Et bien j'ai dėpensė un euro par ėtoile ! Non, rien de rieeeennn, non, je ne regrette rieeeennn...
J'ai bien aimė le scėnar, qui est assez original et prenant...mais surtout au dėbut de l'album, où j'aurais volontiers mis 4/5. Malheureusement, trop rapidement à mon goût, des révélations d'un personnage secondaire viennent dissiper une bonne partie du secret qui régnait et qui donnait l'essentiel de sa saveur à cet album. Le seul mystère qui persiste alors est celui du mobile du tueur, que j'ai jugé un peu expédié à la va-vite.
Rajoutons à cela quelques raccourcis scnénaristiques (l'étudiante navajo arrive à faire avancer l'enquête à une vitesse astronomique !), et on obtient une BD qui ne vaut pas plus que 3 étoiles.
Côté dessins, c'est pas mal. Mes seules déceptions viennent du psychiatre de la prison, que j'ai trouvé trop cliché, il faisait tâche dans cette ambiance sérieuse, ayant plus l'air d'un prof de chimie de lycée...
Enfin, sur certaines cases, la touche informatique est trop visible, et j'ai eu l'impression que les personnages étaient littéralement collés sur le décor, un peu comme un faux-décor trop voyant dans un vieux film.
Bon, j'ai passé un bon moment avec cet album, surtout au début où le mystère est vraiment entier.
Toutefois l'emprunt est largement suffisant, voire l'achat à bas prix.
(110)
Un secret de famille, des métis indiens, un tueur en série et les grands espaces made in USA : de bons ingrédients pour ce classique cocktail. L’intrigue est plaisante et joue sur une gamme bien connue : les jumeaux qui s’ignorent.
La conclusion est par contre complètement ratée à mes yeux et fait cruellement chuter mon appréciation d’ensemble. C’est regrettable, car l’ambiance créée, sans être très originale, m’avait séduit.
Au niveau graphique, le trait de Berthet est très ligne claire, bien lisible mais manque (un peu) de profondeur. Le travail est très propre et soigné mais ce n’est pas mon style préféré.
Du même dessinateur et dans la même collection, je lui préfère Sur la route de Selma, au scénario autrement solide et à la conclusion... convaincante (ce qui n’est pas le cas du présent opus).
Pas mal, sans plus.
Etant arachnophobe, il faut dire que la couverture ne m'avait guère attiré. Mais bon, il faut savoir surmonter ses peurs les plus obscures.
Les premières pages sont un peu glauques avec tous ces insectes qui remontent à la surface et cette mygale arpentant le Golden Gate à San Francisco. J'ai cru voir Largo Winch mais non, c'était un autre personnage prénommé Nathan, un peintre exotique. C'est fou ce que l'auteur peut être inspiré.
Nous sommes ici en plein thriller psychologique oscillant avec le monde des indiens. Entre polar et cauchemar...
Je n'ai pas compris la fin de cette histoire, ce qui m'a un peu gâché le plaisir. Pourquoi Nathan sauve l'homme des flammes voulant sa mort, si c'est bien lui l'assassin des pauvres victimes ? Son jumeau maléfique existe-t'il ? Ou est-ce une création de son esprit? J'aurais voulu avoir plus d'explications.
Choisir une araignée en gros plan pour couverture, c’est un pari risqué. Berthet le tente avec son histoire de serial-killer. Si cela n’avait été une bd de ce talentueux dessinateur, qui, avec Pin-up, avait su associer conte et réalité, je ne me serais sûrement pas attardé.
Cette fois, entre légende indienne et polar noir, on se laisse guider tour à tour par l’accusé et la police, en perpétuelle quête de vérité. Difficile de mêler enquête cartésienne et double personnalité. A cheval entre démence et théorie envisageable, on sillonne à tombeau ouvert la pensée de ce condamné, ne sachant de quel côté se ranger.
Le récit s’achève dans cette atmosphère qui n’a cessé de l’entourer : mythe sombre ou folle réalité ? A vous de juger.
Assez sympathique ce one-shot de Berthet. Et dans l’air du temps aussi. Car les histoires de serial-killers et de jumeaux maléfiques étaient à la mode au début des années 1990. Berthet respecte le cahier des charges avec sérieux : rebondissements, vengeance aveugle de la famille d’une des victimes, suspense distillé par petites touches, substitution d’un personnage « positif » par son double malsain… jusqu’au dénouement, noir, très noir. Par contre, je ne vois pas trop l’utilité de l’araignée, si ce n’est pour rajouter un vernis de légende indienne à une histoire qui n’en avait pas forcément besoin…
Ceci dit l’araignée permet à Berthet de signer une couverture superbe. L’histoire lui permet une fois de plus de croquer les Etats-Unis tels qu’il les aime : moites, profonds, rudes.
Un manque de rigueur cependant gâche un chouïa le plaisir de la lecture ; mais cela s’excuse facilement, car Berthet était alors au début de sa carrière.
Voilà un bon petit polar au suspense intéressant. Un one shot qui bénéficie en effet d'un scénario qui tient la route et d'un graphisme à la Berthet. C'est-à-dire très bien réalisé, précis et au charme qui évoque la photographie des bons films noirs US des années 40-50. Mon seul bémol concerne en fait le format de l'histoire. Comme c'est souvent mon impression dans la collection Aire Libre, ce format aurait gagné à être plus large. La même histoire sur 2 voire 3 tomes, aurait été sans doute plus solide, plus angoissante, bref plus puissante. Mais ceci dit, j'ai passé un très bon moment de lecture avec cette bd.
Berthet au dessin, ça donne par exemple "Pin-Up". Berthet au dessin et au scénario, ça donne "Halona", et c'est de toute beauté ! Ce thriller aux couleurs chaudes et envoûtantes est d'une efficacité redoutable, mettant en scène des thèmes somme toute assez classiques, mais exploités avec un réel talent, entrecoupant les scènes de façon judicieuse, distillant le mystère, le dévoilant en même temps qu'il attise l'envie d'en savoir plus...
Mise en scène et découpage sont très réussis, plongeant le lecteur dans la même sensation d'irréalité que Nathan Bridge. Relecture nécessaire !
Disons que Berthet, en cavalier seul, au dessin et au scénario, ne s'en sort pas trop mal. Il livre un thriller classique mais efficace. J'ai l'impression que le thème des jumeaux a déjà été exploité plusieurs fois de cette manière, je n'arrive pas à me souvenir où, mais une claire sensation de déjà-vu est là du début à la fin. L'ambiance évoque le thriller américain auquel Berthet semble souscrire completement puisqu'il en suit pratiquement toutes les règles. J'aurais peut-être aimé quelque chose de plus original mais force est de constater que tout cela est très bien mené avec un savoir-faire qu'il faut saluer. En plus, le dessin de Berthet, dont je ne suis pas un fan absolu, est fabuleux dans cet album.
Un album à réserver surtout aux fans du genre.
Berthet se lance ici en solo dans le scénario, j'aime beacoup son découpage très cinématographique, un graphisme toujours bien égal à ses habitudes depuis Le Privé d'Hollywood.
A lire et relire pour ceux qui aiment le policier !