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Nom série  Le Cycle de Cyann  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 04/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai littéralement adoré les aventures de cette héroïne dans un monde encore plus « adulte » et encore plus intéressant que les mondes imaginés par Léo dans Aldébaran. Je trouve enfin un personnage féminin qui a une vraie consistance et du caractère! Sur le plan de la maturité, c'est quand même un cran au-dessus. Pour autant, on n'a pas vraiment le même plaisir de lecture. Cela s'explique par la complexité de l'univers mis en place par l'auteur. Il y a une véritable réflexion sur la façon dont sont liés les choses. J'aime également toutes les trouvailles qui sortent de l'ordinaire.

Il est un peu dommage que le tome 3 se situe chez un autre éditeur que celui chez lequel il a commencé, à savoir Casterman, et que l’album soit beaucoup plus court. Toutefois, je remarque qu’a été conservé le même format ce qui est déjà pas mal et en même temps une forme de respect pour les collectionneurs. Lorsque j'ai appris que le tome 5 sortira chez un 3ème éditeur à savoir 12 bis après Casterman et Vent d'Ouest, là je me dis qu'il y a une limite qui a été franchie. Cependant, on peut analyser cela de différentes manières. Par exemple comme voilà un auteur qui s'affranchit du poids de ses maisons pour conserver une part d'indépendance protégeant sa liberté de créativité. Pour autant, ce n'est pas forcément au goût des collectionneurs cartésiens qui aiment l'uniformité. Cela sera d'ailleurs la première fois que j'aurais une série qui s'étale sur 3 maisons d'édition. L'overdose n'est jamais profitable. Tout dépend du point de vue et de l'importance qu'on y attache.

Le dessin est vraiment exquis et met bien en valeur les anatomies des différents personnages en plus d’avoir des décors réellement extraordinaires. La lecture est un peu fastidieuse au début de cette saga mais on s’immerge petit à petit dans ce monde qui a ses propres codes. Il faut un peu s'accrocher et le plaisir vient après. Cette BD a tout de même beaucoup de potentiel! Cela m’a permit de découvrir un auteur dont le style est totalement atypique et qui a beaucoup de talent. Je me suis jeté dans l’achat de la totalité de ces œuvres sans exception. Je dois avouer que cette série est ma préférée dans ce qu’il a réalisé.

Dans le détail, voilà ce que cela donne:
La sOurce et la sOnde:
Ce premier tome est un pur bonheur de découverte d'un monde extrêmement bien détaillée jusque dans sa géographie, dans sa faune et dans sa flore. On fait la connaissance de deux personnages féminins qui ont du caractère et de la trempe ce qui les rend intéressant. Il est dommage que le décollage se fasse tellement attendre dans les deux sens du terme mais je crois que c'était sans doute bien nécessaire. On sent bien que c'est un tome d'introduction à un univers encore plus vaste. Il va falloir s'accrocher mais le plaisir viendra par la suite. Bref, une pure réussite que ce monde détaillé avec finesse!
Six saisons sur Ilo:
Le second volume sera celui placé sous le signe de l'aventure dans une nouvelle contrée sauvage. Il clôt un premier cycle placé sous le sceau de la conspiration par une sorte de secte qui souhaite étendre son pouvoir. Nous aurons enfin les réponses sur la pandémie qui sévit dans le monde d'Olh. Nous aurons également droit à des rebondissements et des retournements de situation assez inattendues. Même le personnage de Cyann semble évoluer du passage de l'adolescence à l'âge adulte et celui de la maturité intellectuelle. Bref, c'est le temps de la métamorphose. La fin du cycle ouvre de nouvelles pistes pour notre héroïne promise à un voyage intergalactique encore plus vaste.
Aieia d'Aldaal:
Il aura fallu 7 ans d'attente. Le résultat est étonnant de maîtrise surtout au niveau de la couleur. Il y a un réel progrès avec une ambiance graphique nouvelle. Le trait de Bourgeon se bonifie au fil des tomes. On remarquera également l'émergence d'un autre personnage féminin qui volera un peu la vedette à notre Cyann. Nacara est presque totalement oubliée. Les dialogues seront de hautes volées et parfois cinglants de vérité et d'humour. On se situe là encore sur une autre planète qui connait également une caractéristique particulière. C'est une nouvelle aventure à part entière élaborée et intelligente qu'on va découvrir avec toujours autant de bonheur.
Les Couleurs de Marcade:
Paradoxalement, c'était l'un de mes tomes préférés de par la richesse de son scénario et par l'inventivité. Pourtant après relecture, il a été surclassé par d'autres tomes. Il faut dire que chaque relecture nous offre la possibilité de percevoir des détails supplémentaires ce qui bonifie d'autant la série tout entière. Aïeïa nous manque un peu. Marcade, c'est le reflet futuriste des travers de nos sociétés actuelles, de la lutte pour le Pouvoir, de l'asservissement d’un peuple, de la société de consommation, de l'endoctrinement, de la censure et de la violation de la vie privée, du mercantilisme à outrance…
Les Couloirs de l'Entretemps:
Encore 5 ans d'attente ! Visiblement, notre héroïne est ballottée de monde hostile en monde hostile. On joue également sur l'espace-temps. Il va falloir s'accrocher pour comprendre le mécanisme de tout ce fatras temporel. Cependant, le charme de la saga demeure intact. On sent toutefois que c'est bientôt la fin.
Les Aubes douces d'Aldalarann:
Le cycle de Cyann est enfin terminé. C’est la première fois que j’ai une série de 6 tomes dans 4 collections différentes. L’auteur termine finalement chez Delcourt. Tout cela pour ça aurait-on envie de dire. C’est la fin du voyage interstellaire pour notre héroïne enfin mâture et qui va gouter au charme écolo de la planète Aldalarann. Avec le recul, on se dit que cette série est un peu à part grâce à ses dialogues philosopho-cosmique dans une planitude morne qui peut sans doute conférer à l’ennui pour un jeune lecteur pour peu qu’il ne soit pas déjà vieux jeu bien entendu. On aura droit à une fin convenable mais qui ne répond pas tout à fait aux attentes de cette saga de science-fiction complexe.
Note Dessin : 3.75/5 – Note Scénario : 4.25/5 – Note Globale : 4/5

Nom série  Ouessantines  posté le 03/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dernièrement, j’ai appris lors d’un voyage présidentiel dans une île bretonne que « qui voit Sein, voit sa fin ». Ouessant n’est guère mieux lotie : « Qui voit Ouessant, voit son sang ». Tout cela n’est pas très accueillant ! Notre héroïne Soizic qui a décidé de se lancer dans une maison d’hôte sur cette dernière île va en faire l’amère expérience à travers l’hostilité de ces îliens. J’ai beaucoup aimé le début de cette histoire où une personne essaye de bâtir un projet afin de changer de vie mais en faisant face à beaucoup d’hostilité du monde qui l’entoure.

Progressivement, au fil du récit, on va tomber dans quelque chose de plus dramatique. A la manière d’un roman policier, notre héroïne devra résoudre une énigme. La fin rappelle nettement les Agatha Christie où tout nous est révélé sans qu’on comprenne réellement ce qui a amené à ce développement. C’est un peu léger comme conclusion.

Cependant, j’ai beaucoup aimé cette histoire pour son ambiance et notamment avec pour thème les ouessantines qui ont beaucoup souffert de par leur histoire. La fraîcheur du trait rappelle celle de notre héroïne résolument moderne. J’ai bien aimé ses réflexions sur les clients. Certains n’arrivent pas à se déconnecter d’internet alors que ce type de séjour doit permettre de s’évader.

C’est une bd sur l’âme bretonne et un hommage appuyé à Ouessant. Un bon moment de lecture en perspective !

Nom série  Lucy Loyd's nigthmare  posté le 02/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai rarement lu une oeuvre aussi maîtrisée sur le thème de l'ambiance horrifique. Oui, ces petites histoires qui s'enchaînent sont horribles à plus d'un titre. Rien ne sera épargné aux lecteurs malgré un dessin bon enfant. La peur s'installe progressivement mais laisse place à la fin à un brin d'humour. Il suffit de lire une BD pour voir comment se déroule les instants d'après sa propre mort. Bref, il va falloir du courage.

J'ai apprécié ces récits en apparence déconnectés les uns des autres mais qui sont en réalité reliés depuis le début dans une belle mise en abyme. Cette BD reprend tous les codes du genre pour nous offrir une aventure plus que divertissante, presque jouissive. Bref, j'aime me faire surprendre. Cette oeuvre a répondu à toutes les attentes d'un public en quête non seulement d'originalité mais surtout de maîtrise.

Nom série  Warship Jolly Roger  posté le 02/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La trame de ce récit est basée sur la vengeance. Un bon soldat obéit toujours aux ordres et notamment lorsqu'il est au service d'un régime voulant maintenir l'ordre dans la galaxie confrontée à une guerre séparatiste. Il hésite lorsqu'on lui ordonne de tuer des milliers de civils qui servent de boucliers humains à la rébellion. Son seul tort ? Avoir obéi. Il va tout perdre et se retrouver comme un paria dans une prison intergalactique. Il va s'échapper et s'associer avec des gens bizarres qui cachent de lourds secrets: voilà pour le début de cette aventure de pirate de l'espace comme un certain Albator.

J'ai failli décrocher au tout début mais on trouve du plaisir à lire ce premier tome qui arrive à tenir ses promesses. On évolue dans un univers à mi-chemin entre Star War, Blade Runner ou Riddick. C'est un space-opéra plutôt audacieux. Certes, de la violence mais également un brin d'intelligence. Niveau dessin, le dessinateur espagnol assure bien. Une bonne maitrise également du découpage de l'histoire. Pour le reste, c'est une mise en place assez prometteuse. Donc à suivre...

Nom série  Toxic  posté le 25/03/2011 (dernière MAJ le 30/10/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Toxic raconte les divagations d’un jeune garçon qui prend des pilules. On se retrouve tout de suite dans un monde fantasmagorique où l’on croise des êtres surnaturels mais également de vieilles connaissances.

J’ai été attiré par le clin d’œil fait à Hergé de son album de Tintin à savoir « L’étoile mystérieuse » avec ces fameux champignons qui poussent n’importe où. L’analogie s’arrêtera là. C’est juste un clin d’œil mais cela figure en gros sur la couverture…

En l'espèce, si j’arrive à comprendre le sens des choses, j’ai été vite blasé par le fait que cela ne m’intéresse guère. Là encore, l’émotion a du mal à passer. C’est froid et vide. On n’arrive pas à s’attacher au personnage principal. Je n’attendais rien de plus de cette lecture qui s’est vite révélé stérile.

J'ai toutefois décidé d'accorder une chance à cet auteur magnifié et adulé de par le monde. La lecture de la ruche m'a fait exactement le même effet psychanalytique. Je n'aime pas ce côté irréaliste qui nous fait divaguer comme si on devait être drogué pour comprendre le sens profond des choses.

Nom série  Déviances (Canicules)  posté le 28/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas un grand amateur de bd porno mais il faut être ouvert à toute sorte de choses même de nature sexuelle. Il y a un parfum d'érotisme dans ces déviances de toutes sortes entre sexualité, romance et tragédie.

Ces histoires courtes seront tout de même de qualité assez inégale. Je n'ai pas apprécié deux nouvelles mettant en scène un frère et sa soeur dans une sorte de perversion malsaine. Il faut dire que l'inceste n'est pas ma tasse de thé. De même que la nécrophilie. Fort heureusement, on évitera la zoophilie. Jusqu'où iront-ils dans la transgression ?

Pour le reste, j'ai beaucoup apprécié la qualité du dessin. Le trait notamment des corps donne une touche de sensualité. L'auteur a du talent pour sa partie graphique mais pas réellement pour le scénario. On aura droit dans sa dernière version à une bd grand format. Autant faire les choses en grand !

Nom série  La Grande évasion - Asylum  posté le 28/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le concept de base d’Asylum est intéressant. On a une prison souterraine coupée du monde extérieur depuis quatre générations par une intelligence artificielle qui a décidé de faire durer une expérience conçue pour soigner les pathologies des criminels. Les détenus sont d’ailleurs regroupés en trois catégories : rouge pour les tueurs, jaunes pour les psychotiques et bleu pour les politiques.

Cependant, le traitement du récit sera assez inégal faute de temps pour pouvoir décrire précisément toutes les règles de cette micro-société. On voit qu’un one-shot ne suffit pas pour répondre à toutes les interrogations légitimes du lecteur. On sera certes noyé sous les sujets de réflexions philosophiques et sociaux. Pour le reste, l’évasion en elle-même sera assez périlleuse mais pas assez crédible à moins de croire qu’il est possible de s’échapper en entrant dans un four crématoire.

La bd se lit assez facilement mais il n’y a pas ce petit plus qui ferait la différence. Cela manque de saveur. Ce titre est tout juste passable. J’ai terminé la lecture de toutes les séries composant la grande évasion. Bilan : Le meilleur reste Fatman et le moins bon Void – 01.

Nom série  La Grande évasion - Tunnel 57  posté le 28/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le mur de Berlin a rarement été évoqué dans la bande dessinée de manière aussi détaillée. On voit véritablement la configuration des lieux afin de comprendre la construction de ce tunnel reliant les deux Allemagne afin de permettre une évasion de famille. Il faut dire qu’il ne fait pas bon vivre dans la RDA de 1964. Le rêve communiste a bien vite déchanté face à la réussite du capitalisme. C’est clair que ce dernier système n’est pas parfait car il génère également de la pauvreté mais dans une moindre mesure par rapport à l’autre.

J’ai bien aimé cette histoire où un frère vivant à Berlin Ouest essaye de faire passer sa sœur qui semble dépérir à l’Est. Or, il va falloir convaincre le père, un coco de la première heure qui croit fermement à son système face à l’Occident. Et puis, et surtout, il va falloir creuser un tunnel de 145 mètres de long après les cours à l’université sans attirer l’attention de la Stasi et de ses agents infiltrés. C’est inspiré de faits réels. Le récit est suffisamment crédible. Les problèmes techniques rencontrés seront abordés.

On pourra le cas échéant regretter que le récit soit trop linéaire en manquant un peu d’imagination. Cependant, cette simplicité réussit plutôt à cette œuvre qui gagne en densité. Pour moi, c’est l’un des meilleurs titres de la collection depuis Fatman.

Nom série  Ultime Frontière  posté le 27/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai bien aimé ce western futuriste. Il fallait imaginer une colonie terrienne qui réagirait selon les mêmes lois qui ont présidé à la conquête de l’Ouest. Il est clair que sur une autre planète, les bovins auront l’air un peu bizarre. Mis à part certains détails, on se croirait réellement à OK Corall avec le méchant propriétaire terrien qui veut tout contrôler sur un mode loi du plus fort.

Encore une fois avec Léo, on va avoir droit à une héroïne, jeune femme forte, qui n’a pas peur d’affronter toutes les situations difficiles. Jane Jones (cela ne s’invente pas !) sera épaulée par son frère John amputé des jambes et qui se déplace à l’aide d’une prothèse pour le moins insolite. Pour autant, l’accent ne sera pas du tout donné sur ce personnage ayant pourtant subi une certaine souffrance.

Le ton devient très léger, voire assez familier. On regrettera l’absence de subtilité. Cependant, on sent également qu’on va vivre une grande aventure. Il y a suffisamment de part de mystère pour susciter l’intérêt. Quelques faiblesses au niveau du graphisme et des couleurs sont néanmoins à déplorer. Une intrigue pour l’instant classique mais qui sait ? Léo nous réserve sans doute quelques surprises. A suivre !

Nom série  L'Homme de l'Année - 1871  posté le 27/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Dans cette collection de l’homme de l’année, ce titre est le moins réussi. On n’arrive pas à saisir l’exploit accompli par ce tirailleur africain. Il y a trop de flash-back sur une période passée en dressant la biographie du personnage et du coup, la révolution avortée de 1871 apparaît comme dénuée de portée. La collection est inégale ce qui est toujours le risque dans ces séries concepts.

On découvre néanmoins le turco de la Commune ce qui demeure un épisode plutôt méconnu qui avait inspiré Alphonse Daudet. Malgré une lecture un peu saccadée, cela se laisse lire. On découvre également la vie d’un soldat atypique dans un contexte qu’on n’imaginait pas.

Bref, un one-shot moins convaincant qu’à l’accoutumé.

Nom série  Chemin perdu  posté le 26/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Malgré un bon début, j'ai trouvé ce conte un peu léger et au final un peu vide. Des enfants (insupportables) se perdent dans une forêt malgré la présence d'une carte sensée leur indiquer le bon chemin. On ne sait pas ce qu'ils viennent faire: on nous parle d'une chasse au trésor. Ils vont vivre une aventure un peu surnaturelle puis retourner dans leur existence comme s'il ne s'était rien passé. Bref, une fin qui laisse perplexe. Il faut comprendre les différentes interprétations métaphysiques dans différents niveaux de lecture.

Les couleurs vont s'alterner avec le noir et blanc dans une sorte d'audace graphique qui n'aura pas le moindre effet sur moi en raison de son style brouillon. On parle également d'un mélange entre le monde occidental et les contes du Japon mais sans qu'on puisse en tirer quelque chose d'intéressant. Encore une fois, cet avis n'engage que moi. Cette oeuvre mi-poétique plaira sans doute aux plus jeunes.

Nom série  Bodegas  posté le 25/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après le succès de ces séries Châteaux Bordeaux et d'In Vino Veritas (Toscane), Corbeyran s'attaque cette fois-ci au vin espagnol après la France et l'Italie. L'intrigue est toujours aussi efficace mais cette fois-ci sur le mode enquête et non plus saga familiale. Il s'agit de découvrir le propriétaire d'un vin gagnant.

Le travail du dessinateur est tout à fait honnête dans un style réaliste que j'affectionne particulièrement. On découvre de magnifiques paysages dans la région de Rioja. Le rythme sera soutenu pour terminer sur un cliffhanger un peu incompréhensible pour le moment. On ne doute pas que la suite sera à la hauteur.

C'est plutôt classique dans le déroulement. Cependant, le plaisir est toujours présent pour découvrir ce bon crû.

Nom série  Le Sang de la vigne  posté le 25/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Corbeyran poursuit son exploration des séries sur le vin. Il prend l'adaptation d'un roman à succès qui est également devenu un feuilleton télévisé avec Pierre Arditi dans le rôle principal. C'est un récit policier dans la plus pure tradition avec le vin en toile de fond. Il met en scène un oenologue de renom dans la région bordelaise.

Une intrigue bien ficelée pour un premier tome qui est plutôt efficace. Si le vin est une énigme, la solution se trouve au fond du verre. La série sera composée d'histoires one-shot avec une nouvelle enquête à chaque fois. On passe un bon moment de lecture. Cela fera le bonheur des amateurs de vins mais pas que. Petit joueur, passez votre chemin !

Nom série  Ordures  posté le 25/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On peut se demander à la lecture de ce récit quelles sont les véritables ordures. On descend dans les bas-fonds d'une mégalopole française pour se rendre compte que la pauvreté peut conduire à la violence. Les gangs se partagent désormais les ordures: quel beau magot !

Les histoires de vauriens qui pourrissent doivent effectivement trouver un public preneur. Le dessin en noir et blanc ne va pas non plus faciliter la tâche. C'est vrai que je ne suis guère attiré par le sordide dans une voie sans issue. Entrée nord et sortie sud...

Cette oeuvre n'est certainement pas destiné à être jeté à la poubelle. Objectivement, on pourra trouver quelques qualités intrinsèques dans la description de la société des exclus et laissés-pour-compte. La racaille doit-elle être nettoyé au karcher ? Le débat est lancé. L'auteur donne une autre réponse plus sociale...

Nom série  Liverfool  posté le 24/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai lu il y a quelques temps la biographie de celui qui avait été qualifié de 5ème Beatle : non pas Stuart Sutcliffe, ni Pete Best mais le producteur Brian Epstein (Le cinquième Beatles (l'histoire de Brian Epstein)). Oui, un bon nombre de personnes pouvaient réclamer ce titre. Mais qui se souvient de celui qui a découvert le Groupe avant son succès mondial ? Il s’agit d’Allan Williams, leur premier manager. C’est toute son histoire qui est fort méconnue. Après lecture, j’avoue avoir un autre regard sur ce groupe mythique.

On découvre que c’est ce gars qui possédait des clubs à Liverpool qui va se décarcasser pour promouvoir ce groupe. On découvre également des débuts calamiteux avec un Stuart plus passionné par la peinture que par la basse. Fort heureusement, le groupe va progresser. Il y a aura toujours ce problème de batteur qui fait défaut et où cela se succède à ce poste. C’est également cet agent du groupe qui les fera jouer à Hambourg (en Allemagne) dans des établissements plutôt situés dans les quartiers chauds.

Malheureusement, après avoir tout supporté (et notamment un John Lennon insupportable), voilà que le groupe l’abandonne aux prémices de la gloire. On connait la suite avec Brian Epstein qui prendra le relais. On se dit que ce pauvre homme avait du flair et a contribué à construire le groupe mais qu’il n’a pas récolté les bénéfices. La manière dont s’est passée son éviction ne m’a pas trop plu. Il faut dire que par la suite Peter Best, le membre le plus populaire du groupe, subira le même sort. C’est la dure loi du show business.

Aujourd’hui, plus personne ne fait mention de son nom en sa qualité de premier manager des Beatles. Ils l’ont rayé de leur biographie. En effet, le rôle d’Allan Williams s’est, au cours de cette courte période, surtout limité à celui d’un intermédiaire ou d’un simple agent chargé d’engager occasionnellement les Beatles pour quelques concerts, à commencer pour son propre établissement, le Jacaranda. Et même s’il prélevait une commission sur les opérations qu’il réalisait, il n’a jamais été pour les Beatles un véritable manager au sens où Brian Epstein le fut par la suite.

On sent de la rancoeur et on peut le comprendre même si cela reste sa vision des choses. Cette bd lui rend un hommage et nous montre les véritable dessous de ce groupe mythique. Les Beatles restent encore à ce jour le groupe ayant vendu le plus d’album dans le monde.

Nom série  Le Secret  posté le 20/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le secret rappelle ces films d’horreur dans les années 90 où il ne fallait pas faire quelque chose sous peine de réveiller le monstre sanguinaire qui tue les héros un par un (Souviens-toi … l’été dernier, Urban legend, Candyman…).

Un groupe d’ado fait une mauvaise blague au gars qu’il ne fallait pas. Ce canular téléphonique se retourne contre eux et c’est celle qui semblait la moins disposée à blaguer qui se retrouve être la victime d’un affreux bourreau.

J’ai bien aimé la chute de ce premier tome dans ce qui sera un diptyque. On plonge dans la paranoïa. C’est plutôt réussi à l’exception du graphisme qui ne m’a pas convaincu. Pour le reste, c’est très efficace.

Les ados tout comme les amateurs de films d’horreur y trouveront leur compte. On adore frissonner.

Nom série  Le Sourire de Rose  posté le 20/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore un de ces récits plutôt difficiles à avaler. Un vieux collectionneur court après quelques dents précieuses dérobées par une kleptomane qui s’amourache d’un père divorcé. On ne verra guère Rose sourire dans cette aventure qui lorgne vers le polar. On ne nous épargnera pas une scène de torture plutôt sordide qui ne semble pas correspondre au style de ce récit. Que dire de la rencontre avec Desmond à qui Rose subtilise la photo de son fils ? La réaction ne paraît pas crédible.

Cela se lit plutôt bien grâce à un rythme soutenu mais cela s’oubliera vite. Là encore, il y a un mélange de genre qui ne colle pas. La comédie romantique au ton pastel se transforme en polar noir. Au final, cela reste très conventionnel avec des personnages peu fouillé et des dialogues à la limite du ridicule. Il vaut mieux en sourire…

Nom série  Il s'appelait Geronimo  posté le 20/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le titre tel qu’il est composé indique que la personne est certainement défunte ce qui n’est absolument pas le cas. Personnellement, je me serais creusé pour trouver un autre titre qui s’adapte mieux à l’œuvre. Là, c’est à côté.

Par ailleurs, je veux bien qu’on dessine un héros jeune de 20 ans. En l’occurrence, il a l’air d’avoir dans la trentaine voire quarantaine. Rien à redire pourtant sur la douceur de ce graphisme qui me convient.

Hormi ces défauts mineurs, j’ai bien aimé ce récit sur la recherche de son identité. Il est clair que l’épisode exotique de Cayenne est assez difficile à avaler et ne colle en rien à son historie de retour qui s’apparente moins alors au genre polar. Cette cassure a été d’ailleurs assez surprenante.

A la fin, on fait un saut temporel pour pas grand-chose avec le sentiment d’une perte de temps pour notre héros.

Bref, des hauts et des bas pour une histoire assez sympa mais qui ne restera pas dans les annales.

Nom série  Errance en mer rouge  posté le 16/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il s’agit d’une histoire vraie, celle d’un professeur d’art plastique qui perd sa compagne et qui part enseigner à Djibouti afin d’oublier la souffrance causée par son chagrin. Il va faire une rencontre qui va chambouler sa vie jusqu’ici bien tranquille. La Corne de l’Afrique est encore une de ces zones où tout est possible. Le célèbre poète Rimbaud a terminé sa vie en qualité de trafiquant. C’est dire !

On s’aperçoit qu’il n’aime pas trop son métier car la matière art plastique est plutôt boudée par les élèves au profit des mathématiques ou d’autres disciplines plus porteuses. Il est vrai qu’on se demande dans ces conditions pourquoi il a voulu enseigner. Mais bon, passons ! Au début, on est bouleversé avec lui à la perte d’un être cher. La fuite ou l’ouverture sur le monde peuvent-elles constituer un remède ?

Sur la forme, c’est un bel objet à la manière d’un guide touristique avec des croquis sur les personnages rencontrés ou les lieux visités. Il y a un incontestable beau travail graphique. Sur la culture locale, on apprendra des choses mais pas des masses.

Sur le fond, l’aventure restera assez classique et parfois même assez superficielle. On aura droit à une explication peu convaincante sur les origines de la piraterie en Somalie. Oui, en effet, les puissances occidentales n’auraient pas hésité à profiter du chaos du pays afin d’exploiter les richesses de l’espace maritime. Oui, c’est encore nous les vilains exploiteurs. Heureusement que je ne gobe pas tout ce que je lis…

En conclusion et contre toute attente, j’ai plutôt aimé cette oeuvre qui oscille entre le carnet de voyage et le thriller géopolitique.

Nom série  La Grande évasion - La ballade de Tilman Razine  posté le 14/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il sera question du voyage inaugural du transsibérien, cette fameuse voie ferrée russe qui relie Moscou à Vladivostok qui baigne l’Océan Pacifique sur près de 9000 km en reliant plus de 900 gares. Alors que la mise en service s’est effectuée en 1904, la bd situe son récit en 1900. On n’est pas à 4 années près !

Le Tsar et sa famille seront du voyage mais on les verra peu dans ce récit qui se concentre surtout sur un groupe de prisonniers. Les personnages vont se succéder et même se substituer. Au final, on perdra un peu le nord.

Le dessin retranscrit assez bien les grands espaces sibériens ainsi que le lac Baïkal avec un hiver qui se prolonge. On observera également que la traversée du lac se faisait en bateau brise-glace à cette époque.

Au final, le récit demeure dans la tradition de cette collection qui se termine avec ce titre. Cela ne sera pas le meilleur, ni le moins bon.

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