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... a posté 2132 avis et 447 séries (Note moyenne: 2.95)

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Nom série  Vercingétorix  posté le 07/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis rejoindra celui de Pol.

Les auteurs évitent le piège de l’énumération de faits grâce à la narration à la première personne. C’est bien vu et cela rend cette stricte évocation historique plus agréable à lire. J’ai également apprécié le fait que Vercingétorix nous soit présenté sans ses fameuses moustaches (enfin !)

Le dessin est agréable et soigné, dynamique dans les scènes de combat, précis dans les décors et les présentations de sièges ou de batailles. La mise en page est variée.

Maintenant, je dois bien avouer n’avoir pas appris grand-chose… alors que je ne savais pas grand-chose avant d’entamer ma lecture. Le récit se centre sur trois batailles (dont deux sont bien entendu Gergovie et Alésia) et lorsque les auteurs nous présentent l’épouse et l’enfant de Vercingétorix… c’est pour nous déclarer dans le cahier joint qu’en fait il s’agit d’une liberté prise avec la réalité puisqu’on ignore tout de la vie familiale du chef gaulois.

Alors, voilà, c’est bien fait, avec un réel souci de rigueur et de précision (toutes les libertés prises nous sont expliquées en fin d’album)… mais finalement très pauvre en données historiques. Peut-être est-ce dû au fait que l’on ignore encore beaucoup de la vie de Vercingétorix mais ça me laisse un petit arrière-goût de trop peu en bouche.

Nom série  Vois comme ton ombre s'allonge  posté le 07/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme le dit Alix, il faut accepter être dérouté pour apprécier cet album. Les pièces du puzzle se mettent en place très progressivement pour que se dégagent deux histoires (celle du personnage principal dans lequel Gipi semble se projeter puisqu’il s’agit d’un écrivain arrivant à la 50aine, et celle du bisaïeul de ce personnage ayant vécu des événements dramatiques durant la Grande Guerre).

Personnellement, j’ai trouvé l’ensemble intéressant mais pas passionnant. Le point fort, à mes yeux, est la technique narrative employée. Deux styles graphiques totalement différents, celui utilisé pour l’écrivain schizophrène étant totalement décousu et dans un noir et (surtout) blanc brut, l’autre réalisé en couleurs directes offre au contraire des planches très sombres et parfois très belles.

Reste que je ne comprends pas en quoi l’histoire du bisaïeul a pu traumatiser à ce point cet écrivain. C’est ce passage qu’il me manque pour monter ma cote à 4/5. Ici, on reste sur un truc « pas mal », intéressant et original dans sa structure narrative mais pas poignant.

Je n’oserai vous conseiller l’achat « à l’aveugle ». C’est quand même assez spécial et une location, dans un premier temps, est sans doute plus indiquée. Mais cet album vaut la peine qu’on y jette un œil.

Nom série  LIP (des héros ordinaires)  posté le 05/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les récits traitant de lutte sociale, si, dans la majeure partie des cas, ils présentent un intérêt historique réel, ne sont pas toujours les plus agréables à lire. Trop formels, ils peuvent vite se révéler assommants.

Il existe cependant de belles exceptions, comme « Un homme est mort » ou… « LIP » !

Intelligemment construit autour du parcours d’une jeune femme que cette lutte ouvrière va émanciper à tous niveaux, ce récit se révèle aussi instructif que prenant. Le chemin emprunté par Solange et ses compagnons ne peut qu’interpeller à une époque où les délocalisations et la mainmise des actionnaires sur les travailleurs sont devenus plus qu’un simple fait.

D’autant plus que ce récit est celui d’une réalité. Les évènements qui nous sont ici relatés sont bien réels. Mais si j’avais entendu parler de cette occupation d’usine, devenue un symbole et par là même presque une utopie irréelle, les faits exposés par Laurent Galandon et Damien Vidal, avec ce souci de documentation et de véracité, ont réveillé ma conscience.

Le choix d’un noir et blanc sobre est de nature à accentuer encore ce côté « reportage » et convient donc parfaitement au récit. Les nombreux personnages sont extrêmement bien typés, au point qu’il est impossible de les confondre en cours de lecture. Le découpage et l’emploi d’un journal intime favorisent encore l’immersion dans le quotidien de ces travailleurs.

Intelligent, opportun, interpellant, soigné, agréable à lire… je me demande vraiment ce que vous attendez pour y jeter plus qu’un œil… surtout si la politique économique et l’évolution de la société sont des sujets qui vous intéressent (superjé, ce livre est pour toi ).

Même la postface de Claude Neuschwander mérite que l’on s’y attarde… contrairement à la préface de Jean-Luc Mélenchon sur laquelle j’avoue m’être endormi.

Une belle réussite pour un sujet plus que jamais d'actualité (difficile de croire que ces événements se sont déroulés il y a déjà 40 ans !)

Nom série  La Chronique des Immortels  posté le 05/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Adaptation de romans de fantasy, cette Chronique des Immortels présente suffisamment d’atouts pour que j’en conseille l’achat. Rien d’extrêmement original, cependant, mais que ce soit le dessin, les personnages ou leurs aventures, tout est parfaitement mis en place, de sorte qu’il est finalement difficile d’abandonner sa lecture en cours de route.

Le ton est résolument dramatique et emphatique… mais pas lourdingue pour la cause. La lecture est aisée, le découpage est aéré et alterne avec talent scènes d’action et passages plus lents, voire introspectifs. Point d’humour ici mais ce n’est pas vraiment un problème.

Le changement de dessinateur entre les deux cycles ne constitue pas un frein. Ce changement survient à un moment judicieux et, si les styles divergent en certains points, une harmonie d’ensemble existe bel et bien et (plus important encore) la qualité reste au rendez-vous. Le style, qui rappelle celui utilisé dans l'animation, est parfaitement maîtrisé et employé avec talent. Rares sont les dessinateurs qui peuvent se vanter de me convaincre en employant cette technique en bande dessinée. En voici deux qui y parviennent les doigts dans le nez !

Prenant ! Cette série ne remportera sans doute jamais un prix de l’originalité mais elle est suffisamment efficace pour que je vous invite à la lire.

Nom série  Jack Blues (Airblues)  posté le 04/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai lu que les trois premiers tomes et je ne compte pas investir dans la série. Par contre, si je trouve le moyen de louer les deux derniers albums via une bibliothèque (et que je trouve le temps de les lire), je pense que je ne m’en priverai pas.

En effet, à défaut d’être une franche réussite, cette série s’est tout de même révélée distrayante et, surtout, ne se prend pas trop au sérieux. Une évolution dans le ton qui s’accentue au fil des tomes, le troisième étant finalement plus sympathique que le premier (c’est d’ailleurs ce qui me donne envie de jeter un œil sur les deux derniers). C’est du bourre-pif ricain à l’européenne* de type brut de coffrage, sans aucun souci de vraisemblance et truffé d’allusions cinématographiques. Jack Blues, pilote privé d’Howard Hughes croisera la route de divas célèbres ou d’acteurs en devenir. Pilote chevronné, il est souvent flanqué d’un vieux complice devenu « privé » toujours prêt à sortir la grosse artillerie (le genre qui va à la chasse au papillon armé d’un bazooka et de quelques grenades) et de la nièce de ce dernier. Les poitrine plantureuses sont légion et gonflent allègrement des corsages toujours proches du point de rupture.

Les enquêtes volent moins haut que les avions illustrés et sont résolues en deux temps trois mouvement… On s’en fiche quelque peu, puisqu’il y a des pin-up, de la castagne, un peu d’humour et d’autodérision et des avions.

Le dessin des deux premiers tomes est assuré par Durand, auquel je reproche un style trop raide sur ses personnages. L’arrivée d’Arroyo permet de hausser la qualité d’ensemble d’un cran. C’est propre, soigné, lisible, et une attention particulière est accordée aux différents modèles d’avions.

Voilà, voilà… Pas de quoi fouetter un chat mais si vous voyez ces albums dans votre bibliothèque et que vous êtes en quête d’histoires distrayantes, frivoles et sans prise de tête, je dis « pourquoi pas ? ».

* bourre-pif ricain à l'européenne = série réalisée par des auteurs européens et dans laquelle ils projettent leur vison d'une Amérique fantasmée, avec grosse castagne, gros flingues, enzovoorde (comme on dit chez moi).

Nom série  Harpignies  posté le 19/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
S'il y a bien quelque chose qui m'a plu dans cet album, c'est sa fraîcheur de ton. Les auteurs semblent d'ailleurs partager avec moi un goût immodéré pour le mauvais jeu de mot.

Grâce à cette fraicheur, grâce à des dialogues vivants et simples, grâce à la bonne humeur que fait naître cette manière de la raconter, cette histoire m'a accroché de bout en bout.

... grâce à un dessin simple et expressif, aussi. un dessin qui ne s'embarrasse pas de fioritures pour aller à l'essentiel : l'émotion. et je ne parle pas de trémolos mais bien de vivacité, d'humanité, de proximité (si tant est que la proximité soit une émotion).

En clair, d'un point de vue technique, j'ai trouvé cet album très bien réalisé.

L'histoire, elle, me laisse un peu plus perplexe, tant elle brasse tous azimut sans toujours étreindre. L'aspect historique présent au travers des pages consacrées au peintre Henri Joseph Harpignies n'est finalement que peu développé. L'aspect "policier" avec une tentative d'escroquerie m'est apparue que peu crédible et assez enfantine dans sa conception. L'aspect "roman graphique" m'a semblé être le plus réussi. Il est clair que cette histoire tenait au cœur de l'auteur et c'est dans cette sincérité que réside l'essentiel du charme de cet album.

Charmant, cet album vaut la peine d'être découvert... Et puis c'est un réel plaisir de retrouver des yeux ainsi dessinés. Ces petit traits pleins ont un charme fou.

Nom série  Amphoria (Bob et Bobette - la saga commence)  posté le 19/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connais pas un seul lecteur belge qui n’aurait jamais eu entre ses mains un Bob et Bobette, cette œuvre à la fois kitch et culte venue d’au-delà du rideau linguistique. Une œuvre au ton tellement typiquement flamand qu’elle a toujours eu du mal à s’exporter.

Il faut savoir que, traditionnellement, la bande dessinée flamande est, bien plus qu’en région francophone et qu’en France, destinée à un public juvénile (« Les Aventures de Néron et Cie », « Bessy ») ou verse carrément dans le trash (« Cowboy Henk »). Pas de juste milieu et je ne connais quasi aucune œuvre grand public destinée aux adultes dans la production flamande actuelle.

C’est la raison pour laquelle cette version modernisée de Bob et Bobette m’intriguait autant. Et le moins que je puisse dire, c’est que le lifting est impressionnant : dessin semi-réaliste, personnages plus sexy, intrigue plus adulte. Mais ce lifting n’a pas fait disparaître ce qui faisait l’essence même de la série. On retrouve en effet tous les personnages emblématiques (jusqu’au méchant Crimson) pour une intrigue construite autour d’un voyage dans le temps. Le titre même de ce premier tome (Amphoria) est un sacré clin d’œil aux origines de la série (non, Bob et Bobette ne sont pas frère et sœur et oui Bob est originaire de l’île d’Amphoria, révisez vos classiques, que diable !)

Il est bon de noter que Marc Legendre n’est pas un inconnu dans le monde de la bande dessinée puisqu’on lui doit également les scénarios de « Sam », une série justement destinée à un public plus adolescent que ce qu’offrent en général les éditeurs néerlandophones.

Et le résultat, me direz-vous ? Et bien, il n’est pas déplaisant à lire même si quelques erreurs sont commises par ci par là (dont une sourde sensée lire sur les lèvres qui répond en tournant le dos à son interlocuteur plus souvent qu’à son tour, comment a-t-elle pu entendre la question posée demeure une énigme à mes yeux). Le ton employé et la manière dont l’intrigue se développe m’incitent à penser que l’album plaira plus aux jeunes adolescents ou aux vieux nostalgiques qu’à un public adulte qui découvrirait ces personnages par le truchement de cette nouvelle série. Pour les autres, je vous conseille tout de même de passer par une location avant de vous décider à l’achat.

A suivre, en tous les cas, car le lifting tient la route.

Nom série  L'Armée de l'ombre  posté le 12/11/2012 (dernière MAJ le 19/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L’armée de l’ombre est ni plus ni moins (et à égalité avec « amours fragiles ») ma série de référence en matière de récit centré sur la seconde guerre mondiale.
Elle a pour elle de multiples atouts :

- Tout d’abord, un cadre relativement original puisque nous nous retrouvons sur le front russe, front moins souvent utilisé et au vu de ces deux premiers albums, je dirais même sous-exploité tant il offre un champ d’investigation accrocheur ;
- Ensuite une inversion du point de vue puisque l’auteur place le lecteur dans les traces d’un jeune soldat allemand. Nous nous trouvons ainsi dans le camp des perdants, empreints aux doutes ;
- La qualité de la documentation est elle aussi un des points forts de cette série. L’auteur s’informe tant et plus et cela se ressent au final tant cette histoire semble crédible et propose de multiples détails très instructif pour celui que cette période intéresse ;
- Le dessin, enfin, est vraiment excellent. Réaliste dans ses décors mais n’hésitant pas à être un poil caricatural dans ses personnages (les nez, notamment) pour nous permettre d’ainsi très facilement les différencier, il est, de plus, dynamique et expressif. Que demander de plus ?

Le premier tome m’a fait ressentir le froid de l’hiver russe. Le deuxième tome a bien développé le processus du doute qui lentement s’insinue au cœur de l’armée allemande, et de la perte d’illusion qui l’accompagne.

J’attends avec impatience le prochain tome !!!

Si vous êtes fans de récits historiques traitant de la seconde guerre mondiale, cette série est un indispensable.

Nom série  Le Serpent d'eau  posté le 12/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec ce nouvel opus, Tony Sandoval ne surprendra pas ses lecteurs. On y retrouve effectivement ce qui constitue sa marque de fabrique : un dessin étrange et poétique au service d'histoires sombres où règnent en maîtresses les jeunes femmes et la mort.

En ce qui concerne ce serpent d'eau, j'avoue n'avoir été qu'à moitié convaincu par un scénario finalement assez creux. Le dessin, par contre, est toujours aussi séduisant. La priorité me semble d'ailleurs avoir été accordée à celui-ci avec de nombreuses grandes illustrations très soignées tandis que le récit, pourtant copieux d'une petite centaine de pages, se lit très vite si l'on ne s'attarde pas sur le dessin (ce qui serait gâcher, j'en conviens).

En résumé, Tony Sandoval nous livre à nouveau un album plus que correct. Si vous aimez l'auteur, cet opus devrait vous plaire. Si vous ne le connaissez pas encore, je vous conseillerais de lire d'abord d'autres œuvres du talentueux mexicain, comme Le Cadavre et le Sofa. Une œuvre honnête d'un auteur que je ne peux que vous inviter à découvrir, tant son style en fait un personnage à part dans le microcosme de la bande dessinée.

Nom série  Chamisso (L'Homme qui a perdu son ombre)  posté le 06/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que voilà un beau personnage !

Après m'avoir fait découvrir Mary Shelley sous un angle nouveau, les deux Da (Daniel Casanave et David Vandermeulen) se proposent ici de m'emmener sur les pas d'Adalbert Von Chamisso, dont je dois bien l'avouer, j'ignorais jusqu'à l'existence...

... ou plus exactement, que j'ignorais connaître. En effet, quel amateur de bande dessinée n'a pas lu au détour d'une phrase le titre péjoratif de rascal ? Et bien, figurez-vous que Rascal est le nom d'un des personnages de Chamisso !

Cet album m'a donc permis d'être un peu moins con, et rien que pour ça, je ne peux que remercier les auteurs.

A l'image de Shelley, le récit démarre sur des bases historiques solides mais bascule un moment dans la fantaisie littéraire, l'auteur dont on suit les pas fusionnant avec un de ses personnages. C'est déroutant, de prime abord mais aussi très astucieux pour mieux comprendre un auteur et son œuvre.

Le dessin, simple et expressif, de David Casanave et la narration légère et spontanée de David Vandermeulen sont deux véhicules des plus agréables à emprunter pour visiter cet univers. Le livre, copieux de près de 250 pages, se lit comme un rien. Le récit amuse, divertit, instruit et séduit.

Et me voilà sortant de cet album avec l'envie de découvrir "Peter Schlemihl", l'œuvre majeure de ce bien sympathique et atypique Chamisso. Sincèrement, quelqu'un qui écrivait il y a près de 200 ans "je saisit l'occasion pour élever ici une protestation solennelle contre l'appellation de "sauvages" appliquée aux insulaires de la mer du Sud..." mérite plus de reconnaissance. Merci donc aux auteurs de me l'avoir fait découvrir.

Franchement bien est peut-être exagéré car le récit comporte tout de même de quelques longueurs (dans sa première partie, principalement) mais c'est bien ! Le coup de cœur, lui est attribué au vu de certaines planches d'une vivifiante simplicité et pour la découverte de ce beau personnage.

Nom série  Pleine Lune (Dargaud)  posté le 10/10/2012 (dernière MAJ le 06/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La série me semble prioritairement destinée aux jeunes adolescentes mais cela ne m’a pas empêché de bien apprécier ma lecture.

On navigue dans un milieu « à la Twilight » avec des monstres mythiques (des loups-garous en l’occurrence) et un milieu très « scolaire » (les personnages fréquentent tous la même école, hormis quelques personnages encore secondaires et plus âgés). Ajoutez un début de romance amoureuse entre l’héroïne et un des loups-garous et vous comprendrez le pourquoi de la comparaison. Ceci dit, et même si la série n’est pas humoristique, le ton général est tout de même moins mélodramatique que dans Twilight (encore heureux pour moi).

Ce premier tome pose donc l’univers. Pour ce faire, les auteurs ont recours à une héroïne du type « lycéenne lambda » qui aime se confier à son journal intime et qui a les mêmes préoccupations que n’importe quelle lycéenne lambda (les garçons, les parents, les copines et accessoirement les résultats scolaires). L’album se lit sans déplaisir. Le chemin est balisé tant on a déjà lu des histoires de ce genre mais cela n’empêche pas le plaisir.

Le dessin est lui aussi des plus agréables. Un seul reproche : qu’est-ce que c’est que ces pointes de nez ? Vraiment, par moments, on croirait que l’auteur a recollé un bout de nez d’une forme et d’une couleur différente sur ses personnages. Vraiment moche et inutile... Dommage, car le reste est vraiment bien fait. Lisible, soigné dans ses décors, expressif pour les personnages, un style efficace qui convient bien au sujet.

Pas mal, donc... mais loin d’être révolutionnaire. Achat envisageable pour les amatrices du genre (et je les sais nombreuses).



Le deuxième volet de la série m'a satisfait par certains côtés mais également déçu à d'autres points de vue.

Côté satisfaction: c'est toujours plaisant à suivre. La série oeuvre clairement dans une veine précise et en respecte les principes. Une héroïne qui s'affirme au fil des épreuves, une romance entre elle et un gentil loup-garou, des adversaires redoutables mais aussi difficiles à cerner. Voilà, c'est clairement ciblé ado-fleur-bleue-qui-a-envie-de-se-faire-peur-mais-pas-trop mais, dans l'ensemble, ça fonctionne plutôt bien... ou plutôt ça fonctionnerait bien s'il n'y avait deux points assez négatifs.

Le premier point négatif vient du dessin et plus particulièrement des nez des personnages. Ces nez semblent systématiquement avoir été ajoutés car ils sont colorisés distinctement. Et, franchement, c'est moche ! Et c'est d'autant plus regrettable que, par ailleurs, j'aime bien le trait entre franco-belge semi réaliste et manga du dessinateur.

Le deuxième point négatif est, lui, du fait d'un scénario qui semble véritablement avoir été amputé de quelques chapitres. Ce deuxième tome en devient interpellant, tant il m'a semblé me manquer des passages clés (comment notre jeune héroïne s'est-elle retrouvée avec ces chasseurs de garous, pour exemple). C'est réellement dérangeant et le sentiment qui domine est celui que ces coupures ont été faites au détriment de la progression, sans aucune réécriture. Le résultat, bancal s'il en est, me refroidit vachement vis-à-vis de l'achat. La série arrivera peut-être à son terme, mais à quel prix ?

Nom série  Les Mondes de Thorgal - La jeunesse de Thorgal  posté le 14/02/2013 (dernière MAJ le 27/02/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La jeunesse de Thorgal avait déjà été explorée dans la série mère avec les albums « L’enfant des étoiles » et « Aaricia ». Par conséquent, je me demandais quelque peu ce que cette nouvelle série allait bien encore pouvoir raconter sur ce sujet.

Yann contourne joliment l’obstacle en nous proposant, non pas un épisode sur l’enfance du héros mais bien un récit d’aventure mettant en scène un Thorgal déjà adolescent. Et si je n’ai rien appris de neuf sur le passé du héros, j’ai presque envie de dire : « tant mieux ! » Celui-ci est déjà suffisamment riche, il n’y a pas besoin d’en rajouter encore une couche.

Commencer le récit à cette époque me semble bien vu de Yann car c’était là, je pense, le seul espace encore vierge de tout repère. On doit se situer 4 ou 5 ans maximum avant « La magicienne trahie » et les différents personnages de l’époque peuvent agir sur l’histoire avec des comportements proches de ceux auxquels ils nous ont habitués.

L’aventure est au rendez-vous. Le récit est bien rythmé et j’ai retrouvé plusieurs éléments que j’aimais dans la série mère. La mythologie nordique est bien présente, avec une déesse Frigg très active. Thorgal est toujours aussi noble et grand cœur tandis qu’Aaricia est prête à sacrifier sa vie pour son homme. Enfin, le récit recèle d’une dimension poétique bien agréable.

Au détour des planches, on croisera avec plaisir certains personnages marquants de la série mère. Ces inserts sont bien amenés et j’ai eu bien du plaisir à retrouver, entre autres et un bref instant, la magicienne trahie.

Et si l’histoire est plaisante, le dessin, lui, est excellent dans le premier tome ! Dans la lignée de celui employé par Rosinski pour la série mère, il ne déroutera pas les fans mais il m’est apparu d’une finesse et d’une précision encore supérieures à l’original. Du très beau travail ! Malheureusement, le deuxième tome m’est apparu moins soigné. Le style s’épure et perd ces petits détails qui m’avaient tant plu dans le premier tome… Pas de quoi me rebuter mais j’en sors quand même avec un petit sentiment de trop peu après les promesses du premier tome.

Et l’histoire, elle aussi, pourtant entamée sous de très bons auspices, sombre quelque peu dans la facilité durant le deuxième tome. L’ensemble reste agréable et satisfera sans nul doute les fans de la série mère… mais je sors de cette lecture un peu déçu, tant le premier volet m’avait charmé.
Restent quelques bonnes trouvailles, dont un passage qui nous permet de penser que Thorgal pourrait bien avoir eu un autre enfant que ceux que nous connaissons déjà… Voilà une piste à explorer très prometteuse… La suite au prochain numéro… Un numéro que je lirai avec plaisir.

Nom série  La Princesse des Glaces  posté le 25/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La Princesse des Glaces est l’adaptation d’un roman policier nordique. Et qui dit roman policier nordique pense Millénium. A raison dans le cas présent puisque nous nous retrouvons un peu devant le même genre d’intrigue : un village paumé, un secret de famille, des notables, des ratés et des tordus… et bien sûr un cadavre.

La Princesse des Glaces exploite une multitude de personnages. Et qui dit personnages multiples pense risque de confusion. Ici, le risque est subtilement esquivé grâce aux deux premières pages de l’album qui nous présentent les différents protagonistes. Il est alors facile, en cours de lecture, de revenir sur ces deux pages pour bien visualiser les acteurs. C’est bien vu, très pratique et utile, surtout au début du récit lorsque les têtes de ces personnages ne sont pas encore bien ancrées dans notre esprit.

La Princesse des Glaces est un roman policier. Et qui dit roman policier pense codes. La majeure partie de ces codes sont bien présents. Fausses pistes, liens secrets entre certains protagonistes, suspense entretenu jusqu’à la fin, coupable tout désigné, ce sont des passages obligés pour un récit du genre. Et cette enquête tient toutes ses promesses ! J’ai vraiment eu du plaisir à suivre son déroulement jusqu’à sa résolution finale tout aussi logique que surprenante (du moins durant les deux premiers tiers de l’album, le faisceau d’indices permettant au fil des pages de cerner les tenants et aboutissants). J’ai grandement apprécié la cohérence de l’intrigue.

La Princesse des Glaces est un roman policier à dimension humaine. Et qui dit dimension humaine pense soin accordé aux profils psychologiques. Et c’est un fait que les multiples acteurs peuplant ce récit ont tous une personnalité propre. Certains sont plus intéressants que d’autres mais tous ont leur utilité. L’histoire est vraiment construite sur ces personnages, ce qu’ils sont et ce qu’ils furent. On s’attache facilement à certains d’entre eux (à raison, parfois). On se plait à en détester d’autres (à tort, parfois). De ce point de vue également, ce récit est une belle réussite.

Qui dit bon roman pense conclusion qui impacte son lecteur. Et c’est un fait que la toute fin du récit, qui apporte un dernier éclairage sur l’affaire en question, m’a vraiment bien plu. C’est hyper classique mais tout aussi efficace.

Qui dit bande dessinée pense dessin. Le style employé ici m’a ravi car il permet de facilement différencier les multiples acteurs. La colorisation est elle aussi agréable tant elle parvient à créer des atmosphères tantôt glaçantes (quoi de plus logique), tantôt plus chaudes.

En définitive, et même si le récit ne contient pas de grosses surprises, la Princesse des Glaces est un excellent roman policier. Et qui dit excellent roman policier pense que vous seriez vraiment trop cons de passer à côté.

… A bon entendeur…

Nom série  Coeur de Glace (Dargaud)  posté le 25/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai trouvé là un récit assez glauque, malsain, qui va au-delà de l’étrange. Non, mais franchement, quand je lis ce genre de récit, je me dis que je ne confierai jamais un gosse aux auteurs.

Le dessin fait penser à Kerascoët… et pour cause puisqu’il s’agit ici d’une des deux entités composant cet auteur(s). Je ne suis pas fan mais je reconnais une certaine maîtrise. De plus, ce style torturé convient bien à l’ambiance du récit.

Le scénario n’est pas mauvais (si on accepte son côté malsain) mais la fin arrive assez abruptement. C’est un peu trop « facile » à mon goût.

Finalement, j’ai trouvé là un récit dans la même lignée que « Jolies ténèbres »… que je n’avais pas apprécié plus que ça. Ici, je dirais que c’est juste « pas mal » mais pas de quoi crier au génie ni en sortir marqué.

Nom série  Le Bel Âge  posté le 20/04/2012 (dernière MAJ le 25/02/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je viens de relire mon avis après un puis deux tomes… Je vous le laisse ici dessous car ce que j’y écris me semble révélateur à plus d’un niveau. Cette série a grandi… Au fil des tomes, elle s’est affirmée et a fini par me conquérir complètement.

Si le dessin fait immédiatement penser à Bastien Vivès par sa spontanéité et son aspect jeté, presque brouillon, si le sujet quelque peu bateau de trois jeunes femmes devant sortir de l’adolescence pour entrer dans l’âge adulte fera fuir les allergiques aux romans graphiques, la justesse des mots, la qualité des silences, les nuances, les non-dits, l’émotion qui se dégage au fil des planches m’ont définitivement charmé.

Et si le thème a déjà souvent été exploré, la qualité première est ici de nous en offrir une vision actuelle, moderne et sensible. J’ai aimé voir ces trois jeunes femmes grandir, s’interroger dans leurs envies, mûrir, s’affirmer.

Et ce qui me semblait être autant de défauts au départ (couvertures hideuses, personnages multiples) se sont révélés n’être en aucune manière des obstacles à mon appréciation. J’en viens même à trouver la maquette des couvertures originale, c’est dire !

Non, franchement, je suis charmé, séduit, touché, ému. Le propos est simple et juste, bateau, sans doute… mais tellement bien tourné. Et puis cette idée de la randonnée dans le dernier tome, ce moment durant lequel ces filles peuvent se recentrer sur elles-mêmes… Je suis un grand partisan de la randonnée comme parenthèse vouée à la pensée et j’ai trouvé cet emploi tellement juste que ce passage est certainement pour beaucoup dans mon appréciation finale.

Je suis conquis et m'érige aujourd'hui en fervent défenseur de ce triptyque. Et si le premier tome ne vous convainc pas vraiment, je ne peux que vous inviter à continuer votre lecture car la série progresse constamment.

Un très beau roman graphique, simple et moderne.



Point très négatif : les couvertures ! Moins engageant que ça, je vois pas… Enfin, il y en a surement à qui ça plait, sinon ce projet aurait été refusé mais franchement, ces couleurs tranchées, ce découpage agressif et sans nuances, cette composition d’une froideur quasi clinique, ce n’est pas très heureux.

D’autant plus que le sujet, lui, relève du roman graphique doux amer pour adolescentes. Le contraste entre les couvertures et le sujet est donc énorme. Mais, bon, en général, le traitement graphique de l’œuvre m’a laissé quelque peu dubitatif. Non que ce soit mal dessiné… mais c’est un style… et ce style n’est pas le mien. L’auteur s’attarde principalement sur les regards ou les attitudes et se moque un peu du reste. Le trait est brut, les décors sont négligés…

Ceci dit, je me connais : si l’histoire m’intéresse, je suis capable de passer outre le dessin pourvu que celui-ci serve celle-là (je ne suis pas sûr que vous me suiviez, mais je me comprends).

L’histoire ? Le destin croisé de trois jeunes femmes. Rien ne les unit de prime abord et ce n’est qu’à la fin du premier tome que l’on comprend enfin quel type de relation elles sont amenées à entretenir.

La grosse difficulté que j’ai rencontrée dans ce premier tome est que, avec trois personnages principaux évoluant dans trois histoires initialement différentes, on a droit à trois fois des personnages secondaires… et quand on connait mon problème pour retenir les prénoms et le rôle de chaque personnage même dans une histoire assez simple, et bien ici, ce ne fut pas du gâteau. Mais j’ai rapidement senti le coup venir, donc je me suis focalisé sur ces fameux prénoms, n’ai pas hésité à faire des retours en arrière pour être sûr de ne pas me gourer… et m’en suis finalement sorti plus facilement que je ne le craignais.

Le deuxième tome a la bonne idée de limiter le nombre de personnages secondaire. L’histoire y gagne en clarté et permet au lecteur que je suis de mieux se centrer sur les relations entre les trois personnages centraux.

Chaque héroïne possède un profil propre mais le premier tome se résume finalement à une présentation de celles-ci. Et, à la fin dudit tome, on a un peu l’impression que l’histoire peut enfin commencer. Ceci dit, je ne me suis pas spécialement ennuyé durant ma lecture. La narration est fluide et ces tranches vie (avec trois cas d’espèce assez symboliques) sont quelque part assez intéressantes (mais elles toucheront sans doute plus un lectorat féminin que moi-même).

Le deuxième tome affine ces profils psychologiques et n’épargne pas ces jeunes filles. Les défauts sont autant mis en avant que les qualités, ce qui nous donne des profils crédibles. J’avoue être de plus en plus attaché aux personnages, même si l’envie de les baffer me démange parfois.

Après deux tomes, je suis donc suffisamment pris par le récit pour en conseiller l’achat. Je dirai même que si vous êtes fan du style « Vivès » et que les romans graphiques vous attirent, cette série pourrait bien se révéler être un maître-achat. Pour ma part, j’en reste à un 3/5 mais si je ne conseillais pas l’achat après le seul premier tome, ce deuxième tome m’a fait changer d’opinion.

Nom série  Orféa  posté le 20/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce copieux album, sous ses airs d’intégrale offre en fait un récit qui n’a jamais été publié. Et le sentiment qui émerge, c’est celui d’avoir entre les mains un vieux projet longtemps resté en suspens puis finalement édité sous cette forme. Les premières planches semblent d’ailleurs dater de 2006.

Le dessin ne fait rien pour changer ce sentiment tant il est typé « années 80/90 » (la couverture n’est pas du tout représentative, de ce point de vue). Il est agréable à l’œil, très ligne claire semi-réaliste… mais sans aucune modernité. Les fans de Meynet devraient tomber sous le charme. D’ailleurs Barison avait succédé au même Félix Meynet sur la série « Tatiana K. », et ce n’est pas un hasard.

L’histoire, elle, n’est pas désagréable à suivre (même si elle n’est pas hyper prenante, non plus). Nous nous retrouvons en plein combat entre les forces du bien et du mal avec une héroïne sexy prise sous tutelle par un sorcier vaudou et opposée à Satan en personne. Une porte entre notre terre et les enfers devrait s’ouvrir sous peu, source du conflit. L’héroïne sera déshabillée à l’occasion pour appâter le lecteur… et là franchement, ça fait quand même un peu « forcé » (un point en moins !) Pas de grande subtilité dans le combat mené, le sorcier se révélant bien supérieur aux démons auxquels il est opposé et seul le maître de ceux-ci semble constituer une véritable menace. Les stratagèmes imaginés, eux, sont quand même très basiques… mais ça se laisse lire, c’est fluide…

On notera au passage l’apparition du Commissaire Soubeyran (mais comme je suis le seul à avoir posté mon avis sur cette série, si ça se trouve, je suis également le seul à l’avoir lue), un personnage sympathique et charismatique que j’ai eu du plaisir à retrouver.

Le final use d’une entourloupe humoristique un peu facile… mais, bon, pourquoi pas ?

Fallait-il éditer cette série ? Honnêtement, je me pose la question. Il ne s’agit, en tous cas, aucunement d’un achat prioritaire, mon appréciation oscillant entre le « bof » et le « pas mal, sans plus »… Le seul mérite de cet album est finalement de nous offrir un récit complet (et sans suite possible).

A réserver aux fans des auteurs, à emprunter à l’occasion si le cœur vous en dit… mais ce n’est vraiment pas la série que je conseillerais, dans ce genre.

Nom série  Perico  posté le 20/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Perico nous propose une intrigue policière des plus classiques. Trop classique, serais-je tenté de dire tant les pages ont défilé sans jamais me surprendre.

Tout d’abord, nous retrouvons le principe de la valise pleine de dollars dérobée à la mafia lors d’un transfert entre la même mafia et un politicien corrompu.

Ensuite, nous est offert en guise de héros un jeune homme naïf, impliqué dans ce vol à son corps défendant. Il n’aura bien vite d’autre choix que la fuite.

A ses trousses, trois chasseurs. D’une part un duo formé (vous n’allez pas en croire vos yeux) d’un grand costaud amateur de batte de base-ball et d’un petit sec plus cruel qu’un enfant ayant à sa disposition une salière et une limace (et si vous ne voyez pas ce que je veux dire, donnez donc à un enfant armé d’une salière la possibilité de jouer avec une limace). D’autre part (et à nouveau, quelle surprise !) le chasseur solitaire, méthodique et obstiné, patient mais bien décidé à ne pas laisser s’échapper sa proie.

Bien entendu, pas de polar sans pin-up. Une chanteuse, ça vous convient ? Un peu pute sur les bords, c’est mieux ? Franchement garce sous ses faux airs, c’est bon ?

L’époque ? Et bien optons pour les années 50. Le lieu ? Ahh, un peu d’originalité avec ce cadre de Cuba… et puis non, retour rapide vers les USA pour ce qui s’annonce être une traversée d’Est en Ouest du continent.

Vous avez dit classique ?

Ceci dit, la narration n’est pas mauvaise (même si elle manque parfois de nervosité), le dessin est agréable, la mise en page est soignée, la colorisation est chaude. Ce récit « coule tranquillement » et ses 64 pages n’ont rien de roboratif. C’est juste que, d’un bout à l’autre, c’est sans surprise… On commence même par un petit flashforward, c’est dire !

A ne réserver qu’aux grands amateurs du genre.

Nom série  Ekhö, monde miroir  posté le 10/06/2013 (dernière MAJ le 13/02/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Oui bon, bah voilà, Arleston nous fait du Arleston. C’est pas désagréable à lire mais j’ai quand même eu un franc goût de déjà-vu en bouche. Le coup des mondes parallèles n’est déjà pas très original en soi, le couple de héros est lui aussi un classique du genre, l’univers qui-ressemble-au-nôtre-mais-avec-plein-de-bestioles-rigolotes me rappelle lui aussi vaguement quelque chose.

Le dessin est sympathique et bien dans la lignée des autres œuvres humoristico-fantaisistes du scénariste, ce qui n’arrange en rien ce sentiment de déjà-vu. Mais, bon, c’est plutôt agréable, frais et peuplé d'originales petites et grosses bebêtes. Ce dessin est vraiment le point positif de la série !

Chaque tome nous présente l’univers mais propose également une intrigue policière assez basique. Et si l’univers proposé, tout convenu qu’il soit, est plutôt plaisant à découvrir, l’intrigue policière, elle, est dans le cas des deux premiers tomes en tous les cas franchement très… vide.

Les changements de personnalité de l'héroïne ne me convainquent pas vraiment même si c'est là l'aspect le plus original du scénario.

Je l’ai lue un soir, cherchant une série divertissante et sans prise de tête. Elle a bien convenu. De là à dire que je vais investir dans la série, il y a un pas… que je ne franchirai pas. Dans le genre, Arleston me semble avoir déjà fait mieux et cette série n’apportera pas vraiment d’eau fraiche au moulin (d’un autre côté, un moulin a-t-il besoin d’eau fraiche ?)

Nom série  Phoenix  posté le 06/10/2012 (dernière MAJ le 13/02/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après lecture du premier cycle (je n'ose parler d'une série terminée), la série se révèle plaisante à lire mais guère originale. C'est du fantastique très basique avec un complot qui cherche à occulter une expérience militaire, des Victimes affublées de dons étranges, des fantômes/zombies qui cherchent à se venger et une dimension parallèle. Le troisième tome a le mérite d'apporter quelques réponses et la cohérence de l'ensemble est sauvegardée. Cependant, les auteurs la jouent un peu "facile" avec cette expérience dont les conséquences varient en fonction des personnes (et ce sans explication logique).

Par ailleurs, j'ai trouvé les personnages plutôt basiques et peu charismatiques.

Le dessin est correct dans une veine réaliste très lisible mais la colorisation est trop vive à mon goût. C'est le style "soleil" mais je ne trouve pas qu'il convienne à ce genre d'univers.

Mais ce qui me dérange le plus, c'est que ces trois tomes ne sont à mes yeux qu'une simple introduction. L'univers est cerné, un groupe est formé mais, d'une part, les principaux responsables n'ont pas été mis hors d'état de nuire (bien au contraire) et, d'autre part, un tueur en série, présenté dès le début du cycle, continue à se balader dans la nature. Tu parles d'une conclusion !!!

Un bon emprunt de bibliothèque mais je n'investirai pas dedans, à titre personnel.

Nom série  Les Echos invisibles  posté le 25/10/2011 (dernière MAJ le 11/02/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le style « Sandoval » continue de me plaire. Il se dégage une étrange poésie noire de ses personnages difformes (corps filiformes, grosses têtes carrées) et de ses décors torturés.

Par contre, ses scénarios ne sont pas de ceux qui me fascinent. Trop étranges mais surtout trop creux pour me séduire, ils ne servent trop souvent que de support au dessin mais ne me racontent pas une histoire qui me touche.

Dans le cas présent, l’artiste s’est associé à une dessinatrice peu connue mais talentueuse, Grazia La Padula. En feuilletant l’album, l’histoire me semblait plus terre à terre. Je me suis donc laissé tenter. D’autant plus que le style graphique de l’une n’est pas sans rappeler l’autre.

L’histoire n’est pas terre à terre…

Et ce premier tome est creux…

Ce n’est pas déplaisant pour la cause mais, d’une part, cela se lit très vite et, d’autre part, à la fin de ce premier tome, je ne sais toujours pas ce que le duo d’auteurs veut me raconter. Je demeure donc dans l’expectative. La dimension fantastique est bien présente mais fondamentalement peu employée. On se centre avant tout sur le ressenti du personnage principal… dont on ne sait finalement que peu de choses. Impossible pour moi de le saisir pleinement. Je manque d’infos.

Alors bon, voilà, je me suis laissé bercer par la noire poésie des planches, j’ai entraperçu un univers étrange et attirant… mais je devrai attendre le deuxième tome pour espérer enfin rentrer dans l’histoire. Par conséquent, je ne peux en déduire qu’une chose : j’aurais mieux fait d’attendre que la série complète soit éditée avant de me lancer dans un achat qui, jusqu’à présent, me laisse trop sur ma faim.

Pas mal, quand même, mais trop vide jusqu’à présent pour que j’en conseille l’achat.

PS : j’ai bien aimé la couverture sur laquelle certaines feuilles de l’arbre représenté ont bénéficié d’un traitement plus « brillant ». Résultat, en manipulant la couverture, ces feuilles scintillent comme si, mues par le vent, elles reflétaient une fraction de seconde un éphémère rayon de soleil. C’est joli…



Après lecture du second tome, je reste sur une impression mi-figue mi-raisin. La poésie et l'étrangeté sont bien présents mais j'ai aussi le sentiment que Tony Sandoval a mis trop d'éléments disparates dans son histoire. Le résultat, s'il n'est pas confus, laisse néanmoins un sentiment de sous-exploitation pour certains éléments et d'inutilité pour d'autres.

J'ai également retrouvé ce thème très récurrent chez l'artiste qu'est la Mort. Oui, la poésie de Tony Sandoval demeure résolument noire et on ne peut pas dire que cet album soit joyeux !

Le dessin reste agréable de bout en bout.

Une œuvre dont je conseillerais plutôt l'emprunt que l'achat... sauf si vous êtes fan de ce genre de récit étrange, sombre et poétique mais peu structuré.

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