Quand j'ai commencé à lire cette bd, je me suis dis que je devais certainement l'avoir déjà lue. Il s'agit d'un couple avec deux enfants qui part passer des vacances estivales au bord de mer chez les parents où ils sont rejoints par le frère et sa famille. Bref, c'est une scène tellement commune et universelle.
Il n'y a pas réellement d'originalité dans le traitement. C'est bien la vie de tous les jours qui est analysée au peigne fin.
Le personnage principal est d'ailleurs quelqu'un de très strict avec son fils et avec lui-même. Il ne se lâche pas, ce qui le rend plutôt antipathique et plombeur des soirées d'ambiance. Il jalouse un peu son frère qui a un comportement plus cool. Bref, les repas de famille réservent toujours des surprises. On se laisse gagner par le jeu des acteurs tant il y a une véritable justesse dans l'analyse des situations. C'est tellement crédible.
Au final, on reste un peu sur notre faim car les thématiques développées par le récit ne sont pas allées plus loin qu'on ne l'espérait. Il n'y aura pas de final tonitruant. Au fond, c'est quand même une lecture dispensable à moins d'aimer les tensions familiales au point d'en vouloir même en bd !
Quand on lit "Vents dominants", on pense naturellement à Rabaté et Davodeau. Ce rapprochement vaut pour le dessin mais aussi pour le scénario.
La chronique familiale de cet opus est agréable à lire, les rapports humains et les personnalités sont bien développés. Il doit y avoir une certaine dose de vécu pour être aussi pertinent.
Il n'y a pas grand chose de particulier de raconté, comme dans beaucoup de romans graphiques, il faut lire entre les lignes et s'imprégner de l'ambiance.
Le dessin noir et blanc est sobre et beau. Les lavis chargent en douceur les cases et s'opposent aux hachurages pouvant être importants.
J'aime ce style de BD, cette chronique est une pure réussite.
L'emprunt se convertira en achat.
Je suis fier de ma curiosité qui me motive à découvrir des bds vraiment sympas à lire produites par des petits éditeurs. C’est ainsi que je suis tombé sur « Vents dominants » de chez Sarbacane.
« Vents dominants » est une histoire se passant de nos jours, elle met en scène plusieurs familles éloignées qui se rejoignent chez leurs parents un été pendant les grandes vacances scolaires. Ces derniers habitent au bord de mer et sont âgés à première vue d’une soixantaine d’années. Le fait que les frères et sœurs puissent se revoir dans leur domicile originel est une occasion unique et annuelle de fêter leurs retrouvailles mais aussi pour certain(e)s de régler leurs comptes…
Autant le dire tout de suite, ce récit n’est guère original et risque de déplaire aux lecteurs qui sont allergiques aux romans graphiques. Mais pour tous les autres bédéphiles dont je fais partie, ils passeront un bon moment de lecture à suivre le quotidien de cette famille recomposée pour l’occasion.
Pourquoi ai-je pris du plaisir à feuilleter cette bd ? Parce qu’il y a des moments où je me sentais proche de certains membres de cette famille et où j’avais l’impression de revivre des instants que j’ai vécus, ce qui fait que j’ai suivi avec intérêt leurs péripéties. Parce que « Vents dominants » m’a donné le sentiment de lire un bon Davodeau (« Lulu Femme Nue », « Un homme est mort ») un auteur que j’apprécie beaucoup pour sa capacité à nous « imprégner » du quotidien de ses personnages. Parce que le graphisme faussement dépouillé et agréable à contempler de Glen Chapron m’a donné l’envie de plonger dans la lecture de ce récit (là encore, le style rappelle beaucoup celui d’Etienne Davodeau).
Alors pourquoi ne mets-je pas plus de 3 étoiles à cette bd ? Parce que « Vents dominants » nous présente un dénouement –à mon avis- peu surprenant et parce que les auteurs n’ont pas su intégrer dans leur récit des séquences qui auraient pu me « secouer », m’arracher des émotions fortes.
« Vents dominants » est un roman graphique à lire pour se relaxer. C’est une bd plaisante à feuilleter qui ne devrait pas – à mon avis - vous procurer des émois par l’absence de scènes poignantes et de séquences d’action. Je pense que ce duo d’auteurs (Julia Wauters et Glen Chapron) est à suivre de près car leurs styles présentent de nombreuses similitudes avec celui d’Etienne Davodeau aussi bien au niveau du scénario que du dessin. J’attends avec attention leur prochaine réalisation !