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Nom série  Chamans  posté le 03/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est une oeuvre originale de par ses paysages et ses personnages animaliers. On baigne dans une espèce de culture du chamanisme et d'exorcisme des mauvais esprits. Le graphisme est assez enfantin alors que le propos ne l'est pas du tout. Ce n'est pas le genre de bd a trouvé son public.

Par ailleurs, il n'y a pas de numérotation si bien qu'on pourrait penser qu'il s'agit d'un one-shot. cependant, la fin appelle clairement à une suite qui n'a pas encore eu lieu et qui ne verra probablement jamais le jour faute de ventes suffisantes.

Le jeune auteur s'est fait connaître récemment par L'Esprit à la dérive dans un genre totalement différent et qui tranche véritablement avec ce travail. Il faut dire que j'avais apprécié ce one-shot intimiste.

Pour Chamans, je suis juste déçu par le fait que c'est original, qu'il y avait de bonnes idées mais qu'on ne connaîtra jamais la fin de cette histoire.

Nom série  Fenêtre sur cour d'école  posté le 02/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est dommage de donner toute la solution et le seul suspense de cet ouvrage dans le résumé au dos de la bd. On se souvient tous du film d'Alfred Hitchcock à savoir fenêtre sur cour.

Cela en reprend d'ailleurs le principe mais d'une manière beaucoup moins policière puisqu'il s'agit d'observer une cour d'école primaire. Il peut tout de même s'en passer des choses comme le camarade qui fait un croche-patte à l'autre, où le maître qui passe des savons. J'avoue préférer l'oeuvre du maître du suspense.

Le dessin est tout en aquarelle et surfe sur la vague nostalgique des années d'enfance. Je ne suis pas vraiment preneur de cette vague. Pour la petite histoire, l'auteure serait à contre-courant de ses précédentes oeuvres réputées trash et cyniques.

Nom série  Beats per minute  posté le 02/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette série nous permets de suivre le destin de trois personnages entre Paris, Florence et New-York. Cela sera un triptyque.

Dans le premier tome, on va néanmoins surtout se concentrer sur un boxeur black qui fait une thèse et qui part se ressourcer à Florence en faisant l'amour à la première touriste perdue dans ses bras. Oui, il faut y croire.

Le graphisme ne casse pas des briques. Il ne mets pas en valeur la belle ville de Florence. La narration est assez confuse car on peut passer d'un personnage à l'ombre au détour d'un songe onirique. Il y a manifestement un mélange de genre qui a du mal à passer. A noter qu'il y a un long passage en anglais qui est heureusement traduit. Cela fait chic de s'internationaliser.

Beats per minute 2, raconte le retour de Boris à Paris et sa rencontre avec la mystérieuse Marielle, personnage central de ce deuxième volet. Boris est revenu de son voyage à Florence et dans un café parisien, fait la connaissance de Marielle, une mystérieuse photographe.

Le volume 3 (s'il parait un jour) annonce la réunion des trois personnages dans la ville de New-York. Mais bon, il n'y a absolument rien de passionnant dans cette trilogie.

Nom série  Elle (L'Association)  posté le 02/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
C'est clair que quand on enchaîne le chef d'oeuvre qu'est Le Sculpteur de Scott McCloud avec ça, cela en prend un sacré coup. On est à mille lieux de ce que peut être une bonne bd.

L'ennui guettera vite le lecteur dans cette longue suite de monologue monotone. Pour moi, il a suffit de quelques pages où on observe un personnage sur un fauteuil à raison d'un strip de 6 cases par page. C'est toujours la même chose avec ce décors minimaliste qu'est le fauteuil.

On se rend compte que le personnage est en prison et que cela donne lieu à des gags plus ou moins vaseux. Le on sens est l'apanage de cette bd sans queue ni tête. Bon, l'auteur se comprend, c'est déjà ça.

Nom série  Le Sculpteur  posté le 02/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Enfin ! Enfin une oeuvre que je peux qualifier de culte car elle remplie tout les critères au-delà de l'imaginable. Il en aura fallu du temps à Scott McCloud qui n'avait plus rien réalisé depuis L'Art Invisible où il nous enseignait les rudiments de la bande dessinée. C'était un peu comme un professeur qui n'avait rien à son actif. Cependant, je veux bien attendre si c'est pour réaliser ce chef d'oeuvre aussi magnifique que la beauté du diable.

J'ai abordé la lecture du Sculpteur sans m'attendre à grand chose de particulier. Et c'est là qu'arrive la grande surprise. Nous avons sune oeuvre qui frise la perfection graphique et narrative. C'est comme la grâce ! La technique employée par l'auteur impressionne véritablement. Le thème sera celui de l'art et la création mais sous un angle plus personnel et intime.

Nous avons un jeune homme David Smith à qui rien ne réussit. Il faut dire qu'il n'a pas eu de chance dans sa vie avec la perte tragique des membres de sa famille. Il ne sait pas parler aux femmes et son meilleur ami est homo. Il semble être totalement paumé. On a pitié pour lui car on sent qu'il a envie de se réaliser pour son art la sculpture jusqu'à l'extrême. Il va rencontrer un homme qui va changer à jamais le court de son destin en lui offrant un pouvoir spécial de création. Le mythe de Faust est complètement revisité de la manière la plus moderne et originale. Le temps sera désormais compter. Par ailleurs, le lecteur va vivre l'une des plus belles et déchirantes histoires d'amour.

Tout cela est magnifié par le trait riche et précis de l'auteur qui n'a décidément plus rien à prouver. Le sculpteur est tout simplement magistral. Je suis un lecteur râleur qui n'hésite pas à descendre la médiocrité. Or en l'occurrence, j'ai fais la rencontre avec un roman graphique exceptionnel de par sa maîtrise et son aboutissement. Je l'ai emprunté tout d'abord puis sitôt terminé, je me suis précipité chez le libraire pour l'acquérir absolument. Ce sont des choses qui ne m'arrivent généralement pas. Aurais-je également vendu mon âme au diable ?

Nom série  Jack Joseph, soudeur sous-marin  posté le 31/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Lorsqu’on est plongeur soudeur pour une plate-forme pétrolière de la Nouvelle-Ecosse au Canada, c’est plutôt un métier dangereux car la mer ne pardonne pas la moindre erreur. On entre en effet dans le quotidien de ce futur père de famille qui semble la délaisser pour poursuivre une obsession.

Il semble difficile de construire une famille équilibrée quand on a soi-même des problèmes psychiques de construction d’identité. Il faut dire que le père de notre Jack Joseph s’est noyé lorsqu’il avait 10 ans et depuis, il vît avec ce souvenir traumatisant. C’est donc une exploration de son intérieur que l’on va vivre à cette lecture.

Quand on perd un être cher, cela laisse malheureusement des traces, des souvenirs, des cicatrices morales qui ne se referment jamais. Il faut affronter ses peurs pour parvenir à s’en sortir d’autant que les faits se sont produits durant la nuit d’Halloween. L’ombre du fantôme de son père plane. Et puis, il y a la culpabilité et l’affreuse vérité.

C’est un album typiquement introspectif mais qui fait du bien. On n’est pas dans l’action et les effets spéciaux mais dans une véritable dimension humaine. C’est le genre de lecture que j’affectionne d’autant que l’auteur a fait des efforts pour bâtir une véritable intrigue qui se tient. Bref, c’est profond et c’est le cas de le dire avec ce soudeur sous-marinier.

Nom série  L'Exécution  posté le 15/08/2007 (dernière MAJ le 30/07/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est un titre peu connu de l'excellente collection "Aire libre". On est ici plongé dans le Paris des années 1870 avec comme toile de fond l'avancée des Prussiens sur la capitale après leur victoire à Wissembourg (ma jolie ville natale) et le début de la sanglante Commune.

J'ai adoré le récit de ce peintre dans cette ambiance impressionniste. Après le déjeuner sur l'herbe, on a droit à une toile digne de Claude Monet. La femme à l'ombrelle est également présente comme un clin d'oeil. Les amateurs de peinture vont pouvoir se régaler.

Le souci du détail historique est présent jusque dans les rues et les cafés de Paris ainsi que ses fêtes foraines où l'on avait le droit de tirer au choix sur Napoléon 3 ou Thiers. Jamais une Bd n'avait réussi pareille transposition. C'est une réussite ! Le final est réellement époustouflant. On ne peut s'empêcher de revenir sur la couverture qui prend tout son sens. Ami lecteur, cette Bd vaut de l'or. Une richesse exceptionnelle !

Pour la petite histoire, j'ai toujours voulu acquérir cette bd mais elle n'est plus sur le marché depuis longtemps. On peut la retrouver chez des bouquinistes vendue aux alentours de 50€. Je n'arrive pas à voir ce qui pourrait justifier un tel prix et une telle inflation : sans doute l'effet rareté. Oui, cette bd vaut de l'or.

Nom série  Solo (Delcourt)  posté le 30/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quelque fois, il faut passer par des échecs pour mieux renaître. C’est ce qui est arrivé à notre auteur qui avait réalisé la Guilde dans les années 2006-2008 qui avait été abandonnée par l’éditeur faute de succès. En 2014, voici Solo dont le titre est déjà occupé par moins de 4 séries dont le fameux Solo (Dargaud) que j’avais moi-même avisé. Là encore, il aurait fallu sans doute trouver un autre titre pour ne pas appeler à la confusion chez les lecteurs. On me répondra que c’est un pur hasard et qu’on ne savait pas pour les séries déjà existantes. Cela n’empêche pas de faire des recherches auparavant afin d’éviter des erreurs de marketing. Mais bon, on ne va pas leur apprendre leur métier !

Je lis toujours dans la préface les remerciements que font généralement les auteurs à des gens qui comptent pour eux. On n’oublie pas de remercier ceux qui ont collaboré à la réalisation de la bd, au patron de la maison d’édition si on est un bon fayot et aux lecteurs acheteurs. C’est la première fois que je vois une bd réalisée pour un animal de compagnie à savoir une chienne dont on verra la photo. Ce qui m’a ému, c’est le fait qu’elle soit disparue depuis plusieurs années et que le souvenir demeure. Je vis actuellement pour la première fois de ma vie une véritable passion pour un chien que j’ai acquis il y a un an et que j’aime profondément. Je suis arrivé à comprendre parfaitement l’auteur. Il y a des animaux qu’on préfère nettement aux êtres humains. Oui, j’ai approuvé ce genre de démarche et cela m’a même touché.

Après, il est question d’animaux mutants dans un monde qui a été ravagé par les armes nucléaires et chimiques. Il est dommage que le héros soit un rat. Mais bon, je m’en contenterai. Après tout, Ratatouille est mon dessin animé préféré. On va vite s’attacher à ce personnage qui est obligé de quitter sa famille pour survivre. Là encore, je trouve que le choix de partir n’est pas judicieux. Dans un tel monde, il faut se regrouper pour pouvoir lutter contre les hordes sauvages. C’est la division qui peut entraîner la mort.

Le dessin est plutôt agréable car il fourmille de détails et installe un véritable univers. Il y a également une dynamique de cases assez impressionnante au départ avec ce combat acharné. J’avais peur d’une narration pesante mais il n’en n’est rien. Les mots pour une fois ne sont pas dénués de sens. On sent une véritable montée en puissance avec une histoire assez prenante. C’est une série zoomorphique qui a beaucoup de potentiel. On espère qu’il y aura une suite de même acabit. Bref, comme je le disais au départ, c’est un auteur à découvrir.

Nom série  La Bureautique des Sentiments  posté le 30/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je vais faire une violente charge et je m’en excuse par avance car mon intention n’est pas de choquer. Fluide Glacial représente pour moi ce que je déteste le plus dans la BD et je sais que le fait de dire cela est en déjà soi une véritable hérésie. Dès ma jeunesse, j’aurais pu être totalement détourné de la passion pour la bande dessinée à cause de cette collection qui est vénérée par bon nombre de vieux lecteurs et de jeunes suiveurs.

Oui, je n’aurais pu n’écrire aucun avis sur BDthèque, ni même posséder la moindre BD tant ce genre d’œuvre me révulse au plus haut point. Fort heureusement, le monde de la BD, ce n’est pas que cela. Il est diversifié et j’ai pu l’aimer grâce à d’autres œuvres plus modernes dans l’approche.

Alors, ceci dit, quel est le point commun avec cette BD ? Elle est signée par Fluide Glacial. Elle traite d’un loser qui travaille pour une compagnie d’assurance en s’intéressant à la bureautique comme Excel ou PowerPoint et qui n’arrive visiblement pas à séduire la gente féminine de son agence. On nous décrit un monde du travail assez porté sur la chose. Il n’y a aucune subtilité bien que cela reste bon enfant.

Le dessin est plutôt frigide avec aucune dynamique des mouvements. Les commentaires assez chargés ponctuent les images avec pour objectif suprême de nous faire rire. On est loin d’un Fabcaro. C’est franchement nul en ce qui me concerne car je ne suis pas le lectorat visé (ou je le suis mais cela ne le fait pas).

Maintenant, à chacun son style de lecture car je ne suis pas contre le fait que cela puisse exister. Je m’étais dit que Fluide Glacial avait peut-être un peu changé depuis les années 80. Pas vraiment à en croire cette lecture. Je n'arrive pas à me retrouver dans ce genre de satire sociale mêlée d'humour. L'ambiance est plutôt glaciale, je sais et j'assume.

Nom série  Le Linge sale  posté le 30/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Faut-il laver son longe sale qu’en famille ? C’est Napoléon qui l’a suggéré en parlant des conflits qui l’opposaient à ses frères et sœurs. Pour autant, Pascal Rabaté et Sébastien Gnaedig titrent leur œuvre le linge sale alors que nous avons en face une famille assez unie. Ayant lu ce récit, je m’interroge sur la pertinence de ce titre pour arriver à la conclusion qu’il est inapproprié. Je sais que généralement le lecteur ne se pose pas ce genre de question préférant intégrer directement la donnée.

Ce récit est en fait un polar qui part du principe qu’un condamné pour double meurtre sort de prison pour bonne conduite et s’apprête à récidiver pour tuer toute une famille du gamin à la grand-mère en n’oubliant pas le couple adultérin de l’époque. Certes, c’est une famille de neu-neu respirant la France profonde mais tout de même. Là encore, je m’interroge sur le postulat que cela implique et je peux dire que cela fait peur. Mais bien entendu, on peut encore faire abstraction.

Maintenant, le récit est plutôt bien construit et nous mettra en haleine jusqu’à la fin bien qu’on ne s’attachera à aucun des protagonistes à moins d’avoir l’état d’esprit bidochon ou sérial-killer. Mais bon, passons encore.

Une bd très intéressante pour découvrir les coins perdus des environs de Cholet. C’est passionnant à souhait : non, je rigole à l’image de cette comédie très cynique voire pathétique par moment. Les auteurs ont bien entendu fait exprès de grossir le trait. Le final réservera là encore des surprises par une petite pirouette scénaristique. Bref, les histories de tromperie finissent mal en générale.

Nom série  Les Cobayes  posté le 29/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Qui n’a jamais essayé d’être un cobaye pour faire avancer l’industrie pharmaceutique en permettant la guérison ou le soulagement des malades ? Très peu de monde en fait car les cobayes se retrouvent surtout parmi les gens fauchés. 21 jours de test pour la somme royale de 3500€ : c’est ce que propose une annonce proposée par un grand laboratoire. Il y aura quand même beaucoup de candidats qui se présenteront pour seulement trois retenus. On va dès lors suivre le parcours de ces trois personnalités différentes qui vont servir de cobayes pour un antidépresseur du tonnerre. C’est intéressant de rentrer dans l’univers secret de la pharmaceutique !

Il y a tout d’abord la jolie immigrante venue d’Inde et qui rêvait de faire l’école d’art à Paris afin de défier son paternel qui ne lui trouve pas de talent. Il y a également ce père de famille qui est souvent licencié par ses différents employeurs à cause de ses pertes de mémoire liées à un traumatisme de son enfance. Il y a également ce jeune looser de 22 ans qui se rêve d’être un Don Juan mais dont les performances au lit sont plutôt médiocres malgré le viagra. Sic.

J’ai bien aimé la construction de ce récit qui est parfaitement maîtrisé de bout en bout. A la fin, on voit les différentes interconnections de petits détails très anodins qui parcourent la bd. On sent une grande maîtrise au niveau du scénario ! Par ailleurs, le dessin sert bien cette histoire de médicaments qui décuplent les talents là où il y avait faiblesse. On va avoir droit à une génie de la peinture, un homme dont la mémoire est phénoménale, ce qui est pratique pour les jeux de cartes, et un Casanova qui n’aura plus rien à apprendre dans l’art de la séduction.

La fin va apporter son lot de surprises sur ce thème de la pilule qui change positivement votre vie. Et puis, il y aura une réflexion sur les véritables finalités de l’industrie du médicament. C’est une lecture que tout médecin devrait prescrire à ses patients.

Nom série  L'Attaque des Titans  posté le 24/02/2014 (dernière MAJ le 27/07/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est un manga qui part d’un concept plutôt original à savoir l’invasion de titans dévorant la race humaine. L’action se situe dans le futur où un dernier bastion de l’humanité a survécu dans une ville derrière de grandes murailles. Une centaine d’années se sont écoulées et la forteresse tient toujours.

Cependant, un titan bien plus grand que les autres fait irruption en faisant une brèche dans la muraille permettant le passage à ses congénères. La ville comporte plusieurs murs d’enceinte et visiblement, il va attendre 5 ans pour reprendre le service. C’est là où le bât blesse. Les incohérences vont alors s’enchaîner. cependant, le scénario est si captivant qu'on pourra fermer les yeux en mettant tout cela sur le compte des mystères de cette série.

Et puis surtout, il y a cette bande de jeunes adolescents qui doivent sauver le monde ou plutôt ce qu’il en reste. Certaines scènes sont franchement pathétiques. Bref, c’est conçu essentiellement pour un public ado en mal de sensations fortes (mais pas que!). Les atermoiements tactiques des personnages et leur survie éventuelle sont au centre de l'intérêt de cette lecture. Il est vrai que lorsque l'on s'attache à un personnage, la mort n'est pas très loin. La violence de ce manga est telle qu'il ne faudra pas l'offrir à un enfant sous peine de terribles cauchemars.

Les géants sont plutôt bien dessinés car terrifiants surtout lorsqu’ils croquent allègrement les êtres humains. On se demande pourquoi ils ne se nourrissent que de chairs humaines et non d’animaux qui pullulent et comment ils ont pu tenir une centaine d’année sans déjeuner. Ces géants pourraient être remplacés aisément par des zombies et le tour serait joué.

L’univers de ce manga est le médiéval fantastique ce qui est plutôt rare. Cela va être incontestablement un succès car tous les ingrédients efficaces sont présents pour accrocher sa cible. La moralité est de ne jamais perdre espoir même quand tout semble perdu. C’est un beau thème qui est ainsi véhiculé à nos enfants. Mais bon, cela ne nous fait pas de mal également.

Quoiqu'il en soit, c'est sans doute l'un des mangas actuels les plus prometteurs et les plus lus. Les tomes se succèdent et le suspense est à chaque fois à son comble à chaque fin. L'impuissance de l'humanité fait peur et cela rend un climat oppressant. Bref, passer à côté serait un comble pour tout amateur de shônen héroïque !

Nom série  Orbital  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 27/07/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une BD au scénario très intéressant et à la ligne novatrice. C’est un genre que j’apprécie réellement (space-opéra) d'autant que cette série ne manque pas de références: pour la description des univers, on pense à Star War ou même Sillage. La scène d’ouverture est époustouflante. Voilà une BD de science-fiction traitée avec intelligente. Le dessin fait un peu penser à celui de Bilal (tons gris pâle et beige) mais ici le scénario est cohérent.

J’ai réellement apprécié la qualité graphique de cette série ainsi que le thème abordé « la résolution d’une crise diplomatique » par deux agents gardiens de la paix interstellaire que tout sépare au début. L'un est humain, l'autre est un alien. Le duo mal agencé est un thème certes largement exploité au cinéma mais diablement efficace. Ce binôme humano-sandjarr mis sur pied par l'office Diplomatique Intermondal (ODI) va essayer de maintenir la paix entre les mondes. Leur association n'a rien de classique: c'est la première fois que des représentants de leurs deux peuples intègrent les rangs de l'ODI, ce qui ne manque pas de faire grincer quelques dents chez leurs collègues.

Quinze années seulement se sont écoulées depuis le référendum où l'humanité a accepté d'intégrer la Confédération extra-terrestre. Et les terriens ne sont pas encore perçus comme des confédérés à part entière. J'ai bien aimé cette vision qui rappelle singulièrement ce que peuvent vivre des minorités ethniques par exemple. Sur fond de géopolitique interstellaire et de conflits entre les peuples, nos deux héros vont apprendre à travailler ensemble et à faire mentir les préjugés. En conclusion, le premier cycle réalise une belle mise sur orbite.

La lecture du second tome de la série confirme tout le bien que je pense de ce qui va devenir un incontournable de la BD de science-fiction. Nos deux néo-diplomates vont bien avoir du mal à négocier dans un envoirronnement plutôt hostile et où les positions ne sont pas aussi manichéennes que cela. Le final sera rondement bien mené. ce premier cycle nous permet de nous faire une idée.

L'envol n'aura véritablement lieu que lors du second cycle (tome 3+4). On assiste à une véritable montée en puissance de cette série où l'on suit avec attention les aventures de Caleb et Mézoké. Là encore, la mission est délicate mais ce binôme semble faire des miracles. Le scénario est encore une fois assez original même si le sujet est d'anticipation. Au niveau du dessin, le dépaysement est garantie car l'intrigue se passe sur une planète au climat subtropical loin de la grisaille pluvieuse du premier diptyque. Bref, cette série apporte un peu une bouffée d'air frais qui nous manquait depuis des années de stagflation au niveau science-fiction.

Le troisième cycle marque une vitesse de croisière pour cette série. Les décors de cette ville futuriste sont simplement époustouflants de beauté. Il y a quelque chose d'un peu unique dans ce graphisme avec une belle maîtrise dans la nuance des couleurs directes. Là encore, la scène d'introduction sera mémorable. Le duo improbable continue d'aussi bien fonctionner. On est complètement immergé dans cet univers futuriste. Avec le tome 6, on a saura enfin un peu plus sur la mort des parents de Caleb. Cependant, la guerre interstellaire devient plus proche. Bref, la tension monte encore.

On a comparé cette série à du Valérian mais c'est encore mieux. On a également comparé à du Sillage ou du Aquablue mais c'est encore plus mâture ! Avec Orbital, on voyage incontestablement dans la classe supérieure.

Note Dessin : 4.25/5 – Note Scénario : 4.25/5 – Note Globale : 4.25/5

Nom série  Prométhée  posté le 15/01/2009 (dernière MAJ le 27/07/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai beaucoup apprécié cette série qui nous entraîne dans une histoire fantastique aux consonances un peu apocalyptiques tout en renvoyant à la mythologie grecque. Prométhée a défié Zeus pour donner le feu aux hommes. Ce dernier lui a réservé un châtiment pour le moins cruel : avoir son foie dévoré par un aigle tout en étant enchainé sur un mont du Caucase. C’est une métaphore de l’apport de la connaissance aux hommes et de la folie de se mesurer aux Dieux pour s’élever de leur condition. Oui, il faut toujours payer le prix. Et il se comptera en millions de morts.

La scène d’introduction du premier tome avec les conquistadors dans la jungle est d’une formidable réussite. C’est vrai qu’il faut jongler sans cesse avec les nombreux retours en arrière. Il y a également une multiplication de personnages à l’image de films catastrophes où l’on suit les histoires personnelles de chacun tout en sentant qu’ils sont impliqués dans un tout. Parmi ces personnages, le héros prend les traits de Fred Ward, un acteur américain habitué aux seconds rôles dont l’évocation ne dit rien d’un premier abord mais qui a une gueule dont on se rappelle.

Au niveau du dessin, c’est très beau par moment. Je pense notamment à ces gros plans insérés sur deux pages qui donnent une dimension particulière. Cependant, quelquefois c’est moins bien dans le traitement graphique des visages des personnages. Cette irrégularité a d’ailleurs été soulevée par de nombreux lecteurs attentifs aux détails. Et puis, les planches aux couleurs informatisées restent tout de même assez froides. J’ai relevé que Bec a conçu tout seul ses premiers albums pour être rejoint par d’autres dessinateurs à partir du troisième volume dans le but d’augmenter le rythme de parution. Je ne suis pas contre.

Les deux premiers tomes restent purement introductifs. En effet, l’auteur pose à la fois le problème et met en scène les protagonistes. Néanmoins, il est dommage de se limiter aux 46 pages de rigueur. Cela aurait gagné en profondeur de dépasser ce quota absurde pour vraiment installer l’histoire. Maintenant, on va voir si cette série plutôt ambitieuse tiendra ses promesses. Si c’est le cas, cela sera sans nul doute un futur chef d’œuvre du genre.

Avec la lecture du second et du troisième tome, ma première bonne impression se poursuit fort agréablement. On voit que Bec maîtrise parfaitement son scénario. Les différents acteurs jouent leur rôle de composition comme dans un film hollywoodien. C'est d'ailleurs parfaitement assumé par l'auteur. Le suspense monte en créscendo. Pour autant, c'est également le temps des questions. En effet, on s’interroge sur le fait que l’action semble s’éterniser comme ses pendules qui s’arrêtent sur 13h13.

Il faut dire que le quatrième ainsi que le cinquième tome progressent beaucoup trop lentement. On a l’impression que ces chapitres ne servent finalement qu’à meubler l’espace en multipliant les mystères et choses insolites à travers le monde. J’apprends également que la série fera pas moins de 12 tomes et je me rends compte de la supercherie en tant qu’acheteur. Les scènes contemplatives sont légions et paraissent souvent inutiles. Les mini-intrigues morcelées rendent difficile la compréhension de l’ensemble. Cela gâche un peu la progression de l’histoire. Certes, on voit que la théorie des extra-terrestres ne tient pas la route pour expliquer les mystérieux phénomènes observés et que cela serait plutôt celle d’une expérience gouvernementale qui a mal tourné. Bref, la théorie du complot avec la fameuse zone 51 ou l’expérience Philadelphia: tous les clichés du genre réuni ! C’est dommage car le plaisir disparaît petit à petit. Le risque d’un énorme gâchis est réel à ce stade de l’aventure. On gagera que l’auteur puisse donner une nouvelle impulsion à une bonne idée de scénario.

Mon propos sera plus mesuré pour le 7ème tome qui avec la théorie du 100ème singe donne l’explication tant attendue ainsi que les enjeux. Cependant, cela ne veut pas dire pour autant que l’aventure est terminée. Il y a un compte à rebours qui se poursuit. L’avenir de l’humanité semble en jeu. On ne s’ennuie pas à la lecture. J’ai l’impression d’une véritable relance de l’histoire. Bec reste un très bon conteur d’histoire avec un mélange réussi entre science-fiction et fantastique. L’enjeu est de savoir comment va réagir l’homme face à une menace qui le dépasse.

Les auteurs nous disent en postface que le 12ème tome ne sera pas le dernier mais il clôt le récit amorcé dans le premier volume. Il y a une boucle qui se referme. La plupart des mini-intrigues trouvent leur dénouement. Et puis surtout, on a droit à un final apocalyptique qui ne fera pas dans la dentelle. Sur la longueur, j’ai apprécié ce récit de science-fiction qui pourra se révéler crédible dans le futur mais on ne l’espère pas. L’auteur est parvenu à nous rappeler les enjeux, puis la chronologie des faits avant de donner une explication. Il reste encore de nombreuses questions à résoudre. Je n’arrive pas à me satisfaire de l’hypothèse du test et du créateur destructeur. On verra que tout est de la faute des politiques. Le président français en fera les frais alors que le président américain totalement responsable de ce désastre se cachera bien sous un puissant abri antiatomique. La justice divine est très partiale.

Je me suis également aperçu que c’est une série qu’il faut lire d’un coup pour faire le lien. On ne comprend pas grand-chose si on lit les albums séparément à chaque fois qu’ils paraissent. Il faut tout reprendre depuis le début pour apprécier cette lecture. Au final, on se rend compte que c’est diablement efficace. Bec a beaucoup progressé, c’est incontestable. En ce qui me concerne, une des meilleures séries de science-fiction de l'époque moderne de la BD.

Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5

Nom série  XIII mystery  posté le 05/10/2008 (dernière MAJ le 27/07/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n'étais pas vraiment emballé au début par ce nouveau spin-off d'une série aussi emblématique que XIII. Cela ne finira donc jamais ?... me suis-je dit avec un petit soupir.
Le scénario étant signé par Xavier Dorison, ma curiosité a été plus forte. Ce qui va être intéressant dans cette nouvelle série, c’est qu’il y aura à chaque fois des auteurs différents qui exploiteront à leur manière un personnage clé de la série mère. J’attends par exemple avec impatience celui que reprendra par exemple Luc Brunschwig. Le résultat pourrait s’avérer audacieux. En attendant, faisons le point sur les tomes déjà sortis:

Tome 1: La Mangouste
Xavier Dorison signe là l'une de meilleures prestations de sa carrière. La mangouste, ce tueur froid sans cesse à la recherche de XIII, nous est totalement dévoilé. Cela apporte même quelques éclairages assez intéressants sur la série-mère. Bref, nous voici avec un spin-off très utile et que vont apprécier très certainement les fans. Un dessin sobre et réaliste toujours aussi accessible signé Ralph Meyer connu pour son Berceuse assassine. On va voir ce que donnera le second tome tout en espérant comme l’indique Van Hamme dans la préface qu'il soit au même niveau.

Tome 2: Irina
Je confirme, après lecture de ce second tome signé par Eric Corbeyran au scénario où l'on s'interresse au personnage de la tueuse Irina, que la qualité est encore au rendez-vous. Pour l'instant, c'est un sans faute ! Cependant, il est dommage d'enchaîner encore sur un personnage de tueur de sang froid. Une alternance aurait été sans doute souhaitable. On va donc s'intéresser à la motivation d'Irina afin de comprendre sa psychologie profondément inhumaniste ! Philippe Berthet nous dessine d'ailleurs une Irina très proche de son personnage de Poison Ivy de la série des Pin-up.

Tome 3: Little Jones
L'auteur Yann va se focaliser sur la jeunesse du major Jones, l'héroïne black de la série XIII. C'est l'occasion d'en remettre une couche sur l'amérique ségrégationniste des années 60. On évolue au milieu des Black Panthers. On va croiser également des personnages de la série mère. Il y aura de nombreuses références historiques. Cependant, on voit mal ce que le meurtre de Sharon Tate, l'ex-épouse de Roman Polanski, vient faire là. On s'éloigne un peu de l'univers de XIII. L'intrigue de cet opus est un peu décousue. Par contre, rien à redire du dessin d'Henninot qui est très convaincant et qui colle bien à l'ambiance de la série.

Tome 4: Colonel Amos
C'est l'un de mes auteurs préférés qui prend en main de maître le scénario de ce 4ème volet consacré au fameux Colonel Amos. On va avoir droit à un véritable thriller d'espionnage qui nous fait découvrir le passé du directeur anti-terroriste américain. J'ai bien aimé car c'est judicieusement bien amené. Je n'en n'attendais pas moins d'Alcante qui confirme encore une fois tout son talent ! Un mot également pour Boucq pour dire qu'il a fait également du bon travail avec sa griffe résolument réaliste. Il donne véritablement vie au personnage du Colonel Amos.

Tome 5: Steve Rowland
Au début, j’ai trouvé curieux de s’intéresser à un personnage dont notre fameux héros XIII avait copié l’identité. Après lecture, je trouve que ce n’était pas une si mauvaise idée que cela car nous remontons réellement dans la partie clé de la saga. On découvre la réelle personnalité de Steve Rowland qu’il n’est pas aussi facile de cataloguer. Il aura été victime d’une enfance dominée par un père aux idées haineuses et par certains évènements tragiques qui le feront dévier du droit chemin. Bref, c’est l’un des titres les plus révélateurs de cette série dérivée. Pari réussi pour Fabien Nury.

Tome 6: Billy Stockton
C'était un pari audacieux que de mettre en lumière un personnage aussi secondaire que Billy Stockton. Notre héros XIII le croise dans la prison de Plain Rock et ce personnage meurt aussitôt après l'évasion. Bref, il ne va jouer aucun rôle dans la saga et il n'apparaît que sur quelques planches du fameux tome 3 : toutes les larmes de l'enfer. Et pourtant, les auteurs Laurent- Frédéric Bollée et Steve Cuzor ont réussi quelque chose d'intéressant. On entre dans la psychologie assez élaboré de ce personnage qui va disjoncter à cause d'une vie trop marqué par des événements tragiques. C'est un récit de qualité avec un travail de fond important et un scénario cohérent avec la série principale. LF.Bollée est pour moi l'auteur de l'année après Terra Australis et Deadline. Il signe là l'un des meilleurs spin-off.

Tome 7: Betty Barnowsky
C’est l’autre figure féminine de la série XIII avec le colonel Jones en premier lieu. Cette personnalité tranche un peu. On la découvre beaucoup plus vulnérable qu’il n’y parait. Dans la série, elle joue un rôle un peu léger qui confère toujours au sourire notamment sa relation privilégiée avec le maquis français.
Cette histoire intervient tout de suite après le cinquième tome de la série mère qu’il faudra se remémorer pour entrer dans le bain. Le président Wally n’est pas encore le conjuré que l’on connait mais un charmant président au service de son peuple. La surprise de ce tome sera de prêter un futur bébé Betty dont le père sera quelqu’un que l’on connait bien. Il y a de l’audace dans le scénario.
Au niveau des péripéties, cela se passera en pleine jungle où le général Carrington a encore des comptes à régler. On retrouvera par conséquent certains méchants de rouge total. J’ai également beaucoup apprécié le dessin. Il reste que l’intrigue sera plutôt mince en péripéties. Cela reste assez linéaire. Cela a quand même le mérite de nous faire découvrir plus en profondeur un personnage jusqu’ici assez léger.

Tome 8: Martha Shoebridge
Voici le tour d’un personnage réellement secondaire de faire la couverture. Il s’agit de la femme qui a soigné notre héros dans le premier tome lui révélant son amnésie avant d’être liquidée. Bientôt, nous aurons droit à toute l’histoire de celui qui lui a servi un verre sur une terrasse. Ceci dit, Frank Giroud prouve qu’il est l’un des meilleurs scénaristes car il arrive à lui donner une toute autre dimension grâce à sa love story avec l’un des frères Sheridan. Le personnage a une véritable épaisseur car complexe et au passé douloureux. On la plaint véritablement lors de sa descente aux enfers. On découvre les causes qui l’ont plongée dans l’alcoolisme. Cela fait un véritable lien avec le premier tome. Par ailleurs, le dessin dans le style de Vance s’inscrit parfaitement dans cette saga. Bref, mission réussie pour les deux auteurs.

Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4/5

Nom série  Le Brigand du Sertão  posté le 26/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une bd qui nous fait découvrir un Brésil sauvage dans les années 20 qui ressemble à s'y méprendre à l'Ouest américain au moment de sa conquête.

Nous avons différents chapitres qui s'emboîtent autour d'une trame principale. On découvre le destin de différents protagonistes. Il y a profusion de personnages et il faudra être attentif. Pour autant, cette lecture m'a paru assez fluide avec un dessin en noir et blanc qui passe plutôt bien.

Au final, c'est un western brésilien réalisé avec maestro. Le désert du Sertao nous réserve pas mal de surprises dans un mélange de mythe et de réalité.

Nom série  Buffalo Runner  posté le 26/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L'auteur de Gorn s'était déjà adonné au western avec La Piste des Ombres que j'avais beaucoup aimé malgré l'abandon de cette série. C'est avec un grand plaisir qu'on le retrouve pour un one-shot de grande qualité sur un tueur de bisons. Le dessin est véritablement magnifique car maîtrisé de bout en bout. les couleurs sont formidables. Il y a incontestablement une belle maîtrise graphique.

Sur le scénario, je serai juste un peu moins élogieux. Le début démarre en fanfare puis il y a de nombreux flash-back retraçant la vie d'Edmund Fisher autrement dit Buffalo Runner. On remarquera qu'il n'y a pas de lien entre la fin et le début de la scène d'introduction, ce qui est un peu dommage. Par ailleurs, la fin est presque irréelle dans tous les sens du terme. Pour autant, j'ai bien aimé ce récit mené tambour battant.

Je n'ai pas trop aimé deux anachronismes de taille. Que viennent faire Pétain et Maurras dans cette histoire de cowboys se situant dans les années 1880 ? Cela ne colle pas. Par ailleurs, Théodore Roosevelt n'est devenu président qu'en 1901, soit bien après les faits évoqués. Comment pouvait-il savoir qu'il sauverait la vie d'un futur président ?

Quoiqu'il en soit, nous avons là un beau western qui est intelligent par son approche et une merveille d'un point de vue graphique. Cette oeuvre va devenir sans doute un indispensable car c'est bien parti pour l'être.

Nom série  Max Winson  posté le 26/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'avoue avoir été un peu bluffé par ce diptyque. Graphiquement, cela ne m'attirait pas du tout entre ce petit format et ces traits simplistes dénués de décors et de détails. Et pourtant, ce scénario m'a scotché par son incroyable inventivité si on fait abstraction de cet esthétisme repoussant.

Le thème est celui de la réussite coûte que coûte. Il est vrai que notre société tend vers ce modèle avec la multiplication des meilleures écoles, des jeux de la téléréalité qui jouent sur la compétition, de la progression en entreprise. Nous avons là un champion qui est né pour toujours gagner et ne jamais perdre. C'est une belle réflexion sur le sport et la société en général où personne n'a de considération pour les perdants. Comme dit la chanson d'ABBA, the winner takes it all.

L'auteur Jerémy Moreau a réussi son pari que celui de nous faire accrocher à une histoire tout en nous interrogeant sur les nombreuses ramifications que cela implique. On ne se perd pas en route. Le noir et blanc sert à merveille cette histoire triste de ce gamin qui tente de se découvrir loin de l'influence néfaste de son père l'ayant érigé en machine de guerre pour satisfaire ses propres ambitions.

Une belle découverte avec des personnages convaincants et un récit qui va au-delà des sentiers battus. On ne verra sans doute plus jamais le tennis de la même manière...

Nom série  Dispersés dans Babylone  posté le 26/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est une bd documentaire qui part d'une simple réflexion de l'auteur passionné de reggae : pourquoi cette musique fait-elle si souvent référence au judaïsme ? Y a t'il un lien entre la culture rasta et les juifs d'Israël ? Cette question existentielle va le conduire en Ethiopie à Addis-Abeba mais également à New-York dans une enquête plutôt passionnante.

Il faut dire que c'est un sujet pas très courant sur une quête identitaire. L'auteur est déjà connu pour son ouvrage Nous n'irons pas voir Auschwitz avec pour thème le retour aux racines. Il poursuit sur sa lancée dans une bd qui oscille entre autofiction et documentaire avec une absence remarquée d'émotions.

Le lecteur que je suis a appris beaucoup sur l'évolution et l'histoire des juifs africains. Je ne savais pas non plus que c'était les cheveux longs qui provoquaient des éruptions acnéiques. Ceci dit, l'auteur n'a pas choisi la facilité. On peut se perdre dans les détails et les multiples interlocuteurs qui guident les interviews réalisées par l'auteur. Il faut dire qu'il y a derrière une violente polémique puisque les rastas sont d'origine chrétienne et vouent un culte à l'empereur Aïlé Sélassié 1er.

Tout part à cause des analogies entre les peuples noirs et juifs qui ont souffert de l'holocauste et de l'esclavage. Du coup, l'auteur part dans une quête voulant absolument trouver des liens qui n'existent probablement pas. Il faudra s'accrocher à cette lecture pour ne pas en perdre le fil. Au final, c'est intéressant mais sans doute pas convaincant.

Nom série  Magda Ikklepotts  posté le 26/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bd exploite le filon laissé par le célèbre Harry Potter. Nous avons également une petite orpheline au super pouvoir dont les parents ont été tués par la magie d'un puissant sorcier. L'univers sera d'un Paris dans une époque post-chasse aux sorcières peu après l'attentat de l'eurostar. Cela remplace Londres !

Les auteurs ont su tout de même créer un univers un peu uchronique mais qui colle parfaitement à notre réalité. Ainsi, on va embarquer dans une intrigue policière mêlée de fantastique. C'est assez moderne dans l'approche. On pourrait appeler cela de l'urban fantasy !

Les couleurs sont harmonieuses et les décors sont soignés. Le dynamisme des cases permet une lecture assez agréable. On regrettera juste que le scénario manque un peu d'originalité malgré tout un habillage discret. Les sorcières n'ont pas fini de nous poser des problèmes...

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