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Nom série  Flex Mentallo  posté le 02/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
J’ai abandonné en cours de route la lecture de cet album, trop sombre, trop confus et trop délirant à mon goût.

Je voulais pourtant y croire et l’idée de départ me semblait propice à un gros délire bien bourrin et amusant. Malheureusement, excepté dans de très rares passages, cet album n’a rien de drôle. On passe d’un super héros -pourtant grotesque dans son apparence et son langage- lancé dans une aventure absconse voire totalement incompréhensible aux délires d’un artiste en pleine crise de délirium tremens/parano/pleurnicherie. Les deux récits sont bien entendu liés (l’artiste étant en fait le créateur du super-héros) mais ce récit est tellement confus, son histoire est tellement tordue et les pleurnicheries de l’artiste (en conversation téléphonique avec un service de prévention du suicide alors qu’il semble camé jusqu’aux yeux et que ses propos sont loin d’être cohérents) sont tellement répétitives que j’ai fini par lâcher prise.

Pourtant, derrière ce délire, Grant Morrison dévoile tout son amour des comics et des super-héros à l’ancienne. Malheureusement, sa came n'est pas la mienne et il n'a pas réussi à me faire aimer ses personnages.

Côté dessin, ça va. Ca va même mieux que pour beaucoup d’autres comics, à mes yeux. En fait, on peut même dire que Franck Quitely livre un travail de qualité, avec des planches très fouillées et truffées de petits détails qui démontrent tout son talent. Mais, bon, quand les intentions des auteurs me laissent de marbre, quand je ne m’amuse pas à lire leurs délires, quand le sort des personnages m’indiffère, je ne vois aucune raison objective de poursuivre ma lecture.

Nom série  Fais pas ci, fais pas ça  posté le 02/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Si je respecte les deux auteurs de cet album, force m’est de reconnaître que celui-ci ne m’a pas laissé de marbre. Malheureusement, plutôt que de me faire rire, il m’a consterné par sa platitude.

Constitué de gags et mettant en scène des personnages d’une sitcom française, ce recueil pourtant formaté aux traditionnelles 44 planches m’a paru long, mais long… Aucun gag ne m’a fait rire, je crois me souvenir que j’en ai trouvé un intéressant dans sa réflexion (sans pour autant le trouver drôle), mais le plus grave est que bien souvent je me suis demandé où il fallait rire.

Les personnages sont bien entendu très typés, et ce genre de caricature pourrait fonctionner s'il y avait interaction entre eux. Malheureusement, chaque gag (si j'ose les appeler ainsi) ne met en avant qu'un seul de ces personnages, tellement stéréotypé que, bien entendu, sa réaction est évidente à deviner dès la première case.

Au niveau du dessin, c’est du pur Bercovici. Trait volontiers brouillon mais expressif. Décors simplifiés mais bien présents (en tous les cas plus que dans de nombreuses séries du même genre). Si les gags sont bons, ça passe. Sinon, ce n’est pas avec ce type de dessin que les auteurs peuvent faire oublier la faiblesse du scénario.

Sans aucun intérêt à mes yeux. Peut-être les fans du sitcom y trouveront-ils leur bonheur...

Nom série  Bouffon  posté le 02/09/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ces dernières années, Zidrou s’est imposé non seulement comme un auteur prolifique mais aussi comme un auteur sensible, capable d’émouvoir ses lecteurs au travers d’histoires originales emplies d’humanité.

En s’attaquant à l’univers du conte médiéval, il ne déroge pas à sa marque de fabrique. Bouffon est une œuvre pleine. Entendez par là qu’elle nous offre du divertissement, de l’émotion… et matière à réflexion. Le destin de ce laissé pour compte en quête d’amour est prenant… mais ne serait rien sans cette astuce scénaristique qu’est l’emploi d’un narrateur peu commun. Ce dernier apporte beaucoup d’ironie et de recul au récit. De plus, le propre destin de ce narrateur finit par nous tarauder sinon plus du moins autant que celui du bouffon.

Et puis, il y a ce sens de la phrase, cet art chez Zidrou de nous dire beaucoup en une formule courte et bien sentie. Je suis un grand fan de son style littéraire, très direct et fin à la fois. Il peut parfois verser dans le lieu commun (je ne crois pas que tous ses albums soient des réussites, justement à cause de cette tendance à parfois verser dans la facilité) mais lorsqu’il parvient à garder l’équilibre entre l’originalité de l’univers ou du contexte et l’universalité du propos, son style est vraiment imparable à mes yeux. C’était déjà le cas pour « Lydie » ou « Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait... », ce Bouffon est un petit cran en dessous, mais s’en rapproche grandement.

Au niveau du dessin, Francis Porcel use d’un style très lisible. Ne vous fiez pas au visuel de la couverture, inspiré de l’art médiéval. Le contenu est beaucoup plus classique. Les expressions du visage sont très parlantes (avec un beau travail sur les regards) et son bouffon, personnage grotesque, monstre difforme, est une réussite esthétique puisqu’il parvient à toucher par-delà sa laideur.

Un très bel album. Le seul reproche que je lui ferai est d’un peu se trainer dans son dernier quart. Les auteurs me donnent alors le sentiment d’avoir tout dit de leur héros et de ne tenir le récit en vie que pour pouvoir suivre le destin du narrateur jusqu’à sa propre conclusion. Mais, bon, comme je vous le disais au début, je me suis tellement attaché à ce narrateur qu’il aurait été malheureux de l’abandonner avant terme.

A lire, très certainement !

Nom série  Tyler Cross  posté le 11/09/2013 (dernière MAJ le 02/09/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Soyons clairs : le premier tome de Tyler Cross est un bon album et je ne peux qu'en conseiller la lecture (et même l'achat). Fabien Nury et Brüno nous proposent un récit bien rythmé et stylé. Les années 50 sont à l'honneur, tout comme le polar noir.

L'écriture de Nury est soignée, la narration très présente n'alourdit aucunement le rythme de lecture tandis que les dialogues sonnent justes.

Le dessin de Brüno est stylé. Très épuré, il s'est étoffé et a gagné en profondeur pour la circonstance, avec un beau travail sur les jeux d'ombre. Je l'ai trouvé plus accessible que dans ses productions précédentes, ce qui n'est pas pour me déplaire.

Pourtant, avec ce premier tome, ma cote n’était que de 3/5. Pourquoi ? Parce qu'il manquait deux petits ingrédients pour totalement me convaincre. D'une part, l'humour était totalement absent. C'est un choix assumé des auteurs (et partiellement confirmé dans le deuxième opus) et je ne peux que le respecter mais je ne peux m'empêcher de penser que quelques petites pointes d'humour (au détour d'une réplique, par exemple) n'auraient pas fait de tort à ce sombre récit. D'autre part, l'idée de départ (un gangster qui échoue dans un village paumé contrôlé par une seule famille) a été tellement souvent exploitée que je ne peux que trouver un goût de déjà-vu à ce récit. C'est un bel hommage, mais tellement classique, tellement respectueux qu'il ne m'a pas offert cette part d'originalité que j'attendais.

Attention, j'insiste : ce premier tome est agréable à lire, soigné, prenant... A lire, donc. Mais pas révolutionnaire.

Que dire du deuxième volet : Angola ? Et bien, déjà, il a fait remonter ma cote d’un point !

Pourtant, cet album n’est guère différent du premier puisqu’on y retrouve le même cocktail d’éléments : un univers bien connu des polars (ici, le milieu carcéral en plein bayou), une narration emphatique (mais un peu plus ironique, m’a t’il semblé), un dessin léché, une influence manifeste du cinéma du genre (comment ne pas penser à « the Shawshank Redemption », à « Cool Hand Luke » ou plus encore à « Papillon ») et des personnages hauts en couleur.

Peut-être mes attentes étaient moins élevées que lors de la sortie du premier tome, peut-être le ton employé est-il plus juste, peut-être le dessin est-il plus affirmé, un poil plus accessible, peut-être les seconds rôles ont-ils plus de présence… Peut-être tout cela ensemble, finalement ?

Quoiqu’il en soit, j’ai dévoré ce deuxième opus avec énormément de plaisir, retrouvant avec bonheur ce découpage très addictif en multiples chapitres qui fait qu’il est finalement impossible de s’arrêter en cours de route (sauf, à la limite, pour aller se resservir une Bertinchamps ).

Ce deuxième tome est une grande réussite ! Toujours aussi classique, fondamentalement sans réelle surprise, mais tellement bien foutu qu’il est difficile de lâcher prise avant terme. Ce genre de série ne révolutionnera sans doute jamais le monde de la bande dessinée mais, à l’image d’un bon blockbuster au cinéma, il remplit parfaitement les attentes du lecteur. De la très bonne bd grand public !

Nom série  Mon Etoile Secrète  posté le 25/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Grosse surprise que cet album !

En tous les cas, c’est la première fois qu’il m’est offert de lire un shojo doté de telles qualités littéraires (nonobstant quelques malheureuses fautes d’orthographe dans sa traduction). Oui ! De qualités littéraires car la structure même de ce récit, adapté d’un roman semble t-il, donne la part belle au verbe.

Paradoxalement, mon regard a cependant été dans un premier temps attiré par la finesse du trait et la luminosité de la colorisation. Les aquarelles de He Wang sont autant d’accroche-œil qui touchent par leur simplicité et leur douceur. Je suis littéralement tombé sous le charme de ce trait.

Mais une fois la lecture entamée, la qualité d’écriture m’a surpris. Pas habitué à une telle finesse dans ce qui aurait pu n’être qu’un shojo comme un autre. Le fil narratif, en effet est des plus classiques pour le genre. La jeune fille qui débarque dans une grande ville et tombe amoureuse du plus beau, plus noble, plus intelligent élève de sa classe, vous avouerez qu’il est difficile de faire moins original comme point de départ d’un récit romantique. Pourtant, Qiaolin Wang se démarque rapidement de ses condisciples grâce à la finesse de son portrait. Le portrait qu’elle dresse de son héroïne et par là même d’une certaine jeunesse chinoise nous entraîne dans un monde bien plus complexe que ce qui nous est d’ordinaire offert. J’ai aimé ce profil, j’ai apprécié pouvoir suivre le cheminement de la pensée (souvent tourmentée, la demoiselle souffrant d’un gros complexe d’infériorité) de Xiaoxi.

A contrario, certains passages, certains dialogues, certaines réflexions s’avèrent très puérils… mais logiques puisque les personnages eux-mêmes oscillent entre l’enfance et l’âge adulte. L’équilibre est fragile, pas toujours bien conservé mais, au final, je demeure sur un bon sentiment.

A lire par tout amateur de shojo qu’un peu de texte n’effraye pas. Voici une romance pertinente par certaines de ses réflexions, touchante dans la fragilité de son personnage principal, poétique à l’occasion.

Un véritable coup de cœur !

Nom série  Joker Danny  posté le 20/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etendre les bras et aller à la rencontre de l’aube. Se laisser étreindre par son voile soyeux et son parfum d’argile fraiche…*

Voici le type de phrase que vous trouverez régulièrement dans cet album, recueil de nouvelles plus ou moins indépendantes dont le personnage principal est un joker apparaissant çà et là, apportant sa sagesse à des miséreux croisés au hasard. Enfin ! Ca, c'est pour la première partie de l'album. La deuxième partie, elle, ne propose qu'un récit, moins onirique, plus linéaire, j'aurais presqu'envie de dire plus classique. Les premiers chapitres apparaissent alors comme une mise en bouche, comme autant de flash-forwards plus ou moins énigmatiques et l'histoire peut alors réellement commencer.

Les textes ont un côté obscur et poétique. Le dessin est lisse et élégant. L’onirisme est souvent présent dans les histoires courtes tandis que le fantastique fait son apparition dans la seconde partie de l'album. Un album qui invite donc à la rêverie. Pour moi, la moitié du travail seulement a été réalisée… Je me suis endormi dessus. De là à me faire rêver, il y avait encore un pas.

Maintenant, tout dépend de ce que l’on recherche. Et je pense sincèrement que cet album pourrait plaire à un certain public, plus en quête de beau dessin bien net, de sagesse dans la simplicité, d’un soupçon d’espièglerie… et de rêverie. Un lecteur qui se laisserait plus porter par l’ambiance du récit sans chercher vraiment à comprendre ou à analyser chaque chapitre y trouvera peut-être son compte. Moi, ça m’est un peu passé au-dessus de la tête (comme un nuage évanescent dans un ciel cristallin). Ma note de 3/5 correspond donc plus au potentiel séduction de l'album qu'à mon sentiment personnel.

(* Après mûres réflexion, je pense avoir compris le sens caché de ces deux phrases. Le voile soyeux de l’aube doit être le brouillard, d’où le besoin d’étendre ses bras pour éviter de trébucher. Ce qui ne servira à rien puisqu’on finira quand même par rencontrer nez en premier le sol au parfum d’argile, fraîche parce qu’en plus ça caille grave).

Nom série  Père ou Impairs  posté le 19/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Recueil de gags en demi-planche ou, plus rarement, sur une planche entière, cette série est finalement plus mignonne que vraiment drôle.

En tous les cas, à titre personnel, si j’ai parfois souri, je n’ai jamais vraiment eu le rire aux lèvres. Par contre, j’ai apprécié le côté tendre et sincère de ces petites saynètes. J’ai vraiment eu le sentiment que plusieurs de ces gags s’inspiraient directement du vécu de l’auteur. Le père est un gentil geek, parfois de mauvaise foi, constamment prêt à jouer avec sa fille. Cette dernière est mignonne, en admiration devant son père, et insupportable à l’occasion. Le profil-type d’un couple père/fille de notre époque. Mon problème vient peut-être de là : c’est trop normal, trop classique, trop gentil.

Niveau dessin, celui-ci va à l’essentiel sans trop s’encombrer de décors. Il est suffisamment expressif pour ce genre de série (on est un peu dans l’esprit « Le Guide du Mauvais Père » ou « Adam ») et certainement pas maladroit.

De quoi passer un agréable moment… mais je n’ai rien vu ici de suffisamment mémorable pour vous en conseiller l’achat.

Nom série  Stern  posté le 18/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Manifestement, les fossoyeurs sont à la mode dans la bande dessinée dédiée au western.

Après Undertaker, voici Stern, issu de la collaboration entre les deux frères Maffre. Julien aux pinceaux et Frédéric au scénario nous offrent un récit décalé, qui tient plus du genre policier que du western dans son développement, mais qui respecte pleinement l’univers du western pour son cadre et ses différents personnages.

Le cadre ? Une petite bourgade du sud après la guerre de sécession, son saloon, ses prostituées, ses clochards, son shérif (pas trop futé), ses propriétaires terriens… et, bien entendu, son croque-mort. Difficile de faire plus classique !

L’intrigue est rondement menée et permet de déplacer le centre d’intérêt sur différents personnages. Les meurtres s’enchainent sans que le lecteur ne puisse réellement en deviner les causes. Tous les protagonistes paraissent en effet des plus innocents.

Le découpage donne la part belle aux ambiances, avec beaucoup de cases dépourvues de texte. Un choix judicieux tant pour le rythme de lecture que pour le plaisir des yeux. Car si le scénario est bien pensé, le dessin est lui aussi d’une belle qualité. Un trait fin, des couleurs chaudes, des tronches, des décors riches, des cases travaillées en profondeurs (jetez donc un œil sur cette bagarre en arrière-plan dans la scène du saloon !)

Accrocheur, ce western plaira peut-être plus aux amateurs de polars qu’au lecteur en quête de grands espaces. Personnellement, je ne boude pas mon plaisir.

Pas mal du tout et un coup de cœur pour l’originalité de l’intrigue et la qualité du dessin et de sa colorisation.

Nom série  Drones  posté le 17/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans le genre « récit d’anticipation destiné à un large public », ce premier tome de Drone s’avère extrêmement prometteur.

Tout d’abord, la thématique même des drones militaires, devenus très à la mode depuis quelques temps, peut et va toucher beaucoup de lecteurs en associant technologie de pointe (avec ce petit côté « jeu vidéo ») et action.

Ensuite, en déplaçant son récit dans un futur proche (nous sommes en 2037 lorsque débute cette aventure), Sylvain Runberg peut se libérer de certaines contraintes liées aux technologies actuelles ou aux réalités politiques du moment. Toutefois, son récit est extrêmement plausible –et c’est là tout son art- et joue habilement de nos craintes actuelles (terrorisme, montée en puissance de la Chine, opposition entre les tout-technologique et ceux qui sont plus favorables à un retour aux traditions ancestrales).

Viennent alors les personnages. Jusqu’à présent, l’auteur évite tout manichéisme. Et si l’on passe fréquemment d’un camp à l’autre, c’est principalement pour nous montrer toute l’humanité qui se dégage de ces différents acteurs. Je ne peux pas dire que j’en ai trouvé de spécialement attachant dès ces 46 premières planches mais plusieurs profils, quand bien même classiques, s’avèrent prometteurs.

Enfin, le déroulement du récit permet à Sylvain Runberg de se (nous) poser quelques questions très pertinentes sur, entre autres, la déshumanisation des pilotes de drone (plus touchés par la destruction de leur véhicule que par la mort d’êtres humains) ou sur l’origine d’une menace terroriste (dans quelle mesure nos propres gouvernements n’en sont-ils pas responsables ?).

Le dessin de Louis joue avant tout dans l’efficacité. Epuré et dynamique, il focalise l’attention du lecteur au bon endroit mais n’oublie pas les décors pour autant (même si ceux-ci sont simples, ne vous attendez pas à de somptueuses double-planches truffées de détails).

Grand public, donc mais pas seulement distrayant, ce premier tome pourrait bien donner naissance à une série à succès. Avis aux amateurs.

(Bon ! « Franchement bien » est peut-être un peu exagéré, mais c’est clairement mieux qu’un simple « pas mal »).

Nom série  Petit Canard Blanc  posté le 13/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Constitué de courts chapitres, cet album rassemble des souvenirs d’enfance de l’auteure, Na Liu, née en 1973 dans la république populaire de Chine.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette enfance est incroyablement… sage. Il se dégage de ces différents chapitres un sentiment d’équilibre, de bonheur naïf des plaisirs simples. La mort de Mao y est vécue comme un drame, tandis que les progrès dans l’agriculture sont présentés comme un bienfait dû aux instances gouvernementales. L’entraide, le respect d’autrui, le sens des valeurs… tout ça fait très petite fille modèle des années 30. Trop, à mon goût ! Franchement, sans la présentation de l’auteure en fin d’album (dans laquelle elle nous dit vivre aux Etats-Unis depuis de nombreuses années), j’aurais vraiment eu le sentiment de lire un livre de propagande conçu ou à tout le moins supervisé par une instance gouvernementale chinoise.

D’un point de vue technique, l’album se lit facilement et est plutôt destiné à de jeunes lecteurs. La narration est simple, peu chargée. Les planches offrent un nombre très limité de cases. L’ensemble se lit très vite, d’autant plus que l’album est divisé en de multiples chapitres qui peuvent se lire de manière indépendante. Le dessin est loin d’être désagréable mais a un côté vieillot très marqué (peu de dynamisme, couleurs passées, décors simples).

Un objet de curiosité dont je doute qu’il puisse trouver un public. Il offre cependant un point de vue particulier sur la Chine des années ’70, à l’opposé de ma vision négative, et véhicule des valeurs traditionnelles trop belles pour être honnêtes.

… difficile de croire qu’il ne s’agit pas d’une œuvre de propagande… et pourtant… Bon, personnellement, je peux pas dire que j'ai été charmé mais je serais presque enclin à vous inciter à y jeter un oeil, tant cet album m'est apparu décalé.

Nom série  Adolphus Claar  posté le 11/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis rejoindra celui de L’Ymagier. Le personnage principal, maladroit sympathique et dynamique, avait un bon potentiel que les courtes histoires qui composent cet album n’exploitaient pas encore pleinement.

Les histoires en question n’étaient pas mauvaises mais restaient encore fort basiques.

L’univers ne peut que faire penser à la science-fiction des années ’50 et aux robots des premiers Spirou. A nouveau, gros potentiel bien maîtrisé mais qui ne demandait qu’à exploser.

Cet album aurait pu donner naissance à une série culte si l’auteur avait pu continuer à développer et l’univers et ses personnages. Ce ne fut pas le cas. En l’état, ce n’est certainement pas mauvais mais cela reste trop anecdotique pour réellement marquer les esprits.

Pour bien me faire comprendre, je dirais que cet album, c’est un peu comme un recueil d’histoires courtes des débuts des Tuniques Bleues. On sentait bien le potentiel des personnages et de l’univers, ce n’était certainement pas déplaisant à lire mais il faudra attendre quatre ou cinq tomes pour que la série atteigne son sommet (dont elle est redescendue depuis, mais c’est un autre débat). Ici, j’ai un peu le même sentiment… mais sans pouvoir vérifier mon a priori.

Pas mal donc, mais sans plus faute de suite. Et si je ne conseille pas l'achat, c'est simplement dû au fait que l'album est vendu à un prix bien trop élevé selon moi (qui ne se justifie que par le fait que Chaland est devenu l'objet de spéculation de la part de collectionneurs/vendeurs). Maintenant, si vous le trouvez à bas prix, pourquoi pas ?

Nom série  Toys of War  posté le 10/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Récit de science-fiction (ou d’anticipation, ça dépend du point de vue) destiné aux jeunes adolescents (voire même aux enfants malgré la violence de certaines séquences), ce Toys of War ne m’a pas séduit outre-mesure.

En cause, tout d’abord, un dessin sans finesse. Déjà que le style manga n’est pas vraiment ma tasse de thé, mais là c’est quand même souvent très schématique. Le trait est épais, les décors sont plus qu’oubliés, les scènes d’action manquent parfois de clarté. A contrario, j’avoue que ce style est bien lisible (hormis certaines scènes de combat) et très dynamique.

Le personnage principal est plutôt bien construit : positif, dynamique, un vrai spirou (au sens premier du terme), il se voit rapidement doté d’un « pouvoir » qui lui sera utile sans que cela ne fasse trop improbable (enfin, pour ce genre de récit). Les seconds rôles qui l’entourent répondent au cahier des charges (le meilleur ami cynique mais sur qui on peut compter, la jolie amoureuse à qui il n’ose déclarer sa flamme, le robot plus humain que la moyenne). De ce point de vue, c’est donc plutôt pas mal… Pas révolutionnaire mais bien pensé.

Le scénario est des plus improbables, avec ces enfants obéissant docilement à une société de robots-jouets ultra-évolués dans l’espoir d’un monde meilleur (un « Hommeland » idyllique qu’ils peuvent rejoindre à l’âge adulte s’ils se sont montrés bons serviteurs). Un mélange de Matrix et de Terminator version légo-playmobil mais avec des enfants en vedette et beaucoup d’incohérences dans l’enchainement des séquences (qu’un enfant devrait accepter sans trop de difficulté, contrairement à moi). Le tout débute par un flash-forward, puis retour en arrière avec des chapitres qui s’enchainent dans un ordre chronologique parfait pour ramener le lecteur à ce fameux flash-forward, point central du dernier chapitre. Pas très original comme structure mais toujours efficace.

A cause de la violence parfois gratuite, du dessin pas suffisamment soigné à mon goût et d’un scénario aux rebondissements souvent trop faciles, je reste très dubitatif… mais la série pourrait bien trouver son public. A essayer via une location et, si vous êtes parents, jetez-y un œil pour voir si l’esprit cadre avec vos valeurs avant de le proposer à vos enfants (rassurez-vous, ça se lit très vite).

Nom série  Daytime shooting star  posté le 06/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Daytime shooting star est un shojo dans toute sa splendeur. Dès le début, on sait à quoi s’en tenir puisqu’en un minimum de temps nous sont présentés une jeune villageoise rêveuse fraichement débarquée dans une grande ville (Tokyo), un oncle sympathique à l’allure soignée, un prof beau comme un dieu, gentil avec cette pointe d’originalité qui achèverait de charmer n’importe quelle collégienne, un beau et ténébreux collégien et une chipie pas trop chipie.

De quoi réussir une belle histoire de bisounours car, ici, la naïveté est de rigueur. Et si un des personnages agit méchamment, c’est parce qu’il est mal dans sa peau… et avec un peu de compréhension, tout s’arrange.

Un tome correspondant grosso modo à une semaine de la vie de notre collégienne, inutile de vous dire que ce récit est très étiré, que les planches sont des plus épurées et que l’ensemble se lit donc très vite et sans effort. Les péripéties vécues par notre héroïne ressemblent (en version rose bonbon) à celles vécues par n’importe quelle collégienne qui débarquerait dans un nouvel environnement (perte de ses repères, besoin de se faire de nouveaux amis, découverte des beaux et mauvais côtés de son nouvel espace de vie, et passion secrète mais chaste pour l'un de ses professeurs). On ne peut pas dire que ce soit trépidant, mais ça se laisse lire.

L’humour, même s’il est présent, est loin de dominer ce récit. La gentillesse, les bons sentiments et, bien entendu, les histoires d’amours naissantes prédominent.

Le sentier est donc bien balisé et rien ne devrait surprendre l’amateur du genre. Il est à noter que, via certaines planches, la mangaka n’hésite pas à faire partager à ses lecteurs ses préoccupations ou ses sentiments, histoire de créer un lien affectif avec ceux-ci (le lecteur se sent complice de l’auteure en partageant ses craintes, ses soucis, ses joies).

Bien fait dans son genre, le dessin est encore perfectible à mes yeux mais répond déjà au cahier des charges habituel : morphologies calquées sur deux mannequins types (corps sveltes, allures sportives, les hommes sont plus grands que les femmes… Barbie et Ken, quoi, mais avec moins de poitrine (surtout Ken)), yeux de chatte, visages harmonieux, coiffures soignées (des couettes par-ci, une coupe faussement négligée par-là). J’ai également retrouvé cette fascination qu’ont les Japonais pour la couleur blonde des cheveux, sommet du raffinement semblerait-il. Les décors… on s’en fout, pas de temps à perdre avec ce genre de détail… Les expressions du visage sont exagérées mais demeurent dans l’acceptable pour moi (ou alors, c’est moi qui m’habitue à cette pratique) et l’emploi de cette technique reste modéré.

Les jeunes filles devraient facilement s’attacher à ces personnages et si tout ça ne vole pas bien haut et n’apporte rien de neuf au genre, au moins, on n’est pas déçu du résultat : on obtient ce que l’on s’attendait à trouver : un shojo.

Je ne déconseillerai pas l’achat pour les amateurs du genre. D’autant plus que la série est prévue en 12 tomes, ce qui, finalement, n’est pas encore trop long dans cette catégorie, et que l’auteure a réussi à créer une héroïne attachante en un minimum de traits (ce qui démontre quand même un certain savoir-faire).

Nom série  Folle cuisine  posté le 05/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme le chantait si bien Patrick Bruel… enfin « si bien », on se comprend… d’ailleurs je me demande si le verbe « chanter » est adéquat… DONC, comme le disais l’autre : « je ne m’attendais pas à ça ! »

Non, sérieux ! Avec ces deux nunuches en couverture, yeux écarquillés devant un plat mijotant dans un four, je pensais tomber sur un récit estampillé top-master-chef-qui-sera-le-meilleur-patissier-le-goût-de-la-vie-et-tutti-frutti. Et bien, que nenni (comme on dit chez nous) ! Voilà ce que c’est que de regarder d’un œil distrait une couverture faussement formatée, car un indice gros comme un haché mélange boudinant joyeusement son boyau aurait dû m’interpeller !

De cuisine, il sera pourtant question, mais ce récit s’est avéré aussi déroutant qu’original ! Sorte d’intrigue policière mettant en scène deux malades mentales aux pathologies absconses, elles-mêmes entourées de personnages décalés, le fil conducteur de ce scénario nous entraine dans des contrées étranges, pour ne pas dire hallucinatoires.

Surpris, j’avoue avoir été séduit et interpellé. J’ai bien eu du mal à lâcher l’album en cours de route car je voulais connaître le fin (faim ?) mot de cette histoire. Bon ! On ne va pas crier au génie, non plus, hein ! Faut pas exagérer ! Mais ce serait malheureux de passer à côté de l’objet à cause d’un a priori anti-opportunisme culinaire alors que le sujet est finalement tout autre.

Côté dessin, je reste un peu plus sur ma réserve. Le trait d’Alexis Laumaillé est un peu raide à mon goût et, comme déjà souligné par Spooky, certains visages auraient mérité un plus grand soin. Rien de dramatique ou de roboratif pour autant, on a quand même droit à un style très accessible, bien adapté au propos, expressif au bon moment, qui n’oublie pas les décors : un travail plus que correct donc… même si perfectible.

Tout ça pour dire que si vous en avez l’occasion et que vous êtes prêts à vous faire surprendre, je ne peux que vous inviter à jeter un œil (voire même deux, soyons fous !) à ce surprenant album.

Nom série  Mission Osirak  posté le 04/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le premier volet de ce diptyque s’est révélé très instructif mais souffre hélas à mes yeux des défauts de ses qualités.

Le récit se veut très réaliste et il y a derrière la bd un très gros travail de documentation. Malheureusement, exposer un fait majeur de géopolitique ne passe pas sans explications et la quasi-totalité du récit se déroule donc dans des cafés, salles de réunions ou d’autres lieux qui rendent finalement ce récit très statique.

Autre point faible : le manque de charisme des personnages. Là encore, place au réalisme plutôt qu’à la création de « gueules » capables de porter le récit.

Enfin, n’espérez pas trouver ne fusse qu’une once d’humour dans ce récit. Tout d’abord, la gravité du sujet ne s’y prête pas naturellement. Ensuite, Jean-Claude Bartoll s’attache avant tout à nous relater des faits, pas à nous embarquer dans une histoire à grand spectacle.

Ceci dit, si vous êtes amateur de récit d’espionnage, de géopolitique, de magouilles peu ragoutantes, cet album a tout pour plaire. Le dessin y est efficace avant tout, les personnages sont physiquement bien typés et aisément reconnaissables (même lorsqu’il s’agit de personnalités ayant réellement existé). La narration est omniprésente sans devenir roborative. Les multiples centres d’intérêt permettent d’un peu dynamiser le récit en en diversifiant les décors.

Avis aux amateurs, pas mal du tout dans son genre.

Nom série  Men of Wrath  posté le 30/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Séduit par Southern Bastards, je me suis laissé tenter par ce Men of Wrath, signé du même scénariste et dont le pitch de départ me semblait intéressant. Malheureusement, je dois bien avouer avoir été quelque peu déçu par cet album.

Pourtant, comme je le disais, l’idée de départ est séduisante avec ce schéma morbide et autodestructeur qui se renouvelle de père en fils. Seulement voilà, si je suis enclin à accepter la violence la plus bestiale quand elle se justifie (élaboration d’un personnage, succession d’évènements qui poussent une personne à la folie, ou simple choc déclencheur), la violence gratuite a souvent du mal à passer chez moi. Et ici, c’est un peu à ça que j’ai eu droit : une violence qui ne se justifie pas, ni par un lien de cause à effet, ni par une progression scénaristique.

Si, encore, cette violence avait été contrebalancée par un second degré caustique… Mais non, rien de ce côté. Le récit est résolument sombre, dramatique, voire emphatique. Le manque de progression tant dans le scénario que dans l’élaboration des profils psychologiques ont eu pour effet que, rapidement, je me suis ennuyé, ne ressentant aucune empathie pour les personnages ni choc dans l’enchainement de scènes violentes.

Reste un dessin tout ce qu’il y a de plus correct dans le genre comics, une colorisation sobre à défaut d’originalité et une édition soignée avec préface du scénariste (dans laquelle il explique la genèse du projet).

Pas assez pour me convaincre, cependant…

Nom série  L'Épée d'Ardenois  posté le 17/11/2010 (dernière MAJ le 29/06/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’épée d’Ardenois est sans nul doute une des séries fortes de l’éditeur Paquet. Fruit du travail d’Etienne Willem, cette saga médiévale s’inspire du Robin de Bois de Disney pour ses personnages animaliers, de l’Ardenne belge (et plus particulièrement de la province du Luxembourg) pour ses références géographiques… et je ne peux m’empêcher de lui trouver un petit côté « Game of Thrones » avec ces multiples clans et intérêts divergents.

Car il ne faut pas s’y tromper : cette série ne s’adresse pas spécialement aux enfants. L’intrigue est en effet moins simpliste que ce à quoi le dessin pouvait nous faire croire. Le manichéisme n’est pas de mise et, dans chaque clan, l’on retrouve des personnages attachants et des personnages détestables. On est donc loin d’une simple opposition entre les bons et les méchants… les apparences sont parfois trompeuses et ce n’est pas toujours évident à suivre. Le récit est riche et une lecture distraite risque de vous laisser sur le carreau. Cet aspect est à la fois une force et une faiblesse.

Le dessin, lui, est indéniablement une force ! Le style très disneyen de Willem apporte une esthétique d’ensemble vraiment très accrocheuse. Les personnages animaliers sont bien choisis, en fonction de leurs caractères. Les décors sont soignés et nous plongent dans un médiéval fantasmé digne de nos rêves d’enfant.

On s’attache rapidement à certains personnages (à commencer par Garen) et leur sort est un point d’accroche pour le lecteur que je suis, tant j’ai envie de connaître leur destin, en définitive. Et du début à la fin l’ambiance d’ensemble laisse à penser qu’un drame est toujours possible. Plus que l’intrigue générale, c’est le sort réservé à ces personnage qui m’aura incité à lire la série jusqu'à son terme, même si j'ai bien aimé cette conclusion.

Une bonne série, en définitive. J’en recommande l’achat.

Nom série  One  posté le 18/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avis partagé pour cette série.

D’une part, j’ai vraiment eu des problèmes pour distinguer certains personnages les uns des autres. Les femmes, principalement, ont tendance à se ressembler comme des gouttes d’eau (style athlétique, cheveux noirs plus longs que courts, traits de mannequin lambda).

Ensuite, l’intrigue est assez complexe. Ce qui, en soi, n’est pas un mal. Je garde un excellent souvenir du premier cycle d’Alpha parce que, justement, son scénario fouillé avec des clans multiples avait fait travailler mes neurones. C’est un peu le même sentiment que j’ai éprouvé lors de la lecture de ce One et au final, le sentiment est positif… mais il faut bien s’accrocher au début et ne pas hésiter à revenir en arrière au besoin.

Enfin, la morale, ou plus exactement son ambigüité m’a vraiment bien plu. On retombe sur des questions philosophiques classiques (Peut-on faire le mal pour servir le bien ? La liberté d’opinion doit-elle primer sur tout ?) mais bien mises en évidence par ce scénario alambiqué.

Bien sûr, le lecteur qui recherche un récit totalement cohérent risque d’en être pour ses frais car le concept même de la série ne me semble pas pouvoir tenir la route sur du long terme. Et cela sans parler de l’aspect « surnaturel » du récit ni de scènes d’action très… grand spectacle. N’empêche, pour un moment de pur délassement à l’américaine, avec gros flingues, expérience interdite, manipulation, complots, personnages séduisants, sportifs, déterminés, la série me semble être un bon investissement. Et comme elle est maintenant éditée sous la forme d’une intégrale à un prix tout ce qu’il y a de démocratique et dans un format correct (on n’est pas dans une mini-intégrale au format de pages divisé par deux ou quatre), je ne vois pas pourquoi je ne vous en conseillerai pas l’achat.

Pas mal, donc… pas révolutionnaire dans sa forme, pas parfait mais plaisant et pas idiot.

Nom série  Alvin  posté le 10/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Comme beaucoup de lecteurs, je pense, tourner la dernière planche du second tome d’Abélard m’avait été douloureux tant je m’étais attaché à ces personnages, à ce poète rêveur et à son compagnon grognon au cœur en éponge.

Retrouver ce dernier dans un nouveau diptyque ne pouvait donc que m’emballer… avec une seule crainte : celle de ne pas retrouver la magie d’Abélard. Et le début de l’album me confortait dans mes craintes. L’histoire tarde à démarrer, les auteurs en profitent pour réinstaller cette ambiance si particulière, empreinte de poésie et de mélancolie, de douce tristesse et d’humour résigné qui marque leurs collaborations.

Je n’étais pas déçu… mais je n’étais pas surpris non plus. Et cet état demeurera jusqu’au terme de l’album tant celui-ci suit une voie déjà souvent empruntée, celle du célibataire grognon qui se retrouve affublé d’un gamin insupportable suite à une promesse faite dans la précipitation. Agréable à lire mais sans surprise, cet album ne m’a pas transporté. Je n’ai pourtant pas réussi à le lâcher, une fois ma lecture entamée, car le charme est toujours bel et bien présent.

Ecriture, mise en page, colorisation, découpage : tout est soigné ! Objectivement, il ne manque que l’effet de surprise pour que mon sentiment soit identique à celui ressenti lors de la lecture d’Abélard. Je ne peux donc que vous conseiller la lecture de cet album juste, simple et touchant (sauf si vous n’aviez pas succombé au charme de son prédécesseur).

Nom série  Emmett Till  posté le 08/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le sujet est digne d’intérêt mais la couverture à l’ancienne ne me faisait pas spécialement envie.

La lecture en elle-même est plutôt agréable. Le trait net et expressif est un excellent véhicule pour ce récit. L’usage de deux époques ne m’a pas semblé essentiel mais apporte à la fois un certain recul par rapport aux faits mais aussi un écho contemporain à ceux-ci.

Le récit est bien mené et dénonce le racisme primaire tel que pratiqué dans le sud des Etats-Unis durant les années ’50. A partir d’un tragique fait (pas si) divers (que ça), Arnaud Floc'h non seulement dénonce mais trace également des passerelles vers notre époque.

Le petit cahier final apporte de la matérialité au récit, ce qui est toujours utile lorsqu’on se confronte à un fait historique peu connu.

Reste que, pour moi, l’album manque d’émotion. Il est intéressant, bien mené et bien illustré mais il ne m’a pas ému.

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