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Nom série  Monsieur Tric (les aventures de)  posté le 23/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je vous vois venir… mais non. Il n’y a aucune raison de ranger monsieur Tric dans la catégorie des livres strictement pour adultes.

Ces albums n’auront d’ailleurs de valeur que pour l’amateur de vieux récits naïfs, de ligne claire ou de Bob De Moor. Si vous ne faite partie d’aucune de ces trois catégories, passez votre chemin !

… et maintenant que nous nous retrouvons en comité restreint, continuons…

Je considère Bob De Moor comme l’un des grands maîtres de la ligne claire. Assistant d’Hergé, il est à mes yeux celui qui a le plus imposé l’idée même de la ligne claire dans notre inconscient collectif. Oui, plus qu’Hergé lui-même ! Et au risque de me faire allumer par les puristes, je pense que les Tintin les plus aboutis au niveau pictural, ceux qui offrent la ligne claire la plus pure, sont ceux dans lesquels De Moor est le plus impliqué.

Ces extraordinaires aventures de monsieur Tric sont donc une bonne occasion de retrouver cette pureté de trait. Enfin, elles auraient été une bonne occasion si l’auteur avait pris le temps de fignoler chaque planche. Ce n’est malheureusement pas le cas. On sent que ces courts récits étaient destinés à boucher des trous dans l’un ou l’autre magazine. La qualité d’ensemble s’en ressent mais certaines planches valent le coup d’œil tant la maitrise de l’auteur est manifeste.

Au niveau des scénarios, c’est très faible. N’ayons pas peur des mots. L’humour est basique au possible, avec cet air de la mer (ou du moins du pays flamand, ou plus précisément encore de la bande dessinée made in Vlaanderen) qui rappelle l’esprit dans lequel baignent les Bob et Bobette et autres Les Aventures de Néron et Cie (Les Aventures de Nero). Dans le deuxième tome, j’ai eu la surprise de voir apparaître le nom de René Goscinny comme scénariste de certains de ces récits (9 au total). Cette participation ne hausse pas le niveau pour autant.

Notons aussi le côté très « bon catholique bourgeois » de cet univers dans lequel plus d’une histoire a comme théâtre l’une ou l’autre fête chrétienne (Pâques et Noël en tête, comme il se doit).

Je dois enfin préciser n'avoir lu que les trois tomes en noir et blanc parus chez Bedescope. L'édition de BD Must semble à la fois être plus complète mais aussi en couleur. Ne l'ayant jamais lue, je ne peux vous en dire plus.

Une curiosité à ne réserver qu’aux collectionneurs. Pour les autres, boarf, vous pouvez toujours y jeter un œil, histoire de voir ce que c’était mais je doute fort que vous poussiez plus loin.

Nom série  Une nuit à Rome  posté le 15/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A titre personnel, j’ai trouvé ce récit plaisant.

Jim reste dans ses thèmes de prédilection avec cette remise en question à l’occasion d’un anniversaire. Le ton ici est résolument romantique puisque c’est une histoire d’amour sans espoir de lendemain qui nous est proposée. Une nuit pour ne pas nourrir de regrets… ou l’inverse.

Pour hautement improbable qu’elle soit, l’histoire n’en devient pas moins crédible grâce au savoir-faire de l’auteur.

Le dessin est toujours aussi agréable à l’œil. C’est net, doux, soigné jusque dans les décors.

Je regrette juste l’emploi de l’une ou l’autre grosse ficelle et un final que j’ai trouvé quelque peu édulcoré. Mais, bon, dans l’ensemble, je dois bien avouer que j’ai apprécié ce récit.

Nom série  La Fantaisie des Dieux (Rwanda 1994)  posté le 10/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Retour sur un génocide, en compagnie d’un journaliste qui a vécu les événements en direct : Patrick de Saint-Exupéry. Cet album n’a pas pour vocation de nous relater le génocide dans sa globalité mais permet à l’auteur d’exprimer ses pensées lors de ce retour.

L’album s’articule donc sur deux époques et nous replonge dans l’horreur au travers de témoignages de personnes que le journaliste retrouve sur place.

J’ai beaucoup apprécié le côté « aéré » du récit. Avec ce genre de sujet, on pouvait effectivement craindre de se retrouver étouffé et il n’en est rien. Pourtant le côté sordide du génocide n’est pas occulté, mais on se concentre plus sur les sentiments des rescapés et des militaires. Au sujet de ces derniers, j’ai beaucoup apprécié la manière dont ils nous sont présentés, qui correspond aux échos que j’ai eus de militaires belges. Je ne sais pas en France mais, en Belgique, les politiques bien aidés par certains journalistes, n’ont pas hésité à « charger » les militaires envoyés sur place… alors qu’en leur refusant le droit d’intervenir contre les forces gouvernementales, ils se plaçaient en véritables complices de la boucherie. Pieds et poings liés, les militaires ne pouvaient que constater l’ignominie ou, alors, devaient désobéir aux ordres pour se retrouver « par hasard » au bon endroit au bon moment.

Le trait d’Hippolyte convient parfaitement au récit en gardant un côté brut de type « reportage ». Les passages oniriques dans lesquels de Saint-Exupéry se replonge et affronte ses souvenirs sont illustrés via des planches où l’on voit le personnage nager sous l’eau et croiser ainsi différents acteurs, différentes victimes. Ce sont autant de moments de réflexion bien utiles dans ce genre d’album.

En définitive, parmi les quelques albums que j’ai pu lire sur le sujet, cette « fantaisie des dieux » se démarque largement par sa dimension émotionnelle et humaine. Peut-être n’est-elle pas totalement objective mais je l’ai sentie extrêmement sincère et humble.

Parce que le thème est délicat et pour la sincérité ressentie, j’accorde un 4/5 même si ma cote « objective » (mais comment être objectif avec ce genre de sujet ?) se situe plus vers le 3,5/5.

Nom série  Le Chien qui louche  posté le 10/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si l’on tient compte du fait que cet album est un exercice de style (puisque coédité par le musée du Louvre) et si on le compare aux autres albums paru dans cette collection, je pense que l’on tient là un bon album.

Si l’on se contente de le comparer aux autres albums de l’auteur, Le Chien qui louche peut s’apparenter à un album sympathique mais mineur de l’auteur.

On y retrouve cependant ce qui, à mes yeux, fait la force de Davodeau : l’humanité. Ses personnages sont extrêmement bien typés et il se dégage d’eux une bonhomie communicative. Difficile de ne pas avoir le sourire aux lèvres et l’envie de partager l’apéro avec cette galerie de personnages (même si certains sont plus lourds que d’autres).

L’idée de départ est bonne également. Elle est absurde et pourtant, on se plait à la croire plausible.

Reste que, comparativement aux meilleurs récits de l’auteur, il manque à cet album un thème fort. Ici, c’est sympathique mais léger. Un album apéritif, en somme. Une bonne manière de découvrir Davodeau (si ce n’est déjà fait) et de se balader dans le Louvre, avant d’attaquer les choses « sérieuses ». Ceci dit, l'album ne fait certainement pas tâche dans la bibliothèque et se relit avec plaisir. Ce serait donc stupide de se priver...

Nom série  Empire USA  posté le 08/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai lu que le premier cycle qui, il faut bien l’avouer, ne m’a pas emballé plus que ça.

Pourtant, la narration est bonne et le rythme est haletant. J’ai enchainé les tomes sans véritable lassitude (d’où ma cote de 3/5) et j’avais envie de voir comment tout cela allait finir. Le dessin, dans son ensemble, n’est pas mauvais même si je trouve l’album illustré par Koller un cran en dessous. On reste cependant dans un trait réaliste et froid de bonne qualité.

Seulement, voilà ! Très régulièrement, j’ai trouvé que Desberg usait de ficelles très grosses. Nos valeureux héros récoltent des informations avec une facilité déconcertante. Parfois, ils n’ont même pas besoin de poser une question pour obtenir une réponse non seulement pertinente mais de plus détaillée (du genre : « et si vous nous expliquiez quel était votre travail pour l’ONU. » - Réponse : « Ahhh, c’est vrai, on vendait des armes chimique à Saddam Hussein, même que certaines ont disparu mais on ne s’en est pas inquiété, mais maintenant que vous le dite, c’est fort probable qu’elles soient entre les mains de dangereux terroristes ! »… Pas très crédible, tout ça).

Et les heureux hasards sont légion, tandis que certains personnages sont, eux aussi, peu crédibles (sans même parler de la dimension fantastique pour le moins étrange). L’agent de la CIA qui commence à parler à tort et à travers au moment où, entrée par infraction dans une maison hautement surveillée, elle doit se dépêcher de neutraliser une alarme, tout cela parce que sa procédure de divorce la stresse… je sais pas, mais j’ai un doute…

La séquence de départ, répétée tout le long des 6 tomes et qui permet de « gagner » 4 à 5 pages à répéter ce qui a déjà été dit et re-dit dans les tomes suivants, si elle permet de donner au lecteur le sentiment d’avancer vite dans sa lecture, est quand même assez culottée (quel fainéant, ce Desberg !)

N’oublions pas cette propension des ennemis à tirer à côté de leur cible dès que cette cible est un des héros de la série, à ne pas s’inquiéter d’étrangetés si celles-ci peuvent desservir nos héros… en clair, à se comporter comme des crétins maladroits quand ça permet de sortir les « gentils » de la série d’un mauvais pas.

Trop de facilité à mon goût, donc, mais l’efficacité est au rendez-vous. D’où, cette cote de 3/5 sans option d’achat (mais on était proche du "bof").

Nom série  Vercingétorix  posté le 07/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis rejoindra celui de Pol.

Les auteurs évitent le piège de l’énumération de faits grâce à la narration à la première personne. C’est bien vu et cela rend cette stricte évocation historique plus agréable à lire. J’ai également apprécié le fait que Vercingétorix nous soit présenté sans ses fameuses moustaches (enfin !)

Le dessin est agréable et soigné, dynamique dans les scènes de combat, précis dans les décors et les présentations de sièges ou de batailles. La mise en page est variée.

Maintenant, je dois bien avouer n’avoir pas appris grand-chose… alors que je ne savais pas grand-chose avant d’entamer ma lecture. Le récit se centre sur trois batailles (dont deux sont bien entendu Gergovie et Alésia) et lorsque les auteurs nous présentent l’épouse et l’enfant de Vercingétorix… c’est pour nous déclarer dans le cahier joint qu’en fait il s’agit d’une liberté prise avec la réalité puisqu’on ignore tout de la vie familiale du chef gaulois.

Alors, voilà, c’est bien fait, avec un réel souci de rigueur et de précision (toutes les libertés prises nous sont expliquées en fin d’album)… mais finalement très pauvre en données historiques. Peut-être est-ce dû au fait que l’on ignore encore beaucoup de la vie de Vercingétorix mais ça me laisse un petit arrière-goût de trop peu en bouche.

Nom série  Vois comme ton ombre s'allonge  posté le 07/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme le dit Alix, il faut accepter être dérouté pour apprécier cet album. Les pièces du puzzle se mettent en place très progressivement pour que se dégagent deux histoires (celle du personnage principal dans lequel Gipi semble se projeter puisqu’il s’agit d’un écrivain arrivant à la 50aine, et celle du bisaïeul de ce personnage ayant vécu des événements dramatiques durant la Grande Guerre).

Personnellement, j’ai trouvé l’ensemble intéressant mais pas passionnant. Le point fort, à mes yeux, est la technique narrative employée. Deux styles graphiques totalement différents, celui utilisé pour l’écrivain schizophrène étant totalement décousu et dans un noir et (surtout) blanc brut, l’autre réalisé en couleurs directes offre au contraire des planches très sombres et parfois très belles.

Reste que je ne comprends pas en quoi l’histoire du bisaïeul a pu traumatiser à ce point cet écrivain. C’est ce passage qu’il me manque pour monter ma cote à 4/5. Ici, on reste sur un truc « pas mal », intéressant et original dans sa structure narrative mais pas poignant.

Je n’oserai vous conseiller l’achat « à l’aveugle ». C’est quand même assez spécial et une location, dans un premier temps, est sans doute plus indiquée. Mais cet album vaut la peine qu’on y jette un œil.

Nom série  LIP (des héros ordinaires)  posté le 05/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les récits traitant de lutte sociale, si, dans la majeure partie des cas, ils présentent un intérêt historique réel, ne sont pas toujours les plus agréables à lire. Trop formels, ils peuvent vite se révéler assommants.

Il existe cependant de belles exceptions, comme « Un homme est mort » ou… « LIP » !

Intelligemment construit autour du parcours d’une jeune femme que cette lutte ouvrière va émanciper à tous niveaux, ce récit se révèle aussi instructif que prenant. Le chemin emprunté par Solange et ses compagnons ne peut qu’interpeller à une époque où les délocalisations et la mainmise des actionnaires sur les travailleurs sont devenus plus qu’un simple fait.

D’autant plus que ce récit est celui d’une réalité. Les évènements qui nous sont ici relatés sont bien réels. Mais si j’avais entendu parler de cette occupation d’usine, devenue un symbole et par là même presque une utopie irréelle, les faits exposés par Laurent Galandon et Damien Vidal, avec ce souci de documentation et de véracité, ont réveillé ma conscience.

Le choix d’un noir et blanc sobre est de nature à accentuer encore ce côté « reportage » et convient donc parfaitement au récit. Les nombreux personnages sont extrêmement bien typés, au point qu’il est impossible de les confondre en cours de lecture. Le découpage et l’emploi d’un journal intime favorisent encore l’immersion dans le quotidien de ces travailleurs.

Intelligent, opportun, interpellant, soigné, agréable à lire… je me demande vraiment ce que vous attendez pour y jeter plus qu’un œil… surtout si la politique économique et l’évolution de la société sont des sujets qui vous intéressent (superjé, ce livre est pour toi ).

Même la postface de Claude Neuschwander mérite que l’on s’y attarde… contrairement à la préface de Jean-Luc Mélenchon sur laquelle j’avoue m’être endormi.

Une belle réussite pour un sujet plus que jamais d'actualité (difficile de croire que ces événements se sont déroulés il y a déjà 40 ans !)

Nom série  L'Épée d'Ardenois  posté le 17/11/2010 (dernière MAJ le 05/04/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’épée d’Ardenois est sans nul doute une des séries fortes de l’éditeur Paquet. Fruit du travail d’Etienne Willem, cette saga médiévale s’inspire du Robin de Bois de Disney pour ses personnages animaliers, de l’Ardenne belge (et plus particulièrement de la province du Luxembourg) pour ses références géographiques… et je ne peux m’empêcher de lui trouver un petit côté « Game of Thrones » avec ces multiples clans et intérêts divergents.

Car il ne faut pas s’y tromper : cette série ne s’adresse pas spécialement aux enfants. L’intrigue est en effet moins simpliste que ce à quoi le dessin pouvait nous faire croire. Le manichéisme n’est pas de mise et, dans chaque clan, l’on retrouve des personnages attachants et des personnages détestables. On est donc loin d’une simple opposition entre les bons et les méchants… les apparences sont parfois trompeuses et ce n’est pas toujours évident à suivre. Le récit est riche et une lecture distraite risque de vous laisser sur le carreau. Cet aspect est à la fois une force et une faiblesse.

Le dessin, lui, est indéniablement une force ! Le style très disneyen de Willem apporte une esthétique d’ensemble vraiment très accrocheuse. Les personnages animaliers sont bien choisis, en fonction de leurs caractères. Les décors sont soignés et nous plongent dans un médiéval fantasmé digne de nos rêves d’enfant.

On s’attache rapidement à certains personnages (à commencer par Garen) et leur sort est un point d’accroche pour le lecteur que je suis, tant j’ai envie de connaître leur destin, en définitive. Et l’ambiance d’ensemble laisse à penser qu’un drame est toujours possible. Plus que l’intrigue générale, c’est le sort réservé à ces personnage qui m’incite à continuer à lire la série.

Une bonne série, en définitive. J’en recommande l’achat.

Nom série  La Chronique des Immortels  posté le 05/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Adaptation de romans de fantasy, cette Chronique des Immortels présente suffisamment d’atouts pour que j’en conseille l’achat. Rien d’extrêmement original, cependant, mais que ce soit le dessin, les personnages ou leurs aventures, tout est parfaitement mis en place, de sorte qu’il est finalement difficile d’abandonner sa lecture en cours de route.

Le ton est résolument dramatique et emphatique… mais pas lourdingue pour la cause. La lecture est aisée, le découpage est aéré et alterne avec talent scènes d’action et passages plus lents, voire introspectifs. Point d’humour ici mais ce n’est pas vraiment un problème.

Le changement de dessinateur entre les deux cycles ne constitue pas un frein. Ce changement survient à un moment judicieux et, si les styles divergent en certains points, une harmonie d’ensemble existe bel et bien et (plus important encore) la qualité reste au rendez-vous. Le style, qui rappelle celui utilisé dans l'animation, est parfaitement maîtrisé et employé avec talent. Rares sont les dessinateurs qui peuvent se vanter de me convaincre en employant cette technique en bande dessinée. En voici deux qui y parviennent les doigts dans le nez !

Prenant ! Cette série ne remportera sans doute jamais un prix de l’originalité mais elle est suffisamment efficace pour que je vous invite à la lire.

Nom série  Jack Blues (Airblues)  posté le 04/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai lu que les trois premiers tomes et je ne compte pas investir dans la série. Par contre, si je trouve le moyen de louer les deux derniers albums via une bibliothèque (et que je trouve le temps de les lire), je pense que je ne m’en priverai pas.

En effet, à défaut d’être une franche réussite, cette série s’est tout de même révélée distrayante et, surtout, ne se prend pas trop au sérieux. Une évolution dans le ton qui s’accentue au fil des tomes, le troisième étant finalement plus sympathique que le premier (c’est d’ailleurs ce qui me donne envie de jeter un œil sur les deux derniers). C’est du bourre-pif ricain à l’européenne* de type brut de coffrage, sans aucun souci de vraisemblance et truffé d’allusions cinématographiques. Jack Blues, pilote privé d’Howard Hughes croisera la route de divas célèbres ou d’acteurs en devenir. Pilote chevronné, il est souvent flanqué d’un vieux complice devenu « privé » toujours prêt à sortir la grosse artillerie (le genre qui va à la chasse au papillon armé d’un bazooka et de quelques grenades) et de la nièce de ce dernier. Les poitrine plantureuses sont légion et gonflent allègrement des corsages toujours proches du point de rupture.

Les enquêtes volent moins haut que les avions illustrés et sont résolues en deux temps trois mouvement… On s’en fiche quelque peu, puisqu’il y a des pin-up, de la castagne, un peu d’humour et d’autodérision et des avions.

Le dessin des deux premiers tomes est assuré par Durand, auquel je reproche un style trop raide sur ses personnages. L’arrivée d’Arroyo permet de hausser la qualité d’ensemble d’un cran. C’est propre, soigné, lisible, et une attention particulière est accordée aux différents modèles d’avions.

Voilà, voilà… Pas de quoi fouetter un chat mais si vous voyez ces albums dans votre bibliothèque et que vous êtes en quête d’histoires distrayantes, frivoles et sans prise de tête, je dis « pourquoi pas ? ».

* bourre-pif ricain à l'européenne = série réalisée par des auteurs européens et dans laquelle ils projettent leur vison d'une Amérique fantasmée, avec grosse castagne, gros flingues, enzovoorde (comme on dit chez moi).

Nom série  Les Vestiges de l'Aube  posté le 04/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce récit parvient à la fois à être très classique mais aussi plutôt original. Jugez-en !

D’une part, nous avons un récit policier ultra-classique avec, en vedette, un flic new-yorkais meurtri psychologiquement par la mort de son épouse et de sa petite fille. Ce dernier enquête sur une série de crimes sans liens apparents. Sa route croisera celle d’une call-girl pas tout à fait nette et il aura, pour l’épauler, un partenaire paternaliste et une médecin légiste compétente, sexy et tranchante comme un scalpel. En résumé : New-York, flic borderline, call-girl témoin, partenaire paternaliste, meurtres en série, médecin légiste sexy… On se croirait dans une série télé !

Oui, mais voilà ! Dans l’ombre de notre pauvre policier va surgir… un vampire. Un vampire las de sa solitude et de son isolement, touché par le mal-être du flic et bien décidé à l’aider grâce à ses pouvoirs pour le moins particuliers (grosses canines, poigne d’acier et maîtrise de l’espace aérien, entre autres choses).

Le tout nous est raconté à la première personne (celle du vampire).

Classique et original, vous disais-je.

Le résultat, c’est un récit assez prenant. Le découpage est bon, le dessin est soigné, la mise en place de l’intrigue et la présentation des personnages monopolisent la majeure partie de ce premier tome, ce qui n’empêche pas l’un ou l’autre passage plus musclé. Ma seule crainte viendra du fait que ce récit est prévu en seulement deux tomes… et que j’ai l’impression qu’on n’en est encore nulle part dans cette enquête. Mais si la seconde partie du récit est aussi bien maîtrisée que ce tome, je pense que ma cote remontera d’un cran.

Ah oui, un dernier mot : ici, les vampires se transforment en faucon et se voient dans les miroirs. C’est là, à mes yeux, la preuve même que David Khara (l’auteur du livre qui est ici adapté) aime jouer avec les codes classiques pour les revisiter à sa manière.

Classique et original, on n’en sortira pas…

Nom série  Harpignies  posté le 19/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
S'il y a bien quelque chose qui m'a plu dans cet album, c'est sa fraîcheur de ton. Les auteurs semblent d'ailleurs partager avec moi un goût immodéré pour le mauvais jeu de mot.

Grâce à cette fraicheur, grâce à des dialogues vivants et simples, grâce à la bonne humeur que fait naître cette manière de la raconter, cette histoire m'a accroché de bout en bout.

... grâce à un dessin simple et expressif, aussi. un dessin qui ne s'embarrasse pas de fioritures pour aller à l'essentiel : l'émotion. et je ne parle pas de trémolos mais bien de vivacité, d'humanité, de proximité (si tant est que la proximité soit une émotion).

En clair, d'un point de vue technique, j'ai trouvé cet album très bien réalisé.

L'histoire, elle, me laisse un peu plus perplexe, tant elle brasse tous azimut sans toujours étreindre. L'aspect historique présent au travers des pages consacrées au peintre Henri Joseph Harpignies n'est finalement que peu développé. L'aspect "policier" avec une tentative d'escroquerie m'est apparue que peu crédible et assez enfantine dans sa conception. L'aspect "roman graphique" m'a semblé être le plus réussi. Il est clair que cette histoire tenait au cœur de l'auteur et c'est dans cette sincérité que réside l'essentiel du charme de cet album.

Charmant, cet album vaut la peine d'être découvert... Et puis c'est un réel plaisir de retrouver des yeux ainsi dessinés. Ces petit traits pleins ont un charme fou.

Nom série  Amphoria (Bob et Bobette - la saga commence)  posté le 19/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connais pas un seul lecteur belge qui n’aurait jamais eu entre ses mains un Bob et Bobette, cette œuvre à la fois kitch et culte venue d’au-delà du rideau linguistique. Une œuvre au ton tellement typiquement flamand qu’elle a toujours eu du mal à s’exporter.

Il faut savoir que, traditionnellement, la bande dessinée flamande est, bien plus qu’en région francophone et qu’en France, destinée à un public juvénile (« Les Aventures de Néron et Cie », « Bessy ») ou verse carrément dans le trash (« Cowboy Henk »). Pas de juste milieu et je ne connais quasi aucune œuvre grand public destinée aux adultes dans la production flamande actuelle.

C’est la raison pour laquelle cette version modernisée de Bob et Bobette m’intriguait autant. Et le moins que je puisse dire, c’est que le lifting est impressionnant : dessin semi-réaliste, personnages plus sexy, intrigue plus adulte. Mais ce lifting n’a pas fait disparaître ce qui faisait l’essence même de la série. On retrouve en effet tous les personnages emblématiques (jusqu’au méchant Crimson) pour une intrigue construite autour d’un voyage dans le temps. Le titre même de ce premier tome (Amphoria) est un sacré clin d’œil aux origines de la série (non, Bob et Bobette ne sont pas frère et sœur et oui Bob est originaire de l’île d’Amphoria, révisez vos classiques, que diable !)

Il est bon de noter que Marc Legendre n’est pas un inconnu dans le monde de la bande dessinée puisqu’on lui doit également les scénarios de « Sam », une série justement destinée à un public plus adolescent que ce qu’offrent en général les éditeurs néerlandophones.

Et le résultat, me direz-vous ? Et bien, il n’est pas déplaisant à lire même si quelques erreurs sont commises par ci par là (dont une sourde sensée lire sur les lèvres qui répond en tournant le dos à son interlocuteur plus souvent qu’à son tour, comment a-t-elle pu entendre la question posée demeure une énigme à mes yeux). Le ton employé et la manière dont l’intrigue se développe m’incitent à penser que l’album plaira plus aux jeunes adolescents ou aux vieux nostalgiques qu’à un public adulte qui découvrirait ces personnages par le truchement de cette nouvelle série. Pour les autres, je vous conseille tout de même de passer par une location avant de vous décider à l’achat.

A suivre, en tous les cas, car le lifting tient la route.

Nom série  L'Armée de l'ombre  posté le 12/11/2012 (dernière MAJ le 19/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L’armée de l’ombre est ni plus ni moins (et à égalité avec « amours fragiles ») ma série de référence en matière de récit centré sur la seconde guerre mondiale.
Elle a pour elle de multiples atouts :

- Tout d’abord, un cadre relativement original puisque nous nous retrouvons sur le front russe, front moins souvent utilisé et au vu de ces deux premiers albums, je dirais même sous-exploité tant il offre un champ d’investigation accrocheur ;
- Ensuite une inversion du point de vue puisque l’auteur place le lecteur dans les traces d’un jeune soldat allemand. Nous nous trouvons ainsi dans le camp des perdants, empreints aux doutes ;
- La qualité de la documentation est elle aussi un des points forts de cette série. L’auteur s’informe tant et plus et cela se ressent au final tant cette histoire semble crédible et propose de multiples détails très instructif pour celui que cette période intéresse ;
- Le dessin, enfin, est vraiment excellent. Réaliste dans ses décors mais n’hésitant pas à être un poil caricatural dans ses personnages (les nez, notamment) pour nous permettre d’ainsi très facilement les différencier, il est, de plus, dynamique et expressif. Que demander de plus ?

Le premier tome m’a fait ressentir le froid de l’hiver russe. Le deuxième tome a bien développé le processus du doute qui lentement s’insinue au cœur de l’armée allemande, et de la perte d’illusion qui l’accompagne.

J’attends avec impatience le prochain tome !!!

Si vous êtes fans de récits historiques traitant de la seconde guerre mondiale, cette série est un indispensable.

Nom série  Le Serpent d'eau  posté le 12/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec ce nouvel opus, Tony Sandoval ne surprendra pas ses lecteurs. On y retrouve effectivement ce qui constitue sa marque de fabrique : un dessin étrange et poétique au service d'histoires sombres où règnent en maîtresses les jeunes femmes et la mort.

En ce qui concerne ce serpent d'eau, j'avoue n'avoir été qu'à moitié convaincu par un scénario finalement assez creux. Le dessin, par contre, est toujours aussi séduisant. La priorité me semble d'ailleurs avoir été accordée à celui-ci avec de nombreuses grandes illustrations très soignées tandis que le récit, pourtant copieux d'une petite centaine de pages, se lit très vite si l'on ne s'attarde pas sur le dessin (ce qui serait gâcher, j'en conviens).

En résumé, Tony Sandoval nous livre à nouveau un album plus que correct. Si vous aimez l'auteur, cet opus devrait vous plaire. Si vous ne le connaissez pas encore, je vous conseillerais de lire d'abord d'autres œuvres du talentueux mexicain, comme Le Cadavre et le Sofa. Une œuvre honnête d'un auteur que je ne peux que vous inviter à découvrir, tant son style en fait un personnage à part dans le microcosme de la bande dessinée.

Nom série  Chamisso (L'Homme qui a perdu son ombre)  posté le 06/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que voilà un beau personnage !

Après m'avoir fait découvrir Mary Shelley sous un angle nouveau, les deux Da (Daniel Casanave et David Vandermeulen) se proposent ici de m'emmener sur les pas d'Adalbert Von Chamisso, dont je dois bien l'avouer, j'ignorais jusqu'à l'existence...

... ou plus exactement, que j'ignorais connaître. En effet, quel amateur de bande dessinée n'a pas lu au détour d'une phrase le titre péjoratif de rascal ? Et bien, figurez-vous que Rascal est le nom d'un des personnages de Chamisso !

Cet album m'a donc permis d'être un peu moins con, et rien que pour ça, je ne peux que remercier les auteurs.

A l'image de Shelley, le récit démarre sur des bases historiques solides mais bascule un moment dans la fantaisie littéraire, l'auteur dont on suit les pas fusionnant avec un de ses personnages. C'est déroutant, de prime abord mais aussi très astucieux pour mieux comprendre un auteur et son œuvre.

Le dessin, simple et expressif, de David Casanave et la narration légère et spontanée de David Vandermeulen sont deux véhicules des plus agréables à emprunter pour visiter cet univers. Le livre, copieux de près de 250 pages, se lit comme un rien. Le récit amuse, divertit, instruit et séduit.

Et me voilà sortant de cet album avec l'envie de découvrir "Peter Schlemihl", l'œuvre majeure de ce bien sympathique et atypique Chamisso. Sincèrement, quelqu'un qui écrivait il y a près de 200 ans "je saisit l'occasion pour élever ici une protestation solennelle contre l'appellation de "sauvages" appliquée aux insulaires de la mer du Sud..." mérite plus de reconnaissance. Merci donc aux auteurs de me l'avoir fait découvrir.

Franchement bien est peut-être exagéré car le récit comporte tout de même de quelques longueurs (dans sa première partie, principalement) mais c'est bien ! Le coup de cœur, lui est attribué au vu de certaines planches d'une vivifiante simplicité et pour la découverte de ce beau personnage.

Nom série  Pleine Lune (Dargaud)  posté le 10/10/2012 (dernière MAJ le 06/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La série me semble prioritairement destinée aux jeunes adolescentes mais cela ne m’a pas empêché de bien apprécier ma lecture.

On navigue dans un milieu « à la Twilight » avec des monstres mythiques (des loups-garous en l’occurrence) et un milieu très « scolaire » (les personnages fréquentent tous la même école, hormis quelques personnages encore secondaires et plus âgés). Ajoutez un début de romance amoureuse entre l’héroïne et un des loups-garous et vous comprendrez le pourquoi de la comparaison. Ceci dit, et même si la série n’est pas humoristique, le ton général est tout de même moins mélodramatique que dans Twilight (encore heureux pour moi).

Ce premier tome pose donc l’univers. Pour ce faire, les auteurs ont recours à une héroïne du type « lycéenne lambda » qui aime se confier à son journal intime et qui a les mêmes préoccupations que n’importe quelle lycéenne lambda (les garçons, les parents, les copines et accessoirement les résultats scolaires). L’album se lit sans déplaisir. Le chemin est balisé tant on a déjà lu des histoires de ce genre mais cela n’empêche pas le plaisir.

Le dessin est lui aussi des plus agréables. Un seul reproche : qu’est-ce que c’est que ces pointes de nez ? Vraiment, par moments, on croirait que l’auteur a recollé un bout de nez d’une forme et d’une couleur différente sur ses personnages. Vraiment moche et inutile... Dommage, car le reste est vraiment bien fait. Lisible, soigné dans ses décors, expressif pour les personnages, un style efficace qui convient bien au sujet.

Pas mal, donc... mais loin d’être révolutionnaire. Achat envisageable pour les amatrices du genre (et je les sais nombreuses).



Le deuxième volet de la série m'a satisfait par certains côtés mais également déçu à d'autres points de vue.

Côté satisfaction: c'est toujours plaisant à suivre. La série oeuvre clairement dans une veine précise et en respecte les principes. Une héroïne qui s'affirme au fil des épreuves, une romance entre elle et un gentil loup-garou, des adversaires redoutables mais aussi difficiles à cerner. Voilà, c'est clairement ciblé ado-fleur-bleue-qui-a-envie-de-se-faire-peur-mais-pas-trop mais, dans l'ensemble, ça fonctionne plutôt bien... ou plutôt ça fonctionnerait bien s'il n'y avait deux points assez négatifs.

Le premier point négatif vient du dessin et plus particulièrement des nez des personnages. Ces nez semblent systématiquement avoir été ajoutés car ils sont colorisés distinctement. Et, franchement, c'est moche ! Et c'est d'autant plus regrettable que, par ailleurs, j'aime bien le trait entre franco-belge semi réaliste et manga du dessinateur.

Le deuxième point négatif est, lui, du fait d'un scénario qui semble véritablement avoir été amputé de quelques chapitres. Ce deuxième tome en devient interpellant, tant il m'a semblé me manquer des passages clés (comment notre jeune héroïne s'est-elle retrouvée avec ces chasseurs de garous, pour exemple). C'est réellement dérangeant et le sentiment qui domine est celui que ces coupures ont été faites au détriment de la progression, sans aucune réécriture. Le résultat, bancal s'il en est, me refroidit vachement vis-à-vis de l'achat. La série arrivera peut-être à son terme, mais à quel prix ?

Nom série  Les Mondes de Thorgal - La jeunesse de Thorgal  posté le 14/02/2013 (dernière MAJ le 27/02/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La jeunesse de Thorgal avait déjà été explorée dans la série mère avec les albums « L’enfant des étoiles » et « Aaricia ». Par conséquent, je me demandais quelque peu ce que cette nouvelle série allait bien encore pouvoir raconter sur ce sujet.

Yann contourne joliment l’obstacle en nous proposant, non pas un épisode sur l’enfance du héros mais bien un récit d’aventure mettant en scène un Thorgal déjà adolescent. Et si je n’ai rien appris de neuf sur le passé du héros, j’ai presque envie de dire : « tant mieux ! » Celui-ci est déjà suffisamment riche, il n’y a pas besoin d’en rajouter encore une couche.

Commencer le récit à cette époque me semble bien vu de Yann car c’était là, je pense, le seul espace encore vierge de tout repère. On doit se situer 4 ou 5 ans maximum avant « La magicienne trahie » et les différents personnages de l’époque peuvent agir sur l’histoire avec des comportements proches de ceux auxquels ils nous ont habitués.

L’aventure est au rendez-vous. Le récit est bien rythmé et j’ai retrouvé plusieurs éléments que j’aimais dans la série mère. La mythologie nordique est bien présente, avec une déesse Frigg très active. Thorgal est toujours aussi noble et grand cœur tandis qu’Aaricia est prête à sacrifier sa vie pour son homme. Enfin, le récit recèle d’une dimension poétique bien agréable.

Au détour des planches, on croisera avec plaisir certains personnages marquants de la série mère. Ces inserts sont bien amenés et j’ai eu bien du plaisir à retrouver, entre autres et un bref instant, la magicienne trahie.

Et si l’histoire est plaisante, le dessin, lui, est excellent dans le premier tome ! Dans la lignée de celui employé par Rosinski pour la série mère, il ne déroutera pas les fans mais il m’est apparu d’une finesse et d’une précision encore supérieures à l’original. Du très beau travail ! Malheureusement, le deuxième tome m’est apparu moins soigné. Le style s’épure et perd ces petits détails qui m’avaient tant plu dans le premier tome… Pas de quoi me rebuter mais j’en sors quand même avec un petit sentiment de trop peu après les promesses du premier tome.

Et l’histoire, elle aussi, pourtant entamée sous de très bons auspices, sombre quelque peu dans la facilité durant le deuxième tome. L’ensemble reste agréable et satisfera sans nul doute les fans de la série mère… mais je sors de cette lecture un peu déçu, tant le premier volet m’avait charmé.
Restent quelques bonnes trouvailles, dont un passage qui nous permet de penser que Thorgal pourrait bien avoir eu un autre enfant que ceux que nous connaissons déjà… Voilà une piste à explorer très prometteuse… La suite au prochain numéro… Un numéro que je lirai avec plaisir.

Nom série  La Princesse des Glaces  posté le 25/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La Princesse des Glaces est l’adaptation d’un roman policier nordique. Et qui dit roman policier nordique pense Millénium. A raison dans le cas présent puisque nous nous retrouvons un peu devant le même genre d’intrigue : un village paumé, un secret de famille, des notables, des ratés et des tordus… et bien sûr un cadavre.

La Princesse des Glaces exploite une multitude de personnages. Et qui dit personnages multiples pense risque de confusion. Ici, le risque est subtilement esquivé grâce aux deux premières pages de l’album qui nous présentent les différents protagonistes. Il est alors facile, en cours de lecture, de revenir sur ces deux pages pour bien visualiser les acteurs. C’est bien vu, très pratique et utile, surtout au début du récit lorsque les têtes de ces personnages ne sont pas encore bien encrées dans notre esprit.

La Princesse des Glaces est un roman policier. Et qui dit roman policier pense codes. La majeure partie de ces codes sont bien présents. Fausses pistes, liens secrets entre certains protagonistes, suspense entretenu jusqu’à la fin, coupable tout désigné, ce sont des passages obligés pour un récit du genre. Et cette enquête tient toutes ses promesses ! J’ai vraiment eu du plaisir à suivre son déroulement jusqu’à sa résolution finale tout aussi logique que surprenante (du moins durant les deux premiers tiers de l’album, le faisceau d’indices permettant au fil des pages de cerner les tenants et aboutissants). J’ai grandement apprécié la cohérence de l’intrigue.

La Princesse des Glaces est un roman policier à dimension humaine. Et qui dit dimension humaine pense soin accordé aux profils psychologiques. Et c’est un fait que les multiples acteurs peuplant ce récit ont tous une personnalité propre. Certains sont plus intéressants que d’autres mais tous ont leur utilité. L’histoire est vraiment construite sur ces personnages, ce qu’ils sont et ce qu’ils furent. On s’attache facilement à certains d’entre eux (à raison, parfois). On se plait à en détester d’autres (à tort, parfois). De ce point de vue également, ce récit est une belle réussite.

Qui dit bon roman pense conclusion qui impacte son lecteur. Et c’est un fait que la toute fin du récit, qui apporte un dernier éclairage sur l’affaire en question, m’a vraiment bien plu. C’est hyper classique mais tout aussi efficace.

Qui dit bande dessinée pense dessin. Le style employé ici m’a ravi car il permet de facilement différencier les multiples acteurs. La colorisation est elle aussi agréable tant elle parvient à créer des atmosphères tantôt glaçantes (quoi de plus logique), tantôt plus chaudes.

En définitive, et même si le récit ne contient pas de grosses surprises, la Princesse des Glaces est un excellent roman policier. Et qui dit excellent roman policier pense que vous seriez vraiment trop cons de passer à côté.

… A bon entendeur…

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