"Les Aigles décapitées" c'est la vie des châtelains et celle des petites gens qui sont dépeintes, c'est surtout cette misère chronique des paysans et cette crasse que l'on ressent en lisant cette BD tout ceci sous fond de vengeance, de complot, d’alliance.
Par contre après le cycle en Terre Sainte je pense qu'il fallait arrêter la série. La suite n'a plus cette intensité du 3ème cycle où Hughes est accusé d’être un usurpateur. Dans l'ensemble "Les Aigles décapitées" reste une bonne série bien documentée avec des dessins juste corrects.
La série des "Aigles décapitées" se compose de plusieurs « arcs ». Le premier, relatant la jeunesse du futur seigneur Hugues de Crozenc, bénéficiait de la qualité scénaristique de Kraehn (créateur de l’excellente bande dessinée Bout d'homme) et des dessins de Pellerin. (tome 1 à 4)
Le second arc, toujours scénarisé par Kraehn (également au dessin pour le tome 5), et dessiné par Pierret, conte les aventures à l’âge adulte du seigneur de Crozenc, ses difficultés pour défendre et conserver ses terres et ses droits (tome 5 à 11) et son départ pour la terre sainte (12 à 13)
Ces deux arcs sont bien menés, avec des rebondissements captant l’attention du lecteur et donnant envie de connaître la suite avec impatience.
Ils sont, à mon sens, les meilleurs de la série.
Le troisième arc, toujours dessiné par Pierret et scénarisé par Arnoux, clôt les aventures d’Hugues de Crozenc en Terre Sainte, pour ensuite s’intéresser à ses deux héritiers, Sigwald (fils de sa première épouse, Nolwenn), et Mahaut (fille de son unique amour, Alix)… (Tome 14 à 23).
Bien que les premiers tomes de ce troisième Arc commencent d’une manière assez sombre (une dispute enfantine qui menace de se transformer en vengeance sanglante), l’histoire bifurque brusquement pour s’intéresser presque uniquement au fils d’Hugues, le jeune et fougueux Sigwald…
La tension présente dans les trois premiers tomes disparait presque complètement par la suite, et bien que les héros soient toujours complexes, l’histoire manque de nervosité pour réellement passionner les lecteurs.
Cependant, le récit est toujours agréable à lire, et décrit une période de l’histoire de France avec un certain réalisme. En fait, le seul grand défaut réside dans une absence d’« enjeu », susceptible de redonner un souffle épique à ce troisième arc : un rival capable de pousser les héros dans leurs retranchements, ou une quête dans laquelle Sigwald (et Mahaut) pourraient s’investir et découvrir leurs capacités respectives, par exemple.
Malheureusement, les deux jeunes protagonistes sont toujours sous la tutelle de leurs parents, et semblent avoir du mal à se dégager de leurs ombres… Peut-être dans un prochain album ?
Une série historique comme il y en a tant dans la collection Vécu, aurais-je envie de dire. Pourtant, les auteurs qui se sont succédé sur la série ne sont pas des manchots, bien au contraire.
Oui, mais voilà, le personnage principal manque de charisme. Les aventures sont bien construites mais sans grande originalité. La dimension historique est bien présente mais pas de nature à me passionner (elle sert plus de cadre pour l’aventure que de support avec interactions entre histoire vraie et romance). De plus, cette période de l’histoire de France n’est pas celle qui stimule le plus mon imagination. Et les auteurs ne parviennent pas à me transmettre leur enthousiasme (au point que je me demande s’ils étaient eux-mêmes enthousiastes).
Après une petite quinzaine de tomes, les auteurs ont la bonne idée de se débarrasser de leurs héros initiaux, histoire de pouvoir recommencer l’aventure avec des personnages encore vierges à nos yeux … Ce n’est pas plus emballant pour la cause.
Les différents illustrateurs qui se sont succédé sur la série nous livrent un travail soigné bien dans la lignée de la collection. L’ensemble garde une belle lisibilité et est précis dans les décors mais présente un côté daté avec ce trait raide sans grand relief ni réelle personnalité.
Une série faite avec soin et professionnalisme mais à laquelle il manque un soupçon d’originalité pour parvenir à me passionner.
L'art d'accrocher le lecteur avec délectation dans une série particulièrement bien imaginée, le coup de crayon est fin avec harmonie des couleurs, les textes se lisent facilement sans discours inutiles, la qualité de la représentation historique nous fait replonger sur les bancs de l'école primaire !
Bref, une très bonne série qu'il faut lire pour redécouvrir la richesse de l'histoire de France.
Merci et félicitations à Jean-Charles KRAEHN en espérant qu'il saura avec le même brio nous conter et dessiner d'autres aventures historiques.
Une série qui mêle habilement, du moins au départ, l'Histoire et l'histoire pour recréer un XIIIème siècle authentique, l'action se situant en Creuse, précisément à Crozenc. L'intrigue multiplie les rebondissements sans jamais perdre la crédibilité de la reconstitution.
Patrice Pellerin fait preuve au scénario d'une grande rigueur, construisant un premier cycle de trois albums avec maîtrise, sans forcément innover mais en donnant un résultat efficace et sans prétention. Jean-Charles Krahen illustre l'ensemble avec force, d'un trait à la fois lisible et fouillé, tout comme ses mises en scène.
Krahen assure ensuite texte et dessin sans démériter, faisant voyager ses héros avant d'abandonner rapidement le dessin à Michel Pierret. Celui-ci possède un trait beaucoup plus épuré et moins précis qui fait perdre du réalisme à la série, tout en étant pourtant relativement agréable. Toutefois, ses choix de mise en place, d'angles et de mises en pages sont quand même répétitifs, tout comme les rebondissements dont use Krahen pour tenir son lecteur en haleine. Le scénariste tourne vite en rond en jouant sur les luttes pour s'emparer du domaine de Crozenc, n'hésitant pas à recourir à quelques poncifs.
Heureusement, il entraîne son héros en Terre Sainte, et la série reprend un peu du poil de la bête. D'autant qu'Erik Arnoux lui succède et parvient à donner du sang neuf à la saga, tout en renouvelant la galerie de personnages qui contribue à redonner des couleurs à ces "Aigles Décapités".
Une série qui souffre de la succession d'auteurs, les meilleurs albums étant ceux écrits par Pellerin qui posent les bases sur lesquelles se construiront les albums suivants. Soulignons que s'il y a une baisse de tension, la série possède une belle galerie de protagonistes qui se révèlent tous bien loin de simples stéréotypes.
Une bonne série qui débute dans le périodique "Vécu" n° 5 de Juillet 1985.
Une saga historique qui mêle des événements réels et des faits imaginaires.
Ces "Aigles" -mot féminin pris au sens héraldique du terme- me promènent dans le milieu du 13ème siècle, où le roi Louis IX ne sera pas encore connu sous le nom de Saint-Louis.
Et comme je suis passionné par le Moyen-âge, je ne pouvais que m'intéresser à la série (ce qui ne veut pas dire qu'elle me "botte" vraiment...)
J'aime assez ces pérégrinations d'Hugues, de son écuyer Sigwald... sans oublier Nolwenn, qui -avec eux- me font parcourir le royaume de France de ce "temps-là"..
Une bonne série réaliste, bien dans la continuité de son thème ; et ce malgré plusieurs "changements de chaises" des auteurs (Pellerin, Kraehn, Pierret, Arnoux...).
Bien documentée, bien réalisée graphiquement malgré les différences de styles entre les divers dessinateurs, ces "Aigles" me sont d'une lecture agréable... mais je n'en retire pas une intense satisfaction.
Bien fait quand même.
J'ai adoré au départ. Faut avouer que le dessin est bon et que le scénario "était" super intéressant. Oui mais voilà, il y a un moment où il faut savoir s'arrêter...ça devient long, très long et l'intérêt du début s'est définitivement évanoui... dommage. A réserver aux volontaires, car de la volonté il en faut pour suivre la série.
Les points positifs : soyons honnêtes, ça se laisse bien lire (même très bien lire, du genre 1/4 d'heure par tome). Le scénario est sympathique, cohérent et sans lourdeur, même s'il y a quelques redondances. Personnellement, j'ai appris plein de choses sur les us et coutumes du moyen-âge, et sur les faits historiques. Les personnages sont attachants, et très humains (ils sont tous un peu puants quand même à un moment ou un autre de l'histoire).
Les points négatifs : le scénario semble parfois faire des boucles. Ainsi, on se retrouve à vérifier de temps en temps si on a bien lu les tomes dans l'ordre, tant ce qu'on lit a un petit goût de déjà vu. Mais on ne fait pas 17 tomes sans recaser un petit réchauffé par-ci par-là. Au bout de 15 tomes (si je me souviens bien), on passe enfin à un autre cycle... qui s'arrête à la fin du tome 17 pour cause d'abandon. Bref, c'est un peu fastidieux, tout ça.
Le dessin n'est ni positif, ni négatif, il est... neutre. C'est un dessin efficace, explicite (on suit parfaitement l'action, on reconnaît les perso sans problème, c'est propre...) mais absolument sans caractère.
Si vous ne savez pas quoi prendre à la bibliothèque, n'hésitez pas. Quant à l'acheter... en tout cas, pas moi.
NOTA : Je me suis arrêté au tome 12 parce que la bibliothèque n'a pas (encore ?) les tomes suivants.
Cette série de la collection Vécu est très classique, et répond à toutes les caractéristiques de cette collection : des scènes avec des femmes nues ou de sexe, des dessins simples rappelant les illustrations historiques, un scénario pas trop compliqué, et surtout un respect de l'"Histoire". Rien de bien nouveau donc, mais ici c'est bien fait.
L'histoire tout d'abord est bien construite et nous propose des personnages attachants. Ce n'est pas compliqué et les ficelles sont souvent grosses, tout est assez prévisible mais cela reste correct et agréable à lire. Les découpages entre les différentes étapes de la vie d'Hughes sont bien faits et cela permet de montrer différents aspects de la vie du Moyen Age. En effet, cette série brille par son côté historique, on sent un véritable travail de recherche et une volonté que tout soit crédible. Les auteurs font tenir à leurs personnages un langage médieval, mais il reste compréhensible et nous plonge quasi à notre insu dans l'ambiance de l'époque. Ce fond historique est vraiment amené de façon subtile et nous fait oublier le manque de finesse du scénario.
Pour le dessin, rien d'exceptionnel, c'est de bonne facture mais sans être bien dessiné. C'est un graphisme passe partout, assez typé série historique et Vécu, surtout au début où les couleurs ont vieilli (les cheveux de Hughes sont jaunes jaunes). Le changement de dessinateur est visible et j'ai eu du mal pour les tomes du milieu mais ensuite cela va mieux.
Donc si vous aimez le Moyen Age n'hesitez pas à vous plonger dans cette saga et même à l'acheter. Sinon c'est une bd sympa mais sans plus.
Si, comme moi, vous aimez la période du Moyen Age, alors vous apprécierez les nombreuses références aux us et coutumes de l'époque telles que les lois du système féodal, les départs en croisade, comment répudier sa femme, etc.
Ceci étant, c'est une série que j'ai lu, que j'ai appréciée, mais que je n'ai pas du tout envie de relire. Donc, à emprunter à un ami, à la bibliothèque (c'est une BD relativement connue) mais peut être pas à acheter, ou alors au bouquiniste.
Des dessins classiques, un scénar plus que prévisible.
Ceci dit, c'est quand même réussi, puisque j'ai lu toute la série.
S'il n'y a rien de très original, il n'y a rien de très mauvais non plus : la simplicité des dessins et de l'histoire permet d'obtenir un résultat clair et fluide, qui se lit plus qu'agréablement.
Bref, cette série ne vous apportera rien de bien nouveau, mais vous permettra quand même de passer un bon moment.
De la bonne BD historique "Made in Glénat".
De bonne histoires, un dessin agréable, que les changements de dessinateurs ne vient pas trop perturber et des personnages intéressants forment un ensemble très sympa que je recommande à ceux qui aiment le "vrai" médiéval...
Un regret, le côté "Dallas Médiéval" de l'ensemble qui peut en rebuter certains. Pourtant c'est ce qui fait tout le charme de la série...
Il faut avouer que le moyen-âge est un genre très plébiscité en bd. Ici encore, on y plonge les pieds joints et c'est une réussite. Le scénario tient la route et on se laisse entrainés dès le début de l'histoire . Personnellement, j'ai un petit faible pour les trois premiers, ceux dessinés par Patrick Pellerin ("L'épervier").
C'est d'ailleurs le seul reproche que je pourrais éventuellement faire aux Aigles Décapités : le changement de dessinateur (3 ) peut parfois être déconcertant !
A part cela, d'habitude, je ne suis pas trop adepte des série qui sortent dans la collection Vécu (Glénat), mais celle-ci est une bonne petite série historique. Sympa !
"Les aigles décapitées" sont une réussite, tant sur le plan scénaristique que graphique. Si justement le graphisme est on ne peut plus classique, il brille par sa fluidité et sa clarté. Jamais les dessins ne sont un obstacle à la lecture, bien au contraire. Malgré le fait que trois dessinateurs différents se soient relayés, ils constituent un complément parfait à l'histoire qu'ils servent.