Je vais être moins enthousiasme que certains posteurs sur cet one-shot. Tout d'abord, bien que j'ai trouvé le dessin bon, il ne m'a pas enthousiasmé plus que la moyenne et je ne vois pas en quoi il est fabuleux.
Ensuite, le conte se laisse lire, mais rien n'a vraiment retenu mon attention sauf lorsqu'on parle de la malédiction de la sirène. Le reste m'a laissé un peu indifférent et à la fin j'avais l'impression qu'il ne s'était pas passé grand chose. En plus, le personnage principal n'est au final qu'un simple spectacle avec aucun charisme.
Bref, le genre d'album à lire si on aime les légendes (comme moi), mais il ne faut pas s'attendre à grand chose.
François Debois et Sandro Masin nous content joliment une légende bretonne en adaptant une nouvelle d’Anatole Le Braz.
Je ne connais pas le texte original, mais la narration est très agréable et me semble respecter l’esprit de l’époque. La légende est belle et envoutante comme son sujet : les sirènes. Comme pour toute légende, on ne croule pas sous les rebondissements, mais on pénètre progressivement au cœur du mystère. Le rythme est lent et il y a bien quelques longueurs, mais celles-ci sont souvent comblées par le dessin. Ce dessin est pour moi le point fort de l’album. Les décors sont magnifiques et les personnages bien typés et facilement reconnaissables. Le tout est très clair et donne une fausse impression de facilité. Il est cependant certain que si vous n’y êtes pas sensibles, la lecture du présent album vous paraîtra bien fade.
A feuilleter avant d’acheter, donc. Mais, personnellement, j’ai vraiment bien apprécié. Entre 3/5 et 4/5.
J'ai entamé la lecture de cette BD sans être convaincu du résultat et j'en ressors dans le même état.
Je ne connais pas la nouvelle d'Anatole le Braz, donc je ne peux pas comparer. Mais après la lecture, je me dis qu'il manque quelque chose.
Sandro nous sert un dessin plutôt moyen pour les visages et poses des différents personnages, mais les décors sont eux superbes et contribue à nous plonger dans l'atmosphère de l'île d'Ouessant. La mise en couleur, quant à elle, n'apporte pas beaucoup à l'ambiance.
Au niveau de l'histoire, on se plonge dans ce conte assez facilement, même si la voix-off est très difficile à lire. Tout ceci est plutôt joli, mais finalement il ne se passe pas grand chose et la fin est sans saveur.
On se laisse transporter par l'atmosphère, mais en refermant l'album on ne peut que se dire qu'il ne s'est pas passé grand chose.
Coup de coeur de justesse pour ce one-shot, mais coup de coeur tout de même.
Parce que "Le sang de la Sirène" reprend une nouvelle écrite par le conteur breton Anatole Le Braz, reconnu comme l'un des meilleurs de son époque.
Parce que le héros n'est autre qu'un alter ego de Le Braz lui-même, et qu'il est caractérisé de façon très respectueuse, sans forfanterie ni naïveté.
Parce que le dessin de Sandro Masin est très beau, même s'il manque d'un peu de caractère sur les visages. Mais il est très fort dans les paysages, et l'on ressent bien l'atmosphère îlienne qui se doit de régner sur une telle histoire.
Parce que c'est quand même un assez joli conte, bien que manquant d'un peu de spectacle en fin de course, à mon sens.
"Le Sang de la Sirène" frôle le 3,5/5, parce que j'ai été un peu déçu par la fin, j'aurais aimé quelque chose de plus fantastique.