Ayant découvert Cadelo par le biais de La Saga d'Alandor, c'est par hasard que je suis tombé sur cette BD en faisant le tour des rayonnages BD d'un pote.
Le coup de crayon de Cadelo est toujours aussi agréable, la colorisation un peu peps est aussi très sympa, bref, ça fleure bon les albums de bonne facture des années 80/90. Sauf que le plaisir des yeux ne fait pas tout, et que Cadelo est sans doute meilleur dessinateur que scénariste... ou bien ses fantasmes sexuels sont bien éloignés des miens...
Sans déflorer le fond de l'intrigue, cette histoire de plante qui saute sur tout ce qui bouge appartenant à la gente féminine et qui soit un tant soit peu plantureuse... moi ça me fait doucement rigoler
Bref, une bien étrange histoire de SF où le sexe joue un rôle un peu étonnant et reste pour moi plus un prétexte pour dessiner des scènes explicites plutôt qu'autre chose.
Cette BD a un côté ridicule assez indéniable. Ridicule par son scénario, pas par son dessin.
Car je trouve le dessin très bon. Silvio Cadela a un style que je trouve proche de celui d'Arno, lui-même assez proche de Moebius à mes yeux. En outre, j'aime beaucoup la colorisation, un peu pêtante par moment mais belle. Bref, visuellement, je trouve cette BD très réussie.
Maintenant, concernant le scénario, c'est clair que ce n'est pas très captivant. L'auteur ne se prend pas vraiment au sérieux (heureusement) et ça se voit à sa façon de dire toutes les 2 pages que le temps passe à l'aide d'images d'animaux divers fornicant en pleine nature. Mais par contre, non seulement le scénario est moyen, mais il est souvent ridicule avec cette intrigue de fleur mutante extra-terrestre qui excite la libido des femmes et nous narre l'histoire comme un observateur consciencieux. Les scènes érotiques avec la plante sont d'ailleurs franchement grotesques.
Bref, je suis indulgeant parce que je trouve le dessin vraiment bon, mais globalement, c'est une BD dont on peut se débarasser facilement.
Je l'ai dans ma bibliothèque cette bd Etrangement je ne m'en suis pas encore séparé... Sous cette couverture aux couleurs douteuses se cachent des planches plutôt bien foutues. Les couleurs ne sont pas toujours bien choisies mais Cadelo n'a rien d'un manchot.
L'intrigue, sans être mauvaise, ne passionne pas. Y'a quelques scènes de cul plutôt amusantes (faire l'amour avec une plante, c'est pas banal) mais au-delà de ça, l'histoire générale est plutôt bidon, ce qui fait que ce n'est pas le genre d'album qu'on lira deux fois... C’est kitsch, oui, certainement. En soi, cet album est une curiosité, y’a de l’humour et une certaine distance… mais y’a quand même un côté mielleux qui me rebute…
Ben alors ça, c’est la BD la plus bizarroïde que j’aie pu lire depuis longtemps… Il devait avoir fumé des trucs pas clairs, le père Silvio, pour vanter de cette façon les bienfaits des plantes et les beautés de la nature ! La Fleur amoureuse est donc l’histoire d’une plante dotée d’un zizi et capable de sécréter elle-même ses préservatifs, et qui va se taper tout ce qui passe à sa portée, et nous raconter ça tout en parlant de son émerveillement pour la planète Terre, du temps qui passe, de la pureté de l’amour…
Difficile de trouver une classification pour cette BD : la quatrième de couverture la présente comme une fable ou un conte… mais bon, personnellement j’ai du mal à considérer ce gros délire sous acid comme un conte. La toile de fond est une histoire de science-fiction… mais les extra-terrestres ne sont finalement qu’un prétexte pour parler d’amour et de sexe. Et il y a pas mal d’images “coquines”… mais il s’agit surtout de scènes de sexe entre animaux (jetez un œil sur la galerie, vous constaterez l’obsession de Cadelo pour la sexualité de nos amies les bêtes), ou entre la plante et l’une des nombreuses bourgeoises en rut qui se laisseront botaniquer tout au long de l’album, donc ce n’est pas très très érotique, à moins d’être particulièrement attiré par les sexualités disons “alternatives”.
Autant le dire : tout ça est quand même assez tartignolle. Une plante qui baise toutes les 2 pages et des animaux qui s’enculent toutes les 2 cases, si vous ne prenez pas un peu de recul, la pilule risque d’avoir du mal à passer. Par contre, au second degré, c’est assez rigolo… et c’est bizarre d’ailleurs, parce que l’histoire est quand même plutôt triste dans le fond. Du coup, on ne sait pas trop sur quel pied danser avec La Fleur amoureuse… Est-ce que c’est juste une grosse déconnade à lire pour se détendre, avec le sourire aux lèvres, ou bien est-ce que l’auteur voyait vraiment ça comme une jolie petite histoire érotico-sentimentalo-philosophique à prendre au sérieux ?
Bref, personnellement je suis resté un peu dubitatif face à tout ça… Ce n’est pas déplaisant à lire, c’est joliment dessiné, et le côté “OVNI” de la chose lui donne même un certain charme, mais dans l’ensemble, c’est quand même assez con-con et kitschounet comme BD.