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Nom série  Le Merveilleux Spectacle de la Téléréalité  posté le 02/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je les dénonce : ma femme et mes enfants regardent Koh-Lanta. Du coup, même si je m'en fiche personnellement, je connais aussi des bouts de cette émission de télé-réalité et je sais comment elle se déroule.
Et c'est ainsi que j'ai été éclaté de rire en découvrant comment Benoît Feroumont (auteur du Royaume) la met en scène à la fois avec justesse et sincérité mais aussi avec un humour grinçant et en dénonçant parfaitement ses travers et ses moments caricaturaux.

Les planches de cet album sont en majorité issues du blog de l'auteur. C'est en 2011 qu'il a décidé sur un coup de tête de découvrir Koh-Lanta et de dessiner ce qu'il voyait et surtout ce qu'il ressentait. Ainsi, de manière plus ou moins régulière, il publiait sur son blog son compte-rendu très personnel de l'émission de chaque semaine. Puis il a remis ça les années suivantes, rencontrant au passage quelques candidats dans la vraie vie après qu'ils aient lu son blog.

D'emblée, j'ai trouvé ça vraiment bien vu et surtout drôle. Dès la première saison qu'il décrit, l'auteur fait mouche et voit très vite les vrais travers et passages risibles de l'émission. Et surtout il les met très bien en scène sous la forme de gags en une image ou en quelques cases qui m'ont vraiment fait rire.
Puis il faut dire qu'ensuite l'intérêt s'étiole un peu. Au fil des saisons décrites, comme l'auteur le dit lui-même, cela se répète trop et lui-même ne trouve plus trop de quoi en rire. Du coup, cela tourne au simple compte-rendu doucement sarcastique des faits, avec des commentaires de moins en moins acides d'ailleurs, comme si le fait de savoir que d'anciens candidats de Koh-Lanta lisaient son blog le bridait un peu. Alors l'auteur essaie de digresser en parlant un peu plus de lui, de ses états d'âme et d'événements pas directement liés à l'émission télé, mais ça ne m'a pas tellement passionné.

Bref, j'ai vraiment beaucoup aimé la première moitié de cet album et ceux qui connaissent Koh-Lanta, qu'ils apprécient ou non, rigoleront probablement autant que moi. Mais la seconde moitié est nettement moins amusante à mon goût et m'a un peu ennuyé. Dans l'ensemble, ça reste tout de même un bon album plaisant à lire.

Nom série  Dad  posté le 02/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Imaginez un intermédiaire entre Lou ! et Mamette : que trouve-t-on à mi-chemin entre une jeune pré-adolescente énergique et une grand-mère souriante ? Eh bien, un quadra élevant seul ses 4 filles, chacune de mère différente.
De Mamette, on retrouve le style graphique de Nob : un trait rond, dynamique et sympa, rehaussé par de très agréables couleurs. On retrouve aussi des personnages principaux doux et pas exempts de défauts mais originaux, amusants, attachants et très humains.
De Lou !, au-delà de quelques couleurs pastels, on retrouvera une structure un peu similaire : de chouettes double pages de garde en tableau de post-ils pour décrire en quelques images et photos amusantes les personnages principaux et leur évolution, mais aussi des albums en gags en une page qu'on préfère rapidement lire comme une longue histoire qui se suit, avec une ambiance qui se met en place et des protagonistes auxquels on s'attache peu à peu.

Quand j'ai découvert Dad dans le journal de Spirou, j'étais mi-figue mi-raisin. J'étais sous le charme du graphisme qui est vraiment de qualité mais les gags ne me faisaient pas tellement rire et j'étais un peu désarçonné de tomber sans explication dans cette famille mono-parentale où un père un peu paresseux et dragueur élevait seul 4 filles de mères différentes. Qui était-il ? Quelle vie amoureuse a-t-il eu pour se retrouver dans cette situation ? Une page ou deux par semaine ne me permettait pas de m'imprégner correctement de l'ambiance de la série.

C'est avec la publication en album que la série prend chair pour moi. Car les gags en une planche forment très vite une longue histoire ou du moins une atmosphère familiale attachante. Et tandis qu'on s'approprie de mieux en mieux les personnages et leurs caractères, l'humour devient plus efficace.
Mais c'est surtout le plaisir de suivre des personnages intéressants et amusants qui est agréable. On a envie d'en savoir plus sur eux. L'auteur joue probablement là-dessus en nous dévoilant peu à peu les origines de cette famille et le passé du père mais aussi en nous faisant doucement découvrir les mères des filles (en tout cas de l'une d'entre elles pour ce qui est du premier tome).

Une lecture agréable, douce et amusante avec une certaine dose d'originalité. Je la conseille.

Nom série  Les Esclaves oubliés de Tromelin  posté le 02/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Certains d'entre vous ont peut-être lu Voyage aux îles de la Désolation racontant le voyage d'Emmanuel Lepage dans les Terres Australes et Antarctiques Françaises effectué en avril 2010. Dans cet album, sur quelques brèves pages, l'auteur décrivait son rapide passage au large de l'île de Tromelin. Sur cette bande de sable de moins de 2km de long entre Maurice et Madagascar, loin de toute terre et encerclée par l'Océan Indien, seule existe une petite station météo occupée durant quelques mois de l'année seulement.

En 2008, deux ans donc avant le passage de Lepage, Sylvain Savoia (l'auteur de Marzi) était resté 1 mois sur cet îlot dans le cadre d'une expédition archéologique à l'objectif bien précis. En effet, Tromelin est connue pour avoir été au 18e siècle le lieu du naufrage d'un navire négrier français. Et si les marins blancs ont pu s'échapper après quelques mois en construisant une embarcation de fortune à partir des restes de leur bateau, ils ont laissé sur place les dizaines d'esclaves Malgaches qui se sont retrouvés obligés de s'organiser en une petite société improvisée pour survivre comme des Robinson. Ce sont les traces de cette société que Savoia et une douzaine d'archéologues sont venus retrouver sous le sable de l'îlot.

L'auteur fait le choix d'une narration croisée, décrivant en parallèle les événements historiques du 18e siècle avec les esclaves malgaches pour personnages principaux d'une part et son séjour à lui sur cette île d'autre part. Nous sommes donc à mi-chemin entre le récit historique et le carnet de voyage.
Les deux ensembles sont très intéressants.
Les événements historiques décrits sont instructifs et assez édifiants. De se placer du point de vue des Malgaches plutôt que des Français est en outre original et bien réalisé.
Le séjour plus moderne de l'auteur sur cette île perdue de l'Océan Indien est également très instructif tant sur le plan archéologique que géographique mais aussi humain car c'est impressionnant d'être ainsi coupé du monde dans un décor à la fois paradisiaque et infernal.
Le graphisme n'est pas aussi envoûtant que les peintures d'Emmanuel Lepage mais Sylvain Savoia est lui aussi très doué dans son style réaliste et plus classique. Belle réalisation.
Seul regret, l'aspect trop bavard de la narration. Beaucoup de texte, le plus souvent à la fois en haut et en bas de chaque case, cela pénalise la fluidité de la lecture. On lit davantage qu'on ne profite des images. Et parfois j'ai eu l'impression de longs monologues ne permettant pas de dégager l'émotion qu'une bonne association texte/image peut offrir. Si bien que j'ai eu un peu de peine à rentrer pour de bon dans le récit.
Heureusement, celui-ci s'est fait de plus en plus intéressant au fil des pages et m'a laissé sur la bonne impression d'un voyage exotique, plein d'émotion et instructif à la fois.

Nom série  Station 16  posté le 17/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'aime pas me faire attraper et c'est bien ce qu'il m'est arrivé après cette BD.
En effet, d'une part je suis amateur de récit de SF-Fantastique et d'autre part quand on me parle de récits dans des territoires glacés et coupés du monde avec des militaires et des mystères un peu fantastiques, je suis toujours preneur. Il y a plusieurs scénarios de films et autres jeux vidéo qui m'ont fortement accroché sur ces thèmes, comme notamment un épisode de la première saison de X-Files. Et quand en plus on y ajoute la possibilité d'expériences nucléaires, dans les lieux mêmes où a explosé la fameuse Tsar Bomba, je suis d'autant plus curieux.

Mais voilà, je me suis fait attrapé car tous ces ingrédients qui m'attiraient n'ont servi à bâtir qu'un médiocre scénario de série B, comme un mauvais épisode de cette autre série télé qu'était Au-delà du réel qui partait souvent d'idées accrocheuses mais n'offrait ensuite le plus souvent qu'une pitoyable soupe sans crédibilité pour les mettre en scène.
Le récit de Station 16 est trop embrouillé pour être prenant, et trop convenu et facile pour être intéressant. Cela manque complètement de crédibilité et il y a tellement de lieux communs de la SF-Fantastique qu'on hésite entre trouver ça risible (le coup du savant fou et de la toute fin du récit) ou ennuyeux car tellement prévisible (le coup de l'appel au secours à la radio). Si encore il y avait du suspens, mais non on est tellement ballottés par le récit et ses sauts dans le temps qu'on ne ressent rien que du désintérêt et aucune empathie pour des personnages parfaitement creux et remplaçables.
Grosse déception.

Nom série  La Mondaine  posté le 17/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le premier tome m'avait bien fait accrocher à cette série.
J'appréciais avant tout l'originalité du cadre de son récit, à savoir la brigade mondaine de la police dans le Paris des années 30 puis durant la guerre.
C'est une plongée historique assez déroutante et intéressante. On y découvrait des policiers assez sympathiques en soi mais pourtant loin d'être blancs comme neige. On y découvrait des mœurs, puisque c'est bien leur domaine, assez spéciales, où les braves familles bien pensantes parisiennes côtoyaient des maisons closes et autres filles de petite vertu, avec comme lien entre les deux des policiers qui n'hésitaient pas à serpenter d'un univers à l'autre.
Comme dans beaucoup de ses romans graphiques, Zidrou s'offre son plaisir habituel de mettre en scène une galerie de personnages originaux et variés.
Et à cela s'ajoute le dessin très sympathique de Jordi Lafebre, soigné, vivant et plein de personnalité.
Bref, du bon, avec l'envie de savoir où les auteurs veulent en venir.

Le second tome m'a hélas un peu refroidi.
Cela ne vient pas du cadre qui reste intéressant. Le décor est nettement plus orienté sur la situation de Paris sous l'Occupation mais le point de vue par lequel on le découvre et les personnages qui le composent sont toujours originaux.
Ce qui m'a déçu, c'est d'une part une intrigue que j'ai trouvé trop embrouillée et d'autre part un personnage principal qui m'est devenu peu à peu antipathique.
Le récit du premier tome était déjà dense, mais dans le second cela continue encore plus vite, avec beaucoup de sauts temporels, et je n'ai pas réussi à accrocher aux émotions et à comprendre les choix du héros.
Ce dernier tourne d'ailleurs au véritable salaud. Alors certes il s'en veut ensuite pour la crasse mortelle qu'il commet à un moment crucial du récit, mais il ne semble pas s'en vouloir plus que ça pour son autre crasse, pas mortelle mais émotionnelle, qu'il fait endurer à une pauvre femme à cause de son obnubilation pour sa "panthère". C'est cette passion que je n'arrive vraiment pas à ressentir et à apprécier dans le récit, ainsi que, en parallèle mais ce n'est pas lié, l'inhumanité ou l'aveuglement dont le héros fait preuve face aux événements historiques de l'époque. A l'inverse, je comprends nettement plus la réaction finale du chef de brigade qui du coup apparaît nettement plus humain et sympathique.

Bref, une bonne première impression en début de lecture un peu gâchée ensuite par un second tome un peu brouillon et un héros auquel je n'ai vraiment pas su m'attacher. J'apprécie quand même l'originalité du récit, son intérêt historique et social et la qualité du dessin.

Nom série  Les Pierres rouges  posté le 16/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec cette série, j'ai eu quelques sentiments de déjà-vu, comme si Makyo recyclait des vieux thèmes... Il y a du Grimion gant de cuir pour le décor rural, rustique et rude. Mais c'est à une autre oeuvre que j'ai pensé en priorité, non pas de Makyo mais d'un auteur avec qui il a travaillé, Laurent Vicomte. Car cette histoire, que je sens rôder autour de la thématique du voyage dans le temps à la sauce romantique, me fait penser à Sasmira. Ou alors peut-être ai-je été induit en erreur et peut-être qu'une explication rationnelle va finalement expliquer ces étranges coïncidences autour des deux protagonistes, Ismaël et Émeline...

La mise en scène du récit m'a un peu surpris. J'ai trouvé bien longue l'introduction de la jeunesse difficile du jeune héros et des traumatismes qui ont marqué sa jeunesse. Je n'y ai pas non plus vraiment adhéré. Je n'ai pas trop compris notamment ses différents changements de comportements: il est quasiment muet durant sa jeunesse, puis il se met à parler philosophie comme un adulte avec l'ami voyageur qui le recueille, puis il retourne ensuite à l'état sauvage en ne sachant plus que bafouiller. Certes, il a vécu beaucoup de moments difficiles, mais je trouve que sa personnalité manque de constance. Et le cœur du récit met trop longtemps à se mettre en place à mon goût.

Je n'ai pas aimé non plus le graphisme. J'avais de meilleurs souvenirs du dessin de Makyo dans ses œuvres plus anciennes. Ici j'ai trouvé les visages souvent laids et déformés, et l'encrage trop présent et parfois disgracieux. Les couleurs sont plutôt bonnes par contre.

En définitive, l'histoire n'est pas mauvaise, présente quelques originalités et attise la curiosité. Je n'ai pas pris tellement de plaisir à la lire, mais si la suite me tombe entre les mains, je serai intéressé à l'idée de savoir où l'auteur veut en venir avec son récit.

Nom série  Vents dominants  posté le 16/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Attiré par la jolie couverture de cet album souple, je suis tombé sur un pur roman graphique, racontant une tranche de quotidien, celui d'une famille qui se regroupe pour passer quelques jours de vacances chez les grands-parents.
Pas de péripétie, pas d'aventure, pas d'humour, juste des relations humaines sans thème fort qui se dégage si ce n'est le mal-être de l'un des deux frères. Ce dernier, venu avec sa femme et ses deux enfants, est bougon, souvent colérique, strict avec son fils, et on ne sait pas trop d'emblée d'où vient ce comportement. Ressentiment envers son père ? Jalousie envers son frère ? Secret de famille ? D'autres soucis dont on n'a pas connaissance ? Peut-être simplement un état d'esprit qu'il faudrait éventuellement chercher à corriger...

Malgré une narration et un graphisme agréable, je ne suis pas tombé sous le charme. Je me suis un peu ennuyé à suivre cette réunion familiale dont je me suis senti assez distant. Je suis resté perplexe et indifférent au malaise de ce père de famille et certaines de ses réactions m'ont franchement échappé, d'autant plus que je n'ai pas bien compris, même une fois l'album terminé, d'où cela lui venait.
La conclusion apporte une légère touche d'optimisme et de légèreté qui manquait au reste, mais pour autant ce n'est pas un album que je conseillerais à moins d'aimer les récits intimistes et emplis de non-dits sur la thématique des relations familiales et de la façon d'aborder la vie.

Nom série  Mimic Royal Princess  posté le 13/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un shojo mettant en scène un garçon qui se déguise en fille pour jouer le sosie d'une princesse, voilà un pitch qui parait très cucul et assez déjà-vu dans le domaine des mangas pour jeunes adolescentes. On s'attend à une galerie de personnages romantiques, de jolis costumes, des romances et des quiproquos... Et comme d'habitude, il va falloir trouver crédible qu'un garçon puisse réellement se faire passer pour une fille aux yeux de tous et même de sa propre mère... Déjà-vu...

Mais cette série là se démarque par plusieurs originalités et ça fait plaisir.

Contrairement aux mangas mièvres qui prennent de nombreux tomes à se mettre en place et se contentent de jouer sur les relations entre les personnages en négligeant l'intrigue, celui-ci a la spécificité rare dans le monde des shojos d'offrir (jusqu'à présent en tout cas) une vraie histoire pour chaque tome avec un début et une fin, et de gros changements de contexte d'un album à l'autre. Le premier présente en effet la rencontre entre le héros et celle qu'il va remplacer ainsi que la mise en place du stratagème, puis le second nous amène 2 ans plus tard dans le même décor mais de nouvelles circonstances, puis le troisième nous change cette fois de décor avec une situation radicalement changée, etc... Pas d'ennui et une intrigue qui se développe vraiment et laisse même la place à l'aventure.

Il y a donc une vraie histoire qui ne se contente pas de tourner en rond et jouer la carte du romantique et de l'humour facile. Si l'on accepte le concept d'un garçon jouant vraiment avec succès le rôle d'une princesse, le reste du récit est assez crédible et raconté avec une certaine maturité malgré quelques petites facilités.
Le graphisme est soigné et agréable. La narration fonctionne bien dans les moments calmes mais devient un peu plus embrouillée quand il y a de l'action. Les personnages ont en effet tendance à se ressembler un peu trop ce qui m'a parfois embrouillé, ne sachant pas vraiment qui avait poignardé qui à un moment clé notamment.

C'est une série assez bien réalisée et qui part d'un thème un peu éculé dans l'univers du shojo pour construire une vraie histoire qui aborde des sujets variés comme la politique, la ségrégation sexuelle, les complots mais aussi bien sûr un peu la romance et une touche d'humour. Ça change des shojos ennuyeux à l'eau de rose.

Nom série  Rouge Tagada  posté le 11/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Rouge Tagada est un album au format moyen, à la couverture souple et d'un rouge éclatant, de même que les bordures extérieures des pages. Publié par un petit éditeur spécialisé dans les livres pour enfants et adolescents aux thématiques un peu pédagogiques, il aborde un sujet un peu sensible et étonnant.

Il met en effet en scène deux jeunes adolescentes qui deviennent les "meilleures amies du monde"... sauf que pour l'une des deux, c'est davantage que de la simple amitié.
Mettre en scène des sentiments homosexuels dans l'esprit d'une collégienne de 4e, cela a de quoi déstabiliser un peu le lecteur. Mais la mise en place du récit est réaliste et plutôt juste. La relation entre les deux filles est bien représentée, avec ses hauts et ses bas. Le dessin est simple mais très agréable et plutôt esthétique.
On se demande quand même un peu où les auteurs vont en venir. Le récit est léger et un peu superficiel, on est bien dans l'esprit d'une des deux filles mais l'autre reste étrangère et distante aux yeux du lecteur. Et quand arrive la longue scène finale qui monte en apothéose avant un choc final, j'ai été un peu déçu par une fin aussi abrupte. D'accord, pour une jeune adolescente, elle peut être considérée comme forte et un peu tragique, mais pour un lecteur plus âgé, cela ressemble à la fin d'une longue introduction et on a envie de savoir ce qu'il va se passer ensuite maintenant qu'on est entré dans le vif du sujet.

Malgré un sujet original et intéressant, j'ai donc trouvé ce récit un peu léger en terme de contenu et d'impact. J'aurais aimé davantage de consistance. C'est pourquoi, même si c'est un ouvrage plutôt réussi sur la forme, j'ai un peu de mal à le conseiller vu son prix pas si négligeable.

Nom série  Les Royaumes du Nord  posté le 10/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n'ai pas lu la trilogie de Philip Pullman, je ne connais les Royaumes du Nord que par leur adaptation en film qui reprend le premier des trois tomes. Celle-ci ne m'avait pas convaincu même si je trouvais une certaine originalité et une belle esthétique au monde imaginé par l'auteur.

Avec cette adaptation en BD cette fois-ci, j'ai eu l'heureuse surprise de découvrir un récit beaucoup plus dense, avec énormément de scènes en plus par rapport au film. Cela m'a permis de découvrir une intrigue plus fouillée, plus intéressante. Comme dans le film, le personnage de Lyra ne m'est toujours pas apparu comme attachante, mais son histoire m'a davantage captivé. J'ai aussi beaucoup apprécié l'exotisme de ce monde imaginaire et l'impression d'être emporté dans un ailleurs aventureux et dépaysant. J'ai toujours un peu de mal cependant à assimiler les bizarres relations entre l'héroïne et ses parents et son ancienne nourrice.

Le dessin également ne m'a qu'à moitié convaincu. Avec son encrage un peu brouillon, le style de Clément Oubrerie manque de finalisation à mon goût pour représenter un tel monde de fantasy aux décors majestueux. Cependant, on s'y fait assez vite. Et si le personnage de Lyra ne me parait pas toujours très gracieux au niveau graphique, les paysages rendent plutôt bien et j'apprécie aussi la mise en couleurs assez classe.

Ce n'est donc pas une BD parfaite mais j'ai pris du plaisir à la lire. Cela provient probablement en bonne partie de l'intérêt du scénario original de Philip Pullman mais j'ai trouvé l'adaptation réussie et prenante. J'ai envie de lire la suite.

A noter qu'il me semble qu'il y aura 2 tomes par roman, donc en principe 6 tomes en tout pour achever la série.

Nom série  La Révolution Pilote - 1968-1972  posté le 09/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cela commence par une envie, celle d'Eric Aeschimann, écrivain, journaliste et fan de BD, de fouiller l'histoire du journal Pilote et de comprendre ce qui l'a transformé d'une publication pour adolescents à un journal bien plus mature et innovant qui va révolutionner une grande partie du monde de la bande dessinée avant de disparaître, tandis que ses auteurs se dispersaient dans de nouveaux projets et d'autres journaux créés par eux-mêmes.
Cela s'est passé entre 1968 et 1972, à l'époque où des géants de la BD étaient harmonieusement assemblés dans les pages du journal, des noms célèbres tels que Gotlib, Giraud, Druillet, Mandryka, Fred ou Bretécher. L’événement déclencheur de cette révolution artistique est probablement une réunion clé ayant eu lieu durant l'été 68 où des dessinateurs s'en sont pris violemment à René Goscinny, fondateur et rédacteur en chef paternaliste mais génial de Pilote.

Pour comprendre ce qu'était le journal Pilote à l'époque et découvrir de l'intérieur ce qu'il s'est passé exactement, Eric Aeschimann décide d'aller interviewer sur ce sujet spécifique les dessinateurs de l'époque. Pour cela, il va s'associer avec Nicoby pour qu'il mette en image, dans une BD où les deux auteurs se mettront eux-mêmes en scène, la façon dont ces interviews se sont déroulées, ce que les paroles des grands noms de l'époque ont évoqué pour eux et les réflexions qui en ont découlé.

L'album se scinde en 6 chapitres, pour autant d'auteurs rencontrés, ou manqué de peu dans le cas du regretté Giraud. Chaque entretien est mis en scène pour faire ressentir les émotions et les interrogations d'Aeschimann et Nicoby face à des personnages aussi célèbres du 9e Art et à ce qu'ils leur apprennent des événements de l'époque.
Outre le côté instructif, il y a aussi une vraie émotion qui se dégage du récit et une part d'humour dans la mise en scène. Moi qui n'ai quasiment jamais lu de journal Pilote en tant que tel, j'ai une vraie affection pour le microcosme de ses auteurs que j'ai pu découvrir par le biais de la Rubrique-à-Brac ou d'Achille Talon qui les mettaient régulièrement en scène et reflétaient l'atmosphère de l'époque. Les voir ainsi "en vrai" parler d'eux-mêmes et de ce qu'il s'est passé à l'époque est assez touchant.
Mon seul regret est de n'avoir pas davantage de détails sur le vrai du faux de cette fameuse réunion de 68 ("celle où ça a bardé !") car les témoignages des différents auteurs ne se recoupent pas parfaitement et aussi parce que si j'ai bien compris, j'ai l'impression qu'il y avait très peu de vrais dessinateurs de Pilote face à Goscinny : mais alors qui étaient les autres ?

Une lecture documentaire très intéressante, amusante dans la forme et touchante dans le contenu. Elle m'a donné furieusement envie de relire les œuvres de auteurs de l'époque et me fait regretter encore plus la disparition de nombreux grands artistes, Goscinny en tête.

Nom série  La Nuit de l'Empereur  posté le 07/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Malgré quelques légers défauts, cette bande dessinée ravira les amateurs d'Histoire et de Napoléon en particulier. Il met en effet en scène un moment très précis dans la saga de l'Empereur, un épisode durant la retraite de Russie qui se révèle plein d'action, de suspens et d'héroïsme.

Face au risque d'être assassiné par un traître, Napoléon fait en effet le choix au moment de quitter Moscou de se faire remplacer par un sosie tandis que lui-même suit discrètement le gros de l'armée avec une petite escorte. Alors qu'une nuit glaciale menace de tomber, il se retrouve coupé de ses troupes et doit passer la nuit dans une petite ferme bientôt encerclée de cosaques. Et pour ne rien arranger, le sosie se fait enlever pendant ce temps là, créant le risque que, comme l'ennemi peut faire croire qu'il s'agit du véritable Empereur, ils l'obligent à abdiquer ou l'exécutent pour démoraliser les troupes françaises.

Sauf erreur, il s'agit d'une fiction. Ces événements n'ont pas eu lieu mais ils sont parfaitement crédibles et... qui sait ? Car les auteurs ont bien travaillé le cadre historique de leur récit, les costumes, les dialogues ponctués de nombreux sobriquets militaires de l'époque, les personnages et leurs caractères.
Et le rendu n'a rien de didactique ou pompeux : on est dans le véritable récit d'action et de suspens, à la différence près qu'il met en scène pour de bon l'Empereur des Français et sa garde rapprochée de vétérans de tous horizons, des vieilles Moustaches comme on les surnomme, qui prennent des allures de Sept Mercenaires tout en incluant au passage une aristocrate polonaise au caractère bien trempé.
C'est prenant, réaliste, intéressant, parfois surprenant et on se demande comment cela va se finir.

J'ai un léger regret au niveau du graphisme pour lequel j'aurais aimé ressentir davantage d'aisance technique. Le trait est un peu raide, les visages peu expressifs et pas toujours très faciles à distinguer. La narration n'est pas toujours parfaite non plus. J'ai été un peu perdu dans certaines scènes d'action, notamment le moment du retour à la ferme quand je me demandais qui était ce troisième groupe se demandant "Ben, et nous alors ?".

Bref, ce n'est pas parfait mais c'est déjà très bien. Comme je le disais en introduction, c'est un diptyque qui ravira les amateurs d'Histoire, d'action et d'aventure à l'ancienne.

Nom série  Lune de sang  posté le 07/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Des démons folkloriques japonais s'emparent du corps de jeunes hommes et les transforment en loups-garous qui violent et dévorent les jeunes femmes. Sakuya, héritière d'un clan de prêtresses-guerrières, a pour mission de "sauver" ces hommes en les tranchant de son sabre impitoyable.

Le premier tome de ce manga n'est pas enthousiasmant car il accumule les lieux communs.
Sexe et violence y sont très proches de ce qu'il y a de méprisable dans les mauvais hentais. Si les scènes érotiques restent softs - on ne passe pas le stade des seins à l'air, de la petite culotte et des positions suggestives -, la violence elle n'est pas soft même si trop outrancière pour être crédible. Outre les corps véritablement dévorés, dont ceux de personnages qu'on a pu suivre vivants quelques pages auparavant, il y a une véritable mise en scène assez complaisante du viol et du sexe avec violence. Le fantasme ne passe pas pour moi.
A cela s'ajoute une trame très banale d'une jolie guerrière qui combat des monstres avec son sabre et qui, comme on le voit dans tellement de scénarios de manga pour adolescent(e)s, est elle-même possédée par un puissant démon dont elle peut libérer les pouvoirs dévastateurs quand le besoin s'en fait sentir. Et pour continuer dans les lieux communs, elle doit tenter de sauver l'âme de l'homme qu'elle aime mais qu'elle doit affronter, un beau guerrier lui aussi possédé, théoriquement lui-même un loup-garou même s'il garde toute sa classe et son physique humain pour bien insister sur son côté beau ténébreux. Comme c'est romantique... et déjà-vu !

Heureusement, à partir du second tome, l'intérêt de la série se redresse quand on nous présente le passé de la jeune guerrière et de son ancien amour et que le scénario commence à approfondir la présentation des loups-garous et de la véritable ennemie de l'héroïne. On s'éloigne enfin de la trame répétitive de l'apparition successive de nouveaux monstres, qui dévorent des femmes puis se font trucider par Sakuya.
A côté de cela, le graphisme est soigné et plutôt agréable, même si je n'aime pas trop l'aspect fébrile que prend son trait quand il laisse la place aux scènes d'action et même si certaines cases, probablement mal cadrées, sont parfois difficiles à déchiffrer.

Malgré le rejet manifeste que j'ai ressenti à la façon complaisante dont sont présentées les scènes de viol, comme autant de fan-services pour lecteurs de mauvais goût, et malgré l'abondante impression de déjà-vu par moments, l'intrigue commence à devenir intéressante à partir du second tome et fait en sorte de maintenir l'intérêt du lecteur. A voir si la suite tient la route.

Nom série  Le Petit Louis XIV  posté le 07/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'avais fondé des espoirs dans cette BD car j'étais agréablement surpris par son thème historique très précis, l'enfance du Roi Soleil, et je me disais que ça pourrait amuser mon fils écolier et instruire agréablement ma fille collégienne.
J'avais d'autant plus d'espoir que le graphisme de Péral est soigné et agréable. C'est du pur style humoristique franco-belge mais le trait est maîtrisé et dynamique, la mise en page assez efficace et l'ensemble, couleurs inclus, est de belle facture.

Malheureusement, le contenu m'a déçu.
J'aurais pu apprécier la galerie de personnages historiques mis en scène et le côté un peu didactique de la chose, plaisamment accentué par le dossier pédagogique en fin d'album. Mais c'est l'humour qui plombe tout pour moi.
Les gags sont trop forcés, trop convenus et tout simplement pas drôle. A l'exception d'un unique gag, je n'ai pas souri une seule fois.
Et le personnage du jeune Louis est tout sauf attachant. Il est présenté comme assez niais, égoïste et turbulent, si bien que je n'avais aucun plaisir à suivre ses petites aventures comiques. Je l'ai trouvé désagréable et ce n'est pas l'ambiance artificielle de gags aux chutes si péniblement amenées qui a pu compenser ce mauvais ressenti.

Comme qui il ne suffit pas d'un bon sujet et d'un bon graphisme, si l'ambiance, les personnages et l'humour ne suivent pas, le résultat est décevant.

Nom série  Sherlock Holmes - La BD dont vous êtes le héros  posté le 03/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai lu que le premier tome de cette série. Je l'ai assez apprécié mais non seulement j'ai trouvé qu'il se suffisait à lui-même puisqu'il contient une vraie enquête complète, et je l'ai aussi trouvé un peu fastidieux, donc je ne suis pas sûr de lire le second tome, qui comprend 4 petites enquêtes.

Pour commencer, je suis un vieil adepte des livres dont vous êtes le héros, et dès que je croise une BD sur le même principe, je saute dessus. Cette série là met en scène des enquêtes de Sherlock Holmes. Autant j'en avais déjà "joué" en livre, autant je me demandais comment cela allait pouvoir s'adapter au format bande dessinée.
Et je dois dire que Ced relève plutôt bien le défi.
Il nous met dans la peau du Dr Watson qu'un Sherlock Holmes assez moqueur décide de laisser mener l'enquête, tout en lui apportant un vrai soutien, heureusement. Et c'est dans ces conditions que nous allons mener une enquête assez complexe, d'abord en fouillant les lieux d'un crime et en interrogeant les proches, puis en décidant de la marche à suivre ensuite. L'auteur inclut quelques conditions, comme un nombre maximum de questions qu'on peut poser à certaines personnes, qui amènent un surcroît de réflexion au lecteur qui doit choisir avec attention ce qu'il va faire dire au Dr Watson.
Le dessin est simple et agréable. Et la narration ainsi que la construction de l'ouvrage, des sauts de page et des retours en arrière, sont plutôt bien faites.

Par contre, comme dit plus haut, la lecture s'est révélée un peu fastidieuse. Ma fille de 12 ans, par exemple, qui a voulu lire l'album avant moi, a abandonné en se disant que c'était trop compliqué pour elle. L'enquête n'est pourtant pas très compliquée et j'avais déterminé moi-même une bonne partie de la vérité avant qu'elle soit dévoilée, mais il y a pas mal d'éléments à prendre en compte et il est facile de s'y perdre si on n'est pas concentré. Certains passages ne sont en outre pas parfaitement clairs et la transition entre certains chapitres peut laisser légèrement perplexe. A cela s'ajoute quelques petits jeux comme le déchiffrage d'un code secret qui est assez plaisant certes mais ajoute à la fatigue que peut potentiellement ressentir le lecteur.

Bref, j'ai été moyennement convaincu. Même si je trouve que la mission consistant à adapter une enquête de Sherlock Holmes au format d'une BD dont vous êtes le héros est plutôt bien réussi, je n'ai pris qu'un plaisir relatif à cette lecture et ne la conseillerais pas forcément sans hésiter.

Nom série  Rouge Karma  posté le 19/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Rouge Karma est une intéressante plongée d'une européenne dans l'Inde moderne.
C'est un cadre de récit intéressant, celui de mettre en scène une femme enceinte jusqu'aux yeux qui, aidé d'un sympathique chauffeur de taxi indien, va enquêter pour essayer de retrouver son fiancé disparu à Calcutta.
C'est un récit à la fois réaliste et exotique, quelque part entre le thriller et le carnet de voyage. Le graphisme est agréable et aéré, la narration rythmée, l'histoire bien construite et assez prenante.
Je ne suis pas complètement tombé sous le charme mais j'ai passé un bon moment de lecture.

Nom série  Les Mains obscures de l'oubli  posté le 17/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Mains obscures de l'oubli est un polar à l'ancienne, mettant en scène un vieux truand tout juste sorti de prison. Cela se passe de nos jours, en 2013, mais ce dernier est hanté par son passé datant plus de la guerre d'Algérie et des années 60-70. Et il va se donner pour mission d'accomplir un accord passé 30 ans plus tôt, celui de retrouver l'assassin, probablement lié au terrorisme Basque, d'un industriel. Entre Marseille, l'Espagne, Paris et le Pays Basque, nous allons l'accompagner au long de son enquête tandis qu'il remue un dangereux passé et attire sur lui l'attention de personnes menaçantes.

J'ai apprécié les décors et l'ambiance réaliste du récit. Le graphisme y est bien adapté, très soigné. J'ai un peu voyagé avec ce héros au long de ses pérégrinations. Et je trouve intéressant de voir se confronter ainsi le monde du banditisme à celui du terrorisme.
Par contre, la narration est trop verbeuse. Cela ressemble à l'adaptation d'un roman trop bavard dont on a collé au forceps les monologues et pensées du héros dans des cases qui deviennent rébarbatives. J'ai décroché à plusieurs reprises tant le texte devenait ennuyeux et trop présent. Cela brise complètement le rythme et j'ai raté à au moins deux reprises les transitions expliquant l'étape suivante de l'enquête.

C'est un one-shot qui a des qualités par le réalisme et la certaine originalité de son intrigue, mais il faut aimer les récits verbeux et proches du roman noir.

Nom série  Locke & Key  posté le 16/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cela faisait quelques semaines que je stressais à l'idée de trouver une série marquante pour mon 5000e avis sur BDtheque. Et mes dernières lectures n'étaient toutes que sympathiques sans plus. Jusqu'à ce que je réalise que je n'avais pas avisé Locke & Key car j'attendais d'en lire l'intégrale.

En quoi Locke & Key est-elle une série marquante ? Simplement car il s'agit d'un très bon comics, au scénario original et dense, au graphisme très soigné et qui a le bon goût de se terminer de belle manière en 6 tomes seulement.

Locke & Key, c'est l'histoire d'une famille héritière d'une superbe demeure où sont disséminées des clés magiques aux pouvoirs étranges et variés. C'est aussi et surtout l'histoire d'une entité du Mal qui désire foncièrement l'une de ces clés là en particulier et qui s'en prend de manière très insidieuse et manipulatrice à la famille en question.

Le graphisme de Gabriel Rodriguez est très agréable et soigné. Avec un encrage élégant et des couleurs de qualité, il offre des planches esthétiques à la narration maîtrisée. Il offre aussi une véritable personnalité graphique à ses protagonistes.
Cette personnalité, on la retrouve dans le scénario, avec une galerie de personnages originaux et assez réalistes tout en étant variés. Chacun suit sa route et leurs interactions à tous forgent l'un des attraits du récit.
L'intrigue en elle-même présente une situation initiale intéressante et ponctuée par la suite de rebondissements osés et souvent inattendus. C'est le genre de récit où l'on ne peut pas deviner à l'avance ce qu'il va se passer et où il peut arriver le pire aux protagonistes auxquels on s'est attachés. A noter aussi un "méchant" particulièrement retors et fourbe, ainsi que l'originalité d'y suivre d'aussi près son parcours et son état d'esprit que celui des "gentils", ce qui le rend d'ailleurs presque plus charismatique que ces derniers.

En même temps, j'ai trouvé certains éléments de cette série légèrement dérangeants.
D'une part, il y a une forme manifeste de violence, d'autant plus qu'elle s'intègre parfois avec mordant dans la simplicité d'une vie quotidienne. La façon dont le méchant du récit se joue des héros en s'intégrant à leurs côtés à leur insu et dont il en profite pour abuser d'eux et éliminer au sens propre toute menace à ses projets est assez radicale.
Ensuite, le comportement de certains personnages ne m'a pas toujours convaincu. Cela provient peut-être du fait de savoir, en tant que lecteur, qu'ils sont manipulés, mais je n'ai pas trop aimé les réactions de mâle vexé du grand frère, ni le côté espiègle du petit frère.
Il y a enfin des clés aux conséquences bizarres auxquelles j'ai du mal à adhérer. C'est notamment le cas de celle qui "ouvre l'esprit" que je trouve assez dégoûtante et bancale.

De ce fait, je n'ai pas de véritable coup de cœur pour cette série mais j'admire sa qualité graphique, son intrigue originale et complexe et la façon dont elle sait se rendre prenante et bien construite. Une vraie bonne lecture.

Nom série  Le Muret  posté le 16/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Muret raconte l'histoire d'une adolescence difficile, celle d'une jeune fille de 13 ans dont la mère est partie avec son amant et qui est plus ou moins laissée à l'abandon par son père qui se donne totalement à son travail et à ses voyages d'affaires. Elle vit donc seule la plupart du temps, en plein manque d'attention et de soutien, et cherche à combler ce vide d'abord avec sa meilleure amie, puis avec l'alcool et enfin avec un jeune homme finalement assez sympa même si vivant de petits trafics illégaux.

Ce n'est pas un récit très joyeux mais il n'est pas raconté de manière plombante. Voir une aussi jeune fille s'adonner ainsi à l'alcool m'a un peu choqué, et d'imaginer une adolescente ainsi abandonnée par ses parents est un peu révoltant, mais les auteurs n'en font pas une situation désespérée et sombre. On sent qu'il y a des échappatoires et une possible lumière au bout du tunnel. Et malgré une fin un peu dramatique, la conclusion amène une vision optimiste et une envie d'aller de l'avant assez réconfortante.

Je n'ai pas pris un très grand plaisir à la lecture de cet album car je ne me suis pas senti proche de ses jeunes héros et n'ai pas été touché par leur récit. J'y ai plus vu une vision réaliste et instructive de comment une adolescente peut sombrer si on ne prend pas soin d'elle. Intéressant mais pas très prenant pour moi.

Nom série  Les Mondes Cachés  posté le 13/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Mondes Cachés est une suite, plusieurs années après, de la série Gargouilles. Grégoire, qui n'était qu'un enfant à l'époque, est désormais un adolescent doté de pouvoirs magiques mais ayant fait le choix de ne pas les utiliser. C'est en partant à la recherche de son amie disparue qu'il va découvrir des mondes magiques parallèles dont il vaut mieux se méfier.

D'emblée on est charmé par le graphisme de cette bande dessinée. Gargouilles était déjà très chouette mais plus marqué par le style d'Etienne qui avait entamé la série. Ici, l'esthétique est légèrement différente puisque Silvio Camboni est seul aux commandes. C'est surtout au niveau de la colorisation, moins à base d'aplats, que se ressent la différence. L'ensemble est assez chouette et donne envie de lire. A noter aussi que Grégoire y a des petits airs de Spirou, ce qui est assez amusant.

Le scénario, pour sa part, n'est pas foncièrement original. Il s'agit finalement d'une banale histoire de passage d'un monde à l'autre, d'une découverte des merveilles et dangers de "l'autre côté" puis de la quête de la sortie pour revenir sur Terre. Seul le fait que le héros soit plus ou moins initié à ces choses dès le départ apporte un peu de neuf. Mais c'est aussi surtout car il s'agit à priori d'un tome introductif présentant ces fameux mondes cachés et que la série pourra prendre ensuite sa vitesse de croisière.
J'ai aussi un peu tiqué sur le rythme très rapide de la narration. Cela permet à une intrigue dense de tenir en un seul tome, ce qui est appréciable, mais j'ai eu aussi un peu l'impression d'avoir survolé les événements et de ne pas me sentir très impliqué.
De même, le caractère morose et assez désabusé de Grégoire n'est pas très charismatique pour le moment.

Quoiqu'il en soit, c'est une lecture sympathique et graphiquement très attrayante. Je pense qu'elle a un bon potentiel pour la suite.

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