Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD




... a posté 343 avis et 15 séries (Note moyenne: 3.26)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Les Belles Histoires de l'Oncle Alix  posté le 06/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà la bande dessinée la plus difficile à noter de toute ma carrière BDThèquienne...

D’une manière générale, je rejoins, entièrement ou presque, l’avis de Pasukare.

Je salue en premier lieu la formidable initiative à l’origine de la bande dessinée la plus atypique de tout le site. Que d’efforts, de temps, d’organisation et d’investissement personnel toute cela a du représenter... Chapeau bas !

L’hommage est beau. Les bonus sont même ma partie préférée, suivis de prêt par les dessins de transition entre les histoires. Quant au mélange des styles (western, etc.) une fois encore, c’est malin et bien exploité.

Tout cela vaudrait bien un 5/5 !

Seulement, objectivement, même pour un membre de la communauté BDThèque tel que moi, certaines références me sont passées par-dessus la tête, seul le noyau dur du site pouvant les comprendre. Cela a pour conséquence un léger sentiment d’exclusion pour le lecteur lors de la lecture de certains passages et une moins bonne compréhension.

Le dessin est, à l’image du dessin d’un album produit par un collectif : inégal. Je ne critique pas. Personnellement, je ne serais pas capable de réaliser un dessin aussi bon que celui que je juge le moins réussi. Mais objectivement, le tout est irrégulier. Les transitions mettant en scène l’oncle Alix sont très réussies, le trait ayant un vrai caractère.

Le bilan est donc mitigé. D’un côté, le travail fourni et le cœur qui y a été mis force le respect et l’admiration. De l’autre, le scénario trop intimiste et le dessin inégal ternissent le tableau.

La note de 3/5 me semble donc idéale ici. Elle récompense le bel hommage que constitue cet album, tout en tenant compte de ses faiblesses.

Achat et lecture tout spécialement recommandé à tout membre de la communauté BDThèque qui se respecte.

Vive Alix ! Vive BDThèque !

Nom série  Astro City - Héros Locaux  posté le 10/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et si pour une fois, un comics sur les héros ne parlait pas de héros... et si pour une fois, on s’intéressait plutôt aux personnes comme vous et moi qui ne demande rien à personne... juste à vivre paisiblement dans une ville en proie aux super vilains. C’est le menu de « Astro City - Héros Locaux ».

Derrière une couverture splendide pleine de super héros originaux, on découvre une dizaine d’histoires courtes racontant des passages de la vie de certains citoyens d’Astro City et leurs sentiments face à des événements impliquant des super héros ou des super vilains. Peur, curiosité ou encore reconnaissance sont quelques une des émotions que le lecteur est amené à rencontrer.

Si le format choisi permet d’aborder plus de sujets et de personnages différents, il a pour inconvénient un traitement malheureusement assez superficiel de chaque petite histoire. En effet, difficile de vraiment creuser en 20 ou 30 pages. On peine également à s’attacher aux personnages finissant par lire cet album comme on regarde un documentaire : de l’extérieur.

Le dessin est de bonne facture sans qu’il y ait quoique ce soit à relever de particulier. De ce côté là, un comics classique.

« Astro City - Héros Locaux » est un album trop méconnu et qui gagnerait à être plus mis en avant. C’est peut être le seul comics de super héros qui pourrait être apprécié par ceux qui déteste le genre... ce qui est à saluer.

Note : 3.25/5 et achat recommandé.

Nom série  Survivants  posté le 27/03/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
4ème cycle des Mondes d’Aldébaran de Léo, « Survivants » démarre sur un naufrage spatial. Un immense vaisseau en provenance de la Terre à destination de la planète Aldébaran a été détruit dans une catastrophe. Une petite navette transportant les survivants s’est posée sur une planète inconnue, loin de toute civilisation humaine. Sans nourriture, sans eau, sans moyen de communication, il va falloir apprendre à survivre dans un monde hostile et inconnu.

Le scénario est donc classique mais de bon acabit et sans vrai point faible... mais sans vrai point fort également. Nous voilà en présence d’un tome introductif typique, où les choses ne bougent pas trop, histoire de nous acclimater aux personnages et au contexte général.

Le bestiaire de cette planète est une fois encore une réussite. C’est une habitude et une marque de fabrique de Léo. Pour le reste, le dessin de Léo est bon et bien coloré, sans effet de manche inutile.

Au rang des reproches, je regrette le profil psychologique très typé des personnages et le dessin très figé des visages (voir mes autres avis sur ses séries).

La lecture de cet album est néanmoins agréable, d’où ma recommandation d’achat. Ma note de 3/5 vient récompenser un bon album mais constitue surtout une note d’attente. La suite nous renseignera certainement bien plus sur la qualité réelle de la série.

Nom série  Là où vont nos pères  posté le 12/02/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
« Là où vont nos pères » est un album d’ordinaire adulé par la critique et Bdthèque. Au risque de me faire tirer dessus, j’ose le demander : Pourquoi donc ?

Le thème de ce one shot est universel : l’immigration. Un père de famille quitte sa famille et son pays pour rejoindre une grande ville étrangère au-delà de l’océan. Petits boulots, langue locale non maîtrisée, logement exigu et culture différente, notre père de famille rencontre toutes les difficultés classiques de l’immigré avant son intégration dans son nouvel environnement.

Le choix d’une bande dessinée muette renforce cette universalité à la manière d’un « No comment » sur Euronews. Chacun pourra retirer de cet album le message qu’il veut et l’interpréter à sa façon.

Le dessin est très réussi et expressif, tantôt chaleureux lors des scènes familiales, tantôt froid et distant lorsque notre père de famille part à l’inconnu de cette grande ville où tout semble si différent.

Pourtant, quand on y réfléchit, il ne se passe presque rien dans cet album. Trois phrases suffiraient à en résumer le scénario. J’ai également eu de la peine à comprendre l’intérêt des animaux fantastiques dans l’histoire. Cette ode à l’intégration est finalement une coquille vide dont les quelques métaphores (la meilleure étant cette du monstre menaçant la ville d’origine du père de famille), parfois bien trouvées, ne me permettent pas de crier au chef d’œuvre.

Au contraire, je me dois de vous avertir : « Là où vont nos pères » est doté d’une réputation que les plus terre à terre d’entre vous peinerons à apprécier.

Nom série  Death Note  posté le 17/04/2007 (dernière MAJ le 12/02/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La question de fond que pose « Death Note » est vraiment très intéressante : a-t-on le droit de tuer les criminels ? En tant que praticien du droit pénal, entre autres, cette question me concerne tout particulièrement. En effet, depuis maintenant plusieurs dizaines d'années, les spécialistes du droit pénal se demandent comment faire pour empêcher la récidive. Faut-il punir fortement et faire des exemples ou au contraire être plus souple et ne plus couper les criminels de la société ? Très vaste question qui divise toutes les personnes à qui on la pose.

Avec « Death Note », vous pouvez choisir votre camp : celui de Light qui décide de tuer systématiquement tous les auteurs de crimes graves (viols, meurtres, etc.) où celui de L et de la police qui veulent l'empêcher d'agir puisqu'en tuant les criminels, Light en devient un également.
Décider de la mort de son prochain est un pouvoir immense qui rapproche l'homme de Dieu. Light a-t-il raison de se prendre pour un Dieu ? Quels sont les risques de dérives ?

Quand j’ai découvert « Death Note » avec les trois premiers tomes, cela a été une vraie claque.

Le dessin tout d'abord est vraiment très bon et plus fin que d’habitude. Les personnages ont tous des caractéristiques physiques bien distinctes et sont tous très réussis.

Le scénario est absolument génial. Tout va à une vitesse d'enfer avec des rebondissements imprévisibles et un très gros suspense. Le bras de fer entre Light, propriétaire du Death Note, et L le détective de génie est haletant.
Les auteurs font preuve d'une intelligence scénaristique incroyable : certaines situations se terminent de façon originale, ce qui donne une grande sensation de fraîcheur et de nouveauté par rapport aux mangas et aux thrillers habituels (cf. la scène du bus ou celle entre Light et la fiancée de Raye Penber).

Les personnages principaux sont assez peu nombreux, ce qui permet de mieux s'y retrouver et d'avoir un développement de leur psychologie beaucoup plus approfondi. Light et L sont extrêmement bien pensés. Chacun a sa part de lumière et d'ombre et une intelligence extrême. A mon avis l'un des meilleurs bras de fer de toute la bande dessinée tant il est intense et bien posé.

Seulement voilà... passé les quatre premiers tomes, « Death Note » s’essouffle beaucoup, et encore d’avantage dès le second cycle qui démarre au tome 8. L’histoire commence à tourner en rond et les rebondissements ne sont là que pour rallonger un scénario qui m’aurait conquis à 100% s’il avait été limité à cinq tomes. Le scénariste nous embourbe dans des raisonnements sans fin d’enquêteurs peu crédible, par leur jeune âge ainsi que par leur irréelle perspicacité.

Si le second cycle ne tourne pas à la mascarade, cela ne passe pas loin. Cette partie de l’aventure est totalement inutile et n’apporte rien de neuf par rapport à la thématique abordée et traitée exhaustivement (selon moi) dans les quelques premiers tomes.

Après les trois premiers tomes, j’avais sans hésité mis la note maximale... La suite n’a malheureusement pas su me convaincre autant. La lecture reste sympathique et l’achat peu être conseillé, en tout cas jusqu’au tome sept, grâce à un nombre de tome restreint.

Si « Death Note » est une série à découvrir, elle ne se révèle malheureusement pas aussi incroyable que ce que son introduction avait laissé envisager.

Nom série  Arzak  posté le 10/02/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« Arzak » est pour moi une merveilleuse surprise. Je ne suis pourtant pas un fan de l’œuvre fantastique de Moebius. S’il ne fallait lire qu’un album paru en 2010, il pourrait bien que ce soit celui-ci (en compétition avec « Kraa », « Quai d’Orsay », « Zombies » (Soleil), « Asterios Polyp » et « Le Petit Livre des Beatles »).

Il se dégage de cet album une vraie force. De par sa taille déjà ce premier tome surprend et envoûte. C’est d’ailleurs sa couverture grandiose qui m’a fait sauter le pas.

On se retrouve projeté à des années lumières sur cette planète nommée Tassili, monde des Wergs, où l’Arpenteur Arzak chasse le mécréant. Le dépaysement est total et garanti.
A la fois de science-fiction et récit apocalyptique à la sauce western, le scénario nous lance dans ce monde si hostile, si vide et si spacieux.
Le charisme d’Arzak est frappant, tant par son apparence que par son caractère noble et valeureux. Certainement l’un des personnages les plus intéressants du neuvième art, de ce point de vue. On a la sensation qu’il contrôle et anticipe son environnement, ce qui fait de lui un adversaire redoutable.

Le dessin, même s’il n’entre pas dans mes standards habituels de beauté, est excellent et a su me convaincre, donnant cette impression d’espace et de quiétude sans fin.

« Arzak » m’a fait songer à « Aldébaran » de Léo, à Mad Max, au Livre d’Eli mais aussi aux westerns spaghetti du brave Clint... Les inspirations et références sont nombreuses.

Je vous invite donc sans hésiter à vous plonger dans cette nouvelle aventure. Quant à moi, je n’attends que deux choses : une suite et de la même qualité que dans ce tome d’ouverture.

Nom série  Naruto  posté le 14/04/2007 (dernière MAJ le 10/02/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Naruto est un shônen ordinaire mais pourquoi se plaindre quand c'est aussi bon ?

Le scénario est classique mais l'univers qu'il décrit est vraiment bien pensé : les villages ninja, les alliances, les sociétés secrètes, etc. Les combats sont très rythmés et vraiment intéressants. On ne s'ennuie pas une minute.

Le dessin est beau avec des foules de détails lors des plans larges des villages cachés. L'un des meilleurs dessin que j'ai vu dans un manga de ce type. Il est dynamique et précis, retranscrivant à merveille la puissance des attaques illustrées.

Les personnages sont très différents les uns des autres, mais tous sont charismatiques. Pour moi le personnage le plus hallucinant c'est Kakashi : mon personnage préféré tous mangas confondus. Il est drôle, sans défaut esthétique, fort et il dégage vraiment quelque chose. Alors oui, chaque personnage représente un trait de caractère exacerbé, mais n’est pas typique du manga shônen en général ?

Le bémol de la série est sa longueur. L'auteur exploite le filon au maximum... donc parfois, les choses trainent un peu en longueur. D’autres manga de la même veine porte également ce défaut très japonais, certainement dû au fait que leur publication est hebdomadaire : Hunter X Hunter, Dragon Ball, etc.

Adolescent je l’aurais trouvé culte... aujourd’hui, ça reste une lecture agréable et qui me détend. L’achat serait fortement conseillé sans cette quantité astronomique de tomes... A découvrir en tous les cas. Vos enfants en seront dingues.

Nom série  Servitude  posté le 23/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« Servitude » nous transporte dans un monde extrêmement différent de ce que Soleil a l’habitude de produire. Pas d’humour, pas de magie à tout va, pas de bimbo idiote amoureuse d’un grand niais héros malgré lui... ici le ton est plus sombre, plus adulte et fouillé.

Le monde créé pour l’occasion est fourni. Tout un historique dynastique (à la manière de « Weëna ») et les cultures des différentes branches régnant sur les royaumes ont été développés. Le résultat final donne une impression de profondeur tout en restant simple, ce qui représente, selon moi, le tour de force de cette série.

Si le premier tome se penche sur les luttes de pouvoir des royaumes de la surface, le second tome nous plonge dans le royaume enfoui, où un odieux complot semble se fomenter. Bien sûr, les conflits de la surface sont liés à ce qui se trame sous terre, mais les auteurs ont su maintenir une grande part de mystère, de sorte qu’il faudra bien attendre les tomes suivants (5 au total) pour comprendre réellement ce qui se passe et qui tire les ficelles d’une guerre qui semble inévitable.

Le dessin est magnifique et bourré de détails. La colorisation sépia dans les tons beiges et bruns renforce le côté adulte du scénario et sa crédibilité.

J’attends la suite avec impatience !

Nom série  The Twelve  posté le 23/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
« The Twelve » nous raconte l’histoire de 12 super héros américains, capturés à la fin de la Seconde Guerre Mondiale par les Nazis, qui se réveillent après 60 ans de sommeil cryogénique. Le choc est énorme : le monde a changé, la guerre est finie, leurs familles ont disparu ou pris un sérieux coup de vieux, etc.

Certains héros prennent la chose plutôt bien, d’autres sombrent dans la dépression.

Le thème du super héros est donc traité de manière plus profonde et originale que d’habitude. Le scénario se focalise sur la psychologie des personnages à la façon d’un « Watchmen » ou d’un « Batman - Dark Knight ». Le tout est servi par un beau dessin.

Pourtant, j’ai eu de la peine à me laisser convaincre. J’ai trouvé l’histoire mole et jouant sur un faux rythme ce qui a endormi mon intérêt. Pour tout vous dire, ma lecture ne m’a laissé que peu de souvenir.

Je lirai le second et dernier tome en espérant qu’il rende l’ensemble plus cohérent et vivant. Pour l’instant, je dois me résoudre à ne pas recommander l’achat.

Nom série  Les Noëls de Franquin  posté le 07/01/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette lecture me tentait depuis longtemps. Profitant de la réédition de ce bel album, je me suis offert « Les Noëls de Franquin » juste avant les fêtes, histoire de le lire à Noël, dans l’ambiance adéquate.

A l’ouverture de l’album, j’ai été surpris par son contenu. Peu de véritable bandes dessinées mais principalement une sorte de reportage / rétrospective des productions de Franquin autour du thème de Noël. Ne vous attendez donc pas à une longue lecture, ce qui est décevant vu le prix élevé de l’ouvrage...

La lecture n’en est pas moins agréable, parfois poétique et complètement dans l’esprit des fêtes de fin d’année : des cadeaux, de la neige, de la joie, mais aussi une certaine nostalgie et de la solitude. Les anecdotes accompagnant les œuvres de Franquin sont intéressantes. Quand au dessin, rien à dire, Franquin est un maître.

Bel objet, « Les Noëls de Franquin » s’adresse uniquement aux fans de ce dernier. Le prix de l’album et son contenu devrait dissuader bon nombre de lecteurs potentiels. Pour cette raison, l’achat n’est pas recommandé, même si je ne regrette en rien mon achat.

Nom série  Trois Christs  posté le 14/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Des auteurs renommés, une belle couverture, un dessin en couleurs directes, un sujet intéressant permettant de décrire ou de réécrire l’histoire et un concept original... il y avait tout dans cet album pour créer quelque chose de vraiment bon et qui s’écarte des sentiers battus.

Comme indiqué plus haut, ainsi que dans les autres avis, le dessin est du bel ouvrage. L’application de la couleur directe et l’effet impressionniste qui s’en dégage donne un aspect lumineux au dessin. Quoi de mieux lorsque l’on veut parler de Dieu et du Saint Suaire de Turin ?

Côté scénario, les auteurs reprennent l’histoire troublée du Saint Suaire de Turin pour présenter trois variantes d’une même histoire mettant en scène les mêmes personnages : « Dieu existe », « Dieu n’existe pas » et « Dieu est radioactif » (no comment).

On voit bien où veulent en venir les auteurs, surtout après la lecture des petits intermèdes en noir et blanc à propos du Saint Suaire de Turin. Ce linge miraculeux est considéré comme une création de l’homme par certains, comme une étoffe divine par d’autres. Si l’histoire troublée et controversée de ce bout de tissu ne plaide pas en faveur de son authenticité, force est de constater qu’au final, personne n’est capable de prouver quoi que ce soit à son sujet. Le Saint Suaire de Turin est une énigme pour tout le monde, ayant autant de parcours différents, depuis sa création jusqu’à aujourd’hui, que de chrétiens.

Les deux premières variantes sont intéressantes, dans la mesure où elles illustrent comment une même histoire, avec des personnages en tous points identiques et mêmes des cases et dialogues en majorité similaires peuvent accoucher de deux versions complètement différentes. Pourtant, de par leur brièveté, je n’ai pas eu le temps de rentrer dans le récit.

En revanche, la troisième variante frise le ridicule... je veux pour témoin le titre lui ayant été donné : « Dieu est radioactif »... ben voyons... Une suppression pure et simple de ce petit délire scénaristique entre amis au profit d’un développement plus conséquent des deux autres variantes aurait été plus judicieux à mon goût.

L’exercice tenté par les auteurs était audacieux. Au final, il tient plus de l’expérience inachevée que d’un one shot abouti. La lecture pourrait éventuellement s’avérer intéressante faute de mieux, pas l’achat.

Nom série  Les Mondes de Thorgal - Kriss de Valnor  posté le 14/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
En prenant cette bande dessinée, un sentiment d’appréhension prédominait. J’avais une peur viscérale d’avoir l’impression de m’être fait traire, cette nouvelle série étant un spin off de Thorgal (à ce jour 32 albums).

Une fois l’album reposé, il s’est avéré que mon appréhension était totalement injustifiée. Pire, j’attends avec une réelle impatience la suite et fin de ce dyptique sur Kriss de Valnor, la plus méchante des ennemis de Thorgal l’enfant des étoiles.

Le dessin, même s’il n’est plus l’œuvre de Rosinsky, reste de bonne facture. Le trait est plutôt fin. La présentation et l’esprit de la série mère sont respectés pour mon plus grand soulagement.

Le scénario, à la manière d’un plaidoyer, justifie la méchanceté et la cruauté de Kriss de Valnor, celles-ci trouvant leur source dans une enfance particulièrement difficile et une vie parsemée de violence. Bien que les actes de Kriss de Valnor, tels que décrits dans la série « Thorgal », soient injustifiables, on se prend à apprécier cette femme pourtant autrefois tellement détestée. Le côté manichéen de cette dernière avait déjà été ébréché dans la série mère. Il disparaît presque totalement ici. Kriss de Valnor en deviendrait presque attachante, c’est vous dire !

J’ai beau chercher, je n’arrive pas à trouver de point négatif à cet album. J’attends la suite avec intérêt, espérant que le second album saura conclure avec brio cette jolie réussite.

L’achat n’est vivement conseillé qu’à ceux qui connaissent l’univers de Thorgal. Sans ce pré requis, la qualité objective de cette bande dessinée pourrait bien vous passer sous le nez.

Nom série  Bludzee  posté le 12/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Bludzee » est la dernière création déjantée de Lewis Trondheim. Tout dans cet album est original : son personnage principal, Bludzee, un petit chat noir aux yeux bleus, son format, très petit mais très épais, son univers déjanté façon Donjon, et des personnages touts plus idiots et absurdes les uns que les autres.

Tout commence pourtant de façon classique, peut être même trop : Bludzee est un chat vivant seul dans un appartement situé dans un gratte-ciel, quelque part dans une grande ville. Cette vie solitaire lui a été imposée par la disparition de son maître. Chaque page contient six cases formant une petite histoire drôle complète, se suffisant à elle-même mais qui, jointe aux autres pages, élabore un scénario suivi.

Comme je le faisais remarquer un peu plus haut, si les premières pages font penser à une bande dessinée en strips banale mettant en scène un énième petit chat, il n’en est rien ! Dès l’arrivée de la police dans l’appartement de Bludzee et le bris de la porte d’entrée, de nombreux personnages font leur entrée, et ce qui devait être une histoire humoristique dans un huis clos rassurant et bon enfant se transforme en une histoire rocambolesque où tueurs à gage, machines à modifier l’ADN, poissons qui parlent et autres Trondheimerie se mêlent.

Bande dessinée se voulant humoristique, « Bludzee » va plus loin en proposant une vraie aventure faisant se rencontrer l’innocence de notre petit chat noir aux yeux bleus avec un monde violent... oui violent, et bien plus que ne le laisse entrevoir le dessin tout rond et agréable de Trondheim.

Sorte d’OVNI dans le paysage du neuvième art, cette bande dessinée mérite bien une lecture, voire même un achat... mais qui sera pour l’instant déconseillé dans l’attente d’une suite, qui devrait logiquement voir le jour et qui permettra une avancée plus substantielle dans ce nouveau monde de Trondheim.

J’attends d’ailleurs cette suite avec intérêt et curiosité, même si le prix de l’album est plutôt dissuasif.

Nom série  La Malédiction des sept boules vertes  posté le 12/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
D’habitude bon public et en accord avec la majorité des autres citoyens de BDthèque, j’ai été surpris d’être déçu par ma lecture. Il faut bien un mécontent de temps en temps.

« La malédiction des 7 boules vertes » ne m’a que trop rarement intéressé au niveau du scénario. Les premiers albums sont très, voire trop, inspirés par Tolkien et son « Bilbon le Hobbit » avec le magicien à barbe banche vêtu de bleu, Guilio (alias Frodon) le jeune homme innocent et curieux, la forêt magique à traverser, l’être tout habillé de noir qui poursuit notre héros ( un Nazgûl ?) et une boule verte (un anneau) au centre de toutes les convoitises. L’histoire s’affranchit de cette inspiration par la suite mais sans jamais vraiment décoller, m’ayant laissé flotter dans un faux rythme des plus frustrants. Mon agacement vient principalement du fait que Guilio, notre héros, n’a aucun charisme et voit tous les dangers qu’il croise se résoudre d’eux même sans qu’il ait véritablement à se débattre pour s’en sortir (sauf dans la prison). Les événements s’enchaînent sans véritable lien entre eux, à tout le moins qui me satisfasse. Guilio subit l’aventure plus qu’il ne la vit.

Tout n’est pas mauvais non plus. Au rang des points positifs, je soulignerai l’atmosphère particulière qui se dégage des albums et quelques bonnes idées bien originales (les auberges des deux derniers tomes).

Le dessin est dans la plus pure tradition de la ligne claire. Avis aux amateurs ou à ses détracteurs. Le fait est que si la qualité d’ensemble est indéniable, l’expressivité des visages est catastrophique. En caricaturant un peu, un visage dans « La malédiction des 7 boules vertes », ça donne à peu près ceci : ... nettement insuffisant, surtout quand on voit certain paysages dans les deux derniers tomes (absolument superbes) ou encore la cité du bout du monde et sa cascade sans fin.

Il me semble enfin que cette bande dessinée est plus adaptée à un public jeune qui ne se posera pas autant de questions que moi.

Nom série  Asterios Polyp  posté le 05/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« Asterios Polyp » est un album qui m’a attiré au premier regard. J’ai tenté de résister, mais j’ai vite su, avant même de l’ouvrir, que je succomberais à la tentation.

Acclamé par la critique outre Atlantique (Will Eisner Award 2010 pour le Best Graphic Album New), ce one shot de 344 pages commence à se faire une place au soleil en France et dans le monde francophone. Il a d’ailleurs été récemment le lauréat du Grand Prix de la Critique ACBD.

A la lecture des avis déjà postés sur notre beau site marron, je constate que si « Asterios Polyp » n’est pas toujours apprécié, il ne laisse jamais indifférent.

Ce qui ne peut sous aucun prétexte être remis en cause est la qualité matérielle de l’ouvrage déjà mise en exergue par roedlingen : une belle couverture en carton, une jaquette dans les tons mauves et un papier bien épais, très agréable à toucher.

Une fois l’album ouvert, on découvre un dessin à l’encrage mauve, en lieu et place du traditionnel noir. Il en résulte un graphisme plus doux et nuancé. David Mazzucchelli a créé Asterios Polyp, un personnage dont jamais le lecteur ne peut déceler les expressions ou sentiments. Mais cette carence est remplacée par les couleurs choisies et le trait soigneusement sélectionné. J’en veux pour preuve les scènes de ménage mettant en scène Asterios et sa femme : le conflit et l’incompréhension sont représentés par la représentation des personnages. Alors que son épouse est tout en courbes, Asterios est très géométrique et anguleux. Une excellente idée et du grand art que de remplacer l’expression faciale par la manière de dessiner la scène.

L’histoire est également réussie. Asterios Polyp est un architecte de papier, dont aucune création n’a jamais été réalisée, mais qui a remporté de nombreux prix. Professeur à l’université, il est un homme insupportable, ramenant toujours tout à lui et pensant toujours comprendre mieux que quiconque le monde qui l’entoure. C’est cette attitude détestable qui le mène à la solitude dans laquelle le lecteur le découvre au début de l’histoire. Un incendie le force à quitter son appartement et le jette à la rue. Sans un sou, le voilà obligé de recommencer une nouvelle vie et de se remettre en question.

Au rang des déceptions, j’avoue avoir trouvé certains passages un peu longs et peu à propos... mais ce qu’il faut comprendre, c’est que seule la lecture intégrale de l’album permet de comprendre l’utilité de chaque page, de chaque événement de la vie d’Asterios qui nous est révélé.

« Asterios Polyp » est une lecture intelligente, passionnante et riche qui, comme un bon vin se déguste et s’apprécie avec le temps. Impossible d’écrire un avis immédiatement. Il m’a fallu trois jours de réflexion pour exprimer mes sensations, mais surtout pour réaliser que sans cette œuvre, ma bibliothèque ne serait pas tout à fait la même.

Avec « Asterios Polyp », David Mazzucchelli signe sans doute l’une des meilleure sortie de 2010, voir de la décennie et nous enseigne que même à 50 ans, même quand on croit avoir toujours raison, il n’est jamais trop tard pour se remettre en question.

Nom série  20 000 Siècles sous les mers  posté le 05/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« 20'000 Siècles sous les mers » est tel le chant d’une sirène : magnifique à entendre (voir). La question est de savoir ce qui se cache derrière cette apparence si belle.

Comme l’a souligné Miranda dans son avis, le hublot de la couverture invite le lecteur à ouvrir l’album pour découvrir les mystères qui s’y cachent.

Il m’est pour l’heure difficile de dire si la sirène va m’embrasser ou me dévorer.

Le dessin est fin, précis et colorisé d’une façon assez froide et métallique ce qui colle parfaitement à cette histoire se passant au beau milieu de l’océan, dans les grands fonds. De ce côté-ci, rien à redire.

Le scénario débute là où « 20'000 lieues sous les mers » de Jules Vernes s’est terminé. Le Capitaine Némo est de retour. Pour les sceptiques, tout est expliqué, à la sauce fantastique bien entendu.

Ma note, comme mon option d’achat négative, s’expliquent par le fait que ce tome introductif, s’il est bon et bien construit, a un besoin vital du second et dernier album de la série. Pour l’heure, difficile de véritablement apprécier cette histoire, de nombreuses zones d’ombre restant à éclaircir. Beaucoup de choses nous sont présentées et il faudra bien une suite pour décanter tout cela.

Mon conseil est donc d’attendre la suite avant de succomber au chant des sirènes.

Nom série  Le Casse - L'Héritage du Kaiser  posté le 05/12/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà... ça y est... Je tiens entre mes mains les derniers one shot de la collection « Le Casse ».

6ème album, 6ème duo d’auteurs, 6ème casse et 6ème époque. Cette fois-ci, nous voilà plongé dans l’Allemagne d’avant guerre, en 1936.

La loi de Nuremberg est entrée en force. Les Juifs, homosexuels, tziganes, handicapés et autres « déviants », selon les critères du Führer, commencent à être persécutés. C’est dans ce contexte de violence que le lecteur fait la connaissance du major, un officier caméléon de la Wehrmacht.

Le major est un soldat ultra entraîné, héros de la Grande Guerre, espion confirmé et tueur froid et sans pitié : le profil du parfait petit SS à son Führer... seulement voilà, encore faut-il adhérer aux inepties nazies et accepter la tyrannie qui renforce l’Allemagne défaite en 14-18, pour mieux la perdre en 1945. Le major aspire à la liberté. Cette vie meilleure passe par un ultime coup d’éclat, contre sa patrie cette fois-ci : le vol d’une fortune ayant appartenu au Kaiser Guillaume II.

Ce sixième one shot de la série « Le Casse » est le plus violent des six, par son histoire, le contexte historique choisi, son personnage principal et son dessin, brut et écorché. Certaines planches, de toute beauté d’ailleurs, semble avoir été travaillée à la baillonette. Ce tome est l’un des meilleurs à mon goût de par sa fin spectaculaire et son personnage principal véritablement marquant.

Certains pourront regretter l’absence de détails sur la planification du fameux casse. Il est vrai que la majorité de l’album est muet sur ceux-ci. Cela ne m’a pourtant pas dérangé. Au contraire, ce n’est que dans les dernières pages que l’on découvre les raisons de certaines scènes apparues plus tôt dans l’album. La part à l’imagination du lecteur est préservée, ce qui n’est pas pour me déplaire.

Grâce à « Le Casse - L’Héritage du Kaiser », David Chauvel voit sa série se terminer en beauté. Avec quelques hauts et bas, le bilan de celle-ci est positif et m’aura permis quelques lectures fort agréables.

Nom série  Red  posté le 28/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il y a quelques jours, je tombe par hasard sur le trailer de « RED », le dernier film avec Bruce Willis. A cette légende du film d’action des années 80, viennent s’ajouter les excellent John Malkovitch, Morgan Freeman, Helen Mirren et Mary-Louise Parker.

Durant la séance, je découvre que « RED » est tiré d’un comics édité par DC Comics. Le film ne se prend pas au sérieux : les acteurs enchaînent les situations cocasses à la façon d’un « True Lies ». J’ai passé un très bon moment et me suis donc laissé tenté par l’œuvre originale.

Autant le dire tout de suite, l’orientation humoristique du film n’est pas du tout tirée du comics, bien plus sérieux et violent.

L’histoire se résume en une phrase : Paul Moses, agent d’élite de la CIA à la retraite, mène une vie paisible et solitaire jusqu’au jour où son ancien employeur décide de le supprimer. S’engage alors une bataille sanglante entre l’ancien agent, toujours très affuté et la CIA.

Warren Ellis est aux commandes et ça se voit. Les personnages ont du caractère, même s’il ne nous est pas tellement donné l’occasion de les connaître. Le scénario est entièrement basé sur l’action et ne laisse aucun répit au lecteur.

Le dessin a un trait simple mais fort, dans la lignée du personnage principal et du concept de ce one shot.

Seulement voilà toutes ces qualités et le plaisir à la lecture ne suffisent pas à effacer l’énorme frustration suscitée par le scénario. L’histoire est courte. Jamais nous ne saurons pourquoi la CIA a décidé de liquider Moses. L’arrivée de Moses à Langley est trop rapide et aurait mérité plus de développements. Quant à la fin, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est abrupte... La lecture de cet album ne vous prendra pas 15 minutes.

Pour moi, « RED » s’apparente à un projet de comics, pas totalement terminé, voir un premier album qui n’aurait pas connu de suite. Quand on voit comment le 7ème art l’a adapté au cinéma, je vois mal comment on ne peut pas regretter ce one shot si court et pauvre en détails.

Ma note vient sanctionner une histoire inachevée qui m’a laissé sur ma faim. Avec de telles qualités et quelques pages de plus, il aurait été aisé de produire un comics très réussi, voir même culte.

Nom série  Berceuse assassine  posté le 29/09/2004 (dernière MAJ le 28/11/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
A la recherche d’un bon polar, mon vendeur de bandes dessinées m'avait dit : « Berceuse Assassine », tu vas voir c'est du sur mesure ; tu ne seras pas déçu... Et force est de reconnaître qu’effectivement, cette série est de qualité.

3 albums, 3 fois les mêmes événements mettant en scène Telenko et Martha, époux mariés pour le meilleur, mais surtout pour le pire puisque l’amour a été remplacé par la haine et l’envie de tuer. Chaque album permet évidemment au lecteur de comprendre un peu plus le drame de ce couple jusqu’au dénouement final.

L’ambiance est noire à souhait et oppressante. Telenko est un conducteur de taxi de nuit et Martha une femme paraplégique en fauteuil roulant. Le plus surprenant, c’est que si les personnages sont odieux et cruels, on arrive quand même à ressentir de la compassion et de l’intérêt pour eux.

Le dessin est vraiment superbe. Noir, glauque, violent mais terriblement à propos et mis en valeur d’une main de maître par sa mise en couleur dans les tons bruns, noirs et blancs. La seule bouffée d’oxygène nous vient de la seule autre couleur : le jaune, comme le taxi de Telenko. L’effet visuel est garanti et véritablement unique.

Ce tryptique est un immanquable et doit absolument être lu et possédé.

Nom série  Black Op  posté le 10/04/2007 (dernière MAJ le 28/11/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec « Black Op », Desberg nous fait entrer de plein pied dans une bonne vieille histoire d’espionnage, prenant principalement place en pleine Guerre froide.

Pour les non initiés, une black op est une black operation, soit une opération clandestine. Dans cette série, l’opération en question est destinée à renforcer la mafia russe dans le but de détruire le régime communiste de l’intérieur. Riche idée, sauf qu’une fois de plus les Etats-Unis crée un ennemi plus dangereux encore que celui qu’il voulait détruire.

Selon moi, « Black Op » met en évidence l’arrogance et la naïveté à l’américaine : on manipule en croyant tout contrôler, jusqu’au jour où tout nous pète à la gueule sans n’avoir rien vu venir, par excès de confiance.

L'histoire n'est pas révolutionnaire mais, du point de vue de la construction et de la narration, très réussie. Le scénario prend place dans la première moitié des années 2000, mais les nombreux flash back nous présentent des événements démarrant en 1945 avec la mort du père de Floyd, le héros de cette histoire. Malgré le nombre conséquent de ces flash back, on ne se perd jamais, au contraire. Les détails de l’intrigue sont ainsi distillés petit à petit, à un rythme qui tient en haleine le lecteur.

Sans être marquant, « Black Op » est un bon divertissement avec une histoire construite et intéressante. S’ajoute à cela des personnages qui ne tombent pas tous bêtement dans un manichéisme qui aurait pu représenter une solution de facilité, surtout dans ce contexte de guerre totale contre les méchants soviétiques. Au nom de la bonne cause, les « gentils » sont aussi les méchants.

Ces qualités ne vont malheureusement pas sans défauts : au final, aucun personnage n’est véritablement attachant et je ne me suis jamais identifié à eux ou mis à leur place. On suit les aventures de Floyd avec un certain détachement qui empêche d’être absorbé par le récit.

Le graphisme me laisse la même impression que le scénario : il est de bonne facture mais trop impersonnel et froid. J’ai eu beaucoup de peine avec les visages des protagonistes, surtout leur regard, plutôt vide.

Voilà donc une série, type série B, qui se lit avec plaisir. Vous passerez un bon moment sans être transporté : c'est déjà pas si mal non ?

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 18 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque