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Nom série  Wotan  posté le 25/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec Wotan, Eric Liberge s'engage dans une trilogie dense et ambitieuse. Il s'agit en effet de suivre de 1939 à la fin de la guerre le destin de trois personnes dont les parcours vont se croiser et se décroiser avant d'être tous reliés par l'absurdité de l'idéologie nazie et par un homme, le reichsführer Himmler.

Dans cet objectif, l'auteur a réuni une documentation impressionnante permettant de retranscrire tant les faits que l'ambiance de ces années de guerre vues non pas du point de vue militaire mais du point de vue humain de non-soldats qui seront de leur plein gré ou malgré eux impliqués dans la folie de l'époque. Entre autres, Eric Liberge se base sur le récit réel fait par son père qui avait 8 ans en 1939 et qui a su transmettre à son fils l'atmosphère de peur, de haine, d'incompréhension et d'aberration de la guerre.

Liberge offre également ici le meilleur de son graphisme. Il se caractérise par des personnages très soignés placés sur un décor brumeux souvent à base de photos retouchées, le tout assimilé par une colorisation ocre et grise jolie mais malheureusement un peu envahissante à mon goût. La lisibilité est meilleure que dans d'autres albums de l'auteur tels que Tonnerre Rampant mais l'esthétisme prend tout de même parfois un peu le pas sur la clarté de la narration. Ça n'en reste pas moins de belles planches, parfois même impressionnantes sur le plan artistique.

Le récit est dense, original et intéressant. Il se passe beaucoup de choses dans le seul premier tome et pourtant on reste encore sur l'impression d'une mise en place complexe et réaliste. On est un peu perdu au départ parmi les personnages même si les destinées des trois protagonistes prennent peu à peu corps. Il y a une vraie ambiance et on sent une grande crédibilité dans l'ensemble. A l'image du graphisme, l'intrigue aurait peut-être bénéficié d'un peu plus de clarté, certains passages moins utiles auraient pu être épurés ou éludés à mon goût, mais cela ajoute à la retranscription réaliste des évènements de l'époque et des types de personnages qui la peuplaient.

Je suis curieux de lire la suite et conseille cette série aux amateurs d'aventure historique et humaine.

Nom série  La Guerre des Orcs  posté le 24/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec un tel titre, j'imaginais un récit très bourrin. Étonnamment, il est en fait nettement plus réfléchi que ce à quoi je m'attendais.

C'est d'ailleurs ce qui m'a fait un peu tiquer. Pour moi, des orcs, ce sont soit ceux de Tolkien, à savoir des elfes dégénérés, foncièrement mauvais et relativement stupides, ou ceux de Warhammer et de World of Warcraft, c'est-à-dire d'énormes brutes braillardes, bestiales et plus ou moins sans cervelle. Les orcs présentés dans cette BD là ont un petit peu de tous ceux-là mais m'ont paru nettement plus à leur avantage. Physiquement, à quelques crocs près, ils sont presque beaux comme des elfes, en nettement plus baraqué évidemment, et ils paraissent à peu près aussi intelligents que des humains. Ils sont juste un peu plus brutaux et liés par des lois d'honneur violentes et trop archaïques. En fait, ils ressemblent plus à une grande tribu mongole façon Gengis Khan sans les chevaux qu'aux hordes vertes de ma connaissance.
Du coup, je n'y ai pas tellement retrouvé les orcs que j'appréciais à la base mais ils n'en sont pas moins intéressants. Leur société, leurs antagonismes et leur guerre contre les elfes, nains et humains permet une intrigue plutôt prenante.

D'autant plus qu'elle est soutenue par un excellent dessin. Daxiong est très doué pour représenter tous ces personnages, ces races et ces décors d'heroic-fantasy. Les planches sont belles, soignées et dynamiques. La colorisation n'est pas en reste car, quoiqu'un peu terne, elle n'est pas mauvaise du tout. Hormis quelques bulles de dialogues pointant vers la mauvaise personne qui ont légèrement gâché la qualité d'ensemble, c'est vraiment du beau boulot.

En fait, j'ai bien failli considérer cette BD comme franchement bien. Le scénario est intelligent, entraînant, avec de bons personnages, et on ne s'ennuie pas un seul instant. J'ai malheureusement été déçu par une fin que j'ai trouvée un peu trop facile à deux reprises, les deux moments clés qui mènent au dénouement final. C'est dommage. Etant mis en présence d'un chef orc aussi intelligent, j'espérais davantage qu'une conclusion aussi abrupte et aisée, surtout qu'il y avait de quoi faire avec le contexte global entre les différentes races et les nouvelles alliances et équilibres. Mais Olivier Peru a visiblement bâti son récit comme un one-shot et ne devait donc pas se permettre trop d'ouvertures sur la fin.
Je suis donc un poil déçu mais c'est quand même un bon ouvrage d'heroic-fantasy à la fois pêchue et relativement intelligente.

Nom série  Zombillénium  posté le 28/08/2010 (dernière MAJ le 23/08/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Arthur De Pins met son graphisme au service d'un récit d'aventure, de fantastique et d'humour et c'est très agréable.

C'est le style informatique du dessin qui saute aux yeux pour qui découvre cet album. L'auteur, qui s'en est fait avec succès une vraie spécialité depuis des années, rend d'ailleurs crédit à son outil de travail, Adobe Illustrator, dans la page de remerciements. Et c'est vrai qu'à voir le rendu des planches, il en fait une belle publicité. C'est beau et très plaisant à la lecture. Les personnages sont parfaitement expressifs et c'est fou le charme qu'il arrive à donner à sa petite sorcière Gretchen malgré ce gros nez sensé masquer sa beauté.

Mais une bande-dessinée ne s'arrête pas à son dessin et doit aussi valoir par son scénario. En cela, Zombillénium tient très bien la route. L'idée de base de ce parc d'attractions pour morts-vivants et monstres est amusante et excellemment utilisée par la suite. Les personnages sont bons et crédibles, drôles quand il le faut, touchants quand ils doivent l'être. Certains passages m'ont véritablement fait rire. Je retiens notamment la case se déroulant lorsque Gretchen était à la Fac des Sorciers.
En 48 pages, Arthur De Pins nous offre un récit dense qui laisse entrevoir une trame ne manquant ni de profondeur ni d'originalité. On a une histoire complète qui fait espérer de nombreuses suites pour permettre à l'ensemble de déployer sa belle envergure.
Comptez-moi parmi les clients du Zombillénium !

Après lecture du tome 2, je suis un peu déçu. J'aime toujours autant le graphisme, le contexte et les personnages, mais l'intrigue de ce tome, formant une histoire complexe, est un peu trop fouillis et pas très convaincante par certains points, notamment son explication concernant le jeune Tim. Je conserve ma bonne opinion de la série mais j'espère que les tomes suivants seront plus captivants.

Nom série  Stalingrad Khronika  posté le 23/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Stalingrad Khronika, c'est l'histoire d'un cinéaste envoyé par le pouvoir Stalinien pour faire un film en l'honneur de l'armée russe au coeur de la bataille de Stalingrad. Dirigée par un commissaire du parti et accompagnée par deux volontaires désignés, un soldat fidèle à Staline d'une part et un autre cinéaste déchu et revenu d'un camp de rééducation d'autre part, cette petite équipe va devoir affronter l’âpreté du combat urbain, les vicissitudes des rouages politiques et militaires staliniens mais aussi la rivalité tenace entre les deux cinéastes.

Au-delà de la situation militaire avec l'arrêt de la progression nazie en Russie, c'est surtout le cadre politique stalinien si spécifique qui est mis ici en scène, avec de simples hommes tiraillés entre leur sens du devoir patriotique, leurs aspirations, leurs antagonismes et leur propre survie en plein conflit. Étonnamment, c'est surtout la haine entre les deux hommes de cinéma qui ressort au premier plan de ce récit dans lequel la bataille de Stalingrad prend parfois le rôle de simple toile de fond.

Franck Bourgeron offre un graphisme intéressant. Ses personnages, aux traits clairs d'un agréable style franco-belge, évoluent dans un décor en permanence brumeux, fait de silhouettes en ruines, de neige et d'explosions. De la bataille en elle-même, on ne verra donc qu'une impression floue, un paysage de fin du monde impalpable et en permanence ponctué de coups de feux et d'éclats de bombes. Légèrement frustrant pour ceux désireux d'avoir un aperçu plus concret de la situation militaire en elle-même, il n'en demeure pas moins très esthétique et appréciable. De belles planches.

Le récit de ce premier tome coule avec fluidité, presque trop vite. Malgré la bonne quantité de pages, la narration souvent laconique entraîne un rythme de lecture rapide et un léger sentiment qu'il ne s'est pas passé grand chose arrivé en fin d'album. Au passage, même si la tension entre les hommes y est palpable, l'ambiance de fin du monde de la bataille de Stalingrad elle-même est un peu trop ténue à mon goût. Elle ne s'est pas imposée à moi ce qui a empêché le récit d'avoir une atmosphère vraiment marquante à mon goût.

Quelque soit mes reproches faits ci-dessus, c'est une bonne bande dessinée, joliment dessinée et au scénario intéressant et original, dont j'attends la suite avec curiosité.

Nom série  C'est comment qu'on freine ?  posté le 22/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est comment qu'on freine ? est le troisième album de ce que j'ai encore du mal à cataloguer en série ou en collection chez Dupuis, L'extravagante comédie du quotidien, regroupant des histoires indépendantes, avec des héros très différents, et dont la première Leçon de choses n'était pas du tout prévu comme faisant partie d'une série au départ.
Dans ce contexte, C'est comment qu'on freine ? a deux particularités qui la distinguent. La première est qu'il s'agit cette fois d'une histoire à suivre en deux tomes et non plus d'un one shot. La seconde est que, pour la première fois, on voit apparaître dans ses planches un lien avec les deux albums précédents puisque l'héroïne de Les Poils est aperçue sur une des premières cases et que le village et le héros de Leçon de choses sont mentionnés. Ce dernier, maintenant adulte, aura d'ailleurs probablement un rôle plus important dans le second tome.

En attendant, il s'agit d'une lecture plutôt intéressante. Le héros est présenté initialement d'une manière qui me le rend très peu attachant. Fêtard, célibataire endurci, alignant les conquêtes parfois multiples, c'est le genre de trentenaire urbain et irresponsable que je déteste volontiers. Pourtant les faits vont le ramener brusquement à la réalité et, sans perdre ce qui fait sa personnalité, il va devenir plus humain aux yeux du lecteur que je suis, plus attachant sans pour autant se départir d'une part de ses défauts. Il devient en tout cas réaliste.
La narration coule parfaitement sur ce premier tome et on se demande où nous mènera la suite à l'issue du rebondissement de la dernière page. A suivre donc...

Nom série  Un bébé à livrer  posté le 17/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une lecture sympathique et pas prise de tête.
L'idée est simple mais à même de fournir une histoire correcte et suffisamment dense. Le rythme est bon. Le dessin efficace.
J'ai plus souvent souri que rigolé, l'humour cartoon n'étant pas mon genre préféré, mais il y a quand même quelques gags bien amusants. J'ai notamment aimé les enfants tarsiers et le détournement d'avion.
Un bon petit moment de divertissement.

Nom série  Un Enchantement  posté le 17/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un Enchantement est une escapade emplie de poésie et d'onirisme dans le dédale des couloirs du Louvre, une échappée artistique qui s'intègre très bien au reste de la collection entamée par Période Glaciaire et Les Sous-sols du Révolu.

L'idée, cette fois, est de mettre en scène un homme politique fuyant volontairement la réception organisée au Louvre en l'honneur de la fin de sa carrière. Errant dans les couloirs, il va rencontrer une jeune femme qui va partager sa fugue et avec qui ils vont redécouvrir les beautés des oeuvres d'art et de l'esprit du musée.
C'est un joli récit, plaisant et poétique. Le graphisme y est empli de classe et il se marie très bien avec les reproductions de sculptures et peintures célèbres qu'il côtoie. Tout cela donne envie de retourner voir ses oeuvres et de les savourer nous aussi.

Ceci étant dit, malgré sa beauté et son ambiance, je pense que j'aurais davantage apprécié cette oeuvre si elle ne s'était pas attachée à une réalité contemporaine si particulière. Il apparaît en effet très rapidement que l'homme politique en question n'est autre que François Mitterrand, à la fin de son second mandat. Et présenté ainsi, charmeur, charmant, plein de bon sens et d'humilité, il est certes agréable mais j'ai presque ressenti un hommage rendu non pas au Louvre mais à l'ancien président de la République Française. De même, l'attaque insistante envers Berlusconi, elle aussi tout à fait claire, m'a parue un peu déplacée et plus attachée à notre époque actuelle qu'à l'état d'esprit de 1995. Mais j'imagine que quitte à présenter Mitterrand sous un jour idéal, on peut aussi l'imaginer comme un parfait visionnaire et juge des hommes d'état étrangers et de leurs futures exactions.
J'ai malgré tout l'impression que si le héros n'avait pas été François Mitterrand, beaucoup de passages et de dialogues de ce récit n'auraient pas eu la même saveur car ils font référence au véritable passé du personnage et à la façon dont il a marqué l'histoire et la politique. De même, c'est par son biais que j'ai pu apprendre que les bureaux du Ministère des Finances étaient situées il n'y a pas si longtemps encore dans l'enceinte même du musée du Louvre...

Et pourtant c'est bien cet attachement à utiliser comme héros un homme politique réel pour un récit tellement empreint de poésie, homme politique qui dans la vraie vie avait ses qualités et ses défauts, qui m'a empêché de me laisser complètement porter par un récit qui autrement aurait sûrement pu me séduire sans réserve. Difficile pour moi de me laisser bercer dans ses conditions pour la beauté de certains passages et notamment de la fin qui, autrement, m'aurait sûrement davantage touché.

Nom série  Yesterday  posté le 17/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avez-vous déjà eu le fantasme de vous retrouver dans un monde où les plus grands tubes musicaux n'existent pas encore et que ce soit vous qui les fassiez découvrir à tous, si possible en vous en faisant passer pour leur auteur ? Moi je l'ai eu en tout cas et cela m'a fait plaisir de le voir présenté en bande dessinée dans cette série éditée par Manolosanctis.

Le pitch est simple mais ambitieux. Le héros, fan des Beatles et musicien amateur de nos jours, se retrouve projeté à New York en 1960. Le phénomène est inexplicable mais il finit par l'accepter, d'autant plus que la vie à cette époque lui convient parfaitement, lui permettant de rencontrer des noms devenus depuis très célèbres. Et célèbres, à cette époque, les Beatles ne le sont strictement pas puisqu'ils n'existent pas encore officiellement. Du coup, cela va permettre à notre héros de devenir une vraie star mondiale en faisant connaître son propre groupe, les Futurians, qui joue ce qui aurait dû devenir par la suite les plus grandes chansons des Beatles.

Le scénario ne se contente pas de mettre en scène ce simple fantasme. Il y ajoute une trame amoureuse compliquée et une relation spéciale et contrite entre le héros et ceux qui auraient dû devenir les Beatles. C'est en tout cas crédible, à partir du moment où l'on accepte l'uchronie initiale et le voyage inexpliqué dans le temps du héros.
Le tout est soutenu par un graphisme qui convient bien à cet univers mêlant roman graphique, musique et ambiance rétro des années 60.
Une agréable lecture dont je suis curieux de connaitre la suite.

Nom série  X-Men - L'Envol du Phénix  posté le 17/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
N'ayant jamais été un grand fan des X-Men, je n'ai pas encore lu la fameuse saga du Phénix Noir malgré tout le bien que les fans en disent. Et dans ma grande ignorance, j'avais l'espoir que cet album de la collection Best of Marvel en regroupe l'essentiel pour former un récit complet.
En fait, ce n'est pas l'histoire du Phénix Noir qui est incluse dans cet album mais l'histoire de la résurrection de Jean Grey, six ans plus tard, avec notamment toutes les révélations sur le fait que le Phénix et elle formaient deux entités physiques différentes.

Même si ce n'est pas le récit que je m'attendais à lire, j'ai fortement accroché aux premières histoires de ce recueil, parues en 1986. Elles mettent en effet successivement en scène les Vengeurs, puis les 4 Fantastiques et enfin les anciens X-Men face à la découverte mystérieuse du cocon enfermant le corps de Jean Grey puis face à la renaissance de cette dernière et à sa découverte de ce qu'il s'est passé depuis sa "mort".
Après une telle introduction, prenant déjà presque la moitié de l'album, je m'attendais à une montée en puissance et probablement à un retour du Phénix (je ne savais toujours pas que ce n'était pas la saga du Phénix Noir que je lisais). Au lieu de ça, la grande histoire suivante raconte la création de X-Factor avec les anciens X-Men dont Jean Grey... et puis c'est presque tout, du moins pour cette époque. Ça s'arrête là et tant pis pour moi qui aurait voulu savoir ce que devenait Jean et ses compagnons par la suite.

Car les deux dernières histoires reviennent uniquement sur elle et sur le Phénix.
La première des deux, parue en 1990, la met en scène dans une sorte de rêve initiatique où elle reçoit l'enseignement d'un homme énigmatique se présentant comme la Mort, l'aidant un peu à comprendre ses pouvoirs de Phénix et lui annonçant encore bien des soucis à l'avenir. Ses cartes de divination semblent aussi dire quelque chose sur ce qu'il s'est passé entre la mort du Phénix Noir et la résurrection de Jean Grey mais mon ignorance m'empêche de savoir de quoi il s'agit.
Enfin la dernière, parue en 1980, n'est autre que l'histoire racontant la (première) mort de Jean Grey/Phénix suite au tribunal de l'empire Shi'ar. Même si elle est d'importance notable dans la chronologie Marvel et surtout dans celle des X-Men, j'ai été décontenancé de voir en fin d'album, sans aucun éditorial explicatif, une histoire se passant 10 ans avant la précédente que je venais de lire, et entraînant du coup dans mon esprit un long doute sur le fait qu'elle se passait après la résurrection de Jean Grey alors que ce n'est bien évidemment pas le cas.

En définitive, cet album recueille des histoires de qualité de l'univers Marvel et X-Men. Même s'il ne s'agit pas de la saga du Phénix Noir que j'aurais aimée découvrir par ce biais, ce qu'elle raconte est en lien direct avec et est plutôt intéressant. Chaque histoire prise indépendamment est bien foutue et assez prenante. Dans leur ensemble, et même si elles manquent malheureusement de liant entre elles, elles permettent aussi de mieux découvrir le personnage de Jean Grey et sa relation avec le Phénix.
Cependant, cet album manque d'éditorial et d'explicatif pour le savourer correctement quand on ne connait pas déjà les récits qui la composent et leur lien avec le reste de la chronologie Marvel. C'est dommage, même si on s'y retrouve après coup.

Nom série  Nexus (comics)  posté le 16/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connaissais pas du tout ce super-héros, Nexus. Imaginé par le duo Mike Baron et Steve Rude au tout début des années 80, il a pourtant vécu de bien nombreuses aventures publiées chez plusieurs éditeurs et notamment Dark Horse Comics.

Les éditions Semic ont tenté de le faire connaitre en France en publiant cet album qui contient trois histoires indépendantes.
La première, Nexus: The Origin, date de 1992 et raconte du début à la fin mais de manière assez accélérée les origines du héros et notamment ce qu'ont vécu ses parents avant sa naissance et ce qui l'a amené à devenir ce qu'il est.
Les deux suivantes sont issues de Nexus: Executioner's Song, datant de 1996, et racontent des histoires assez typiques de la façon dont Nexus est confronté à des situations périlleuses et dont il rend la justice.

J'ai été un peu désarçonné par le début de ma lecture. Ne connaissant rien du personnage ni de son monde, la narration très brusque et emplie d'ellipses du récit de ses origines m'a été un peu ardue. Elle semble en effet s'adresser à des gens le connaissant déjà, lui et son univers, et elle zappe des informations et des passages qui m'auraient pourtant été bien utiles pour tout comprendre. Là, j'ai été interloqué mais aussi assez perdu, ne saisissant pas toujours ce qu'il se passait même si j'ai pu recoller les morceaux en lisant la suite et le texte d'introduction de l'album.

Les deux histoires suivantes m'ont un peu plus convaincu car elles sont plus claires et plus agréables à lire. J'ai ainsi pu apprécier l'originalité relative de ce super-héros et de son environnement.
Le ton du récit mêle étrangement dramaturgie, sociologie, politique, humour et action façon super-héros. Cette dernière est un peu annexe tant Nexus parait omnipotent donc peu enclin à risquer de vrais dangers. Je me serais parfois cru dans certains récits de SF mi-aventure mi-humour à la ABC Comics tels que Tom Strong ou Jonni Future, avec le même ton un peu désuet et rétro à chaque fois.
Nexus lui-même est un héros bien particulier puisque c'est... un bourreau. Son rôle est d'exécuter les mauvais, les dictateurs, les oppresseurs. Et il prend son rôle à coeur, tuant sans hésiter. C'en est parfois étonnant de voir ce gaillard aux allures de gentil boy-scout discuter avec un vieillard, lui serrer la main chaleureusement puis le jeter dans une fournaise en expiation de ses crimes passés.
Ainsi, autour de ce personnage, c'est un univers politiquement chargé qui est décrit. On y croise successivement un totalitarisme néo-soviétique, un fascisme typiquement nazi ou encore d'anciens criminels de guerre. C'est original dans un récit de super-héros au ton plutôt léger à côté de cela.

La lecture de Nexus est assez surprenante du fait de ces originalités et de son ambiance. Sa narration décousue et le manque d'informations nécessaires pour bien profiter de trois seules histoires courtes parues en Français empêchent cependant de l'apprécier pour de bon. C'est un peu frustrant car j'aurais aimé en savoir plus. Ceci dit, je ne suis pas suffisamment tombé sous le charme pour avoir envie de me procurer les parutions américaines existantes...

Nom série  Motel art improvement service  posté le 14/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si je n'ai pas été totalement séduit par cette lecture, je ne peux pas dénier l'évidente originalité de son scénario.

Il s'entame en effet par le départ d'une jeune femme de 18 ans pour une traversée des USA en vélo. J'ai alors cru à un road-movie, de motel en motel comme le titre de l'album le laissait penser. En fait de voyage, celui-ci s'arrête très vite pour laisser place à la rencontre avec un artiste d'un genre bien particulier, à une histoire d'amour puis à un drôle d'imbroglio aventureux et dangereux dans les couloirs d'un grand hotel.

Il y a pas mal d'idées originales dans cette histoire et dans son déroulement. Les personnages sont bien trouvés, à l'exception peut-être du militaire un peu trop caricatural quoique certes mieux dans son rôle qu'un trop banal trafiquant maffieux. Le réalisme se mélange parfois avec un soupçon de burlesque, d'humour.
Le graphisme est adéquat et plaisant. C'est un style qui rappelle d'autres comics indépendants américains, par exemple ceux de Daniel Clowes même s'il est ici nettement plus dynamique et vivant.

Je pense ceci dit que j'aurais davantage été charmé par ce récit si l'histoire d'amour avait su plus me toucher. L'héroïne est attachante mais son artiste n'est pas toujours charismatique. J'ai un peu de mal notamment avec sa lubie de récupérer et tester toutes les pilules qu'il trouve, même si je trouve son autre concept artistique bien trouvé. En outre, la fin de leur aventure m'a semblé un peu abrupte au niveau émotionnelle. De la part d'une jeune amoureuse de 18 ans, je n'aurais pas imaginé un comportement aussi expéditif.
Ce fut donc une lecture intéressante et originale mais elle ne me marquera pas tellement je pense.

Nom série  Arthur et Janet  posté le 13/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une BD pornographique plutôt sympathique.

Elle dispose de trois qualités essentielles. Tout d'abord, elle est composée d'histoires courtes qui se lisent bien, soit séparément soit toutes dans la foulée. Elle met ensuite en scène un couple attachant et plus ou moins crédible. Et pour finir, elle n'hésite pas à verser par-ci par-là dans un humour discret mais bien présent.
Le graphisme mignon lui donne aussi une vraie personnalité même si j'y accroche moyennement quand il s'agit de scènes vraiment porno.

Les situations de chaque histoire sont variées et outre le sexe il y a aussi un véritable amour entre les deux personnages.
J'ai juste un peu tiqué sur le côté véritablement nymphomane de l'héroïne de même que sur l'absence de jalousie du héros ou encore sur la facilité avec laquelle certaines scènes de sexe s'offrent à eux. Je suis davantage titillé par les histoires érotiques parfaitement crédibles : ici, je n'y ai pas toujours cru. Certaines scènes m'ont en outre un petit peu rebuté, ce ne sont pas toujours mes fantasmes.

Mais en tout cas, c'est un BD à caractère pornographique nettement plus sympathique, agréable et souvent excitante que la majorité des BD de cul habituelles.

Nom série  The Authority - Kev  posté le 13/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Davantage que The Authority, ce comics aurait pu s'appeler Kevin Vs. Midnighter, car c'est ce qui fait la force et l'humour de ce récit.

D'Authority, au final, on ne verra que brièvement l'équipe au complet. Et le vrai personnage principal, comme le titre l'indique, c'est bien Kevin.
Contrairement à ce que j'imaginais à lire le résumé de l'album, ce dernier n'est pas une vraie loque. Certes il n'est pas fin, certes il est homophobe, certes il attire la poisse, mais ce n'est pas un anti-héros caricatural complet tel que je l'imaginais. Je ne sais pas si je dois m'en plaindre ou pas. Quoiqu'il en soit, j'ai trouvé très sympas la majorité de ses dialogues avec Midnighter et surtout les réactions de ce dernier à chaque parole homophobe du premier.

Pour le reste, le scénario tient la route et est souvent assez amusant sans être totalement marquant. J'ai bien ri plusieurs fois mais je n'ai pas été éclaté de rire tout du long non plus. L'histoire n'est pas des plus captivantes. On ne s'ennuie pas mais on l'oublie assez vite.
C'est quand même un bon divertissement.

Nom série  Drôles de supporters  posté le 13/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je m'attendais à une grosse nullité commerciale mais finalement cette BD n'est pas si mauvaise. Certes elle est à cataloguer dans le genre "BD de supermarché" mais elle se défend tant au niveau du graphisme que de l'humour.

Le dessin n'est pas très original mais il tient bien la route pour de l'humoristique moderne et dynamique. La colorisation informatique passe en outre très bien.

Ce que j'ai apprécié surtout, c'est que ce n'est pas un album pour se foutre de la gueule des supporters à coups de préjugés, ni à l'inverse un album les encensant. C'est un album fait avec sincérité par quelqu'un qui visiblement connaissait bien le milieu du foot et des supporters. Les gags sont parfois répétitifs mais ils amènent tout de même souvent le sourire, même pour moi qui me fous complètement du foot et m'imagine mal un jour rejoindre la masse d'éventuels supporters d'une équipe. J'ai un peu tiqué sur la somme de grossièretés qu'incluent fatalement les dialogues (cf. la planche de la galerie notamment) mais les auteurs en jouent justement pour construire une partie des gags sur leur sujet.

Tout n'est pas drôle, loin de là, et on se lasse vite à la lecture d'un album qu'il vaut mieux lire par petites étapes, pour le plaisir, mais l'ambiance est agréable. Ce n'est pas un mauvais album et devrait donc plutôt plaire aux supporters concernés mais peut-être aussi à ceux comme moi qui ne le sont pas du tout.

Nom série  Les Rois Forgerons  posté le 11/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bien que j'apprécie les histoires d'Heroic-Fantasy mettant en scène des nains, l'entame de celle-ci n'est pas très enthousiasmante pour le moment. L'impression de déjà-vu est trop forte, cela manque grandement d'originalité pour ce qu'en montre le premier tome.

Cela ressemble à un mélange très banal de Seigneur des Anneaux et de Warhammer.
Une horde d'orcs envahit un royaume nain et ces derniers se défendent farouchement. De son côté, le royaume humain voisin préfère ne pas leur venir en aide car ils ont trop peu à gagner à respecter les anciennes alliances. Or, derrière les peaux-vertes se dissimule la puissance surnaturelle d'une créature qui a un but : récupérer le Sceau magique de Karzac Um Rork dont les nains sont les gardiens. C'est ainsi qu'en fin de premier tome se formera une petite équipe qui, poussé par le destin ou le hasard, va avoir pour tâche de d'empêcher l’artéfact de tomber dans les mains du Mal.
Jusque là, ce n'était pas passionnant. La suite peut peut-être valoir davantage le coup car l'équipe est un tout petit peu originale. Elle est en effet composée d'un combinard nain, plus attiré par l'or et sa petite personne que par l'honneur, d'un intellectuel nain, rejeté par les siens et ayant vécu auprès des humains, et d'une mystérieuse elfe très douée pour le combat et guidée par des entités magiques.
Mais l'intrigue risque de rester tout aussi plate malgré tout car on ne compte plus les quêtes de telles ou telles équipes parmi les oeuvres d'héroic-fantasy, notamment celles publiées chez Soleil.

A côté de cela, le graphisme est plaisant mais ne me convainc pas. Sa qualité première est que la représentation des nains est réussie. C'est visiblement le point fort du dessinateur, Tregis, et cela tombe bien pour ce récit les mettant principalement en scène. A côté de cela, les personnages humains sont corrects mais un peu trop lisses et sans saveur, tandis que les décors eux apparaissent plats et sans relief. D'autant plus qu'ils sont écrasés par une colorisation informatique peu attirante.

Il faudra attendre la suite pour savoir si le scénario de cette série gagne en originalité et en intérêt. Mais avec les éditions Soleil, il est impossible de parier à l'avance sur la parution d'un tome 2...

Nom série  Rémi Gaillard emmerde la télé  posté le 11/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Rémi Gaillard sur Internet, c'est souvent drôle, imaginatif et en tout cas couillu. C'est surtout plus drôle que la majorité des émissions habituelles du petit écran.
Malheureusement, l'adaptation de l'esprit Rémi Gaillard en BD est ici un véritable plantage. J'en suis même assez circonspect car je me demande où les auteurs voulaient en venir. Est-ce une sorte de défouloir raté ?

Comme Rémi Gaillard, j'imagine, je n'aime pas du tout la grande majorité des présentateurs télé, ni leur humour ni leurs émissions populaires. Mais qu'y a-t-il de drôle à se mettre en scène à leur niveau pour les casser gratuitement, ou du moins casser leur petite image de papier ?
Les gags sont mal amenés, plats, artificiels, je me demandais régulièrement si la chute était vraiment sensée être humoristique et si oui à quel point de vue. Les présentateurs télé sont tournés en ridicule sans que ce soit drôle car cela apparaît comme trop facile et vulgaire. Quant à Rémi Gaillard, il est mis en scène comme un personnage arrogant voire méchant mais là non plus sans que ce soit jamais drôle, juste pénible. Quant au dessin, il est correct mais sans charme et son encrage comme sa colorisation lui donnent un côté vraiment amateur.

Franchement bof...

Nom série  L'Apogée des Dragons  posté le 10/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Eric Corbeyran a pris la plume pour développer la trame fantastique imaginée par Jean-Luc Istin et Denis Rodier dans la série l'Ordre des Dragons. Non content de lui offrir une préquelle avec la série l'Ordre des Dragons - Dracula, il lui offre aussi une suite se déroulant quelques années après la fin de la série initiale.

On y retrouve les mêmes héros dans l'immédiat après-guerre : l'ancien scientifique à la solde des nazis, Ernst Schäfer, et l'ancienne gardienne aveugle de la lance, Eva Wilson. Ensemble, ils vont poursuivre leur recherche de l'Agharta, des Promères et de la société de Thulé pour découvrir qu'ils vont devoir empêcher un complot de ces derniers pour rendre Hitler immortel et prendre le contrôle de la Terre et du monde souterrain.

Là où l'Ordre des Dragons jouait un peu la carte de l'aventure ésotérique à la Indiana Jones avec une bonne dose de fantastique mais surtout de mystère, ici le scénario prend un peu place la voie de la fantasy. Les créatures surnaturelles apparaissent en effet très vite au grand jour pour les héros et leurs ennemis, des races entières vivant sous la surface de la Terre, s'affrontant indirectement en une vraie guerre. Dès la fin du premier tome, il n'est donc plus vraiment question de mystères à éclaircir et d'énigmes attisant la curiosité du lecteur ; les pièces sont disposées et on sent que la suite va laisser la part belle à l'action et à la confrontation entre gentils et méchants.

Cela pourrait décevoir mais pour le moment le déroulement du récit coule agréablement. Le graphisme de Denis Rodier me parait avoir pris de l'assurance, plus précis et plus plaisant à l'oeil. La narration est fluide et prenante. Elle n'abuse pas de flash-back comme avait été forcée de le faire celle de L'Ordre des Dragons. Et malgré quelques facilités, la lecture tient plutôt bien en haleine.

Pourtant je crains un peu pour la suite, d'une part parce que je ne suis pas particulièrement fan de cet univers imaginaire, mais aussi parce qu'une confrontation à base de fantastique opposant d'un côté des gentils peu charismatiques et de l'autre... Hitler et les créatures qui le manipulent, ça me parait tellement stéréotypé que ça ne me motive pas tellement.
A voir quand même par la suite...

Nom série  L'Ordre des Dragons - Dracula  posté le 10/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Eric Corbeyran a pris la plume pour développer la trame fantastique imaginée par Jean-Luc Istin et Denis Rodier dans la série L'Ordre des Dragons. Non content de lui offrir une suite avec la série L'Apogée des Dragons, il lui offre aussi une préquelle se focalisant sur le maître de Thulé, Vlad Tepes, et sur sa confrontation avec les membres de l'ordre des Dragons à la fin du 19e siècle.

Ces derniers, que l'on aperçoit en flash-back dans L'Ordre des Dragons se composent de noms célèbres tels que Conan Doyle, Bram Stoker ou encore Van Helsing. Voyageant à travers toute l'Europe de 1899, ils vont enquêter sur les origines de Dracula et sur le traumatisme qui a transformé le jeune homme vivant qu'il était en un monstre sanguinaire. Parallèlement, une horde de vampires à son service semble avoir investi les canaux de Venise et une medium locale fait appel à l'ordre des Dragons pour les débusquer et les éliminer.

Ce scénario ne manque pas de stéréotypes et de menues facilités mais il se lit de manière plaisante. La narration est dense mais rythmée et dynamique. Le dessin réaliste de Serge Fino est soigné et agréable. Il convient aussi bien pour les décors historiques du 15e siècle que pour les rues de Londres, de Vienne ou de Venise.

Pour le seul premier tome actuellement paru, je n'ai pourtant pas été totalement convaincu. J'ai une impression de déjà-lu avec ce type de scénario d'un ordre de scientifiques-aventuriers-ésotériques qui enquêtent pour abattre un monstre. Corbeyran use de ficelles scénaristiques qu'on retrouve dans beaucoup d'oeuvres modernes, à l'image de ses personnages qui voyagent à toute vitesse d'une capitale à l'autre de toute l'Europe à une époque où je doute que les déplacements étaient aussi aisés que pour un quelconque Largo Winch ou pour les membres d'Imago Mundi pour parler d'une autre oeuvre de cet auteur. Et tant qu'on reste sur l'oeuvre de Corbeyran, il m’apparaît maintenant que c'est probablement la ressemblance entre la trame du Chant des Stryges et celle de L'Ordre des Dragons qui a dû l'attirer et lui donner envie de creuser un peu plus cette dernière. Et comme j'ai été déçu par les conclusions et développements de l'une et l'autre de ces séries, je reste un peu méfiant sur la suite de ce prequel.
Ceci étant dit, si le scénario conserve son bon rythme et sa bonne tenue jusqu'à la fin du troisième tome, je pourrais en venir à conseiller l'achat.

Nom série  L'Ordre des Dragons  posté le 17/04/2008 (dernière MAJ le 10/08/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La qualité du dessin et de la colorisation m'ont permis d'engager cette lecture avec un bon à-priori. C'est du bon boulot tant dans l'esthétique que dans la mise en page.
Cependant, après lecture de l'intégrale de la série, je ne suis pas convaincu par son contenu.

Par moment, elle semble clairement inspirée des Indiana Jones et autres thrillers ésotériques relancés par la mode Da Vinci Code. Quelques péripéties du premier tome m'ont même rappelé celles du Tomb Raider d'Alex Alice.
Nous sommes donc en terrain connu, peut-être même trop connu.
Impressions de déjà-vu avec cette expédition archéologique dans les neiges Himalayennes, dans ce décor de Berlin durant la montée du nazisme, ou encore dans ces sociétés secrètes millénaires qui agissent dans l'ombre et surpassent même les puissants comme Hitler.

Jean-Luc Istin tente donc de chercher l'originalité dans les mythologies qu'il mélange pour bâtir son intrigue : Agharta, mythologies celtiques, grecques et égyptiennes, Ancien Testament, Graal, Anges et Immortels aux allures vampiriques. On dirait que l'auteur tente de relier tous les mythes ésotériques entre eux pour les mettre au service de sa propre mythologie qui n'est pourtant pas plus convaincante qu'une autre. C'est un cocktail assez étonnant que je n'ai pas trouvé crédible. Jean-Luc Istin saupoudre par-ci par-là son oeuvre de références multiples en essayant de lui donner plus de corps mais ce mélange bigarré rend le tout très bancal à mon goût.

Malgré l'aspect cliché du scénario, la bonne narration du premier tome m'avait rendu la lecture assez plaisante, mais cela s'est gâté par la suite. La moitié du dernier tome, notamment, est rendue confuse par une surabondance de flash-back et de sauts chronologiques trop rapides comme si les auteurs avaient dû terminer leur récit à la hâte alors qu'ils avaient prévu de trop nombreux tomes au départ.

Au final, je ne suis pas convaincu. Trop de facilités, de stéréotypes et des références trop dispersées empêchent la trame globale de cette intrigue de prendre vraiment corps et de me captiver. J'ai le sentiment d'un divertissement à base d'ésotérisme et d'action que j'oublierai très vite et qui ne marquera pas les lecteurs.

Nom série  Sherlock Holmes et le Necronomicon  posté le 10/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Sherlock Holmes et le Necronomicon se déroule à la suite de Sherlock Holmes et les vampires de Londres. Mais même si plusieurs références au diptyque précédent parsèment ce nouveau cycle, il s'agit bien d'une histoire indépendante et Soleil a fait le choix de l'éditer comme une série à part avec une nouvelle numérotation.

J'apprécie les récits de Sherlock Holmes et j'ai toujours été fasciné par le mythe Lovecraftien. Voir associés le Nécronomicon et l'enquêteur de Baker Street attisait donc mon intérêt même si je restais méfiant.
Et effectivement, j'ai été déçu car je n'ai rien retrouvé de ce que j'aimais dans l'un et l'autre de ces thèmes.

Là où les récits de Sherlock Holmes brillent par leur intelligence réaliste et par les déductions impressionnantes de son héros, je n'ai trouvé ici qu'un récit où le fantastique est beaucoup trop présent et écrase toute l'intrigue sous un flot de facilités et d'invraisemblances. Sherlock Holmes n'y est qu'un pantin manipulé dont on ne retrouve la fameuse personnalité dans ce premier tome que par une misanthropie superficielle et une unique déduction facile sur la base d'indices trop évidents. Pour le reste, il est baladé par les événements et ne joue presque qu'un rôle de spectateur sans intérêt. Quant au mythe de Lovecraft, il se trouve relégué à une histoire de nécromancie et de sorciers sortis d'on ne sait où, le Nécronomicon ayant ici le rôle dévoyé d'un grimoire magique sans rien de la force et de l'angoisse indicible de la mythologie de Lovecraft.

Malgré un graphisme de qualité et une narration correcte quoique pas toujours très claire, je me suis ennuyé à la lecture de la première moitié de ce diptyque. Cette enquête n'en est pas une mais une simple suite d’événements fantastiques faciles et sans charme et de personnages sans charisme. Je suis déçu.

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