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... a posté 2132 avis et 447 séries (Note moyenne: 2.95)

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Nom série  Trahie  posté le 21/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Nouvelle adaptation d’un polar suédois, et une nouvelle fois, je suis happé par le récit, attendant dès à présent le deuxième volet avec grande impatience !

Pourtant, le début de ma lecture m’a fait craindre le pire, car plusieurs personnages nous sont présentés et leurs traits ne sont que peu différenciés. Il m’aura donc fallu un peu de temps pour bien cerner chaque acteur et bien différencier chaque histoire. Oui, chaque histoire en effet, car la structure du récit nous fait rebondir sur trois fils conducteurs distincts, fils qui finissent par se rejoindre à la fin du premier tome mais qui égarent volontairement le lecteur durant celui-ci. Ceci dit, l’emploi de différentes gammes chromatiques permet de nous faire comprendre que l’on passe d’un fil à un autre.

C’est très bien conçu, bien raconté et les personnages deviennent vite touchants ou détestables selon les cas (et, cerise sur le gâteau, parfois même les deux en même temps). La thématique centrale, comme l’indique le titre, est la trahison et prend différents aspects dont le principal est celui de la femme trompée par son mari. Une fois de plus, dans ce type de roman scandinave, ce qui distingue ce récit d’un autre tient à la personnalité, à l’humanité (avec toute sa fragilité mais aussi sa hargne ou sa folie) des personnages. Les auteurs parviennent à nous en faire partager les pensées, et par là même leur intimité.

Ce polar est donc avant tout psychologique. Ce premier tome n’offre pas d’enquête, pas de course poursuite, pas de coup de feu et s’il y a bien un meurtre, j’ai presque tendance à dire que celui-ci est secondaire face à ce que le deuxième tome pourrait nous offrir. Tout est dans l’ambiance, dans la tension, avec cette certitude que ces trahisons entraineront leurs victimes vers la folie. Car dans ce récit, il devient vite évident que, si drame il y a, les coupables seront les premières victimes… et inversement.

Les pions sont placés, la mécanique est lancée. Il nous reste plus qu’à regarder ce qui va se passer, dans notre position de lecteur/voyeur… et je dois bien avouer que j’aime ça !

Nom série  Les Derniers corsaires  posté le 15/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je me joins aux enthousiastes car j’ai moi aussi beaucoup aimé ce classique récit historique de sous-mariniers durant la seconde guerre mondiale.

J’ai apprécié la structure et le découpage en chapitres équilibrés qui ont fait en sorte que j’avais toujours envie de continuer ma lecture. La narration très old fashion m’a également bien plu. Elle donne à l’album un petit côté vieillot assez sympathique.

J’ai aimé la présentation des personnages dont le principal (si tant est qu’il y en a un) évolue au fil des planches. J’ai grandement apprécié la manière dont les auteurs nous font comprendre ses sentiments et le développement de ses capacités (tant stratégiques que comme marin ou même de meneur d’hommes).

Le dessin, même s’il ne m’a pas tapé dans l’œil au premier regard, m’a lui aussi bien plu. Il a un côté immédiat et pourtant travaillé qui ne cadre peut-être pas spécialement avec la thématique de l’album… mais qui fonctionne fichtrement bien ! La colorisation est certes un peu terne mais cela donne (à nouveau) un petit côté vieillot à l’album qui ne m’a pas été désagréable.

Enfin, le dernier chapitre, où l’on sort de la bande dessinée pour découvrir un récit bâti sur des lettres retrouvées, est très touchant et rend aux personnages toute leur humanité, toute leur vérité… et les fait entrer dans la légende.

Très plaisant.

Nom série  Le Voyage Improbable  posté le 15/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je vais finir par dire que je n’aime plus Turf. Ce premier tome m’est en tous les cas apparu très quelconque, voire gonflant dans le chef de certains personnages et d’un humour répétitif usant à force.

Pourtant, l’idée de départ est très bonne, je trouve. Et cet univers me semble être taillé sur mesure pour l’auteur. Mais voilà, assez paradoxalement (si l’on songe au sujet du livre), ça ne décolle jamais. Certes, çà et là on retrouve un peu de la candeur qui faisait la force de La Nef des fous mais cela tourne vite à la caricature. Surtout au niveau de personnages qui soit ne semblent dotés que d’un trait de caractère, soit sont totalement amorphes.

Et le dessin est à l’image du scénario. De prime abord avec ce trait rond et ces couleurs vives, l’ensemble tape joyeusement à l’œil. Mais à y regarder de plus près, je me suis fait la réflexion qu’il était très répétitif. Où sont ces changements de style qui m’avaient émerveillé dans la Nef ? Où sont ces créations originales ? L’univers s’y prête, pourtant, mais même quand les personnages croisent un satellite, celui-ci ressemble à un mine marine des plus inesthétiques.

Je suis déçu… Contrairement à Magasin Sexuel (que j'ai abandonné après le premier tome), je lirai sans doute la suite car l’auteur a quand même réussi à titiller ma curiosité mais je passerai sans doute par l’emprunt plutôt que par l’achat.

Nom série  Complainte des landes perdues - Les Chevaliers du Pardon  posté le 08/06/2011 (dernière MAJ le 15/01/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce nouveau cycle de La Complainte des landes perdues, avec l’arrivée au dessin de Delaby en remplacement de Rosinski, reste agréable à lire. Esthétiquement, je le préfère même au premier cycle. Le trait est peut-être un peu moins nerveux mais il gagne en précision et en lisibilité. De toute façon, que ce soit l’un ou l’autre, c’est du très haut niveau !

Pas mal du tout, en somme. Et une série que j’ai eu bien du plaisir à relire. J’en conseille donc l’achat même si la seconde moitié de la série tarde à montrer le bout du nez. Heureusement, ces histoires peuvent se lire indépendamment (mais par couple) et le deuxième tome offre une fin acceptable (même si j’aimerais connaître la suite de ces aventures).



Après lecture des quatre tomes, ma cote ne change pas. Finalement les deux tomes centraux sont ceux que j'ai préférés tandis que le quatrième m'est apparu un peu faiblard. Une fois de plus, Dufaux me semble avoir eu du mal à conclure son récit.

Mais dans l'ensemble, c'est quand même plaisant, ça charcute gaiement, il y a quelques créatures qui en jettent du point de vue esthétique, le scénario tient la route et est cohérent avec le premier cycle. Pas mal, donc.

Nom série  Aëla  posté le 15/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il a beau être très lisible, le dessin est quand même assez limite et je n’aurais, à titre personnel, jamais acheté ces albums suite à un simple feuilletage en librairie. C’est donc via un emprunt que j’ai découvert la série… et c’est bien mieux ainsi, car après lecture de ces trois tomes, je n’ai pas spécialement envie de les posséder.

Ceci dit, ça se laisse lire. Les deux premiers tomes forment un diptyque et le troisième nous offre une histoire indépendante qui vient bien dans la continuité de celui-ci. L’histoire est riche en rebondissement mais les personnages manquent de charisme à mes yeux. Le tout m’est apparu un peu mou du genou et trop classique dans son déroulement.

Pas révolutionnaire mais j’ai déjà vu pire. J’aurais dit « pas mal » si le dessin m’avait plu mais comme ce n’est pas le cas...

Nom série  La Lune est blanche  posté le 15/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Je vais peut-être y aller fort mais cet album est pour moi une référence dans le domaine documentaire/carnet de voyage. Après « Voyage aux îles de la Désolation » et « Un printemps à Tchernobyl », l’auteur me semble en effet avoir atteint un équilibre parfait entre émotion, contemplation et documentation.

Le récit est très intéressant à plus d’un niveau. Historiquement puisque l’histoire de la conquête du Pôle Sud y est abordée. Techniquement, car les aspects techniques et logistiques actuels constituent l’essence même du récit. Graphiquement car l’auteur s’en donne à cœur joie sur certaines planches et je ne peux qu’être ébahi par sa maîtrise de cet univers de glaces. Et lorsqu’il s’efface au profit de son frère photographe, les images proposées sont d’une qualité équivalente et s’intègrent parfaitement au récit. Humainement puisque cet album nous présente un bel aréopage de scientifiques passionnés et de techniciens passionnants (et inversement).

Ajoutez à cela le côté intime de la narration, où Emmanuel et son frère se dévoilent et nous offrent cette histoire de fraternité et de respect.

Sans oublier l’intérêt écologique de ce type de document, rendant compréhensibles par tous les objectifs de ce type de démarche scientifique.

Et puis, il y a la dernière case : du grand œuvre ! J’ai adoré et j’en garde la tête à l’envers.

Culte ? Oui, culte !

Nom série  Frères de Terroirs (carnet de croqueurs)  posté le 02/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
N’est pas Davodeau qui veut…

Et ce récit s’inspire décidément bien trop des Ignorants pour que j’évite de les comparer. On retrouve en effet une thématique gastronomique, une confrontation entre personnes passionnées venues d’univers différents, une volonté de reproduire ces rencontres avec le plus de spontanéité et d’humanité possible, un amour indéniable de la terre et des petits artisans.

Malheureusement, ce récit est très décousu. Les auteurs cherchent à garder au maximum l’aspect original des dialogues mais, à certains moments, j’ai eu le sentiment que ces personnages ne s’écoutaient pas tant chacun semblait suivre sa propre discussion sans s’occuper de ce que l’autre racontait. L’incruste de petits encarts destinés à nous présenter plus en détail certains d’entre eux ne fonctionne pas non plus, tant l’emplacement choisi m’a souvent semblé inapproprié, coupant par là même le fil d’un récit déjà haché.

Le dessin est volontaire brut, à nouveau pour intensifier ce sentiment de prise directe avec le sujet. Mais il m’est apparu souvent très raide et peu vivant, ce qui est en totale contradiction avec l’objectif visé.

Au final, les auteurs n’ont pas réussi à me faire partager leur passion, Yves Camdeborde m’est apparu trop centré sur lui-même et oublie trop souvent à mes yeux de s’effacer devant ces producteurs qu’il voudrait nous présenter (certaines de ses interventions semblent tellement sorties de nulle part qu’on en vient à se demander s’il avait écouté la conversation jusque là). Le découpage de Jacques Ferrandez, à force de vouloir restituer les conversations telles quelles, en devient trop haché.

J’ai fini le bouquin mais je regrette mon achat. Même les recettes parfois proposées en fin de chapitre ne m’ont pas convaincu tant elles me semblent éloignées de moi et de mes moyens financiers ou logistiques (des recettes à 50gr de truffe fraiche par personne, c’est sûrement très bon mais faut pas déconner, idem pour le Homard breton bleuté que tu dois vendre un rein si tu veux t’en offrir pour toi et tes convives, quant au beurre, je me vois mal faire la trotte jusque Saint-Malo pour m'en procurer).

Une déception même si je pense que les auteurs étaient sincères dans leur démarche.

Nom série  Ceux qui me restent  posté le 02/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai trouvé le début du récit très bien pensé. C’est la première fois qu’un auteur parvient aussi subtilement à me faire partager le sort de son personnage, surtout sur une thématique aussi sensible et impalpable que celle mise en avant ici.

Par la suite, j’ai été gêné par le côté très dilué tant de la narration que du dessin. Je trouve que ce dernier s’étale de trop et finit par diluer le propos. Ce choix est certainement volontaire et je peux comprendre les auteurs puisqu’il y a un rapport entre le fond et la forme… mais à force de tourner les pages sans rien en retirer sinon une ambiance générale, j’ai fini par m’ennuyer.

Le dessin en lui-même n’est vraiment pas ma tasse de thé. C’est trop laissé à l’état d’ébauche avec une volonté artistique qui, pour moi, n’est pas en pleine adéquation avec la lisibilité nécessaire à une bande dessinée. Le découpage est trop évasé, certaines cases n’apportent rien au récit, j’ai même trouvé certaines planches aussi vides que laides (mais comme, bien souvent, il n’y avait quasiment rien à lire, leur survol n’était pas vraiment pénible).

Enfin, si vous désirez tenter l’aventure, j’espère que vous pourrez découvrir cet album de la même manière que moi, à savoir en ignorant tout du thème même du récit. C’est, je pense, la meilleure manière pour apprécier pleinement l’idée de départ qui, à elle seule, justifie la lecture de l’album.

Nom série  Le Songe de Siwel  posté le 02/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce récit ne m’a convaincu qu’à moitié. L’idée majeure autour de laquelle il se construit n’était pas évidente à mettre en pratique et les auteurs, malgré tout leur savoir-faire, leur foisonnante imagination et toute leur bonne volonté, n’ont pas réussi à me la proposer d’une manière totalement convaincante (du moins, à mes yeux).

Par ailleurs, les références à l’Alice de Lewis, au Lapinot… de Lewis aussi, et à d’autres, m’ont intrigué et de ce fait m’ont poussé à voir plus loin mais sans jamais que je trouve cela passionnant. Amusant, certes, distrayant, ok, captivant, non !

Le dessin est épuré et sympathique, avec ses traits faussement enfantins et des couleurs choisies en fonction des ambiances souhaitées.

Ca reste donc original et intrigant mais la fin m’est apparue assez décevante, car je n’ai pas été pleinement convaincu par le concept même de l’album (très ambitieux, il est vrai).

Nom série  The Garden of Words  posté le 11/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Evanescent. C’est le premier mot qui me vient à l’esprit si je devais décrire cet album. Evanescent, aéré… au point de parfois me paraître vide. En effet, l’auteure prend tellement son temps pour nous décrire les sentiments de ses personnages que les réflexions de ceux-ci, qui tiennent bien souvent en une seule phrase, s’étalent sur 4 ou 5 pages, ce qui donne à l’album un côté contemplatif -pas désagréable- mais aussi un certain inconfort de lecture lorsqu’il s’agit de rattacher les wagons de ces bribes de phrase.

Ceci dit, l’histoire est touchante et le mystère est bien dosé. Le personnage principal, jeune étudiant japonais fasciné par la chaussure féminine au point d’en dessiner à chaque moment perdu, aurait pu n’être qu’une caricature. Pourtant, il m’est apparu assez réaliste. Idem pour « sa » mystérieuse inconnue, personnage énigmatique et romanesque à souhait.

Ce récit s’apparente donc à un pur roman graphique romantique et devrait séduire les amateurs (et -trices) du genre. A titre personnel, je regrette la scène larmoyante finale qui tranche fortement avec le reste du récit, bien plus en retenue et en non-dits. J’ai, par contre, apprécié cette petite incursion dans la littérature japonaise, avec ce poème énigmatique dont le sens ne se révèle qu’au fil des lectures.

Pas mal, donc. Pas un chef d’œuvre, trop lent et trop étiré par moments, mais bien raconté, plutôt bien illustré (si l’on oublie que le héros a une fâcheuse tendance à loucher sur certaines cases) et avec une intrigue bien menée.

Je ne regrette pas ma lecture et, si vous êtes fan du genre, je vous invite à y jeter un œil. Notez enfin que cette histoire bénéficie d'une sortie sur trois supports différents puisque, outre ce manga, vous pouvez également la découvrir sous forme de roman ou de dessin animé. A vous de choisir (ou pas).

Nom série  Maxence  posté le 11/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série historique de plus, serais-je tenté de dire. En tous les cas, elle ne m’a pas marqué plus que cela, malgré un dessin agréable et une narration assez fluide.

Le problème est qu’elle m’a été présentée comme conseillée par Historia (gage de rigueur historique, en principe). Alors, voir notre héros se balader avec un tigre laisse quand même quelque peu pantois. Un guépard, à la limite, j’aurais dit « oui ». Mais un tigre !! A ce train-là, Corentin sera vite lui aussi conseillé par Historia pour sa rigueur historique. Et c’est d’autant plus regrettable que l’univers byzantin mis ici à l’honneur me sortait de ma routine. Le cadre, en effet, est, je trouve, très intéressant, de prime abord.

Par ailleurs, il y a dans le récit quelques grosses facilités (notre héros parvient par exemple à neutraliser une bonne dizaine de personnes en deux cases : sur la première, il surgit devant eux en tuant un garde – sur la deuxième, il s’en va et tous ses ennemis sont attachés… Ahhhhhhhh, elle est belle, l’ellipse !!) J'ai également été surpris par la présentation des clans qui s'opposent. Cela se résume à deux couleurs : les Bleus d'un côté (proches de Justinien) et les Verts de l'autre. Cette présentation m'est apparue aussi schématique qu'étrange. Historiquement, elle est peut-être juste (sûrement, même) mais j'aurais aimé que les auteurs nous les présentent non comme deux clubs de supporters mais bien comme deux couches sociales (les Bleus étant les nantis proches du pouvoir et les Verts regroupant le petit peuple et les artisans).

Avec de telles incongruités, il m’est difficile de faire la part entre réalité historique et fiction. La série perd donc de sa crédibilité à mes yeux même si elle semble reposer sur des faits historiques réels. Le personnage central n’est plus qu’un héros de péplum basique et je tourne les pages avec une certaine déception. Je pense cependant qu’un autre lecteur, plus jeune et qui cherche avant tout le divertissement, trouvera au contraire la série bien foutue.

Erreur de casting donc pour ma pomme mais le soin accordé à l’album justifie quand même un (petit) 3/5.

Nom série  Prémolaire  posté le 11/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série humoristique développe un esprit cynique mais pas trop. L’humour dont fait montre Mouminoux est adapté à un large public et ne choquera pas les lecteurs. Il n’est pas enfantin pour la cause et plusieurs gags offrent différents niveaux de lecture, ce qui garantit finalement à chacun, quel que soit son âge, d'y trouver son plaisir (du moins, à l'occasion).

Le personnage principal n’a pas sa langue en poche, et les restaurateurs qu’il essaie d’arnaquer ne sont pas en reste. Cela donne parfois lieu à de beaux duels verbaux.

Reste que l’idée de départ est tout de même très réduite. Il est donc heureux que la série se soit arrêtée après 4 tomes car je pense que l’auteur avait fait le tour de la question.

Au point de vue du dessin, j’ai trouvé le trait de Mouminoux, dans ce style très caricatural, expressif et vivant. Il a un côté spontané et pris sur le vif qui convient bien à la série.

Pas révolutionnaire mais si vous les trouvez à bas prix, pourquoi pas ?

Nom série  Revoir Paris  posté le 11/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un premier tome très introspectif dont je n’ai pu réellement deviner les intentions profondes. Le duo bien connu demeure cependant dans son domaine de prédilection avec cette esthétique urbaine rétro-futuriste (même si, ici, le futuriste prend le pas sur le rétro) et une thématique qui devrait tourner autour de la perte des illusions liée au retour aux origines.

Ce tome se concentre principalement sur l’héroïne, et la narration à la première personne accentue encore le sentiment pour le lecteur d’entrer dans l’intimité de Kârinh (l’héroïne en question). Son profil de rebelle fragile nous la rend attachante… mais il n’est guère original.

Jusqu’ici, j’ai trouvé ce récit spécial, déroutant mais bien mené, bien illustré. Par contre Paris n’est finalement que très peu visible jusqu’ici. De ce point de vue, cette première partie est donc quelque peu frustrante.

Je lirai certainement la suite mais je reste quand même quelque peu dans l’expectative. J’attends donc de lire la seconde partie avant de conseiller ou non l’achat (mais si vous êtes fans des auteurs, vous n’attendrez certainement pas mon jugement).

Nom série  La Fille de l'Eau  posté le 11/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Première incursion dans l’univers de Sacha Goerg… et premier échec.

Pourtant, d’un strict point de vue technique, cet album n’est pas mal réalisé du tout. Le découpage est bien pensé, le mystère est, dans la première partie du récit, bien distillé, le dessin très spontané a une personnalité propre à l’auteur tout en restant très lisible.

Malheureusement, l’histoire en elle-même ne m’a pas emballé. On se retrouve en plein secret de famille (qui ne semble finalement pas en être un pour beaucoup de monde) dans un milieu d’artistes excentriques. Il y a là un mélange des genres avec d’une part un drame intime très roman graphique et, d’autre part, une dimension beaucoup plus fantaisiste avec une sculpture absurde, des péripéties improbables, le tout saupoudré d’une réflexion sur l’art dont je pense n’avoir pas compris le quart de la moitié, un mélange des genres, donc, très déroutant.

Par conséquent, je ne suis jamais pleinement entré dans ce bouquin et même si je l’ai lu jusqu’à son terme, et si je pense que son auteur est un artiste à suivre, je ne vous recommanderai pas cet achat. La lecture ? Pourquoi pas ? Car Sacha Goerg a un style bien à lui, qui plaira ou ennuiera, et ce n’est pas parce que je crains de faire partie de la seconde catégorie que vous ne pourriez pas, vous, faire partie de la première.

Nom série  Le Sourire de Rose  posté le 11/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Personnellement, j’avoue ne pas avoir été ébahi par cette lecture. Certes, le rythme narratif et le découpage sont très agréables à la lecture. C’est aéré, aisé à lire, clair et avec un côté spontané qui font que je ne me suis pas forcé à finir ce bouquin, mais l’histoire en elle-même m’a déçu.

Je comprends bien l’intention de l’auteur de nous faire partager le sort de ces deux solitudes mal dans leur peau… mais je n’ai pas accroché. C’est sans doute dû au mélange des genres avec des éléments réalistes qui côtoient d’autres beaucoup plus farfelus.

Enfin, j’ai trouvé la fin d’une totale platitude. Tout ça pour ça ?

Cet album est donc, d’un point de vue technique, bien réalisé mais ses personnages ne m’ont pas spécialement intéressé, son intrigue m’est apparue trop absurde par plus d’un aspect et son final est quelconque à mes yeux.

Je pense que j’aurai très rapidement oublié l’album et son contenu.

Nom série  Héléna  posté le 28/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bah voilà, c’est celle de trop… Vous savez, cette bière offerte alors que vous n’en aviez plus vraiment l’envie ni, et encore moins, le besoin, mais que vous buvez par politesse. Et, même si vous aviez oublié depuis longtemps qui donc allait bien pouvoir vous véhiculer ne fusse que jusqu’à votre propre véhicule, chaque gorgée sonne comme un reproche. Le parfum de houblon soudainement vous dégoûte (alors que les 45 précédents essais ne vous avaient apporté que joie et félicité). Le sol s’éloigne, les murs eux-mêmes prennent curieusement une courbure qui prêterait à rire si, dans le même temps et au travers de votre narine droite, un premier reflux surgissait de cette étrange éponge alien venue remplacer votre estomac.

Vous avez à peine le temps de vous promettre de mieux mâcher à l’avenir et à la vue de cette cacahuète encore entière rattrapée d’une main pourtant peu ferme à la sortie de votre orifice nasal qu’un deuxième jet fatidique vous prouve l’existence de Dieu et vous fait maudire l’éloignement des toilettes…

… Bon, d’accord, peut-être pas à ce point-là, mais ce nouvel album de Jim n’en est pas moins celui de trop pour moi. A l’image d’un Leo, Jim semble n’avoir qu’une et une seule histoire à raconter, qu’il assaisonne (ou du moins essaie d’assaisonner) différemment au fil des albums. Et j’en ai marre. Si c’est pour lire la même chose, je vois pas pourquoi je dois acheter un nouvel album. On retrouve en effet l’adulte qui se pose des questions au moment de s’engager, l’amour de jeunesse venu tout chambouler, les copains un peu lourds mais là quand le besoin s’en fait sentir, une narration à la première personne pour favoriser l’empathie, un dessin lisse et élégant… C’est bien fait et ce serait le premier album de Jim que je lirais, je serais certainement impatient d’en découvrir le second volet.

Mais là, j’ai l’impression de me retaper un vieux Starsky et Hutch et de me demander si je l’ai déjà vu ou pas… Je l’ai lu jusqu’au bout, mais très sincèrement, il serait temps pour moi que Jim me raconte autre chose, parce que là, la suite, j’ai déjà l’impression de l’avoir lue aussi.

Nom série  Nouvelles vies  posté le 24/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai trouvé cet album sympathique, touchant et même original.

Pourtant, nous raconter le quotidien d’une grossesse n’a rien d’original en soi, tant d’autres s’y étant essayé avant Stéphanie Delmas. Mais l’auteure se singularise par le fait qu’elle prend l’ensemble de la famille en considération et insiste sur les besoins de chacun de retrouver une place dans le nouvel arbre généalogique qui se dessine. Et les réactions les plus dérangeantes ne viennent pas forcément de là où on l’attendait (du moins, moi).

Il y a donc un vrai caractère informatif dans cette expérience de vie pourtant très banale. Mais ce récit dégage surtout beaucoup de simplicité, de naturel et est loin de manquer d’humour. L’auteure sait prendre du recul face à la situation. Cela donne lieu à quelques passages cocasses assez édifiants… qui permettront peut-être à de futurs parents lecteurs de relativiser leurs propres difficultés.

Au niveau du dessin le trait simple et rond de Stéphanie Delmas est des plus adéquats pour ce type de récit. J’ai, par contre, éprouvé quelques difficultés avec la calligraphie. C’est un petit détail, mais il a quand même gêné ma lecture tout du long (avec, en prime, un mot que je n’ai jamais su déchiffrer).

Le découpage, enfin, est bien pensé. Les chapitre ne sont ni trop courts ni trop longs et donnent toujours envie d’en lire un autre avant d’interrompre sa lecture. Résultat : on arrive à la fin de l’album sans s’en rendre compte.

Pas mal du tout. Je dirais même « franchement bien ! » car il est difficile d’apporter encore quelque chose de neuf dans cette thématique déjà si souvent exploitée.

Nom série  Le Temps perdu  posté le 24/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai trouvé à l’idée de départ un goût de déjà-vu des plus prononcés. Par la suite, les différents tableaux m’ont surtout donné l’impression d’avoir été choisis pour le plaisir du dessinateur plutôt que dans le but de créer un récit cohérent et passionnant… Et, à titre personnel, l’histoire m’est apparue très terne, peu passionnante.

Par contre, il me semble clair que Vink a pris énormément de plaisir à réaliser cet album. Il s’en donne à cœur joie et si vous aimez son style fin, élégant mais figé, vous allez vous régaler. La colorisation est elle aussi à la hauteur, et le grand format de l’objet permet d’encore mieux mettre en avant ses qualités esthétiques.

Pour ma part, même si l’album est soigné, le manque de surprise dans le scénario, le manque de tension dans le récit, le peu d’originalité dans l’univers créé ont fait que je n’ai pas été conquis par cette lecture. Ma cote peut paraître sévère mais j'attendais clairement plus de ce récit (et surtout de la part de Rodolphe).

Nom série  Down Under  posté le 12/07/2012 (dernière MAJ le 18/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Excellente surprise que ce premier tome de Down Under.

L’originalité de la série est cependant bien plus à aller chercher dans sa localisation géographique que dans l’intrigue centrale. En effet, « Down Under » est à l’Australie ce que « Far West » est à l’Amérique. En clair, nous nous retrouvons au pays des kangourous à la fin du XIXème siècle. Des pionniers débarquent, d’autres sont déjà bien implantés, tous font montre d’opiniâtreté et de caractère. Les aborigènes remplacent les indiens mais sont toujours victimes de l’homme blanc.

Oui, mais voilà ! L’Australie n’est pas l’Amérique et Nathalie Sergeef (un nom à suivre si ses prochaines productions sont de la même trempe que ce premier tome) exploite parfaitement ses particularités. Faune et flore naturelles, culture du « rêve » chez les aborigènes, particularités des pionniers (dont beaucoup étaient des repris de justice), même ce fameux lapin introduit par les européens et qui ravagea le continent n’est pas oublié.

L’intrigue, elle, repose sur la rivalité entre un « pauvre » pionnier jeune et intrépide et une « riche » pionnière avide de richesses et sans scrupules. Ce n’est pas très original en soi mais toujours aussi efficace. D’autant plus que ces deux personnages ne manquent pas de charisme ! Mais autour de cette intrigue naissent diverses sous-intrigues. Les seconds rôles ne sont pas que des faire-valoir et déjà plus d’un se dessine comme un futur protagoniste d’importance. Comme ce jeune orphelin recueilli par une tribu aborigène…

Voilà donc un premier tome extrêmement riche et bien foutu, que j’ai lu avec d’autant plus de plaisir que le dessin de Fabio Pezzi est d’une indiscutable qualité. Dans un style réaliste bien lisible, l’artiste nous livre des planches soignées et maitrise parfaitement les deux éléments principaux du récit : les personnages et les décors. Le trait est sec et fin, la colorisation crée une atmosphère poussiéreuse totalement adéquate.

Un sans-faute et une suite que j’attends déjà avec impatience.



Si j’avais beaucoup aimé le début de ce récit, pour son ambiance de western et son cadre original, j’avoue avoir été un peu déçu par la suite. Non que ce récit soit mauvais… mais il ne décolle jamais véritablement.

Pourtant tout était en place pour créer une grande saga ! Le cadre grandiose du bush australien, l’importante place laissée judicieusement à la thématique du rêve chère aux aborigènes, de multiples foyers d’intérêt… Peut-être était-ce trop pour une série en trois tomes.

La fin, tout particulièrement m’a semblé précipitée. Elle a le mérite de ne laisser aucun acteur en plan mais elle laisse quand même un furieux goût de trop peu.

Le dessin lui, reste d’une égale qualité du début à la fin. Il est parfait pour ce type de récit et de cadre, avec des décors soignés et des personnages bien typés.

La série aurait sans doute mérité de pouvoir s’étaler sur un plus grand nombre de tomes, histoire de laisser aux auteurs la place nécessaire pour développer chaque thématique comme chaque personnage. C’est une des mauvaises conséquences de cette tendance des éditeurs à ne plus privilégier que des cycles courts (l’avantage, non négligeable, étant qu’on a plus de chance de voir la fin de la série arriver un jour).

Nom série  Blue note  posté le 13/10/2013 (dernière MAJ le 18/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et bien, pour ma part, j'ai franchement bien apprécié ce premier tome.

Je ne m'attendais pas à tomber sur ce type de récit, le titre me laissant penser que la musique allait y jouer un rôle plus important (ce qui sera certainement le cas dans le second tome). Mais force m'est de reconnaitre qu'avec Jack Doyle, les auteurs nous offrent une forte personnalité très attachante. Ce boxeur assoiffé d'honnêteté et pourtant manipulé du début à la fin de ce récit est des plus réussis. Tout aussi réussie, l'ambiance de cette fin de prohibition avec ces bars qui n'ont plus de clandestins que le nom, ces mafieux et autres magouilleurs influents, et ces ruelles humides et dégoulinantes de misère.

Le récit est copieux, tant en nombre de pages qu'en événements. On n'a pas le temps de s'ennuyer même si le souci d'installer l'ambiance est bien présent et si le rythme narratif est relativement lent.

Je me méfiais du dessin, qui me semblait bien plus brouillon que ce que la couverture laissait croire. A la lecture, j'ai finalement trouvé un style en accord total avec l'esprit de la bd mais aussi très riche dans ses détails. La colorisation limite volontairement la palette des couleurs et opte pour un style "passé". Ce n'est pas mon style préféré mais, dans le cas présent, cela marche plutôt bien.

Au final, et bien je me réjouis de lire le second tome pour découvrir l'autre face de cette pièce en deux actes. Ce premier récit, qui à la limite peut se lire comme un one-shot, m'a mis plus que l'eau à la bouche !!



Le deuxième tome nous offre l’autre face de la pièce, avec un autre personnage mis en avant pour la circonstance.

Il sera donc question de musique et non plus de boxe, même si les deux histoires sont étroitement liées (il y a unité de temps et souvent de lieux). J’ai trouvé cette partie un peu moins prenante. J’avais un peu le sentiment que les auteurs devaient tellement consacrer d’énergie à imbriquer les deux histoires sans laisser place à la moindre incohérence (et c’est, je pense, très réussi de ce point de vue) qu’ils n’ont plus su construire un récit aussi prenant pour R.J., guitariste talentueux et naïf, que pour Jack Doyle, le boxeur désabusé.

J’ai tout de même apprécié le fait que tout se tient et que chaque pan de ce diptyque nourrit finalement l’autre. Le scénario est bien pensé et bien construit et comme le premier tome m’avait vraiment bien plu, je conserve cette note de 4/5.

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