Une série assez classique de Rosinsky mais cette fois il transpose son style dans une Irlande (ou Ecosse) moyenâgeuse et imaginaire. Et sur un grand format, plus classieux que les albums de Thorgal. Rien à dire de vraiment particulier sur cette série sinon que c'est très fort, très réussis.
L'ambiance celtique brumeuse de ces landes perdues est superbement rendue, plus homogène que les éléments de Thorgal par exemple. Ce que je veux dire c'est que n'avons pas affaire ici à un vaisseau spatial ou à des voyages dans le temps qui viennent "s'incruster". C'est plus classique mais dans le bon sens du terme. Les couleurs sont douces, envoûtantes ( surtout celles en exterieur, dans les fameuses landes perdues, les intérieurs sont plus communes).
Sioban est un bon personnage d’héroïne ainsi que Blackmore, très "Luciférien". Dame Gerfaut également. Elle ressemble beaucoup à la sorcière maléfique de la belle au boit dormant. Et puis son fils surtout : un odieux personnage, lâche, cruel, laid et repoussant (quoique malheureux je crois). On retrouve là beaucoup de caractéristiques de personnages de Thorgal (Volsung de Nichor, Breck Zarith... ). On est en terrain connu.
Donc une très belle série, influencé par beaucoup de choses mais pas de manière gênante. C'est limpide, extrêmement soigné et gracieux, ça manque peut-être un peu de folie et d'originalité mais le résultat en impose quand même grâce au talent de Rosinsky (aucune faute de goût) et au très beau scénario de Dufaux.
Les éléments de scénario qui se déploient au début m'avaient paru très prometteurs lorsque (il y a 19 ans déjà !) j'ai mis le nez dans le premier tome. À tel point que je ne me souviens pas avoir remarqué, à l'époque, les hideuses colorisations de certaines cases. (Je trouve que Rosinski est bien meilleur dans le noir et blanc, la preuve en est Le Grand Pouvoir du Chninkel première édition.)
Alors, en croisant la suite dans ma bibliothèque favorite, je me suis léché les babines.
Ce fut une très grande déception. Le récit m'a paru très convenu, le scénario développe une intrigue sans originalité et le dessin n'est pas toujours agréable.
Restent tout de même deux points positifs : le running gag avec le ouki, qui m'a paru original et bien mené et le fourmillement de bonnes idées de scenarii potentiels dans cet univers de fantasy.
J’ai lu la série il y a un moment, d’ailleurs je l’avais achetée sur l‘insistance de ma libraire et la réputation des auteurs, mon avis se fera sur quelques souvenirs, dont le plus marquant est celui d’un ennui lattant tout au long de l’histoire, avec des personnages peu attachants et insipides, portés par un scénario ultra classique. J’ai quand même bien aimé Ouki, mais c’est certainement la seule chose que j’ai appréciée.
Comme pour être en phase avec ce scénario très moyen, le dessin de Rosinski est le pire qu’il ait fait, les couleurs sont moches et jetées sur le papier à coup de vulgaires aplats, seules les couvertures sont bien meilleures. Si je reconnais le style de l’auteur je n’y vois ni son talent ni la classe qu’il a donnée à ses autres séries, ce n’est pourtant pas sa première production, ce qui est étonnant.
Cette série possède un scénario très intéressant, et des pointes d'humour comme il faut.
L'ayant lue il y a un bon moment, je l'ai relue avant de poster et j'ai à nouveau apprécié tant pour les personnalités ou le mystère des personnages (Seamus, Sioban) que pour le dessin qui pour moi donne une dimension toute particulière à cette histoire.
Pour commencer, je n'ai pas trop accroché sur le dessin que je trouve un peu daté, mais cela, ma foi, peut être affaire de goût. Mais surtout, le récit nous gratifie de tous les clichés et poncifs de l'heroic fantasy dans un mode celtisant :
1) Un affrontement entre un Bien et un Mal caricaturaux :
Les bons sont quasiment tous blonds ou roux (sauf Seamus), ils ont un regard clair et noble (quoi qu'un peu absent), des épaules larges, et un visage droit.
Les méchants sont bruns ou chauves, et très laids (sauf la mère entrevue de Beda) et leur vilenie se lit sur leur face. Ce sont souvent d'ignobles avortons repoussants (nains contrefaits, bossus...) ou alors ils sont tellement ridicules qu'on se dit que les forces du Bien doivent manquer un peu de perspicacité pour ne pas détecter les malfaisants à 500m.
2) Une espèce de métaphysique vaseuse sur l'interrogation "le mal est-il au cœur de l'amour ou l'amour est-il au cœur du mal ?" qui passe à la limite une fois, mais qui fatigue quand c'est le leitmotiv de l'album.
Dans le premier diptyque encore, Blackmore a une certaine tenue, et les décors sont réussis, mais dans le second, la famille Gerfaut est d'un ridicule achevé. Quelques personnages secondaires sauvent un peu l'histoire et l'allègent un peu avec des petits passages comiques (le maître d'armes poète, le cuisinier parano...). Mais je n'avais pas été convaincu.
Je me souviens qu’au moment de sa sortie, cette série n’avait pas répondu à mes attentes (qui étaient très élevées, j’en conviens).
A la relire au jour d’aujourd’hui, j’admets de bon cœur que c’est tout de même bien fait et agréable à lire. Le style sentencieux de Dufaux me gène toujours légèrement aux entournures mais le scénario se tient, les personnages sont classiques mais attachants et il y a quelques trouvailles dans les décors et accessoires utilisés qui sortent des lieux communs.
Pas mal du tout, en somme. Et une série que j’ai eu bien du plaisir à relire. A noter que ces histoires peuvent se lire indépendamment (mais par couple).
Encore une série découverte grâce à ce site. 3 diptyques forment la série avec un changement pour le troisième (tome 5 et 6) le dessin étant repris par Delaby.
Le premier diptyque nous présente un univers inquiétant semi fantastique. Les personnages, certes un peu uniformes dans leur caractère, suivent une aventure très prenante. L’univers décrit, le fil narratif et l’intrigue forme un ensemble cohérent. Le dessin montre un certain âge pour une lecture actuelle tout en restant agréable, l’univers se laisse apprivoiser. On pourrait reprocher quelques passages brusques et changements intempestifs de comportements, mais globalement la fluidité du récit fait passer certaines ficelles scénaristiques un peu trop présentes. Et puis les Oukis forment une bien jolie trouvaille ! Ce premier récit agréable met dans le bain et donne un bon avant goût que l’on a envie de voir développer plus avant pour corriger quelques facilités scénaristiques et des personnages trop binaires.
Les tomes 3 et 4 donnent un piment fantastique plus prononcé du meilleur effet. En approfondissant certains points mystérieux tout en reformant un récit homogène prenant, les auteurs nous livrent un excellent ouvrage plus travaillé. Dessin et profondeur de personnages s’améliorent pour un très bon rendu final. Ce tome clôt le premier cycle du récit
Sans atteindre la qualité de certains poids lourds de l’Heroic-Fantasy, « La Complainte des Landes Perdues » n’en reste pas moins une série de qualité, à mon avis indispensable à tout amateur du genre.
Le monde imaginé par Dufaux n’est certes pas d’une originalité folle, mais a le mérite d’être cohérent et doté d’un charme non négligeable. Il s’agit d’un monde médiéval qui pourrait être normal si la magie n’avait de cesse de servir le mal. Le premier cycle est composé de deux histoires de deux albums. Des histoires rapides donc, qui opposent l’héroïne Sioban à des puissances maléfiques. Le déroulement des albums est classique, la fin tombe vite – un peu abruptement – mais la sauce prend. Le Ouki, petite bestiole qui occupe de nombreuses pages alors qu’il ne fait pas grand-chose, est sacrément attachant et augmente le capital sympathie de la série.
Rosinski s’est occupé de cette série en restant très proche de son travail sur « Thorgal ». J’aime beaucoup son style, je trouve que ses planches ont toujours un certain équilibre et sont bien mises en couleur. Ici, j’ai trouvé certains passages apaisants, planants, comme lorsque Sioban est dans les Landes Perdues ou que la Complainte résonne enfin.
En tout cas je conseille cette très bonne série de fantasy. A lire.
Encore une série qui trainait sur mes étagères et que je n'avais jamais lue. Série achetée probablement à cause de Rosinski, le dessinateur de ma série de prédilection.
Je dois dire que dans l'ensemble, je suis plutôt déçue.
Par le dessin pour commencer, il est plus que moyen, c'est du Rosinski bas de gamme qui semble fait à la vas-vite et la colorisation n'est pas très belle non plus.
Par le scénario ensuite : pourquoi ne pas avoir développé l'histoire de Sioban qui défait Blackmore sur les 4 tomes du premier cycle ? C'est en tous les cas ce à quoi je m'attendais et du coup j'ai été déçue par la rapidité avec laquelle est bouclé le retour des gentils Sudenne sur le trône.
Et puis je n'ai trouvé strictement aucun intérêt à la partie Dame Gerfaut / Kyle of Klanach, c'est prodigieusement ennuyant, c'est mal dessiné, c'est invraisemblable et truffé de facilités et de raccourcis pour être bien certain de récupérer tous les gentils qui vont bien à la fin.
Les personnages sont globalement fades, j'aimais bien Droop, ou le cuistot, eux au moins avaient quelques traits de caractères relativement intéressants, les autres sont beaucoup trop lisses, trop "parfaits" pour leur rôle de gentil ou de méchant.
J'hésite à me lancer dans le deuxième cycle, qui semble pourtant au vu des avis que j'ai pu lire, de qualité nettement supérieure. Peut-être me laisserai-je tenter un jour ou l'autre.
Il y a des fans du dessin de Rosinski, je n'en fais pas partie. Et ce n'est pas ce cycle qui va me réconcilier. Je trouve son style un plutôt caricatural, le trait un peu grossier, les personnages secondaires pas très soignés. Enfin, je ne voudrais pas dénigrer un dessinateur qui a fait ses preuves, mais ce n'est décidément pas ma tasse de thé.
Pour ce qui est du scénario, là aussi, Dufaux n'était manifestement pas dans une période faste. On l'avait connu mieux inspiré (Sang de Lune, Giacomo C., ...). Ici, certaines parties sont vraiment tirées par les cheveux, et notamment les dénouements, qui sont d'une platitude et d'une banalité affligeantes.
Bon, à part ça, c'est de l'héroic fantasy, on n'est pas là pour se prendre la tête, et pour ma part, pas du tout attiré par cette série à priori, je suis quand même arrivé au bout sans trop de lassitude.
L'avis de Dakhan résume assez bien le mien. A vrai dire, je n'ai lu que le volume 1, et même si on m'a dit du bien de cette série, il ne m'a pas vraiment donné envie de lire la suite.
Le fond de ma pensée est très simple: bon dessin, très bon même (de toute façon on sait que Rosinsky est une valeur sûre en la matière) mais scénario insipide. D'après les avis que j'ai pu lire, l'histoire ne décolle pas vraiment dans les volumes suivants. Dommage donc, pourtant les idées de base étaient bonnes, il y avait sans doute mieux à faire.
Dans un pays poétique, aux multiples légendes, nous est contée l'histoire d'une famille royale, tourmentée par les malédictions.
Une légende mystérieuse prédit cependant que le jour où, dans les landes perdues qui virent la perte du dernier des Sudennes, Loup blanc, et de toute son armée, une complainte retentira. C'est un récit bien poétique qui nous est conté sur fond de sorcellerie et de magie avec une légère touche d'humour personnifié par le petit animal de compagnie de l'héroïne : un petit Ouki assez malicieux. Cette histoire tragique au parfum d’irréalité demeure sérieuse.
J’aime beaucoup l’effet que font les 4 premières couvertures superposées. C'est un véritable mélange de celtique et de fantastique, bref un classique de l’héroic-fantasy !
Autant l'avouer d'entrée, je ne suis vraiment pas fan de l'héroic fantasy. J'ai les Thorgal, mais je n'ai pas accroché dans l'ensemble, et c'est à peu près tout ce que je possède dans ce style.
Et pourtant, je me suis laissé tenter il y a quelques années par cette série, et je ne le regrette absolument pas :
L'histoire se décompose en 2 cycles pour le moment, le 1er de 4 tomes ici présent et le second en cours avec 2 tomes sortis pour le moment : La Complainte des landes perdues - Les chevaliers du pardon.
Le 1er cycle peut se diviser en 2 également. Les 2 premiers tomes sont excellents, l'histoire mi-celtique, mi-fantasy est très prenante, les personnages sont très attachants, les dessins sont dans l'ensemble de très bonne facture. Une réussite.
Les 2 tomes suivants sont légèrement en-dessous au niveau de l'intrigue avec une histoire plus convenue, mais ça se lit sans problème.
Les protagonistes ne sont pas aussi simples qu'en apparence (Lady O'mara par exemple), même si les scènes finales sont effectivement un peu courtes.
Bref, une excellente série que je recommande à ceux qui comme moi ne sont pas tentés par ce genre.
La Complainte des Landes perdues est une série que j'ai connue lors de mes études, il y a plus de 10 ans.
Ce premier cycle se divise en deux parties, de deux tomes chacune. La première simplement formidable : ça ressemble un peu à Thorgal sans le côté "futuriste", mais en mieux (cette dernière série commençait à s'essouffler à l'époque). Les personnages sont travaillés, les méchants bien méchants, et les gentils pas toujours gentils. Le dessin de Rosinski est toujours au top. La seconde partie est un chouia moins passionnante, mais toujours très bien racontée.
Une saga que j'apprécie toujours autant, un de piliers de l'Heroic Fantasy "classique".
En lisant les autres avis, je me demande si j'ai lu la même série qu'eux.
Ce n'est pas totalement mauvais, il y a plusieurs bonnes idées dans les quatre premiers tomes, mais ce n'est pas bien utilisé. Un bon exemple est la fin du tome 2 quand le méchant fait des révélations. L'idée est bonne, mais elle n'est qu'effleurée et en plus l'héroïne défait le méchant très rapidement. Un autre exemple, c'est la bague dans le tome 4 : D’où vient-elle ? Quels sont ses pouvoirs ? À qui elle appartenait avant ? On n'en sait pas grand chose et c'est vraiment frustrant.
Mouais, à moitié convaincu par cette série. Disons que le premier cycle est vraiment intéressant, l'ambiance bien posée et l'histoire se tient, mais les suivants sont beaucoup moins attractifs. On assiste à un réchauffé du début, sans avoir cette densité au niveau de l'histoire.
Les deux premiers permettent une immersion totale dans cet univers Moyenâgeux, rempli de gadoue, de sueur et de bruit (on l'imagine bien sûr !). Le côté fantastique très léger fait fortement penser aux légendes celtiques, les longues landes désertiques peuplées de chimères féériques... De ce point de vue, les deux auteurs réussissent parfaitement leur ambition de créer un monde à part entier avec son ambiance mystérieuse.
Par contre, niveau scénario, l'histoire est quand même assez basique. Les éléments s'enchaînent quand il faut, sans réelle surprise et avec quelques facilités.
J'adore le dessin de Rosinski, véritable peintre, certaines cases font figures de chef-d'oeuvre ! Son style est quasiment à son sommet avec cette série. Il arrive à retranscrire les émotions des ses personnages, à représenter des paysages avec brio et à instituer un style graphique personnel.
A lire pour les 2 premiers, après à vous de voir si vous avez accroché...
Mon avis ici ne concerne que la première intégrale regroupant les quatre tomes initiaux.
L’histoire proposée, sans être terriblement originale, est assez agréable à découvrir : sur un background assez fantasy, une adolescente de sang royal décide d’affronter la tyrannie d’un homme, aidée d’un mystérieux moine dont on est amené à découvrir le passé. Le scénario est certes classique mais le plaisir de lecture est toutefois présent, les deux premiers tomes forment un premier cycle, ce qui permet d’éviter une histoire qui tire abondamment sur la longueur. Le cycle suivant est tout aussi intéressant et tient le lecteur en haleine.
Rien à redire, la construction de Dufaux et les dessins de Rosinski forment une alchimie de bonne qualité.
Les dessins, même si je n’aime pas employer ce genre de formule, sont très caractéristiques de son auteur (sans blague me direz-vous; ben oui, c'est vraiment du Rosinsky).
Vous aimez Le Grand Pouvoir du Chninkel ? Cette saga ne peut que vous combler ; sans remplacer le génie du Chninkel, les auteurs vous feront découvrir une autre valeur sûr de la fantasy.
Très belle histoire que cette complainte des landes perdues.
Dufaux s’essaye à l’ heroïc fantasy qu’il accompagne de poésie celtique. Certes, il ne renouvelle pas le genre, mais c’est joliment raconté dans un univers nordique rarement évoqué en bd. Evidemment pour ce style d’histoire le dessinateur de Thorgal et ses très beaux entrelacs, paraît tout indiqué ; même si d’habitude je ne suis pas un grand fan de son trait en ce qui concerne les humains (préférez les Chninkels), c’est sa patte qui m’as permis de m’attacher autant aux personnages de Seamus et de la belle et fragile Sioban. Et c’est effectivement ce qui fait la force de cette série (une de plus) ; ces personnages. En conséquence, j’ai beaucoup apprécié le second cycle qui permet de retrouver ces derniers pour une histoire, il est vrai, moins fascinante, mais qui reste dans la continuité de ce qui a déjà été lu. Le premier cycle seul m’aurait laissé une impression d’inachevé.
Pour la suite, Dufaux a visiblement complètement changé d’histoire ( et de dessinateur ). Pas encore eu l’occasion d’y jeter un œil…
Une belle série, mais au postulat un peu convenu : un royaume dirigé par des puissances occultes, un mage tout puissant, un guerrier qui va aider une jeune fille à combattre ces puissances...
Belle série, écris-je, car le scénariste s'est inspiré de légendes celtiques pour en réaliser l'écriture.
Ce qui m'a valu d'être plongé dans une sorte de monde ancestral et d'assister -une fois de plus- à un énième combat entre le Bien et le Mal.
Le dessin ?... Rosinski (Thorgal) prend ici ses distances avec son héros le plus connu ; bâtissant un monde d'heroic-fantasy fort imaginatif.
La "complainte" ?... c'est, une fois de plus, le Bien contre le Mal, c'est vrai ; mais une série qui pose aussi la question : "où est le Bien, où est le Mal ?..." Et parfois il est difficile de les départager.
Une série qui fonctionne avec de vieux ingrédients, mais par deux auteurs qui connaissent leur métier.
On sent le plaisir de Dufaux d'exploiter l'univers de la Fantasy, et il faut reconnaître qu'il en joue le jeu sans chercher à bouleverser le genre. L'histoire de Sioban peut paraître trop classique, mais maîtrise du scénariste pour construire ses récits est évidente, pour leur imposer un rythme particulier et les peupler de personnages intéressants qui mènent les intrigues sans défaillir.
La patte de Dufaux est particulièrement reconnaissable dans les dialogues, qui peuvent parfois paraître pompeux, mais brillants et intelligents ils permettent toujours une lecture fluide et passionnante.
Certes, les deux premiers cycles de deux albums possèdent des points communs et une chute un peu rapide (ce qui reste préférable à une fin interminable), mais le succès de l'oeuvre s'explique par le plaisir communicatif de Dufaux à créer sa "Complainte des Landes Perdues", évoquer la bataille de "Nyr Lynch" ou les exploits du "Loup Blanc", bref, chercher des ambiances celtes pour de grands récits épiques et fantastiques.
Rosinski ne s'éloigne pas de l'univers de Thorgal pour signer cette série avec une maîtrise jamais démentie, même si son style manque parfois d'une certaine épure et que son trait est parfois exagérément torturé. Ce manque d'élégance n'est que ponctuel et son graphisme réaliste s'adapte à merveille avec l'univers de Dufaux.
Bref, le tandem Rosinski/Dufaux livre un travail un peu classique mais solide, tandis que le tandem Delaby/Dufaux parvient à exploiter le même univers tout en créant des situations plus inattendues dans le nouveau cycle La Complainte des landes perdues - Les chevaliers du pardon : les deux peuvent se lire indépendamment mais dans les deux cas, c'est une oeuvre populaire et maîtrisée qui n'a pas finit de séduire une large public.
Prenez une princesse, des méchants vraiment très méchants, des créatures bizarres, des châteaux forts, des paysages désolés; agrémentez cela d'une prophétie quelconque, d'une ou deux batailles, rajoutez un zeste de romance, et enfin n'oubliez pas un titre bien pompeux. Touillez bien, et vous obtenez une série d'héroïc-fantasy archi-convenue: "La complainte des landes perdues"!
Publiée pour la première fois en 1993, "La complainte des landes perdues" est actuellement composée de trois cycles de deux tomes chacun, dont le dernier est en cours d'achèvement. Rapidement, cette série s'est imposée comme un des plus gros succès de l'héroic fantasy, aux côtés de Thorgal et autres Lanfeust De Troy.
Cette série concentre en effet tous les poncifs de l'héroic-fantasy, avec un pays imaginaire régi par les codes d'un Moyen-âge fantasmé, ce celticisme exacerbé qu'on retrouve dans les paysages de landes et les noms des lieux et personnages, ces créatures et autres monstres étranges; bref toute cette mythologie dont les sources originelles remontent aux contes et légendes d'Europe du Nord, que Tolkien a fait surgir à la face du monde, et qui depuis a fait l'objet d'une exploitation systématique, à laquelle la bande dessinée n'a pas échappé.
Surfant sur l'engouement pour ce genre de littérature, "La complainte des landes perdues" y tire sa sève substantielle, et la régurgite en un agglomérat informe où l'esprit de l'héroïc-fantasy se trouve galvaudé au profit de la facilité de lecture, de la mise en place d'une "ambiance" recherchée.
Cette ambiance, dont il est difficile d'échapper au caractère purement artificiel, est magnifiée par le graphisme idéal de Rosinski, qui avait déjà fait ses armes en matière d'héroïc-fantasy sur Thorgal. Grâce à des planches superbes quoique parfois un peu faciles (aucun variation dans les paysages lunaires), l'atmosphère suintante, sombre, fait merveille dans les scènes d'intérieur.
Mais à force de s'acharner à vouloir user toutes les plus grosses ficelles du genre, la qualité et l'originalité du scénario s'en ressentent forcément. Même si à première vue, cette histoire de prophétie, agrémentée de magie noire, tient la route, il suffit d'un regard quelque peu critique pour déceler la multitude de facilités scénaristiques que Dufaux s'est permis,pour éviter au lecteur le moindre effort de réflexion, et pour améliorer la fluidité du récit. Des questions apparaissent pêle-mêle, et restent sans réponse. Des exemples parmi d'autres: qui sont les "chevaliers du pardon"? D'où vient l'armée qui vient soutenir Sioban à la fin du tome 2? Qui est à l'origine de la prophétie?
Ce ne serait pas le plus grave, si l'auteur ne s'était pas senti obligé de ridiculiser la trame de l'histoire par une utilisation éhontée de quelques caractéristiques propres à l'héroïc-fantasy. Comment ne pas sourire en lisant les incantations magiques qui s'apparentent plus à un charabia d'un bébé de deux ans? Comment ne pas rester insensible au caractère parfaitement ridicule de certaines scènes, comme celle où l'armée des morts revient à la vie? Et comment ne pas rester coi devant ces expressions récurrentes: "l'amour est au coeur du mal", "le mal est au coeur de l'amour", comme pour souligner encore plus que le scénario ne se résume qu'à un bête affrontement du Bien contre le Mal?
Plus jeune, j'avais vraiment aimé cette BD, et la profonde désillusion de ma dernière relecture n'en a été que plus grande. Le tome 5 semble amorcer une amélioration scénaristique, mais il est encore trop tôt pour s'avancer.
Il semble bien que "La complainte des landes perdues" n'est pas seulement le signe de l'incapacité de l'héroïc-fantasy à se renouveler, bien plus que cela, elle peut résumer les fourvoiements contemporains d'une industrie bédéssinée dans des considérations trop commerciales.
Il est vrai que cette série, qui au départ était un diptyque, ne brille pas par son originalité. Mais c'est complètement assumé, bien pris au sérieux, et ça fonctionne.
Cependant je commenterais les différents "morceaux" de cette désormais saga séparément :
Les deux premiers : sans doute les meilleurs, avec du très grand Rosinski, on sent qu'il a pris du plaisir, et l'ambiance est tout simplement magique. Son moyen-âge est sale et irréel à la fois. La simplicité de l'histoire est suffisamment bien menée pour devenir un classique dans le bon sens du terme
Note : 5/5
Les deux suivants : succès aidant, nos deux compères Dufaux et Rosinski remettent une couche ; car c'est bien de cela qu'il s'agit. L'histoire se répète en moins bien, et le tempérament naturel de notre cher dessinateur polonais reprend le dessus : je bâcle, consciencieusement, mais je bâcle.
Note : 2/5
Bien sûr, il y a le superbe dessin de Rosinski, mais cela pèche du côté du scénario. On dirait que Dufaux s'est contenté de reprendre différentes idées qui ont eu du succès pour les assembler. Mais cela ne suffit pas à faire un bon scénario ; cela laisse juste une grande impression de déjà vu.
Une bonne petite série de Fantasy, je trouve que le dessin de Rosinski est mis en valeur par une colorisation moins sec que dans "Thorgal". Le premier cycle est vraiment bien, bonne histoire, beaux dessins.
Le deuxième cycle est certes un peu en dessous mais se laisse lire.
Et bien moi j'ai du mal avec cette bd, autant j'ai adoré Le Grand Pouvoir du Chninkel, autant là je me suis ennuyé ferme. J'ai du m'y prendre à plusieurs fois pour aller jusqu'au bout et il faut bien avouer que je me suis vraiment forcé. Le dessin n'est pas trop mal, mais l'histoire ne m'a pas du tout conquis, je trouve ça banal, ennuyeux, j'ai vraiment rien éprouvé pour les personnages... Bref pas pour moi cette bd!
De beaux dessins, un joli royaume et une belle héroïne, de la fantasy avec une touche de celtisme. Bref, cette série a tout pour plaire et pour me plaire.
Néanmoins, ayant acheté récemment l'intégrale, j'en ai éprouvé une certaine déception.
L'histoire se compose de 2 cycles de 2 tomes chacun. Et chaque cycle est construit de la même manière : au début, un problème apparaît et puis la situation empire, devient de pire en pire, et dans les 10 dernières pages du 2e tome de chaque cycle, hop, tout est réglé, tout va mieux et tout est bien qui finit bien.
Ce que je reproche donc à cette série, c'est que le scénario ne se foule pas trop pour raconter la fin de l'histoire, que tout à coup, presque par miracle, tout va mieux et les méchants ont perdu à la fin de chaque cycle. Bref, des fins d'histoires un peu trop faciles à mon goût.
Tome 1 & 2
Je trouve les avis postés ci-avant fort sévère. 'La Complainte des landes perdues' est, selon moi, culte ! On prend une gifle en pleine figure à la lecture des 2 premiers albums !Tout y est : le mélange du celtique et du fantastique avec des contes et légendes qui rejaillissent grâce à une frêle jeune fille qui va devenir une redoutable guerrière ! Dans mon appréciation, je ne considère bien évidemment que les 2 premiers tomes qui forment la seule et unique histoire de la Complainte !
Tome 3 & 4
Comme le souligne Odin, les 2 derniers tomes propulsent l’histoire dans une toute autre direction (le complot d’une mère et de son fils pour prendre le pouvoir sur l’île). D’ailleurs, la fin du 4e opus laisse suggérer une suite . . . qui ne verra sans doute jamais le jour . . . quoique, certains bruits de couloir laissent penser le contraire !
Si vous êtes fan de Tolkien, vous pouvez acheter 2 premiers tomes les « yeux fermés » puisqu’ils se suffisent amplement à eux-mêmes ! L’achat des 2 derniers est discutable et personnellement, je ne le conseille pas sinon à la lecture !
Dommage qu’une intégrale alternative ne soit pas paru, rassemblant uniquement les 2 premiers tomes !
NB : Le Ouki est une petite bestiole étrange qui a le pelage du Fourreux et les yeux du Chninkel, vous ne trouvez pas ?
Une des grandes séries de ces dernières années.
Un scénario envoûtant et les dessins sont bien. Une saga fantastique enfin disponible en intégrale et contrairement à thorgal l'histoire ne tire pas en longueur !
Le 5 ème tome vient de voir le jour tout simplement superbe !
Rhoooo, mais quelle banalité cette histoire! C'est pitoyable.
Je m'étais promis de ne pas noter cette bd par égard aux dessins de Rosinski (toujours aussi beaux quoique.... inchangés depuis des temps immémoriaux); mais après la comparaison avec Légendes des Contrées Oubliées,Le Roi Cyclope ou La Quête de l'Oiseau du Temps....
Quelle accumulation de clichés. L'heroic-fantasy dans toute son incapacité à se renouveler.
A moins d'etre un inconditionnel du travail du maitre (de ce coté la, rien à redire, c'est du Rosinski motivé, pas du Rosinski bacleur des derniers Thorgal), évitez ce truc !
Encore une fois mes yeux sont en désaccord avec ma tête... C'est très très très joli (les paysages sont fabuleux) MAIS c'est très très très banal, et la fin est risible de mièvrerie... C'est du grand Rosinski.
Déçu.
Je n'ai lu que les deux 1ers tomes pour l'instant, mais ça ne m'a vraiment pas donné envie de connaître la suite.
J'ai l'impression de lire de la mauvaise fantasy : on a quelques personnages, il y a une prophétie, et pouf ! il arrive des trucs, une armée de morts revient, Sioban massacre un gros monstre, tout ça sur fond de cette question "L'amour est-il au coeur du mal ?".
Ouais, ben non, moi ça ne me plaît pas, surtout après avoir lu Terres d'Ombre qui dans le genre est bien plus original et sympathique.
Les gros points forts de cette série :
- les dessins, très soignés, superbes (il n'y a qu'à regarder les couvertures),
- l'ambiance mystérieuse, sombre, intimiste...celtique, quoi !
Le scénario donne l'impression d'avoir été écrit pour renforcer cette ambiance plutôt que le contraire, et on ne s'en plaint pas. Les personnages sont exactement ceux qu'on attend dans un monde comme celui-là.
Quand on lit La Complainte des Landes Perdues, c'est comme si on se téléportait dans un autre monde : le dépaysement est total.
A lire absolument.
J'ai bien aimé mais ce cher Rosinski devrait de temps en temps changer de registre.Oui je sais ,il a dessiné WESTERN , un one shot écrit avec devinez qui ?
Jean Van Hamme .Mais,c'est sûr, cet homme n'aime pas le risque . Vous me direz que pour les COMPLAINTES DES LANDES PERDUES,
Il a travaillé avec Dufaux !oui c'est vrai
mais le résultat me fait penser à un bon
THORGAL sans plus.
On pourrait imaginé,qu'un jour il nous écrive une série de s-f avec Arleston ou
xavier Dorison... non ,impossible. La prise de risque serait trop considérable pour lui
Le dessinateur de Thorgal a été tenté de réaliser une autre... saga d'heroïc fantasy, avec Jean Dufaux, très bon scénariste. Cela donne la Complainte, une série sans fin véritable, avec une lecture à tiroirs, des héros oscillant entre ombre et lumière, magnifiés par la peinture (car Rosinski est avant tout peintre !) de l'illustration.
Dufaux ouvre de grandes perspectives dans ses 4 premiers tomes. Il décide de les explorer avec deux nouveaux cycles en prévision, avec pour illustrateur Philippe delaby. Le tome 5 est proprement superbe, car je n'ai pas vu une seule faute de perspective, de proportions, et que dire du trait ? Quant à l'histoire, comme l'ont dit mes camarades, il s'agit purement et simplement d'une chasse aux sorcières, avec moins de bataclan religieux. Dufaux a un peu délaissé la fantasy pour explorer le "simple" médiéval fantastique. A suivre pour mieux juger.
Une oeuvre fortement recommandable.
C' esr le genre de BD qui ns fait découvrir le vrai monde de la BD.En effet l histoire est tres prenante et les dessins très beau.Certains trouvent les tomes 3-4 de trop mais ils ns permettent de prolonger le plaisir que l' on prend en lisant ces BD.
Je suis assez d'accord avec Pierre, les tomes 3 et 4, qui par ailleurs n'étaient pas prévu au départ, sont plus que superflus. L'histoire qui ne devait se composer que de deux tomes, se suffisait amplement à elle-même. Ceci dit, une excellente BD quand même...
Cette bande dessinee est vraiment geniale, les personnages sont tres attachants, les dessins sublimes et le senario est prenant d'un bout a l'autre. Je n'ai qu'un reproche a faire a ses auteurs : quelle lenteur !! ca va faire deux ans qu'on attend la suite !
Si les dessins de Rosinski sont égaux à ses prestations de Thorgal pour ne citer que celles là, le scénario de Dufaux est loin d'être au top. J'ai été déçu par l'ensemble, c'est bon mais pas transcendant.
Fervente admiratrice du maître, je ne pouvais passer à côté de cet avis là. Même ceux qui font la guerre au cycle Thorgal peuvent apprécier cette série, aux personnages incroyables, au scénario prenant, basé sur les magies celtiques, juste avant l'arrivé du christianisme. Le dessin, c'est du Rosinski sombre, fantastique...