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Avis posté par Chéreau Infos posteur le 09/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
De Davodeau, j'avais beaucoup apprécié les Mauvaises gens. J'ai donc ouvert ce Un homme est mort, dont il n'est cette fois que dessinateur, avec un a priori positif mais l'ai refermé avec une certaine déception.

Un bon point toutefois : avec ce récit de Kris, Davodeau continue ici d'explorer les sentiers les moins fréquentés de l'histoire et de la géographique française, en prenant pour cadre la ville de Brest quelques années après la fin de la 2e guerre mondiale.

J'apprécie cette volonté d'aller porter son projecteur là où il ne semble y avoir, à première vue, que morne quotidien et pauvreté sans espoir.

Des milliers d'ouvriers œuvrent pour de mauvais salaires et dans des conditions éprouvantes à redresser Brest rasée par les bombes.

Lors d'une énième grève, la police fait feu sur les manifestants désarmés. Un homme reste à terre. Une victime de plus de la violence policière et patronale, vite tué, vite oublié.

Oublié ? Pas cette fois-ci. Un cinéaste proche de la CGT, tout juste débarqué d'Irlande, a fait quelques images des émeutes. Il va en tirer un film court et poignant, ajoutant en guise de bande-son un poème d'Eluard intitulé "Un homme est mort", lu par lui d'abord puis par un ouvrier brestois. Transporté en camionnette, projeté sur un drap ou un coin de mur blanc, le film est vu, en quelques semaines, par tous les ouvriers de la ville...

L'idée de base est passionnante. Mais Kris et Davodeau, emportés par leur admiration des grands combats populaires, lui réserve hélas un traitement bien trop naïf et manichéen. Tous les ouvriers sont ici de braves gens tous simples, enfantins et généreux. Patrons et policiers s'avèrent sans exception d'immondes brutes sans scrupules.

Et la CGT des années 50, entre lutte nécessaire et embrigadement, peuplée de vieux briscards de la Résistance mais noyautée par Moscou, aurait mérité un traitement plus riche et nuancé que ce récit qui la résume à un rassemblement spontané d'aimables philanthropes.

Malgré l'intérêt du tableau historique, ce simplisme boy-scout finit par lasser. Et on ferme l'album, hélas, avec une émotion refroidie.

Avis posté par Superjé Infos posteur le 27/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les syndicalistes, les grèves et autres mouvements sociaux ne sont pas des sujets que je trouve forcément très intéressant lorsqu'il sont abordés dans une œuvre.

Mais ça ne m'étonne pas que Davodeau s'occupe de la partie graphique de cet album, on connait l'engagement de l'homme lorsqu'on a lu des album comme Les Mauvaises Gens ou Rural !.
Autant le dire tout de suite, cette histoire ne m'a pas forcément accroché, je ne l'ai pas trouvé passionnante (encore une fois, peut-être à cause du sujet, mais aussi peut-être est-ce du au fait de regarder, plusieurs fois, un "film" au travers d'une BD), mais je reconnais que la fin est assez touchante.
Le dessin de Davodeau, même s'il n'est pas virtuose, est, comme souvent, plutôt juste, en plus d'être relativement agréable à regarder.

Pour ceux qui ont adoré, il faut aussi reconnaitre que le dossier à la fin de l'album est un bon complément (et la BD aura néanmoins le mérite de me donner envie de voir des films de René Vautier).

Avis posté par Tomeke Infos posteur le 27/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Aidé de Kris, Étienne Davodeau continue son œuvre particulièrement engagée et sensible au combat syndical, après Les Mauvaises Gens. Si l'auteur a choisi une manifestation à Brest dans les années 50 pour exposer un combat de plusieurs années et une situation socio-politique des plus difficiles, j'ai un peu moins apprécié le ton employé par-ci par-là, bien que ceci soit un autre débat mais au final, cela influence mon avis.

Pas mal, en effet, mais je me lasse tout doucement de ce genre d'albums et souhaiterais redécouvrir un album de Davodeau aussi "neutre et bon" que Les Ignorants.

Avis posté par Blue boy Infos posteur le 21/05/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Peu de gens (dont moi avant la lecture de "Un homme est mort") ont en mémoire la grande grève qui a eu lieu à Brest en 1950. Tout en rendant hommage aux victimes de cette grève, cette BD raconte l’histoire d’un film documentaire réalisé par le cinéaste militant René Vautier, qui a à sa façon contribué à soutenir la lutte syndicale de ce mouvement négligé par l’Histoire officielle. Un petit film court et fragile au destin particulier que le monde ouvrier s’est approprié afin de faire entendre sa voix. L’histoire se situe donc entre la fiction et le documentaire (tous les personnages ont existé). A une époque où la guerre froide venait de succéder à la seconde guerre mondiale, où le mouvement communiste était à son apogée même si les méfaits de Staline commençaient à être connus, la répression des autorités extrêmement féroce n’entama en rien la détermination du peuple ouvrier brestois dans son combat pour de meilleurs salaires et contre l'injustice.

Davodeau et Kris rendent un bel hommage aux protagonistes de cette lutte, on sent qu’il y a un gros travail de documentation derrière. De son coup de crayon élancé, Davodeau restitue avec sensibilité l’atmosphère et l’état d’esprit de ce mouvement populaire. La mise en couleur est élégante et les teintes rouges–sépia conviennent bien au récit. Et pourtant curieusement, même si je trouve la démarche éminemment sympathique et que j’ai eu du plaisir à lire cet ouvrage, je suis resté sur ma faim. Il manque quelque chose à cette histoire et j’ai du mal à l’expliquer. En fait, je me demande si le format de 63 pages est adapté à une histoire comme celle-ci, d’autant que Kris le scénariste dit avoir travaillé à ce projet pendant quatre ans ! Comme si la BD ne se suffisait pas à elle-même, une dizaine de pages de reportages et de témoignages accompagnés de photos succèdent au récit illustré (CQFD ?)…

Pour le reste, je trouve ça très bien de publier ce genre de choses sur des événements que l’Histoire, la « grande », la « sérieuse », la bien-pensante, cherche à faire oublier, au même titre que la Commune ou plus récemment le combat des ouvriers de Lip à Besançon dans les années 70. A lire donc, pour tout homme ou toute femme de gauche qui se respecte.

13/20

Avis posté par MONTANE Infos posteur le 22/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Nous sommes dans les années 50 à Brest, une ville détruite par les bombardements de la seconde guerre mondiale ; tout est à reconstruire et les ouvriers sont à l'ouvrage. Mais ceux-ci sont mal payés, logés dans des barraquements de fortune et forcément face à un patronat qui fait la sourde oreille, le seul moyen de se faire entendre est la grève.
A l'occasion d'une de ces journées de protestation, un syndicaliste CGT est tué.
Ses collègues se demandent alors comment lui rendre hommage. La solution trouvée ? Faire appel à un cinéaste pour réaliser un film sur "les luttes syndicales". Celui-ci réalisera un film poignant où la bande son sera un poème de Paul Eluard.
Davodeau réalise une plongée dans la France ouvrière d'après guerre dans laquelle le Parti communiste disposait d'une réelle influence. Il dessine une belle histoire, non pas tant sur le mouvement ouvrier en tant que tel, mais sur la manière de lui rendre hommage, et la manière dont ce mouvement se percoit et est mis en valeur par l'image. Le texte est présent dans les cases de Davodeau quand la chose est nécessaire, absent lorsque les images parlent d'elles-même. Les auteurs réussissent à nous faire ressentir l'émotion qui habite ces ouvriers qui contemplent la mort de l'un des leurs et se voit rendre un hommage inattendu. Une narration très moderne de la part de Kris qui s'est déjà illustré avec Bailly chez le même éditeur. En ce qui concerne Davodeau, son talent de dessinateur me parait somme toute très relatif, mais s'avère toutefois suffisant pour mettre en image cette belle histoire militante. A lire pour les amateurs de politique et de belles histoires.

Avis posté par Pasukare Infos posteur le 05/08/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouais, bof.

Je ne peux nier le côté pédagogique de la chose avec son rôle de mémoire de faits qui se sont déroulés en ce début des années 50, mais j’avoue ne pas avoir été emballée par ma lecture. A ma décharge (ou à ma charge, selon le point de vue), je n’avais pas fait gaffe que c’était du documentaire avant de l’emprunter et je me serais sans doute abstenue dans ce cas, car je ne lis pas vraiment de la BD pour m’instruire (ou alors sur des cultures différentes de la mienne, ce qui me permet de me dépayser en même temps) mais pour me divertir.

En plus on a en plein milieu d’album cette répétition sans fin de la projection du film (qui m’a permis de passer plus vite puisque je savais déjà ce qu’on allait lire et voir) à tous les groupes de travailleurs du coin, alors oui, ça s’est passé comme ça dans les faits, mais à lire c’est lourd…

Par dessus le marché je ne suis pas spécialement fan du trait de Davodeau, que j’ai découvert pour la première fois il y a peu en lisant « Lulu Femme Nue » et ici il ne me convainc pas plus.

Pas pour moi.

Avis posté par cac Infos posteur le 21/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un homme est mort est l'archétype de la bande dessinée « de militant » ou comment retracer les faits divers historiques, autrement appelée bande dessinée du réel par Kris en fin d'ouvrage. Etienne Davodeau commence à en faire sa spécialité.

Le sujet de l'album traite ainsi de la mort d'un homme tué par la police dans une manifestation de travailleurs qui réclamaient des meilleures conditions. On se situe à Brest au début des années 50 après une guerre qui a ravagé la ville, méconnaissable. Un jeune cinéaste va venir soutenir la lutte des ouvriers et diffuser le film qu'il vint réaliser sur ce combat avec les écrits d'Eluard en bande-son.

L'ensemble est d'un bon niveau, agréable à lire sans tomber dans le pathos et d'une longueur bien dosée sur un sujet de base qui a dû faire une manchette dans le journal.

Reste que le dossier en fin d'album est très intéressant et complet, on prend autant de temps à le lire que l'album lui-même voire plus. On y comprend de manière plus développée le contexte historique de la ville en reconstruction, les tensions et les grèves. Il y a également les témoignages d'un homme amputé suite à cette fameuse journée et celui du cinéaste René Vautier toujours aussi militant pour dénoncer les injustices.
On comprend également la joie de Kris aux racines locales d'avoir pu mener à terme ce projet de mémoire inspiré de son grand-père auquel il rend hommage.

Avis posté par GiZeus Infos posteur le 25/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avant toute chose, il me faut révéler que ce one-shot m'a demandé deux lectures. Une première avec mes préjugés d'homme de droite, convaincu de l'exagération de certains faits et du manichéisme voulu, une seconde faisant abstraction de mes opinions. Entre ces deux lectures s'est passé quelque chose, non que j'ai changé de bord, mais j'ai lu sur le forum de ce site que les événements rapportés dans cet album étaient bel et bien authentiques et que les opinions des auteurs n'altéraient en rien la vérité. Il me faut également souligner que ma relecture étant peu espacée de la découverte, j'ai logiquement éprouvé moins de plaisir à relire ce très joli documentaire.

Ce qui frappe d'entrée lorsqu'on ouvre cette BD, c'est tout d'abord le graphisme de Davodeau. Élégant, chaleureux, fluide sont les premiers mots qui me viennent à l'esprit pour le désigner. Il émane des planches une sorte de douceur mélancolique qui m'a captivé immédiatement.

Concernant l'histoire à proprement parler, Kris et Davodeau ont eu l'intelligence et surtout le talent de romancer leur propos. L'introduction est vite mais proprement expédiée et l'on plonge rapidement dans le cœur du sujet. On découvre ainsi une galerie de personnages très attachants. Ma première lecture m'avait beaucoup gêné à cause de la redondance du terme camarade, de sorte que je m'écartais des personnages au lieu de m'en rapprocher. Cette difficulté mise à part, les personnages sont à l'image du dessin : chaleureux, expressifs. Et malgré la reprise de quelques éléments qui m'apparaissaient comme clichés (des communistes qui font grève, des ouvriers qui dénoncent les avantages des patrons...), je pense après coup que c'était un mal nécessaire, ne serait-ce que par souci de vérité historique. En plus les auteurs n'insistent pas sur ces éléments, c'est donc facilement oublié.

Mais ce qui m'a le plus ému, ou ce qui m'aurait ému encore plus si j'avais levé mes barrières, est bien entendu le point culminant de ce documentaire, les projections du film, notamment l'interprétation libre de 'ti Zef qui demeure le moment fort de l'album.
Au final, on se retrouve avec une œuvre engagée et sincèrement humaine. Même si ce que j'ai ressenti à ma première lecture (la plus riche en émotions) n'atteignait pas forcément ce 4 étoiles, il me semble juste d'attribuer une étoile supplémentaire à cet album qui le mérite amplement.

Avis posté par Erik Infos posteur le 14/02/2007 (dernière MAJ le 03/12/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’avais moins apprécié globalement cette BD « documentaire » de Davodeau que Les Mauvaises gens. Cependant, j’ai tout à fait conscience que la démarche n’était pas sensiblement la même.

La fin me semble répétitive et inutile dans la répétition. Néanmoins, je ne dénie pas le talent de l’auteur de nous faire plonger dans la ville de Brest à l’époque de sa reconstruction suite à la Seconde Guerre Mondiale.
J’apprécie bien en règle générale les œuvres militantes car l’auteur dévoile en toute franchise son opinion pouvant laisser place à un débat d’idées. Je n’aime pas les œuvres trop « lisses » où les auteurs ne se mouillent pas.

Le mérite de cette BD est de nous faire découvrir un pan oublié de notre histoire. Des hommes ont payé de leur vie les avancées sociales de notre beau pays. Il est bon quelquefois de se rappeler les faits aussi dramatiques soit ‘il.

Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4/5

Avis posté par Mac Arthur Infos posteur le 03/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore un récit qui s’attarde sur un « fait divers » historique très révélateur d’une époque et d’un état d’esprit. Mais, en s’intéressant à ces oubliés de l’histoire qu’est Edouard Mazé (l’homme mort du titre) et à ses camarades de lutte, le duo formé de Kris et de Davodeau signe un récit incroyablement poignant. Car ce que je retiendrai avant tout de cette lecture, au-delà de l’évocation historique, c’est l’émotion qui s’en dégage.

De ce point de vue, le charme du récit doit beaucoup à la qualité « émotionnelle » du trait de Davodeau (ahhh, … ces visages délicieusement expressifs !), mais aussi à son humour simple toujours présent, même si en arrière-plan. Les auteurs (car il faut associer Kris, dans ce cas-ci) ont l’art de sortir l’anecdote tantôt touchante, tantôt drôle, qui humanise un récit qui aurait pu n’être qu’historique. Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive avec Davodeau, mais je me suis vraiment senti « à l’intérieur » du récit. Au point de finir par militer à ses côtés.

Et c’est heureux, car cela me permet « d’ignorer » le parti-pris dépourvu de nuances (le pouvoir et les flics sont tous des salauds, tandis que les manifestants sont tous des anges et des victimes) développé par les auteurs.

Une œuvre militante, une de plus pour Davodeau, qui fonctionne merveilleusement bien grâce à l’émotion qu’elle parvient à dégager. Cependant, l’absence de nuance dans les propos fait que je ne parviens pas à accorder une grande valeur historique à ce récit.

Franchement bien, quand même, pour sa qualité émotionnelle, pour son graphisme sensible et pour sa structure captivante (il n’était pas évident de rendre aussi prenante ce qui n’était finalement « que » un fait divers lors de la réalisation et la diffusion d’un film militant).

Avis posté par Tetsuo Infos posteur le 29/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A la lecture de l'album Un homme est mort j'ai eu l'impression d'assister à un fait, retranscrit par ceux qui l'ont vécu et non, comme je m'y attendais, à une implication plus en profondeur de la part des auteurs. Beaucoup d'événements sont relatés, quelques personnages mis en avant mais la globalité de la masse ouvrière semble mise de côté, l'intérêt journalistique lui volant presque la vedette...

Du côté apprentissage de notre passé, nous somme comblés. L'ensemble est super bien documenté, précis et entraînant. Mais au fil de la lecture, je me suis détaché du récit pour n'absorber presque que ce qui était raconté, sans m'en imprégner. Bref, je suis un chouïa déçu par cet album qui semblait plein de promesses.

Reste le trait toujours agréable de Davodeau qui croque admirablement les situations et les bouilles de ses personnages. J'ai une tendresse pour cet auteur-illustrateur qui s'investit souvent dans des projets pas toujours évidents au départ. Il prend des risques, tente et se renouvelle assez, bien que paradoxalement ses histoires tournent souvent autour du même sujet ces dernières années, plutôt à connotation sociale.

Avis posté par Gaston Infos posteur le 16/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une bd historique qui raconte un fait oublié de l'histoire. C'est intéressant à lire et j'ai appris beaucoup sur la situation sociale de cette époque. Le dessin de Davodeau, que je ne trouve habituellement pas très beau, est ici très bien. Ça doit être à cause de la couleur.

Toutefois, il manque un petit quelque chose pour rendre l'album indispensable. Le scénario est un peu monotone après la réalisation du film. Ils font juste projeter le film une dizaine de fois. Heureusement qu'il y a la visite à l'Élysée pour relancer mon intérêt.

De plus, je n'ai pas été très touché par l'homme qui est mort. On ne le voit qu'à sa mort et c'est un peu difficile pour moi de m'attacher à un type qui meurt dès la première case même s'il a réellement existé.

Avis posté par iannick Infos posteur le 29/05/2007 (dernière MAJ le 05/01/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
A moins de détester les ouvriers, je ne vois pas comment on ne peut pas aimer cette bd !

Les auteurs ont réalisé un album dont l’histoire se passe en 1950 à Brest. Cinq ans après la deuxième guerre mondiale, la ville est encore en ruine et tout est à reconstruire. Le travail ne manque pas et des milliers ouvriers s’activent pour reconstruire ce port.
Cependant, pour revendiquer de meilleures conditions de travail et un meilleur salaire, les ouvriers montent des manifestations. Ces rassemblements ne sont pas au goût des responsables politiques et du patronat qui feront en sorte de les désamorcer même par la force…

C’est en s’intéressant au témoignage de René Vautier et des gens qui ont vécu cette époque que Kris a eu l’idée de scénariser cette bd. Au vu du mini-dossier en fin d’album, il a réalisé de nombreuses recherches allant jusqu’à avoir l’idée d’intégrer un aspect documentaire dans son projet. Après plusieurs tentatives de contact avec des dessinateurs, Kris rencontra Etienne Davodeau. Ce dernier fut intéressé par son scénario et réalisera le découpage complet de l’album en encourageant Kris de laisser tomber en grande partie ces séquences documentaires.
Le résultat est plus que satisfaisant, la bd présente une narration fluide et des personnages très attachants.
N’ayant pas vécu cette époque, je ne peux pas vraiment juger la véracité de cette histoire mais je suis très admiratif du travail de fourmi qu’a réalisé Kris. Militant ou pas, je pense que les lecteurs apprécieront énormément la partie historique de ce livre. Je trouve très intéressant de découvrir que l’après la deuxième guerre mondiale ne fut pas facile à vivre : les logements et la nourriture manquaient, l’économie du pays avait beaucoup de difficultés pour repartir…

La mise en couleurs d’ »un homme est mort » est vraiment excellente, Etienne Davodeau a, à mon avis, su trouver la meilleure ambiance à adapter pour cette histoire. A partir d’anciennes photos, il a su reproduire avec réalisme la ville de Brest dans les années 50. Les détails ne manquent pas et certaines planches comme celle où on voit défiler les manifestants sont sublimes (page 32). Certains passages traités au ralenti et celles avec « p’tit Zef » m’ont procuré beaucoup d’émotions.

Par son thème et son travail graphique impressionnant, « un homme est mort » est une de mes bds préférées. L’album ne plaira pas à tout le monde à cause de son côté engagé mais je pense que ce livre présente surtout un témoignage fort et assez réaliste des années 50. Le dessin de Davodeau sur ce one-shot est sublime et figure, à mon avis, parmi les plus belles réalisations de cet auteur.

Avis posté par Ems Infos posteur le 05/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Difficile d'être objectif car originaire du département du Finistère, je connais l'historique de la ville de Brest. Et c'est clair que le résultat actuel n'a rien à voir avec les cartes postales d'avant guerre. Et oui, Brest fut une belle ville en son temps...
Kris a fait un énorme travail d'investigation pour cette BD témoignage.
Et il a su se faire épauler par un spécialiste de BD documentaire au dessin en la personne de Davodeau qu'on ne présente plus après Rural ! et Les Mauvaises gens.
Ce duo démontre une parfaite osmose et une complémentarité exemplaire.
Le résultat est à la hauteur de leurs investissements.
Enorme respect pour leur travail de mémoire sur un évènement d'une autre époque qui n'intéresse plus grand monde. Personnellement, trop jeune, je n'avais jamais entendu parler de cet épisode social et de ses conséquences.
Je ne peux que conseiller la lecture de cette BD bien dessinée, avec une histoire pleine de sens, sans oublier un copieux dossier en fin d'ouvrage fournissant un complément d'informations.

Avis posté par Pacman Infos posteur le 09/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce n'est vraiment pas le meilleur Davodeau, à mon sens.

Certes, il y a la retranscription du coté humain des évènements, que Davodeau traite toujours aussi bien.

Pour le reste, je me suis vraiment ennuyé durant toute la lecture. D'abord parce qu'il me semble qu'on monte un peu en épingle un évènement, dramatique, il est vrai, mais qui tient plutôt du fait divers. N'oublions pas qu'on sort d'une guerre mondiale. Vous me direz, ça lui fait une belle jambe, à l'ouvrier Mazé, mais enfin, pourquoi cet évènement plutôt qu'un autre ?

Il me semble que le poème de Paul Eluard traitait de l'absurdité de la guerre plutôt que de l'augmentation de salaire des ouvriers brestois (qui n'étaient visiblement pas des tendres, non plus).

Mais ce qui m'a le plus gêné, et malheureusement, c'est souvent le cas avec Davodeau, c'est le parti pris durant tout le récit. On met en avant la solidarité sans faille des laborieux exploités contre les patrons tout puissants et retors. Comme s'il était normal que les ouvriers séquestrent des représentants du patronat et honteux que des responsables syndicaux soient arrêtés.

Enfin, si on réclame des auteurs engagés, il faut peut être passer outre ces petits défauts.

Pour ma part, je n y ai pas vraiment trouvé mon compte.

Avis posté par Ro Infos posteur le 01/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un Homme est mort est une bonne BD historique, une BD qui relate d'un évènement probablement ignoré de la très grande majorité des Français de nos jours, et ignoré de moi jusqu'à ce jour. Un sujet intéressant et bien raconté. J'ai trouvé particulièrement réussi le passage du discours de P'tit Zef. Le dessin et la narration graphique simple mais efficace fonctionnent très bien avec le récit et savent instaurer l'ambiance voulue.

Pour le reste, c'est une bonne BD mais peut-être pas l'indispensable que je m'attendais à lire. J'ai appris quelque chose d'intéressant avec cette lecture mais je ne suis pas sûr que cela restera gravé dans ma mémoire car je n'ai pas su être suffisamment touché, juste informé.

Avis posté par pol Infos posteur le 09/10/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un homme est mort raconte une anecdote intéressante qui s’est déroulée à Brest dans les années 50. Après la guerre, pendant la reconstruction de la ville, on assiste à une grève généralisée et on suit un cinéaste chargé de mettre en image les différents évènements.

Habituellement, je n’accroche pas vraiment aux BD militantes, typiquement Les Mauvaises gens par exemple. Ca me gonfle quand chaque dialogue contient au moins un des mots suivants : camarade, syndicat, grève, revendication, etc., j’en passe et des meilleures.
C’est complètement le cas ici et ça ne m’a pas encouragé dans ma lecture. Mais voilà, en me forçant un peu j’y ai découvert un passage de l’histoire qui m’était totalement inconnu.

Pour ça je ne regrette pas ma lecture, par contre ce n’est certainement pas une BD que je relirai, et c’est pour cela que je n’en conseille pas l’achat.

Avis posté par Thomas B Infos posteur le 29/07/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Franchement, j'ai été déçu. Si les dessins sont biens et vont de corps avec le fond de la BD, je trouve que le scénario est un peu trop simple. Bien que l'on puisse se justifier de la volonté des auteurs de se coller le plus que possible au réel, c'est globalement assez linéaire comme intrigue. Les couleurs sont excellentes.

C'est dommage, j'avais le sentiment que quelque chose de très grand pouvait naître de cette BD, et au final, c'est juste un bon album.

Pour autant, il faut rendre honneur au très gros travail de documentations des auteurs (voir le beau dossier en fin) et aux héros du socialisme que ceux-ci semblent défendre. Un beau message pour les générations actuelles.

Avis posté par Spooky Infos posteur le 20/05/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Décidément les Editions Futuropolis nouvelle génération sont à suivre.
Engagés, soignés, recherchés, leurs projets d’édition sont presque tous de qualité.
Un Homme est mort vient renforcer cette opinion.

On connaissait déjà le goût d’Etienne Davodeau pour les petites histoires, les petites gens, les faits oubliés. Sa rencontre avec Kris, scénariste encore peu connu, fait mouche avec cette BD. Au besoin presque obsessionnel de l’un de ranimer cette histoire répond la recherche de l’autre en matière d’histoire à la marge. Mis à part dans les rangs (de plus en plus clairsemés) du PCF et de la CGT, rares sont les gens qui se souviennent de cette histoire. Et surtout le prisme des media et la patine du temps a forcément modifié, gauchi la réalité. Kris et Davodeau, soucieux d’aller le plus loin possible dans la reconstitution des faits, ont donc décidé de faire des recherches, de multiplier les entretiens avec les acteurs de l’époque… Un travail de fourmi, mais qui résulte en un album incroyable, aussi intéressant par la BD elle-même que par le dossier qui la complète, qui permet d’apporter un éclairage très intéressant sur les évènements et leur contexte. En tous points le travail des deux auteurs est remarquable.

La cotation de « culte » est ici impropre, puisqu’il n’y a pas, a priori, moins clérical qu’un syndicaliste et que cet ouvrage est un panégyrique –pas trop poussé cependant- de la solidarité des travailleurs. Je le qualifierai donc de monument, de testament à transmettre aux générations futures, pour ne pas oublier les petites histoires de notre Histoire.
Un seul petit regret, que le dossier ne comporte pas des pages d’Oxo, le dessinateur qui avait commencé à travailler sur l’album, avant d’être trop submergé par d’autres projets.

Avis posté par carottebio Infos posteur le 11/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après Les Mauvaises gens, on remet le couvert avec des syndicats opprimés faces aux patrons inhumains...

Bon, décidément, les histoires de syndicats ne m'intéressent pas. C'est un fait. Mais je trouve encore moins d'intérêt sur cet épisode somme toute anecdotique. Après les horreurs de cette 2ème guerre mondiale, mettre autant de talents à raconter des affrontements police / manifestants sur une période de reconstruction après guerre d'un mois à Brest... La France a connu, même dans son histoire plus récente, des manifestations autrement plus dramatiques et symboliques.

Je ne comprends pas l'intérêt de ce coup de projecteur.
Par contre, c'est évidemment très bien dessiné...

Avis posté par Alix Infos posteur le 11/01/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une bonne BD documentaire engagée, bien dans le ton des autres œuvres récentes de Etienne Davodeau (même si sur le coup, il s’occupe surtout du dessin, le scénario était l’œuvre de Kris).

Le travail de recherche semble considérable, comme en atteste le dossier en fin de BD. Alors bien sur, qui dit BD engagée dit neutralité questionnable… les auteurs ont d’ailleurs du se défendre sur ce point (voir sur le forum ce sujet très intéressant). Mais j’ai quand même l’impression que la BD est très juste (évidemment je n’ai aucun moyen de le vérifier… je n’étais pas présent au moment des faits, et je n’ai pas accès aux nombreux témoignages et documents utilisés par les auteurs).

Le dessin, lui, est dans la pure tradition Davodeau (moi j’aime bien) et les couleurs sont vraiment superbes.

Alors finalement, c’est intéressant comme bouquin ? Oui, à condition de s’intéresser à ce genre de sujet… les conflits syndicaux, j’imagine que ce n’est pas la tasse de thé de tout le monde… Moi, j’ai adoré… tout comme j’avais adoré Les Mauvaises gens.

Avis posté par klechko Infos posteur le 19/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un bon album naviguant entre fiction et documentaire, traitant du combat entrepris à l’époque par la classe ouvrière et les organisations syndicales pour obtenir des revalorisations salariales nécessaires pour assouvir les besoins primaires des familles.

J’ai bien aimé les dessins et la colorisation qui retransmet bien les ambiances, mais, de la part de Davodeau, le résultat n’est pas étonnant et confirme tout le bien que je pensais de cet auteur.
Le scénario, lui, est fluide et même si l’on note beaucoup de démagogie, c’est tout de même instructif et sûrement à lire. En tout cas, je ne regrette pas mon achat.

Avis posté par okilebo Infos posteur le 15/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Je suis fan de Davodeau et donc on pourrait croire que cet auteur aurait difficile de me surprendre.
Et bien non, j'ai été carrément bluffé par cet album. La lecture de cette bd est un pur régal sur le plan graphique et scénaristique (merci Kris). Nous avons droit, ici, a beaucoup de pudeur et de justesse. Malgré le contexte dramatique, le ton est léger et on plonge dans l'histoire avec beaucoup de facilité.
Si je devais choisir entre Les Mauvaises gens et "Un Homme est Mort", (choix difficile car de qualité égale), je pense que mon coeur balancerait vers ce dernier car Les Mauvaises gens met plus en valeur l'aspect politique, ce qui peut parfois être saoûlant.


Incontestablement, "Un Homme est mort" est un album à lire.
Cette page d'histoire, peu connue du grand public, est vraiment intéressante.
Sans parler des protagonistes du récit qui sont souvent bouleversants.

PS : Dommage que les auteurs n'aient pas eu la possibilité de retrouver la trace de Désiré et de P'tit Zef.
Que sont-ils devenus ? Sont-ils encore de ce monde ?
Des questions qui, je l'espère, trouveront, un jour, des réponses.

Indispensable !!!!

Avis posté par JAMES RED Infos posteur le 24/11/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un album de Davodeau est toujours quelque chose d’intéressant. Celui-ci ne déroge pas à la règle. Bon, ce n’est pas du 100 % Davodeau, puisque Kris a fait le scénario, mais comme toujours, on retrouve ses thèmes de prédilection : l’aspect journalistique, ainsi que son intérêt pour le combat social.

On sent que les auteurs aiment les personnages militants qu’ils évoquent dans ce contexte des années 50, où la guerre froide rythme la vie sociale et politique.
Cet album m’a intéressé pour la description de cette page d’histoire brestoise que je ne connaissais pas. Le dossier documentaire, à la fin de l’ouvrage, est d’ailleurs très bien fait. Les décors brestois sont reconstitués dans une parfaite exactitude. La ville avait été fortement touchée par les bombardements à la fin de la guerre.

Le militantisme en BD est relativement rare pour être loué. Cependant, j’ai parfois trouvé que l’album manquait d’émotion. De plus, les auteurs ne nous montrent le conflit que d’un seul point de vue : celui des manifestants, il aurait été intéressant de nous expliquer un peu plus les motivations patronales. Ces petites critiques n’enlèvent rien à la qualité certaine de ce très bel ouvrage édité par Futuropolis.

Avis posté par Cedricval Infos posteur le 20/11/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Davodeau est un auteur que j'apprécie énormément. Son talent, sa façon de rendre les atmosphères, de donner autant d'authenticités à ses personnages, bref, un auteur complet.
Avec un homme est mort, l'auteur s'associe à Kris, qui nous démontre une nouvelle fois l'étendue de son talent. Une histoire basée sur des faits réels, un combat pour être reconnu, un frisson qui parcourt le corps grâce à l'émotion que Etienne Davodeau glisse dans l'ensemble de ses petites cases.
Un album vivement conseillé.

Avis posté par pigou Infos posteur le 22/10/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore une BD-docu signée Davodeau... Habitué du genre (avec Les Mauvaises gens et Rural !), Davodeau met tout son savoir-faire à la disposition de Kris, co-scénariste et à l'initiative de ce projet d'album.

1950 : la ville de Brest a complètement été détruite par les bombardements de la 2nde guerre mondiale. L'heure de la reconstruction a sonné. Malheureusement, les ouvriers vivent dans la misère, manquent de tout et les revendications vont bientôt fuser dans cette ville encore traumatisée par la guerre... Et dans une des nombreuses manifestations, un homme va mourir.

C'est donc cette page de l'histoire que Kris et Davodeau nous invite à découvrir. Mais pas par n'importe quel point de vue. Cette histoire est en effet aussi celle de René Vautier, camarade cinéaste documentariste, dépêché à Brest pour réaliser un film sur le mouvement ouvrier.

L'histoire nous est contée avec une très grande rigueur historique et bien que certains passages soient un peu longs, que c'est bon de découvrir des pans oubliés de notre histoire à travers une BD.

Les dessins sont dans la plus grande tradition du style Davodeau. C'est précis, ultra réaliste et à la différence de ses BD-documentaires précédentes, l'histoire bénéficie d'une colorisation (qui est pour le coup réussie).

Un album à découvrir sans conteste. Mais il me manque un petit quelque chose. En effet, sur les 80 pages, je pense que les auteurs auraient pu nous faire passer un peu plus d'informations.

Mais ne soyons pas rabat-joie, car les auteurs nous proposent en fin d'album un dossier complet, d'une dizaine de pages, comportant de nombreux témoignages, articles et photographies d'époque. Cela nous donne au final un album complet et un très bel objet (bravo à Futuropolis pour la qualité de l'édition).

Avis posté par herve Infos posteur le 14/10/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Comment transformer une mort presque anonyme (ayant pourtant fréquenté Brest pendant presque 20 ans, je n'avais jamais entendu parler d'Edouard Mazé) en une épopée flamboyante.
C'est le pari de trois hommes : Kris, Etienne Davodeau et René Vautier, "le cinéaste franc-tireur".

Davodeau a un talent qui n'est pas donné à tout le monde, celui de prendre parti intelligemment dans toutes ses bandes dessinées. L'alchimie entre ces deux auteurs (Kris et Davodeau) nous offre un témoignage engagé, sur les luttes syndicales féroces dans une ville de Brest où " tout n'est plus pareil et tout est abîmé" (comme l'écrivait Jacques Prévert), méconnaissable (d'où la réaction de René à sa descente du train) en pleine transformation (je devine d'ailleurs dans la présentation faite au cinéaste, page 23, la ville d'aujourd'hui) dans les années d'après guerre. Il est des livres qui font un travail de mémoire, "la mort d'un homme" est de ceux-là. Outre le dossier fort bien documenté à la fin , il ne faut pas oublier que la période de l'après guerre fut dominée par des conflits sociaux d'une rare violence ( d'où la création en 1947, de la Compagnie Républicaine de Sécurité - les CRS- ), inimaginable aujourd'hui. Et là, à Brest ce 17 avril 1950, un homme est mort...

"Un homme est mort" sonne comme une litanie tout au long de ce livre.
Après "rural" et"les mauvaises gens ", c'est encore un chef-d’œuvre que nous livre Davodeau (n'oublions pas Kris, au scénario) chez Futuropolis, décidement très prolixe en petits bijoux (Le sourire du clown, Les petits ruisseaux).

Un très beau travail à tout point de vue : dessin, scénario, recherche documentaire.
Ici, l'émotion succède au rire, la révolte au désarroi.

Aventure d'un film, dont, tout comme la ville de Brest, « il ne reste rien »... sauf ce témoignage.

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