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Nom série  Garduno, en temps de paix  posté le 30/01/2010 (dernière MAJ le 10/02/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime bien quand la bd sort des sentiers battus pour s'intéresser au politique ou à l'économique. J'aime bien également quand un auteur a le courage d'exposer ses idées. Ici, elles sont dans l'air du temps et rencontrent généralement la sympathie du plus grand nombre.

Par contre, je suis sans concession quand il y a de la malhonnêteté intellectuelle ou que cela se transforme en une espèce de manifeste pour une nouvelle idéologie ou plutôt pour combattre un système. Bref, les informations données dans ce documentaire sont orientées donc pas très équilibrées.

De tout temps, riches et pauvres ont toujours coexisté sur notre planète. Le capitalisme a permis au plus grand nombre d'accéder aux richesses que procure la société de consommation. Le modèle communiste n'a pas vraiment été une réussite. Les inégalités se creusent non seulement à l'intérieur d'un même état mais également avec les pays les plus pauvres. On ne peut que dénoncer cette inégalité. Faut-il diaboliser pour autant la mondialisation ? Faut-il punir les plus fortunés ? etc...

Pour ma part, je pense que pour garantir la prospérité, on doit combattre la pauvreté avec détermination dans les autres pays et à l'intérieur. C'est une question de solidarité et de fraternité. En 10 ans, la mondialisation a apporté par exemple à l'Inde des bienfaits matériels innombrables. De la mondialisation, nous pouvons dire qu’elle a apporté une hausse du niveau de vie global des populations de la planète. Tout est une question de point de vue.

L'interdépendance via les échanges est inévitable et irréversible. Il faut cependant encadrer ce processus. Est-ce mal en soi ? Favoriser les échanges culturels et technologiques n'est pas une tare à moins d'être protectionniste. Juste un chiffre que j'aurais opposé à l'auteur : au XXème siècle, le PIB mondial par habitant a été multiplié par 15. Que faut-il en déduire ? Manipulation quand tu nous tiens !!!

Pour modérer un peu mon propos, je reconnais également qu'il y a bien entendu des inconvénients qu'il faut corriger (mais sans remettre en cause le système). J'avoue également que si j'avais 10 ans de moins, j'aurais sans doute applaudi jusqu'à boire la démonstration faite par l'auteur.

Il est vrai que le terme "mondialisation" possède déjà une forte charge émotive. Je comprends la charge de l'auteur qui redoute l'accroissement des inégalités, le chômage et la baisse du niveau de vie. Je ne partage pas ses idées. J'estime qu'il faut au contraire encourager la croissance et le progrès. Or, le meilleur moyen est de lutter contre la pauvreté. Qu'il y ait des riches ne me dérange pas. Tant mieux pour eux ! Mais il ne faut plus qu'il y ait de pauvres ! Il faut tirer le plus grand nombre vers le haut. J'ai conscience en écrivant ces lignes que ma pensée à contre-courant est ultra-minoritaire parmi les jeunes. La mondialisation est une source d'inquiétude. Il faut sortir des analyses trop simplistes et pousser plus loin la réflexion. La schématisation n'est jamais bonne même si le processus est compliqué.

Par ailleurs, certains faits et certaines statistiques présentés dans cet ouvrage ne sont pas tout à fait corrects. D'autres comparatifs qui sont opérés m'ont paru révoltant dans le procédé utilisé. Cela s'apparente presque à de la propagande que je sanctionne car je n'approuve pas. Si on ajoute un dessin qui est franchement mauvais, cela a eu raison de ma patience. Je ne vais quand même pas me forcer à aimer.

Cependant, cette bd a au moins le mérite de soulever un débat intéressant sur les bienfaits ou les inconvénients de la mondialisation. Même si je ne partage pas toutes les idées de l'auteur et malgré mes critiques les plus cinglantes, j'accorde un trois étoiles à une oeuvre engagée. On sort des sentiers battus et on prend des risques. Objectivement, c'est mérité.

Nom série  Une épaisse couche de sentiments  posté le 25/01/2010 (dernière MAJ le 10/02/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une épaisse couche de sentiment est une bd qui pastiche le monde des DRH des entreprises. On y découvre des êtres dénués de tout sentiment humain qui s'amusent à licencier le plus de monde possible pour faire plaisir aux actionnaires.

Est-ce que cela reflète la réalité des DRH des sociétés en général ? C'est un peu facile de leur attribuer le mauvais rôle avec une telle dose de mauvaise foi entre méchanceté et immoralité. Souvent, ceux qui sont recrutés pour effectuer ce travail délicat sont justement dotés de qualités humaines irréprochables. Pour autant, force est de constater que la réalité dépasse souvent la fiction...

Certes, ils embauchent et ils licencient pour des motifs valables. De nos jours, l'arsenal législatif à travers le Code du Travail est plutôt contraignant pour les entreprises. Bien sûr, il y aura toujours l'exception qui confirme la règle et des brebis galeuses ici et là.

Le monde inhumain des ressources humaines est assez bien retranscrit. Il y a effectivement une épaisse couche de sentiments. On fait croire qu'on est sensible à l'autre mais en réalité , on ne regarde que sa propre carrière pour progresser. On tire à vue avec du sang sur les mains. Cependant, le milieu est feutré et tout est dans l'art du langage et des justifications stériles.

Le portrait de l'entreprise est caricatural et manichéen. Cependant, il s'agit pour les auteurs de faire passer un message même s'il est cruel. Il sera entendu.

Nom série  Sherlock Holmes et le Necronomicon  posté le 10/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Là encore, le célèbre détective privée Sherlock Holmes a déjà donné lieu à de multiples séries et une vraie littérature. Il est alors toujours intéressant de voir comment est la vision de différents auteurs. Il est vrai que le récent film à succès sur le personnage a sérieusement modifié son image de gentleman.

Ce nouveau diptyque ferait suite à un autre où il a affronté des vampires (Sherlock Holmes et les vampires de Londres). Oui, le registre est clairement celui du fantastique. Fini les énigmes qui étaient résolues grâce à l'intelligence du maître. Place à l'ésotérisme avec toute les facilités que cela procure au scénario !

Les auteurs vont se servir de la disparition de Sherlock Holmes dans le roman de Conan Doyle après sa lutte avec le professeur Moriarty dans les chutes de Reichenbach. Le dessin et la colorisation remplissent leur rôle mais ils n'ont pas d'âme. On regrettera sans doute ce déchaînement de forces occultes sans la moindre explication rationnelle. Personnellement, je suis plutôt adepte de la version de Luc Brunschwig à savoir Holmes. C'est nettement deux crans au-dessus.

Nom série  Les Démons d'Armoises  posté le 10/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est la troisième fois en quelques mois seulement que je retombe sur Jeanne d'Arc. C'est fou comme elle inspire les auteurs de bande dessinée. Bien sûr, on va avoir droit en ouverture à la fameuse scène du bûcher. J'avais également lu la série "Garou" et je n'avais pas fait le rapprochement qu'il s'agissait d'une suite

Je n'ai pas aimé les nombreux flash-back qui font perdre le fil d'un récit déjà assez compliqué comme cela. De bons passages s'alternent avec de plus commun. Le rythme est très lourd avec des dialogues parfois très pesants. C'est beaucoup trop bavard et cela plombe cette oeuvre.

Par contre, le dessin sera de grande qualité avec un réel souci du détail du monde médiéval. Il est dommage que le scénario manque cruellement de cette chose qui fait qu'on a envie de continuer l'aventure. Cela sera sans moi sans cette fois-ci.

Nom série  Amère patrie  posté le 10/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'aime bien ce genre d'histoire de destin croisé. On suit le parcours de deux hommes géographiquement assez éloignés l'un de l'autre. Jean Gadoix vit en Haute-Loire dans un petit village et va devenir paysan pour subvenir aux besoins de sa famille. Au Sénégal, on va suivre la vie de Ousmane, jeune noir qui part à la chasse. L'histoire commence en 1900 et va se poursuivre jusqu'à la première guerre mondiale où les tranchées du chemin des Dames seront malheureusement le lieu de leur rencontre.

Le premier tome conte l'enfance et l'adolescence de nos deux héros afin qu'on s'empreigne de leur environnement respectif. Le second tome est bien plus tragique. J'ai bien aimé le dessin assez expressif et détaillé du dessinateur.

Je conseille l'achat mais je tiens à préciser que les maniaques seront déçus car les maquettes de dos entre les deux tomes auront changé. Visiblement, certains Editeurs se foutent complètement de l'uniformité des collections même pour un diptyque ce qui témoigne de leur respect. Je mets un conseil d'achat car intrinsèquement, c'est une belle oeuvre de qualité.

Nom série  Sidi Bouzid Kids  posté le 10/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La révolution tunisienne est encore dans toute les mémoires puisqu'elle a commencé vers la mi-Décembre pour se terminer vers la Mi-Janvier. Ce récit reste une fiction qui s'inspire et gravite autour d'évènements et de personnages réels ayant participé à la révolution tunisienne qui allait devenir le point de départ de ce qu'on va appelé communément le Printemps arabe. Après Ben Ali, des dictateurs tel que Kadhafi ou Moubarak sont tombés. Il en manque encore un mais avec le temps, on pense qu'il va tomber. Il faut savoir que ces dictateurs ont réellement du sang entre les mains car les policiers n'hésitent pas à tirer sur le peuple et de ter des enfants, des bébés, des vieillards. Je ne pensais pas que cette révolution tunisienne avait été aussi dure. Les images ne nous seront pas épargnées.

Tout a commencé avec l'acte désespéré d'un jeune kid de la ville de Sidi Bouzid qui s'est immolé par le feu. Pour faire subsister sa mère et ses six frères, il vendait depuis plusieurs années des fruits et légumes dans la rue, avec sa petite charrette, sans autorisation, se mettant ainsi à la merci du harcèlement et du racket de la police et de l'administration ce qu'ils ne manqueront pas de faire en lui confisquant son matériel. Cette immolation allait déclencher à travers tout le pays une vague de protestation. Encore une fois, il y a ceux qui ont tout et ceux qui n'ont rien. Ceux qui ont tout possède une puissante police pour les protéger et matraquer le peuple.

Il est fait référence à cette fameuse scène où une ministre française des affaires étrangères anciennement à l'intérieur, venue passé des vacances dans une station balnéaire dans un pays en crise grave, propose le savoir-faire qui est reconnu dans le monde entier des forces de sécurité pour régler des situations sécuritaire. Le manque de clairvoyance de ce gouvernement a fait honte à notre pays. Bon, il s'est rattrapé par la suite en Libye. Cependant, l'auteur de cette bd n'a pas oublié et raconte en détail les faits.

La scène qui m'a le plus marqué est celle de la visite du président dans l'hôpital où était soigné celui qui s'était immolé par désespoir. Devant les caméras de TV et les médias, il a fait un beau discours plein de compassion. Le médecin-chef est tellement ému qu'il lui dira en aparté à la fin de sa visite qu'il fera tout pour le sauver. Réponse cinglante du président à vie: "qu'il crève !". On est quelque fois beaucoup trop naïf !

J'admire pour ma part le courage du peuple tunisien qui s'est soulevé contre l'injustice en prenant les armes. Il n'y a de toute façon que ce langage qui est possible face à des régimes de terreur et de privation de liberté. J'ai moi-même été dans ce pays alors que j'avais 18 ans et j'en ai gardé de précieux souvenirs avec des habitants très gentils. La question maintenant est de savoir si la révolution n'a pas été volée par des gens qui sont pareilles au fond. Bref, j'ai beaucoup aimé cette bd qui a le courage de montrer les choses telles qu'elles sont ou qu'elles auraient pu être avec toute la crédibilité qui soit. C'est une oeuvre à lire absolument ! Bravo à l'auteur !

Nom série  Docteur Du Ming  posté le 04/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La couverture de ce manhua assez morbide annonce la couleur. Lorsque Du Ming, médiocre étudiant en médecine, rencontre la superbe Zhang Qian, sa réputation de fille facile la précède. La jeune femme est immédiatement fascinée par la pureté qui semble émaner de Du Ming. Alors que ce dernier obtient son diplôme à la surprise générale, Zhang Qian arrête ses études pour devenir l'assistante d'un professeur peu aimé. Quelque temps après, Du Ming, devenu médecin anesthésiste, apprend le suicide de Zhang Qian. Il va enquêter pour connaître les raisons de cette mort qui l'affecte tout particulièrement.

Ce manga est un thriller dans le milieu médical chinois. Le trait du dessin est assez réaliste mais assez inégal sur l'ensemble de l'oeuvre. C'est assez morbide car on va apprendre que personne n'est pure, loin de là ! On ressort de cette lecture avec une amère impression de mal-être. Je n'ai pas été conquis par ce récit. Pour autant, je ne peux affirmer que c'est un mauvais travail. J'ai bien aimé la trame de l'histoire mais pas la fin.

Nom série  Furioso  posté le 03/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Furioso nous plonge dans les batailles des grandes croisades. On va suivre une histoire plutôt intéressante. L'originalité provient du fait que nous sommes aussi bien plongés du point de vue des chrétiens que celui des musulmans. Les séquences s'alternent et les protagonistes des deux camps ne se rencontreront jamais.

Je constate avec effroi que l'image papale était encore celle d'un vieillard ayant du mal à faire le moindre geste. 1000 ans après, je n'ai pas l'impression d'assister à un progrès de ce côté là. Pour le reste, ce récit semble décrire des situations inédites. C'est traité avec une certaine intelligence. Le fait divers est traité comme un signe de dieu : c'est le postulat de cette histoire qu'on suivra jusqu'au dénouement final.

En vérité, c'est bien une dénonciation du pouvoir religieux que l'on se situe d'un côté ou de l'autre. Que de guerre et de mort au nom de la religion à travers le monde...

Nom série  Les Sauvages  posté le 03/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L'auteure Lucie Lomova consacre cette oeuvre à une histoire vraie, celle de l’amitié entre Alberto Vojtech Fric, botaniste et ethnographe originaire de Prague, et Tcherwuish, un Indien de la tribu Chamacoco, rencontré en 1908 sur les rives du fleuve Paraguay. Fric découvre alors une tribu décimée par un mal inconnu et décide de tout faire pour la sauver. Il prend alors un jeune indien de son âge sous son aile et le ramène en Europe à Prague.

Fric se lance alors dans une série de conférence dans son pays en présentant son jeune ami à la curiosité. Celui-ci est totalement déracinée dans une autre culture qu'il découvre. C'est un véritable choc de civilisation. Les choses ne seront pas toujours facile mais naît une véritable amitié. Il est dommage que celle-ci se termine avec le retour de l'indien au pays.

"Les sauvages" ne désigne pas simplement un indien de la jungle amazonienne déracinée mais également un explorateur botaniste et ethnographe totalement incompris dans son pays. Il va réunir à Prague l'une des plus riches collections de plantes exotiques et en devient un spécialiste reconnu. Cependant, par son refus du mensonge, de la dissimulation et du dilettantisme scientifique, il s'attira l'inimitié de nombreuses personnalités influentes dans les milieux scientifiques et politiques.

Il s'engagea en effet en faveur du droit des indiens et de la préservation de leur culture d'origine dans un contexte colonialiste peu propice à ce genre d'idées. Sa réputation d'aventurier turbulent perdura encore, propagée par ses concurrents jaloux. Cet ouvrage reconstitue son parcours. Il est devenu un sauvage à son tour car incompris par les siens.

Que dire également de Tcherwuish, le jeune indien qui n'a pas hésité à braver un long voyage jusqu'en Europe. C'est le récit d'un audacieux chasseur d'expériences libre par l'esprit mais aussi par ses actes (car bagarreur). Il y aura d'ailleurs des situations rocambolesques pleines de drôlerie que l'auteure s'amusera à nous décrire. Cela apporte un vent de fraîcheur à ce récit.

J'ai bien aimé cette oeuvre qui constitue pour moi une ode au droit à la différence. L'histoire ne s'arrêtera pas là car 100 ans après, les descendants de ces deux hommes vont se rencontrer quelque part dans un village d'Amérique du Sud. J'ai aimé cette tranche de vie de ces deux êtres que tout opposait et que tout a rapproché. une satire sociale et philosophique dont on tire forcément des leçons pour peu qu'on soit ouvert.

Nom série  Aïr  posté le 03/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La thématique est intéressante surtout à l'heure du contexte actuel de la guerre au Mali. J'ai bien aimé le dessin bien que la couleur soit omniprésente en jouant surtout sur cet effet. Cela met en valeur l'habit porté par les Touaregs.

On en apprend un peu plus sur cette peuplade qui s'étend à travers plusieurs pays du Sahara (Algérie, Libye) et du Sahel (Niger, Mali, Burkina Faso). Persécutés par les pays voisins, menacés par le désert qui s'étend sans cesse et une économie précaire en raison de l'exploitation de leurs ressources naturelles, une question s'impose : comment sont-ils censés survivre ? Cette histoire en deux albums propose un aperçu éclairé et provocant sur les difficultés rencontrées par le peuple de l'Aïr, la plus vaste chaîne de montagnes du Niger.

Il est dommage que cette bd soit passée totalement inaperçue en 2012. Elle n'a pas trouvé son public. Il est vrai que le scénario souffre de quelques faiblesses. Cependant, c'est très intéressant de découvrir cette culture. Au début du XXième siècle, les Touaregs furent le dernier peuple d'Afrique de l'Ouest soumis par les Français. J'aime ce côté résistance pour préserver leurs valeurs. Ces dernières années, les Touareg du Niger et du Mali se sont révoltés. C'est leur histoire qui fait l'objet de cette bd à découvrir.

Nom série  La Fille de Paname  posté le 03/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai adoré cette évocation de la vie romanesque d'Amélie Elie qui a été une des plus célèbres prostituées dans le milieu des malfrats de Paris au temps de la Belle Epoque et de sa légèreté. Elle va devenir la célèbre casque d'or : un trophée que souhaitent acquérir deux chefs de bandes mafieuses des quartiers malfamés de Paris. Elle était belle, libre et authentique ce qui rend d'emblée le personnage assez attachant.

Le coup de crayon sous l'angle réaliste est tout simplement magnifique. Les femmes sont belles et notamment notre héroïne avec sa chevelure dorée qui va faire des ravages. Il faudrait être aveugle pour ne pas le reconnaître. On est très vitre plongé dans le milieu de cette belle époque avec un déjeuner sur herbe ou encore les bals populaires au bord de Seine.

A noter que Simone Signoret a joué le rôle de casque d'or en 1951 dans un film de Jacques Becker ce qui l'a rendue célèbre par la suite. Bref, cette histoire après avoir séduit le cinéma est reprise dans la bande dessinée pour notre plus grand plaisir. Il s'agit d'une rivalité entre gangs où les caïds et proxénètes s’entretuaient pour une fille ou un bout de trottoir. Bref, le romantisme n'est pas loin à travers un destin hors du commun qu'on suivra avec le plus grand plaisir. La fille de Paname, c'est l'amour et la passion incarnées.

Nom série  Inlandsis  posté le 03/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Inlandsis a constitué pour moi une réelle surprise de lecture. C'est étonnamment bien écrit. Le début n'était guère très encourageant avec un graphisme auquel il faut s'habituer. Il est vrai que j'avais été plutôt déçu par les légendes des esquimaux que j'avais lues jusqu'à présent dans différentes oeuvres (Celle qui réchauffe l'hiver ou encore La Vierge froide et autres racontars).

Le récit commence au tout d"but du XXième siècle où l'homme n'a pas encore rejoint le pôle nord. l'explorateur Robert Peary souhaite faire une tentative. C'est sans compter les résistances locales ainsi que la colère des dieux. C'est là qu'intervient le fantastique avec la présence des dieux qui va être déterminante pour la suite de ce récit d'aventure. J'ai beaucoup aimé l'enchaînement entre les légendes et la réalité du moment. Curieusement, le mélange passe bien ce qui n'est pas toujours le cas, loin de là !

Inlandsis est une belle évocation de la conquête du pôle nord et des hommes de glace. On s'écarte de la vision de l'homme blanc pour s'intéresser à celle des esquimaux. Bref, nous avons là une très belle saga arctique.

Nom série  Paul à la campagne  posté le 03/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je voulais lire depuis longtemps le premier tome de la série des Paul écrit en 1999 par Michel Rabagliati. En fait, il s'agit de deux histoires différentes qui racontent la vie de Paul.

La première nouvelle le voit retourner sur les lieux de son enfance dans un vieux chalet familial. Dès lors, il se souvient de sa jeunesse avec des flash-backs assez nombreux. Le thème sera celui de la mort à travers celle d'un oiseau ou du père de son meilleur ami.

La seconde est une visite toujours durant son enfance sur le lieu de travail de son père à savoir une imprimerie. Le jeune Paul apprend par le biais du travail de son père ce qu'est la typographie, toujours à la fin des années soixante.

On retrouve dans ce premier titre l'essence même ce qui va faire le charme de cette série. En effet, sa marque de fabrique est la sensibilité avec des moments drôles et parfois touchants. C'est une série qui ne fait pas dans le spectaculaire mais qui raconte une vie dans le Québec d'hier et d'aujourd'hui.

Nom série  La Planète des Singes  posté le 03/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis un très gros fan de la saga liée à la planète des singes. j'aime peut-être bien l'idée que l'homme se fera peut-être dépasser par une autre espèce dans le futur. Il est question alors de co-existence pacifique entre l'homme et le singe.

Le récit évoqué dans cette série repose sur un équilibre fragile de cette co-existence qui peut alors mener jusqu'à la guerre. C'est une histoire originale qui se situe dans l'univers de la planète des singes puisque cela se déroulerait 1300 ans avant l'histoire racontée par Pierre Boule dans son roman qui est devenu le film culte de Franklin J. Schaffner avec Charlton Heston dans le rôle titre.

Je suis juste un peu étonné que le leader de la communauté simiesque renie aussi facilement les voeux de ses ancêtres pour écraser la révolte humaine. Cela me semble trop facile. Un peu plus de subtilité n'aurait pas nuit à cette histoire qui se suivra tout de même avec plaisir. Les cadrages sont réussis à l'image de la première de couverture. Le trait est précis et fouillé ce qui donne vie à ces singes en les rendant crédibles. Cela constitue une bonne surprise. A suivre.

Nom série  07-Ghost  posté le 31/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
C'est le genre de manga qui manque cruellement d'originalité malgré la création d'un univers peuplé de royaumes, de dieux et de magie. Je n'arrive plus à accrocher à ce type d'histoire tant la trame me semble classique.

Il manque beaucoup de souffle pour faire voler cette série au-dessus du lot. Sans doute ai-je trop lu et je raisonne par comparaison. Il y a des lectures où cela passe et d'autres où je m'ennuie mortellement. Bref, la magie n'opérera pas dans ce monde pourtant fantastique.

Cela m'a fait l'effet d'une mixture indigeste.



Nom série  7 Shakespeares  posté le 30/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quelle bonne idée d’adapter la vie de William Shakespeare en manga. Cela permet à de jeunes lecteurs de faire la connaissance du plus célèbre des dramaturges au monde. Le premier chapitre nous présente un jeune acteur qui est également l’auteur d’une pièce de théâtre à succès à savoir « Hamlet ». Cela fait scandale dans la société britannique puritaine à l’époque de la Renaissance. Les Autorités tentent même d’empêcher les représentations de cette pièce. Cependant, la reine Elisabeth qui assistait incognito semble beaucoup apprécier cette audace. Alors, il n’y a plus qu’à s’incliner et que Dieu sauve la Reine !

Par la suite, il va y avoir une véritable coupure car nous sommes plongés en plein Chinatown dans la ville anglaise de Liverpool avec un retour de plusieurs années en arrière. J’ai eu du mal à croire à l’implantation d’un tel quartier au XVIème siècle malgré l’essor de la marine marchande. De mémoire, les quartiers asiatiques ne sont apparus que vers la fin du XIXème siècle. Mais bon, accordons le bénéficie du doute. On fait la connaissance d’une jeune fille à savoir Li qui possède des dons de voyance. Pour son entourage, cela sera vécu comme une malédiction. Il faut dire que la sorcellerie n’est pas bien vue dans l’Angleterre puritaine.

Je suis très curieux de savoir comment les deux histoires vont se rejoindre par la suite. Il est vrai qu’on peut être déçu dans un premier temps par rapport à une approche un peu singulière. On entraperçoit à peine Shakespeare avant d’être embarqué dans l’histoire des premiers migrants chinois en Angleterre. Bref, tromperie sur la marchandise. Néanmoins, c’est vraiment bien écrit avec un scénario intéressant, un graphisme appliqué et des dialogues efficaces… A n'en pas douter, il s'agit d'une bonne série à découvrir même si Shakespeare a cruellement manqué dans ce premier tome.

Nom série  Le Cheminot  posté le 29/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En ce qui me concerne, j'ai nettement préféré la lettre d'amour à la première nouvelle.

Le cheminot raconte l'histoire d'un chef de gare toujours fidèle à son poste. Il va partir à la retraite, c'est son dernier jour et des souvenirs du passé resurgissent. Visiblement, la morale de cette histoire glorifie le travailleur qui reste imperturbable en toutes circonstances: le travail d'abord ! Votre bébé est gravement malade mais vous laissez partir seule votre femme à l'hôpital pour affronter la maladie. Vous avez mieux à faire c'est à dire votre travail ! Le Japon a toujours loué les acharnés du travail. C'est en effet une valeur digne du travailler plus pour gagner plus.

Personnellement, je trouve cela honteux de laisser mourir sa pauvre fille puis sa pauvre épouse au nom d'une morale travailliste. Et pourtant, dieu sait que je loue cette valeur travail. Il y a cependant plus important que le travail dans la vie, c'est la famille. Alors, au fond, c'est une histoire rondement bien racontée dans un style qui rappelle celui de mon auteur de manga favori à savoir Jiro Taniguchi.

Mais bon toujours en ce qui me concerne, la priorité des valeurs ne sera pas la même. Au-delà de tout, vous remarquerez que j'essaye de trouver un fondement à ce que je lis. Quelquefois, on peut passer à côté. Il s'agit de bien réfléchir au poids des mots et du message que nous passe un auteur. C'est parfois étonnant. Encore une fois, au-delà de mon jugement de valeur, c'est intrinsèquement une histoire bien racontée qui peut prendre aux tripes.

La lettre d'amour est une histoire qui m'a touché car elle raconte l'amour de deux êtres qui ne se sont jamais rencontrés. Un mafieux a épousé sur la papier une fille de joie qui a passé la frontière. Celle-ci est morte suite à une maladie de type hépatique. C'est dans ce contexte un peu particulier que va naître une histoire presque improbable.

J'ai été séduit par la rédemption du mafieux qui commence à comprendre des trucs. L'émotion est palpable. C'est une nouvelle très bien construite.

Nom série  Curiosity Shop  posté le 27/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Malgré un graphisme plutôt réussi, cette série n'a pas su me séduire. On va très vite se perdre dans une intrigue qui mêlent différents personnages à la recherche d'une étrange machine capable de traduire un langage secret vieux de 1500 ans convoité par différents pays à l'aube de la Première Guerre Mondiale. Voilà pour le contexte historique. Il est question également des prémices de la création de l'Etat d'Israël.

Cela avait l'air très alléchant mais la démonstration sur le papier va vite révélée des faiblesses non pas que cela manque de rythme mais on est trop vite embarqué d'une scène à l'autre sans comprendre les liens qui se tissent. Au final, on a droit à une histoire d'espionnage internationale dont les rebondissements pourront paraître ennuyeux. L'héroïne a beaucoup de charme mais surtout l'histoire qui en manque. La multiplication des sous-intrigues et des personnages ne fait pas toujours bon ménage.

Nom série  Boris  posté le 27/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
L'humour n'est pas un genre de bd que j'affectionne tout particulièrement. Il faut se lever tôt pour me faire véritablement rire. Le comique de répétition à travers des strips me convient rarement.

En l'espèce, j'ai tourné les pages sans réelle passion et surtout sans être diverti. Il est clair que le public visé est plus jeune mais encore, je ne suis pas certain qu'ils aimeront à moins d'être un peu simples d'esprit. Il n'y pas même pas une poignée de gags qui m'a fait sourire. Score sans appel !



Nom série  Torture blanche  posté le 27/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Torture blanche n'est pas une bd dont le but est de nous émerveiller devant les images. Cela s'adresse à un public qui a le sens de la réflexion dans un support qui en est souvent dépourvu par sa nature même divertissante.

En effet, on est plongé au cœur même du conflit israélo-palestinien pour en essayer d'avoir une vue impartiale. On va suivre un petit groupe dont fait partie l'auteur dans une mission qui vise à manifester leur soutien pour la reconnaissance d'un droit du peuple palestinien (droit à la paix, à la sécurité, à l'autodétermination...).

Aujourd'hui, la Palestine est une terre de conflits et de déchirements alors qu'elle était à l'origine une terre biblique et sainte. Il n'y a pas de véritable frontière car elle est parsemée par des colonies israéliennes. La récente construction d'un mur de séparation accentue le fractionnement territorial de ce pays sans état où seule l'Autorité palestinienne peut exercer certains pouvoirs sur une population aux conditions de vie dégradées.

Entre soulèvements populaire (l'Intifada) et affrontements armés, le processus de paix peine à se poursuivre malgré une forte implication de la communauté internationale. Dans ce contexte, les Palestiniens tentent de leur côté de maintenir vivantes une culture et une identité nationale.

La création de l'état d'Israël, état du peuple juif, trouve son origine dans le projet d'établissement d'un foyer national juif en Palestine avancé dès le XIX ème siècle par le mouvement sioniste. C'est en 1948, au lendemain de la Shoah, dans un contexte d'extrême tension, que naît l'état d'Israël. Celui-ci, situé entre l'Égypte, la Syrie, le Liban, la Jordanie et les Territoires palestiniens, entretient, depuis sa création, des rapports conflictuels avec ses voisins. Il aura fallu plusieurs guerre pour que ce pays dont la démographie a été nourri par l'immigration, puisse exister entre des éléments de grande modernité et de conservatisme religieux.

L'ouvrage nous décrit un autre type de guerre. C'est une violence géographique par la construction de colonies, de murs et de routes de contournement qui barrent le paysage. C'est une agression moins spectaculaire, plus discrète et finalement plus perfide. Le but est d'isoler les palestiniens des petits îlots viables pour les forcer à partir à plus ou moins long terme. Ce blocus de villes et de villages affame une population confinée. Cette logique des colonies empêche toute possibilité d'un état binational. Et surtout, elle alimente le cycle de la violence.

J'ai été victime durant des années d'une certaine vue journalistique qui nous décrivait les palestiniens comme de vulgaires terroristes s'en prenant à des populations civiles innocentes. On avait juste oublié qu'il s'agissait d'une guerre entre un occupant et un territoire occupé. J'ai compris bien plus tard les subtilités de cette guerre où l'on pousse les gens dans leur pire retranchement pour justifier d'une infamie encore plus grande. Bien entendu, les deux camps ne sont pas en reste et on pourrait passer des heures à livrer des auto-critiques. Cependant, cet ouvrage nous fait juste comprendre l'essentiel pour ne pas le perdre de vue. Il s'agit de comprendre le mécanisme instrumentalisation par l'alimentation de la menace terroriste et sécuritaire que l'on crée de toute pièce par des dérives colonialistes.

Etre pour la paix et contre la colonisation, être pour la création de deux Etats qui œuvrent pour le bien de leur peuple respectif: est-ce mal ? Bref, juste le respect des droits de l'homme. Alors, oui, l'auteur a bien fait de nous apporter le témoignage de son livre pour nous ouvrir l'esprit. Ne pas se laisser influencer par les détails qui masquent la forêt. Il faut sauver le peuple palestinien de la violence. C'est à la communauté internationale de changer et d'agir afin que cessent les massacres quasi quotidien dans cette région du monde. Tout conflit finit par cesser. Espérons ne pas aboutir à la destruction totale d'un peuple par un autre car cela serait le pire des scénarios.

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