Une BD pas déplaisante mais pas passionnante, qui a les qualités mais aussi les défauts des sympathiques documentaires touristiques comme on peut en voir certains après-midi sur La Cinquième, c’est-à-dire que c’est bien foutu, documenté, c’est dépaysant, qu’on découvre un pays lointain et méconnu, qu’on apprend des trucs, mais qu’en même temps, c’est pas non plus quelque chose de palpitant dans lequel on va se plonger avec passion (dommage que Golo n’ait pas la drôlerie du Trondheim de Carnets de bord pour raconter ses péripéties et anecdotes de voyage), ça reste un peu superficiel et ça sent le produit approuvé par l’Office du Tourisme local : à lire cette BD, on croirait que tout est beau et sympa à Taïwan (par exemple le problème de la pauvreté est évacué en 2 planches, à la fin : « Taïwan c’est l’anti-Tiers Monde, ici la pauvreté est imperceptible, ici tout est possible pour ceux qui sont prêts à bosser dur » ; et malgré le titre de l’album, Golo ne parle pas du tout des conditions de travail dans les usines d’où proviennent tous les produits « Made in Taïwan »)…
Bref, si vous êtes curieux de connaître un peu Taïwan, c’est une façon assez sympa de découvrir un peu cette île, mais sinon, c’est une lecture sur laquelle vous pouvez faire l’impasse sans regret.