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... a posté 2086 avis et 429 séries (Note moyenne: 2.95)

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Nom série  La Rose écarlate  posté le 22/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et moi de me demander en quelles circonstances, la rose mentionnée allait devenir écarlate… Non que j’ai l’esprit mal tourné mais notre héroïne profite de ses activités nocturnes pour soulager la noble assistance de leurs bourses et autres bijoux de famille (je n’invente rien, ces mots sont utilisés tels quels dans la bande dessinée). Ceci dit, lorsqu’une lame se dresse devant elle, elle se refuse à lui tourner le dos. Dans ces conditions, comment voulez-vous… mais comment voulez-vous ?

Fi de ces digressions graveleuses, la rose écarlate est un récit d’aventure aux forts accents humoristiques et romantiques destiné aux jeunes lecteurs (je dirais entre 9 et 12 ans). L’influence manga est manifeste et bien assumée. Pour un adulte, franchement, le scénario offre quand même pas mal de passages crétins, beaucoup de retournements de situation absurdes, des séquences romantiques qui feraient passer Sissi Impératrice pour un film des frères Dardenne, des improbabilités en veux-tu en voilà. En clair, c’est quand même très neuneu… Mais je ne peux m’empêcher de penser que si j’avais découvert cette série dans mon jeune âge, du temps où je trouvais Goldorak et Candy passionnants, j’aurais sans doute adoré la Rose Ecarlate.

J’ai lu les 6 premiers tomes très rapidement et sans réel ennui (il est vrai que j’ai apprécié certains passages avec une bonne dose de second degré, un second degré que je pense involontaire de la part de l’auteure). Je regrette juste une certaine irrégularité dans la qualité du dessin (qui, dans son style, peut par moments s’avérer excellent). Sinon, si votre enfant veut se lancer dans cette lecture, je ne peux qu’approuver. La Rose Ecarlate est un excellent divertissement, crétin, bourré d’incohérences, mais sympathique, dynamique et dépaysant.

Nom série  Jo Nuage et Kay Mc Cloud  posté le 22/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album aurait pu être le premier tome d’une bonne petite série humoristico-policière et franco-belge sans prétention. Il n’en sera rien puisque les auteurs ne lui donneront jamais de suite.

L’album n’est pas désagréable à lire même si, côté scénario, c’est quand même très léger. Grand amateur du franco-belge des années 70, je n’ai cependant pas boudé mon plaisir. La bonhomie, la simplicité, la fraicheur et le dynamisme qui se dégagent tant du scénario que du dessin ont suffi à me distraire.

De là à conseiller l’achat de l’album, il y a un pas… que je ne franchirais que si vous deviez le trouver à bas prix (dans une brocante, par exemple).

Pas un indispensable mais réalisé avec application et sans prétention.

Nom série  Histoires extraordinaires d'Edgar Poe  posté le 19/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai lu l’intégrale en petit format et le plus gros problème que j’ai rencontré vient du fait que les caractères deviennent fatigants à lire ainsi réduits.

Côté dessin, je trouve le style de Jean-Louis Thouard très séduisant même s’il n’est pas toujours pratique à lire. Je pense que lui a gagné avec la réduction du format mais que le manque de netteté de son trait donne un aspect parfois confus à ses planches. Mais, bon, ça a une certaine gueule et la colorisation qui accentue les jeux d’ombres apporte une ambiance on ne peut plus adéquate pour ce type de récit.

Les scénarios ne se contentent pas d’adapter les nouvelles de Poe. Enfin, le premier tome, lui, est fidèle à la nouvelle qu’il illustre. Les deux autres tomes nous offrent des histoires plus originales dans lesquelles s’enchevêtrent plusieurs nouvelles de Poe. Le résultat ne m’a pas spécialement convaincu mais il a le mérite de nous sortir des sentiers battus.

Quant à l’écriture… Et bien n’est pas Baudelaire qui veut. Pourquoi je vous parle de Baudelaire alors qu’il s’agit d’adaptation d’écrits d’Edgar Poe ? Tout simplement parce que Charles Baudelaire était son traducteur et si les œuvres de Poe ont autant marqué le public francophone dans la langue de Molière (peut-être même plus encore que le public anglophone à l’époque), elles le doivent pour une part non négligeable à la qualité de la traduction. Mais pour ce qui est de cette bande dessinée, l’écriture est moins fine, plus moderne. Elle va vers l’essentiel mais j’ai eu le sentiment d’y perdre une belle part du charme de l’œuvre originale.

Pas mal quand même, en définitive mais pas une œuvre parfaite pour autant.

Nom série  Ultime Frontière  posté le 18/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je m’étais promis de ne plus lire de nouvelle série de Léo, l’auteur me donnant vraiment le sentiment de ne plus faire que se répéter. J’ai cependant eu l’occasion de lire ce premier tome d’Ultime Frontière et c’était l’occasion de vérifier mon sentiment.

Et mon sentiment, c’est que, décidément, Léo fait du Léo. On retrouve en effet toutes les caractéristiques des séries du monde d’Aldébaran dans ce nouveau récit. En vrac : une planète à la faune et à la flore étranges, un territoire coupé du monde, une héroïne de caractère, des rôles masculins principalement tenus par des crétins machistes, le principe selon lequel c’est toudi les p’tits qu’on spotche (excusez l’accent wallon), un mystère autour de créatures étranges.

Par contre, petit changement notoire : nous quittons les régimes politiques de type intégrisme catholique pour nous retrouver en plein western. Ceci dit, le western S-F n’est pas neuf mais c’est tout de même l’aspect du scénario qui m’a le plus séduit.

Enfin, j’ai, à regret, retrouvé les tournures de phrase étranges qui caractérisent l’œuvre de Léo (trois exemples tirés de l’album : « Est-ce que d’autres voisins ont été victime aussi d’accidents suspects… » au lieu de « … ont aussi été victimes d’accidents suspects… » - « Il faut avoir toujours une batterie de rechange » au lieu de « Il faut toujours avoir une batterie de rechange. » - « Rien de trop méritant là-dedans » au lieu de « rien de trop méritoire »). Cela n’ennuiera pas certains lecteurs mais, à titre personnel, je tique toujours. J’ai beau savoir que Léo est d’origine brésilienne et admettre qu’il maîtrise bien la langue française, ces petites incongruités me gênent à la lecture.

Ceci dit, l’album se lit sans déplaisir. Il y a bien quelques (grosses) facilités dans le scénario, ça passe pourvu qu’on n’y fasse pas trop gaffe (bon, le coup des impuretés dans le kérosène ou l’extincteur de moto pas plus gros qu’une bombe flash et qui suffit à éteindre un incendie assez conséquent, c’est quand même très limite…).

Quant au dessin d’Icar, il a beau être assez raide, je l’ai bien aimé. Je lui trouve une certaine ressemblance avec celui de Frédérick Peeters sur Aâma. En tous les cas, j’ai eu le sentiment qu’il s’amusait en dessinant cet univers propice à le laisser exploiter son imaginaire.

Bon, allez, ça se lit bien, donc je vais dire « pas mal » mais il n’y a rien de neuf tout de même. Si vous êtes un inconditionnel de Léo, vous allez aimer. Si, comme moi, vous avez le sentiment d’avoir fait le tour de la question, l’album est distrayant mais ne mérite pas l’achat.

Nom série  Isabellae  posté le 15/01/2013 (dernière MAJ le 15/09/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après trois tomes, la série termine donc un premier cycle… et j’ai un peu l’impression que l’histoire ne fait que commencer !

Isabellae, improbable enfant d’un samouraï et d’une sorcière celte, débite et charcute à tour de bras. Personnage torturé, hanté par la mort de ses parents, en quête d’une sœur sans cesse fuyante, aurait pu n’être qu’une héroïne parmi tant d’autres si les auteurs n’avaient veillé à l’entourer d’un petit monde très intéressant. Du fantôme du père à l’amoureux brigand en passant par le jeune moine défroqué, les compagnons de route de la rousse héroïne sont autant de points d’appui au récit. Ils apportent de l’humour, offrent un autre point de vue sur l’histoire ou favorisent la résurgence de souvenirs. En clair : ils enrichissent le récit.

La colorisation est aussi un des points importants de la série. Gabor soigne ses ambiances et choisit régulièrement un ton dominant par planche. Le résultat est plus que réussi. Le dessin happe et immerge quand bien même il n’est pas toujours très précis. Les personnages, extrêmement typés, dégagent un charisme incontestable. Aucune confusion n’est possible entre les différents personnages quand bien même ceux-ci auraient parfois tendance à se multiplier.

L’aventure est présente dans chaque album. Dès le premier, on en apprend beaucoup sur l’univers d’Isabellae tout en suivant déjà la belle dans des aventures étonnantes. Le récit alterne ainsi flash-back et aventure en temps réel dans un bel équilibre.

Malheureusement, le troisième tome offre un petit couac à mes yeux. En effet, il nous offre un retournement de situation que j’ai trouvé plus qu’improbable. C’est… trop facile et, par voie de conséquence, quelque peu décevant. Ce troisième tome a cependant le mérite de relier tous les fils de l’intrigue. Il constitue donc un épisode-pont qui permettra à Isabellae d’aller de l’avant pour de nouvelles aventures.

Une série que je continuerai à suivre avec plaisir, en espérant que les auteurs ne s’égarent pas trop dans leur scénario.

Nom série  Le Chant du Cygne  posté le 15/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avais un peu peur de tomber sur un album de circonstance. Centenaire du début de la première guerre mondiale oblige, cette année 2014 a en effet vu surgir un peu partout des albums consacrés à la der des ders. Et chaque nouvel album doit alors se confronter aux grandes œuvres du genre déjà parues, à l’image de monuments tels que « C'était la guerre des tranchées » de Tardi.

Heureusement, de comparaison, il n’est pas vraiment question ici puisque l’œuvre prend un ton assez personnel qui le démarque de la plupart des productions du genre. Certes, nous retrouvons des éléments bien connus tels que l’opposition entre le trouffion de base et les gradés/planqués ou l’incohérence d’ordres donnés menant au massacre mais cet album, grâce à son approche graphique et au ton donné, se démarque des récits à vocation principalement historique. Dans le cas présent, l’aventure prend le dessus sous la forme d’une mutinerie désespérée ayant tendance à se transformer en un improbable road-movie.

N’allez cependant pas croire que cet album est pure fantaisie. Il s’appuie sur des faits historiques solides, et Emmanuel Herzet, ancien professeur d’histoire, peut ainsi laisser libre court à ses connaissances en la matière. Xavier Dorison, venu l’épauler pour la circonstance, apporte sans doute une part de dynamisme et d’explosivité au script. En fait, je ne sais trop comment les deux auteurs se sont réparti la tâche mais le fait est que ça fonctionne très bien. Le récit est vivant, dynamique, peuplé de personnages dignes d’intérêt et ne cesse d’évoluer.

Le dessin de Cédric Babouche, enfin, est à la fois le point fort et le point faible du récit.
- Point fort car la colorisation et le dynamisme du trait ont fait que, directement, j’ai eu envie de lire cet album. Et au fil des pages, je ne peux que confirmer cet a priori : c’est fichtrement bien foutu !
- Point faible car deux personnages ont tendance à beaucoup se ressembler et je me suis parfois demandé ce que l’un faisait là avant de me rendre compte qu’il s’agissait de l’autre. C’est une erreur de casting mineure… mais ces confusions ont tout de même été sources d’embarras pour moi.

Malgré cette petite remarque négative, j’ai donc vraiment bien apprécié ce premier volet d’un diptyque plus que prometteur. Franchement pas mal du tout !

Nom série  Un piano  posté le 08/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le dessin au fusain offre de belles illustrations mais n'est pas vraiment adapté à la bande dessinée, selon moi. Cela manque de vie, d'expressivité et de précision.

Le scénario, lui, est assez étrange, versant par moment dans le symbolisme pour décrire l'influence d'un piano sur la vie d'un père et de son fils. Le problème est que ces personnages ne m'ont jamais touché et que l'importance du piano m'est apparue très secondaire (mais alors, pourquoi ce titre ?)

Au final, j'ai lu l'album mais je n'en ai rien retiré. Et cette absence d'empathie m'empêche d'accorder autre chose qu'un 2/5.

Nom série  L'Enfant maudit  posté le 08/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Oulalaaaah, que de facilités dans ce scénario !

C'est vrai que le dessin est agréable mais, franchement, les coups du sort, coups de chance et autres retournements de situation sont tellement énormes que c'en devient limite risible.

Alors, oui, ça se laisse lire, les personnages ne sont pas inintéressants à la base mais, à force, je ne lisais plus que pour voir quelle énormité le scénario allait me servir.

Une grosse déception.

Nom série  Comme en Quatorze  posté le 08/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis triste de ne mettre qu'une note très moyenne pour cet album, mais ma déception est grande. Pourtant, j'aime le style de Georges Van Linthout et le fait que cet album parlait de la guerre de 14 en province de Liège n'était pas pour me déplaire (bien au contraire).

Malheureusement, j'ai un peu le sentiment que Philippe Brau a voulu trop bien faire. Beaucoup d'évènements historiques sont pris en compte sur lesquels l'aspect fictionnel vient se greffer. Et, à la longue, cela semble forcé. Si on ajoute à cela le fait que le scénariste se permet quelques libertés en inversant la chronologie d'évènements pour que sa fiction fonctionne, le point de rupture est atteint.

C'est dommage car la sincérité et la volonté de bien faire sont manifestes mais ce récit, s'il est instructif à plus d'un point de vue, ne m'a jamais touché. Je soulignerai toutefois le souci de l'auteur de prendre en compte l'époque dans sa globalité. La guerre occupe l'avant de la scène mais tout le contexte social de l'époque est pris en compte. Comme en 14 marque donc un changement d'époque et cette manière d'aborder le conflit m'est apparu très novateur (d'autant plus que l'horreur de la guerre n'est pas occultée).

Le trait de Georges Van Linthout, s'il est toujours très efficace, m'est apparu moins soigné que dans ses collaborations récentes (Celui qui n'existait plus, Mojo ou encore Braquages et Bras Cassés). Cela reste quand même agréable à lire.

Bof, donc, mais c'est surtout dû à une volonté de trop bien faire (et c'est encore plus râlant).

Nom série  Le Chant des Terres  posté le 08/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne serai pas aussi sévère que les précédents posteurs même si l'on est loin du chef d'œuvre. Ceci dit, le fait que la série ait été abandonnée suffit à déconseiller l'achat (les deux tomes ne peuvent se suffire à eux-mêmes).

Côté histoire, et même si cela ne vole pas très haut, j'ai tout de même bien ressenti que Wallace connaissait le sujet (aurait-il choisi pareil pseudo si ce n'était pas le cas ?) Mais la place laissée à l'aspect historique est très limitée. L'aventure prend donc largement le dessus, mais c'est sans réelle surprise. Les différents personnages sont cependant intéressants mais les dialogues sont rarement à la hauteur. C'est mou, gentil, consensuel, pas désagréable à lire mais jamais passionnant.

Au niveau du dessin, j'ai trouvé le premier tome faiblard mais TieKo maîtrise déjà bien mieux son sujet dans le second tome.

Une série qui manque de maturité mais qui n'était pas si nulle que ça à mes yeux.

Nom série  Madame Livingstone  posté le 20/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mon avis rejoindra celui d'herve (sans qui j'aurais sans doute raté ce très bel album, je l'en remercie au passage).

Le scénario est intéressant d'un point de vue historique puisqu'il nous permet de découvrir une facette de la première guerre mondiale assez méconnue, à savoir les combats menés par les Belges contre les Allemands aux abords du lac Tanganyika... avec des Africains issus parfois de mêmes familles mais qui se retrouvent dans des camps adverses selon qu'ils habitent sur une rive ou sur l'autre. Une autre manière de montrer l'absurdité de la guerre, donc.

Par ailleurs, ce récit nous propose aussi de rencontrer deux personnages improbables (l'un belge et étonnamment progressiste pour l'époque, l'autre mi-congolais mi-écossais à l'ascendance prestigieuse). La gageure était de nous les rendre crédibles, et les auteurs y parviennent parfaitement ! Le mélange de données historiques vérifiables et de romance fonctionne on ne peut mieux et il est parfois difficile de déterminer la frontière entre les deux.

Enfin, le dessin est fin, soigné, et surtout très efficace quel que soit le contexte. il est, cerise sur le gâteau, très bien mis en valeur par une colorisation tout en nuances.

Un très bel album, donc. Instructif, prenant, amusant par moments, émouvant à d'autres, beau à regarder, agréable à suivre et dans lequel on sent toute l'implication des auteurs.

Je recommande vivement.

Nom série  Achille Talon (Les Impétueuses tribulations d')  posté le 06/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Non, NON, NOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNNN ! Tel Charlton Heston face à la statue de la liberté, je relève la tête et maudis le ciel, la terre et cette humanité irresponsable !!!! Oh my God, I damn You !!!

Pourquoi ? Pourquoi ???

Je voulais y croire, pourtant. J’aime Fabcaro, son second degré, son humilité et son humour décalé. Je le sais talentueux. Je l’eusse voulu miraculeux. Quant au choix de Serge Carrère, et bien là aussi, je me disais « mais pourquoi pas ? » Ce trait bonhomme (Hop !), cette maîtrise du nez (par ailleurs gros) ne le prédestinaient-ils pas à œuvrer à cette résurrection (Jésus, Jésus, Jésus, reviens ! J’ai les mêmes à la maison !!) ? Ne pouvait-il croquer pour le faire renaître ce chantre du beau verbe et de la formule alambiquée dont l’orifice nasal eut pu le précéder en tous lieus d’une heure si son ventre ne lui avait grillé la politesse ?

Hélas non… Et cet album de se transformer en plaidoyer contre l’acharnement thérapeutique. Il en est des héros de bande dessinée comme de nos grands-parents. Bien sûr, on voudrait toujours les garder à nos côtés mais les laisser partir est parfois le meilleur service à leur rendre…

Pourtant, l’espace de brefs instants, j’y ai cru. S’inspirant du docteur Frankenstein, Fabcaro parvenait à insuffler à ses dialogues l’opulence logorrhéique qui telle le silex ancestral créait l’étincelant miracle de la renaissance…. Et puis, pouf, plus rien… Digne d’un épisode du Docteur House dans lequel celui-ci aurait été remplacé au pied levé par Hélène Rolles.

Pourtant, ce premier gag en une planche suivi de gags en deux planches activait les glandes lacrymales du souvenir ému d’une époque que je croyais révolue. Oui ! La structure des grands anciens était respectée ! Ce principe clairement détaillé dans le premier gag de la série mère était bel et bien d’application : Alléluia ! Allez les verts !!!

Mais, bien vite, des gags en une demie-planche allaient surgir. L’apparition de ce format que Fabcaro maîtrise manifestement mieux que la double planche troublait ma vue tel un cri de détresse à l’odeur nauséeuse. N’était-ce point là aveu d’impuissance plus qu’un souci de modernisme ?

Je tournai les pages, de plus en plus ennuyé, avec cette désagréable impression de feuilleter un faire-part de décès plutôt qu’un avis de renaissance. Et cette question qui me taraude depuis, tel le vilebrequin rouillé la souche centenaire du jardin de mon enfance : cette tentative n’était-elle pas vouée à l’échec ? Achille Talon n’est-il pas un pur produit des années 60 et 70 ? Dalida aurait elle eu du succès à l’heure actuelle ? Les bidasses en folie auraient-ils encore fait 7.460.000 entrées en 2014 ?

Je voulais y croire. J’avais tort. Je remercie les auteurs pour cette tentative désespérée (je m’en voudrais d’écrire « désespérante »). Je relirai les anciens albums qui, telle la compulsion d'un vieil album photo, feront ressurgir les souvenirs de jours anciens et insouciants. Mais de nouvel album, fi. Achille Talon n’est plus.

Nom série  Patxi Babel  posté le 06/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une série clairement destinée aux adolescents. Mon problème majeur à la lecture est venu du caractère du personnage principal. Un jeune adulte d’une vingtaine d’année tellement immature qu’il me semble ne pas avoir plus de 14 ans. Et les nombreux passages en voix off durant lesquels il s’exprime ont encore accentué ce sentiment. Il est pas méchant, il a même bon fond… mais, bordel ! Qu’est-ce qu’il est geignard !!!

Malheureusement, à partir du moment où j’ai plus eu envie de baffer ce sale gosse que de m’attendrir sur sa rebelattitude, et ben, c’était un peu loupé pour apprécier la bd.

Pour le reste, on a un concept classique de secret de famille avec une opposition père/fils marquée, un cadre original (le Pays Basque et ses luttes indépendantistes), une petite intrigue policière (qui prend de l’ampleur au fil des planches) et un sport tendance (le surf) auquel plus d’une planche est consacrée. Mais là aussi, j’y connais rien à ce sport mais toutes ces planches m’ont semblé pareilles. Pourtant, il s’agit de compétition et donc de figures différentes (du moins, je suppose) mais rien n’est clairement montré ou expliqué.

Enfin, je ne peux pas dire que j’ai été charmé par le dessin. Attention, il est soigné et très lisible et je ne voudrais vraiment pas laisser croire que Georges Abolin n’a pas de talent. Mais c’est un style et les silhouettes des personnages ne me plaisent pas à cause de tours de taille souvent minuscules. Et puis, il y a la colorisation qui laisse à penser que plus d’un personnage s’est chopé un fameux coup de soleil. Ce n’est pas irréaliste puisque nous sommes souvent sur la plage mais voir une fille à la peau rose bonbon côtoyer une autre bien bronzée accentue tellement le contraste que l’on a mal pour la première.

Reste à voir si les ados accrocheront, car cette série me semble mieux leur convenir qu’à moi. Personnellement, j’abandonne ici. D’autant plus facilement que l’intrigue me semble tellement cousue de fil blanc que le risque de ne pas être surpris dans le deuxième tome est grand.

Nom série  La Grande évasion - Diên Biên Phu  posté le 06/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai pas été spécialement emballé par cette histoire. J’ai un peu eu le sentiment que Thierry Gloris cherchait trop à coller au concept de La Grande Evasion en nous offrant une histoire à l’esprit proche du film du même nom. On se retrouve avec des personnages multiples, militaires pour la plupart, coincés à un endroit précis et donc l’action conjointe doit permettre à certains de s’échapper.

Mais les personnages m’ont semblé manquer de charisme. Par ailleurs, la mise en place prend du temps (en même temps, il était dur de faire plus court) et lorsque l’évasion a lieu, tout me semble précipité, peu développé, expédié.

C’est dommage car le contexte historique m’intéressait.

Enfin le dessin de Le Saec ne m’a pas subjugué. Je le trouve trop raide et la colorisation très sombre n’a pas été de nature à améliorer mon appréciation d’ensemble.

Au final, je vais quand même dire « pas mal » (il n’y a pas de gros trucs qui m’ont choqué) mais je déconseille l’achat. Un emprunt en bibliothèque me semblant largement suffisant.

Nom série  Le Silence de nos amis  posté le 06/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai trouvé ce récit intéressant à deux niveaux.

Tout d’abord, il y a le contexte politique de l’époque. Nous sommes dans une période charnière de l’histoire des USA et cette amitié qui va se lier entre un reporter/photographe blanc et un militant noir (alors que nous sommes en 1967) permet à Mark Long et à Jim Demonakos de nous détailler tout ce contexte pesant. L’histoire sent le vécu (elle est directement inspirée par la jeunesse d’un des auteurs) et la sincérité. La tension est souvent palpable tant on sent que plus d’un acteur a les nerfs à fleur de peau.

Ensuite, la structure du récit amène le lecteur à réfléchir. A ce titre, le titre de l’album est particulièrement bien trouvé, je pense. Le silence de nos amis, c’est le silence de ces personnes, pas spécialement d’accord avec la politique mise en place, mais qui se taisent par peur du qu’en-dira-t-ton ou de représailles. Se taire pour « être tranquille », est-ce un choix acceptable ?

Bien sûr, la réponse semble évidente mais le fait d’exposer la situation dans un contexte précis et d’en montrer les enjeux permet de bien stigmatiser la mécanique pernicieuse des majorités silencieuses.

Le dessin, lui, va à l’essentiel. Un noir et blanc net et sans bavure, pas spécialement beau, sans effets de style, mais qui convient bien au propos.

A découvrir.

Nom série  La Grande évasion - Fatman  posté le 06/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Rien à faire, j’adore quand Chauvel nous fait ce type de polar US bien stylé. C’est toujours très classique avec des personnages hauts en couleur (que ce soit le principal ou les secondaires) et l’auteur parvient toujours à glisser une petite note originale qui démarque son album des autres. Ici, l’originalité vient de l’origine du grain de sable qui va enrayer cette belle mécanique.

Maintenant, le concept de La Grande Evasion est ce qu’il est et on s’attend à lire ce type de récit. La plausibilité est aléatoire (notre Fatman est quand même franchement balèze et Chauvel use subtilement de l’ellipse pour éviter certaines explications qui pourraient devenir gênantes) mais le rythme soutenu, les flash-back distillés avec parcimonie et surtout le fait que l’on se demande longtemps comment le gars va s’y prendre, tiennent le lecteur en haleine.

Le dessin, lui, est efficace à défaut d’originalité. Il est agréable à l’œil, soigné mais ne sort pas du lot. Le genre de dessin au service du récit avant tout… mais comme il lui convient parfaitement, je suis preneur.

Et puis vient ce très beau et original final, comme une cerise sur une tarte au chocolat faite maison. C’est gourmand et quasi mystique.

Franchement bien donc. Reste à ne pas se laisser tenter par tous les albums de la collection, la qualité de ceux-ci étant par trop aléatoire. Mais pour celui-ci, vous pouvez l’acheter les yeux fermés, c’est du tout bon.

Nom série  Les Contes de l'ère du Cobra  posté le 06/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le style graphique des couvertures me faisait un peu peur car il a un côté confus que je n’aime pas. Ceci dit, ces couvertures ont de la gueule et démontrent immédiatement que l’auteur en a dans le coffre ! Je me suis donc laissé tenter par un petit emprunt (on n’est jamais trop prudent) et ai découvert un récit bien plus abordable que ce à quoi je m’attendais.

L’histoire est plaisante et nous est présentée, comme le titre nous l’indique, sous forme d’un conte. Un conte plutôt noir et non dénué d’humour. C’est vivant, dynamique, avec quelques belles trouvailles et un dessin soigné. Les personnages ont tendance à se multiplier mais j'ai trouvé tout cela finalement bien structuré même si le centre du récit n'est pas vraiment bien défini (chaque personnage devenant le sujet central à l'un ou l'autre moment).

Le deuxième tome est malheureusement un peu plus confus et, par moments, se traine inutilement. Mais le final est là pour refaire monter mon appréciation. Plus qu’un bon emprunt de bibliothèque, ce diptyque ne ferait certainement pas tache dans ma bibliothèque personnelle. Quant à l'absence de véritable morale de ce conte, et bien cela ne me dérange pas (et s'il fallait en trouver une, c'est que chacun a en soi une part de noirceur qu'il se doit d'user à bon escient pour rester quelqu'un de bien).

Sans crier au génie, c’est quand même franchement pas mal du tout !!

Nom série  Le Feul  posté le 30/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une trilogie qui ne mange pas de pain mais qui se lit avec plaisir. On navigue dans un univers qui rappelle la fantasy sans vraiment en être. La quête menée devient rapidement prétexte à la découverte de l’univers créé (chaque peuplade dispose de son mode de fonctionnement tandis que la faune et la flore surprennent par leur relative originalité – les amateurs des œuvres de Léo devraient apprécier) tandis que les péripéties semblent de prime abord très convenues. Ceci dit, le scénario n’épargne pas ses héros et cet aspect « réaliste » (si j’ose dire) m’a bien plu.

Enfin, le final est bien trouvé même si on le sent venir à partir du deuxième tiers du troisième tome (ce qui est tout de même relativement tard).

Seuls reproches :

- Certains passages sont dispensables et font un peu trainer en longueur cette quête. Mais comme le dessin est agréable, la balade l’est tout autant et je me suis plu à flâner sur certaines planches lorsque l’intérêt scénaristique était plus dispensable.

- Alors que la quête se traine par moments, l’évolution des personnages et des relations qu’ils tissent entre eux est au contraire très rapide. Les ennemis d’hier devenant complice d’aujourd’hui d’une manière trop abrupte à mon goût. Ce qui fait perdre une part de crédibilité à l’ensemble.


Ces deux considérations mises à part, c’est quand même pas mal !

Nom série  Kiki de Montparnasse  posté le 30/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je m’attendais à trouver un récit austère et limite larmoyant avec ce sujet. J’ai trouvé tout le contraire. Les auteurs parviennent à rendre très vivante cette biographie d’une des plus grandes égéries de l’entre-deux-guerres. Le trait est alerte, vif, et les dialogues sont spontanés et sonnent juste.

Pourtant, de biographie il est bien question puisque l’on suivra Kiki de sa naissance jusqu’à sa mort. Mais le récit est très vivant, jamais lourd… parfois un peu longuet et répétitif mais ces deux petits reproches n’en sont pas vraiment puisqu’ils permettent au lecteur que je suis de mieux appréhender encore la trajectoire de cette sulfureuse personne.

Après La Casati - la Muse égoïste et Violette Nozière Vilaine chérie, c’est le troisième portrait de femme en quête d’admiration (et qui auraient pu se croiser dans la vie réelle puisque toutes trois furent actives dans l’entre-deux-guerres) que je lis. Les similitudes entre elles sont nombreuses (mœurs libérées, besoin de reconnaissance, destin tragique) mais Kiki est celle qui m’est apparue comme la plus sympathique, celle qui me semble s’être le mieux acceptée. Et le mérite en revient certainement aux auteurs.

Par ailleurs, cette biographie est un bon prétexte pour nous replonger dans les milieux artistiques de l’époque puisque le modèle croisera plus d’un artiste notoire.

Un chouette album, définitivement, pour un personnage que j’ai trouvé attachant et détestable à la fois, extrême dans ses choix de vie mais cohérente avec elle-même.

Nom série  Basil et Victoria  posté le 29/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série dispose de plusieurs atouts.

Tout d’abord, l’époque victorienne à laquelle elle se déroule et le cadre de Londres, qui s’élargit rapidement à l’ensemble du territoire de sa Grâcieuse Majesté, colonies comprises, dégage un charme particulier. Les personnages mythiques y foisonnent et l’on croisera avec plaisir Jack l’Eventreur ou Sherlock Holmes, entre autres.

Ensuite vient le dessin et la colorisation d’Edith. Ce trait rond et spontané nous offre des décors soignés et des personnages très expressifs. Il ressemble à un dessin pour enfants alors que le propos ne l’est pas vraiment. Ce trait apporte de la vie et du dynamisme et si le quatrième tome m’est apparu un brin en deçà (on perd un peu l’aspect crayonné et le charme qui s’en dégage), les autres tomes m’ont franchement bien plu. Le choix de se limiter quant aux teintes apporte un style à la série et cadre parfaitement avec l’univers brumeux dans lequel nos deux jeunes héros s’agitent.

Enfin, il y a le ton employé par Yann. Il parvient à faire dire à ses personnages des atrocités avec une telle candeur qu’ils n’y perdent jamais leur âme d’enfant. C’est particulier et ce style ne plaira pas à tout le monde (il risque même d’en choquer certains qui croyaient tomber sur une série pour enfants, même si le scénariste reste quand même très sage par rapport à « Les Innommables ») mais c’est le Yann que je préfère.

Les scénarios en eux-mêmes laissent parfois un peu à désirer. C’est « facile » dirais-je mais ça se lit tout seul et sans effort. Entre le simple « pas mal » et l’enthousiaste « franchement bien », j’opte pour le premier à cause de la petite chute de niveau ressentie dans les deux derniers tomes mais cette série est des plus recommandables.

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