J’avais découvert l’auteur avec « Droit dans le mûr », qui se trouve en fait être la suite directe du présent album. On retrouve avec plaisir ce personnage névrosé à l’extrême, qui raconte avec beaucoup d’humour les désagréments provoqués par sa timidité maladive.
Ca démarre doucement, mais petit à petit les situations comiques montent en puissance et quelques passages ont bien fait travailler mes zygomatiques. Certaines scènes sont particulièrement bien vues et les longs moments de solitude de Fabcaro dans des situations absurdes au possible, offrent à cet album un gros capital sympathie.
Le dessin noir et blanc très expressif met parfaitement en image ces petits scénettes du quotidien. Toutefois, même reproche que pour « Droit dans le mûr », un goût de trop peu, album peu épais qui se lit trop vite…
Du bon et du moins dans ce recueil à tendance humoristico-biographique. Fabcaro livre toutes ses névroses et autres comportements imparfaits. Cet album est visiblement une sorte de thérapie. Il y a quelques scènes qui m’ont fait sourire, comme lorsqu’il ne sait pas si il doit tutoyer ou vouvoyer une personne, du coup il cherche pendant 2 minutes la bonne formulation pour lui demander du sucre… Sans doute que cette anecdote m’a rappelé du vécu et elle m’a fait marrer.
Il y en a quelques autres comme ça. D’autres n’ont par contre trouvé aucun écho chez moi. Sur l’ensemble c’est également un peu répétitif, ça aurait été plus percutant avec des thèmes plus variés. Du coup pas sûr que j’ai envie d’une seconde lecture, par contre je jetterai un œil à ses autres albums.
Les gags sont très drôles et le sentiment de vécu est très bien transposé.
J'ai, dès les premières pages, éprouvé beaucoup de sympathie pour notre héros, qui n'est autre que l'auteur lui-même. En effet, je partage quelques points communs avec lui, comme le fait de ne pas écouter ce qu'on me dit (parfois même les réponses aux questions que je pose moi-même ! ), et, auparavant, je manquais aussi de confiance en moi...
Lisez les avis ci-dessous, on peut presque tous se retrouver un tant soit peu en lui!
Bref, notre personnage principal est attachant, car il est authentique. Il nous raconte des épisodes de sa vie au cours desquels sa timidité excessive et son introversion l'ont tourné en ridicule ou copieusement désservi. Il prend suffisamment de recul par rapport à ces situations pour les rendre très drôles.
Certaines cases m'ont vraiment fait m'esclaffer, et j'ai même failli me faire remarquer à la bibliothèque.
Fabcaro a un talent particulier pour mettre très facilement en image certains traits de caractère. Je pense notamment à la série de cases où il explique qu'il s'adapte à son interlocuteur en s'identifiant à lui, en reprenant son champ lexical. Dans ces cases, Fabcaro apparait en effet transfiguré, déguisé en son interlocuteur. J'ai trouvé ça excellent!
Graphiquement, je suis friand de ce type de noir et blanc clair, net, précis et efficace. C'est jeune, c'est frais, c'est parfaitement lisible et très agréable à lire.
J'incite les autres membres à découvrir ce petit ouvrage sans prétention, franchement, il mérite plus que 5 avis.
« Le Steak Haché de Damoclès » est tout simplement la BD la plus drôle que j’ai lue cette année. Voila, tout est dit. L’auteur a une façon de raconter et surtout de dessiner ses trépidations (anti)sociales tout simplement hilarante. Je me suis retrouvé dans certaines des histoires, mais pas toute quand même, faut pas déconner, je ne suis pas aussi névrosé que lui
Bon j’imagine que tout le monde n’accrochera pas à son humour, mais personnellement je ricane toujours en repensant à certaines de ses mésaventures (ah, grimper à la corde à la gym, que de souvenirs cauchemardesques pour moi aussi).
Un auteur à découvrir, si les autobiographies humoristiques sont votre tasse de thé (à voir aussi The autobiography of me too dans le même genre)
Invariablement, il y a quelque chose que j'aime bien chez cet auteur. C'est toujours un plaisir maximum de découvrir ses oeuvres où il se dévoile pas forcément sous le meilleur aspect. L'écriture de la bd semble presque une thérapie à des problèmes de communication avec son entourage. L'auteur nous raconte sa vie et ces petits riens de l'existence sont passionnants. En tout cas, un bel exercice de communication !
Il est loin d'être un marginal de la société. Cependant, il n'aime pas se fondre dans la masse. Par exemple, tous les garçons aiment le football mais pas Fabcaro. Il va s'inscrire dans un club de foot puis en sera rejeté car ce n'est pas sa passion. J'ai connu pareille mésaventure à l'âge de 6 ans. Oui, il y a beaucoup de détail où l'on peut identifier les mêmes situations qu'on a vécu.
Le style d'écriture ainsi que l'humour de l'auteur me correspondent totalement. Au-delà de cela, il y a comme une même façon de penser. J'ai quelques fois tellement de mal avec d'autres auteurs alors qu'ici, cela me parait tout à fait naturel ! Tu m'étonnes !
Tiens, j'avais repéré cet album depuis un moment sans pour autant le trouver en librairie. La couverture et les commentaires me semblaient sympas, et donc quand je l'ai vu, j'ai foncé.
Des BD où l'auteur raconte un peu sa vie, il en existe des tonnes. Celle de Fabcaro ne sort pas franchement du lot, mais elle a le mérite d'être drôle et pas trop nombriliste. Bien sûr, selon la formule consacrée érigée en dogme éditorial, "chacun se reconnaîtra dans cet album". Ceci dit, ces histoires courtes, basées sur le complexe de timidité de l'auteur, sont quand même assez sympas, et l'on prend pas mal de plaisir à les lire, surtout que le graphisme, assez typique d'un mouvement fanzineux dont Nicolas Poupon est le représentant le plus visible, est plutôt agréable.
Un bon divertissement, qui a le mérite de dénoncer (avec légèreté) quelques travers de la vie quotidienne.
Fabcaro nous conte ses mésaventures de jeunesse ou récentes qui ont pour source sa timidité. Son handicap a ramené dans ses souvenirs des situations plus ou moins cocasses, délicieusement absurdes. Comme rappelé au p’tit résumé du dos de la couverture de cette bédé, chacun d’entre nous peut se retrouver dans les situations auxquelles l’auteur a été confronté par manque de communication ou par lacheté.
L’ensemble offre de bons moments de rigolade ou d’ironie, je pense notamment aux planches dans lesquels Fabcaro se retrouve face à une personne dont ses propos ne l’intéressent pas.
« Le steak haché de Damoclès » est un album agréable à lire à la fois tendre, grinçant, hilarant… témoin des travers de notre société soi-disant de communication. Saluons au passage l’auteur d’avoir banni les références au sexe... C’est suffisamment rare de nos jours pour le signaler !