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... a posté 888 avis et 181 séries (Note moyenne: 3.09)

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Nom série  La République du Catch  posté le 29/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Angoulême 2016, je me présente au stand Casterman pour le tirage au sort afin de rencontrer Nicolas De Crécy. Par chance, je l’obtiens et je m’installe dans la file d’attente avec mon album « Journal d’un fantôme » réalisé par cet auteur sauf que… pour obtenir une dédicace de Nicolas De Crécy, il fallait se procurer sa dernière bande dessinée : « La République du catch ».
Pas de problème, je l’achète et je me mets à la lire sur place en ne faisant pas attention aux autres amateurs peu sympathiques dont je n’avais pas apprécié leurs conversations (on aurait dit qu’ils avaient peurs de se faire voler leur place et ils se montraient très critiques envers les organisateurs alors qu’on a tous eu le droit à un café gratuit de la part de Casterman !) .
Et voilà que je dévore des pages et des pages de ce bouquin, pris par la narration impeccable de cet auteur et par sa capacité à me donner l’envie de suivre frénétiquement les aventures de Mario, son nouveau personnage… et au moment de me présenter face à Nicolas De Crécy autour d’une petite table dans le stand professionnel de Casterman (Quel accueil !), j’avais déjà lu au moins les deux-tiers de « La République du catch » soit environ 150 pages, c’est fou non ?

Alors pourquoi ai-je été capté par cette lecture ?

Tout d’abord, parce que, comme je vous le disais, la narration est très efficace, il est très difficile de se détacher de son feuilletage.

Ensuite, les protagonistes sont assez attachants. A ce sujet et sans surprise, les habitués et les fans de Nicolas de Crécy retrouveront carrément l’univers de cet auteur avec des personnages naïfs (surtout pour l’ (l’anti ?)héros) et farfelus. Sa nouvelle bande dessinée m’a rappelé un peu les péripéties de « Salvatore » où on peut y trouver de nombreux similitudes entre nos deux héros. Moi qui ai l’esprit cartésien, je fus vite conquis par ce monde loufoque, ça m’a fait un bien fou de déconnecter un peu mon cerveau et de me laisser porter par ces nouvelles aventures à la fois tarées et poétiques.

Et enfin, j’aime le trait de Nicolas De Crécy. Son graphisme paraît parfois brouillon mais on y devine beaucoup de maîtrise dans le coup de crayon de la part de cet auteur. J’apprécie le fait que son trait ne soit pas linéaire (on est loin de la ligne claire !), on a l’impression que Nicolas De Crécy retransmet ses émotions sur ses dessins. Enfin, bref, je vous laisse juge… Ma seule critique sur son graphisme est que ça ne soit pas en couleurs comme dans sa série « Salvatore ». A la décharge de l’auteur, « La République du catch » est en quelque sorte un défi lancé envers ce dessinateur où il devait concevoir sa bande dessinée au même rythme qu’un manga (cette bd a été parue initialement au Japon) d’où son parti-pris de ne pas coloriser ses planches afin de garder une cadence de parution correcte.

Et finalement, en garde-je un souvenir impérissable de cette lecture ? Pas vraiment car « La République du catch » m’a frustré sur deux points : on ne sait pas s’il y aura vraiment une suite à cette bd et ensuite, parce que –comme à son habitude- il n’y a aucun message de la part de l’auteur adressé aux lecteurs. Nicolas De Crécy a conçu cet album pour se faire plaisir avant tout. Pour lui, si sa bande dessinée plait au public, tant mieux sinon… tant pis quoi, il n’a pas cette contrainte de faire dans le commercial et ça lui convient tout à fait. Pour ma part, « La République du catch » me fut une agréable lecture et je suis assez impatient de découvrir les prochaines péripéties de Mario et de sa bande.

Nom série  Confidences à Allah  posté le 30/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Enfin ! ça y est ! Enfin un récit qui nous présente la triste réalité du devenir de nombreuses jeunes femmes marocaines : la soumission à l’homme et la prostitution.

Vous allez me dire : « bah, c’est pas étonnant, c’est un pays arabe, ça se passe là-bas, on s’en fout ! » sauf que, si vous avez eu l’occasion de séjourner à maintes reprises au Maroc, vous ne pouviez pas me raconter que vous n’avez jamais vu des prostituées dans un des hôtels de ce pays ! Elles étaient partout dès que la nuit tombée ! Pour ma part, j’étais choqué et honteux de constater cette traite, cette misère…
Ces filles, elles étaient dans les bars. Elles étaient maquillées, en mini et non voilées. Elles étaient en train de boire, boire, et reboire des litres de bière. Elles étaient aussi en train fumer, fumer et fumer encore. Et tout ça, sous l’œil complaisant des barmen, des hommes « bien comme il faut », des « touristes qui venaient pour s’amuser » et autres responsables d’hôtel dont on devine aisément, qu’elles permettaient de bénéficier d’un apport financier non négligeable à l’établissement…

Mais revenons à « Confidences à Allah », le lecteur est invité à suivre le destinée de Jbara. Celle-ci est née dans les montagnes de l’Atlas, elle est fille de parents pauvres, elle ne rêve que de s’échapper à cette vie soumise et norme qui lui est promise. Un jour, elle va tomber enceinte et par conséquent, être rejetée par sa famille où la tradition, la religion et la culture interdisent toute femme d’enfanter hors mariage. C’est à partir de ce moment-là que nous vivrons les péripéties de cette jeune fille livrée en elle-même…

Avec une telle histoire, on pourrait se dire que nous allons feuilleter un récit triste, violent et « no futur » . Ce n’est pas le cas car les auteurs ont pris le parti d’utiliser une narration légère, ironique et franchement assez comique lorsque l’héroïne s’adresse à Allah. Ce n’est pas le cas également parce que le récit est vivant, le regard ne s’attarde jamais sur telle ou telle scène (pourtant, de nombreuses séquences dramatiques foisonnent cette histoire) comme si le but des auteurs étaient de ne pas s’apitoyer sur les malheurs de Jbara. Au final, je me suis attaché à cette héroïne malgré ses tares, malgré ses choix discutables… mais cette société lui a t-elle laissé le choix de vivre sa vie comme elle l’entend ?

J’adore le graphisme de Marie Avril, cette mise en couleurs, sa représentation de ses personnages, ses décors fouillés, son découpage… en une phrase : jetez un coup d’œil sur ses planches, je suis sûr que vous serez conquis pas son travail ! Vraiment super !

« Confidences à Allah » m’est apparu comme une bande dessinée très intéressante à lire, elle nous présente une certaine réalité du devenir des jeunes filles marocaines. Je ne dis pas que ce récit est 100% réaliste : Jbara, l’héroïne, va même vivre au grand train à un moment donné, ce qui ne correspond pas forcément à la majorité ce que vont devenir ces femmes. Mais, c’est une bande dessinée que je vous recommande hautement de feuilleter d’autant plus qu’elle est servie par un graphisme de toute beauté.

Nom série  Traquemage  posté le 30/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Au vu des divers avis assez positifs sur « Traquemage », moi-aussi j’avais à cœur de lire cette nouvelle bande dessinée. En plus, en me rendant chez mon libraire à maintes reprises, la couverture de ce premier tome de « Traquemage » me titillait l’œil comme si elle me disait : « Mais vas-y ! qu’est ce que tu attends pour me découvrir ! »… et puis, j’ai sauté le pas… et j’avoue avoir passer un bon moment de lecture en compagnie de notre berger et de sa biquette.

Passons sur le terme de « Rural fantasy » mis en évidence par un sticker commercial collé sur la couverture, pour moi, il ne s’agit de rien de plus qu’une ième stratégie de la part de l’éditeur pour attirer la curiosité des lecteurs. C’est un coup publicitaire de la même trempe que quand Apple sort un nouveau produit en vantant ses nombreux gadgets qui vous rendront la vie meilleure * sic ! *.

Alors, que nous propose Wilfrid Lupano, le scénariste de cette nouvelle série ? Il s’agit plus ou moins d’un road-movie se déroulant dans un moyen-âge fantastique où le lecteur suivra les péripéties d’un berger qui s’est promis d’endiguer toute la magie du monde responsable, selon lui, du malheur des gens. Pour cela, il sera accompagné d’une pauvre biquette et d’autres créatures qui l’aideront plus ou moins à accomplir sa quête.
Bref, scénaristiquement, rien de neuf quoi…

Toute la force de « Traquemage » réside dans son humour à la fois ironique, léger, bon enfant, jouant sur un bon compromis entre le gestuel et les jeux de mots. Le tout m’est apparu très agréable à lire, je me suis surpris à avoir un franc sourire devant les pitreries des personnages principaux et les invraisemblables retournements de situation. Je n’ai pas ri de bon cœur mais j’avoue que c’est le genre de récit que j’aime feuilleter pour me « libérer les méninges » après une bonne journée de travail. A souligner que le scénariste a repris avec talent et humour dans son histoire quelques protagonistes célèbres… je vous laisse découvrir !

Le graphisme de Relom n’est pas que j’apprécie le plus dans le monde du 9ème art car je le trouve un peu figé. Cependant, il a le mérite de nous proposer des personnages très expressifs et des décors assez fouillés. Le découpage des scènes m’est apparu convainquant. La mise en couleurs utilisent des tons agréables à l’œil et en adéquation aux différentes intensités dramatiques de chaque scène. Bref, le travail de Relom est, à mon avis, très correct. De plus, ce dessinateur possède un style assez personnel, ce qui n’est pas pour me déplaire loin de là !

Au final, ce premier tome de « Traquemage » m’est apparu très plaisant à lire. J’y ai apprécié son humour bon enfant et le fait que c’est un récit qui me permet de libérer l’esprit en fin de journée. A suivre…

Note finale : 3,5/5

Nom série  Les Ignorants  posté le 23/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai attendu que les effets médiatiques sur la sortie des « Ignorants » soient atténués pour lire cet album d’Etienne Davodeau. En effet, je voulais prendre du recul sur les péripéties vécues par l’auteur et surtout ne pas être influencé par les bonnes critiques des médias et des lecteurs sur ce one-shot. Donc, l’occasion me fut présentée il y a quelques mois quand j’eus la possibilité d’acheter « Les ignorants » grâce à des bons gagnés lors d’un concours (je remercie vivement les intéressés, ils se reconnaîtront !)

Alors, que nous propose Etienne Davodeau ? Encore une bande dessinée dite « documentaire »… Chiche ! ça tombe bien car j’aime beaucoup ce genre de récit. Cette fois-ci, l’auteur nous emmène chez un viticulteur, Richard Leroy. En échange de son vécu pendant un an chez ce protagoniste, Etienne Davodeau a convaincu le viticulteur de découvrir en parallèle le monde de la bande dessinée. Seul point commun entre de nos deux personnages : ils ne connaissent pas "l'autre" métier.

Et on assiste donc pendant toute cette période aux échanges sur la bande dessinée et sur la viticulture entre Richard Leroy et Etienne Davodeau. Je vais donc vous faire partager mon point de vue sur cette bd en deux parties : d’abord, sur les séquences nous explicitant la viticulture car c’est un domaine dont je ne connais pas particulièrement ; et ensuite, sur la bande dessinée qui est un secteur que j’ai côtoyé assez souvent pour que j’en fasse une opinion propre.

Les séquences sur la viticulture : ce sont ceux que j’ai appréciés le plus dans « Les ignorants » car j’y ai appris pas mal de choses. De plus, le viticulteur en question pratique le « bio » (terme que je qualifie de « bobo attitude », ça fait plus snob de dire « bio » que « naturel »… enfin, bref…), ce qui est encore assez rare de nos jours surtout lorsqu’on découvre la « biodynamie » qui est une technique très particulière… J’ai apprécié l’attitude de Richard Leroy : on sent beaucoup de passion en lui envers le vin, j’aime les personnages qui ont un tempérament (raisonnablement) excessif et ce viticulteur en fait partie.
Cependant, je dois reconnaître que je suis ressorti frustré de ces séquences parce que cette lecture ne m’a pas convaincu qu’un vin « bio » soit meilleur qu’un Château Margaux ou un Pommerol (ce sont mes vins préférés). J’en suis déçu aussi parce qu’Etienne Davodeau n’a pas rencontré des vignerons (je veux dire par-là qu’il n’a pas abordé longuement ces autres rencontres) qui pratiquent différemment leurs métiers par rapport à ce que réalise Richard Leroy, ce qui nous aurait permis de mieux appréhender le travail de ces viticulteurs et de nous en faire une idée sur les différences entre eux.

Les séquences sur la bande dessinée : Concrètement, je n’ai pas appris grand’chose de plus sur le monde du 9ème art. Etienne Davodeau fait découvrir des auteurs très connus des amateurs de bandes dessinées à Richard Leroy. Ces auteurs sont des professionnels qui ont déjà un public et qui arrivent à vivre relativement bien de leur métier. Bref, Etienne Davodeau lui présente un aspect largement idyllique de son métier alors que ce n’est généralement pas le cas ! Je reproche à Etienne Davodeau d’avoir laissé sous silence les aspects négatifs de son métier. Pourtant, j’avais l’espoir qu’il en parle à travers la rencontre avec Nicoby lors du festival de la bande dessinée de Saint-Malo, Nicoby avait interpellé Etienne Davodeau en lui disant en gros qu’il montrait le côté « bisounours » du monde de la bd à Richard Leroy. Mais, cette séquence est –à mon avis- trop courte et aurait mérité une place plus importante dans son récit !
J’ai apprécié particulièrement le(s) passage(s) du récit où le viticulteur demande à Etienne Davodeau et aux autres auteurs pourquoi ils vénèrent Jean Giraud (sans que ceux-ci puissent lui expliquer les raisons !). C’est un point que je n’arrive pas à comprendre non plus !
Les choix de lecture de bandes dessinées proposées par Etienne Davodeau à Richard Leroy me sont apparus pertinents, il n’y a rien à redire là-dessus.

Au final, malgré les remarques négatives que j’ai citées ci-dessus, la lecture des « Ignorants » m’est apparue très agréable, très sympa car Etienne Davodeau est un des auteurs qui arrivent à me « capter » facilement à ses histoires quel que soit le sujet abordé. C’est le genre de livre que j’aime feuilleter calmement en fin de journée bien calé dans un bon fauteuil. Après, de mon point de vue d’un amateur de bandes dessinées, il ne faut pas non plus vous attendre à déboucher une bonne bouteille de vin après avoir lu ce récit car je n’en ressors pas totalement convaincu des bienfaits de l’agriculture bio. En tout cas, ce ne fut pas mon cas !

Nom série  American Tragedy : L'histoire de Sacco et Vanzetti  posté le 22/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
De la même manière que l’album « Ziyi », j’ai obtenu « American Tragedy : L'histoire de Sacco et Vanzetti » comme cadeau au festival de bande dessinée de Darnétal 2014. Je ne connaissais pas trop bien l’auteur de cette bd et je ne savais rien non plus du contenu de ce livre. Seule, la couverture me disait que j’allais découvrir un récit se situant dans la période prohibitionniste des États-Unis.

En fait, le lecteur est invité à suivre le destin de deux hommes qui ont marqué leur époque en voulant défendre la cause des ouvriers et en ayant servis de boucs émissaires aux autorités américaines. En effet, dans les années 1920 et même au-delà, il n’était pas bon d’être un communiste aux États-Unis…

Moi qui aime les récits historiques, je fus conquis par cette lecture parce que les détails, le contexte de l’époque (arrivée des immigrants venant aux USA pour chercher du travail) et les faits sont bien explicités par l’auteur. J’ai senti de la part de Florent Calvez qu’il avait réalisé un important travail de recherches pour concevoir sa bande dessinée ; bref, ça fait plaisir de voir qu’un auteur puisse se dévouer de cette façon, c’est à dire entièrement et sérieusement à son œuvre ! Et puis, les deux protagonistes sont apparemment loin d’être des anges, ils ont leur part d’ombre qui me les fait titiller ma curiosité sur leurs destins. Au niveau des similitudes avec le cinéma, cet album m’a rappelé l’excellent film « Reds » avec Warren Beatty.

Néanmoins, je le reconnais : la lecture d’ « American Tragedy : L'histoire de Sacco et Vanzetti » ne contentera pas tout le monde et en particulier, ceux qui sont en quelque sorte habituellement allergiques aux récits historiques.

Pourquoi ? Pour plusieurs raisons : Tout d’abord, il n’y a, à proprement dit, aucun protagoniste charismatique dans cette bande dessinée. Pour ma part, je n’y ai ressenti aucun attachement à un des héros (en dehors de leurs parts d’ombre), Florent Calvez a préféré adopter un ton et une manière très neutres pour raconter ces évènements et ce n’est pas –à mon avis- réellement un bon choix narratif (au contraire de la série « Il était une fois en France » où le personnage principal est carrément mis en avant, ce qui permet de nous « secouer » et de nous intéresser fortement au récit !). Ensuite, même si le narrateur a insisté sur les faits pour nous faire appréhender comment cette affaire fut importante à l’époque, j’ai beaucoup de mal à comprendre pourquoi et comment des foules immenses ont manifesté à travers l’occident pour défendre la cause de ces deux hommes. Il y a quelque chose qui me dit que c’est insensé, que c’est disproportionné de la part des syndicats (aussi puissants qu’ils étaient à l’époque) d’avoir organisé de telles manifestations pour obtenir la justice pour ces deux américains. Florent Calvez aurait peut-être du nous expliciter davantage ce dernier point.

Au niveau du dessin et de la mise en couleurs, le style utilisé dans cette bd n’est pas ce que j’apprécie le plus mais il s’accorde bien avec ce récit pesant.

A mon avis, cette bande dessinée est destinée aux fans de récits historiques surtout à ceux qui désirent connaître les évènements qui se déroulaient dans les années 1920 aux États-Unis. Pour les autres lecteurs, je ne pense pas qu’ils apprécieront cet album dont les protagonistes ne sont pas très charismatiques et dont le ton neutre qui y est employé risque de les ennuyer.

Nom série  Space Reich  posté le 06/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et si l’Allemagne nazie n’avait pas été vaincue lors de la seconde guerre mondiale, que serait-elle devenue ? Voilà une des réponses présentées par Richard D. Nolane, le scénariste : Elle se serait mise en compétition avec les Etats-Unis pour conquérir l’espace. Farfelue comme idée ? Pas tant que ça parce que Von Braun est le « cerveau », l’ingénieur d’origine allemande qui envoya les amerloques sur la Lune et parce que les USA disposent d’un peuple tellement fier qu’ils auraient vraisemblablement provoquer les nazis en leur proposant ce défi.

J’aime beaucoup ce genre d’uchronie parce qu’elle se base sur des choses à peu près réelles et convaincantes. En effet, faites quelques recherches sur le web et vous découvrirez que les nazis possédaient une technologie tellement avancée à l’époque qu’ils auraient vraisemblablement été capables d’envoyer des hommes sur notre satellite naturel avant 1955 ! Et par ricochet, envoyer des missiles sur les USA bien avant 1950 !

Bon, le contexte planté, parlons un peu de cette bande dessinée proprement dit : j’ai pris beaucoup de plaisirs à la lire. D’abord, parce que j’apprécie ce genre de contexte. Et puis, la lecture me fut assez facile, sans trop de prises de tête malgré la présence d’un grand nombre de protagonistes (la majorité des hommes et femmes présents dans cette nouvelle série ont réellement existé et y sont les héros !), de coups bas diplomatiques entre les deux pays et la représentation des personnages qui ne me sont pas apparu facilement identifiables au premier coup d’œil.

Graphiquement, le coup de patte de Marko Nikolic m’est apparu –dans l’ensemble- agréable à l’œil ainsi que la colorisation dirigée par une équipe basée en Inde. L’ensemble donne un résultat très correct.

Ce sera avec une certaine curiosité et impatience que je suivrai les prochaines épisodes de « Space Reich » en espérant que ça ne tombe pas sur du n’importe quoi avec des rebondissements ridicules pour faire durer le suspens et que ça ne soit pas non plus une série qui nous balance un bête inventaire des engins qui étaient prévus à l’époque…

Nom série  Ziyi  posté le 05/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai obtenu « Ziyi » en cadeau en plein festival de bande dessinée de Darnétal 2014. Je ne connaissais pas du tout Jürg, le dessinateur, et il était présent sur les lieux. Bien entendu, je ne me suis pas fait prier pour aller faire dédicacer l’album en question et en profiter pour papoter avec lui. Tout de go, il m’annonça que « Ziyi » n’est pas un album optimiste et qu’il valait mieux que je ne sois pas d’humeur suicidaire pour commencer à le lire… ça annonce la couleur !

En effet, après lecture, « Ziyi » n’est pas clairement destiné aux lecteurs ayant une vision optimiste de l’humanité. L’histoire est noire de chez noire ! Pourtant, le personnage principal est un être qui est ce qu’il y a de plus mignon sur terre, je dirai même que c’est un des protagonistes les plus gentils et les plus « chous » que j’ai pu découvert dans l’univers du 9ème art.

Le récit se situe dans un monde apocalyptique où notre gentil (anti ?)héros, une fois échappé de sa cage, y découvre des personnages aussi bien charismatiques qu’antipathiques. L’histoire est entièrement muette mais les expressions données par « Jürg » à ses protagonistes sont tellement explicites qu’on arrive facilement à deviner leur ressentiments et leurs envies.

L’ensemble du récit est assez touchant et le dénouement m’est apparu classique mais bien « tourné ». Je n’adhère pas du tout au message très pessimiste de ce récit même s’il m’a interpellé et fait réfléchir sur les travers de l’homme (certains passages m’ont fait penser à l’holocauste et à la seconde guerre mondiale voire même à ce qui s’est passé en Bosnie). Bref, ce n’est pas clairement le meilleur scénario que j’ai pu lire jusqu’à ce jour mais il a eu le mérite de me secouer et de méditer sur le comportement de l’homme en général : ce qui est un bon point !

Graphiquement, le travail de « Jürg » m’est apparu vraiment très bon ! Le noir et blanc se suffit largement en lui-même et est parfaitement adapté au récit. Le trait de cet auteur y apparaît rond et proche de la « ligne claire » avec des touches de hachures qui soulignent la dureté du monde dans lequel évoluent nos personnages. Seule, la narration m’a semblé un peu confuse par moments, il y a des passages où j’ai eu parfois des difficultés à bien comprendre ce qui se passe comme si des cases avaient été retirées de l’album.

Mention spéciale à la maquette de ce one-shot : c’est vraiment du bel ouvrage ! Un livre solide avec une couverture toilée bien épaisse et des pages denses à la senteur si particulière du papier : j’adore !

Au final, j’ai vraiment apprécié ce joli cadeau des organisateurs du festival bd de Darnétal. « Ziyi » est une bande dessinée qui n’est pas à mettre dans les mains de tous les lecteurs car le message envoyé par le scénariste est clairement pessimiste sur l’humanité en général. Seul, le personnage principal nous donne un signal d’espoir et de douceur dans ce monde de brutes ! Mentions spéciales au coup de patte de Jürg et à la maquette du livre : du (très) bon boulot !

Nom série  Racket  posté le 04/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je l’attendais avec une certaine impatience ce nouvel album de Stéphane Levallois parce que c’est un auteur que j’apprécie beaucoup et parce que cela faisait un bon moment qu’il n’avait plus réalisé de bande dessinée. Au final, je suis un peu déçu.

Désappointé parce que « Racket » se présente sous un imposant format de poche alors que certaines planches auraient mérité une impression en grand pour qu’on puisse en saisir les détails.

Frustré parce que « Racket » est proposé au tarif un peu prohibitif à mon sens de 26€00. Certes, le lecteur aura le droit à une pagination conséquente et à une maquette d’une excellente qualité mais ce prix n’encouragera certainement pas le jeune public à découvrir cet auteur qui ne demande –à mon avis- qu’à être plus connu des bédéphiles.

Pourtant, l’histoire avait de quoi me plaire : le récit met en scène le combat d’une jeune fille pour sortir de son coma suite à une interaction malheureuse avec un voleur de téléphone portable. Le récit est totalement muet. Par conséquent, la lecture s’avère rapide mais les 320 pages de ce one-shot vous demanderont tout de même un bon moment pour le finir !

On a donc un scénario simple et universel. Cependant, cette histoire m’est apparu tout de même assez prenante car le lecteur naviguera entre des séquences réelles et de rêveries où j’ai pu y ressentir les moments d’angoisse, d’espoir et parfois de plénitude de la petite fille. L’autre personnage important du récit m’a semblé touchant lui-aussi car on y aura droit également à des scènes émouvantes.

Je suis assez mitigé sur le travail graphique de ce recueil : le trait de Stéphane Levallois varie entre les styles dépouillé et hyper-détaillé. Si son coup de crayon m’est apparu correct dans les phases « relâchées », ce n’est pas le cas dans les pages où son foisonnement de détails rend la lecture difficile d’autant plus –je le répète- le petit format de la bd ne m’a pas permis de contempler pleinement le dessin de Stéphane Levallois. Pour en rajouter une couche, c’est un peu dommage aussi qu’il n’est pas utilisé son style dépouillé dans les séquences d’action au lieu de l’employer dans des scènes calmes comme il l’a fait dans son histoire. En tout cas et personnellement, j’aurais inversé ce parti-pris graphique pour y gagner en lisibilité.

Stéphane Levallois est finalement que j’admire beaucoup car il essaie dans chacune de ses réalisations d’innover un peu la mise en page traditionnelle qu’on aperçoit dans la plupart des bandes dessinées, et d’y apporter une touche graphique très personnelle. Cependant, ce parti-pris –à mon avis- ne marche pas à tous les coups comme c’est le cas avec « Racket » où j’y déplore énormément le manque de lisibilité. Les choix d’un petit format et d’un prix conséquent pour cette histoire sont également des choses que je n’éprouve pas de la part des éditions Futuropolis (ce qui ne leur arrive pas –heureusement- souvent !). Malgré tout, si vous voulez découvrir cet auteur, jetez un coup d’œil sur «La Résistance du sanglier » et « Le Dernier modèle » qui sont des bandes dessinées –à mon avis- bien plus abordables que « Racket ».

Nom série  Rencontre sur la Transsaharienne  posté le 29/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai découvert « Rencontre sur la Transsaharienne » par hasard sur les étals d'une librairie indépendante. C’est sa parution dans la renommée collection « Aire libre » qui m’a donné l’envie de feuilleter cette bande dessinée.

« Rencontre sur la Transsaharienne » nous conte trois histoires différentes qui se passent au même moment, dans des lieux différents et avec des protagonistes qui n’ont aucun lien. Pourtant, au fil de la lecture et par le plus grand des hasards, ces personnages vont se rencontrer et voir leurs destins se lier par la force des choses…

J’avoue que je suis ressorti déçu de cette lecture. Pourtant, j’ai été accroché par la première moitié de cette bande dessinée notamment par le destin de la jeune héroïne et celui du jeune Africain. Puis, lorsque ces différents protagonistes se sont rencontrés, je n’ai plus du tout cru à cette histoire. A partir de ce moment-là, tout cet enchaînement m’est apparu improbable, téléphoné rien qu’à découvrir comment ils sont amenés à se côtoyer. Au final, je n’ai rien appris de plus sur la Transsaharienne alors que le titre de cette bd présageait le contraire. A la rigueur, si vous voulez en savoir davantage, allez visionner un des épisodes télévisés des « Routes de l’impossible ».

Pour le reste, le graphisme de Sébastien Verdier m’est apparu très correct dans le style réaliste. La mise en couleurs est à mon avis bien adaptée au récit, la narration fluide et je pense que la plupart des lecteurs n’auront aucune difficulté à bien appréhender cette histoire.

Au final, « Rencontre sur la Transsaharienne » m’est apparu comme une lecture agréable mais j’en suis ressorti frustré par le dénouement improbable (la deuxième moitié de la bd) et par le peu d’informations sur la Transsaharienne. Dommage…

Nom série  Les Belles Histoires de l'Oncle Alix  posté le 25/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et bien voilà, plus de trois ans après, je me décide enfin à écrire un p’tit avis sur cette bande dessinée collective à laquelle j’ai participé… et j’en remercie vivement mais alors très chaleureusement tous ceux qui m’ont contacté pour cette réalisation et en premier lieu, Superjé, le chef de la bande !

Pfiouu ! ça n’a pas été simple mais alors pas du tout simple pour ma part de participer à ce projet, et j’en garde encore de nos jours un sentiment d'inachevé, de quelque chose que je n’ai pas su mener jusqu’à son terme malgré mes engagements initiaux : et j’ai horreur de décevoir ! ça me reste encore en travers de la gorge !

Alors, comment expliquer ça ? Beaucoup de choses : les (bons) aléas de la vie (privée), l'inexpėrience, un projet trop ambitieux où j’ai voulu faire une bande dessinée conséquente (+ de 10 pages) tout en assumant l’encrage et la mise en couleurs, puis pratiquement le scénario dès le début de l’aventure (Spooky m’a bien aidé par la suite, merci compère !). Bref, un délai trop court (il fallait la faire en dehors du boulot et des autres obligations de la vie quotidienne !) pour un récit dont j’avais eu trop d’ambition dès le départ. Alors, en garde-je un mauvais souvenir ? Non ! Dieu merci ! Car j’y ai découvert des gens formidables, parce que ça m’a appris à parfaire mon dessin, parce que je sais maintenant ce que c’est de participer à un travail collectif de ce genre, ça m’a appris aussi par la suite à revoir mes ambitions à la baisse pour essayer de tenir les délais et ma… parole.

Alors, bien sûr, au niveau du dessin, il y a beaucoup de défauts sur les planches que j’ai réalisées. En premier lieu, j’ai un trait assez figé et maladroit qui se ressent beaucoup lorsque je réalise le crayonné. En second lieu, je n’aime pas mon lettrage. Lorsque je dessine, j’ai toujours en tête que ce sera mis en couleurs dont je ne fais pas très attention à mon encrage… Au final, c’est brouillon.

Je me suis remis sérieusement sur ce court-récit, je ne sais pas quand je le terminerai… mais je vous promets pas mal de changements étant donné que pendant ces trois années, mon coup de patte a évolué, que ce sera une version informatique colorisée, que les (nombreux) défauts seront corrigés et qu’il y aura bien entendu une fin.

Bon, que dire les autres intervenants ? Rien, ils ont été formidables, tout simplement formidables. Je n’ai pas de préférences particulières parmi leurs histoires. Et puis, la maquette de la bande dessinée conçue par Elveen est au top sans compter les références/ commentaires qui sont autant des clins d’œil bienvenus et sympas sur le site. Encore désolé à tous ceux qui me faisaient confiance et qui ont été déçu par mon comportement.

En conclusion, je pense que tout n’est pas parfait (et de loin !) sur cette bande dessinée mais je peux vous assurer le cœur y était et que tout le monde a voulu faire un gros cadeau aux habitués de Bdthèque et au webmaster. Je pense que le but a été atteint. Merci aux témoignages chaleureux de tous ceux et toutes celles qui ont lu cette bd et qui ont compris que notre objectif était de nous faire plaisir et de vous faire plaisir. Bonne (re)lecture !

Nom série  Le Tirailleur  posté le 25/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« Parce qu’Abdesslem est un étranger, il devait rester 9 mois au moins en France pour toucher sa maigre allocation de vieillesse » : voilà en résumé la vie d’un gus de 86 balais, né au Maroc dans un douar, qui s’engagea dans l’armée française à 17 ans (et encore, il ne sait même pas quand il est né exactement), combattit en 39-45 et en Indochine au nom de notre pays et au prix de sa vie et des autres se retrouvera au sortir de l’armée dans un petit appartement d’un foyer parisien loin des siens pour pouvoir nourrir sa famille restée au Maroc !

C’est un étranger… et alors ? Il a quand même combattu en France et pour les Français quoi ! Ce n’est pas rien tout de même ! De quel droit devons-nous imposer cette loi stupide à ces gens-là ?
Ah, mais il fallait qu’il fasse venir sa famille en France ? Mais bien sûr, c’est la meilleure chose à faire quand on voit comment sont stigmatisés les étrangers à notre époque où pour diverses raisons (plus ou moins justifiées) on ne veut plus recevoir ces gens hein ?
Ah, mais il n’aurait pas fallu qu’il signe pour incorporer l’armée ! M’ouais, sauf qu’il a été engagé pratiquement de force par des soldats français… mais bon, faut pas le dire hein c’est pas bien et puis il n’y a pas de preuves officielles…
Bin, il fallait qu’il laisse tomber cette allocation pour vivre près des siens alors : oui sauf que ça a été sa seule ressource pour nourrir sa famille pendant des années et puis, quoi, il n’a pas combattu pour des prunes non ? Vous, ça vous plairait qu'un gouvernement ou un organisme vous enlève la pension de retraite (après avoir bossé pendant plus de 40 ans) si vous voyez votre femme plus de 3 mois par an ? Non ? Alors, je vous laisse deviner si en plus vous avez risqué votre vie dans une contrée étrangère pour des raisons d’état…

Ce livre est –à mon avis- un formidable témoignage sur la destinée de ces gens. Je doute fort que la majorité d’entre eux aient suivi le même chemin qu’Abdesslem mais ça me laisse une forte impression de gâchis : on n’a qu’une vie et je suis convaincu qu’on est tous nés pour y trouver le bonheur, alors pourquoi compliquer à ce point la vie des gens ? Je suis sûr que nombre d’entre vous trouveront ma réaction trop utopique, trop simpliste, trop pathétique, trop « bisounours », etc… mais avouez quand même que c’est bien le but de chacun d’entre nous de vivre en paix sur notre bonne vieille planète non ?

Bon, j’arrête là : lisez ce putain de bon livre et vous comprendrez certainement pourquoi j’ai eu ce genre de réaction après l’avoir feuilleté. Ce genre d’histoire fait réfléchir, ça, c’est sûr !

Ah, j’oubliais : le graphisme de Piero Macola ? Parfaitement en adéquation avec ce récit d’autant plus que la narration est très bonne elle-aussi. Et merci encore une fois à Futuropolis d’avoir publié ce genre de récit !

Nom série  Le Sourire de Rose  posté le 19/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai découvert « Le Sourire de Rose » par hasard sur les étals de mon libraire. Deux choses ont titillé ma curiosité : premièrement, le nom de la collection qui m’était inconnu jusqu’alors « Professeur Cyclope » de chez Casterman ; deuxièmement, la belle mise en couleurs en aquarelle.

Après lecture, il s’avère que je suis moyennement convaincu par le scénario de cette bande dessinée. Le lecteur suivra les péripéties d’un jeune père de famille qui est en rupture sentimentale et qui va rencontrer par un coup du hasard une jeune femme un peu en perdition elle aussi. Ces aventures rocambolesques le mèneront dans une situation critique…

Plusieurs scènes me sont apparues tirées par les cheveux et je ne vous parle pas non plus du mobile tordu des « méchants ». Si j’ai suivi avec intérêt cette histoire, c’est parce que la relation entre les trois principaux protagonistes (le père, l’enfant et la jeune femme) m’intéressait et parce que ces personnages me paraissaient attachants. Mais bon, le dénouement de ce récit m’a un peu refroidi car trop « fleur bleue ».

Reste que j’ai été séduit par la belle mise en couleurs de Sacha Goerg, sa narration m’est apparue impeccable et la mise en page aérée permet de contempler avec délice ses aquarelles.

« Le Sourire de Rose » est une bande dessinée qui ne restera pas gravée dans ma mémoire à cause de son scénario qui ne m’a pas convaincu. Dommage parce que j’aime le coup de patte de Sacha Goerg, un auteur que je suivrai certainement et dont j’essaierai de découvrir les autres réalisations.

Nom série  Les Vieux Fourneaux  posté le 06/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est vrai que le coup de crayon de Paul Cauuet est vraiment enthousiasmant dans ce premier tome des « Vieux fourneaux » : j’aime les tronches qu’il donne à ces personnages et puis, son style est dynamique, vivant.. Bref, il a tout pour plaire d’autant plus que le découpage des scènes m’est également apparu très satisfaisant.

Mais ce que je retiens le plus dans cette bande dessinée, ce sont les dialogues entre les principaux personnages : ceux-ci n’arrêtent pas de se lancer des piques acerbes, ironiques, marquantes, d’une grande hilarité… on n’est vraiment pas loin de l’humour des « Tontons flingueurs » ! Le lecteur y découvrira de nombreuses scènes délicieusement loufoques.

Les héros ? Ce sont trois pépés attachants qui se revoient à l’occasion d’un enterrement et qui vont être entraînés dans un road-movie mémorable vers l’Italie suite aux révélations de leurs passés.

Le scénario ne m’est pas apparu très original mais le dénouement de ce premier tome me titille, me donne l’envie de suivre les péripéties de ces trois grands pères grognons et sympathiques.

Alors oui, on a là une bonne bande dessinée qui donne le sourire et qui m’a fait passé un bon moment de lecture, je ne pense pas que le prochain tome me décevra mais j’attends quand même à être surpris… wait and see !

Nom série  Rayons pour Sidar  posté le 06/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Civiello ! Que vois-je ? « Civiello » en grand sur la couverture de cette nouvelle série ! Il ne m’en fallait pas plus pour que je sois enthousiasmé à lire sa nouvelle réalisation : le premier tome de « Rayons pour Sidar »… avec un peu de recul quand même parce que les critiques des différents internautes sur cette bande dessinée ne sont pas vraiment bonnes jusqu’à maintenant.

Alors ? Après lecture, quelles sont mes impressions sur le travail graphique ? Franchement : mitigées. J’aime énormément le coup de patte de Manu Civiello, c’est d’ailleurs un de mes dessinateurs préférés. Mais là, je fus un poil désappointé par son job sur l’introduction des « Rayons pour Sidar ». Cette déception, je pense que cela est dû à la mauvaise impression des planches sur ce papier glacé des éditions « Ankama » : les couleurs sont souvent ternes malgré l’utilisation de nombreux tons vifs par l’auteur pour créer des ambiances pourtant bien adaptées à l’intensité de chaque séquence de la bande dessinée. Et surtout, son encrage (en noir) et ses contours sont trop atténués à mon goût. C’est comme si le scannage des planches de l’auteur a eu pour conséquence de les « flouter ». Les précédentes œuvres de Civiello parues chez les éditions Delcourt paraissent plus agréables à contempler que la présente.
En conclusion, je dois reconnaître que le rendu visuel de ce premier tome n’est pas très agréable. Il suffit de jeter un coup d’œil sur la première page de l’album pour constater à quel point tout est confus tant au niveau du soin apporté au dessin qu’au niveau des cadrages employés (difficultés à saisir immédiatement où se trouvent les personnages).

Que dire du scénario ? Pas grand’chose pour l’instant car on ne sait pas encore concrètement les dangers qui pèsent réellement sur cette planète et pourquoi le personnage principal n’arrête pas de se dire qu’il est le messie. Bref, je dois avouer que j’ai eu un peu de mal à m’intéresser aux péripéties de notre héros d’autant plus que le monde dans lequel il évolue semble doté de bébêtes pas malignes du tout. De nombreuses incohérences peuplent le récit ; à mon avis, le scénariste aurait dû les corriger quitte à inventer ou à éliminer quelques scènes du roman originel. Seul le dénouement m’est apparu fascinant. Bref, sur ce point, j’ai eu l’impression de relire le premier tome de « La Graine de Folie » du même auteur (Civiello). Peut-être que j’aurais dû lire le roman de Stefan Wull avant son adaptation en bande dessinée pour me donner qualitativement une idée précise du roman en question…

Je lirai probablement le deuxième tome des « Rayons pour Sidar » en espérant que le travail d’impression des planches de Civiello sera meilleur, que les personnages seront plus « travaillés » et que le scénario décollera enfin : ce qui fait beaucoup quand même pour que je vous conseille la lecture de ce premier tome de la série qui m’a un peu déçu.

Nom série  Clichés de Bosnie  posté le 30/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai lu beaucoup de récits sur la guerre de Bosnie, notamment ceux relatés par Joe Sacco et dernièrement par Gani Jakupi (« La Dernière image »). Et là, je me demandais ce que j’avais apprendre de plus sur ce conflit en lisant « Clichés de Bosnie ».

J’ai trouvé beaucoup de similitudes en feuilletant cette bande dessinée avec « Clichés Beyrouth 1990 » des frères Ricard. On se retrouve en compagnie d’un auteur qui va découvrir un pays ravagé par la guerre, il va se rendre dans cette contrée par l’intermédiaire d’une association ayant pour rôle d’aider les sinistrés. Dans le cas d’Aurélien Ducoudray, ça se passe en 2004, soit environ 10 ans après les faits… On ne peut pas dire que c’est jolijoli l’état dans lequel était ce pays : délabré, soumis par la corruption, en train de panser tant bien que mal ses plaies.

Tout en y racontant le quotidien des habitants qu’il a rencontrés, Aurélien Ducoudray nous explique également comment le conflit s’est déroulé : on y voit alors de temps en temps des cartes schématiques qui nous permettent d’appréhender ce qui s’est passé même si elles se révèlent incomplètes pour un connaisseur. Quant au récit proprement dit, l’auteur nous explique ce qu’il a vu tantôt d’un ton grave tantôt d’un ton assez humoristique (heureusement, ça reste assez discret et c’est exempt de lourdeur), il y rencontre pas mal de locaux mais de nombreuses scènes se passent avec ses compagnons de l’association.
Alors, ai-je appris beaucoup de choses sur l’état de ce pays ? A vrai dire, je ne le pense pas autant donné que le récit d’Aurélien Ducoudray se passe en 2004, c’était il y a 10 ans environ… déjà.. et je suis certain que la situation a favorablement évolué là-bas depuis. Bref, ce que je veux dire par-là, c’est qu’à mon avis cette histoire aurait été intéressante si elle avait été publiée en 2005 ou 2006 par exemple.

Pour le reste, je ne suis pas convaincu que le graphisme de François Ravard soit le mieux adapté pour le scénario d’Aurélien Ducoudray mais l’ensemble se révèle tout de même plaisant à contempler : les personnages sont facilement identifiables et les décors sont assez détaillés.

Même si certaines scènes sont assez poignantes, même si le tout donne une bande dessinée agréable à feuilleter, je suis resté sur ma faim. Cette sensation est due parce que ce récit se déroule en 2004 alors qu’on est en 2013, soit presque 10 ans après qu’Aurélien Ducoudray ait été dans ce pays et je suis pratiquement sûr que la situation a bien changé depuis. Si l’album avait sorti 2 ans après le séjour de l’auteur, j’aurais été enthousiaste à découvrir sa bande dessinée. Paru en 2013, pour moi, ce n’est plus vraiment le cas d’autant plus que de nombreux récits de ce conflit ont été publiés depuis…

Nom série  Les Dormants  posté le 30/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est à l’occasion d’une séance de dédicaces à ma librairie habituelle que j’ai fait la connaissance de Jonathan Muñoz. En voyant le trait caractéristique de cet auteur et sa mise en couleurs que j’aime beaucoup, je ne pus me retenir d’acheter « Les Dormants »pour obtenir une dédicace de lui et pour lui donner un coup de pouce. En fait, je ne savais pas trop de quoi ça racontait…

Et puis, voilà, le soir même, je me suis mis à lire « Les Dormants ». Les premières pages étaient intéressantes, j’apprécie énormément le trait de Jonathan Muñoz, la gueule qu’il donne à ses personnages aux tempéraments bien trempés, sa mise en scène très variée, son choix des ambiances, son univers inspiré (un peu) de celui de Tim Burton… bref, ça donnait envie de connaître la suite de cette histoire.

Et puis j’arrive au dénouement et patatras, je ne comprends pas grand’chose… Ai-je loupé quelque chose ? Suis-je si bête à ce point-là ? Et rebelote, je me remets à relire cet album… sans trop de succès finalement. A ce jour, ça fait bien quatre fois que j’ai feuilletée « Les Dormants » et j’avoue que je n’ai toujours pas tout pigé !

Dommage que cette fin soit assez difficile à appréhender parce que pour le reste, j’ai apprécié cette histoire où le passé des personnages principaux ressurgit et prend une place considérable dans ce scénario. Les différents protagonistes me sont apparus assez attachants, il faut dire aussi que Jonathan Muñoz possède un de ces coups de crayon… Bref, je suis sûr qu’on va entendre de lui plus tard s’il arrive à publier une série avec un scénario en béton armé chez un grand éditeur !

Nom série  Une Histoire d’hommes  posté le 30/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens ? Personne n’a encore émis un avis sur « Une histoire d’hommes », le nouvel album de Zep ?! Bon, allez, je me dévoue d’autant qu’il s’agit d’une bande dessinée qui n’a rien à voir mais alors rien à voir avec « Titeuf » !

« Une histoire d’hommes » met en scène une bande d’anciens amis musiciens. Chaque membre de ce groupe a plus ou moins continué à faire de la musique ; d’ailleurs, l’un d’entre eux prénommé Sandro est devenu une star. Ce dernier les invite chez lui dans une somptueuse demeure. Ce séjour sera l’occasion pour chaque ami de faire un bilan de leur carrière et de se remémorer leurs souvenirs…

Le lecteur se retrouvera donc à lire un pur roman graphique où chaque personnage raconte sa vie, ses états d’âme, ses regrets, ses espoirs, etc… le tout dans une ambiance assez lourde marquée par une mise en couleurs assez terne. Il faut dire que les retrouvailles entre amis ne me sont pas apparues très gaies. Certes, il existe quelques passages assez marrants à l’image de la scène où l’un des leurs a tabassé un VIP mais dans l’ensemble, l’atmosphère n’est pas très joyeuse. Alors, est-ce que cette bande dessinée m’est apparue convaincante ? Oui et non parce que l’histoire ne m’a pas si marqué que ça, je n’ai pas eu non plus mon lot d’émotions lors de cette lecture et les personnages ne m’ont pas attiré de la sympathie. Et pourtant, je suis assez content que Zep ait délaissé son style « comique » pour un dessin plus réaliste et lâché. Et puis, j’ai senti que l’auteur connaissait un bon rayon sur le business de la musique, en témoigne son passé de musicien dans un groupe.

Bref, « Une histoire d’hommes » m’est apparu comme une bonne bande dessinée dans le genre « roman graphique » mais sans plus car je n’ai pas ressenti d’émotions lors de ma lecture. Je retiendrais de cet album plus son atmosphère « rockeuse » que l’histoire proprement dite. Dans le même genre et si vous êtes un fan de rock-punk pur et dur, je vous conseille plutôt de feuilleter le très remuant « Les Pieds dans le béton » que ce nouvel album de Zep. Reste que j’ai apprécié que l’auteur ait abandonné son personnage fétiche pour un pur roman graphique, j’espère qu’il continuera de temps en temps à en faire !

Nom série  Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait...  posté le 29/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je viens de lire « Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait... » et voici mes premières impressions :

J’aurais bien aimé que les auteurs parlent du manque flagrant de centres pour handicapés mentaux ou mobiles en France au point que des parents sont obligés soit d’expédier leur enfant loin de chez eux à l’étranger (Belgique), soit d’attendre des années et des années qu’une place se libère dans un de ces centres ou soit de prier pour que quelqu’un d’autre puisse s’occuper de leur rejeton quand ils mourront.

J’aurais bien aimé que les auteurs abordent les agents de l’ex Cotorep (appelée à ce jour « Maison des handicapés ») qui cassent les couilles aux parents dès que leur enfant handicapé devenu majeur touche enfin une aide de l’Etat de même pas 400 €/mois pour soit-disant se nourrir, s’habiller, se blanchir, se loger indépendamment de leur famille ! Se sont-ils intéressés au devenir de ces handicapés pendant tout le temps où ils étaient mineurs, pendant tout ce temps où leurs parents se privaient (et se privent toujours) de toute leur liberté pour le bien-être de leur rejeton ?

J’aurais bien aimé que les auteurs citent également des handicapés mentaux qui n’ont plus personne de leur famille pour s’occuper d’eux, qui sont internés dans des pensionnats éloignés de tout contact avec la population.

J’aurais bien aimé que les auteurs racontent de même de tous ceux qui évitent de croiser ces handicapés soi-disant parce que ça leur gâcherait leurs vacances ! Qui ne vont pas à Berck afin de ne pas apercevoir nos compatriotes se déplacer en fauteuil !

J’aurais bien aimé… bon j’arrête là…

J’ai aimé que les auteurs aient su nous montrer avec beaucoup de pudeur tout l’amour que porte l’héroïne à son fils.
J’ai aimé que les auteurs abordent la question de la prise en charge de « Michelou » par l’un des membres de sa famille.
J’ai aimé que les auteurs aient réussi à parler des privations dont sont objets les parents.
J’ai aimé que les auteurs aient su éviter de mettre dans leurs récits des scènes larmoyantes vu le sujet abordé. Pourtant, j’ai eu le cœur serré en pensant à toutes ces familles qui vivent plus ou moins de ce genre de situations.
J’ai aimé l’excellent coup de crayon de Roger qui rend ses personnages très expressifs.
J’ai aimé toutes ces tranches de vie qui me sont apparues très réalistes et qui sont racontées avec justesse voire même avec optimisme.
J’ai aimé plein de choses encore !

Alors, s’il vous plait Messieurs Zidrou et Roger, s’il vous plait Monsieur l’éditeur, faites que vous fassiez un autre tome de « Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait... » ou plein d’autres albums de ce genre histoire que vous puissez combler mes souhaits énumérés ci-dessus, histoire aussi qu’au moins un de nos chers élus (un de ceux qui soient placés là-haut, très très haut dans le Palais de l’Elysée !) ait un jour l’occasion de mettre son nez dans votre album et qu’une voix intérieure puisse lui dire qu’il faut réparer à tout prix, s’intéresser à ces personnes même si elles sont incapables de voter pour lui !

Nom série  Le Chien qui louche  posté le 28/10/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Marrante cette nouvelle bande dessinée d’Etienne Davodeau ! J’aime beaucoup cette idée d’une histoire basée sur l’intérêt ou non d’intégrer une œuvre plus ou moins récente au musée du Louvre. Ici, il s’agit en l'occurrence d’une peinture de la future belle-famille de notre personnage principal. Ce dernier travaille comme gardien au musée du Louvre et il a été chargé involontairement et officiellement par les membres proches de sa bien-aimée d’introduire une vieille « croûte » de l’un de leur aïeul. Il est déjà difficile de faire admettre une nouvelle toile dans ce prestigieux bâtiment alors je vous laisse imaginer ce que ça doit être lorsqu’il s’agit d’une représentation d’un chien qui louche !

Le lecteur découvrira donc un récit assez original et plaisant à lire par son humour bon enfant (en particulier grâce aux répliques et au comportement désinvolte des membres de la belle famille). Mon seul reproche envers cette bande dessinée vient du fait que de longues séquences muettes mettent en scène les personnages évoluant dans le musée du Louvre, la présence de ces scènes ralentit –à mon goût- un peu trop le rythme de cette bande dessinée.

Ceux qui sont fans du dessin d’Etienne Davodeau retrouveront bien entendu son style personnel. Ce n’est pas ce que j’aime le plus dans le monde du 9ème art mais je lui reconnais une facilité à bien distinguer les visages, une propension à représenter des décors suffisamment fouillés pour que l’on sache où ça se situe ainsi qu’une mise en page variée et un découpage fluide.

Certes, « Le Chien qui louche » ne m’est pas apparu comme le meilleur récit d’Etienne Davodeau mais l’ensemble se lit avec beaucoup de plaisir. J’y ai aimé l’humour employé dans les péripéties de ce gardien du musée du Louvre et le fait que cette histoire m’a semblé assez originale.
En conclusion, « Le Chien qui louche » est à mon avis un des récits les plus sympas à lire parmi les bandes dessinées de la collection du Louvre.

Nom série  Jack Joseph, soudeur sous-marin  posté le 03/07/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je m’attendais à lire un récit se passant dans un submersible mais c’est autre chose que j’ai découvert ! Faut dire que je n’avais pas lu auparavant le résumé de « Jack Joseph, soudeur sous-marin » et que je me suis mis à « attaquer » cette lecture bille en tête, aveuglé par l’affichage de mon éditeur préféré « Futuropolis » sur sa couverture ! Et je ne fus pas déçu !

« Jack Joseph, soudeur sous-marin » est un pur roman graphique. Ici, pas de scènes d’action proprement dites, ni de péripéties aventureuses ne se présenteront aux lecteurs. Le récit est celui d’un homme qui va en quelque sorte « chasser » ses démons du passé après avoir aperçu au fond de l’océan un objet inattendu.

« Jack Joseph, soudeur sous-marin » m’est apparu comme un récit touchant. Toutefois, malgré la présence de séquences imaginées et un peu fantasmagoriques, cette histoire ne vire jamais au mélodrame et son dénouement permet d’apprécier la cohérence de ces scènes dans cette histoire.
Jack Joseph (surnommé Jackie dans la bd), le personnage principal m’est apparu comme un personnage attachant et crédible parce que la trentaine passée, un homme –à mon avis- en général ne peut pas échapper au syndrome du « sens de la vie ». Dans ce récit, Jackie se remet en question surtout à l’approche de sa paternité… enfin, bref, je pense que tous les lecteurs ayant dépassé leur trentième année d’existence me comprendront.

J’ai apprécié aussi le fait que le protagoniste principal soit un soudeur sous-marin, on a donc le droit à des vues inédites : c’est original et ça change un peu par rapport à l’ensemble des bandes dessinées qui sortent en masse tous les mois. Ça permet aussi de contempler un joli dessin en noir et blanc qui retransmet bien l’atmosphère de cette ville côtière où se déroule cette histoire. J’aurais tout de même été curieux de voir une version colorisée de cet album surtout au vu de sa situation en bord de mer (imaginez un peu le résultat si des couleurs bleuâtres et sombres de l’océan avaient été employées dans ce récit, ainsi que des ambiances ternes lorsque des séquences sous la pluie font leur apparition…) mais j’avoue avoir été tout de même conquis par le trait de cet auteur (Jeff Lemire).
Il est à souligner que Jeff Lemire a soigné sa mise en page, on a le droit à un découpage varié et inattendu tout au long de la lecture, ce qui m’a permis de ne jamais ressentir le moindre ennui à suivre les péripéties de Jackie.

En conclusion, encore un livre de chez « Futuropolis » qui m’a beaucoup plu… décidément, c’est une habitude !

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