Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 2177 avis et 478 séries (Note moyenne: 2.95)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Kill la Kill  posté le 25/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ca bastonne toutes les dix pages et le scénario tient sur un timbre-poste (à condition de laisser de grandes marges de chaque côté du timbre). Les petites jupettes pullulent et les contre-plongées rase moquette permettent de vérifier que ces collégiennes portent toutes une petite culotte.

Les personnages sont stéréotypés. Le ton oscille entre le grandiloquent théâtral grotesque et l’humour crétin assumé.

Le dessin est quelconque dans ce genre manga. Mais un quelconque de qualité.

Je n’ai pas fini le premier tome, ayant le sentiment d’avoir fait le tour de la question après moins de 100 pages. Je ne peux pas dire que ce soit mauvais (dans ce genre baston/petites culottes/emphase et humour à deux balles) mais ce n’est clairement pas ma tasse de thé.

Je passe mon tour.

Nom série  Sparte  posté le 12/09/2011 (dernière MAJ le 25/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mon appréciation aura été decrescendo tout le long de ces trois tomes, et je le regrette profondément…

Pourtant, le début était engageant. Sparte nous promettait une série historique académique mais de qualité. Les deux auteurs ont fait partie de l’équipe de Jacques Martin (Alix) et connaissent leur métier. Le cadre choisi était intéressant. Le récit s’annonçait classique avec un trio principal complémentaire (le roi fourbe et conspirateur, le jeune héros intrépide et populaire et le tueur partagé entre son sens moral, son esprit de famille et sa soif d’or et d’indépendance) auquel venaient se greffer de multiples seconds rôles.

Malheureusement, qui trop embrasse mal étreint. Et Patrick Weber, plutôt que de se concentrer sur un point névralgique, va multiplier les centres d’intérêt et les intervenants. C’est une erreur, selon moi, et finalement, à force de passer d’un personnage à un autre, d’une sous-intrigue à une autre et d’un lieu à un autre, il a rendu très syncopé un scénario qui aurait pu être bien plus linéaire sans tomber dans le simplisme. Volonté de trop bien faire ? En tous les cas, il y a clairement trop d'éléments à développer le long de ces trois tomes pour parvenir à nous les raconter d'une manière fluide et cohérente. Et le résultat à mes yeux, c’est qu’aucun des personnages n’est suffisamment exposé pour soit devenir profondément attachant, soit remplir pleinement son rôle d’ennemi détestable.

Au final, si le tome 1 était agréable à lire, le tome 2 devenait bien trop décousu pour me convaincre et le tome 3 –plus linéaire que le précédent- ne nous offre vraiment pas la conclusion que j’espérais. En fait, j’ai même beaucoup de mal à appeler ça une fin tant elle est ouverte et laisse le lecteur que je suis au milieu de nulle part.

Dommage, car le dessin de Christophe Simon est bien agréable (même si j’aurais préféré voir plus de détails d’arrière-plan dans ces planches, plus de petites scènes anecdotiques de la vie quotidienne de l’époque) et les auteurs semblent vraiment bien maîtriser l’aspect historique du sujet. Mais la dimension dramatique, elle, pose de gros problèmes. Trop de personnages secondaires sur lesquels on s’attarde, trop de « secrets de famille » clichés et pas assez de percussion dans ce scénario.

Un deuxième cycle pourrait solutionner le problème de cette fin trop ouverte mais ma déception est telle que je n’ai pas trop envie de continuer l’aventure, à titre personnel. De plus, rien ne laisse penser que Patrick Weber parviendrait alors à recentrer son récit (condition sine qua non selon moi pour rendre celui-ci plus prenant).

Une grosse déception. j'aurais pu accorder un 3/5 au vu de la qualité technique de l'ensemble (on est quand même très loin d'un travail bâclé) mais cette fin qui n'en est pas une m'incite à la sévérité.

Nom série  Le Seigneur des couteaux  posté le 24/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon ben, je n’ai pas été conquis par cette série. Non qu’elle soit spécialement mauvaise mais elle comporte trop de petites faiblesses pour réellement me convaincre.

D’une part, le dessin est bien trop lisse dans le premier tome (quoique pas désagréable à l’œil) et présente à l’occasion quelques erreurs de perspective. Pour une première œuvre, je trouve que c’est très prometteur… mais cela n’en reste pas moins une première œuvre. La deuxième partie du récit, elle, m’est apparue moins soignée. Je ne sais pas si c’est dû à une perte de motivation ou à une volonté d’accélérer le rythme de production mais, alors que l’on pouvait légitimement s’attendre à une progression, c’est l’inverse qui nous est offert en terme de qualité.

Au niveau du scénario, j’ai trouvé l’histoire prometteuse… mais elle en reste là. Il y a de bonnes idées mais aussi et, hélas, surtout beaucoup d’invraisemblances. Et au plus on avance dans l’histoire, au moins celle-ci accroche. J’ai fini ma lecture, mais je n’ai pas spécialement envie d’y retourner. La narration est pourtant fluide et le dosage entre scènes d’action et explications est plutôt bon. Tout n’est donc pas à jeter mais plutôt que d’avoir un crescendo dans la progression du récit, j’ai plutôt eu le sentiment d’assister à la retombée d’un soufflé.

Une œuvre de jeunesse, dirais-je, avec un talent certain chez les auteurs mais aussi la nécessité pour ceux-ci de mieux peaufiner leur travail s’ils veulent réellement me séduire à l’avenir.

Nom série  (Garth Ennis présente) Hellblazer  posté le 23/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l’origine personnage secondaire de la série Swamp Thing, John Constantine a depuis longtemps gagné le droit d’avoir sa propre série : Hellblazer. Né sous la houlette d’Alan Moore, son destin passera entre les mains de divers scénaristes, dont l’Irlandais Garth Ennis (également scénariste de Judge Dredd, Preacher, The Punisher, et de tant d’autres).

Les éditions Urban Comics ont eu la bonne idée de regrouper les différentes histoires du magicien de l’étrange (de l’épouvante, même) signées par le scénariste irlandais sous une seule série : Garth Ennis présente Hellblazer.

Le premier tome de cette série nous propose plusieurs récits plus ou moins longs, qui viennent s’inscrire dans l’histoire du héros alors que celui-ci a déjà un sacré passé derrière lui. La découverte du personnage par le biais de cette série ne pose cependant pas de véritable problème de compréhension. Certes, le lecteur novice se demandera comment John Constantine s’est retrouvé avec du sang de démon coulant dans ses veines ou quels sont ces nombreux amis morts dont il parle à l’une ou l’autre occasion, mais jamais ces manquements dans la maîtrise du cursus du personnage ne seront des handicaps pour la compréhension de ces aventures.

Et ça démarre fort avec un premier récit original. Le risque encouru par Constantine ne provenant pas de l’un ou l’autre démon mais bien d’une préoccupation très terre à terre, et qui pourrait être sans issue si, justement, le magicien ne fréquentait pas aussi souvent des démons de toutes sortes. Cette manière originale de mêler fantastique et préoccupations du quotidien permet au scénariste de nous livrer un récit prenant qui se fait écho de certaines anciennes légendes celtiques (dans lesquelles un simple mortel parvient à duper le diable).

Le deuxième récit est plus classique, avec une histoire de fantômes tourmenteurs.
Nous aurons ensuite droit au classique conte de Noël (… enfin, classique n’est peut-être pas le terme adéquat avec un franc-tireur comme Ennis) puis à l’un ou l’autre récit moins mémorable à mes yeux, même si le travail de découpage peut s’avérer étonnant dans certains d’entre eux.

Enfin, la deuxième pièce de résistance prendra la forme d’un long récit très gore, qui se référencera au grand classique de l’épouvante britannique qu’est l’histoire de Jack l’éventreur. La high society en prendra pour son grade dans des pages où tripes, cervelles, intestins et boyaux voltigent allègrement pour s’étaler sur les murs de clubs sélects ou de sombres impasses.

J’ai apprécié le caractère désabusé du personnage et le cynisme ambiant. Le découpage feuilletonesque est également un point fort de la série, mais ne surprendra pas l’amateur de comics. Le ton souvent extrêmement mélodramatique m’a moins emballé mais il ne constitue pas un frein à la lecture.

Reste le point faible à mes yeux : le dessin. Non que celui-ci soit intrinsèquement mauvais mais j’ai tout de même régulièrement senti des baisses de qualités. C’est un problème récurrent dans ce type de production avant tout destinée à être éditée sous forme de périodique. Les impératifs de productivité entrainant malheureusement la réalisation dans l’urgence de planches alors peu soignées. Même si ces planches sont rares dans ce premier tome, elles existent tout de même, me donnant le sentiment que l’album aurait pu atteindre un niveau supérieur si l’équipe en charge du dessin (Will Simpson en étant le principal membre mais le travail de l’encrage, délégué à différents artistes, est à mes yeux la principale source du problème) avait eu le temps matériel de peaufiner chaque planche.

Quoiqu’il en soit, je ne bouderai pas mon plaisir. Ce premier tome s’est avéré bien agréable pour peu que l’on apprécie les récits d’épouvante gores et cyniques. Garth Ennis ne travaille pas dans la subtilité mais nous livre des scénarios bien ficelés. Dans le genre, c’est du solide.

Nom série  In Vino Veritas (Toscane)  posté le 20/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Et bien moi, j’ai trouvé ce récit d’un cliché total. C’est du mille fois déjà-vu, depuis le cliffhanger de la fin du premier tome (non mais franchement, en toute honnêteté, est-ce qu’un seul des lecteurs à cru qu’il était arrivé quelque chose de grave à l’héroïne ?) jusqu’à ce happy end insipide, sans parler de la relation entre ce méchant frère porté sur le profit et cette gentille soeurette bio mais pauvre parce qu’intègre (mais pas trop, sinon on n’aurait rien eu à lire dans le deuxième tome).

Par ailleurs, parler des vins italiens en cassant du sucre sur les cépages régionaux au profit des cépages français (à en croire l’ami de la famille, ne faire qu’avec des cépages autochtones est une erreur) me parait soit totalement égocentré soit malhonnête soit la preuve d'une méconnaissance totale du sujet (le Nero D’Avola, le Sangiovese ou l’Aleatico, pour n’en prendre que trois parmi tant d’autres, n’ont rien à envier aux meilleurs cépages français).

Malheureusement, contrairement à ce que son titre aurait pu laisser penser, cet album n’a pas pour vocation de nous parler de vins italiens (il ne sera d’ailleurs jamais fait mention des célèbres AOC que sont les Chianti et Chianti Classico, Vino Nobile di Montepulciano, Brunello di Montalcino, Carmignano ou Vernaccia di San Gimignano) ni même de vin tout court (les principes de vinification ne sont que rapidement survolés et l’aspect bio n’est qu’un prétexte au vu du peu d’infos proposées par le script) mais de prendre ce prétexte pour nous servir l’insipide feuilleton du dimanche après-midi.

Le dessin est classique et soigné. C’est du travail professionnel mais je n’ai jamais ressenti la moindre passion dans ce trait.

Franchement dispensable à mes yeux.

Nom série  Nola (Dargaud)  posté le 17/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai eu quelques petits problèmes avec cette série.

Avant tout, je la trouve trop bavarde. C’est évidemment une simple question de goût mais Nola aime parler même si elle n’a pas grand-chose à dire. C’en devient finalement très lourd, voire encombrant, mais de jeunes lectrices (car c’est à elles que cet album s’adresse prioritairement) ne partageront peut-être pas mon sentiment.

Ensuite vient ce dessin franchement inspiré par le style manga dans ce qu’il a de plus démonstratif. A nouveau, ce n’est pas ma tasse de thé et à nouveau, un jeune lecteur aura sans aucun doute un avis différent sur la chose.

Bon ! Maintenant que le jeune lecteur a réalisé que cet avis était émis par un vieux con, je me dois d’encore ajouter que cet album a été amputé de son introduction. Du moins, c’est le sentiment que j’ai eu lorsque l’héroïne fait références à des événements antérieurs au début de l’histoire qui nous est contée sur un ton qui laisse à supposer que nous devrions être dans la confidence. Mon sentiment face à cette situation est que l’éditeur a préféré aller directement au cœur de l’intrigue, sans passer par un premier cycle introductif. Ce n’est pas trop handicapant mais, du coup, deux personnages semblent totalement sous-employés (je dirais même inutiles) et le concept même de la série n’apparait pas vraiment clairement (ce qui n’est pas plus mal puisque l’on se demande si Nola délire ou si elle est effectivement dotée d’un pouvoir étrange).

Pour le reste, ben c’est vitaminé, très classique dans sa structure (l’école, les bons potes, la meilleure copine avec laquelle l’héroïne se dispute, le papa gâteau, la maman lunatique, et un pouvoir féérique au milieu de tout ça pour donner à l’ensemble un aspect fantastique). Par certains côtés, la série m’aura fait penser aux Carnets de Cerise mais sans atteindre le même niveau.

Reste à voir si le second tome remontera le niveau d’ensemble. A titre personnel, j’aurais bien compressé ce premier tome en scalpant quelques passages sans intérêt pour offrir au lecteur une introduction plus explicite.

Nom série  Le Maître des livres  posté le 16/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Dieu que c’est neuneu… tellement neuneu qu’à un moment, je me suis demandé si je n’allais pas attribuer trois étoiles à l’album pour un passage à l’humour surréaliste involontaire qui m’aura valu un bien agréable fou rire (une mère de famille qui, à la lecture d’un conte pour enfants dans lequel un jeune gamin est puni de sa méchanceté et transformé en nain, s’inquiète pour son propre fils en ces termes : « mon dieu, et s’il lui arrivait la même chose ?! »).

Mais non, le ton ultra démonstratif employé m’a surtout donné le sentiment que l’auteur prenait ses lecteurs pour des crétins finis et qu’il lui était imposé de bien tout nous expliquer (les associations d’idée des lecteurs, le passé des bibliothécaires) avec moult détails s’il voulait nous faire comprendre son message. Car, en vérité je vous le dis, les livres ont le don de transformer leur lecteur… qui bien souvent développent des comportements inadaptés (accroc au jeu ou violent avec les autres) parce qu’ils s’ennuient… Et s’ils s’ennuient, c’est parce qu’ils ne lisent pas ! Tout cela part d’une intention louable mais le résultat est tout de même d’une démagogie sucrée à trois francs six sous.

Ceci dit, je suis tout de même arrivé au terme de l’album, preuve qu’il n’est pas totalement rébarbatif. Et j’en suis fort aise puisque cela m’a permis de découvrir un titre de chapitre à côté duquel le Vol de la Walkyrie aurait pu paraître des plus cohérents (même moi, j’aurais pas osé ce « Quand la rose trémière fleurira »).

Et si je retiens une chose de cette lecture, c’est le fait que plusieurs livres pour enfants mentionnés dans ce manga sont d’origine occidentale. Je ne sais si c’est parce que l’album a été pensé comme un produit d’exportation ou si c’est réellement la situation au Japon, mais je me suis fait la réflexion que si c’était le cas, les Japonais connaissaient bien mieux la littérature occidentale que nous la littérature asiatique.

Franchement dispensable. C’est con parce que ça partait d’une bonne intention et que le sujet ne pouvait qu’intéresser un public de jeunes lecteurs.

Nom série  A Game of Thrones  posté le 03/01/2013 (dernière MAJ le 26/02/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec des romans vendus à plus de 15 millions d’exemplaires dans le monde entier, une série télévisée qui en est à sa troisième saison, des produits dérivés tels que jeu de rôle, jeu de société ou jeu de carte, il est difficile de passer à côté d’un phénomène tel que Le Trône de fer (A Song of Ice and Fire, dans sa version originale). Pourtant, j’y était parfaitement parvenu jusqu’à la parution du comics (de la graphic novel, pardon !)

C’est donc avec un regard totalement vierge que j’ai découvert le royaume de Westeros… et, je dois l’avouer, il me botte bien ! L’histoire imaginée par George Martin et ici adapté par Daniel Abraham (au scénario) et T. Patterson (au dessin) nous entraine dans un classique mais efficace univers de fantasy sombre, violent et aux multiples centres d’intérêt.

Ce premier tome pose la trame du récit. On y croise un roi dont la couronne est menacée tant par des ennemis extérieurs que par des complots internes, un noble chevalier partagé entre son devoir et son attachement à sa terre, une fratrie perfide et prête à tout pour conquérir le trône, une autre associant un prince déchu à la névrose palpable et sa sœur fragile et a priori sans personnalité, un bâtard, un nain, des œufs de dragon, d’étranges créatures, des loups garous (qui, jusqu’à présent, se contentent d’être des loups), une province recouverte de neige même au cœur de l’été, d’étranges revenants, des guerriers bodybuildés, et j’en passe, et j’en oublie…

La principale difficulté avec ce genre d’univers est de ne pas s’emmêler entre les multiples noms, clans, territoires et intérêts des différents protagonistes. Je ne dirai pas que je n’ai pas pataugé à un moment ou l’autre mais, dans l’ensemble, je trouve que la narration est suffisamment claire pour éviter au lecteur de totalement s’égarer. Les auteurs ont beau passer allègrement d’un personnage à un autre (on compte aisément 6 ou 7 narrateurs différents sur ce seul premier tome), les motivations de ceux-ci apparaissent rapidement assez claires et leurs profils sont suffisamment typés pour qu’on puisse les distinguer sans difficulté majeure.

Je soulignerai le soin accordé à la construction des personnages. Si certains sont clairement des êtres nobles et d’autres sont détestables (et détestés) au premier coup d’œil, il y a quelques personnages au profil plus ambigu… qui donc figurent parmi les plus intéressants et les plus prometteurs à mes yeux. Et finalement, malgré la multitude de personnages, aucun ne me semble inutile ou insignifiant.

Au niveau de l’intrigue, outre la présentation des personnages, ce premier tome se résume principalement à des luttes de pouvoir. Complots et alliances intéressées constituent le noyau du récit, histoire de bien montrer aux lecteurs quels sont les enjeux de ces luttes. A la manière d’un joueur d’échec, les auteurs placent leurs pions, créant ainsi une ambiance tendue des plus prometteuses. L’action est bien présente mais ce premier tome n’offre pas encore de grandes scènes de combat. Et ce n’est pas pour me déplaire tant ici, on est dans le subtil, le sournois, l’attaque éclair ou en Judas.

Le dessin, dans l’ensemble, m’a bien plu. Je regrette juste quelques corps trop musculeux (made in USA oblige, serais-je tenté de dire) mais j’ai grandement apprécié la lisibilité de l’ensemble, le soin accordé aux décors, la singularisation de chaque personnage et le dynamisme du trait.

Je suppose que la majeure partie des amateurs de fantasy connaissent la série, et novice que je suis, je ne peux vous dire si cette adaptation (cautionnée par l’auteur himself) est totalement fidèle au roman on non mais, justement, pour un novice dans mon genre, ce premier tome est des plus prometteurs.




Après l'engouement initial à la découverte de la série, mon opinion a décliné au fil des tomes. En cause, principalement, la concurrence de la série télévisée. Qu'on se comprenne bien : je trouve ce récit passionnant à tous points de vue ! Mais je préfère simplement le suivre via mon poste de télévision plutôt que par l'intermédiaire de ce comics.

Nom série  Monstres!  posté le 23/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Récit muet de bout en bout, ce petit album a dû être un régal pour son auteur. J’ai en effet ressenti tout le plaisir que celui-ci a eu à dessiner ces monstres improbables, enfants mutants de Godzilla à la bouille sympathique mais aux agissements destructeurs.

Le scénario tiendrait sur un timbre-poste, il m’est donc difficile d’en parler sans trop en dire. Pour votre info, on est au Brésil, il y a des monstres et un collectionneur. Pour le reste, comme l’album se lit en 5 minutes (à condition que vous vous attardiez sur le dessin), vous n’aurez qu’à y jeter un œil dans les rayonnages de la Fnac la plus proche (si tant est qu’ils aient un exemplaire).

La bonne humeur est de mise, grâce à la simplicité, la rondeur et la vivacité du trait (les monstres ont vraiment de bonnes bouilles). La narration est fluide. La conclusion est logique. La première partie étant très répétitive, j’ai craint le pire, mais la seconde partie du récit amène un nouveau personnage qui relance ce qu’on doit qualifier d’intrigue.

Pas un chef d’œuvre mais un bon petit album. A réserver à un jeune public. Je ne conseillerais certainement pas à un adulte de l’acheter mais si vous avez un enfant attiré par les monstres, présentez le moi… (euh, pardon je m’égare)… l’achat est alors une option envisageable.

Nom série  Trompe la mort  posté le 23/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je m’attendais à mieux.

Pourtant, j’aime beaucoup le dessin d’Alexandre Clérisse et le décalage entre ce style très rond, enfantin pourrait-on dire, et cette histoire finalement plus profonde que ce à quoi on s’attend au vu de la couverture (même si elle convient à un large public) me plait beaucoup.

Seulement, voilà, j’ai trouvé l’ensemble monotone, sans grands temps forts. L’humour est présent mais, là aussi, l’auteur ne parvient pas à me surprendre (condition sine qua non pour me faire rire). Chaque personnage me semble enfermé dans son rôle et dès qu’on le voit, on sait à quoi s’attendre.

Le propos antimilitariste, l’attaque contre les politiciens qui récupèrent des symboles par opportunisme, le pépé obtus, la fille écoresponsable et dévouée : tout est trop clean pour totalement me convaincre.

Il n’empêche que j’ai lu cet album sans m’ennuyer, que le dessin est vraiment agréable à l’œil et que les événements s’enchainent avec fluidité (même si c’est parfois un peu lent). Donc pas mal quand même mais à emprunter plutôt qu’à acheter, selon moi.

Nom série  Balles perdues (Walter Hill)  posté le 23/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Balles perdues est une histoire de gangster tout ce qu’il y a de plus classique. Et c’est le but recherché ! J’ai retrouvé tout ce qui constitue l’image d’Epinal du film de gangster américain : la période (celle de la prohibition, bien entendu), la pin-up (on en a deux pour le prix d’une), les mafieux sans scrupules (l’ombre d’Al plane sur ce récit), des flics plus ou moins pourris, plus ou moins désabusés, et un héros solitaire dont on ne sait que peu de choses de son passé et dont on ne saura rien de l’avenir.

Classique ? Non ! Pire que ça ! Mais diantrement efficace. J’ai été happé par l’histoire, que j’ai lue d’une traite. Je n’ai jamais vraiment été surpris mais j’étais quand même curieux de voir comment tout cela allait se terminer.

Côté dessin, le style employé m’est apparu assez froid (surtout à cause de la colorisation) mais efficace dans son genre et soigné. Chaque personnage a la gueule de l’emploi (de la pin-up au barman, en passant par le mafieux) et les décors sont bien présents. Parfois l’artiste pousse l’audace jusqu’à ouvrir une perspective à la manière d’un panoramique, ce qui lui permet de représenter l’intégralité d’une salle en une seule case, avec des lignes de fuite courbes. C’est spécial mais employé avec parcimonie, donc ça m’a plutôt bien plu. Petit bémol au niveau des regards, parfois étranges, des protagonistes.

Côté dynamisme, le style est assez raide. On a donc plus une impression d'instantanés pris sur le vif que d'une image en mouvement.

Un bon polar à réserver aux amateurs du genre. Trop classique pour que je monte ma cote à « franchement bien » mais pas mal quand même !

Nom série  Le Marathon de Safia  posté le 19/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je vais être moins enthousiaste que mes prédécesseurs même si cet album n’est pas désagréable à lire.

Personnellement, je me suis cru dans un album de la série « Tendre banlieue » (mais un du haut du panier). Le scénario dégouline de bons sentiments et s’il relève quelques points sensibles (accessibilité au sport pour les jeunes femmes d’origine musulmane, inégalités sociales, etc…) tout cela est montré avec une bienveillance qui rend le propos peu crédible. En clair, c’est proche de Bisounours rend visite à son ami Marathon (« le dopage dans l’athlétisme ? Ben non, ça n’existe pas ! Et encore moins dans une épreuve comme le marathon !! Car là seul le courage et l’abnégation importent !!! » Comment peut-on sortir pareilles fadaises ?)

Si l’album était exclusivement destiné aux jeunes lecteurs, ce genre de raccourci serait encore pardonnable mais il me semble ouvert à un plus vaste public et, là, ce genre d’oubli (de dénégation) me chipote.

A en croire les auteurs, la préparation à ce type d’épreuve consiste à… courir (et c’est tout). Les conseils techniques donnés se résument à « augmente ta vitesse » et « allonge ta foulée ». A ce train-là, je vais me faire professeur d’athlétisme. Pas un mot sur la nutrition, sur les moyens d’augmenter la résistance musculaire et pulmonaire. Le seuil du 30ème kilomètre (pourtant légendaire dans cette discipline) est à peine mentionné. Le récit ne s’embarrasse pas de détails techniques pour se concentrer sur ce beau conte de fée des temps modernes. J’espérais un cadre riche, crédible, bien documenté. Je n’ai rien eu.

Ceci dit, les personnages sont tout de même attachants et si l’on prend l’album pour un livre jeunesse (donc en acceptant d’être naïf), le découpage, le dessin, les dialogues, tout donne envie d’arriver au terme du récit. Je ne peux donc pas dire que je n’ai pas aimé mais je n’ai pas trouvé ce que je cherchais : une vision réaliste de ce sport vu au travers d’un regard féminin.

Personnellement, je ne le conseillerais qu’aux jeunes lecteurs (jusque 15, 16 ans, environ) ou à quelqu’un qui ne s’intéresse que de loin au sport. A titre personnel, une seule lecture m’a suffi, même si elle n’était pas désagréable. Juste très pauvre par rapport à mes attentes.

Nom série  les Compagnons de la Loue  posté le 19/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Honnêtement, à côté de cette histoire, un scénario de « Joséphine, ange gardien » fait montre de finesse et de subtilité ! Il s’agit une fois encore (c’est la règle dans cette collection) d’un récit adapté d’un roman jeunesse. Ce roman, écrit en 1954 par Jean Valbert, est intéressant pour un récit d’après-guerre puisqu’il nous parle de pardon et cherche à montrer aux jeunes lecteurs que les Allemands aussi ont souffert de la guerre. A l’époque, ce type de démarche n’était pas encore très courant. 37 ans plus tard (l’album est paru en 1991), on ne peut pas en dire autant…

Autre reproche que je ferai à ce récit : sa lenteur. En fait, il ne se passe rien durant les deux-tiers du récit. Les personnages se rencontrent, se lient d’amitié, se disputent mais tout cela avec une mollesse désolante. Il n’y a pas de tension. Chacun des jeunes héros de ce récit est une caricature jamais affinée qui joue son rôle sans surprise.

Et lorsqu’enfin arrive une péripétie un peu plus vivante (l’inondation d’un village), les événements s’enchainent avec un niveau de prévisibilité tel qu’il n’est pas nécessaire de tourner la page pour savoir ce qui arrivera à la suivante.

L’album se termine sur une dernière révélation, elle aussi très prévisible…

Côté dessin, Alain Robet n’est pas au même niveau que Benoit Roels (« Les Pays Perdus ») ou qu’Emmanuel Lepage (« L'Envoyé ») mais son style n’en est pas moins bien adapté à ce genre de récit destiné aux adolescents car il est très lisible. Je lui reproche toutefois son imprécision (surtout au niveau des regards), quelques erreurs de perspective et son académisme trop scolaire sur la morphologie des personnages (tous issus du même moule, lui-même copié dans une encyclopédie) qui donne un côté très artificiel à ceux-ci. Une œuvre de jeunesse, en somme…

Que dire d’autre que « bof » dans un cas pareil ?

Nom série  Zita la fille de l'espace  posté le 19/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série jeunesse sympathique, peuplée d’extra-terrestres extravagants. L’originalité est de mise pour la création de ces multiples phénomènes. Elle l’est moins au niveau des intrigues, foncièrement basiques. Ce n’est pas dramatique puisque le rythme est soutenu, l’humour est toujours présent, les multiples personnages qui entourent Zita étoffent son univers et permettent de créer des sous-intrigues. Un jeune lecteur y trouvera donc certainement son compte.

Côté dessin, à nouveau la qualité première est le dynamisme du trait. Par contre, je trouve qu’il manque de finesse et de précision. Il n’en demeure pas moins extrêmement lisible et donc plutôt bien adapté au public visé.

Zita, ça se lit comme on regarde un dessin animé : sans prise de tête. Les messages très simples (sens du sacrifice, courage, amitié, pardon) parleront aux jeunes lecteurs sans vraiment leur donner matière à réflexion.

Du pur divertissement, mais dans le genre c’est bien fait. Achat conseillé auprès des jeunes lecteurs (et lectrices).

Nom série  Moby Dick (Chabouté)  posté le 19/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce n’est pas dans ce registre que je préfère Chabouté (je le préfère lorsqu’il nous offre des œuvres intimistes et originales comme « Tout seul » ou « Un peu de bois et d'acier ») mais cette adaptation vaut quand même plus qu’un vague coup d’œil.

Ce diptyque dispose de nombreuses qualités. Tout d’abord, le trait en noir et blanc de Chabouté s'adapte parfaitement à ce sombre récit. Le cadre maritime sied à l'auteur et je l’ai senti dans son élément. Ses personnages sont bien croqués, avec des visages torturés pour certains, des regards ébahis pour d’autres, toujours de circonstance.

La progression narrative est très bonne aussi, avec un Achab obsédé jusqu’à la folie par ce sentiment d’injustice face à cette baleine trop puissante et rusée. A y réfléchir, ce thème est on ne peut plus actuel… Un Achab qui semble s’humaniser dans la seconde partie du récit, comme s’il prenait pleinement conscience de sa propre folie.

Malgré le fait qu’il s’agisse d’une adaptation, le récit demeure très fluide, avec de beaux passages lents, un découpage qui accentue le crescendo dans la tension et des temps forts bien mis en évidence. On retrouve l’âme du récit (et son squelette) sans avoir le sentiment de lire un résumé du livre.

Petit reproche au niveau de la calligraphie. L’écriture manuscrite tremblante du journal du narrateur n’est pas toujours évidente à lire… C’est très à propos mais pas vraiment pratique.

Quoiqu’il en soit, je ne peux que conseiller la lecture de cet album si vous voulez (re)découvrir l’histoire de Moby Dick et du capitaine Achab au travers d’une bande dessinée. L’auteur a mis l’accent sur l’ambiance, la tension et la psychologie des personnages plutôt que sur le grand spectacle et cette approche convient parfaitement au récit.

Nom série  Marion Duval  posté le 18/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Commençons par le dessin : une ligne claire soignée qui ne souffre pas spécialement des divers changements de dessinateurs. Yvan Pommeaux, Philippe Masson et Louis Alloing travaillent dans des styles assez similaires et le premier, instigateur de la série et également scénariste, me semble avoir toujours gardé le contrôle de celle-ci. Il y a donc une belle unité de ton malgré les changements survenus.

Les histoires sont, quant à elles, parfaitement adaptées au public visé (les 8-10 ans). C’est enjoué, dynamique, non dépourvu d’humour, empli de bons sentiments, peuplé de personnages attachants (sans oublier le fidèle animal domestique, chien ou chat en fonction des circonstances). Les intrigues sont bien ficelées quand bien même elles demeurent naïves (c’est une série jeunesse, il ne faudrait pas l’oublier). Rares sont les méchants réellement méchants et le happy end est de mise.

Les cadres sont très variés et permettent au jeune lecteur d’aborder tout en légèreté des univers divers. Il n’y a jamais d’explications démagogiques, qui risqueraient d’alourdir la lecture, mais juste une manière de titiller la curiosité du lecteur qui pourra, à l’envi, approfondir le sujet au travers d’autres lectures. La série était publiée en magazine et, sincèrement, je pense que c’était une mine d’or pour celui-ci, qui pouvait utiliser les cadres proposés pour offrir au lecteur un petit dossier sur tel ou tel sujet (du cinéma à effets spéciaux aux îles bretonnes, en passant par les maquisards de la seconde guerre mondiale ou l’art moderne). C’est, pour cette raison, une série que je conseillerais franchement à un instituteur. Il trouvera régulièrement dans ces albums une porte d’entrée ludique vers des sujets divers.

Une très agréable découverte ! Pas du même niveau qu’un Jules (qui reste pour moi la référence absolue dans ce domaine) mais peut-être mieux adaptée pour un public un peu plus jeune. Pour la note, j'hésite entre le 3/5 et le 4/5. J'opte pour cette dernière parce que je pense sincèrement que le public visé appréciera énormément cette lecture et son attachante héroïne (quoique pas toujours d'un caractère facile).

Nom série  Shelena  posté le 18/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En lisant cet album, je me suis rendu compte combien le style de Patrick Prugne était influencé par celui de René Follet ! Et si vous aimez le premier, d’un strict point de vue esthétique vous ne pourrez que savourer cet album. C’est réellement splendide ! Chaque case est un tableau, soigné, fin et toujours lisible. Les grandes illustrations en mettent plein la vue, les personnages dégagent un profond charisme, le découpage est bien pensé. De ce point de vue, c’est un régal.

Puis vient le scénario… et là, on descend de quelques marches. L’idée de départ n’est pas mauvaise : un fils maudit par son père va chercher le bonheur dans une vie simple, mais le sort s’acharnera sur lui, sa famille, sa descendance. Le problème, c’est que l’on ne ressent jamais la moindre tension. Le fil du récit est linéaire, sans temps fort. Les personnages me sont apparus on ne peut plus lisses alors que plus d’un avaient un potentiel énorme.

Je quitte cet album déçu surtout parce que j’avais le sentiment qu’il y avait moyen de faire beaucoup mieux, mais je ne peux pas dire que j’ai passé un désagréable moment. Pas mal, donc ! A lire surtout pour admirer le dessin, selon moi. A ne posséder que si d’une part, vous aimez ce genre graphique et si, d’autre part, vous accordez plus d’importance au dessin qu’au scénario (ce qui n’est pas mon cas).

Nom série  Les Pays Perdus  posté le 17/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La collection « Signe de Piste » avait pour vocation d’adapter des romans pour ado dans le format bd. Elle a permis à quelques jeunes dessinateurs de se montrer au grand public. Parmi ces auteurs, on retrouve le nom d’Emmanuel Lepage mais aussi celui de Benoit Roels.

Et dès le premier album, je trouve son trait certes encore un peu scolaire mais très maîtrisé et surtout totalement adapté à la bande dessinée grand public. C’est extrêmement lisible, bien typé, soigné. Pas de quoi crier à la révolution graphique mais que voilà des albums que l’on a directement envie de lire ! Accessible, c’est le mot.

Malheureusement, je ne peux pas dire que les scénarios soient du même acabit. Adaptés donc d’une série de romans pour adolescents, ces récits (indépendants l’un de l’autre, seul le lieu est identique… et encore puisque ces Pays Perdus ressemblent à une forêt immense et que l’on ne retrouve pas d’endroit récurrent d’un album à l’autre) sont du type Club des 5 mais en plus improbable (si, si) en moins bien amené, en moins captivant… En fait, je me suis beaucoup ennuyé durant ces lectures. On se retrouve à chaque fois avec un récit très scout dans son esprit (et même dans la forme puisque les mouvements de jeunesse sont mis à l’honneur via les héros et héroïnes de ces aventures) et des intrigues conçues comme des jeux de piste avec une mystérieuse disparition et un trésor caché comme éléments motivateurs.

C’est tellement improbable, tellement capillotracté que c’en devient déroutant. Comme si l’on avait cherché à faire du scénario très basique d’un jeu de nuit un roman étoffé et réaliste. Honnêtement, pour moi, c’est raté !

Une curiosité donc, mais pas vraiment la lecture que je vous conseillerai. Dans le genre, replongez-vous dans « La Patrouille des Castors ». C’était mieux fait.

Nom série  Equator  posté le 17/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne crierai certainement pas au génie mais je dois bien avouer que cette courte série (deux tomes parus, un troisième annoncé mais jamais imprimé) m’a fait passer un agréable moment de lecture.

Le trait de Dany est toujours aussi efficace, ses femmes ont toujours de belles et généreuses rondeurs, ses hommes sont toujours extrêmement typés. Son style est donc toujours aussi caricatural mais pour ce genre de récit, c’est parfait !

Le ton employé est lui aussi très classique avec un héros désabusé, des femmes moins fragiles que d’apparence, de ignobles à tête d’ignobles et au comportement idoine. On sait où on va mais on y va avec plaisir.

Le cadre africain est bien exploité et permet de développer des intrigues de genre tout en offrant des décors en grand angle (on sent que l’auteur se faisait plaisir).

Du pur divertissement, donc, bien dosé action/bons mots/explications (même si le deuxième est peut-être un peu trop bavard), absolument pas innovant mais ce n’est pas ce que je lui demande.

Nom série  Captain Tom  posté le 17/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Franz essaie de combiner sa passion pour les chevaux et les courses hippiques et une approche très grand public de la bande dessinée via ce récit policier (qui aurait pu être le premier d’une longue série).

Sa sincérité ne peut certainement pas prêter à discussion, et son trait est toujours aussi agréable à mes yeux (fouillé et lisible à la fois). Quant à ses qualités de scénariste, et bien c’est là que le bât blesse quelque peu… même si l’album se laisse lire. En fait, le problème c’est que, hormis le cadre hippique, ce suspense policier est sans surprise. C’est tellement classique et déjà-vu qu’il est très facile pour un lecteur de deviner les tenants et aboutissants de l’intrigue dès le tiers de l’album. Et comme, par ailleurs, Franz amène parfois certains faits avec la finesse d’un bulldozer dans un magasin de porcelaine… J’en viens à penser que le registre policier n’était pas vraiment fait pour lui.

Reste sa narration (toujours aussi efficace), sa connaissance du milieu hippique (même s’il s’en sert avec parcimonie), son art de croquer des bourrus attachants en guise de héros et le plaisir du collectionneur de découvrir ce vieil album devenu pièce de musée.

Le collectionneur collectionnera, le lecteur se contentera d’une seule lecture (au mieux), les jeunes se demanderont ce que l’ancienne génération pouvait bien trouver d’extraordinaire là-dedans (et je ne peux pas vraiment leur donner tort).

Un très petit « pas mal » sans doute dû au fait que je suis un grand fan de Franz… mais ce n’est certainement pas l’album que je conseillerai en premier de cet auteur.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 109 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque