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... a posté 878 avis et 179 séries (Note moyenne: 3.09)

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Nom série  Le Tirailleur  posté le 25/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« Parce qu’Abdesslem est un étranger, il devait rester 9 mois au moins en France pour toucher sa maigre allocation de vieillesse » : voilà en résumé la vie d’un gus de 86 balais, né au Maroc dans un douar, qui s’engagea dans l’armée française à 17 ans (et encore, il ne sait même pas quand il est né exactement), combattit en 39-45 et en Indochine au nom de notre pays et au prix de sa vie et des autres se retrouvera au sortir de l’armée dans un petit appartement d’un foyer parisien loin des siens pour pouvoir nourrir sa famille restée au Maroc !

C’est un étranger… et alors ? Il a quand même combattu en France et pour les Français quoi ! Ce n’est pas rien tout de même ! De quel droit devons-nous imposer cette loi stupide à ces gens-là ?
Ah, mais il fallait qu’il fasse venir sa famille en France ? Mais bien sûr, c’est la meilleure chose à faire quand on voit comment sont stigmatisés les étrangers à notre époque où pour diverses raisons (plus ou moins justifiées) on ne veut plus recevoir ces gens hein ?
Ah, mais il n’aurait pas fallu qu’il signe pour incorporer l’armée ! M’ouais, sauf qu’il a été engagé pratiquement de force par des soldats français… mais bon, faut pas le dire hein c’est pas bien et puis il n’y a pas de preuves officielles…
Bin, il fallait qu’il laisse tomber cette allocation pour vivre près des siens alors : oui sauf que ça a été sa seule ressource pour nourrir sa famille pendant des années et puis, quoi, il n’a pas combattu pour des prunes non ? Vous, ça vous plairait qu'un gouvernement ou un organisme vous enlève la pension de retraite (après avoir bossé pendant plus de 40 ans) si vous voyez votre femme plus de 3 mois par an ? Non ? Alors, je vous laisse deviner si en plus vous avez risqué votre vie dans une contrée étrangère pour des raisons d’état…

Ce livre est –à mon avis- un formidable témoignage sur la destinée de ces gens. Je doute fort que la majorité d’entre eux aient suivi le même chemin qu’Abdesslem mais ça me laisse une forte impression de gâchis : on n’a qu’une vie et je suis convaincu qu’on est tous nés pour y trouver le bonheur, alors pourquoi compliquer à ce point la vie des gens ? Je suis sûr que nombre d’entre vous trouveront ma réaction trop utopique, trop simpliste, trop pathétique, trop « bisounours », etc… mais avouez quand même que c’est bien le but de chacun d’entre nous de vivre en paix sur notre bonne vieille planète non ?

Bon, j’arrête là : lisez ce putain de bon livre et vous comprendrez certainement pourquoi j’ai eu ce genre de réaction après l’avoir feuilleté. Ce genre d’histoire fait réfléchir, ça, c’est sûr !

Ah, j’oubliais : le graphisme de Piero Macola ? Parfaitement en adéquation avec ce récit d’autant plus que la narration est très bonne elle-aussi. Et merci encore une fois à Futuropolis d’avoir publié ce genre de récit !

Nom série  Le Sourire de Rose  posté le 19/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai découvert « Le Sourire de Rose » par hasard sur les étals de mon libraire. Deux choses ont titillé ma curiosité : Premièrement, le nom de la collection qui m’était inconnu jusqu’à alors « Professeur Cyclope » de chez Casterman ; deuxièmement, la belle mise en couleurs en aquarelle.

Après lecture, il s’avère que je suis moyennement convaincu par le scénario de cette bande dessinée. Le lecteur suivra les péripéties d’un jeune père de famille qui est en rupture sentimentalement et qui va rencontrer par un coup du hasard une jeune femme un peu en perdition elle-aussi. Ces aventures rocambolesques le mèneront dans une situation critique…

Plusieurs scènes me sont apparues tirées par les cheveux et je ne vous parle pas non plus du mobile tordu des « méchants ». Si j’ai suivi avec intérêt cette histoire, c’est parce que la relation entre les trois principaux protagonistes (le père, l’enfant et la jeune femme) m’intéressait et parce que ces personnages me paraissaient attachants. Mais bon, le dénouement de ce récit m’a un peu refroidi car trop « fleur bleue ».

Reste que j’ai été séduit par la belle mise en couleurs de Sacha Goerg, sa narration m’est apparue impeccable et la mise en page aérée permet de contempler avec délice ses aquarelles.

« Le Sourire de Rose » est une bande dessinée qui ne restera pas gravée dans ma mémoire à cause de son scénario qui ne m’a pas convaincu. Dommage parce que j’aime le coup de patte de Sacha Goerg, un auteur que je suivrai certainement et dont j’essaierai de découvrir les autres réalisations.

Nom série  Les Vieux Fourneaux  posté le 06/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est vrai que le coup de crayon de Paul Cauuet est vraiment enthousiasmant dans ce premier tome des « Vieux fourneaux » : j’aime les tronches qu’il donne à ces personnages et puis, son style est dynamique, vivant.. Bref, il a tout pour plaire d’autant plus que le découpage des scènes m’est également apparu très satisfaisant.

Mais ce que je retiens le plus dans cette bande dessinée, ce sont les dialogues entre les principaux personnages : ceux-ci n’arrêtent pas de se lancer des piques acerbes, ironiques, marquantes, d’une grande hilarité… on n’est vraiment pas loin de l’humour des « Tontons flingueurs » ! Le lecteur y découvrira de nombreuses scènes délicieusement loufoques.

Les héros ? Ce sont trois pépés attachants qui se revoient à l’occasion d’un enterrement et qui vont être entraînés dans un road-movie mémorable vers l’Italie suite aux révélations de leurs passés.

Le scénario ne m’est pas apparu très original mais le dénouement de ce premier tome me titille, me donne l’envie de suivre les péripéties de ces trois grands pères grognons et sympathiques.

Alors oui, on a là une bonne bande dessinée qui donne le sourire et qui m’a fait passé un bon moment de lecture, je ne pense pas que le prochain tome me décevra mais j’attends quand même à être surpris… wait and see !

Nom série  Rayons pour Sidar  posté le 06/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Civiello ! Que vois-je ? « Civiello » en grand sur la couverture de cette nouvelle série ! Il ne m’en fallait pas plus pour que je sois enthousiasmé à lire sa nouvelle réalisation : le premier tome de « Rayons pour Sidar »… avec un peu de recul quand même parce que les critiques des différents internautes sur cette bande dessinée ne sont pas vraiment bonnes jusqu’à maintenant.

Alors ? Après lecture, quelles sont mes impressions sur le travail graphique ? Franchement : mitigées. J’aime énormément le coup de patte de Manu Civiello, c’est d’ailleurs un de mes dessinateurs préférés. Mais là, je fus un poil désappointé par son job sur l’introduction des « Rayons pour Sidar ». Cette déception, je pense que cela est dû à la mauvaise impression des planches sur ce papier glacé des éditions « Ankama » : les couleurs sont souvent ternes malgré l’utilisation de nombreux tons vifs par l’auteur pour créer des ambiances pourtant bien adaptées à l’intensité de chaque séquence de la bande dessinée. Et surtout, son encrage (en noir) et ses contours sont trop atténués à mon goût. C’est comme si le scannage des planches de l’auteur a eu pour conséquence de les « flouter ». Les précédentes œuvres de Civiello parues chez les éditions Delcourt paraissent plus agréables à contempler que la présente.
En conclusion, je dois reconnaître que le rendu visuel de ce premier tome n’est pas très agréable. Il suffit de jeter un coup d’œil sur la première page de l’album pour constater à quel point tout est confus tant au niveau du soin apporté au dessin qu’au niveau des cadrages employés (difficultés à saisir immédiatement où se trouvent les personnages).

Que dire du scénario ? Pas grand’chose pour l’instant car on ne sait pas encore concrètement les dangers qui pèsent réellement sur cette planète et pourquoi le personnage principal n’arrête pas de se dire qu’il est le messie. Bref, je dois avouer que j’ai eu un peu de mal à m’intéresser aux péripéties de notre héros d’autant plus que le monde dans lequel il évolue semble doté de bébêtes pas malignes du tout. De nombreuses incohérences peuplent le récit ; à mon avis, le scénariste aurait dû les corriger quitte à inventer ou à éliminer quelques scènes du roman originel. Seul le dénouement m’est apparu fascinant. Bref, sur ce point, j’ai eu l’impression de relire le premier tome de « La Graine de Folie » du même auteur (Civiello). Peut-être que j’aurais dû lire le roman de Stefan Wull avant son adaptation en bande dessinée pour me donner qualitativement une idée précise du roman en question…

Je lirai probablement le deuxième tome des « Rayons pour Sidar » en espérant que le travail d’impression des planches de Civiello sera meilleur, que les personnages seront plus « travaillés » et que le scénario décollera enfin : ce qui fait beaucoup quand même pour que je vous conseille la lecture de ce premier tome de la série qui m’a un peu déçu.

Nom série  Clichés de Bosnie  posté le 30/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai lu beaucoup de récits sur la guerre de Bosnie, notamment ceux relatés par Joe Sacco et dernièrement par Gani Jakupi (« La Dernière image »). Et là, je me demandais ce que j’avais apprendre de plus sur ce conflit en lisant « Clichés de Bosnie ».

J’ai trouvé beaucoup de similitudes en feuilletant cette bande dessinée avec « Clichés Beyrouth 1990 » des frères Ricard. On se retrouve en compagnie d’un auteur qui va découvrir un pays ravagé par la guerre, il va se rendre dans cette contrée par l’intermédiaire d’une association ayant pour rôle d’aider les sinistrés. Dans le cas d’Aurélien Ducoudray, ça se passe en 2004, soit environ 10 ans après les faits… On ne peut pas dire que c’est jolijoli l’état dans lequel était ce pays : délabré, soumis par la corruption, en train de panser tant bien que mal ses plaies.

Tout en y racontant le quotidien des habitants qu’il a rencontrés, Aurélien Ducoudray nous explique également comment le conflit s’est déroulé : on y voit alors de temps en temps des cartes schématiques qui nous permettent d’appréhender ce qui s’est passé même si elles se révèlent incomplètes pour un connaisseur. Quant au récit proprement dit, l’auteur nous explique ce qu’il a vu tantôt d’un ton grave tantôt d’un ton assez humoristique (heureusement, ça reste assez discret et c’est exempt de lourdeur), il y rencontre pas mal de locaux mais de nombreuses scènes se passent avec ses compagnons de l’association.
Alors, ai-je appris beaucoup de choses sur l’état de ce pays ? A vrai dire, je ne le pense pas autant donné que le récit d’Aurélien Ducoudray se passe en 2004, c’était il y a 10 ans environ… déjà.. et je suis certain que la situation a favorablement évolué là-bas depuis. Bref, ce que je veux dire par-là, c’est qu’à mon avis cette histoire aurait été intéressante si elle avait été publiée en 2005 ou 2006 par exemple.

Pour le reste, je ne suis pas convaincu que le graphisme de François Ravard soit le mieux adapté pour le scénario d’Aurélien Ducoudray mais l’ensemble se révèle tout de même plaisant à contempler : les personnages sont facilement identifiables et les décors sont assez détaillés.

Même si certaines scènes sont assez poignantes, même si le tout donne une bande dessinée agréable à feuilleter, je suis resté sur ma faim. Cette sensation est due parce que ce récit se déroule en 2004 alors qu’on est en 2013, soit presque 10 ans après qu’Aurélien Ducoudray ait été dans ce pays et je suis pratiquement sûr que la situation a bien changé depuis. Si l’album avait sorti 2 ans après le séjour de l’auteur, j’aurais été enthousiaste à découvrir sa bande dessinée. Paru en 2013, pour moi, ce n’est plus vraiment le cas d’autant plus que de nombreux récits de ce conflit ont été publiés depuis…

Nom série  Les Dormants  posté le 30/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est à l’occasion d’une séance de dédicaces à ma librairie habituelle que j’ai fait la connaissance de Jonathan Muñoz. En voyant le trait caractéristique de cet auteur et sa mise en couleurs que j’aime beaucoup, je ne pus me retenir d’acheter « Les Dormants »pour obtenir une dédicace de lui et pour lui donner un coup de pouce. En fait, je ne savais pas trop de quoi ça racontait…

Et puis, voilà, le soir même, je me suis mis à lire « Les Dormants ». Les premières pages étaient intéressantes, j’apprécie énormément le trait de Jonathan Muñoz, la gueule qu’il donne à ses personnages aux tempéraments bien trempés, sa mise en scène très variée, son choix des ambiances, son univers inspiré (un peu) de celui de Tim Burton… bref, ça donnait envie de connaître la suite de cette histoire.

Et puis j’arrive au dénouement et patatras, je ne comprends pas grand’chose… Ai-je loupé quelque chose ? Suis-je si bête à ce point-là ? Et rebelote, je me remets à relire cet album… sans trop de succès finalement. A ce jour, ça fait bien quatre fois que j’ai feuilletée « Les Dormants » et j’avoue que je n’ai toujours pas tout pigé !

Dommage que cette fin soit assez difficile à appréhender parce que pour le reste, j’ai apprécié cette histoire où le passé des personnages principaux ressurgit et prend une place considérable dans ce scénario. Les différents protagonistes me sont apparus assez attachants, il faut dire aussi que Jonathan Muñoz possède un de ces coups de crayon… Bref, je suis sûr qu’on va entendre de lui plus tard s’il arrive à publier une série avec un scénario en béton armé chez un grand éditeur !

Nom série  Une Histoire d’hommes  posté le 30/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens ? Personne n’a encore émis un avis sur « Une histoire d’hommes », le nouvel album de Zep ?! Bon, allez, je me dévoue d’autant qu’il s’agit d’une bande dessinée qui n’a rien à voir mais alors rien à voir avec « Titeuf » !

« Une histoire d’hommes » met en scène une bande d’anciens amis musiciens. Chaque membre de ce groupe a plus ou moins continué à faire de la musique ; d’ailleurs, l’un d’entre eux prénommé Sandro est devenu une star. Ce dernier les invite chez lui dans une somptueuse demeure. Ce séjour sera l’occasion pour chaque ami de faire un bilan de leur carrière et de se remémorer leurs souvenirs…

Le lecteur se retrouvera donc à lire un pur roman graphique où chaque personnage raconte sa vie, ses états d’âme, ses regrets, ses espoirs, etc… le tout dans une ambiance assez lourde marquée par une mise en couleurs assez terne. Il faut dire que les retrouvailles entre amis ne me sont pas apparues très gaies. Certes, il existe quelques passages assez marrants à l’image de la scène où l’un des leurs a tabassé un VIP mais dans l’ensemble, l’atmosphère n’est pas très joyeuse. Alors, est-ce que cette bande dessinée m’est apparue convaincante ? Oui et non parce que l’histoire ne m’a pas si marqué que ça, je n’ai pas eu non plus mon lot d’émotions lors de cette lecture et les personnages ne m’ont pas attiré de la sympathie. Et pourtant, je suis assez content que Zep ait délaissé son style « comique » pour un dessin plus réaliste et lâché. Et puis, j’ai senti que l’auteur connaissait un bon rayon sur le business de la musique, en témoigne son passé de musicien dans un groupe.

Bref, « Une histoire d’amour » m’est apparue comme une bonne bande dessinée dans le genre « roman graphique » mais sans plus car je n’ai pas ressenti d’émotions lors de ma lecture. Je retiendrais de cet album plus son atmosphère « rockeuse » que l’histoire proprement dite. Dans le même genre et si vous êtes un fan de rock-punk pur et dur, je vous conseille plutôt de feuilleter le très remuant « Les Pieds dans le béton » que ce nouvel album de Zep. Reste que j’ai apprécié que l’auteur ait abandonné son personnage fétiche pour un pur roman graphique, j’espère qu’il continuera de temps en temps à en faire !

Nom série  Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait...  posté le 29/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je viens de lire « Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait... » et voici mes premières impressions :

J’aurais bien aimé que les auteurs parlent du manque flagrant de centres pour handicapés mentaux ou mobiles en France au point que des parents sont obligés soit d’expédier leur enfant loin de chez eux à l’étranger (Belgique), soit d’attendre des années et des années qu’une place se libère dans un de ces centres ou soit de prier pour que quelqu’un d’autre puisse s’occuper de leur rejeton quand ils mourront.

J’aurais bien aimé que les auteurs abordent les agents de l’ex Cotorep (appelée à ce jour « Maison des handicapés ») qui cassent les couilles aux parents dès que leur enfant handicapé devenu majeur touche enfin une aide de l’Etat de même pas 400 €/mois pour soit-disant se nourrir, s’habiller, se blanchir, se loger indépendamment de leur famille ! Se sont-ils intéressés au devenir de ces handicapés pendant tout le temps où ils étaient mineurs, pendant tout ce temps où leurs parents se privaient (et se privent toujours) de toute leur liberté pour le bien-être de leur rejeton ?

J’aurais bien aimé que les auteurs citent également des handicapés mentaux qui n’ont plus personne de leur famille pour s’occuper d’eux, qui sont internés dans des pensionnats éloignés de tout contact avec la population.

J’aurais bien aimé que les auteurs racontent de même de tous ceux qui évitent de croiser ces handicapés soi-disant parce que ça leur gâcherait leurs vacances ! Qui ne vont pas à Berck afin de ne pas apercevoir nos compatriotes se déplacer en fauteuil !

J’aurais bien aimé… bon j’arrête là…

J’ai aimé que les auteurs aient su nous montrer avec beaucoup de pudeur tout l’amour que porte l’héroïne à son fils.
J’ai aimé que les auteurs abordent la question de la prise en charge de « Michelou » par l’un des membres de sa famille.
J’ai aimé que les auteurs aient réussi à parler des privations dont sont objets les parents.
J’ai aimé que les auteurs aient su éviter de mettre dans leurs récits des scènes larmoyantes vu le sujet abordé. Pourtant, j’ai eu le cœur serré en pensant à toutes ces familles qui vivent plus ou moins de ce genre de situations.
J’ai aimé l’excellent coup de crayon de Roger qui rend ses personnages très expressifs.
J’ai aimé toutes ces tranches de vie qui me sont apparues très réalistes et qui sont racontées avec justesse voire même avec optimisme.
J’ai aimé plein de choses encore !

Alors, s’il vous plait Messieurs Zidrou et Roger, s’il vous plait Monsieur l’éditeur, faites que vous fassiez un autre tome de « Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait... » ou plein d’autres albums de ce genre histoire que vous puissez combler mes souhaits énumérés ci-dessus, histoire aussi qu’au moins un de nos chers élus (un de ceux qui soient placés là-haut, très très haut dans le Palais de l’Elysée !) ait un jour l’occasion de mettre son nez dans votre album et qu’une voix intérieure puisse lui dire qu’il faut réparer à tout prix, s’intéresser à ces personnes même si elles sont incapables de voter pour lui !

Nom série  Le Chien qui louche  posté le 28/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Marrante cette nouvelle bande dessinée d’Etienne Davodeau ! J’aime beaucoup cette idée d’une histoire basée sur l’intérêt ou non d’intégrer une œuvre plus ou moins récente au musée du Louvre. Ici, il s’agit en l'occurrence d’une peinture de la future belle-famille de notre personnage principal. Ce dernier travaille comme gardien au musée du Louvre et il a été chargé involontairement et officiellement par les membres proches de sa bien-aimée d’introduire une vieille « croûte » de l’un de leur aïeul. Il est déjà difficile de faire admettre une nouvelle toile dans ce prestigieux bâtiment alors je vous laisse imaginer ce que ça doit être lorsqu’il s’agit d’une représentation d’un chien qui louche !

Le lecteur découvrira donc un récit assez original et plaisant à lire par son humour bon enfant (en particulier grâce aux répliques et au comportement désinvolte des membres de la belle famille). Mon seul reproche envers cette bande dessinée vient du fait que de longues séquences muettes mettent en scène les personnages évoluant dans le musée du Louvre, la présence de ces scènes ralentit –à mon goût- un peu trop le rythme de cette bande dessinée.

Ceux qui sont fans du dessin d’Etienne Davodeau retrouveront bien entendu son style personnel. Ce n’est pas ce que j’aime le plus dans le monde du 9ème art mais je lui reconnais une facilité à bien distinguer les visages, une propension à représenter des décors suffisamment fouillés pour que l’on sache où ça se situe ainsi qu’une mise en page variée et un découpage fluide.

Certes, « Le Chien qui louche » ne m’est pas apparu comme le meilleur récit d’Etienne Davodeau mais l’ensemble se lit avec beaucoup de plaisir. J’y ai aimé l’humour employé dans les péripéties de ce gardien du musée du Louvre et le fait que cette histoire m’a semblé assez originale.
En conclusion, « Le Chien qui louche » est à mon avis un des récits les plus sympas à lire parmi les bandes dessinées de la collection du Louvre.

Nom série  Jack Joseph, soudeur sous-marin  posté le 03/07/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je m’attendais à lire un récit se passant dans un submersible mais c’est autre chose que j’ai découvert ! Faut dire que je n’avais pas lu auparavant le résumé de « Jack Joseph, soudeur sous-marin » et que je me suis mis à « attaquer » cette lecture bille en tête, aveuglé par l’affichage de mon éditeur préféré « Futuropolis » sur sa couverture ! Et je ne fus pas déçu !

« Jack Joseph, soudeur sous-marin » est un pur roman graphique. Ici, pas de scènes d’action proprement dites, ni de péripéties aventureuses ne se présenteront aux lecteurs. Le récit est celui d’un homme qui va en quelque sorte « chasser » ses démons du passé après avoir aperçu au fond de l’océan un objet inattendu.

« Jack Joseph, soudeur sous-marin » m’est apparu comme un récit touchant. Toutefois, malgré la présence de séquences imaginées et un peu fantasmagoriques, cette histoire ne vire jamais au mélodrame et son dénouement permet d’apprécier la cohérence de ces scènes dans cette histoire.
Jack Joseph (surnommé Jackie dans la bd), le personnage principal m’est apparu comme un personnage attachant et crédible parce que la trentaine passée, un homme –à mon avis- en général ne peut pas échapper au syndrome du « sens de la vie ». Dans ce récit, Jackie se remet en question surtout à l’approche de sa paternité… enfin, bref, je pense que tous les lecteurs ayant dépassé leur trentième année d’existence me comprendront.

J’ai apprécié aussi le fait que le protagoniste principal soit un soudeur sous-marin, on a donc le droit à des vues inédites : c’est original et ça change un peu par rapport à l’ensemble des bandes dessinées qui sortent en masse tous les mois. Ça permet aussi de contempler un joli dessin en noir et blanc qui retransmet bien l’atmosphère de cette ville côtière où se déroule cette histoire. J’aurais tout de même été curieux de voir une version colorisée de cet album surtout au vu de sa situation en bord de mer (imaginez un peu le résultat si des couleurs bleuâtres et sombres de l’océan avaient été employées dans ce récit, ainsi que des ambiances ternes lorsque des séquences sous la pluie font leur apparition…) mais j’avoue avoir été tout de même conquis par le trait de cet auteur (Jeff Lemire).
Il est à souligner que Jeff Lemire a soigné sa mise en page, on a le droit à un découpage varié et inattendu tout au long de la lecture, ce qui m’a permis de ne jamais ressentir le moindre ennui à suivre les péripéties de Jackie.

En conclusion, encore un livre de chez « Futuropolis » qui m’a beaucoup plu… décidément, c’est une habitude !

Nom série  Temudjin  posté le 02/07/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La note que j’attribue à « Temudjin » n’a rien à voir avec les qualités graphiques indéniables de cet album. En fait, ma déception, elle vient du fait que je n’ai ressenti aucune émotion en lisant cette bande dessinée, elle vient du fait également que j’en attendais peut-être un peu de trop après avoir découvert les avis élogieux des autres bédéphiles sur ce one-shot.

Parlons d’abord du point très positif de « Temudjin » : son dessin. J’avoue avoir été séduit par la mise en couleurs d’Antoine Carrion, je reconnais de même que j’ai été charmé par son coup de patte et sa mise en page. Plusieurs fois lors de ma lecture, mon regard s’est arrêté longtemps sur une case rien que pour « savourer » les arrières plans, les paysages steppiques de la Mongolie représentés par cet auteur.

Et maintenant, abordons un peu le scénario : si l’aspect historique de cette histoire m’a intéressé, je fus moins emballé par son côté fantastique. Le récit contient de nombreuses scènes ésotériques qui m’ont un peu agacé même si je reconnais qu’elle contribue beaucoup à donner une dimension épique à la naissance de ce « Khan » (dirigeant) et qu’elle doit retransmettre assez fidèlement les légendes qui doivent se raconter ce peuple. A la rigueur, cet aspect ésotérique m’a plus ennuyé qu’enthousiasmé.
Mais, ce qui me gène le plus dans cette bande dessinée, c’est que je n’ai ressenti aucun attachement pour les protagonistes, ni ressenti d’émotions tout au long de mon feuilletage. Serait-ce parce que j’ai lu cet album au mauvais moment (c’est à dire non propice à une telle lecture) ? Je ne sais pas, toujours est-il que les protagonistes ne sont apparus froids et distants (c’est peut-être ainsi vu la dureté des conditions de vie de l’époque), et que de rares scènes m’ont procuré des troubles.

En conclusion, malgré un graphisme envoûtant, « Temudjin » m’est apparu comme un album agréable à lire mais sans plus. Je m’attendais à découvrir une aventure qui me prend par les tripes, qui me procure des émotions tantôt tristes tantôt joyeuses au fil de mon feuilletage, ce ne fut pas le cas… hélas ! Reste que j’ai découvert le destin raconté à la manière d’un conte d’un jeune « Khan », c’est un des aspects positifs que j’ai retenu de cette lecture étant donné mon admiration pour les récits historiques.

Nom série  Elric (Glénat)  posté le 28/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est l’avis de Spooky qui m’a encouragé à lire ce premier tome d’ « Elric ». Pour être franc, je ne suis pas du tout friand de ce genre de récit. Pour moi, Elric, c’est un peu comme si c’était une sorte de Superman qui avait été envoyé au Moyen Age. Une fois sur place et pour faire « mumuse » avec les humains, il s’était mis alors à manier une épée et à communiquer avec l’au-delà… Enfin, bref, c’est en gros mon état d’esprit lorsque j’eus débuté le feuilletage de cet album.

Après lecture, j’avoue avoir passé un bon petit moment en compagnie de ce super héros moyenâgeux même si je trouve tout cela grandiloquent et guignolesque. En fait, j’ai été captivé par cet univers macabre et par ce foisonnement graphique ; bref par l’atmosphère qui se dégage de cette bande dessinée.

Après, je ne peux pas dire que je fus enthousiasmé par le personnage principal et les autres protagonistes, ni par l’histoire en elle-même puisqu’il s’agit à première vue d’une ième variante d’un gus proche du roi qui veut s’emparer du pouvoir. C’est donc le traitement graphique qui m’a fait accrocher à cette histoire.

Le dessin, on ne peut pas dire non plus que je sois fan de ce style mais à première vue, il m’a semblé parfaitement adapté à la noirceur du monde d’ « Elric ». Et à la vue du supplément, les auteurs ont effectué un gros travail de recherche et on sent qu’ils sont fans de l’univers imaginé par Michael Moorcock..

Parce que je suis curieux de savoir pour quelles raisons ce récit écrit par Michael Moorcock génère de nombreux fans et parce que j’ai été envoûté par l’atmosphère malsaine qui règne dans « Elric », je suivrai les péripéties de ce personnage imaginaire dans le prochain tome. Après, il ne faudra pas me demander plus si je m’aperçois que ce n’est qu’une « bête » histoire de renversement de pouvoir…

Nom série  Kaamelott  posté le 03/12/2006 (dernière MAJ le 27/06/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avis sur le tome 1 « L’armée du Nécromant » :

Ces derniers temps, les adaptations bd de séries tv m’ont particulièrement déçu aussi bien au niveau du dessin que du scénario. Pour « Kaamelott », un feuilleton de M6 mettant en scène d’une façon satirique les aventures d’Arthur et de ses compagnons de la table ronde, Casterman et la chaîne télévisée ont fait appel à Alexandre Astier et Steven Dupré pour réaliser une bande dessinée inédite. Et franchement, le résultat est satisfaisant !

Tout d’abord, je tiens à préciser que je n’ai jamais vu « Kaamelot » en série télévisée.
Il m’est donc difficile de juger les personnages et les dialogues par rapport au feuilleton. Toutefois, sachez que je n’ai eu aucun problème pour « entrer » dans l’histoire.
L’absence de présentation des personnages n’est pas un handicap, l’aventure démarre pratiquement au quart de tour et le lecteur est invité à découvrir les héros au fur et à mesure.
A propos, l’histoire est assez classique et se lorgne vers l’héroïc-fantasy sans que ça devienne envahissant comme dans la plupart des bd actuelles de ce genre.
Les dialogues sont irrésistibles, je me suis bien marré devant les répliques comiques de cette bande de tarés composés de chevaliers plus ou moins incapables. Sincèrement, cette bd est très distrayante.

Au niveau du dessin, j’avoue avoir été très agréablement surpris par la richesse des décors et le réalisme des personnages surtout par rapport aux autres dérivés bd de feuilletons télévisés. La mise en scène et le choix des cadrages sont excellents, le découpage dynamique contribue beaucoup au plaisir que j’ai pu ressentir tout au long de la lecture. Une version limitée en noir et blanc est actuellement disponible, je la conseille vivement à tous ceux qui apprécient les décors fouillis.
Pour la version courante, la mise en couleurs est bonne même si j’aurais préféré qu’elle soit plus travaillée au niveau des ambiances.

Ce premier tome de « Kaamelott » m’est donc apparu franchement divertissant grâce à la présence de personnages pittoresques et de dialogues délicieusement « disjonctés ». J’ai énormément apprécié le dessin de Dupré surtout dans la version limitée en n&b de cette bd. Finalement, « l’armée du Nécromant » me donne l’envie de découvrir le prochain album de la série. En attendant, je crois que je vais essayer de regarder sa version télévisée…

Note finale : 3,5/5


Avis sur le tome 2 « Les sièges de transport » :

A y est ! J’ai vu la série TV « Kaamelott », la chaîne M6 devrait –à mon avis- récompenser Alexandre Astier et Steven Dupré d’avoir réalisé une adaptation bd de cette série parce que je suis sûr que cela a amené de nombreux lecteurs à découvrir la version télévisuelle.

Après un premier tome que j’ai hautement apprécié, je m’attendais à lire sa suite logique en lisant « Les sièges de transport ». Eh bin non ! Le lecteur y découvrira une nouvelle aventure qui n’a rien à voir avec « L’armée du Nécromant ».

Dans ce nouvel album, point de créatures imaginaires mais une intrigue qui fait part belle aux objets magiques. Par contre, l’humour y est bien présent et ceux qui ont apprécié le comique du premier tome seront une nouvelle fois comblés !
Personnellement, je me suis vachement marré sur les séquences liées au déménagement du bureau du roi !… Franchement, ces scènes sont tellement délirantes et tellement absurdes que je ne suis pas prêt de les oublier !
Pour le reste, j’ai également aimé le scénario qui change énormément du premier album, je ne me suis pas ennuyé une seconde et l’ensemble m’est apparu assez original. La plupart des personnages sont pittoresques, drôles et délicieusement naïfs.

Encore une fois, le dessin de Steven Dupré fait mouche, je veux dire par-là que je l’ai trouvé de nouveau excellent, très agréable à contempler… En tout cas, on est bien loin des nombreuses mauvaises adaptations bd de séries qui encombrent les étals des libraires et grandes surfaces.
Je ne peux pas émettre un avis sur la mise en couleurs étant donné que je ne possède que la version limitée en noir et blanc.

« Les sièges de transport » confirme tout le bien que je pensais du premier tome, j’y ai découvert une aventure assez originale, très distrayante contenant des dialogues succulents, des scènes comiques à plier en deux de rires et un dessin que j’apprécie énormément. Incontestablement, il y a de fortes chances que je suive les prochaines aventures de « Kaamelott »… longue vie aux auteurs de nous avoir créé cette série dont j’adore son humour !

Note finale : 4/5


Avis sur le tome 3 «L'Enigme du Coffre» :

Encore un tome qui n’a rien à voir au niveau du scénario avec ses prédécesseurs : c’est dire l’imagination des auteurs ! Enfin, si, il y a quand même des similitudes dans ce nouvel album avec les deux premiers tomes de la série : on retrouve le même humour et surtout les mêmes protagonistes.

Ce nouveau récit nous emmène au cœur d’une mime. Pourquoi ? Parce que l’or ne parvient plus à Kaamelott ! Le roi Arthur envoie ses fidèles chevaliers Perceval et Karadoc enquêter sur le pourquoi du comment… et quand on connaît le tempérament de ces deux-là, ce n’est pas gagné d’avance !

Par rapport aux deux premières aventures de « Kaamelott », « L’énigme du coffre » est plus orientée vers le fantasy et le jeu de rôles dont le scénariste Alexandre Astier était un fervent adepte.
« L’énigme du coffre » m’est apparu moins hilarant que « L’armée du Nécromant » et « Les sièges de transport » mais ceci est relatif étant donné que sur ce plan les deux premiers tomes avaient –à mon avis- hissé la barre très haute !

Sur l’histoire proprement dite, je trouve que cette nouvelle aventure de « Kaamelott » est très plaisante à lire et que les différentes situations dans lesquelles sont confrontés nos héros sont assez « originales » (c'est-à-dire qu’elles sont dans le genre « irrésistiblement cocasses et improbables »). Nos protagonistes devront affronter divers pièges pour parvenir à faire revenir l’or à Kaamelott, le lecteur y découvrira donc un récit très influencé par les scénarii de jeux de rôles qui devrait réjouir les amateurs du genre.

Graphiquement, je ne reviendrais pas dessus car j’aime beaucoup ce que fait Steven Dupré dans « Kaamelott ». D’ailleurs, j’ai une nette préférence pour la version limitée en noir et blanc que celle en couleurs. Donc, si vous avez les moyens (25€00 tout de même…), je conseille vivement de vous procurer cette version « collector ».

Au fil des tomes, je suis devenu un inconditionnel de la série « Kaamelott » dont j’aime son humour et le dessin de Steven Dupré. Si vous avez aimé les deux premiers albums de la série, vous apprécierez sans problème « L’énigme du coffre » même si ce nouvel album m’est apparu un peu moins hilarant que les autres.
Très distrayant !

Note : 3,5/5


Avis sur le tome 4 «Perceval et le dragon d’Airain» :

Je suis un peu déçu par ce quatrième tome des aventures loufoques des chevaliers de la table ronde.

En fait, je reproche à ce récit de ne mettre en scène que quelques protagonistes. Ces personnages, ce sont Lancelot, Perceval et Karadoc. Les autres chevaliers et le roi Arthur sont pratiquement absents de cette bd.
L’humour qui était le point fort des premiers tomes m’est apparu un peu poussif par la faute d’un comique de répétition basé sur les engueulades entre Perceval et Karadoc.
La présence du dragon pourrait donner l’illusion aux lecteurs que ce nouveau récit est riche en péripéties et en faits d’armes : il n’en est rien…

Graphiquement, le seul bémol que j’ai trouvé dans « Perceval et le dragon d’Airain », c’est que je n’aime pas trop la représentation de cet animal mystique par Steven Dupré. Pour le reste, comme d’habitude, j’aime le coup de patte de cet auteur et je continue à préférer la version noir & blanc de cette bd à la couleur.

Bref, le résultat donne un récit fantastique qui –à mon avis- ne marquera pas les fans de « Kaamelott » mais qui reste assez sympa à lire.
Il faudra toutefois que les auteurs fassent preuve de plus d’inventivité au prochain tome pour que je continue à suivre cette série !

Note : 2,5/5


Avis sur le tome 5 « Le serpent géant du Lac de l'Ombre » :

Le scénario de ce nouvel opus m’est apparu un peu plus intéressant que celui du quatrième tome. En fait, c’est l’originalité de son dénouement qui me l’a fait apprécier. Cette fin est –à mon avis- un gros clin d’œil à la légende du monstre du Loch Ness mais bon, je vous le laisse découvrir d’autant plus que je la trouve très sympathique.

Pour le reste, scénaristiquement, la trame de ce récit reprend un peu celui de « Perceval et le dragon d’Airain ». Encore une fois, ce sont nos deux inséparables valeureux (hic !?) chevaliers Perceval et Karadoc qui sont envoyés par le roi Arthur dans un village afin d’aider ses habitants à « terrasser » une grosse bébête qui leur fait peur. Et encore une fois, c’est ce duo hors du commun qui va trouver une solution pas bébête du tout à la problématique de la présence de cette créature pour le bien être de tous… Bref, que du classique donc, car le lecteur sera encore une fois plongé dans les bavardages loufoques de nos pieux chevaliers. Bref, à défaut de me marrer franchement devant leurs pitreries, j’ai passé comme d’habitudes un bon moment de détente en feuilletant ce nouvel épisode de la saga « Kaamelot ».

Pour le reste, graphiquement, il n’y a rien à redire à mon avis. J’aime toujours le coup de crayon de Steven Dupré. J’apprécie toujours sa mise en page. Bref, c’est du travail propre et convaincant qui me fait regretter encore davantage l’abandon des versions noir & blanc.

Bon, pour moi, ce n’est pas le meilleur tome de « Kaamelott » mais ce récit m’est apparu encore une fois très sympathique à lire. Quant à savoir si le prochain tome vaudra le coup de le feuilleter, je vous le dis tout de suite : Oui, oui et oui ! Car il nous propose une histoire inédite de la série et parce qu’elle m’a fait bien rigoler ! A la prochaine ! To be continued…

Note : 3/5


Avis sur le tome 6 « Le Duel des Mages » :

Wahahahaha !!! Qu’est ce que je me suis bien marré en lisant ce sixième tome des aventures de « Kaamelot » intitulé « Le Duel des Mages » !

Je ne vais pas vous conter le scénario de cet album, le titre est suffisamment explicite pour deviner ce qui va se tramer dans le monde farfelu et délicieusement fantastique de « Kaamelot ». Le sujet de cette nouvelle aventureuse n’est pas très original mais il est inédit dans cette série ; par conséquent, ça fait un bien fou d’assister à un combat très déjanté de magiciens d’autant plus que les dialogues et les situations évoquées me sont apparus irrésistiblement drôles ! Et le dénouement de ce nouveau tome est –à mon avis- très bien amené : dans le feu de l’action, je ne m’y attendais pas du tout même si après réflexion, il est très logique.

Au niveau du dessin : rien à signaler, c’est du très bon boulot ! Seul regret : pas de version noir et blanc de cet album en vente dans le commerce… Snif !

Drôle, captivant, très distrayant sont les qualificatifs qui me viennent tout de suite à l’esprit pour définir ce sixième tome des aventures de « Kaamelot ». J’y ai retrouvé l’humour bon enfant des trois premiers albums de la série qui me plaisent tant et un scénario inédit (du moins dans « Kaamelot »). Vivement le prochain tome !

Note : 4/5


Avis sur le tome 7 « Contre-attaque en Carmélide » :

Eh hop, encore une aventure inédite dans la série « Kaamelot » ! Original parce que, jusqu’à maintenant, nos héros (et leurs populations) n’ont jamais réellement combattu officiellement une armée ennemie.

Et là encore, le lecteur se retrouvera en train de lire des péripéties loufoques de nos pieux chevaliers, et de se marrer devant les chamailleries dignes des cours de récréation de nos petites têtes blondes et de contempler de situations improbables. Et cet humour-là, moi, j’adore ! D’autant plus que pratiquement tous les personnages de la série participent à cet épisode.
Bon, il y a tout de même un hic dans cette nouvelle aventure : c’est que le dénouement demeurera sans surprise.

Graphiquement, encore une fois : dommage que Casterman ne publie pas de version noir et blanc de « Kaamelot » depuis le cinquième tome de cette série.

Drôle, scénario inédit dans la série et doté d’un dessin que j’apprécie, ce nouveau tome remplit parfaitement et pleinement ce que j’aime dans ce genre de bande dessinée. Vivement le prochain tome ! (Ça devient une habitude !)

Note finale : 3,5/5

Nom série  Le Vent des Khazars  posté le 27/03/2013 (dernière MAJ le 27/06/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avis sur le premier tome :

C’est le sticker « approuvé par Historia » apposé sur la couverture qui m’a fait pencher le regard vers ce premier tome du « Vent des Khazars » car je suis un passionné de récits historiques.

Après lecture, il s’avère que ce n’est pas vraiment une bande dessinée sur un peuple du passé que nous présentent Frédérico Nardo (au dessin) et Makyo (au scénario). Non, il s’agit plutôt d’un savant mélange d’enquête, d’intérêts géo-politique, d’histoire et d’aventure que nous proposent les auteurs. Et ma foi, cet assortiment marche très bien comme ça ! Parce que je me suis vraiment passionné pour ce récit où un romancier se met à s’intéresser à un peuple oublié ayant vécu dans une grosse partie de la Russie dont la particularité était d’avoir embrassé la religion juive à une époque où il n’était bon d’être… juif. Et cet écrivain va se retrouver au cœur d’une région où un attentat a été orchestré sur un centre pétrolier par un nouveau groupe terroriste intitulé « Le renouveau Khazar ».
Bref, je me suis retrouvé dans une histoire passionnante où la permutation entre le présent et les séquences du passé est faite intelligemment et ceci, sans risque de perdre le lecteur dans des bavardages philosophiques et politiques incessants.

Le coup de crayon de Frédérico Nardo m’est apparu un peu épais mais il est assez plaisant à contempler car ses personnages sont tout de suite identifiables et les décors sont suffisamment fouillés et réalistes pour se croire au cœur de l’action. La mise en page est dynamique, la mise en couleurs adopte des ambiances adéquates à l’intensité dramatique de chaque séquence. En conclusion et dans l’ensemble, la partie graphique m’est apparue plus que correcte.

J’ai pris du plaisir à feuilleter ce premier tome du « Vent des Khazars » et ce sera avec impatience que je lirai le prochain album qui clôturera cette série.


Avis sur le deuxième (et dernier) tome :

Ce deuxième tome qui clôt cette série confirme tout le bien que j'ai entrevu dans le premier album : l'intrigue est passionnante et le mélange situation géopolitique/histoire est suffisamment cohérent pour qu'on y croit.

Le dénouement m'est apparu assez classique et réaliste.

Bref, j'ai pris du plaisir à lire "Le vent des Khazars" d'autant plus que cette série ne nécessite que le feuilletage de deux tomes pour en connaitre la fin.

Nom série  La Petite Famille  posté le 17/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si je n’ai pas découvert « La Petite famille » plus tôt, c’est parce que je n’aimais pas trop la représentation que donnait Marc Lizano à ses personnages : grosse tête bien ronde posée sur un corps minuscule.

Et puis, vint la parution de l’intégrale de cette série. Et là, c’est décidé, il fallait que je découvre un peu plus cette bande dessinée, motivé par le message envoyé dans ma boite mail des « éditions de la gouttière » m’annonçant sa sortie et par les avis positifs émis par les différents bédéphiles.

Rien qu’à lire l’intitulé de la série, il est évident que le lecteur se plongera dans une bande dessinée où il assistera aux péripéties des membres d’une famille. Ici, il sera souvent question de la relation entre grands-parents et petits-enfants. Le bédéphile découvrira un grand-père silencieux et respectable, et une grand-mère adorable et serviable. Bref, c’est assez caricatural comme image qu’envoient les auteurs sur les grands-parents mais bon, passons… j’y reviendrais un peu plus loin.

Alors, la lecture de « La Petite famille » me fut-elle plaisante ? Oui incontestablement parce qu’il y a des moments assez poignants dans cette série en particulier ceux relatifs au grand-père et parce que ça m’a ému pour des raisons personnelles (je n’ai malheureusement jamais connu mes papys qui ont disparu trop tôt), mais il faut avouer tout de même l’ensemble m’est apparu un peu trop « gentillet » à mon goût.
Je m’explique : les grands-parents représentés dans « La Petite famille » me semblent partie d’une génération résolue. En effet, pour moi, l’évolution de la société a fait de cette souche de la population des êtres plus actifs, plus soucieux d’eux-mêmes et de profiter au maximum des loisirs qui sont encore à leurs portées. Ainsi, mon constat est le suivant : il existe encore ce genre de grands-parents tels décrits dans cette bande dessinée mais pour la plupart d’entre eux, le bien-être de leur famille et en particulier de leurs rejetons n’est malheureusement plus leur préoccupation principale et ce, pour diverses raisons (éclatement de la famille pour raisons professionnelles ou familiales, individualismes, etc…).
Bref, j’ai eu l’impression de lire plus un récit nostalgique qu’une histoire actuelle. De ce fait, je me demande si « La Petite famille » s’adresse davantage aux trentenaires/quarantenaires qui ont vécu cette époque qu’aux « jeunes de maintenant » qui sont normalement la cible principale de cette série.

Après une première impression négative sur le dessin de Marc Lizano, au fil des pages, je l’ai apprécié de plus en plus : c’est expressif, mignon, les décors sont simples, la mise en couleurs adopte des tons agréables… bref, c’est très lisible et sympa à contempler.

Au final, j’ai apprécié la lecture de « La Petite famille » parce qu’elle m’a procuré certaines émotions en particulier dans le troisième tome et parce que je suis nostalgique de cette époque où les grands-parents étaient si soucieux du bien-être de leurs progénitures. Après, est-ce que les jeunes de maintenant auront du plaisir à suivre les péripéties de cette famille ? Ça, je n’en suis pas vraiment sûr.

Nom série  Urban  posté le 17/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai attendu la sortie du deuxième tome de « Urban » pour me faire une idée plus précise sur cette série et je dois reconnaître que j’ai été bluffé par cette réalisation !

« Urban » est un récit d’anticipation, le lecteur se retrouve en compagnie d’un gus nommé Zacchary Buzz qui est envoyé sur une planète dédiée aux loisirs pour y être recruté comme policier. Dès son arrivée sur cet astre, notre sympathique et timide « bleu » va être confronté à l’hostilité de ses collègues, à un « hors la loi » très malin et tomber amoureux d’une jolie demoiselle dont l’avenir ne lui paraît pas radieux. Le lecteur y fera connaissance aussi avec un riche gamin qui se retrouvera en train d’errer dans ce gigantesque parc sous la protection bienveillante et intéressée d’un vagabond…

Je pense que vous l’avez deviné en lisant ce résumé, vous allez vous plonger dans un récit très riche et dense avec « Urban » ! Mais ne croyez pas que vous allez vous perdre dans ce foisonnement d’évènements car la narration m’est apparue relativement bonne et accrocheuse, je n’ai eu aucune difficulté de compréhension à suivre les différentes destinées des divers protagonistes qui peuplent cette histoire, ce qui est très fort de la part de Luc Brunschwig quand on voit la complexité de son univers ! Chapeau l’artiste !

Et on voit bien qu’à travers son récit, le scénariste nous interpelle sur ses craintes liées à l’évolution de la société : on y découvre une justice très répressive où le moindre fait et geste de travers sont automatiquement sanctionnés sans que le soi-disant coupable ne puisse défendre ses actes. On y aperçoit un voyeurisme et une délation poussés à l’extrême où chaque citoyen est immédiatement informé de tel ou tel événement qui se passe au sein même du parc, on y partage aussi ses peurs d’une forte informatisation des données de chaque individu, on y découvre aussi une société où la notion de plaisir est forcée… et j’en passe ! Bref, tout ceci pour nous apostropher sur le glissement de notre société vers une absence de liberté individuelle.

Et si je vous dis que pratiquement tous les personnages y sont charismatiques et attachants, que des scènes riches en émotions (Ah, la fameuse séquence de la fin du 2ème tome !) peuplent cette bande dessinée, je ne peux que vous conseiller activement la lecture d’ « Urban ».
Faites-moi confiance, vous passerez un excellent feuilletage avec cette série d’autant plus le graphisme de Roberto Ricci m’est apparu époustouflant !

Je ne vais pas vous faire étalage de mon admiration sur le travail graphique de Roberto Ricci : jetez un coup d’œil sur les planches de cette série et je suis sûr que vous tomberez sur le charme du coup de patte de cet auteur : décors (très) fouillés, mise en couleurs variée et parfaitement adaptée à l’intensité dramatique de chaque séquence, design futuriste des véhicules et autres objets original et convaincant, personnages expressifs et facilement identifiables, la totale quoi !

Bon, j’arrête là mes commentaires sur « Urban » : lancez-vous dans la lecture de cette série et je suis sûr que vous ne lâcherez pas ce récit avant la fin du deuxième tome disponible à ce jour !

Nom série  Olivier Varèse  posté le 16/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l’époque, je m’étais procuré l’intégrale d’ « Olivier Varèse » dès sa parution rien qu’en voyant le nom d’Enrico Marini sur la couverture. En effet, cet auteur est un de mes dessinateurs préférés au point de me précipiter à chaque fois qu’un album réalisé par lui venait de sortir… mais bon, je me suis soigné depuis…

« Olivier Varèse » est la première bande dessinée d’Enrico Marini, ça se voit tout de suite quand on feuillette rapidement l’intégrale tant sa mise en page et son style étaient différents de maintenant. Ainsi, dans le premier tome « La colombe de la place rouge », on peut s’apercevoir que l’auteur employait quatre bandes sur chaque planche alors que de nos jours, son découpage est plus recherché qu’avant. On peut constater aussi que le coup de patte d’Enrico Marini se rapprochait du style japonais et qu’il ne faisait pas de la couleur directe (sauf dans le tome final mais son travail de coloriage est loin d’être aussi convaincant que de nos jours). Ce n’est qu’au dernier album de la série « Le parfum du magnolia » que l’on trouvera le maximum de similitudes avec son coup de crayon actuel. Malgré tout, l’ensemble m’est apparu assez sympa et plaisant à contempler car les personnages sont expressifs et reconnaissables au premier coup d’œil, et parce que les scènes d’action sont bien rendues.

Hélas, je ne peux que déplorer la faiblesse des scénarii de chaque tome d’ « Olivier Varèse » : il ne casse pas des briques avec ses nombreuses séquences de courses poursuites entre les méchants et les gentils sur fond d’espionnage. Tout n’est prétexte qu'à un bon moment de détente avec l’humour gentillet disséminé par-ci par-là. Il n’y a que dans « Le parfum du magnolia » dont le scénariste est Pop que j’ai éprouvé un peu plus d’intérêt à suivre les aventures de notre sympathique héros grâce à la présence d’un personnage féminin et de scènes plus « intimistes ».

« Olivier Varèse » m’est apparu comme une série assez divertissante à suivre parce qu’elle propose beaucoup de séquences d’action et parce qu’elle nous présente un héros niais mais attachant. Les divers scénarii sont –à mon avis- sans surprise et linéaires. Je pense que c’est une série qui contentera davantage les fans d’Enrico Marini qui découvriront ses débuts dans le 9ème art que ceux qui cherchent une bande dessinée de référence.
Bref, « Olivier Varèse » est –à mon avis- une série à lire pour se décompresser en fin de journée mais n’allez pas croire que vous y découvrirez une bande dessinée culte !

Note : 2,5/5

Nom série  Le Chien dans la Vallée de Chambara  posté le 16/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est avec une certaine retenue que j’ai feuilletée « Le Chien dans la Vallée de Chambara » en souvenir de ma lecture fastidieuse de « Terre de feu » du même auteur. Avec ce one-shot, Hugues Micol change de registre pour nous proposer un conte et, ma foi, je fus charmé par cette histoire.

Le récit se situe dans le Japon médiéval où une jeune fille cherchera à se venger de trois hommes qui ont cherché à se débarrasser d’elle. Comment va-t-elle s’y prendre ? Ça, je vous le laisse découvrir.

« Le Chien dans la Vallée de Chambara » est un conte qui contient une morale saine et qui se révèle malgré son thème pas si violent que je ne le pensais. J’y ai apprécié sa situation dans l’archipel nippon et au Moyen-Âge d’autant plus que Hugues Micol y a employé un graphisme qui rappelle les estampes japonaises. Le résultat donne une histoire convaincante accompagnée d’un dessin stylé qui renforce l’atmosphère particulière de ce conte. C’est assez inhabituel de contempler des planches sans cases, et pourtant je n’ai jamais perdu le fil de lecture. Les personnages en particulier l’héroïne me sont apparus assez attachants. J’ai adoré le dénouement qui est bien vu et qui n’est pas trop ouvert.

Pour le reste, le seul gros reproche que je fais à cette histoire, c’est son abondance de textes à tel point que par moments j’étais tenté de sauter des dialogues. Je serais aussi assez sévère sur le manque d’originalité de ce scénario pendant les deux premiers tiers de la bande dessinée mais comme j’ai eu du plaisir à le lire, je ferme les yeux sur ça.

« Le Chien dans la Vallée de Chambara » est exactement le genre de conte que je relirai avec plaisirs. J’y ai apprécié le graphisme particulier de Hugues Micol qui se rapproche des estampes japonaises. J’y ai aimé aussi cette histoire de vengeance qui se termine avec une morale saine et bien vue.
A découvrir !

Note finale : 3,5/5

Nom série  Autour de Kate  posté le 16/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me suis procuré « Autour de Kate » chez un libraire hard-discounter. « Autour de Kate » réunit les deux albums du duo Efix/Cric « K une jolie comète » et « Lieutenant Kate », ces deux récits sont entrecoupés par des séquences où les auteurs nous expliquent leurs genèses.

J’ai été intéressé par les commentaires d’Efix et de Cric sur le comment et pourquoi de « K une jolie comète » et « Lieutenant Kate ». Bien que le premier récit ne soit franchement pas une histoire marrante, on ne tombe jamais dans le larmoyant, les auteurs font preuve de beaucoup de pudeur tout en adoptant un humour léger et bienvenu. Je me suis retrouvé donc en train de suivre leurs conversations comme si je faisais partie des leurs, comme un de leurs copains quoi… vraiment sympa !
Et c’est ainsi qu’on découvre les raisons qui les ont amenés à créer « Lieutenant Kate », tout ceci pour que l’on n’oublie jamais Kate et tout cela avec le sourire aux lèvres. C’est leur choix et on ne peut que le respecter.
A noter l’apparition d’Alfred dans une séquence témoignage où il se pose comme un bon conseiller et où il se livre à un essai graphique auprès d’Efix et Cric.

Parlons maintenant du dessin. Dans les séquences intermédiaires aux deux récits, le lecteur retrouvera le coup de patte actuel d’Efix avec l’utilisation massive de grisés et de crayonnés, c’est un style qui me convient bien à condition que l’auteur ne réalise pas de décors très fouillés au risque de rendre illisibles certaines cases.
Dans l’ensemble, j’aime beaucoup le travail d’Efix. Cependant, je suis resté sceptique sur le « passage » au noir et blanc de « Lieutenant Kate » car de nombreuses planches me sont apparues floues. En plus, même la mise en page a fait l’objet de modifications –à mon avis- hasardeuses : j’ai eu l’impression de contempler des pages sombres tellement le noir a été utilisé pour combler les « vides » (certaines planches ne contiennent que trois voire deux petites cases alors que le fond est noir).

Au final, j’ai passé un bon moment de lecture en compagnie des deux auteurs qui me racontaient la genèse et les anecdotes sur « K une jolie comète » et « Lieutenant Kate ». Sur les deux récits proprement dits, je retiendrais l’émotion sur le premier cité et mon relatif désintérêt sur le deuxième. Sympa à lire tout de même !

Nom série  Polina  posté le 15/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai mis du temps avant de me décider à lire « Polina ». En fait, j’ai voulu m’affranchir au maximum des critiques ayant été émises ça et là par la presse et les lecteurs. Et puis, « Polina » est un gros pavé, il faut donc beaucoup de temps devant soi pour le feuilleter.

Cette bande dessinée nous conte le destin de Polina, une jeune danseuse de 6 ans dont l’ambition est de devenir un jour une grande artiste. Pour cela, accompagnée par sa mère, elle pousse les portes d’une grande école de danse dirigée par le renommé et sévère Bojinski…

Ce qui m’a motivé la lecture de ce one-shot : ce sont l’originalité du scénario qui nous propose de vivre la destinée d’une danseuse (ce qui nous change des récits d’héroïc-fantasy de chez l’éditeur Soleil, hein !) et le trait de Bastien Vivès.

Bien que je ne sois pas réceptif à la danse classique, j’ai été fasciné par le scénario proposé par Bastien Vivès. Cet auteur a su m’intéresser à cet art grâce à la relation touchante qu’entretiennent Polina et son maître. D’ailleurs, le dénouement m’est apparu assez émouvante avec les retrouvailles entre ces deux êtres. J’ai apprécié également le fait que l’accent ait été mis sur l’effort, la modestie, la prise de risque et le travail de polina pour qu’elle atteigne ses objectifs, c’est une philosophie de la vie que j’affectionne particulièrement et dont je considère qu’elle n’est pas assez mise en évidence sur la nouvelle génération (suivez mon regard sur toutes les émissions de « reality » où les soi-disants « stars » doivent se la pêter plus haut que les autres pour accéder à la célébrité… pauvre France !).

Et puis, il y a le coup de crayon de Bastien Vivès que j’apprécie beaucoup… Enfin, je devrais plutôt dire que c’est sa façon de narrer que j’aime énormément. J’ai l’impression qu’avec l’auteur, tu peux lui mettre n’importe quel scénario, il te fera toujours scotcher à son récit jusqu’à ce que tu arrives sans crier gare à la dernière page. Et ceci sans que tu aies eu le sentiment d’avoir passé plus d’une demi-heure à lire sa fichue bande dessinée ! Très fort ce Vivès !

Quant au coup de patte de Bastien Vivès proprement dit, j’aime sa façon de représenter ses personnages car son style m’est apparu à la fois dynamique et plein de grâce malgré qu’il soit épuré. Ses décors ne sont pas très fouillés non plus mais ils se suffisent amplement pour savoir où se situe l’action. Les principaux protagonistes sont tout de suite identifiables : Polina y est représentée d’une manière complètement différente des autres filles, Bojinski est le seul à porter la barbe, ça peut paraître trop facile de la part de l’auteur d’utiliser cette astuce graphique mais moi, ça me convient tant que ça ne dessert pas le récit.
Au moins, Bastien Vivès possède son propre style et ça, c’est une qualité que j’apprécie énormément chez un auteur.

Au final, « Polina » m’est apparue comme une bande dessinée très plaisante à feuilleter. J’y ai apprécié son originalité au niveau du scénario et le coup de crayon exclusif de Bastien Vivès. Et puis, il y a cette narration très efficace dont je n’arrive pas de me décrocher jusqu’à la dernière page de toutes les bandes dessinées réalisées par cet auteur : enfoiré de Vivès !

Note finale : 3,5/5

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