J'ai cru rêver page 16. Larcenet croit être drôle avec une image porno et un patron qui sort sa bite, "allez les gars vendredi c'est gang bang". C'est tout simplement affligeant. Et vas-y que je te sors des "enculé" et des "putain" à tout bout de champ.
Pas drôle, pas un seul rire ce qui est quand même dommage pour une bande dessinée se revendiquant d'humour. Seul à un moment je concède un sourire pour le coup du pingouin qui truque son CV afin de duper Cousteau et lui piquer son radar à poissons.
Le pire c'est qu'avec un tel titre je vois bien cet album en tête de gondole à côté de livres égratignant le monde de l'entreprise comme celui de Zoé Shepard, formaté pour un public de cadres moyens qui achète ça à la FNAC lors de sa pause-déjeuner.
Un poil (de cul ?) en dessous de sa prolifique production habituelle ?
Avec pourtant un retour vers l'humour auquel il nous avait habitué dans Fluide à ses débuts, Larcenet se perd pour une fois dans le (très) gras... Si quelques planches font mouches et nous rappellent effectivement combien la vie en entreprise peut-être rude et parfois sauvage, il dérape pour moi un peu trop vers le vulgaire et perd du coup de son mordant...
Dommage, car le dessin est toujours aussi efficace. Un one-shot donc en dessous de ses autres BD.
Un petit recueil de gags bien sympathiques. On ne peut pas dire qu'on soit plié en deux du début à la fin, mais le ton est excellent et certains gags sont vraiment très réussis.
Je rassure les lecteurs potentiels, rien à voir avec Le Guide de... (la belle mère, du jeune couple, des chiottes, j'en passe et des meilleures...), ici c'est du Larcenet, de la bande dessinée, quoi !
Un album qui est une sorte de Larcenet "à l'ancienne"...
C'est farfelu, et en même temps toutes griffes dehors. Tout ça m'a rappelé combien une entreprise peut être une jungle impitoyable. Et pour en "sortir vivant", il faut ici suivre les sept leçons données par le célèbre Congo Bob, un véritable mercenaire du service contentieux.
Et profitons-en pour rigoler...
C'est vrai quoi, il temps -je pense- de se marrer du soi-disant "néolibéralisme" et de ses frasques mortelles ; temps aussi de lui balancer un grand coup de pied dans les bijoux de famille pour que, rouge de honte, il plie bagage et retrouve la tanière qu'il n'aurait jamais dû quitter (mais qui -au départ- l'en a fait sortir ?!?... hein ?...).
Chouette album d'un étonnant Larcenet ; lequel m'a proposé un opus féroce, tout à fait à l'opposé du tendre Nik Ourmok sorti (très) peu de temps auparavant.
Ma cote : 3,5/5.
J'avoue que Manu Larcenet m’a carrément bluffé avec cette BD !
Cet album est une grosse satire du monde de l’entreprise, il est divisé en plusieurs chapitres avec pour chacun un thème bien défini.
L’auteur n’hésite pas à aller vers l’absurdité, j’ai en mémoire les chapitres sur la liberté sexuelle en entreprise et sur le Friday. Le monde du travail y est décrit sous forme d’une caricature totale et pourtant, combien sont les lecteurs qui se reconnaîtront à partir ce monde « impitoyable » ???!!!
Personnellement, j’ai bien aimé cet humour décalé, cette façon ironique de décrire les travers du monde du travail.
Les lecteurs qui sont habitués à lire les dernières productions de Manu Larcenet plus axés sur l'émotion risquent de rejeter ce livre. Pour ma part, ça m’est égal, j’ai bien rigolé et je suis admiratif de la diversité thématique de cet auteur. Décapant !
Sympathique ce guide de la survie en entreprise. Pas le plus drôle des Larcenet, mais j’ai quand même bien aimé. J’ai trouvé que la manière de présenter les choses avec un narrateur un peu spécial était pas mal. En effet c’est Congo Bob, un aventurier qui a traversé toutes les mers et tous les déserts de la planète qui nous raconte le plus dur combat qui soit : la survie en entreprise.
En ce qui concerne les dessins, vraiment pas de surprise, c’est du Larcenet pur jus. Dans l’ensemble les gags sont pas mal. Certains sont caricaturaux et d’autre vraiment décalés. Ce sont surtout ceux là que j’ai trouvé efficaces et qui m’ont fait rire.
Suite à la remarque de Ro sur la vulgarité (ah, faut pas lire les avis avant de lire un album, mais juste regarder les notes !), mon attention a été un peu focalisée la dessus. Au début je n’ai pas trouvé qu’il y en avait tant que ça, à part dans le chapitre sur le sexe au bureau. Sur la fin c’est vrai qu’il y a une recrudescence de gros mots, mais au final je ne suis pas franchement choqué.
Pas le meilleur des 4/5 que j'attribue, mais j’ai passé plutôt un bon moment avec cette BD.
Petite déception sur cette BD en ce qui me concerne.
Bon point à mes yeux : Larcenet y retrouve ce qu'il faisait à ses débuts, de la BD d'humour et uniquement d'humour. C'est comme ça que je l'ai connu, c'est comme ça que je le préfère.
Mais je dois dire que je n'ai pas tellement ri à la lecture de cet album.
Larcenet y utilise la méthode d'humour que je lui connais le mieux : exagération de la réalité et absurde. Mais je dois dire que je n'ai pas trop accroché car la majorité des gags manquent de surprise à mes yeux, pas de case ou de dialogue subitement étonnant qui déclenche un rire immédiat par son côté décalé ou ahurissant. D'une certaine manière, j'ai l'impression que ce ne sont que des poncifs de la vie en entreprise qui sont abordés ici, comme décrit par quelqu'un qui n'y a pas vécu et n'est donc pas en mesure d'en sortir des détails plus originaux et plus percutants. En outre, en guise de percutant, Larcenet abuse un peu à mon goût de passages et dialogues scabreux à base d'erection, de "sucer la bite", "gratter l'anus de l'intérieur", etc. Je dois être assez prude sur le coup, ou bien est-ce dû à ma lassitude face à l'abondance un peu trop insistante de cette grossièreté que je trouve gratuite.
Enfin bref, c'est une lecture divertissante pas désagréable, mais pas vraiment une tranche de rigolade à mes yeux.