Jazz Maynard s’est mon gros coup de cœur du moment.
Je dois dire que j’ai été bluffé, tout d’abord le scénario est béton. Tout est relativement bien pensé, riche en rebondissement, en flash back, en humour et en péripéties. Ensuite l’ensemble est incroyablement fluide, il faut dire que certains scénaristes auraient pu faire traîner la même histoire sur dix tomes, ici il n’en est pas question. L’histoire avance à toute allure sans nous perdre en chemin.
De plus le cadrage est vraiment audacieux. La mise en scène est vraiment appréciable. Nous passons d’un endroit à un autre, d’un personnage à un second, d’une époque à deuxieme différente, le tout d’une façon déconcertante. Il n’y a aucune difficulté à suivre le fil des pensées de notre auteur, cela est terriblement bien fait.
D’autre part le dessin auquel j'avais tant de reproches à faire au premier abord sert vraiment de bonne façon cette histoire. Il est différent, il a son propre caractère et fluidifie la lecture. Lecture qui peut s’emballer et se faire à toute vitesse dans les périodes de forte activité de nos protagonistes.
Bien sûr on pourra reprocher le coté déjà vu mais pour ma part je trouve qu’il s’en passe des choses dans cette série ! Alors déjà vu, effectivement, mais réunis ensemble pas forcement. En général nous n'avons qu’une des « péripéties annoncées » comme par exemple : le sauveur qui vient délivrer sa sœur qui a été enlevé et prostitué de force . Ce qui pourrait chez un autre scénariste faire une série entière, pour le nôtre, de scénariste, en l’occurrence, Raule, cette même péripétie sert de point de départ auquel vient se greffer : des diamants, des amis truands, une sorte de triade, un maire pourri, un policier qui en veut, un casse, des anciens amours, et la liste n’est pas finie !
Apres cette série espagnole (si je ne me trompe pas…) je me suis immédiatement tourné vers l’autre série hispanique au dessin particulier du moment. J’ai nommé Ken Games et bien tout comme pour Jazz Maynard, j’ai été enchanté ! Pas mal ses espagnoles !
Je me suis procuré le tome 4 de Jazz Maynard. Il présenté comme une histoire à tome unique, or, il me semble, ou du moins j’espère, qu’il s’agit plutôt du premier tome d’un nouveau cycle. Trop de pistes sont commencé, trop d’ébauches de nouvelle péripétie sont engagées, il y a là bon nombre d’interrogations…
Ce tome pose encore plus de questions qu’il n’apporte de réponses, ce qui n'est pas mal en soi, bien sûr, mais il va nous falloir nous apporter les réponses. S’il s’agit d’un tome d’introduction pour un nouveau cycle celui ci commence vraiment bien.
A contrario s’il s’agit réellement d’un one shot, je trouve ce tome parfaitement inutile…
L’achat de ce quatrième tome est donc dispensable en attendant l’année prochaine et la sortie éventuelle d’une suite…
A mon avis, si vous n’aimez pas les films de Quentin Tarentino, vous risquez fort de n’apprécier que très modérément ce Jazz Maynard.
Car il faut bien avouer que cette série fonctionne avant tout grâce à son dynamisme jamais pris en défaut, par sa structure en multiples flash-back, et par quelques répliques humoristiques servies au bon moment.
Personnellement, j’ai eu du mal avec ces multiples scènes de découpage en tranche (à la Kill Bill), mais j’admets que l’ensemble est très bien réalisé et très efficace, à défaut d’être vraiment original.
Peu original, parce que le coup du gangster invincible qui revient se planquer au pays, mais que de vieilles connaissances tentent de réactiver, on me l’a déjà souvent fait. Peu original encore parce que la secte de tueurs/gardes du corps maîtres en maniement du sabre, c’est également du déjà-vu. Peu original toujours, ce politicien véreux (mais y en a-t’il d’autres ?), cette journaliste intègre, ce trio d’amis d’enfance dont l’un s’est éloigné des deux autres pour finir par s’opposer à ceux-ci, ou, enfin, cette jeune fille trop naïve qui rêvait de devenir artiste et qui se retrouve … prostituée (houlala … quelle surprise …)
La sauce aurait sans nul doute été indigeste s’il n’y avait eu ce côté « assumé » de la part des auteurs. Tout est cliché, tout est exagéré, tout est prévisible, mais c’est volontaire de la part de Raule (du moins je l’espère) et l’ensemble fonctionne à la manière d’un hommage, d’une parodie (façon Tarantino, on y revient).
Graphiquement, plusieurs choses m’auront gêné durant ma lecture.
Tout d’abord, les poitrines féminines (surtout au début du récit) sont à la fois extrêmement généreuses et incroyablement laides. J’ai conscience que ce dessin est stylisé, mais tant qu’à faire, Roger aurait pu nous offrir de belles poitrines plutôt que ces espèces de gros traversins coincés sous les t-shirt de ces dames.
Ensuite, la colorisation (à nouveau très stylisée) est loin d’être à mon goût tant je la trouve terne. Le brun, j’aime bien mais à faible dose (question de goût personnel, et je sais qu’ici, sur bdthèque, certains adorent cette couleur).
Enfin, et en règle générale, je trouve décidemment ce trait trop simplifié, trop épuré. Par contre les cadrages et les perspectives « illogiques » sont très bien réussis.
Je reste donc d’un avis mitigé sur la série, mais elle ravira certainement le jeune lectorat actuel (de préférence fan de Tarantino en général et de Kill Bill en particulier).
Pas mal dans son genre, ... mais pas ma tasse de thé (un petit 3/5).
"Jazz Maynard" a une immense qualité : un graphisme péchu, stylé et dynamique comme on n'en voit que peu en BD, avec un vrai sens du cadre et de la mise en scène. C'est ce qui m'a donné envie de lire cette BD d'ailleurs.
Mais je n'ai pas été séduite par le scénario, que j'ai trouvé peu original et finalement un peu ennuyeux. Faut dire qu'au vu de la couverture du tome 1, je m'attendais à lire la vie d'un jazzman, autant dire que j'ai été un peu déçue.
C'est cependant une BD vraiment bien faite, bourrée de qualités, mais qui n'a jamais réussi à m'intéresser. Je ne suis pas rentrée dans le trip... je conseille néanmoins de jeter un coup d'oeil attentif, car nul doute qu'elle saura trouver des fans, et elle le mérite.
J’ai trouvé récemment en occasion le premier tome de Jazz Maynard, ayant en souvenir les critiques très positives lues ici, je me laisse tenté.
Après avoir tourné la dernière page de ce tome, je suis plutôt déçu. Il ne manque plus qu’une cape et des collants à Jazz, tellement celui-ci semble être doté de super pouvoirs. C’est avec la plus grande facilité qu’il enchaîne les sauts et les galipettes, semblant posséder tout les qualités du ninja ayant été piqué par une araignée radioactive. Tout cela sans aucune explication rationnelle.
Je pourrais également parler de la bande des méchants chauves, ressemblant à des clones bodybuildés, et à l’apparence peu humaine, qui pour ma part frise le ridicule.
Ce sont également les nombreuses références à Tarantino (Dont je suis fan) qui m’ont attiré vers cette série. Même si le découpage de l’histoire peut nous y faire penser, n’est pas Tarantino qui veut, et les personnages de cette B.D sont loin d’atteindre la profondeur et le charisme de ceux de Quentin. Même chose pour les dialogues, aucune comparaison ne me semble possible, on est loin des répliques percutantes et de l’humour toujours présents dans les films…Bon, assez parlé de cinéma.
Ensuite vient le traitement graphique, même si je dois reconnaître qu’il est original et à sa propre personnalité, il ne m’emballe franchement pas. Je n’aime pas les traits des visages et que dire de la couleur vraiment mocharde et triste.
Alors, je sais bien que certains vont me dire que je ne juge que sur une partie de la série, soit un tome sur trois, mais si au 1/3 du récit je ne prends pas de plaisir, je ne vois pas l’intérêt de continuer. De plus, je n’ai plus envie de dépenser un centime pour cette série, d’ailleurs mon premier tome a été revendu illico.
"Jazz Maynard" c'est du polar d'action où tout est démesuré :
- Des gros flingues ;
- Des grosses explosions ;
- Des morts ;
- De la baston coup de pied, coup de poing, coup de genoux, coup de coude, coup de tête, coup dans les couilles, et c'est toujours le héros qui gagne ;
- Des nanas à gros seins ;
- De la grosse magouille politique ;
- Des histoires de gros sous ;
- Encore des cadavres ;
- Les sabres les plus tranchants du monde ;
- Des gueules patibulaires, je me demande s'ils n'ont pas un lien de parenté avec les orques… il faudra ajouter "dimensions parallèles" ;
- Une autre femelle à gros seins mais qui a un cerveau et surtout une bonne conscience - mais elle ne baise pas ;
- Des macchabées... ça tombe comme des mouches ;
- Et j'en passe.
- Un concentré de testostérone, une éjaculation de violence.
- C'est beau.
Oui, c'est beau…, graphiquement.
Je peux aimer ce genre d'histoires un peu trop aseptisées, millimétrées au plus juste pour que tout rentre dans l'ordre, que les vilains soient punis et les gentils vengés, avec un personnage principal plus proche du super-héros que de l'humain. Mais tout cela doit être absolument bourré d'humour, et ce n'est pas le cas, on sourit à peine de temps en temps, "Jazz Maynard" se prend "trop" au sérieux… et c'est bien dommage.
Comme beaucoup, je m’attendais à ce que la musique prenne une place importante dans cette série, mais j’ai été agréablement surpris de voir qu’il s’agissait en fait d’un pur thriller au scénario musclé, le jazz n’étant qu’une passion du personnage principal, qui prend peut-être 4 pages dans toute la série.
L’histoire commence fort et on se demande un peu où on est, où les auteurs veulent en venir. A grand renfort de flashbacks, on suit l’histoire de Jazz, un truand surentraîné qui revient dans son pays natal, l’Espagne, après 10 ans passés aux USA. Et puis tout s’emballe, les comptes doivent se régler, les balles fusent, et on prend un pied d’enfer ! Car la série va à 100 à l’heure, le découpage est dynamique, l’action est lisible, bref on ne s’ennuie pas ! Ce n’est pas toujours crédible, mais c’est efficace. On est plongé au cœur d’une organisation criminelle, avec magouilles politiques et trahisons tout autour. Chaque tome tourne plus ou moins autour d’un même lieu, ce qui les rend bien distincts les uns des autres. En fait, j’ai presque eu l’impression de regarder un film tant les décors sont cinématographiques, et le découpage et l’action réussis.
Quant aux dessins, ils sont pour le moins originaux. Les personnages sont volontairement déformés, assez allongés. Mais l’ensemble est plein de style, très dynamique et très agréable à regarder, même s’il faut un petit temps pour bien s’en accommoder. Les couleurs sont parfois un peu trop sombres et pas très variées, ça m’a occasionnellement dérangé, mais ça contribue à l’atmosphère de la série.
Au final on a une bonne BD d’action, assez originale dans le traitement graphique et de l’action. Ce n’est clairement pas quelque chose d’inoubliable mais je mets 4 étoiles pour le plaisir procuré à la lecture. Dur de lâcher un album une fois commencé.
Voici une série qui ne m'attirait pas de prime abord.
Il a fallu l'insistance de mon libraire et les différents avis positifs pour que je daigne m'y intéresser... En effet, au départ, ni le dessin, ni les couleurs, ni le contexte (Barcelone de nos jours) ne m'intéressait. Mais à la fin du tome 1, j'ai remercié silencieusement mon libraire et lui ai demandé de me réserver les tomes 2 et 3...
Ceci dit, ce qui m'a le plus plu est la manière dont l'histoire est racontée : beaucoup de flash-backs, de scènes qui se suivent sans lien entre elles (mais tout s'éclaircit au final) et le dynamisme qui s'en dégage.
Au niveau du scénar, c'est une bonne histoire intelligemment menée et qui se découvre progressivement (lire les trois tomes d'affilé est mieux je pense) pour arriver à la conclusion finale où tout s'explique.
Au niveau des dessins et des couleurs, j'ai eu un peu plus de mal à rentrer dedans et encore maintenant, je ne suis pas convaincu. Mais une chose est certaine : elles participent à créer l'ambiance particulière de cette série...
Bref, vivement le deuxième cycle qui, j'espère, nous en apprendra plus sur la vie de Jazz...
Couillon que je suis, moi qui croyais qu'il s'agissait d'une BD sur le jazz, musique que je n'apprécie pas des masses...
Et puis, au fil des feuilletages, des discussions, des avis aussi, je compris qu'il n'en était rien. Il s'agit là d'un thriller à la sauce catalane, assez noir mais pas trop, mené tambour battant et plein de qualités. C'est très nerveux, on ne s'ennuie pas une seconde, l'ensemble est plutôt orienté "action". C'est peut-être là d'ailleurs que le bât blesse : il n'y a presque que ça dans la BD. Une pincée d'érotisme, des miettes d'humour pour désamorcer la tension, et tout le reste c'est de la testostérone. Normal pour un récit d'origine latine, me direz-vous. Oui mais quand même, j'eus aimé un peu plus de réflexion sur la société catalane d'aujourd'hui, par exemple.
Cependant ma lecture fut très plaisante. Le dessin de Roger est vraiment très très bon, je lui trouve une petite parenté avec celui du Jean Giraud de Blueberry, en un peu plus actuel dans le trait. Par contre, j'ai l'impression qu'il ne s'est pas trop creusé la tête pour les tronches des malabars : tous une tête allongée, des yeux crétins et quelques cicatrices pour faire "durs". Même Angel, personnage secondaire qui a son importance, est difficile à distinguer des autres armoires à glace.
Quand on voit la couverture du premier tome, il est difficile de savoir sur quoi on va tomber.
Personnellement, elle ne m’avait pas du tout attiré, je pensais, vu le graphisme et la composition, que j’allais tomber sur un truc intimiste sur la vie d’un jazzman avec un dessin plutôt minimaliste, pas du tout à mon goût.
Il a fallu attendre la sortie du tome 3 et son dynamisme pour que je daigne m’y intéresser et enfin saisir le style ; un thriller tarantinesque énergique qui défouraille à tous va mais intelligemment. Le style du dessinateur fait mouche, particulièrement les expressions et sa mise en scène.
Amené par un scénario énergique, divertissant et bien ficelé, cette lecture est vraiment jubilatoire. Seule la fin manque d’originalité, ils ont oublié la grosse claque finale qui aurait amenée cette histoire dans mes séries cultes… On n’en est vraiment pas loin.
Une bien bonne histoire. C’est la découverte de deux jeunes auteurs espagnols –Raule et Roger- que je ne connaissais pas. C’est ensuite celle d’un « héros » trouble, trompettiste de son état.
Et nos auteurs embarquent « Jazz » dans des aventures qui tiennent en haleine, ce dans un décor de Barcelone qu’ils connaissent à fond et qui est vraiment bien rendu. Scénario costaud, millimétré, mené tambour battant. Style graphique surprenant au départ mais attachant si on s’y attarde ; l’ensemble m’a plongé dans un monde glauque, noir à souhait, qui se marie très bien à ce polar « brut de brut ».
Je n'ai pas simplement aimé Jazz Maynard ; j'ai véritablement adoré ! Au début, on ne sait pas quelle direction va prendre cette histoire entre vengeance, prostitution et vol en haute voltige. Il y a une réelle fluidité du scénario qu'on n'observe que dans les grandes bandes dessinées. Chapeau pour une telle maîtrise narrative ! Et dire que la couverture ainsi que le titre m'avaient un peu rebuté au début.
La scène d'ouverture en flash-back du second tome est d'anthologie. Ce second tome arrive à placer la barre encore plus haute que le premier volume déjà excellent.
Quelques défauts cependant mais au niveau du dessin : le visage de Jazz est réellement rachitique. Ceux des méchants sont presque dignes d'un film d'horreur genre Frankenstein. On se demande si ce n'est pas fait exprès. Globalement, j'ai bien aimé ce trait particulier qui s'accommode à merveille aux les scènes d'action. La colorisation est d'ailleurs très séduisante... Ah, cette ville de Barcelone by night !
En conclusion, je dirai que c'est le meilleur polar de l'année que j'ai pu lire! Achat indispensable.
J'ai bien apprécié le premier opus de cette série qui se penche avec une note Jazzy sur le destin mouvementé d'un frère et sa soeur.
Le trait est soigné et original, l'histoire se lit d'une traite sans ennui. Les guerres de gang et l'aspect policier nous plongent dans un scénario qui parait prometteur à la Tarantino (on se croirait dans Pulp Fiction pendant la séance de questionnement).
Après la lecture du tome 1, j’avais été un peu déçu et mis seulement 3/5. La narration et ses différents Flashes-back m’avait un peu gêné. J’avais conclu mon avis par : Une première impression mitigée mais qui évoluera sans aucun doute (en mieux ou en pire) avec la suite, que j’attends quand même avec impatience.
Avec la sortie du tome 2, j’en ai profité pour relire le tome 1 et le moins qu’on puisse dire c’est que j’ai un avis bien plus enthousiaste ! J’ai vraiment accroché. Plus de gêne avec les flashes-back, j’ai mieux compris l’histoire, j’ai bien cerné tous les personnages et l’intrigue se révèle super prenante. Il y a effectivement un coté Tarantino dans cette série.
Le dessin et la colorisation frappent par leur originalité, bref que du bon. Il ne faut parfois pas s’arrêter à une première impression.
A la clôture du 1er opus, je me suis surpris à me dire : "ça décape et ça change!". Et quand je me fais ce genre de réflexion, c’est que j’ai particulièrement apprécié l’ensemble qui m’est proposé.
Il s’agit d’une trilogie dont le 1er tome mêle violence, banditisme, musique et une pointe de fantastique.
Le scénario est agrémenté de nombreux « flash-back », ce que j’apprécie, cela permet à l’histoire de respirer.
Le dessin quant à lui est particulier ; nous sommes en présence d’une nouveauté dont l’esthétique est singulière et élégante.
Mise à jour: Après avoir lu les deux opus suivants, qui viennent clôturer la série (du moins l'éventuel premier cycle), l'excellente impression ressentie après le premier tome s'est confirmée. Le récit garde un rythme endiablé et les scènes d'action sont époustouflantes.
Pour une première, ou presque, le coup d'essai réalisé par ces auteurs est une vraie réussite.
Tu veux de l'action? Pose-toi bien dans ton fauteuil et prépare-toi à ouvrir trois tomes bourrés de dynamite!
La claque, une bd d'enfer à se procurer le plus rapidement possible. Fan de Tarantino et d'un univers noir et malsain jetez-vous dessus.
Le scénario est très bon et les dialogues sont percutants, le dessin est très bien approprié à ce style de scénario et les couleurs reflètent parfaitement l'atmosphère.
Bref, ça sent la bd culte à plein nez et c'est tant mieux.
En ayant entendu beaucoup de bien et me fiant aux conseils d'un libraire de bon goût, j'ai acheté et lu cet album qui ne m'inspirait pas vraiment graphiquement.
Et en ce qui concerne les dessins, je ne suis toujours pas emballé, c'est dynamique mais plus stylisé que stylé à mon sens. Les couleurs uniformisées par une teinte dominante marron, à l'image de la couverture, donnent une cohérence à l'ambiance, en même temps c'est un peu terne.
L'intrigue est divertissante, les personnages sont nombreux et le héros est charismatique. Le scénario est typé polar qui pète en tous sens, utilisant parfois quelques effets Tanrantinesques (un comble tout de même que de se faire emprunter ses effets quand l'on est un tel emprunteur que Tarantino..), mais à mon sens les points forts de cette BD sont liés aux dialogues réussis et au déroulement sans temps mort, les évènement s'enchaînant avec une fluidité et une cohérence constante. Je dirai que cette BD a un bon "Flow".
Même si je suis plutôt confiant, j'attends la suite avant de conseiller sans réserve, comme cela a déjà été écrit, certains points méritent d'être approfondis.
J'avais vu cette BD lors de sa sortie, mais la couverture ne m'avait pas poussé à l'ouvrir. Après avoir lu des critiques pour la plupart positives, je l'ai ouverte et me suis dit qu'elle pourrait me plaire.
En effet, derrière une couverture et un titre austères, le contenu de l'album est complètement différent. Le dessin est énergique, bien maîtrisé, très lisible et parfaitement dans le ton de l'histoire. Bien que la palette des couleurs soit très restreinte, ceci confère une ambiance très réussie.
Le scénario est lui aussi très énergique. Dans un pur style "Tarantino" (déjà dit à plusieurs reprises dans les avis précédents), la plus grande partie de ce tome se déroule en huis-clos avec forte utilisation de flashes-backs. Les scènes d'actions sont impressionnantes et assez violentes. On se laisse porter par la narration et on attend maintenant la suite pour en savoir plus sur ce qui va arriver aux protagonistes.
Voila une très bonne surprise : tous les éléments de cette BD sont réussis !
Une des meilleures BD de ces derniers mois. Il faut passer le cap de la couverture et du titre pour découvrir la petite merveille.
On rentre très vite dans l'histoire (que je vous laisserai découvrir), et rapidement l'on oublie la colorisation basique (palette beige marron principalement, un peu de bleu et de gris : sauf erreur de ma part, si l'on y ajoute le blanc et le noir, j'en ai fait le tour !!!).
Le rythme est endiablé, les personnages entiers, etc.... : que du bon qui demande à confirmer par la suite.
Un coup de coeur pour l'ensemble : scénario, dessin et également la colorisation qui apporte une touche d'originalité supplémentaire à ce premier tome.
J'ai tourné autour un petit moment avant de craquer, surtout pour le dessin, très "tendance", bien fignolé, bien latin. C’est vraiment du beau boulot.
Après, coté scénario, je trouve que le jazzman hypersensible qui peut se transformer en tueur impitoyable et en expert en arts martiaux et en cambriole, tout en gardant son cœur tendre pour sa petite sœurette, ça fait beaucoup pour un seul homme... La sœurette qui n'en finit d'ailleurs pas d'être mièvre, accompagnée par la petite amie journaliste idéaliste incorruptible, gauchiste, top modèle et tout le tralala.
Malgré tout, les deux premiers sont vraiment de beaux objets, et j'étais vraiment impatient de découvrir le dénouement. Et là, déception, comme trop souvent, je trouve, la fin est ratée. Je ne veux pas trop en dévoiler, mais après deux épisodes hyper violents menés tambours battants, je trouve la conclusion vraiment simpliste. Ne parlons pas de l'épilogue, carrément ridicule. Mais bon, je pense qu'un scénariste aussi doué pour maintenir la pression et le rythme devrait commencer par imaginer une bonne fin avant de partir dans l'action tous azimuts, à mon humble avis, bien sur.
Je suis quand même très satisfait de mon achat, au moins pour les superbes dessins. Je suivrai avec attention la prochaine sortie de ce dessinateur prometteur.
C'est le sentiment qui ressort directement à la lecture de cette BD car derrière cette couverture anodine, se cache un polar des plus efficaces. Cette histoire menée tambour-battant et agrémentée de flash-backs bien placés là où il faut, de combats bien violents et d'une mise en couleurs sobre mais parfaitement adaptée, ne nous fait pas détourner une seconde les yeux de la BD.
Je dois aussi dire que sans les avis lus un peu partout, je n'aurais jamais ouvert cette BD, et ça aurait été bien dommage. Une trilogie que je vais suivre de près.
Je ne m'attendais vraiment pas à ça.
La couverture et le titre laissaient penser à une BD sur la musique jazz. Mais ayant lu quelques avis sur la BD, je savais que ce n'était pas le cas et je m'attendais à la place à un polar noir au scénario assez classique, le genre de BD que je peux parfois reconnaître comme étant bien réalisée mais qui me lasse très vite.
Mais au lieu de ça... Jazz Maynard est bien un polar, oui, mais un polar très moderne, avec une touche de fantastique et beaucoup d'action, qui m'a drôlement fait penser à certains comics voire films américains modernes (Tarantino évidemment, mais aussi des films un peu plus SF).
Qui irait s'imaginer en lisant les premières pages que vont apparaître soudainement des guerriers mystérieux armés de sabres ? Qui s'imaginerait en voyant le héros, grand maigre débonnaire, qu'il se révèlera capable de combats dignes de Matrix ?
Surprenant et finalement vraiment réussi pour un premier tome.
Le dessin est excellent. Le trait est parfaitement maîtrisé, l'encrage d'une précision de vrai pro, les cadrages originaux et puissants, les couleurs un peu mornes mais tout à fait bonnes.
Et la narration est également réussie et fluide, et ce malgré les quelques flash-backs qui parsèment le récit. Ces derniers se révèlent bien traités et idéalement placés dans le récit.
Quant au scénario, alors que le début ne paie pas de mine, il se révèle vraiment original et étonnant au fil des pages, tandis que la situation se complexifie et que de nombreuses nouvelles données apparaissent. Peu amateur de polar et encore moins de récits noirs, j'ai été malgré tout happé et la touche de mystère et de possible fantastique m'a vraiment intrigué.
C'est pourquoi j'attends la suite avec impatience. Et j'espère que l'explication sur l'origine des étonnantes capacités de combat du héros et sur l'identité des étranges Fils de Kaïn ne sera pas décevante.
Jazz Maynard est vraiment une bande dessinée étonnante.
On croit en effet pénétrer dans le monde du Jazz, ses sous-sols enfumés et ses musiciens allumés.
Que nenni ! Il s'agit bien là d'un polar pur et dur, malgré l'apparence posée mais trompeuse de la couverture.
Avec comme décors, Barcelone et New York, le lecteur est sans cesse désarçonné entre ses deux villes, entre les flash-back et entre les deux vies de Jazz Maynard. Le scénario est fort bien construit (malgré quelques raccords avec le passé assez difficiles à suivre) et surtout prenant.
On se prend vite de sympathie pour ce joueur de trompette qui sait bien cacher son jeu. Car cet homme tranquille, en apparence, est véritablement celui par qui le scandale arrive.
Une aventure sans temps mort, avec un dessin vif, qui ravira, je pense, les amateurs de bd et de polars. C'est violent, rapide, et sanglant bref c'est bien...