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Nom série  Kräkændraggon  posté le 20/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si je n'aime pas le dessin de Mathieu Sapin, je pouvais difficilement passer à côté de ce récit qui se base sur un postulat de rêve pour un geek comme moi : pour "faire face à la crise", l'Education Nationale bouleverse son programme et s'oriente désormais sur la seule matière qui a encore de l'avenir : les jeux vidéo et autres jeux de rôles !
S'ensuit un recueil de gags en une planche formant un récit plus ou moins suivi et mettant en scène ce monde nouveau où seuls les gros Nerds et les Geeks les plus expérimentés sont au sommet de l'échelle.

L'idée est amusante quoique pas très novatrice. Il me semble avoir déjà lu des histoires similaires sur le net, dans des blogs ou ailleurs. Mais c'est sympa et j'apprécie de la voir développée sur un album complet, surtout avec Trondheim au scénario.
Cela donne des gags variés, pas très hilarants mais plaisants et amenant le sourire. Le graphisme, lui, est meilleur que dans d'autres albums de Mathieu Sapin mais il reste loin de valoir la lecture à lui seul.
Ce n'est pas un indispensable et très loin du meilleur de ce l'oeuvre de Trondheim, mais c'est une lecture divertissante.

Nom série  Moderne Olympia  posté le 20/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai aimé le délire, l'originalité et les très nombreux clins d’œil de cet ouvrage.

Son idée, à la base, n'est pas banale. Il s'agit de donner vie aux personnages de très nombreux tableaux célèbres et de leur donner pour motivation d'être acteurs dans des "toiles", qui sont comme des tournages de films de cinéma desquels aboutissent la "peinture" d'un nouveau tableau. Olympia, sortie telle quelle (et donc toute nue) du tableau de Manet, peine à la fois à percer dans sa carrière d'actrice, où elle accumule les bourdes, et à trouver l'amour.
On se retrouve ainsi avec un mélange de récit féminin aux accents de Claire Brétécher mais donnant surtout la part belle au délire et à l'humour. Le cocktail est surprenant, où West Side Story rencontre les toiles des peintres les plus célèbres, où leurs représentations sont tournées en ridicule et où l'absurde est à chaque coin de rue.
A cela s'ajoute un grand nombre de clins d’œil, à la peinture, au cinéma ou à la bande dessinée. Il y a les toiles célèbres dans lesquelles essaie de jouer la malheureuse Olympia, mais il y a aussi un grand nombre de peintures célèbres qui servent discrètement de décors dans lesquels évolue l'action et les protagonistes. En fin d'album, on trouve d'ailleurs la liste des la cinquantaine de tableaux insérés au fil des pages.

J'ai franchement rigolé à bien des endroits, et j'ai apprécié la finesse de certains clins d'oeil, leur humour ou la façon dont ils étaient amenés. J'ai surtout apprécié le côté délirant du récit et l'originalité de l'ensemble.

Nom série  520 km  posté le 19/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
520 km, c'est le récit d'un adolescent qui part à l'aventure en tentant de traverser la moitié de la France pour rejoindre la fille qu'il aime. C'est une sorte de voyage initiatique assez réaliste pour le jeune héros.
C'est une histoire qui donnera un goût de liberté aux jeunes lecteurs et qui réveille quelques souvenirs nostalgiques pour les adultes.
C'est également un scénario assez simple quoique efficace, auquel fait écho la simplicité du dessin.
Le héros est plutôt sympathique et on n'a pas trop de mal à s'attacher à lui et à son aventure de jeunesse.

Je lirais volontiers Un Eté en apnée pour découvrir le point de vue en miroir de sa copine.

Nom série  Le Temps perdu  posté le 19/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je croyais retrouver dans cet album un plaisir similaire à celui que j'avais éprouvé à la lecture de la trop courte série Le Passager, le plaisir d'être transporté dans un univers magique et envoûtant par le biais du graphisme de Vink que j'aime beaucoup. Le Temps Perdu est cependant différent car il est davantage ancré dans la réalité et s'appuie sur le thème de la nostalgie et des souvenirs enfouis plus que sur celui du merveilleux et de l'exotique.

Il s'agit en effet de mettre en scène un auteur de BD, incarnation possible de l'un ou l'autre des auteurs de cette BD, qui se retrouve brièvement entraîné dans un monde étonnant quand il touche aux gravures exposées dans un petit hôtel qu'il a découvert par hasard. Désireux d'en savoir plus, il revient régulièrement dans cet hôtel pour y vivre ces expériences étranges et au passage se rapproche de plus en plus de la charmante hôtelière.

Le dessin de Vink y est réaliste et très agréable, capable aussi bien de mettre en scène le quotidien de notre réalité que des univers fantasques et imaginaires. Il est soutenu pour cela par les très agréables couleurs de son épouse Ciné.

L'intrigue, quant à elle, est originale, jolie et parfois assez amusante, mais je ne suis pas tombé sous son charme alors que c'est justement tout le sujet de l'imaginaire et de la nostalgie qui devrait y faire preuve de force. Le monde merveilleux dans lequel est emporté le héros passe un peu en second plan par rapport aux événements se déroulant dans la réalité et j'ai nettement moins été transporté qu'à la lecture du Passager. Peut-être me suis-je senti moins proche des protagonistes et de leur univers, c'est possible...

Ce fut une agréable lecture qui tient bien la route et se révèle suffisamment dense même si elle tient en un seul tome. J'aurais cependant aimé être davantage touché et charmé.

Nom série  Superman - Pour demain  posté le 18/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
"Superman - Pour demain" est un grand récit complet de Superman joliment dessiné par Jim Lee et mettant en scène une situation originale et d'intéressants personnages de l'univers DC... mais que c'est confus et grandiloquent !

Au travers d'une narration assez embrouillée, on découvre un peu péniblement le contexte initial. Alors qu'il revient d'un court séjour dans l'espace pour aider un membre des Green Lantern, Superman a la surprise de découvrir qu'un million de personnes ont mystérieusement disparu de la surface de la Terre et que Loïs Lane fait partie du lot. Alors qu'il se lance désespérément à leur recherche pour comprendre ce qu'il s'est passé, il se retrouve alors visiblement très affecté moralement et en vient à s'interroger sérieusement sur lui-même et sa culpabilité... culpabilité envers quoi ? Pourquoi se sent-il responsable de ce qu'il se passe ? J'ai franchement eu du mal à le comprendre, ni à comprendre son besoin soudain de se confesser auprès d'un prêtre inconnu et souffrant d'un cancer.
Nous suivons alors en parallèle cette confession, qui ressemble d'ailleurs plus à une psychanalyse métaphysique à bien des moments, et l'avancée de l'enquête très musclée de Superman. Il va ainsi se retrouver, sans explication claire, confronté à une guerre civile dans un pays exotique, à affronter un adversaire presque aussi fort que lui, Equus, sans qu'on sache trop pourquoi, à découvrir un artefact sorti d'on ne sait où, à être suivi par un super-espion sorti du chapeau employé par un super-organisation de maîtres du monde totalement inconnue jusqu'alors, à s'engueuler avec ses amis de la Ligue de Justice voire à les affronter sans raison, et ainsi de suite avec de nouvelles péripéties à chaque chapitre...

Tout cela est tellement confus que je n'ai franchement pas compris la logique du récit et du déroulement des événements. Le tout est alourdi par les questionnements grandiloquents d'un Superman en proie à un doute difficile à cerner. Et quand vient le moment des explications et de la résolution finale, toujours à gros coups de poings, elles sont tout aussi embrouillées que le reste.
Une lecture pénible que je n'ai pas appréciée malgré un très bon dessin.

Nom série  Uwagaki  posté le 18/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'intrigue de ce manga est celle d'une expérience, l'expérience cherchant à voir si, si une fille avait le coeur libre et sans contrainte, elle pourrait se laisser séduire par celui qui est amoureux d'elle. Pour cela, l'auteur de ce manga met en scène un professeur aux dons fantastiques capable de dédoubler la jeune Chiaki en deux personnes, l'une restant la même avec son petit ami du moment et son ressentiment envers l'agaçant Ajio qui la colle un peu trop, et l'autre ayant tout oublié de son petit ami donc éventuellement ouverte à se laisser séduire par le fameux Ajio... si ce dernier y arrive. Au terme de l'expérience, au bout de quelques mois, le professeur vérifiera alors si l'amour que la copie éprouvera éventuellement pour Ajio est plus fort que celui que l'originale éprouve pour son petit ami.

C'est un concept un peu bizarre et raconté sans fioriture : dès les premières pages, le fameux professeur pose les bases de l'expérience devant une Chiaki et un Ajio un peu trop dociles pour être crédibles, crée le double de Chiaki puis l'installe dans la vie familiale d'Ajio et dans l'école en quelques coups de cuillère à pot, mêlant magie sortie d'on ne sait où et négociations faciles. Puis s'ensuit le déroulement sans réelle surprise de la relation entre les personnages, avec d'un côté le clone de Chiaki qui va assez vite s'attacher à Ajio, et de l'autre la vraie Chiaki qui va passer par des hauts et des bas avec son petit ami. On devine assez vite comment cela va se terminer, mais le cheminement entre le départ et l'arrivée n'est pas inintéressant.

Le graphisme est de très bonne qualité, avec une mise en page et une narration claire et agréable à suivre.
Malgré l'invraisemblance totale de ce professeur capable de faire un peu tout ce qu'il veut, créer des doubles ou modifier leur mémoire, la relation entre les personnages est assez plausible et plutôt mature.

Ce qui m'a dérangé par contre, outre les facilités assez nombreuses, c'est le fait que j'ai très vite eu le sentiment que Chiaki et son double n'étaient pas la même personne, n'avait pas le même comportement ni la même opinion d'Ajio. Le double parait nettement plus gentil et ouvert. D'emblée, elle donne l'impression d'être prête à accepter de se laisser séduire par Ajio alors que Chiaki, pour le peu qu'on en voit avant le dédoublement, y était très résolument opposée, le méprisant ouvertement. Du coup, la fameuse "expérience" me semble un peu faussée dès le départ donc perd de son intérêt. Sans parler du fait qu'elle semble avoir lieu en huis-clos puisqu'il n'est question de séduction possible que par Ajio ou l'actuel petit ami de Chiaki, alors que le double de Chiaki pourrait très bien ignorer un Ajio qui ne fait pas grand chose pour la séduire et être attirée par n'importe qui d'autre de leur entourage.
De même, les personnages ne sont pas très attachants. Leurs personnalités sonnent creux. D'un côté, nous avons un Ajio qui est le grand stéréotype du brave garçon timide et un peu couillon. Et de l'autre, nous avons Chiaki et son double au caractère trop changeant et difficile à cerner pour paraître vraiment réaliste.

Bref, le scénario de ce manga est étonnant mais sonne un peu trop artificiel pour être vraiment passionnant. Je retiens cependant la bonne tenue de sa narration et la qualité de son graphisme qui en font une lecture pas désagréable.

Nom série  La Banque  posté le 17/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les sagas familiales, ça me barbe en général. Par contre, le sujet de la banque et de son histoire, j'en étais assez curieux. Et je dois dire que l'ensemble est ici raconté de manière intéressante et bien menée, la petite histoire s'intégrant parfaitement dans la Grande.

Cela commence à Londres en 1815, juste avant Waterloo. Nous y suivons en parallèle les actions d'une partie de la célèbre famille Rothschild et de l'autre les tribulations d'un frère et d'une sœur d'origine noble française, s'étant retrouvés sans le sou en Angleterre après la Révolution Française. Les deux souhaitent ardemment retrouver leur statut et leur richesse quitte à passer pour cela par les plus viles bassesses.

Le cadre et le sujet sont originaux et instructifs. Autant l'histoire de conflit familial qui se met en place ne m'a pas passionné, autant j'ai apprécié découvrir ce décor historique d'un point de vue peu usité et d'en apprendre plus sur les hauts et les bas des fortunes de banquiers de l'époque. Le fameux "coup de bourse" de Nathan Rothschild en 1815 est assez édifiant et me conforte dans ma pensée que la Bourse est vraiment une vraie arnaque institutionnalisée. Puis les manipulations des uns contre les autres pour attenter à leurs projets financiers et couler leurs richesses les rendent d'autant plus détestables à mes yeux. Penser à cela et y ajouter la vision des combines boursières de notre époque me maintient dans cet état de rejet et d'envie d'un altermondialisme pourtant très loin de mes convictions politiques de base.
Du coup, découvrir les choses dans leur détail et dans leur cadre historique m'a vraiment intéressé.
D'autant que le récit est très bien mené et que le graphisme très agréable.

Si l'intrigue familiale mise en scène comme fil rouge narratif m'avait un peu plus passionné, j'aurais considéré cette série comme très bien. Mais en l'état, je ne la considère que comme étant très instructive et de belle qualité.

Nom série  Ennemis de sang  posté le 17/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ennemis de sang, l'histoire de deux frères jumeaux, l'un arraché à sa famille étant bébé et ayant vécu sa jeunesse dans le milieu pauvre des mineurs de Belgique, tandis que l'autre était élevé par ses riches parents bourgeois. Et quand ils se retrouvent, le plus chanceux des deux détestera aussitôt ce rival impromptu.

Le cadre de ce récit est assez intéressant puisqu'il nous place tout d'abord fin 19e / début 20e siècle dans le milieu rural de Flandres puis dans l'univers des mines de charbon de Wallonie. La mise en scène de l'environnement social de l'époque est bien réalisée. Et la suite promet d'être tout aussi intéressante puisqu'il semble qu'elle se déroulera au Québec durant les débuts de la Première Guerre Mondiale.
Un bon cadre historique donc.

Le graphisme est lui aussi sympathique même si je ne l'ai pas complètement apprécié. Je trouve que les perspectives n'y sont pas toujours très réussies, donnant un léger aspect fouillis ou pas très réaliste à certaines scènes. Et j'ai aussi remarqué une tendance à cadrer d'un peu trop près les dessins, me donnant une légère impression d'étouffement. J'ai beaucoup aimé la colorisation par contre.

Quant à l'intrigue, je dois dire qu'elle m'a un peu ennuyé. Les histoires de famille me barbent et celle-ci se révèle faire preuve de bien peu d'originalité. J'ai le sentiment d'avoir lu ou vu trop d'histoires similaires avec le cliché des jumeaux séparés à la naissance et les récits de haine familiale s'étendant sur des années. Le cadre historique ne suffit pas à compenser cet ennui et les personnages ne m'ont pas paru attachants.
Malgré un graphisme de qualité et un décor intéressant, je ne suis pas très pressé de lire la suite.

Nom série  Deadpool - Il faut sauver le soldat Wilson  posté le 16/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme je voulais découvrir le personnage de Deadpool dont je n'avais lu aucun récit jusqu'à présent, mon libraire m'a conseillé cet album où Deadpool raconte lui-même ses origines... pour autant qu'on puisse le croire quand il le fait...

C'est en effet par le biais d'un tribunal où il doit expliquer ce qui l'a amené à être coupable d'un massacre au Mexique que le super-héros déjanté raconte depuis le début ce qui l'a amené là, comment il a acquis son apparence physique et ses pouvoirs, et comment il a agi en équipe avec trois autres psychopathes dont Bullseye et deux jolies tueuses. Deadpool le fait à sa manière très spéciale, pour moi qui le découvre, c'est-à-dire avec une folie constante, des dialogues délirants et une mise en abyme permanente puisqu'il sait et le fait bien savoir au lecteur et aux autres protagonistes qu'il n'est qu'un personnage de comics. Du coup, dans le narration sont mis en scène en parallèle d'un côté le récit de la vie de Deadpool telle que lui-même la présente et d'un autre côté la vision qu'un archiviste des services spéciaux américains a des mêmes événements, vision peut-être plus crédible mais elle aussi assez loufoque.
Et la fin de l'album laisse lourdement planer le doute sur quelle est la vraie version.

C'est une lecture amusante et qui m'a bien convenu comme introduction au personnage de Deadpool. Je vais maintenant pouvoir lire tranquillement d'autres de ses récits.

Nom série  Sillage - Premières armes  posté le 16/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ces Premières armes se déroulent, pour le moment, entre les albums 2 et 3 de la série Sillage. On y suit les premières missions de Nävis en tant qu'agent de la Constituante. Ce concept fait un petit peu doublon avec l'autre spin-off de la série, Les Chroniques de Sillage, mais elle s'en distingue par le fait de raconter de grandes histoires en un tome et à priori de proposer un suivi de ces aventures tout en les intégrant soigneusement à l'univers de Sillage. Finalement, ça aurait tout aussi bien pu être des tomes parmi d'autres de la série Sillage, à part que ce n'est pas Buchet au dessin et que leur récit se passe moins loin dans la chronologie que là où en est rendue la série mère à l'heure actuelle.

Le dessinateur choisi par Morvan et Buchet est Pierre-Mony Chan. Il fait preuve d'un graphisme très soigné et maîtrisé, c'est du beau boulot de pro. Je ne suis cependant pas tombé sous son charme pour deux raisons. D'abord, il y a une influence asiatique dans le trait dont je ne suis pas fan. Elle se retrouve dans les expressions des visages et dans le regard de Nävis qui m'a parfois donné la légère impression d'avoir les yeux bridés. Ensuite il y a la colorisation qui est très informatique, un peu froide et qui me donne l'impression que les planches manquent de profondeur et de contraste. Bref, il y a de très bonnes bases techniques, mais par goût personnel, je trouve qu'il y a encore une marge de progrès au niveau du dessin.

Le scénario, quant à lui, est plutôt bon sans sortir véritablement des sentiers battus. On est dans du pur Sillage, avec une aventure un peu alambiquée où, comme on s'en doute dès le départ, la situation est plus compliquée qu'on l'imagine, et où Morvan en profite comme à son habitude à passer des messages d'actualité, comme le contexte de ce premier tome qui parle de manière très peu déguisée de la mondialisation capitaliste et de son impact sur la société.
Rien de bien nouveau mais un divertissement bien mené que les fans apprécieront.

Nom série  Alice au pays des singes  posté le 16/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens ? Il y a une suite ? Je n'ai lu que le premier tome en pensant que c'était un one-shot et il m'allait très bien comme ça. Sa fin conclut très bien l'histoire sur une dernière touche humoristique. Il était inutile pour moi de reprendre le même concept dans un monde différent pour des tomes supplémentaires. Du coup, je ne sais pas si j'aurais tellement envie de lire la suite.

Bref, j'ai bien aimé cette bande dessinée, même si j'ai mis un peu de temps à rentrer dedans.
Autant le dessin de Keramidas est très chouette sur la forme, autant j'ai toujours du mal avec sa narration. Elle est ici assez claire, mais je ne peux m'empêcher d'être agacé par ces changements d'une page à l'autre, oscillant parfois avec une narration horizontale sur deux planches, et d'autres fois de manière plus classique avec chaque planche à parcourir jusqu'au bout avant de passer à la suivante. Ça me sort complètement de l'histoire quand je réalise un peu trop tard que je n'ai pas lu les cases dans le bon ordre. Heureusement, il y a beaucoup de belles planches et de grands et jolis dessins pour compenser ce défaut de mise en page.

L'histoire au début ne m'a pas trop captivé, un peu trop d'impression de déjà-vu d'un enfant à moitié amnésique qui débarque sans savoir comment dans un monde inconnu, un peu loufoque et onirique. L'humour y est très présent mais ne m'a pas vraiment fait rire au départ.
Et puis au fil des pages, j'ai commencé à accrocher et à trouver pas mal de passages assez drôles. C'est surtout le personnage du tigre et de ses mésaventures qui m'ont plu, quoique j'aime assez la plante carnivore également. A l'inverse, le gros singe et sa façon permanente de parler en argot m'a un peu déplu.

Je suis sorti satisfait de ma lecture et content qu'un récit complet et finalement assez dense tienne en un seul album. Maintenant, comme dit plus haut, un tome unique me suffit, je n'ai pas tellement envie de prendre le même concept et de recommencer dans un tome suivant. Mais bon, s'il me tombe sous la main...

Nom série  Husk of Eden  posté le 15/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Son éditeur lui a demandé un jour s'il était capable de créer une histoire dont les personnages seraient différents à chaque chapitre, ne s'attachant pas à l'un en particulier, alors l'auteur, Yoshinori Kisaragi, a imaginé ce récit de guerre implacable. Là, la mort peut survenir à chaque instant et faire disparaître ceux que le lecteur commençait à prendre pour les héros d'une longue histoire classique.

Le décor est celui d'une ville fantôme composée de cercles successifs de défense et protégée de l'attaque de rebelles par une garnison de très jeunes soldats du Gouvernement Planétaire. Au centre, la mystérieuse Ziggourat que les rebelles veulent atteindre à tout prix, sans que les troupes en question ne sachent pourquoi. Et comme zone de guerre, les ruelles vides et tortueuses de cette ancienne capitale abandonnée où se retrouvent à patrouiller des groupes de 2 ou 3 jeunes recrues affrontant des groupes aussi petits d'ennemis cherchant à s'infiltrer. Pas de grosse bataille, pas d'assaut coordonné, juste des scènes de petite guérilla où les défenseurs éliminent les infiltrés à courte portée ou au corps à corps.

L'ensemble est mis en image dans un style graphique très soigné et maîtrisé. Ce dessin aurait pu franchement me plaire mais il apparaît un peu trop propre et formaté pour un récit qui se veut dur et sans pitié. Les personnages sont joliment faits mais ils manquent de charisme avec leurs jolis uniformes sortis du pressing et leurs visages inexpressifs.

Quant au récit dans son ensemble, je l'ai malheureusement trouvé ennuyeux.
Passé l'effet de surprise du premier chapitre où l'on découvre le concept voulant que n'importe quel personnage peut mourir, surtout celui qu'on croyait être le personnage principal, le reste sonne faux. Le contexte de ce conflit parait peu crédible. Entre des rebelles sortis d'on ne sait où et des soldats d'un gouvernement dont on sent dès le départ qu'il cache de bien mystérieuses noirceurs, et avec cette situation où des tous petits groupes de jeunes adolescents à peine sortis de l'enfance s’entre-tuent pour protéger quelque chose dont il ne savent rien eux-mêmes, il est difficile d'y voir quelque chose de réaliste. On dirait simplement des jeunes qui jouent à la guerre, et la mort soudaine de l'un d'entre eux ou des scènes de combats parfois franchement sanglants, viennent tomber presque comme des cheveux sur la soupe.
Du coup, quand le récit s'attarde sur les personnages, sur leurs états d'âme, on sent que l'auteur cherche juste à les rendre attachants avant de les éliminer pour toucher la fibre émotionnelle du lecteur. Sauf que je ne les ai pas trouvés touchants et qu'il se dégage à mes yeux une réelle froideur de ce récit trop propre et trop artificiel.
Et pour le moment, il ne se met pas en place de récit pouvant servir de fil rouge à part le mystère sur la Ziggourat, sur les motivations des rebelles et sur le fait très probable que ce soit plutôt les rebelles qui soient les gentils au final. Mais je crains que toute cette partie du récit à venir soit très téléphoné donc je ne me sens guère captivé.

De l'ennui et de l'artificialité, voilà ce que j'ai ressenti à la lecture de ce manga qui dispose pourtant d'un beau graphisme et d'un concept narratif assez original. S'il se met en place par la suite une intrigue plus intéressante que la simple mise en scène de la dureté d'une guerre imaginaire, peut-être que ces bases de départ pourront donner une bonne série, mais pour le moment, je ne suis pas convaincu.

Nom série  Kick-Ass  posté le 14/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai vu les films bien avant de lire le comics et j'avais lu çà et là que le scénario de ce dernier différait de son adaptation cinématographique.

Du coup, j'ai été un peu surpris de voir qu'en fait il ne différait vraiment pas tant que ça et que son déroulement était quasiment identique, au départ du moins, avec le récit du film, aux scènes près. Ce ne sont que certains détails qui changent, des choses qui sont mis en scène différemment (on n'apprend qu'assez tard que suite à ses opérations, Kick-Ass ne ressent presque plus la douleur, ou encore on ne sait pas d'emblée qui est Red Mist). C'est à partir de la seconde moitié du second tome que les choses s'éloignent davantage des films, par exemple avec la révélation sur les origines du père de Hit Girl, chose qui n'est pas reprise dans l'adaptation.

Comme du coup, je connaissais la trame principale du récit, je n'ai pas été captivé par cette lecture qui ne m'a apporté que peu de surprise.
Le graphisme non plus ne m'a pas tellement charmé. Même si d'ordinaire j'aime bien le style de Romita Jr, le comparer aux images du film est décevant. Chloë Moretz, notamment, donne beaucoup plus d'intérêt au personnage de Hit Girl.
Et puis surtout il y a ce qui me déplaît dans le film qui est dans le comics largement mis en avant : le côté très gore du récit et des combats. Je n'aime pas voir des corps tranchés, des tripes jaillir, des yeux exorbités, des giclées de sang partout. Et là il y en a beaucoup plus que de raison, trop pour moi. Ça ne m'amuse pas et gâche à mes yeux la qualité d'un ouvrage.

Bref, le comics Kick-Ass est assez sympa dans l'idée, qui est la même que dans le film, mais dispensable dans la forme.

Nom série  Les Taches du Léopard  posté le 14/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'adaptation en BD de conte de Rudyard Kipling est un peu courte et vite lue mais elle est sympathique et les auteurs font l'effort d'y inclure une part d'humour de manière un peu originale.

L'histoire est toute simple : alors qu'avant les animaux étaient tous de la même couleur unie, les proies du léopard et de l’éthiopien ont un jour reçu par magie des zébrures et des taches pour mieux se camoufler, alors l'éthiopien va devenir noir et le léopard se peindre des taches aussi pour mieux les attraper.
Le graphisme est agréable quoiqu'un peu trop aéré à mon goût. On a droit à 3 ou 4 grandes cases maximum par planche. Le public visé est clairement la jeunesse et ça se lit trop vite pour un adulte mais l'ensemble est tout de même plaisant.
Et c'est au niveau narratif que les auteurs ajoutent une part d'humour avec des échanges entre les animaux personnages du récit et le narrateur qui leur dicte ce qu'ils doivent faire. C'est amusant quoique parfois un peu étonnant car j'ai parfois tendance à lire les dialogues des animaux avant de lire le texte narratif alors qu'ils se répondent les uns aux autres.

Bref, une sympathique lecture quoique trop courte pour un lectorat adulte.

Nom série  Antarctica  posté le 10/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Vieux gréements, expéditions polaires, réalisme historique, des ingrédients qui devaient me plaire.
Mais le courant ne passe pas.

Ce n'est pas vraiment la faute au dessin qui est soigné et de qualité. Personnages, navires et décors sont bien travaillés et le trait techniquement plutôt maîtrisé.
Il n'est cependant pas exempt de défauts.
D'une part, il y a des personnages représentés de manière un peu trop académique, sans grande saveur ni personnalité. Ensuite il y a parfois des bateaux un peu raides qui ont l'air d'être posés sur un décor maritime sans tellement s'y intégrer. Et puis il y a de drôles d'erreurs qui sautent aux yeux, comme ces multiples vues de rameurs tournés vers l'avant de leur barque, alors qu'ils devraient être dans l'autre sens pour avancer comme ils le font.
Erreur qui rejoint le fait de considérer la ville de Cancale et un nom de famille comme Le Bannec comme étant Normands alors que tous deux sont 100% bretons.

Côté scénario, j'apprécie la thématique de l'expédition vers le Pôle Sud et la mise en scène de la course entre Scott et Amundsen. Mais elle passe en arrière plan par rapport à l'intrigue dramatico-romantique du brave Knut et de son amoureuse. Et cette intrigue là sonne particulièrement faux à mon goût que ce soit dans les dialogues sans naturel, les réactions des personnages et l'élément déclencheur de la tragédie qui m'est apparu beaucoup trop téléphoné. Ça ressemble à un mauvais téléfilm.
Alors quand, à côté de cela, les événements historiques autour des explorateurs Scott et Amundsen se retrouvent survolés et racontés sans réussir à leur redonner vie, je sors déçu de ma lecture.

Nom série  La Guerre de l'Infini  posté le 09/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La Guerre de l'Infini se déroule quelques années après l'énorme cross-over cosmique qu'était le Gant de l'Infini. Elle en reprend les ingrédients et la trame. On y retrouve les personnages préférés de Jim Starlin, Thanos et Warlock mais aussi les Gardiens de l'Infini, tous ses propres créations. On y retrouve son goût pour les grands spectacles et les menaces à l'échelle cosmique, voire à l'échelle du Multivers, mettant en scène des protagonistes aux pouvoirs quasi-divins. On a un danger qui menace tellement l'univers et la réalité que même de grands méchants comme Thanos ou Galaktus se retrouvent du côté du Bien, et que des entités divines comme Eternité et le Tribunal Vivant doivent intervenir. On y retrouve aussi face à eux une alliance de la totalité ou presque des super-héros terriens de l'univers Marvel.

Mais le tout sonne vraiment trop facile et artificiel à mon goût.
On a un nouvel ennemi sans charisme soudainement ressuscité et devenu quasiment omnipotent sans explication valable. On a une machination complexe emplie de rebondissements téléphonés et de deus ex machina facilitant le scénario de l'auteur. On a des personnages qui se sortent de situations difficiles par l'utilisation de pouvoirs incompréhensibles ou de stratégies sorties du chapeau et sans crédibilité. On a aussi une mise en scène grandiloquente avec des personnages qui donnent l'impression de surjouer leur rôle, et de sauter sans transition d'un état d'esprit à un autre, discutant comme de vieux amis à une case puis se battant entre eux à la suivante.
Et tout cela pour offrir du gros spectacle, des batailles mettant en scène des dizaines de super-héros, des pouvoirs parfois divins, parfois mystiques, parfois psychiques, toujours plus spectaculaires mais sans saveur au final car inconsistants.
Et tout ça pour une intrigue qui m'a rapidement ennuyé car trop téléphonée et trop facile.

Je n'ai pas pris plaisir à cette lecture et j'avais presque hâte d'en venir à bout.

Nom série  Détectives  posté le 07/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas lu Sept détectives (mais si j'en ai l'occasion, je le ferai) mais cela ne gêne pas pour lire cette nouvelle série qui met en scène de manière totalement indépendante une enquête de chacun de ces fameux détectives. Au menu, des transpositions d'enquêteurs célèbres, avec successivement une copie de Miss Marple, de Philippe Marlowe, de Sherlock Holmes ou encore d'Hercule Poirot. Et du coup, les décors de chaque album sont bien différents puisqu'on peut sauter d'une Angleterre Victorienne pour le premier tome mettant en scène Miss Crumble aux USA des années 30 pour le second mettant en scène Richard Monroe.

A chaque fois, ce sont des enquêtes bien dans leur époque qui sont mises en scène. Pour ce qui concerne les deux premiers tomes, nous avons en effet un scénario type "meurtres au château" pour l'ambiance Agatha Christie, et un récit mêlant espionnage, élimination et sombres complots pour l'ambiance polar noir américain.
Les personnages sont plutôt bons, les enquêteurs eux-mêmes attirant la palme de la sympathie pour leurs personnalités fortes et parfois originales. Les auteurs s'autorisent en outre plusieurs touches d'humour assez bien venues.

Nous avons un dessinateur différent pour chaque tome.
J'ai beaucoup aimé le style graphique de Sylvain Guinebaud pour le premier tome. Très maîtrisé, dynamique et doté d'une bonne mise en scène, il m'a charmé. Je regrette une toute petite chose, les expressions des bouches qui sont parfois un peu trop répétitives. Quant à la colorisation, j'aurais aimé qu'elle soit un peu moins terne et monochrome, mais elle sait se faire élégante.
Le style de Nicolas Sure pour le second tome est nettement plus épuré et son trait plus anguleux. A la comparaison, j'aime un peu moins. Mais pris indépendamment, c'est un dessin de qualité, efficace et agréable.

Malgré ces qualités, je ne suis pas complètement tombé sous le charme de cette série.
Il y a d'abord un aspect un peu trop verbeux. Cela permet des intrigues denses et complexes, allant bien dans le sens d'enquêtes policières à résoudre, mais cela alourdit un peu la narration et le rythme du récit. En outre, le langage soutenu du premier tome sonne parfois un peu artificiel, notamment lors des premiers dialogues de Miss Crumble.
Les enquêtes en elles-mêmes sont plaisantes mais pas captivantes non plus. Leur contexte et leurs situations ne sortent pas vraiment des sentiers battus. Et même si le final des deux tomes réserve quelques surprises, il n'y a rien qui m'ait vraiment étonné.
A l'inverse, j'ai même été un peu déçu car les révélations de l'enquête ne tenaient pas toujours la route. J'y ai senti quelques incohérences ou facilités qui ne m'ont pas convaincu.
Il est facile de passer outre et d'apprécier simplement le plaisir de l'enquête et l'ambiance mais j'aurais aimé être davantage charmé ou enthousiasmé par la logique des enquêtes et des stratagèmes criminels.

Nom série  Le Passeur d'Âmes  posté le 06/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Passeur d'Âmes est une sympathique série tous publics.
Son originalité est de mettre en scène la mythologie (grecque tout d'abord puis aussi un peu égyptienne dans le second tome) transposée dans un monde moderne où dieux, humains et créatures fantastiques cohabitent dans un joyeux délire. Le cocktail est assez frais et amusant, comme de voir Zeus en vieux beau tout bronzé qui dédicace ses autobiographies en draguant les minettes.
Le dessin, rond, dynamique et coloré, colle bien à l'ambiance. Il m'a bien plu et j'ai trouvé les protagonistes féminines très mignonnes.
Les scénarios ne sont pas extraordinaires mais ils sont agréables, pas trop prévisibles et les personnages assez attachants.
C'est donc un bon divertissement dans un cadre assez original et avec quelques sympathiques touches d'humour.

Nom série  Spider-Man - Un jour de plus  posté le 30/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

Ce récit de Spider-Man se situe juste après les événements de Civil War dans l'univers Marvel. Ayant dévoilé publiquement son identité secrète, Peter Parker doit en subir les conséquences fatales quand le tir d'un sniper qui lui était destiné blesse mortellement sa tante May.

Cet album contient deux mini-séries qui se suivent.
Tout d'abord, il y a Back in Black, dessiné par Ron Garney où un Spider-man rendu fou de haine par ce qui est arrivé à sa tante va chercher vengeance en ne prenant même plus le soin de cacher son visage. C'est ainsi qu'il remontera jusqu'au Caïd qui a engagé le tireur.
Puis dans la seconde partie, One more day, dessinée par Joe Quesada, il va chercher de l'aide de tous côtés pour sauver sa tante d'une mort inéluctable. C'est ainsi que Peter Parker sera amené à faire un choix terrible qui va bouleverser la continuité de l'univers de Spider-Man.

L'ensemble forme un tout qui tient bien la route.
Il y a deux grosses originalités dans ce récit de Spider-Man.
D'abord le fait que Peter Parker n'ayant presque plus rien à perdre se lâche pour de bon et ne cherche plus du tout à se cacher. On sent qu'il est passé brusquement à l'âge adulte avec les événements de Civil War et ce qui est arrivé à sa tante.
Ensuite il y a ce bouleversement final dans sa vie apparaissant en fin d'album, bouleversement qui est logique au point de vue éditorial mais qui est quand même assez percutant. Et surtout la façon dont il est amené est plutôt bien vue et le choix final se révèle déchirant.

A côté de cela, ce n'est pas un récit particulièrement exceptionnel. Il sort plutôt du lot mais je n'ai pas pris un énorme plaisir à le lire. Le graphisme est correct mais sans plus. L'histoire bien menée mais pas tout à fait dans le style qui me passionne.
Mais c'est un bien bon récit de Spider-man quand même, pas juste une goutte de plus dans l'océan des aventures de super-héros.

Nom série  Une nuit de pleine lune  posté le 29/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
On dirait le scénario d'un feuilleton télévisé de série B, convenu et sans crédibilité.

L'histoire commence de manière correcte mais peu enthousiasmante, avec ce groupe hétéroclite (on se demande franchement ce qu'ils foutent ensemble pour une telle opération) qui s'introduit dans une maison pour la cambrioler et se retrouve obligé de complexifier les choses.
Et puis d'un coup, ça se barre en couille avec l'un des gaillards qui, sans crier gare et sans aucune raison plausible à mes yeux, fait tout tourner au drame. Et ça empire ensuite avec une histoire de psychopathe et de course-poursuite façon film d'horreur stéréotypé à deux balles.

Je n'y ai vraiment pas cru. Beaucoup trop artificiel, facile et cliché. Quant au dessin, Hermann a fait beaucoup mieux par ailleurs, au point même d'en louper certains dessins, comme les mains d'un personnage qui paraissent minuscules à un moment donné.
Lecture très dispensable.

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