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Nom série  Adieu Kharkov  posté le 02/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Adieu Kharkov est une double biographie à six mains.
Adaptant en partie son roman, les Lilas de Kharkov, l'actrice Mylène Demongeot (Les Sorcières de Salem, Fantômas, 36 Quai des Orfèvres...) y raconte la vie de sa mère, née en Ukraine avant de parcourir le monde pour échapper à la misère, à la Révolution Russe et aux deux Guerres Mondiales. En parallèle, en s'associant à Catel et Claire Bouilhac pour l'adaptation en bande dessinée, elle nous dévoile une partie de sa propre vie et de sa carrière.

Catel dessine les passages relatifs à la vie de Mylène Demongeot elle-même tandis que Claire Bouilhac met en scène celle de sa mère. Leur trait et leur encrage se rapprochent suffisamment pour que les planches de l'une et de l'autre se fondent ensemble harmonieusement même s'il se dégage une ambiance sensiblement différente entre elles. Du côté de Catel, nous avons des planches colorées et vivantes pour un récit proche du roman graphique moderne. Tandis que du côté de Claire Bouilhac, nous sommes dans l'atmosphère visuelle d'un récit d'aventure historique aux couleurs plus sobres et dé-saturées.

Et c'est bien par le terme d'aventure historique que l'on peut résumer la jeunesse de la mère de Mylène. De 1910 à la seconde guerre mondiale, d'Ukraine à la France en passant par la Sibérie, la Chine et l'Indochine, elle aura subi la misère et une enfance difficile, avant de prendre peu à peu sa revanche sur la vie, avec plus ou moins de réussite. C'est une intéressante et dépaysante vision de la vie dans une partie du continent Asiatique puis en France dans les années 20. C'est aussi et surtout le récit du combat d'une femme forte décidée à prendre sans complexe ce que la société patriarcale ne lui offrait pas d'elle-même.
Cette femme, il est possible de ne pas s'y attacher, d'être rebuté par la froideur de sa vision du monde et la façon dont elle use des hommes comme de simples barreaux sur l'échelle sociale, les appréciant quand ils réussissent et sont riches et les rejetant quand ils échouent ou la déçoivent. Néanmoins il faut saluer sa force spirituelle, l'originalité de sa vie et l'objectivité de son récit, sans manichéisme.
Quant à la narration, elle est plutôt agréable et claire malgré la complexité de cette biographie. Certains passages sont abordés de manière un peu superficielle et il faut parfois deviner qui est tel ou tel proche ou prétendant de l'héroïne, mais l'essentiel est bien présent et intéressant.

Concernant maintenant la vie de sa fille, Mylène Demongeot elle-même, son récit entrecoupe et encadre celui de la mère. Cette fois, elle est mise en scène de manière beaucoup moins linéaire et chronologique, éludant beaucoup de choses pour se concentrer sur certains moments, certaines anecdotes. Les auteurs considèrent à priori que les lecteurs connaissent déjà la majorité de la biographie officielle de cette actrice française. Cependant, le lecteur non-cinéphile risque de trouver ce récit plus superficiel, de ne saisir qu'une vision d'ensemble et pas le déroulé complet de la jeunesse puis du début de carrière de la fameuse actrice.
On comprend que la réussite de la fille concrétise l'aboutissement des ambitions que la mère n'avait pas su atteindre elle-même. Mais on constate aussi une incompréhension voire un léger conflit entre elles du fait d'une philosophie de vie différente, la fille étant plus tournée vers l'amour et la confiance dans les hommes tandis que la mère reste enfermée dans l'armure sociale qu'elle s'est bâtie.

Au-delà de l'aspect instructif et intéressant sur la plan historique et psychologique, j'aurais aimé me sentir plus proche des deux héroïnes, l'une m'étant apparue trop froide et manipulatrice pour m'être attachante, tandis que l'autre est présentée d'un peu trop loin et brièvement. Je n'ai pas ressenti beaucoup d'émotions, mais quand même un sincère intérêt et une certaine curiosité.
Adieu Kharkov, qui en définitive ne montrera quasiment rien de la fameuse Kharkov, est l'intéressante biographie croisée de deux femmes pleines de personnalité, qui s'achève sous la forme d'une complémentarité, la fille ayant finalement atteint de nos jours la sérénité qui aura manqué à sa mère depuis son enfance.

Nom série  Arraigo  posté le 02/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai entamé cette lecture sans savoir qu'il s'agissait d'une histoire vraie. Et après une rapide introduction, on rentre dans une injustice si révoltante que j'aurais vraiment aimé qu'elle ne le soit pas.

Cet album est une dénonciation, racontant le calvaire d'une femme ayant subi l'impunité des militaires chargés de mener la "guerre contre les narco-trafiquants" au Mexique, femme qui a été l'une des premières à oser porter plainte contre ces faits... sans résultat. On est en plein dans les histoires de corruption, de violence et de danger qui règnent au Mexique, ces histoires qui ont transformé un pays autrefois connu pour son folklore, ses ruines pré-colombiennes et son tourisme en zone réputée dangereuse et sans justice, où l'on risque la mort, l'emprisonnement arbitraire ou la torture au gré des motivations de ceux qui détiennent des bribes de pouvoir.

C'est un récit édifiant, bien raconté et joliment dessiné. C'est aussi un constat noir et sans appel puisqu'il n'y a pas de porte de sortie heureuse à ce jour. Instructif mais pas très gai, malheureusement.

Nom série  Le Sculpteur  posté le 30/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ca parait étonnant de voir que l'auteur d'ouvrages théoriques sur la BD aussi parfaits que les différents tomes de L'Art Invisible n'ait publié aucune autre BD jusqu'à présent qui ne soit arrivée jusqu'à nos frontières. Le Sculpteur est donc le seul vrai album à atteindre cet objectif, se présentant du coup sans le vouloir comme le "chef-d'oeuvre", au sens artisanal du terme, de son auteur, son ouvrage le plus accompli qui profite enfin de toutes ses connaissances théoriques pour sublimer en un récit concret ce que l'auteur couve depuis de nombreuses années.
Autant dire que je l'attendais au tournant, avec toute l'appréhension qui s'imposait et la crainte de me trouver face à un roman graphique se prenant trop au sérieux et finalement décevant.

C'est l'histoire d'un artiste torturé, un homme qui a subi des traumatismes, perdu sa famille, connu une brève célébrité puis tout lâché par excès d'orgueil et de principes. C'est aussi un homme peut-être un peu fou car il a ce qui ressemble fortement à des visions schizophréniques et perd parfois les pédales. En résumé, c'est l'exemple même du type de héros qui aurait dû m'exaspérer et dont le récit m'aurait ennuyé dans d'autres circonstances.
Et pourtant Scott McCloud réussit à me le rendre sympathique.
Tout son talent réside dans une narration parfaite, utilisant tous les artifices et techniques qu'il a commentés et analysés au cours de ses études théoriques pour offrir un récit d'une fluidité et d'une clarté sans pareil, avec une grande variété de mises en scène et de cadrages et l'impression de ne jamais s'ennuyer.

Le récit quant à lui tourne autour des milieux artistiques, de l'art en général et bien évidemment d'une histoire d'amour. S'y ajoute une touche bienvenue de fantastique, dont on sait au départ si elle est réelle ou issue de la folie du héros jusqu'à la confirmation indéniable en fin de récit.
J'ai trouvé l'histoire agréable malgré quelques passages un peu convenus et un soupçon de naïveté. Et si je n'y ai pas accroché totalement sur sa majorité, la fin, quoique sans réelle surprise, a fini par me toucher pour de bon.
Ce n'est pas pour moi une oeuvre culte ni un scénario qui marquera les esprits par son originalité ou son impact émotionnel mais c'est un bon récit, excellemment mené et qui mérite la lecture.

Nom série  Arène des Balkans  posté le 07/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Arène des Balkans est un récit dur, réaliste et sombre.
Il commence par le retour en Croatie d'un homme exilé au Canada après avoir été soldat durant la guerre de Bosnie. Y emmenant son fils unique qui ne parle même pas le croate, il y retrouve un pays changé et les complexités de sa propre famille et notamment de son frère qui lui reproche d'avoir abandonné les siens. Mais ce qui s'entame comme un roman graphique entre réalité d'un pays en reconstruction et difficiles relations familiales va tourner au drame et au récit policier quand le fils du héros se fait enlever pour être embrigadé dans une sordide organisation mafieuse et sans scrupule.

C'est le genre de récit réaliste et d'autant plus prenant que son sujet est révoltant, avec la traite et la manipulation morale et physique d'enfants par des individus abjects et profitant d'un système corrompu.
Le dessin de Jorge Miguel est d'excellente qualité, très réaliste lui aussi et rehaussé par des couleurs sobres et élégantes.

C'est le genre de récit auquel je ne peux pas faire de reproche objectif car il est très bien mené, si ce n'est une fin un petit peu rapide et bénéficiant d'un soupçon de facilités. C'est une intrigue qui m'aura tenu en haleine mais aussi un peu énervé, d'autant plus qu'il dit s'inspirer de faits réels, car c'est une réalité vraiment abjecte. C'est une question de goût qui m'empêche de trouver cet album franchement bien, car je n'aurai pas envie de le relire, mais je peux dire avec certitude que les amateurs de récits réalistes et de thrillers sans concession y trouveront leur compte et une bonne lecture.

Nom série  Dengue  posté le 07/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dengue est un récit mêlant polar et science-fiction dans un cadre rappelant un peu les films de série B.
Cela se passe en Uruguay où le changement climatique a fait disparaître l'hiver et où des moustiques porteurs de la Dengue prospère au point d'obliger les humains à se cloîtrer chez eux et à vivre dans des combinaisons de protection pour ne pas mourir infecté... ou pire. Dans ce contexte proche du post-apocalyptique, la police mène toujours l'enquête et c'est le cas d'un inspecteur un peu blasé qui va constater que les hommes s’entre-tuent toujours... et que la situation pourrait bien être plus complexe qu'il n'y parait. Car cette Dengue n'est pas une maladie classique et il arrive d'étranges choses aux humains qui se font infecter trois fois...

Le récit est un one-shot mais il est composé de chapitres s'apparentant à des histoires courtes à suivre. Il y règne une ambiance de téléfilms d'anticipation-horreur de série B mais aussi une atmosphère qu'on retrouve dans beaucoup de récits en bande dessinée sud-américains où la culture commune envisage facilement des complots gouvernementaux et des populations subissant les affres de nantis sans scrupules avec l'armée à leurs côtés.
Le graphisme est réaliste et sans concession, s'adaptant bien au ton acerbe de l'intrigue.

C'est une lecture plaisante, pas toujours très crédible et parfois un peu convenue mais qui offre un divertissement adulte finalement assez intelligent et caustique.

Nom série  Chambres Noires  posté le 07/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai bien aimé l'ambiance et l'originalité de cette série.

Le décor est celui d'une France de la fin 19e siècle un peu fantasmée, plus orienté sur sa face sombre, maison close, policiers corrompus, freaks, mais aussi ésotérisme avec toute une communauté familiale (dont une grande partie adoptée) qui gagne sa vie grâce au spiritisme et à des photos truquées. Cette petite famille, notamment, est bien sympathique et sort du lot, avec des membres très variés qui s'associent finalement plutôt bien ensemble.

Le ton est entre légèreté et morbide, avec des morts parfois violentes et de vrais méchants, mais en même temps un certain humour, des personnages attachants et de l'optimisme.

Là où je n'ai pas totalement accroché, c'est sur le côté un peu fouillis de la narration mais aussi du graphisme. Il y a beaucoup de personnages qui portent tous en sous-intrigues, certes au final orientées dans la même direction mais j'ai ressenti un légère sensation de méli-mélo et de rythme décousu.
Et le dessin est du même acabit à mes yeux. Pas désagréable du tout et doté d'une plutôt bonne personnalité, je l'ai quand même trouvé un peu confus, pas toujours très clair.

En bref, c'est une lecture plaisante et assez dépaysante, mais je ne suis pas tombé totalement sous son charme.

Nom série  City & Gender  posté le 31/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
City & Gender est un manifeste contre le sexisme et la ségrégation sexuelle de la société occidentale avec ses codes et ses comportements ancrés dans l'inconscient collectif.
L'auteure le présente par le biais d'histoires courtes et indépendantes, toutes dans un cadre urbain, dans la rue de grandes villes. Elle y dénonce les différences de comportement des gens entre hommes et femmes, la ségrégation imposée dans certains lieux comme les toilettes, le harcèlement mais aussi le rôle qu'on impose aux hommes, la sexualisation des médias et de la publicité, etc.

Le message est juste et je partage ses valeurs, appliquant dans ma propre vie familiale et sociale une égalité aussi stricte que le physique le permet entre hommes et femmes.
Et pourtant je n'ai pas apprécié ma lecture.
D'abord parce que je ne suis pas un grand fan du style graphique de l'auteur façon dessin au crayon de papier.
Ensuite parce que j'ai été déçu de découvrir que l'album de 64 pages n'en faisait en réalité que 30, la moitié de l'album étant une répétition des mêmes planches traduites en anglais. Du coup, comme les histoires se lisent vite, ça fait une lecture vraiment légère qui laisse sur sa faim.
Enfin parce que j'ai trouvé que ça manquait de subtilité.
Oui les sujets abordés sont intéressants, mais la mise en scène est trop manichéenne à mon goût, souvent trop caricaturale. On dirait que les villes sont peuplées de gros connards à tous les coins de rue. Bon, ceci étant dit, je suis moi-même asocial et détestant les villes, donc peut-être est-ce la réalité mais en tout cas je l'évite. Quant à la question des toilettes pour hommes/pour femmes, j'ai aussi été confronté à la question de comment faire quand ma fille était trop jeune pour y aller seule mais je ne suis jamais trop attardé sur le sujet, allant dans les toilettes pour hommes sans me poser de questions. Et, comme l'auteure, je déteste les publicités racoleuses et les médias adeptes du bling-bling et des femmes objets, rejetant leur déformation de la vie réelle et le rappelant sans arrêt à mes enfants pour bien les éduquer sur le sujet. Mais la mise en scène de l'auteure avec son groupe d'amis "issus de la diversité", blanc, noir, asiatique, homosexuels, femme, qui inspectent et réagissent naïvement face à une publicité au caractère sexuel manifeste me parait trop artificielle et presque balourde.

Ça ressemble presque à un petit livret éducatif qu'on distribuerait dans les collèges pour ouvrir les yeux aux jeunes sur des sujets évidents. Mais moi, je me suis ennuyé et je suis resté sur ma faim, sans doute parce que c'est un sujet que je connais déjà trop bien.

Nom série  Voodoo Serenade  posté le 30/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas lu Hasta la victoria !, j'ai donc pris cet album comme le one-shot qu'il est sans souci de ne pas connaître le passé du héros.

J'ai apprécié d'emblée son ambiance Haïtienne des années 60. L'atmosphère mêlant dictature, corruption et vaudou est réussie et crédible.

Le dessin est agréable, son trait étant très maîtrisé et sa mise en page fluide. Par contre, j'ai eu un petit peu de mal à apprécier le choix des couleurs, même si j'aime l'aquarelle.

L'histoire est relativement simple. On est dans de l'aventure presque à l'ancienne, avec une touche de fantastique ou du moins de superstition. L'utilisation du vaudou amène quelques facilités que j'aurais aimé voir expliquées ensuite par des astuces logiques (comme par exemple des balles à blanc insérées discrètement par un complice, qui sait...). Telles quelles, ça ressemble un peu trop à des deus ex machina pour faciliter la vie du scénariste. Le rythme plutôt bon du récit permet heureusement de passer outre ces regrets et d'offrir une lecture assez prenante et bien menée.

A conseiller donc aux amateurs de récits d'aventure et d'action avec une dose d'exotisme et de magie vaudou.

Nom série  La Quête onirique de Kadath l'Inconnue  posté le 27/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'avais découvert le roman La Quête onirique de Kadath l'Inconnue par le biais du recueil Démons et Merveilles tournant autour du Monde du Rêve de H.P. Lovecraft, univers de fantasy, d'aventure et de poésie un peu à part dans la mythologie personnelle de l'auteur. Bien que dotée de quelques défauts et d'un léger soupçon d'improvisation dans son récit, c'était resté pour moi une lecture marquante et un de mes meilleurs souvenirs de Lovecraft.
J'étais donc motivé à l'idée de lire son adaptation en bande dessinée mais aussi anxieux car le roman est très dense et il s'y passe des choses très variées. Je craignais une grande difficulté à l'adapter de manière fluide sans y perdre énormément de son contenu.

J'ai constaté que l'auteur, I.N.J. Culbard, a vraiment fait le choix d'adapter le récit complet, sans coupure et avec un minimum d'ellipses. Du moins a-t-il adapté l'intégralité des événements du récit... mais pas leur âme.
Et ça ne passe pas.

Sur le plan du concret, on se retrouve avec un récit d'aventure et de fantasy fouillis et sans rythme. L'introduction du récit manque de clarté (mais je dois avouer que celle du roman n'est pas des plus évidentes non plus) et le lecteur qui découvrira l'histoire aura probablement du mal à entrer dedans et à bien comprendre. Puis c'est ensuite une succession de péripéties, de décors sans saveur, de discussions creuses ou absconses. Jusqu'à une fin plus ou moins incompréhensible (même si là aussi, j'ai dû relire ce passage du roman deux fois pour bien l'assimiler).
Le tout est mis en image avec un dessin épuré, sans charme voire même parfois laid. Je lui reproche en outre sa recherche de facilité, avec des cadrages serrés sur les visages pour représenter le moins de décor possible et aller au plus vite. Quand je vois certaines illustrations d'autres artistes inspirés par l'imaginaire de Lovecraft, j'ai l'impression d'un vrai gâchis voire d'un manque de respect devant le manque de poésie et d'imagination de ces planches.

Et sur le plan émotionnel, ce sont précisément la poésie et l'imaginaire qui manquent totalement à cette adaptation, alors que c'est la grande force du roman. Rien ne ressort ni de l'aventure, ni des décors, ni du monde du Rêve dans son ensemble. A quelques rares moments dans la lecture de ces planches, j'ai eu des réminiscences des sensations voire des frissons que le livre m'avaient procurés, mais ce n'était que le souvenir nostalgique d'une ancienne lecture et pas du tout ce que la platitude du récit trop superficiel et rapide du comics me permettait d'éprouver.

Bref, déception, même si cela m'a donné envie de relire le livre.

Nom série  Les Architectes  posté le 08/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mettre en scène des architectes pour héros est assez sympathique, d'autant plus quand le graphisme est inspiré par le style Atome d'un Yves Chaland ou d'un Serge Clerc.
Mais la finition n'est vraiment pas à la hauteur.

D'abord le dessin manque de maîtrise technique. Les personnages sont raides, anguleux, et on sent que l'auteur a du mal à les représenter autrement que de profil ou dans un trois-quart très figé. La mise en scène est médiocre et la narration manque de fluidité. Et les couleurs n'arrangent rien car elles ne sont ni belles ni harmonieuses.

Quant à l'histoire, après une petite touche de curiosité en début de lecture, j'ai vite été déçu. Les personnages ne sont pas charismatiques et leurs réactions ne sont pas crédibles. Ils voient leur futur patron ordonner la mort d'un personnage mais font ensuite comme si de rien était. Ils refusent sans arrêt d'appeler la police et ne veulent rien leur dire quand ils les interrogent alors que ça paraîtrait évident de le faire. Ils veulent tout faire seul mais en même temps font semblant de ne pas s'impliquer, se font tirer dessus à la mitraillette et trouvent ça presque normal, demain matin tout sera oublié.
En définitive, l'intrigue est trop cousue de fil blanc, avec beaucoup d'incohérences et de facilités. Et puis on va tomber dans le gros cliché du complot d'ex-nazis avec savant fou à la clé, armée de clones et autres armes de destruction massive ultra-secrètes. Si encore on était dans le second degré et la dérision, ça passerait, mais même si le ton du récit reste léger, il se prend malgré tout visiblement au sérieux et ça en devient presque couillon.

Une lecture assez médiocre qui ne mérite pas qu'on y porte trop d'attention.

Nom série  Betty Boop  posté le 06/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

A vrai dire, avant de tomber sur l'intégrale de chez Vents d'Ouest, je ne savais même pas que Betty Boop avait eu droit à une version comics en plus de ses anciens dessins animés. En effet, ce comics est plus un produit dérivé suite au succès des dessins animés. Et si le nom de Max Fleischer, créateur du personnage et de son design, est marqué partout sur ces gags en une planche, c'est en réalité un certain Bud Counihan, autrement inconnu au bataillon, qui est en charge des scénarios et du dessin.
Alors que le personnage de Betty Boop est restée connue du grand public, cette série n'aura elle pas beaucoup d'impact sur les mémoires. Elle est apparue en effet à partir de 1935 mais son rythme de parution s'espacera assez rapidement pour disparaître dès 1936.

Ce sont des gags en une planche où Betty Boop joue le rôle d'une star de cinéma à qui on propose des tournages plein de charme et d'aventure. Son partenaire le plus récurrent n'est autre que le réalisateur de ses films qui joue aussi un peu le rôle de son agent et ami. On y retrouve aussi son petit chien, Billy, son petit frère, Buddy Boop, au caractère très trempé et brutal, et sa tante, elle aussi très portée sur la susceptibilité et les actions musclées.
Betty y joue les petites divas, très capricieuse et superficielle mais relativement attachante malgré tout. Les gags tournent d'abord autour des rôles parfois incongrus que Betty doit jouer et sur les extravagances de cette dernière. Puis son petit frère et ensuite sa tante prendront davantage de place et accapareront la thématique de beaucoup de planches.

La version intégrale de chez Vents d'Ouest est un très bel album, avec une belle couverture cartonnée et un peu matelassée, du papier épais et un bon travail éditorial. J'aime le côté désuet des planches qu'il contient et notamment des couleurs un peu délavées.
Par contre, force est de constater que le dessin est très moyen. Les décors sont simples et agréables. Mais les personnages, eux, sont très raides et dotés d'une palette d'expression trop réduite. Et surtout Betty Boop elle-même est un modèle de rigidité dans le trait : son visage est toujours strictement identique, toujours de face, avec juste les yeux qui se tournent dans des directions différents pour montrer qu'il est vivant. On dirait une poupée de cire.
Quant aux gags, même s'ils dégagent un côté assez attachant et agréablement rétro, ils ne sont pas drôles. Ils sont la plupart du temps convenus et prévisibles. Et surtout beaucoup de gags sont recyclés et réutilisés de planche en planche. Alors que la parution ne s'est finalement étendue que sur moins de deux années, cela démontre un singulier manque d'inspiration.

Bref, je trouve que l'intégrale Vents d'Ouest est appréciable pour la beauté de l'objet, le travail éditorial et l'aspect rétro et historique de ce comics des années 30, mais le contenu des planches en elles-mêmes ne vaut pas vraiment trop qu'on s'y attarde.

Nom série  Dans ma maison de papier  posté le 02/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Nous sommes clairement ici dans le cadre d'un essai artistique, une oeuvre sous le charme de laquelle on peut tomber ou alors qu'on rejettera sans hésitation.
Ce n'est qu'en lisant son résumé sur le Net que j'apprends qu'il s'agit de l'adaptation d'une pièce de théâtre contemporaine de Philippe Dorin. L'album lui-même ne présente aucun résumé ni explication et on est plongé d'emblée dans un récit trop abscons pour être facilement compréhensible.

C'est une sorte de huis-clos un peu onirique, comme un hyperbole métaphorique, mettant en scène une vieille femme, une jeune fille (qui est peut-être une part de l'esprit de la vieille, ou celle qu'elle était quand elle était jeune) et un homme représentant la Mort venue chercher la vieille femme. Cela se passe durant la nuit, dans une maison isolée (symbole d'un esprit ou bien lieu réel, qui sait ?). C'est une suite de dialogues décousus entre ces trois personnages, avec beaucoup de répétitions, comme l'insistance des personnages de demander sans arrêt à éteindre ou allumer la lumière.
Je me suis franchement cru face à une pièce d'Art et d'Essai abstraite où seul l'auteur a une vague idée de ce qu'il veut dire et où les spectateurs doivent trouver eux-mêmes ce qu'ils vont retirer du récit, y comprendre ce qu'ils veulent ou peuvent et associer des symboles ou de la poésie à l'ensemble. Je me suis fait mes propres idées, sans certitude aucune, avec en tête un récit dans l'esprit d'une vieille femme au seuil de la Mort qui oscille entre l'abandon et l'appel à la vie de ses souvenirs de jeune fille. Mais franchement, la lecture m'a été trop pénible et ne m'a apporté ni intérêt ni plaisir.

Par contre, sur le plan du dessin, ça vaut le coup d’œil. C'est en effet un cocktail de nombreuses techniques graphiques, de styles visuels et d'ambiance différentes. Cela va du style enfantin et naïf à l'hyper-réalisme presque photographique, ou des dessins colorés et vivants à des beaux clair-obscurs en noir et blanc au fusain ou au charbon très inspirés du film La Nuit du Chasseur, voire à de simples silhouettes noires sur fond blanc.
Autant je n'ai pas du tout accroché à l'histoire et à sa narration, autant le graphisme est vraiment appréciable. Mais cela ne suffit pas pour moi à faire une bonne oeuvre : il me faut une vraie histoire que je n'ai pas trouvée ici.

Nom série  Fairest  posté le 01/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis un grand fan de Fables et j'ai aussi beaucoup aimé son spin-off Jack of Fables même s'il est un cran en dessous. Et pourtant, j'ai mis un moment à me convaincre à acheter un tome de Fairest, pourtant lui aussi spin-off de Fables. La faute à des critiques acerbes et plutôt généralisées du premier tome. Puis le temps passant, les avis sur le Net étaient que le second tome était le meilleur des trois parus à ce jour, chacun étant composé d'une histoire en un tome indépendante. Je me suis donc lancé dans l’achat de ce tome là pour voir si effectivement il valait le coup et allait me donner envie de lire le reste de la série.

J'y ai découvert une histoire tout à fait imbriquée dans celles de Fables, se déroulant me semble-t-il entre les tomes 2 et 3 de la série mère en terme de chronologie. Elle met en scène Raiponce qui se rend au Japon pour régler une affaire ayant impacté son propre passé. Nous y découvrons ainsi un mélange entre les contes classiques Européens et le folklore japonais, ce qui détonne un peu dans le cadre habituel de Fables mais apporte une certaine nouveauté.
Le dessin est plutôt bon, même si j'apprécie moyennement les légères différences avec celui de la série mère, comme la représentation de Bigby qui est moins charismatique à mes yeux.
L'ennui, c'est que l'histoire n'a rien de palpitant. Elle est un peu embrouillée, joue beaucoup sur l'action et sur un mystère qui tombe à plat et fait la part belle au grand spectacle et à des personnages un peu poseurs auxquels je ne me suis pas du tout attaché.

Bref, j'y ai trouvé une lecture divertissante mais sans originalité, comme une production américaine de base avec beaucoup d'action et de spectacle mais qui s'oublie très vite.
Pas motivé du tout donc à acheter les autres tomes de la série.

Nom série  En chemin elle rencontre...  posté le 01/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas amateur d’œuvres collectives engagées sur des sujets de société, mais étant bien souvent plus féministe que ma femme (qui l'est pourtant déjà bien), le sujet de l'égalité homme-femme et plus encore de la violence faite aux femmes (comme à n'importe qui d'ailleurs) me tient à cœur. Et ce collectif là, avec 3 albums à son actif pour le moment, est de bon niveau.
Comme dans tous les collectifs, il y a des styles graphiques très différents, mais aucun que j'ai trouvés mauvais et certains très bons.
Les histoires sont le plus souvent parlantes et certaines assez fortes. Cela m'agace d'ailleurs parfois car les récits réalistes montrant de vraies injustices ont toujours tendance à me titiller les nerfs et à me rendre agressif.
Les textes intermédiaires présentant les situations réelles chiffres à l'appui sont aussi intéressants.
Je regrette seulement une part d'histoires un peu trop didactiques, façon "voilà c'est comme ça que ça se passe, c'est révoltant ou édifiant, pas vrai ?". Celles-ci manquent un peu de finesse et enfoncent un peu maladroitement un clou déjà bien enfoncé.
Un bon collectif sur un sujet qui le mérite.

Nom série  Des maux pour le dire  posté le 30/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Des maux pour le dire est l'un des premiers albums de Lax (auteur d'Azrayen', Le Choucas ou encore L'Aigle sans orteils). On y retrouve son trait maîtrisé et réaliste, peut-être même trop réaliste car son dessin est tellement soigné ici qu'il parait légèrement laborieux, au détriment d'une narration fluide et claire.

L'histoire aussi surprend par son réalisme et pour cause puisqu'elle met en scène le propre frère tétraplégique de l'auteur dans une histoire d'aventure qui, sauf erreur, tient par contre de la fiction.
Le quotidien d'une personne aussi lourdement handicapée est mis en scène avec sérieux et je ne peux que saluer le fait d'en faire le héros d'un vrai récit d'aventure. C'est un peu déstabilisant au départ, difficile en effet de se sentir motivé à l'idée d'un héros incapable de bouger autrement qu'une fois harnaché dans un gros fauteuil roulant et incapable de parler clairement, mais on s'y fait et l'intérêt de l'histoire et la motivation du héros prend le pas sur le malaise initial.

Malgré une légère curiosité initiale, c'est surtout à partir du moment où l'action se déplace au Maghreb que j'ai commencé à accrocher à l'intrigue. L'aspect aventure et exotisme contrastant avec l'incapacité physique du héros est intéressante. J'ai en outre apprécié le réalisme de la fin qui évite la facilité d'une conclusion heureuse.
Une lecture assez originale, même si on sent qu'elle commence à dater, l'ambiance années 80 étant très marquée.

Nom série  Basewood  posté le 30/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Basewood est une oeuvre qui tenait à cœur à son auteur, un album sur lequel il a travaillé 7 ans, qu'il a auto-publié et où il n'a pas compté sa peine comme sur les nombreuses planches enneigés où il s'est appliqué à dessiner chaque flocon.
C'est un pur récit d'aventure dans un décor légèrement fantasy non défini, dans une ambiance qui tient parfois du moyen-âge et parfois du 19e siècle américain. Il met en scène un jeune homme rendu amnésique suite à une chute et qui apprend à vivre dans une mystérieuse forêt avec un vieux solitaire qui s'y est installé depuis de nombreuses années. Ajoutez à cela une falaise gigantesque, un dangereux dragon et une femme amoureuse, et vous aurez les éléments de Basewood.

Le graphisme est simple et rond, proche de la Ligne Claire. Le rendu est esthétique mais je ne suis pas toujours totalement convaincu par la narration graphique, notamment des expressions des personnages qui ont tendance à passer sans transition de en colère à souriant puis renfrogné. Ce n'est pas toujours facile de capter pour de bon leur état d'esprit. Je dois dire aussi que je ne me suis pas tellement attaché à eux.
Quant à l'histoire, elle est sympathique et plutôt bien menée. Elle est dotée d'une certaine touche d'originalité dans le ton sciemment naïf ou du moins sincère et sans faux-semblant. Je ne l'ai cependant pas trouvé très enthousiasmante ni prenante, malgré un petit zeste de curiosité. Je me suis presque ennuyé par moment à vrai dire.
Et du coup, j'ai terminé l'album sans être emballé et il ne marquera pas tellement ma mémoire.

Nom série  Disquettes  posté le 28/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y aura deux types de lecteurs pour cet album : ceux qui connaissent les youtubers qui le composent, et ceux qui ne les connaissent pas.
Pour les premiers, c'est agréable de retrouver des humoristes croisés sur le Net mais aussi un peu à la télé, au détour d'un sketch de Golden Moustache ou simplement sur leurs chaines Youtube. Pour les autres, c'est un moyen de découvrir des noms souvent inconnus du public hors Internet et des atmosphères humoristiques souvent pleines de personnalité.

Dupuis leur a offert l'occasion de s'attaquer à la bande dessinée, avec un dessinateur chacun pour mettre en image leurs délires (sauf pour le cas de Vincent Tirel qui se débrouille seul et que je félicite pour son coup de crayon, je le verrais bien dans les marges de Fluide Glacial). Après une page d'introduction, chacun a ainsi droit à une poignée de pages qu'ils utilisent soit en une histoire courte, soit en gags en une planche ou en strips.
Le passage à la bande dessinée leur permet certaines libertés mais chacun essaie en général d'adapter son style d'humour à ce nouveau médium. Il faut avouer que ça ne marche pas toujours très bien, certains gags sentant un peu le forcé ou le réchauffé, où l'on sent que les auteurs ne sont pas encore très à l'aise avec la narration graphique. L'ambiance de ces planches est généralement bonne mais, à part quelques exceptions, j'ai eu un peu de mal à décrocher de véritables sourires.
On retrouve en outre la caractéristique classique des albums collectifs : le mélange de bon et de moins bon, tant au niveau graphique qu'humoristique, qui aplanit l'impression d'ensemble.

Une initiative sympathique permettant au monde de la BD de s'ouvrir un monde des vidéos Internet et à ses lecteurs de découvrir de jeunes artistes du Web ou de profiter de leur humour dans un nouveau domaine. Mais force m'est d'avouer qu'il s'agit justement d'un domaine qu'ils ne maîtrisent pas encore et du coup cela ne permet pas d'en faire une lecture très enthousiasmante.

Nom série  Nas, poids plume  posté le 23/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas mal du tout comme série.
Elle met en scène des enfants d'un quartier populaire de nos jours et notamment le petit Nassim, vivant avec la famille de son père, d'origine maghrébine, avec sa mère à priori veuve. Ce dernier est harcelé par un plus grand que lui à l'école et aimerait vraiment rejoindre ses amis à leur cours de boxe pour ne plus avoir peur. Mais sa mère ne veut pas.

J'ai eu un peu de mal avec le côté "utopie socialiste" représenté par ce quartier melting-pot où vivent en bonne entente des gens de toutes les origines. Ces sourires partout, ça crée une ambiance sympathique mais ça ressemble aussi un peu à un tract politique. Sans parler d'un certain manichéisme avec des méchants bien punis pour leurs méfaits ou alors qui finalement deviennent gentils.
Heureusement, l'auteur ne pousse pas trop loin la touche idéaliste et conserve un peu de réalisme avec des protagonistes qui ne réussissent pas forcément ce qu'ils entreprennent et des relations plutôt justes entre les personnages.

Le graphisme non plus ne m'a pas trop enthousiasmé. J'ai trouvé les traits d'expressions un peu trop vagues et épurés et on sent que l'auteur n'est pas encore parfaitement à l'aise sur le plan technique. Néanmoins, ces légers défauts n'ont rien de rédhibitoire et la narration graphique permet une lecture fluide et plutôt agréable. Et j'imagine que s'il y d'autres tomes à venir, l'auteur y gagnera en assurance.

L'histoire, pour sa part, est sympathique et bien menée. Elle présente quelques côtés un peu bien-pensants et politiquement corrects mais elle ne manque pas d'intelligence et présente des situations et personnages intéressants. Elle finit en outre par dégager un optimisme assez rafraîchissant. Je suis sorti satisfait de ma lecture.
Une bonne série jeunesse qui mérite d'avoir une suite.

Nom série  La Malvenue  posté le 22/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je me suis fait avoir par la couverture du tome 2 de cette série car :
- elle ne dit absolument pas qu'il s'agit d'un tome 2 et j'ai cru initialement à un one-shot
- elle affiche comme auteur Loisel, sans prénom, et j'ai cru découvrir là un pêché de jeunesse de Régis Loisel
Autant vous dire que j'ai été sacrément déçu après coup, et encore plus quand j'ai dû dénicher le tome 1.

Il s'agit de l'adaptation d'un roman de Claude Seignolle, un conte fantastique rural se déroulant en Sologne à priori au 19e ou tout début 20e siècle. Dans un décor de campagne et de marais, c'est l'histoire d'une statue maudite et d'une femme possédée.
Le cadre est sympathique et l'ambiance pas si mal rendue. Il y avait effectivement de quoi faire une adaptation intéressante.
Mais la forme et la narration n'y sont pas du tout !

Le dessin est très médiocre. Autant les décors, quand ils ne sont pas réduits au strict minimum voire au néant, ne sont pas si mal, autant les personnages sont singulièrement laids et ratés. Quasiment amateurs pour le premier tome, ils prennent des allures de mauvaises tentatives d'imiter le style de François Bourgeon dans le second tome.
Quant à l'histoire, elle est très mal racontée, avec des sauts chronologiques peu compréhensibles, des personnages qu'on confond trop facilement et des situations sans aucune saveur ni sens de la mise en scène. On s'y perd et on s'ennuie très rapidement.
Adaptation ratée.

Nom série  La Voleuse du Père Fauteuil  posté le 19/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Avec les auteurs de Toto l'ornithorynque et plus spécialement Yoann au dessin, c'était là une série que je voulais lire depuis un moment. J'en ai enfin eu l'occasion et... j'ai malheureusement été très déçu.

Cela ne vient pas vraiment du sujet qui est relativement original, mettant d'abord en scène des histoires de monte-en-l'air façon Belle Epoque puis s'orientant vers une histoire de lutte des classes tout en ayant quelques protagonistes assez sympathiques.
Cela ne vient pas non plus du dessin qui n'est pas du style de Yoann que je préfère mais qui est bien agréable quand même.

Cela vient surtout de la narration et de la mise en page. Le récit est tellement bavard, avec tellement d'encadrés narratifs, qu'on croirait presque l'adaptation d'un roman en BD. C'est pénible à lire et ça m'a très vite ennuyé. D'autant que la narration graphique s'en ressent avec de grosses ellipses entre les cases car une grosse partie du récit est racontée en texte et pas en image, donnant régulièrement une narration graphique très hachée. On s'en rend d'autant plus compte quand, comme moi, on se lasse de la lecture des encadrés narratifs et qu'on essaie de se contenter des images et des dialogues, qui se révèlent largement insuffisants du coup.

Bref, je n'ai pas réussi à lire cette série jusqu'au bout et j'ai abandonné à la fin du second tome, tome que j'ai largement survolé tant la narration bavarde et la mise en scène m'avait déjà fait lâcher l'affaire.

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