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... a posté 2238 avis et 508 séries (Note moyenne: 2.96)

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Nom série  Les Epées de verre  posté le 16/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le dessin est de très grande qualité, tant au niveau des personnages (même si voir Mel Gibson à longueur de pages décontenance quand même quelque peu) que des décors. Les costumes et coiffures des protagonistes, la faune et la flore, l’architecture même des différents bâtiments : tout est d’une qualité indéniable et contribue à nous immerger dans un autre univers, ce qui devrait être le cas de toute bonne série d’heroic fantasy.

Au niveau du scénario, je suis un peu plus mitigé. Tout d’abord, le point de départ du récit est très classique (la jeune fille qui veut venger ses parents et qui tombe, comme par hasard, sur un ermite ex-valeureux guerrier, l’épée dotée de pouvoirs magiques, l’univers à la fois proche et différent du nôtre). De plus, j’ai eu le sentiment que les auteures avaient repensé leur scénario après deux tomes, histoire de le rendre finalement plus cohérent vis-à-vis des deux quêtes (d’une part, une quête de vengeance et, d’autre part, une quête de savoir autour de quatre épées et d’une vieille prophétie). Le « redressement » est réussi mais laisse des traces chez moi.

Au final, j’ai passé un agréable moment de lecture mais j’éprouve tout de même un sentiment d’inachevé, comme si ce récit aurait pu être mieux équilibré, mieux pensé. En définitive, je ne pense pas que ce récit me marquera mais la qualité de son dessin, une intrigue et des personnages classiques et efficaces font de ces épées de verre un bon achat.

Nom série  DesSeins  posté le 16/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que voilà un joli recueil de nouvelles !

DesSeins, dont le titre est tout sauf anodin et la majuscule du deuxième S encore moins nous propose sept portraits de femme signés… par un homme. Olivier Pont, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’est pas un inconnu dans le monde de la bande dessinée même si on ne le connait que très peu dans ce registre. Personnellement, je trouve qu’il signe là un bel album, sensible, touchant, dans la lignée de ce que peut faire Zidrou, par exemple.

De seins, il sera donc question tout au long de ces sept portraits, des seins symboles de féminité, parfois trop lourds à porter, parfois trop stigmatisés. Olivier Pont joue joliment du silence pour nous surprendre et nous entrainer là où l’on ne s’y attendait pas toujours. A une occasion, j’ai trouvé qu’il versait dans la facilité, dans la caricature. Pour le reste, l’auteur signe un sans-faute à mes yeux.

Au niveau du dessin comme du découpage, il s’agit là aussi d’un travail frôlant la perfection. Les histoires disposent de l’espace nécessaire pour se développer tout en restant très concentrées (format de la nouvelle oblige). Le dessin est clair, immédiat et séduisant. Le travail sur les regards est soigné et permet de faire passer beaucoup d’informations sans commentaires inutiles.

Un album que je ne peux que vous recommander.

Nom série  Top 15  posté le 05/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je pense que pour réussir ce genre de série humoristique très segmentée, il faut être passionné par le domaine exploré. C’est la condition sine qua non pour parvenir à caricaturer avec justesse, pour équilibrer tendresse et dérision, pour accrocher un lectorat naturellement attiré (voire passionné) par le domaine exploré.

Je pense que Gürsel ne connaissait pas grand-chose, sinon rien au rugby lorsqu’il a commencé cette série. Et cela se ressent douloureusement. Oubliez les essais, ici, on marque des buts. Oubliez le légendaire respect des joueurs vis-à-vis du corps arbitral, ici ils se comportent comme les plus atteints des joueurs de football. Oubliez tout ce que vous savez sur le rugby, l’auteur réinvente ce sport au travers de planches humoristiques.

Si encore, c’était drôle…

Mais dès la première page, le ton est donné. La plupart des gags auraient pu fonctionner dans n’importe quel univers. L’auteur abuse de vieilles recettes et les exploite au-delà du raisonnable. Il a recours au besoin à la vulgarité pour nous offrir des dialogues pourtant on ne peut plus plats.

Bon, j’arrête là. Vous l’aurez compris : je n’ai absolument pas accroché à cette série, je ne l’ai trouvée ni drôle ni pertinente ni même bien dessinée.

Nom série  Le Circuit Mandelberg  posté le 05/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après un tome prometteur, Dunk, adaptation d’un roman de Denis Robert, n’a pas connu de suite… La faute à des ventes insuffisantes, je suppose.

Qu’à cela ne tienne ! Le travail effectué n’a pas été perdu puisque les éditions Dargaud n’ont pas totalement laissé tomber le projet et l’ont repris sous la forme d’une intégrale et sous un autre titre : Le Circuit Mandelberg.

La grosse différence par rapport au premier projet est que le découpage a été pensé pour être plus nerveux. De multiples courts chapitres sont introduits par un extrait du roman original. Si ce procédé permet de mieux clarifier l’intrigue, je trouve qu’il apporte une certaine redondance au récit, l’extrait du roman expliquant bien souvent ce que les pages suivantes nous montrent, images à l’appui. Je ne suis donc que moyennement convaincu par cette astuce mais je reconnais qu’elle permet de découper le récit d’une manière plus directe.

Ceci dit, ce récit est quand même plutôt prenant (et c’est d’ailleurs surprenant que sa première mouture n’ait pas réussi à plus faire parler d’elle). Nous avons droit à un récit d’anticipation bien pensé qui peut s’appuyer sur de solides connaissances médicales, sur des personnages intéressants et sur une vision crédible –et peu réjouissante- de notre société future.

Le dessin de Franck Biancarelli fait très « comics », avec beaucoup de zones d’ombre et un trait souvent brut. Ce style convient bien au récit et lui apporte une noirceur de bon aloi.

L’abondance de texte pourra effrayer certains lecteurs, et l’introduction de chaque chapitre via un extrait du roman original n’est pas de nature à simplifier les choses. Il n’empêche que cette abondance n’est pas gratuite. Le récit est dense et mérite souvent quelques explications ou quelques approfondissements. Par ailleurs, s'il y a abondance de texte, on ne peut pas dire que les auteurs nous noient dans ceux-ci. Le récit reste très fluide et on n'a pas le sentiment de lire un roman (mais bien un récit dense).

Au final, le Circuit Mandelberg est un solide récit d’anticipation. Pas un chef d’œuvre et sans doute pas au niveau du roman mais je le considère tout de même comme supérieur à la moyenne, ne fusse que par son approche originale –et scientifiquement crédible- du très classique « transfert de cerveau ». Très certainement à emprunter si vous êtes amateur du genre. Et plus si affinité.

Je ne déconseille donc pas l’achat même si je n’en fais pas une priorité.

Nom série  Dunk  posté le 10/06/2013 (dernière MAJ le 05/11/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dunk est un thriller d’anticipation à la trame classique mais à l’univers original. Si le titre vous dit quelque chose, c’est normal puisque nous parlons ici de l’adaptation d’un roman paru il y a quelques années sous la plume de Denis Robert, scénariste de la présente série.

Thriller classique puisque nous allons suivre les aventures d’un quidam, basketteur de renom au talent immense, pris dans un engrenage infernal à son corps défendant. Poursuivi par la mafia locale suite à une affaire de match truqué, il cherchera refuge auprès de l’ex-employeur de son père… mais risque bien de tomber de Charybde et Scylla. C’est donc à une chasse à l’homme somme toute très classique à laquelle nous convient les auteurs. Un héros charismatique, sportif et résistant, deux clans qui le poursuivent dans des buts différents, du mystère, de l’action… Un thriller classique, quoi… sauf que…

Anticipation et originalité vont de pair. En effet, l’originalité de la série vient de son univers. Nous nous situons dans un avenir proche (ou, du moins, pas trop éloigné) dans lequel les différences de classe sociales sont encore plus marquées, le sport est profondément gangrené par des magouilles mafieuses, les manipulations génétiques ont encore progressé et la neurobiologie offre aux scientifiques de nouvelles plaines de jeu. Cet aspect de l’histoire est aussi original que bien foutu. L’ensemble m’est apparu cohérent et réaliste (non que j’imagine l’avenir de cette manière mais la vision de Denis Robert ne m’est pas apparue farfelue ou aberrante).

Le dessin lui, et même si je ne suis pas un spécialiste en la matière, m’est apparu fort influencé par les comics. L’encrage est prononcé et donne à cet univers un aspect visuel très sombre. Sans être ma tasse de thé, ce trait m’est apparu totalement adapté au ton de la série.

Un premier tome prometteur mais une série finalement remaniée sous le titre de Circuit Mandelberg. par conséquent, plutôt que d'acheter ce tome, je vous conseille vivement de directement vous rabattre sur l'intégrale précitée.

Nom série  Greenwich Village  posté le 04/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dieu ! Que cette série fleure bon les comédies romantiques américaines des années ’50 ! On s’y croirait, nonobstant la couleur (absente des films de l’époque mais bien présente dans l’album ci-devant).

Franchement, on s’attendrait presque à croiser au détour d’une page Gregory Peck, Audrey Hepburn ou Spencer Tracy tant le ton employé rappelle les comédies légères de cette époque, fraîches et sans prétention autre que de nous divertir.

Et le style atome de Lapone convient on ne peut mieux au genre exploré. Ses gaufriers usent de la symétrie et des rondeurs pour apporter légèreté et clarté à ce récit. Son dessin, on ne peut plus ligne claire, offre élégance et lisibilité. Ses planches sont cependant moins époustouflantes que celles qu’il nous a proposées sur Adam Clarks, mais il n’empêche qu’Antonio Lapone est un grand artiste au style reconnaissable entre mille !

Côté scénario, si ce premier tome nous offre une histoire (complète, elle peut se lire comme un one-shot) agréable à suivre, il faut bien reconnaître qu’elle n’est guère originale. Deux personnes que tout oppose doivent cohabiter suite à un quiproquo digne de la comédie de boulevard et… adviendra ce que tout le monde soupçonnait avant même d’avoir tourné la première page de l’album. C’est cousu de fil blanc mais rythmé et sympathique, à l’image d’une comédie romantique. Parce que, soyons honnête, si un couple a tout pour s’aimer et être heureux au début d’une histoire et finit l’histoire séparé et déchiré, c’est que vous regardez un film des frères Dardenne et non une comédie romantique américaine.

Donc voilà : prévisible mais rythmé et très joliment mis en image, cet album rend un bel hommage aux comédies du genre sans apporter quoi que ce soit de neuf. Mais était-ce le but ? Si vous cherchez quelque chose de léger, de frais, d’amusant, ne boudez pas votre plaisir. Sinon, passez votre chemin.

Nom série  Complainte des landes perdues - Les Sorcières  posté le 30/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Déjà complices sur Le Bois des Vierges, Béatrice Tillier et Jean Dufaux s’associent à nouveau pour ce troisième cycle de la Complainte des Landes Perdues.

Et il fallait bien tout le talent de Béatrice Tillier pour succéder ainsi aux deux monstres sacrés que sont Rosinski et Delaby ! Et de ce point de vue, comment vous dire ? Je pense qu’elle surpasse encore ses devanciers !

Cet album est en effet superbe visuellement parlant. Tant au niveau de la finesse du trait que du choix des couleurs, chaque planche se révèle être un sans-faute. C’est fin, c’est soigné. Les personnages sont parfaitement typés, avec la tête de l’emploi ad hoc. Les décors sont élaborés. Rien n‘est gratuit dans ces constructions. Vraiment un travail léché d’une très grande qualité (en espérant que ce niveau d’excellence demeurera le long des 4 tomes, contrairement au Bois de Vierges dont le dernier tome était clairement en deçà).

Ceci dit, si je vous parle autant du dessin, vous devez vous demander s’il n’y a pas anguille sous roche au niveau du scénario (je vous connais). Et bien… en fait, non. Mais ce premier tome est surtout un tome introductif. Plaisant à suivre, rythmé malgré le grand nombre de personnages à présenter, il s’éloigne de l’esprit celte pour plus lorgner vers un romantisme à la Française teinté du voile noir d’un Game of Thrones. Difficile de voir déjà clair dans le jeu du scénariste même si des bases d’apparence très manichéennes sont déjà jetées. En tous les cas, les auteurs ont réussi à suffisamment capter mon attention pour me décider à poursuivre l’aventure.

Pas de réelle surprise avec ce duo d’auteurs mais ils nous livrent un album grand public d’une belle qualité.

Nom série  Les Diables Rouges  posté le 27/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Oui, bof mais achat conseillé. Parce que si la série vous tente, je pense sincèrement que vous aurez plus de plaisir à la relire dans 10 ans qu’à l’heure actuelle et donc que vous avez tout intérêt à l’acheter dès aujourd’hui si vous voulez vous éviter de courir les brocanteurs dans une décennie.

Mais pourquoi voudrait-on acheter cette série humoristique et opportuniste alors qu’elle n’est ni drôle ni spécialement originale ni réellement bien dessinée ? Tout simplement parce qu’elle permet de nous remémorer le parcours des Diables Rouges depuis la campagne de qualification pour le mondial 2014 jusqu’à nos jours. Et de me rappeler un album hors-série d’Eric Castel, consacré lui aussi aux Diables Rouges et qui revenait sur la campagne mondiale de 1982 (ahhh, ce but d’Erwin Vandenberg face à l’Argentine de Maradona). Un album ni spécialement original ni bien dessiné (je me souviens d’un Alex Czerniatinski à la tronche franchement de traviole) mais que j’ai lu et relu à l’époque et que je regrette aujourd’hui de ne plus posséder tant il s’agissait là d’une belle pièce de musée.

Donc voilà, cette série, c’est un peu pareil mais 30 ans plus tard. Les auteurs passent en revue les différents matches qui ont émaillé le parcours des Diables, reviennent sur l’originale initiative du « Défi des Diables » (l’équipe belge de football mettait au défi ses supporters de, par exemple, venir tout de rouge vêtus au stade et, si le défi était relevé -ce qui était toujours le cas- les récompensait via une vidéo originale, humoristique voire même en se rendant au domicile de l’un ou l’autre supporter anonyme), et cela par le biais de gags en deux pages… pas très drôles, je le concède mais dégageant quand même une certaine sympathie.

On navigue entre histoires de supporters (et de bistrot) et gags mettant en scène les joueurs eux-mêmes (ou le coach), et là heureusement que les prénoms sont souvent cités pour savoir de qui il s’agit car les caricatures sont rarement des réussites.

Mais bon, achat conseillé… pour les jeunes Belges entre 8 et 12 ans et grands amateurs de football. Les autres, circulez, y a rien à voir !

Nom série  Michel Vaillant - Nouvelle saison  posté le 14/11/2013 (dernière MAJ le 26/10/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après 4 tomes, je reste dubitatif…

A mes yeux, Michel Vaillant – première époque a souffert de deux maux incurables : le désintérêt croissant de Jean Graton pour l’évolution de la compétition automobile (il avoue lui-même que le monde de la Formule 1 a fini par l’ennuyer profondément) et la longueur de la série, avec des héros qui vieillissent très lentement dans un univers où l’évolution technologique est ahurissante. Michel Vaillant a définitivement perdu toute sa crédibilité au cœur des années 80 et, selon moi, aurait mieux fait de prendre sa retraite à l’époque.

Seulement, voilà, 35 ans plus tard, une nouvelle saison débute… et le scénariste désigné afin de relancer la série est un auteur que j’apprécie d’ordinaire. J’ai donc eu envie de tenter le coup (d’autant plus que j’avais l’opportunité de m'en faire dédicacer le premier tome).

Premier constat : la course automobile est bien moins présente que dans la série originale. Ici, l’accent est surtout mis sur les relations entre les différents membres de la famille Vaillant et j’ai retrouvé là un des aspects que j’apprécie chez Denis Lapière, à savoir le soin qu’il accorde aux profils psychologiques de ses personnages. Directement, les personnages me sont apparus moins manichéens qu’auparavant tout en restant proches de l’ « ancienne version ».

Par ailleurs, le suspense tient plus de l'ordre du thriller financier que de la compétition automobile. Seulement, voilà ! Quand je lis un Michel Vaillant, j’attends aussi de trouver des pages consacrées à la celle-ci, aux techniques de conduite, aux stratégies de course, et de ce point de vue la nouvelle saison est frustrante.

Deuxième constat : la longévité de Michel Vaillant continue à me poser problème. On ne se débarrasse pas ainsi d’un passé de plus de 50 ans de compétitions automobiles diverses. A titre personnel, j’aurais plus facilement accepté de retrouver ces personnages s’ils m’avaient été présentés vieillis (exit la compétition pour Michel Vaillant, sauf pour quelques courses d’ancêtres… cet album aurait même pu commencer sur l’enterrement du père Vaillant. Là je me serais vraiment dit : on part sur de nouvelles bases). Ce n’est pas le cas et voir Michel Vaillant toujours actif me pose problème. C’est un frein psychologique que je n’arrive pas à desserrer.

Pourtant, les albums se lisent sans déplaisir. Les auteurs prennent la réalité économique en compte pour construire une histoire plausible. Ceci dit, le thirller financier proposé est tout de même un peu « facile » et je redoute quelque peu une suite qui pourrait bien être cousue de fil blanc (même si le tome 4 se termine sur une grosse surprise).

Côté dessin, j’ai trouvé des décors corrects et des voitures bien reproduites. Malheureusement, l’uniformisation des modèles fait que toutes les voitures finissent par se ressembler et les rares scènes de course ne font que confirmer cette réalité. Au niveau des personnages, on reconnait aisément les différents membres de la famille. Les traits sont toutefois plus typés qu’à l’époque de Jean Graton (ce qui n’est pas plus mal) et Michel Vaillant prend un petit air… d’Eddy Merckx (son regard, notamment). Etrange mais pas déplaisant.

Je continuerai à suivre la série mais j’attends de voir ce que celui-ci m’offrira avant de conseiller l’achat. Surtout, j'espère qu'un premier pas sera vraiment franchi avec la conclusion de ce quatrième tome et une issue miraculeuse me chagrinerait énormément.

Enfin, gros coup de gueule sur la bande publicitaire fièrement affichée sur ce tome 4 et qui annonce une fin de cycle : je la cherche toujours, cette fin de cycle !!! C'est vraiment prendre les lecteurs pour des cons et ce genre de procédé me gave !

Nom série  Bodegas  posté le 20/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ni mieux ni pire…

Cette nouvelle déclinaison de Corbeyran sur le monde du vin remplit son cahier des charges. Elle nous propose un nouveau lieu viticole, situé en Espagne cette fois, une nouvelle héroïne séduisante et déterminée, une nouvelle intrigue nourrie par un douloureux secret de famille.

Pour respecter le cahier des charges, les auteurs nous parlerons un peu de vin, mettrons une femme nue aux deux-tiers de chaque tome (histoire de nous réveiller d’une somnolence coupable) et clôtureront leur récit sur un happy-end de bon aloi.

Pourquoi faire une nouvelle série si c’est pour raconter finalement la même chose ? Parce que ça se vend et qu’il y a un public fidèle, tout simplement.

A titre personnel, je ne fais pas partie du nombre. Un emprunt en bibliothèque suffit amplement à mon bonheur et il faut bien reconnaître de Corbeyran sait capter l’attention de ses lecteurs quand bien même il n’aurait pas grand-chose à raconter. Et puis le dessin de Francisco Ruizge est des plus agréables à l’œil, très lisible, net, soigné.

Nom série  Bagdad Inc.  posté le 20/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Honnêtement, mon ressenti après lecture de l’album a été que Stephan Desberg a fait d’un sujet très intéressant une intrigue banale. Je sors donc de cette lecture avec le sentiment qu’il est passé à côté du sujet.

Le sujet en question : l’emploi de milices privées et de mercenaires par les pays occidentaux dans la seconde guerre du Golfe. Un thème très intéressant et dont j’ignorais tout. Et pour exploiter ce terreau, pour explorer les relents nauséeux de cette sale guerre, le scénariste nous sert un… classique récit de tueur en série.

Si, encore, ce tueur l’était devenu suite à un choc post-traumatique… Mais non, même pas. Ajoutez à cela que le premier rôle est dédié à une jolie investigatrice à forte poitrine (qui sera secondée comme faire se doit par un baroudeur mystérieux et implacable), que l’enquête multiplie heureux hasards et gentilles incohérences et vous obtiendrez un thriller des plus dispensables dans un cadre des plus passionnants.

Côté dessin, rien à redire : c’est du 3ème vague. Un trait réaliste et froid qui convient bien à ce genre de récit.

Bon, moi, je passe mon tour mais il est vrai que j’ai un peu le sentiment d’avoir fait le tour de la question avec Stephan Desberg : un grand professionnel qui sait raconter une histoire… mais qui me semble toujours raconter la même. Et c’est d’autant plus désolant qu’ici le sujet d’actualité qui servait de cadre promettait un récit d’une autre envergure.

Un petit 3/5 obtenu de justesse car le cadre est des plus intéressants, mais un achat tout à fait dispensable à mes yeux.

Nom série  The Activity  posté le 20/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne parlerai pas de chef d’œuvre ou de nouvelle série révolutionnaire mais ce comics recèle de deux particularités qui me l’ont rendu addictif.

La première, et la plus remarquable, vient du ton employé. Ici, point d’intrigue suivie. On saute d’un lieu à un autre, d’une mission à une autre, sans connaître, sans se préoccuper même, et donc sans s’inquiéter de l’objectif final de la mission. Il y a un job à faire et cette équipe de spécialistes s’en acquitte du mieux possible avec un professionnalisme tout militaire. Il est rare de se voir ainsi immergé dans cet esprit militaire où un ordre ne se discute pas : il s’exécute. Cet ultra-réalisme pourra frustrer certains lecteurs. Personnellement, il m’a fasciné.

Deuxième particularité : l’apparente absence de fil conducteur. Chaque chapitre nous entraîne d’un lieu à un autre pour des missions très diversifiées qui peuvent être très anodines d’apparence ou au contraire incroyablement dures. C’est le quotidien d’une équipe d’agents spéciaux, avec ses succès et ses échecs. Les chapitres ont de ce fait des longueurs très aléatoires et certaines missions peuvent apparaître dans un premier temps totalement dispensables. Mais, au terme des deux premiers tomes, les auteurs ont réussi à créer quelque chose de différent, réaliste et déroutant. Et imprévisible puisque nous sommes, à l’image de ces agents spéciaux, dans l’ignorance totale de la finalité des missions assignées. J’en regretterais presque l’évolution visible à la fin du tome 2 avec la traque d’une taupe au sein de l’organisation, mais c’est une évolution logique si la série veut tenir sur la durée.

Côté dessin, le style réaliste employé est assez bon même si je trouve que les personnages ne sont pas toujours faciles à identifier (des morphologies trop similaires et des visages aux traits souvent aléatoires).

Quoi qu’il en soit, j’ai été séduit par ces deux premiers tomes, par cette immersion très réaliste dans une équipe d’agents spéciaux, par cette structure en missions cloisonnées.

Pro-Américain, pro-militaire et pourtant bien foutu, ça existe.

Nom série  Sans Pardon  posté le 15/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une fois de plus, je suis tout sauf convaincu par un scénario de Yves H. (fils du dessinateur dont je me demande si la carrière aurait été la même sans ce lien familial). En effet, ce western des plus basiques multiplie les incohérences, les ellipses faciles et les hasards heureux pour réunir ou séparer les différents protagonistes de cette cavale sans issue.

Au fait, quelqu’un pourrait-il m’expliquer qui est le mystérieux tireur dans la grange de la page 15 ? Ce gars, sorti de nulle part retournera dans l’anonymat après avoir tué un adjoint du marshall sans raison apparente (le marshall est venu arrêter un criminel solitaire qui ne semble vraiment plus avoir le moindre ami dans cette ferme, même sa famille le rejette). Quand je vous parlais d’incohérence et de facilités…

Reste le dessin d’Hermann, toujours superbement rehaussé par sa colorisation. Dès qu’il s’agit d’installer une ambiance dans un plan large, ce dessinateur est un artiste de haut vol. Et si ses personnages féminins sont toujours aussi laids, son talent graphique est tel que, visuellement, cet album est une réussite.

Alors, moi une grande illustration de Hermann, j’en veux bien pour décorer un mur de ma bibliothèque. Mais cette bd, elle, restera gentiment à sa place, dans les rayons de la librairie. Et c’est d’autant moins utile de l’acheter que l’album se lit en 10 petites minutes.

A emprunter ou à lire directement en bibliothèque si on est fan des auteurs (ou au moins du dessinateur). A oublier dans les autres cas.

Nom série  La Princesse vagabonde  posté le 14/10/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je pense que j’aurais trouvé cette série sans grand intérêt s’il ne s’était agi que d’un simple manga.

En effet, la trame générale n’est pas d’une grande originalité puisque l’auteure nous propose de suivre une jeune princesse déchue. Celle-ci, ayant échappé à la mort lorsque sa famille a été massacrée par un rival, va agir dans l’ombre pour venger ses parents et reconquérir ses privilèges. Dotée d’un caractère farouche, d’une intelligence supérieure à la moyenne, de qualités physiques qu’un corps fluet ne pouvait laisser deviner et d’une science de l’art de la guerre et du maniement des armes plus qu’étonnante pour son jeune âge, notre princesse vagabonde est un archétype en soi. Cerise sur le gâteau : alors qu’elle n’a pas vraiment les traits masculins et ne cherche pas spécialement à masquer son visage ou son corps, personne ne semble soupçonner son appartenance au beau sexe. Ce genre de facilité a de quoi dépiter le lecteur confirmé…

Les autres personnages ne sont pas en reste (avec des traitres prêts à toutes les bassesses, un beau et énigmatique guerrier, des alliés fidèles, etc…) et le scénario suit donc un chemin très balisé. Ceci dit, le deuxième tome se consacre plus particulièrement à des luttes d’influence, ce qui nous sort quelque peu de la routine de ce type de série. D'autant plus que notre héroïne ne combat pas toujours avec noblesse. Oui ! Elle aussi est capable de coups tordus et son profil en devient bien moins lisse (même si je ne suis pas sûr que cela soit volontaire).

Le dessin, lui est fin et soigné. C’est très classique dans son genre mais agréable à l’œil.

Et pourtant ; malgré mes nombreuses critiques, j’ai eu du plaisir à lire ces deux tomes. Pourquoi ? Parce que, au lieu du Japon médiéval, l’auteure nous entraine dans son pays : la Chine. Cet ancrage géographique lui permet de nous présenter d’autres lieux que ceux habituellement fréquentés. Croiser des indiens (d’Inde), des Turcs et d’autres peuplades apporte un réel plus à mes yeux.

Ne vous attendez donc pas à une grande révélation au niveau de l’intrigue mais la localisation géographique apporte une certaine originalité à cette série soignée.

Nom série  La Fille des Cendres  posté le 21/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Edwin (Le Voyage aux Origines), voici le deuxième album édité via le prix Raymond Leblanc de la jeune création. Pour rappel, ce prix offre à de jeunes auteurs n’ayant encore jamais publié d’album de bande dessinée la possibilité de se consacrer pleinement à la réalisation de leur première œuvre tout en leur garantissant l’édition et la diffusion de cet album.

J’avais été charmé par Edwin. J’avoue être bien plus resté sur ma faim avec la Fille des Cendres. Pourtant, cet album n’est pas dénué de qualités, loin s’en faut ! Le trait, qui peut faire penser à un Kerascoët par certains côtés, a de quoi séduire. La colorisation chaude et soignée démontre le soin accordé par l’auteure à la réalisation de ses planches. La mise en page, les décors, tout concoure à nous proposer un album peaufiné dans lequel Hélène V. prouve un potentiel certain.

L’univers est également séduisant. Original, il combine un univers réaliste qui nous fait penser à l’Europe (et l’Angleterre principalement) du XIXème siècle avec des références fantastiques plus étranges (monstres marins, pouvoirs étranges, cartographie déroutante).

Pourtant, je ne suis pas totalement convaincu. En cause, tout d’abord, un rythme narratif pas toujours bien maîtrisé. Les ellipses sont nombreuses et pas toujours bien dosées. Le séquençage apparait souvent haché, comme si, à force de trop vouloir en mettre dans cet album, Hélène V. avait dû en cours de route procéder à des coupes sombres et à des ajustements de dernières minutes. Rien de dramatique mais le récit perd en fluidité.

Ensuite, le trait même de l’artiste demeure assez raide. Surtout dans la pose de ses personnages. Ce style fait partie de son charme mais je ne le trouve pas totalement adéquat pour illustrer un récit de piraterie plutôt mouvementé.

Par ailleurs, j’espérais que cet album m’offre un récit complet. Or, ce n’est pas le cas : ce premier tome ne peut se lire comme un one-shot ! Et je ne sais pas pour combien de tomes nous sommes partis. Une série au long cours, lorsqu’il s’agit d’auteurs confirmés ayant pignon sur rue, cela ne m’inquiète pas. Lorsqu’il s’agit d’une première œuvre, avec tous les risques d’insuccès que cela entraine (et ce même si l’œuvre est de qualité), j’avoue éprouver quelques craintes de voir ce récit finalement abrégé, condensé ou sabordé par une créatrice et un éditeur soucieux de passer à autre chose faute du succès escompté. Heureusement que cet album est paru aux éditions du Lombard, qui n’a pas pour habitude de lâcher une série ou un auteur en cours de route !

Donc, voilà ! Pour le soin accordé à l’album et l’originalité de son univers, j’accorde un 3/5. Mais je n’ose vous en conseiller l’achat avant de mieux voir où cette fille des cendres désire nous entraîner.

Nom série  Au coin d'une ride  posté le 14/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alors que le dessin est d’aspect quelque peu naïf (pour ne pas dire maladroit), cet album aborde avec beaucoup de pudeur et de finesse une problématique complexe. Malheureusement, sorti de la présentation de ce cas délicat, j’ai trouvé ce récit touchant mais quelque peu anecdotique.

Du point de vue technique, pas grand-chose à redire : le découpage est bon, les éléments sont amenés selon une progression bien orchestrée, les personnages sont bien typés, le dessin même si pas très précis est d’une qualité suffisante pour illustrer le propos.

C’est donc une bonne bande dessinée, sur un sujet rare, mais une fois la situation présentée (et ses conséquences directes), il ne reste plus grand-chose.

A lire ? Oui !
A posséder ? Je ne déconseillerais pas l’achat, en tous les cas.

Nom série  Le Galop du silence  posté le 10/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après les vaches (Tu seras reine), au tour des chevaux, vieille passion de l’auteur !

Derib se fait donc plaisir depuis quelques albums et use de sa notoriété pour nous parler de ce qui lui tient à cœur : la Suisse et son patrimoine naturel. Le moins que l’on puisse dire est qu’il réalise ces albums avec sincérité et envie. Malheureusement, Derib ne s’est pas contenté de nous offrir une simple bande dessinée documentaire et enrobe son récit dans une intrigue des plus convenues.

A l’instar d’autres œuvres réalistes de l’auteur, le récit nous offre de suivre le parcours d’une jeune femme qui a quitté le milieu familial suite à un drame mais qui y revient et, eau de rose, touça, copains copains. Les péripéties sont on ne peut plus prévisibles (le poulain malade qui guérit finalement, le cheval blessé… qui guérit sans séquelles, l’entreprise familiale au bord de la faillite qui… je vous laisse deviner).

Reste que Derib sait raconter une histoire (quand bien même je ne trouve pas de grand intérêt à celle-ci) et que son dessin, sur un sujet qui lui tient à cœur, demeure de grande qualité ! Donc, voilà, je suis arrivé au bout de ma lecture sans réellement devoir forcer.

Comme le dit Spooky : à réserver aux amoureux des chevaux et de l’auteur ou aux lecteurs qui connaissent et aiment la région évoquée ici (avec, je pense, beaucoup de fidélité). Pour les autres, un album à lire en passant si vous aimez l’auteur, à oublier sinon.

Nom série  Ninja Slayer  posté le 08/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Peut-on faire n’importe quoi à partir du moment où l’on admet partir sur un gros délire ? Manifestement, les auteurs de cet album ont répondu par l’affirmative à cette question.

Inspiré par une série de romans dont les auteurs seraient eux-mêmes des imposteurs (soit disant américains mais tout laisse à croire qu’il s’agit d’un ou de plusieurs écrivains japonais qui ont voulu faire une parodie des récits de ninja à l’américaine), ce premier tome de Ninja Slayer se résume à une succession de combats ultra-violents autant que fantaisistes amenés par un scénario sans intérêt. Le principe est simple : un ninja, c’est plus fort qu’un yakusa, donc le yakusa attaque, le ninja laisse faire puis, quand il en a marre, il dégomme le yakusa (d’un coup de poing qui traverse une cage thoracique de part en part, par exemple). Et lorsque deux ninjas s’affrontent, c’est pareil mais plus spectaculaire encore puisque les ninjas ont des super-pouvoirs… Et à la fin, c’est le Ninja Slayer qui gagne, même s’il s’est fait tuer peu avant, paske bon, c’était pour du faux, y peut pas mourir vu qu’il est habité par un démon superpuissant (oups, j’en divulgue trop, je crois).

Le tout nous est asséné sur un ton très sérieux tempéré par la bêtise de certains seconds rôles dont la couardise, la lâcheté, les prouts dans le slip apportent un humour primesautier aussi élégant que raffiné.

L’univers, lui, s’inspire d’un Blade Runner (ce qui est tout de même une preuve de bon goût) adapté en série Z à l’américaine (voitures improbables, décors en carton, clones parce que ça fait high-tech, etc…)

Au niveau du dessin, ben, c’est du pur manga. Donc, les scènes d’action sont volontairement elliptiques et privilégient l'effet à la logique, les décors sont souvent sommaires voire inexistants, les personnages ont des rictus caricaturaux et forcés (en même temps, quand tu te retrouves carbonisé d’un coup de poing dans le bide, tu as de quoi grimacer).

Honnêtement, je sais pas comment appréhender ce genre de série et j’aurais beaucoup de mal à dire si un amateur du genre appréciera ou non. Personnellement, ça me laisse totalement froid mais si vous aimez les séries de baston, vous avez peut-être intérêt à y jeter un œil.

Nom série  Sorcières sorcières  posté le 08/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un dessin plutôt sympa (j’ai bien aimé les jambes en bâtons d’allumette des jeunes sorcières) au service de récits qui mêlent gentille sorcellerie et enquête policière pour enfants (ou jeunes ados au maximum). Le résultat n’est pas déplaisant à lire, mais pas spécialement marquant non plus.

Même si je souligne l'originalité de certaines situations, les récits recèlent souvent de quelques longueurs et les personnages secondaires auraient régulièrement mérité plus d’attention (plusieurs disposent d’un réel potentiel, malheureusement sous-exploité).

La seule grosse originalité de la série est que chaque tome offre un second volet après le premier récit. Histoire courte ou enquête à résoudre par le lecteur, ce second volet nous sort de nos habitudes et cette originalité pourrait plaire aux jeunes lecteurs.

Certainement pas un indispensable mais une série qui pourrait plaire au public visé (les 8-12 ans selon moi). Je préconise cependant une lecture via bibliothèque pour commencer... et plus si affinités.

Nom série  Flex Mentallo  posté le 02/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
J’ai abandonné en cours de route la lecture de cet album, trop sombre, trop confus et trop délirant à mon goût.

Je voulais pourtant y croire et l’idée de départ me semblait propice à un gros délire bien bourrin et amusant. Malheureusement, excepté dans de très rares passages, cet album n’a rien de drôle. On passe d’un super héros -pourtant grotesque dans son apparence et son langage- lancé dans une aventure absconse voire totalement incompréhensible aux délires d’un artiste en pleine crise de délirium tremens/parano/pleurnicherie. Les deux récits sont bien entendu liés (l’artiste étant en fait le créateur du super-héros) mais ce récit est tellement confus, son histoire est tellement tordue et les pleurnicheries de l’artiste (en conversation téléphonique avec un service de prévention du suicide alors qu’il semble camé jusqu’aux yeux et que ses propos sont loin d’être cohérents) sont tellement répétitives que j’ai fini par lâcher prise.

Pourtant, derrière ce délire, Grant Morrison dévoile tout son amour des comics et des super-héros à l’ancienne. Malheureusement, sa came n'est pas la mienne et il n'a pas réussi à me faire aimer ses personnages.

Côté dessin, ça va. Ca va même mieux que pour beaucoup d’autres comics, à mes yeux. En fait, on peut même dire que Franck Quitely livre un travail de qualité, avec des planches très fouillées et truffées de petits détails qui démontrent tout son talent. Mais, bon, quand les intentions des auteurs me laissent de marbre, quand je ne m’amuse pas à lire leurs délires, quand le sort des personnages m’indiffère, je ne vois aucune raison objective de poursuivre ma lecture.

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