T. douche", je m'en rappellerai... longtemps), mais un humour plus fin (mais pas plus drôle), distillé au fil des pages.

On retrouve toujours et encore les mêmes personnages : L'héroïne possède un pouvoir inconnu qu'elle contrôle encore mal. Accompagnée d'un benêt au grand coeur, elle doit aussi supporter une des passagères du "Brume de comète", qui n'est finalement qu'un pâle reflet de Cixi : la belle brune machiavélique et espiègle, désagréable mais aussi exaspérante, hélas.

L'histoire en elle-même n'est pas des plus complexes, mais ne fonctionne pas si mal que ça. En reprenant encore et encore ce qui a fait le succès de ses albums passés, Arleston ne prend donc aucun risque ici... sauf celui de se répéter...

Au chapitre des gros hics de la série, nous pourrons donc relever :
- Les banfoos : race indigène d'Ythaq de morses ventripotents, qui ont la disgracieuse habitude de "fofotter" à cause de leur défense (et ce durant la moitié de l'album), afin d'asséner au lecteur leur humour catastrophique.
"V'ignore de quoi fous parlez. Les prévenus ne doifent de toute fafon avoir de contacts avec perfonne avant l'iffue du profès. Et les aftroporcs font vos complifes ? Etes-vous des aftrotruies ?". C'est vraiment insoutenable sur 20 pages.

- Des dialogues toujours aussi "rigolos" :
- "C'est pas le vert, c'est le rouge ! Je les confonds toujours, ça se ressemble tellement..."
- "Mon pied dans les fesses, tu ne le confondras pas ! Dépêche !"

Poilant.

Vous comprendrez aisément que tout ce qui peut sauver cet album, c'est finalement le dessin de Floch, assez sympa même si ultra formaté soleil. Il y a eu pas mal de travail sur les décors et les personnages (certaines planches sont vraiment chouettes), même si le design des véhicules n'est pas toujours terrible (le "Brume de comète" ressemble plus à un fer à repasser qu'à un vaisseau spatial).
De plus, la mise en couleur est tout à fait correcte, donnant pas mal de relief au dessin.

Vous l'aurez compris, ce n'est pas avec cet album que vous trouverez la paix intérieure.

Nom série  Je suis légion  posté le 22/07/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un premier tome particulièrement prometteur !

Véritable enquête policière sur fond de fantastique (ou fantastique sur fond d'enquête policière ?), le mythe du vampire est ici revisité sous un tout autre angle, cet opus donnant un nouveau souffle à cet univers dans le monde de la bande dessinée.

Les différents personnages ont un profil psychologique ultra-développé, et les diverses informations qui composent leur personnalité nous sont données au compte-goutte, très efficacement.

Le scénario est d'une construction sans réelle faille, si ce n'est peut-être un petit manque de rythme, comblé toutefois par une intrigue complexe et un final, ici, vraiment très sympa. Ca promet énormément pour la suite !

Le dessin est quant à lui assez classe, très réaliste. Toutefois, j'avoue avoir eu quelques fois un peu de mal à distinguer certains personnages, tant certains peuvent se ressembler. Les couleurs, elles, sont informatiques mais très bien choisies, et mettent bien en volume le dessin.

Une bonne surprise, dont je surveillerai la suite de près...

Nom série  Betty Blues  posté le 22/07/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je serai beaucoup moins enthousiaste que les posteurs précédents, concernant ce one-shot.

Certes, l’atmosphère est là et bien là, et ce roman graphique aurait pu sortir du lot. Aurait pu, donc, car pour moi son manque d’originalité est rédhibitoire, hélas. En effet, tout cela n’est pas très nouveau…

Est-ce un mal ? En soit, non, car si l’histoire est bien menée et touchante, l’originalité d’une œuvre passe pour moi au second plan. Le problème, c’est qu’ici, rien ne me touche vraiment.. Je ne me sens pas particulièrement proche de ce pauvre petit canard au cœur brisé, et du coup, la magie n’opère pas…

Dernièrement, j’ai lu quelques romans graphiques qui m’ont particulièrement déçus (Eva aux Mains Bleues) et émerveillés (Où le regard ne porte pas..., Un peu de fumée bleue...). Du coup, peut être suis-je en train de devenir plus exigeant dans ce registre ?
Tout est il que Betty Blues ne m’a pas fait vibrer, malgré le dessin original et les belles couleurs de Mademoiselle Jouvray.

Dommage !

Nom série  Big Baby  posté le 22/07/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Exxxxcellente intégrale que nous propose Cornélius ! Big Baby représente aujourd'hui l'oeuvre la plus typique de Charles Burns, celle que je proposerais à un lecteur qui souhaiterait découvrir l'auteur, sans aucun doute.

On retrouve ici ce qui fait le succès de Black Hole, du même auteur : un dessin en noir et blanc léché, un style super glamour, genre série Z, et une narration qui elle aussi fait furieusement penser aux comics des années 50.
Au final, c’est tout simplement passionnant ! On est captivé par les aventures de ce petit garçon, on apprécie le style « mauvais acteurs » des différents personnages, persuadé que l’on est de regarder un nanar BD. Un véritable voyage, tant tout est voulu, tant, au final, la narration est efficace, particulière, et surtout diablement personnelle.

Je ne sais pas si ma lecture de BlackHole influence mon avis sur cet album. Le fait est qu’une fois le style de Burns assimilé, le reste coule de source. Son dessin joue avec brio sur les alternances noir et blanc, et les contrastes sont utilisés avec classe pour retransmettre les ambiances du récit.

Des albums comme celui-ci, moi, j’en veux tout plein. En un mot : excellent.

Nom série  Mary la Noire  posté le 22/07/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On va commencer par les (nombreux) points positifs de cette originale série.

C'est Beau ! Beau avec un B majuscule, tant la mise en couleur de Florence Magnin force le respect. Jeux d'ombres et de lumières envoutants, ambiances fortement suggérées par les nuances utilisées, tout concorde pour donner à cette BD une ambiance particulière, que j'ai retrouvé dans les autres travaux de l'auteur dans le monde du Jeu de Rôles, comme les illustrations de Rêve de Dragon, ou encore du jeu de cartes Citadelles.

Le découpage, lui aussi, est assez excellent. Ici, un tronc d'arbre fermera la case. Là, le chapeau d'un pirate. Vraiment, du beau boulot, car l'emsemble coule de source dans la lecture, on nous mache vraiment le travail

L'histoire en elle-même, si elle n'est pas fracassante d'originalité, n'est pas pour autant une bête histoire de pirate. Le côté fantastique, qui peut rappeler le film Pirates des Caraïbes, tient vraiment la route et rend le récit vraiment passionnant. Rodolphe, dont je ne connaissait pas vraiment les travaux jusqu'alors, se trouve être un scénariste talentueux, doublé d'un dialoguiste de qualité. Au final, le récit semble maitrisé, on sait où l'on va, et c'est tant mieux !

Allez.. pour pinailler... Je dirai que le pendant du dessin de Florence Magnin, et qui est d'ailleurs commun à beaucoup d'oeuvres en couleurs directes, c'est avant tout un manque de pêche, de dynamisme évident. On aurait aimer assister à des combats de pirates frénétiques, à la fureur d'un abordage.. mais le tout semble au final plutot statique. Toutefois, ne boudons pas notre bonheur : Mary la Noire n'est surtout pas une BD d'action, mais bel et bien une belle histoire, maîtrisée, et magnifiquement illustrée.

A découvrir, donc, et à acheter.

Nom série  Criminal Macabre  posté le 22/07/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après etre passé à coté du premier ouvrage traduit en français de ce tandem (30 jours de nuit, chez Delcourt), j'attaque ce nouveau Criminal Macabre pour découvrir un album pour le moins particulier.

La narration est efficace : la traduction qui semble avoir été réalisée correctement (c'est assez rare pour être relevé) nous présente un récit introspectif, où le personnage principal nous présente les faits, à la première personne, comme souvent dans un polar. On comprend vite les enjeux et le rôle de ce type pas comme les autres, perdu au milieu de monstruosités.
On évolue en terrain connu : vampires, loups-garous, goules, les auteurs n'ont pas essayé d'innover de ce côté là. Pas la peine, la sauce prend bien, et le résultat est assez sympa, même si relativement gore parfois - mais c'est le style qui veut ça !

Au niveau graphique, je reste particulièrement indécit. On retrouve un style que l'on a déjà connu, par exemple chez Liberge et son Tonnerre Rampant : un dessin simple, qui vient en surimpression se poser sur un fond numérique, mix entre photos, textures d'ambiances, colorations floues...

Le résultat, même s'il est maîtrisé, ne me convient pas plus que ça, par contre. Pour moi, c'est un peu de l'esbrouffe, du tape-à-l'oeil. Un bon moyen pour un infographiste de faire de la BD sans avoir de réels talents en dessin, en somme..

Mais le résultat est tout de même correct.. et l'album, lui, mérite le détour. A vous de voir !

Nom série  La ville des mauvais rêves (Urani)  posté le 22/07/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Pas fameux, en effet.
Sfar et David B. sont de très grands auteurs, par leur sens de la narration et par les sujets qu'ils abordent. Que ce soit dans des albums plus personnels, comme le petit monde de Golem (Sfar) ou l'Ascension du haut-mal (David B.) ou dans des séries beaucoup plus grand public (Donjon en tête), ils ont un don pour raconter les histoires et rendre le moindre fait passionnant.

Mais ici, force est de constater que l'association des deux auteurs n'est pas des plus heureuses.

Une sorte de cadavre exquis ? Moui, pas réellement, à mon sens. Ou alors, assez libre, un auteur ne reprenant pas vraiment l'action là où son prédecesseur l'avait laissé. Un petit plaisir perso des auteurs ? Oui, certainement. Ils se lachent dans leur deux styles dans une histoire qui doit surement beaucoup les amuser, et dans laquelle ils se permettent de sympathiques fantaisies. Mais au final, le lecteur ne sera pas transformé.

Par faute de rythme, déjà. L'ensemble ne semble vraiment pas structurée, et nous fait vite décrocher. Dommage ! Mais aussi concernant le sujet lui-même : pour ma part, je ne suis pas vraiment certain de la finalité vers laquelle les auteurs souhaitent nous emmener. Peut être aurons nous plus d'éclaircissement dans un second tome..

Reste que j'aime les deux styles graphiques des auteurs. Les visages féminins de Sfar m'ont toujours envouté, que ce soit ici par le biais d'Europe, ou dans Donjon (la princesse). Mais comme le dit JBT900, cet album aurait franchement gagné à être en noir et blanc et dans un format different des classiques 46 planches.

Nom série  Aliénor  posté le 22/07/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le nouveau trait Italien est particulièrement séduisant, et les coloristes de cette nouvelles générations savent créer des ambiances particulières et très réussies. En France, Sky Doll a ouvert la voie à toute une pléthore de graphistes Milanais, pour la plupart issue de Disney Italia, et édités chez Soleil, mais aussi les humanos, par exemple.

Complètement sous le charme du duo d'auteurs de Sky Doll, et du travail de toute la team de Monster Allergy, je me devais donc de lire cet album mis en image par Donald, un autre "pote" de ce groupe de graphistes surdoués.

En effet, le trait est assez classe. Pas du niveau de celui de Barbucci (beaucoup moins dynamique et fin, par exemple, malgré l'action quasi-constante de ce premier tome), mais offrant parfois des planches vraiment bien senties, très propres. La mise en couleur, elle aussi, est de qualité. On sent vraiment l'influence qu'a eu Canepa sur la coloriste, qui la remercie d'ailleurs d'entrée de jeu. Il faut rendre à césar ce qui appartient à César

Mais alors, pourquoi ma note moyenne ? Tout simplement parceque, et cela même si le récit possède un sacré potentiel, une impression de bordel m'assaille à la lecture de cet album. Ca saute dans tous les sens, ça hurle, c'est vraiment fun durant quelques pages, mais devient fatigant sur la longueur, hélas.

Rien de bien grave, bien sûr. Le monde est mis en place, les personnages nous sont présentés et sont assez sympathiques... juste ce sentiment de bazarre qui revient régulièrement... dommage.

Allez ! Je lirai le tome 2, qui je n'en doute pas sera meilleur sur tous les plans. Manque peut être un tout petit peu de maturité, tout simplement...

Nom série  Pyongyang  posté le 22/07/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un très bon album, en effet. Après Shenzhen, l'auteur part diriger une équipe d'animateurs de Corée du Nord, et nous fait découvrir par l'intermédiaire de ce carnet de voyage l'univers très particulier de ce pays privé de bien des droits...

La narration est géniale. Delisle, comme d'autres auteurs du même éditeur, a cette force lui permettant de rendre tout sujet complètement fascinant, en dépit de son aspect banal et commun.
On découvre petit à petit ce monde que l'on imagine à peine, cette pauvreté latente, et ce lavage de cerveau à l'échelle nationale que subissent les Nord-Coréens.

Mais ce voyage, qui semble avoir parfois profondément bouleverser l'auteur, ces deux mois qui lui ont paru interminables, Guy Delisle nous le présente avec un humour tel que la lecture en devient géniale, fluide, agréable. Pourtant, PyongYang est un sacré pavé. Oui, mais un pavé qui se lit aussi simplement que Blankets pour moi, à l'époque.

Le dessin, dans son genre, est particulièrement maîtrisé, et ajoute beaucoup au côté parfois comique des situations.

Tristesse, peine, joie, rire, vous connaîtrez bien des émotions à la lecture de ce petit bijou. Indispensable, tout simplement.

Nom série  30 jours de nuit  posté le 22/07/2005 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
j'ai lu Criminal Macabre (des mêmes auteurs, chez Carabas) avant de m'atteler à la lecture de ce One Shot, que certains de mes proches trouvaient inférieur. Pour ma part, je le trouve meilleur pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, pour le scénario lui-même. Moins complexe que CM, il n'en est pas moins beaucoup plus attractif et attirant, très "Survival horror", et diablement bien rythmé. Comme le dit Coeurdepat, 0 temps mort ici. Tout s'enchaîne très bien, et la lecture de cet album est particulièrement rapide, même pour un escargot de la lecture comme moi.

Puis, pour les personnages. Leur personnalité, qui peut sembler moins poussée que dans CM, me semble aussi beaucoup plus adaptée à la situation. Les victimes sont dépassées, ne comprennent rien, on sent bien l'état de survie psychique dans lequel la plupart d'entre elles se trouvent. Les vampires, quant à eux, d'aspect particulièrement brutal, sont relativement effrayant, entre autre grâce au traitement graphique de ben Templesmith.

Ce dessin, parlons-en. Lors de ma lecture de CM, je n'avais pas vraiment apprécié le traitement. Un peu tape à l'oeil, assez vide, bien foutu, certes, mais qui ne me plaisait pas. Ici, tout va mieux : le choix des teintes est vraiment pertinent, on distingue l'action, les personnages... vraiment, je préfère (sans pour autant adorer).

Enfin, la fin de cet album est très bien vue. Noire, certes, mais... hum, je n'en dit pas plus, lisez le donc

En bref, un album très correct, parfait pour passer un bon moment de lecture.

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