La lecture des 3 premiers tomes en 2005 m’avait profondément marqué, au point d’allouer la note maximum. Quelle merveille, quelle créativité, si vous pensez que Léo avec ses mondes d’Aldébaran est un maître en la matière, vous allez halluciner en lisant Cyann.
J’ai relu les 5 tomes disponibles aujourd’hui avec une certaines crainte… celle d’avoir vieilli, et de ne plus apprécier cette histoire tintée d’érotisme, et son l’héroïne un peu grande gueule et rebelle. Et bien non, je trouve ces 3 premiers tomes toujours aussi remarquables et passionnants.
Le 1er tome met tout en place, et est un peu difficile à suivre, surtout la 1ère moitié. On est bombardé de noms obscurs, la situation politique et sociale nous est décrite un peu brusquement, et on patauge allégrement… Mais une fois que tous les éléments sont en place, quel bonheur, quelle richesse !
Le 2d tome s’éloigne des thèmes sédentaires du 1er, et nous fait voyager dans une variété de décors époustouflants. Certes le scénario tourne à la bête « course poursuite », mais ça reste quand même très intéressant à suivre. La fin est très bien faite.
Les 3eme et 4eme tomes m’ont beaucoup intéressé, mais malheureusement j’ai complètement décroché dans le 5eme. Quelle déception. J’ai trouvé l’histoire lourde, difficile à suivre, et finalement bien moins intéressantes que les albums précédents. J’ai décidément du mal avec ces mécanismes de voyages dans le temps un peu tirés par les cheveux.
J’enlève donc une étoile. Je lirai bien entendu la suite… Les 2-3 premiers tomes sont selon loi des immanquables pour tout amateur de science-fiction.
Après lecture du Tome 5 (enfin !!) ; même si ce dernier tome m'a un peu déçu (on devient exigeant à trop attendre...), l'ensemble (que j'ai bien entendu relu) demeure de très bonne facture (pour toutes les raisons décrites dans les autres post).
J'aime bien Bourgeon et ces "Isa" à répétition. Concernant Cyann, le manque d'expression et la dureté de son visage viennent peut-être du contexte. Héroine un peu à la Ripley (Alien) dans un monde déshumanisé, elle est froide voire glaciale (alors que dans Les Passagers du vent Isa était plus "humaine" et relisez les : quand il veut, Bourgeon sait faire passer de la compassion et de l'amour dans ses visages féminins).
Non, là c'est plutôt "marche ou crève" pour une gamine un peu "pourrie" qui devient une aventurière plus adulte au fur et à mesure des tomes... quant au cul, j'imagine qu'on peut aimer ça tout en étant "féministe" (je comprends pas trop ce débat pour cette série tant c'est racoleur et hors sujet dans d'autres...).
Pour en finir avec "les Couloirs de l'Entretemps", j'ai été perturbé par un nouveau changement d'éditeur (format encore + grand, couleurs et format bulles changeant, dessin un poil en dessous...). Le scénario rebondit à un rythme (trop?) soutenu... puis à la fin, je me suis dis "tout ça pour ça !!"... pas de grosse avancée dans l'intrigue (c'est à vrai dire un peu dur comme jugement mais c'est vraiment ce que j'ai pensé à tort ou à raison en refermant la BD) .
Retour à Marcade (pour le dénouement cette fois ?)... encore 4 à 5 ans d'attente ??
J’ai littéralement adoré les aventures de cette héroïne dans un monde encore plus « adulte » et encore plus intéressant que les mondes imaginés par Léo dans Aldébaran. Je trouve enfin un personnage féminin qui a une vraie consistance et du caractère! Sur le plan de la maturité, c'est quand même un cran au-dessus. Pour autant, on n'a pas vraiment le même plaisir de lecture. Cela s'explique par la complexité de l'univers mis en place par l'auteur. Il y a une véritable réflexion sur la façon dont sont liés les choses. J'aime également toutes les trouvailles qui sortent de l'ordinaire.
Il est un peu dommage que le tome 3 se situe chez un autre éditeur que celui chez lequel il a commencé, à savoir Casterman, et que l’album soit beaucoup plus court. Toutefois, je remarque qu’a été conservé le même format ce qui est déjà pas mal et en même temps une forme de respect pour les collectionneurs. Lorsque j'ai appris que le tome 5 sortira chez un 3ème éditeur à savoir 12 bis après Casterman et Vent d'Ouest, là je me dis qu'il y a une limite qui a été franchie. Cependant, on peut analyser cela de différentes manières. Par exemple comme voilà un auteur qui s'affranchit du poids de ses maisons pour conserver une part d'indépendance protégeant sa liberté de créativité. Pour autant, ce n'est pas forcément au goût des collectionneurs cartésiens qui aiment l'uniformité. Cela sera d'ailleurs la première fois que j'aurais une série qui s'étale sur 3 maisons d'édition. L'overdose n'est jamais profitable. Tout dépend du point de vue et de l'importance qu'on y attache.
Le dessin est vraiment exquis et met bien en valeur les anatomies des différents personnages en plus d’avoir des décors réellement extraordinaires. La lecture est un peu fastidieuse au début de cette saga mais on s’immerge petit à petit dans ce monde qui a ses propres codes. Il faut un peu s'accrocher et le plaisir vient après. Cette BD a tout de même beaucoup de potentiel! Cela m’a permit de découvrir un auteur dont le style est totalement atypique et qui a beaucoup de talent. Je me suis jeté dans l’achat de la totalité de ces œuvres sans exception. Je dois avouer que cette série est ma préférée dans ce qu’il a réalisé.
Dans le détail, voilà ce que cela donne: La sOurce et la sOnde:
Ce premier tome est un pur bonheur de découverte d'un monde extrêmement bien détaillée jusque dans sa géographie, dans sa faune et dans sa flore. On fait la connaissance de deux personnages féminins qui ont du caractère et de la trempe ce qui les rend intéressant. Il est dommage que le décollage se fasse tellement attendre dans les deux sens du terme mais je crois que c'était sans doute bien nécessaire. On sent bien que c'est un tome d'introduction à un univers encore plus vaste. Il va falloir s'accrocher mais le plaisir viendra par la suite. Bref, une pure réussite que ce monde détaillé avec finesse! Six saisons sur Ilo:
Le second volume sera celui placé sous le signe de l'aventure dans une nouvelle contrée sauvage. Il clôt un premier cycle placé sous le sceau de la conspiration par une sorte de secte qui souhaite étendre son pouvoir. Nous aurons enfin les réponses sur la pandémie qui sévit dans le monde d'Olh. Nous aurons également droit à des rebondissements et des retournements de situation assez inattendues. Même le personnage de Cyann semble évoluer du passage de l'adolescence à l'âge adulte et celui de la maturité intellectuelle. Bref, c'est le temps de la métamorphose. La fin du cycle ouvre de nouvelles pistes pour notre héroïne promise à un voyage intergalactique encore plus vaste. Aieia d'Aldaal:
Il aura fallu 7 ans d'attente. Le résultat est étonnant de maîtrise surtout au niveau de la couleur. Il y a un réel progrès avec une ambiance graphique nouvelle. Le trait de Bourgeon se bonifie au fil des tomes. On remarquera également l'émergence d'un autre personnage féminin qui volera un peu la vedette à notre Cyann. Nacara est presque totalement oubliée. Les dialogues seront de hautes volées et parfois cinglants de vérité et d'humour. On se situe là encore sur une autre planète qui connait également une caractéristique particulière. C'est une nouvelle aventure à part entière élaborée et intelligente qu'on va découvrir avec toujours autant de bonheur. Les Couleurs de Marcade:
Paradoxalement, c'était l'un de mes tomes préférés de par la richesse de son scénario et par l'inventivité. Pourtant après relecture, il a été surclassé par d'autres tomes. Il faut dire que chaque relecture nous offre la possibilité de percevoir des détails supplémentaires ce qui bonifie d'autant la série tout entière. Aïeïa nous manque un peu. Marcade, c'est le reflet futuriste des travers de nos sociétés actuelles, de la lutte pour le Pouvoir, de l'asservissement d’un peuple, de la société de consommation, de l'endoctrinement, de la censure et de la violation de la vie privée, du mercantilisme à outrance… Les Couloirs de l'Entretemps:
Encore 5 ans d'attente ! Visiblement, notre héroïne est ballottée de monde hostile en monde hostile. On joue également sur l'espace-temps. Il va falloir s'accrocher pour comprendre le mécanisme de tout ce fatras temporel. Cependant, le charme de la saga demeure intact. On sent toutefois que c'est bientôt la fin.
De Bourgeon je ne connaissais que les Compagnons du Crépuscules, Brunelle et Colin ou les Passagers du Vent et je ne m'attendais pas du tout à cette aventure futuriste d'une enfant gâtée et capricieuse qui se retrouve d'un coup propulsée responsable d'une mission galactique de la plus haute importance, aventure où l’on voit au fil des tomes la maturité des deux héroïnes et surtout de Cyann grimper en flèche, par le poids des responsabilités. Lacroix nous offre ici un scenario riche, béton et très imaginatif.
Après la lecture des tomes 1 et 2 je me suis dit : "Ca y est, je la tiens MA série de science fiction culte" ! Tout y était : le dessin majestueux (avec il est vrai des expressions et des visages pas toujours réussis), les couleurs éclatantes, les héros charismatiques, le scénario qui tient la route, l’imagination débordante (bien que parfois un peu compliquée à suivre) et le futurisme crédible.
Le T3 m'a laissé une impression bizarre et un peu de frustration : le dessin et les couleurs sont plus modernes mais moins travaillés. L'histoire plus simple mais finalement beaucoup moins dense et riche que pour les deux premiers épisodes. J'ai un peu eu l'impression d'une parenthèse pas forcément constructive. Un voyage improvisé suite à une erreur d'aiguillage mais qui ne cadre pas avec la trajectoire de départ de l'histoire.
Le T4 remet un peu les choses en place, la partie "visite d'une nouvelle planète" et compréhension de ses us et coutumes reste limitée dans le scénario et on plonge assez vite dans le retour sur Ohl et les découvertes plus ou moins agréables que Cyann va faire sur place. Du coup, le T3 se justifie un peu plus, comme source par exemple du décalage temporel auquel Cyann se retrouve confrontée. Le dessin me semble beaucoup plus soigné dans cette quatrième partie que dans « Aïeïa d'Aldaal » et j’ai retrouvé avec plaisir le style et les couleurs vives des deux premiers opus du cycle.
Le T5 m'a donné l'occasion de relire la série du début et a confirmé sans problème la note de 4/5 pour l'ensemble de la série. Cyann continue ses voyages dans l'espace et le temps, mue par la force des liens familiaux et tout tien admirablement bien la route (sauf peut-être la précision millimétrique du dernier saut, alors que le voyage dans le temps semblait jusque là pour le moins imprévisible...). Le dessin est toujours aussi beau.
En espérant que la conclusion du cycle soit à la hauteur du reste de la série et retrouve une certaine cohérence avec le point de départ de l'aventure. Je lui réserverai le 5/5 dans ce cas.
La question mystère du jour étant : chez quel éditeur sortira ce 6ème et dernier tome ??? Dans le genre dépareillé, cette série tient le haut du classement
Voilà donc un grand classique de la SF... J'ai abordé sa lecture sans a priori, en me souvenant tout de même que j'avais bien aimé les autres séries de François Bourgeon, notamment en raison de ses héroïnes... mais passons. Nous voilà donc embarqués à la suite de Cyann, pauvre petite fille riche qui n'a que faire de ses acquis sociaux, et dont la passion est le pilotage. Ca tombe bien, la position de son père, riche propriétaire terrien, lui permettra d'assouvir sa passion sans trop se fouler. Non, ce n'est pas un cliché, certainement pas. Ce qui fait ressortir Cyann de la masse, c'est son caractère frondeur, qui curieusement, se transformera en sagesse presque maternelle lorsqu'elle se retrouvera au commandement du vaisseau en partance pour Ilo. Mais elle n'en oublie pas pour autant ses pulsions érotiques, qui la poussent à ruiner des vies (celle de Crysane, notamment), mais aussi à s'affirmer (lors de sa rencontre avec Ilui, pas assez utilisée à mon sens).
Concernant l'histoire elle-même, curieusement on a l'impression que les auteurs ont laissé dériver leurs personnages sur Ilo, voir comment ils réagiraient à des choses simples, comme si le canevas du scénario n'était pas écrit au préalable. Il faut reconnaître que le format (plus de 100 pages par album) leur permet de laisser leur imagination s'installer. S'ensuit une impression de longueur, tout à fait adaptée au rythme de l'histoire, étalée sur plusieurs semaines sur Ilo (je parle du second album, là). Quant au dessin de Bourgeon, on peut être un peu mal à l'aise au début, mais on s'y fait rapidement, même si par moments les personnages se ressemblent un peu. Je trouve les couleurs vraiment très agréables, écrasant par moments le trait de Bourdgeaon, ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose, car sa propension à faire une foule de traits me hérisse un peu le poil. Un soin tout particulier est donné aux scènes où Cyann et les autres personnages féminins sont dénudés, ce qui n'est pas désagréable pour le lecteur mâle moyen.
Autre point fâcheux : (*** SPOILER ***) la révélation des fameuses portes spatio-temporelles est selon moi plutôt bâclée, un peu comme si les auteurs s'étaient rendus compte qu'il leur restait 20 pages pour en parler...(*** FIN SPOILER ***)
Dans le tome 5, il va encore y avoir du grabuge dans l'entourage de Cyann, et même très proche... Pourtant elle voyage encore et toujours, ce qui permet à Bourgeon de nous faire admirer sa belle technique de designs de vaisseaux ou de paysages exotiques... Ce tome est l'avant-dernier, et l'on sent qu'il va y avoir un final explosif...
Mais je chipote, je chipote. L'ensemble de l'histoire est bien mené, très intéressant. Tiens au passage, notre cher Leo se serait-il inspiré de Cyann pour créer l'héroïne d'Aldebaran/Bételgeuse ? Une jeune femme au caractère fort, responsable d'une expédition de reprise de contact avec une colonie spatiale sur une planète lointaine, une faune et une flore à la fois exubérante et cyclopéenne...
Difficile de noter cette série... 2/5 me parait sévère, mais l'engouement n'a pas été assez fort après la lecture des 3 premiers tomes pour mettre 3/5 et me donner vraiment envie d'aller plus loin.
La faute principalement à un scénario que j'ai trouvé pas très clair... Le jargon employé par les personnages étant à peine expliqué, sauf quelques éclaircissements en fin d'ouvrage, mais globalement, ma lecture a été trop laborieuse pour être divertissante.
On peut dire que la qualité du dessin (qui progresse franchement entre le début du tome 1 où c'est bof au niveau des personnages, un peu vieillot et la fin du tome 1, le tome 3 étant à mon sens le plus réussi) et l'imaginaire de Bourgeon sauvent les meubles, car sinon, j'aurais abandonné ma lecture bien avant.
L'héroïne principale m'a tapé sur le système au cours des 2 premiers tomes, dans lesquels elle se la pète grave. Arrogante, prétentieuse, égocentrique, égoïste, bref, un beau florilège de défauts.
Enfin, l'incapacité des auteurs à nous sortir plus de 3 pages sans nous montrer un sein, des fesses, une scène de baise, ou une relation lesbienne, m'a un peu gonflé aussi. Limite des fois, au dirait une BD érotique.
C'est dommage car l'originalité du scénario est vraiment remarquable. Je lirai peut-être la suite, mais, pour l'instant, j'ai plutôt envie de passer à autre chose.
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J'ai été attiré vers cette BD par mes souvenirs de lecteur des Passagers du vent, en voyant le nom de Bourgeon.
Les auteurs ont réussi à créer un univers fascinant par sa précision et sa créativité, sa richesse de l'environnement socio-politique, le tout mis en scène dans des décors magnifiques.
Le début peut paraître difficile à comprendre si on veut toutes les explications tout de suite, mais j'ai choisi de faire confiance aux auteurs et d'accepter que certains points ne s'éclairent que progressivement: et effectivement, les pièces se mettent en place progressivement, sans que cela gêne pour suivre l'histoire.
Côté personnages:
Tout d'abord, j'ai appris à aimer Cyann au fil des tomes: si sa sexualité (plus évoquée que montrée) est débridée, elle a une belle personnalité, qui gagne en cohérence et en profondeur au fur et à mesure qu'on découvre ses relations avec son père, sa vie, et qu'elle se lance dans l'aventure, se trouvant confrontée à la difficulté d'être "fille de ...".
Comme beaucoup, j'ai apprécié les corps féminins exquisement voluptueux d'un bout à l'autre de la série (et que les auteurs passent leur temps à vêtir de tenues minimalistes tout en leur faisant prendre des poses suggestives... bon, ça a un côté un peu "années 70", mais ça ne manque pas de charme, au moins pour un lecteur masculin). Mais au début, j'ai trouvé les visages plutôt moyens (voire laids ou ratés dans certains dessins). Je me suis peut-être habitué, ou bien le dessinateur a mieux maîtrisé ses personnages ensuite, car cela m'a progressivement moins gêné. Notamment pour l'héroïne dont je trouve qu'elle a gagné une belle maturité, et est totalement craquante dans le tome 4, sa personnalité ayant gagné en complexité et en vulnérabilité, sans que par ailleurs elle perde le charme étrange dégagé par la sensualité de son corps aux formes divines, et ses traits bien féminins, mais contenant une certaine dureté.
Ce qui fait que je n'attribue quand même pas une note de 4: le dessin est beau, recherché, avec une grande finesse de détail dans les décors, mais je trouve le trait un peu figé, un peu trop statique (on n'est quand même pas dans les Aldebaran / Bételgeuse de Leo, heureusement). L'histoire comporte quand même des longueurs (notamment dans la poursuite du tomes 2) et des passages assez obscurs, et j'ai les réserves mentionnées plus haut sur les dessin des personnages.
J'avais déjà beaucoup aimé les Passagers, moins les Compagnons. Par contre, je n'avais jamais réussi jusque là à entrer dans cette série, la première moitié du premier tome me rebutant à chaque fois.
J'ai cette fois-ci, en empruntant l'intégralité de la série à ce jour à ma biblio, trouvé le temps de rentrer dedans. Et quelle bonne idée que j'ai eue de m'accrocher :
- le dessin de Bourgeon est magnifique, il crée un monde (des mondes) crédible(s), un bestiaire, une architecture, la mode, bref tout y passe. C'est à la fois excellemment mis en histoire, crédible, mais la réalisation graphique est magnifique. Le seul petit reproche que j'y mettrais serait sur les engins motorisés (hormis le Samo du T2 et le rafiot du T3) qui manquent souvent d'originalité. Mais sinon, c'est vraiment du tout bon. D'ailleurs, Bourgeon arrive à créer 4 mondes différents, crédibles (y a de la redite), originaux, peuplés intelligemment, avec leurs croyances, castes, privilèges, bref c'est du tout bon.
Il arrive à pousser le raisonnement jusqu'au bout quand Leo s'arrête à la surface des choses (religions et politiques juste évoquées, fonds de cases monochromes donc architecture, détails vestimentaires etc mis de côté, bestiaire intéressant mais limité). La comparaison est d'ailleurs soutenue (peut-être un hasard?) par un nom de planète très proche d'Aldebaran cité dans les T2 et 3. Le dessin des personnages est lui encore excellent, les proportions de corps sont excellentes, certes la gente feminine est mise en valeur mais on est plus dans une description imagée des valeurs "locales" que dans de l'orgie gratuite et neuneu chez Leo. Les visages peuvent avoir effectivement des traits "grimaçants" mais, à titre personnel, ça ne me dérange pas.
- Les personnages sont fouillés, profonds, y compris les personnages secondaires (Aya/l'inspecteur de l'Empire etc). On arrive à chaque fois à trouver les traits de caractère, le ressenti sur le monde occupé etc. C'est du très bon travail. Cyann évolue merveilleusement au contact des nouveaux mondes et son personnage (contrairement à mon sens aux personnages de Bourgeon dans Les Passagers du vent) prend une dimension à chaque page plus intéressante, elle s'humanise et laisse de côté le superficiel des premières pages. Restait Acara que l'on quittait trop brusquement et la retrouver différente dans le T4 est un bonheur que l'ouverture de ce tome laisse présager.
- L'histoire maintenant, ou plutôt les histoires, sont excellentes. Le T1 est long à démarrer et cela est dû au fait que Bourgeon nous plonge dans un monde qu'il ne nous présente pas. Il nous fait nous immerger nous-même et nous oblige à faire l'effort de comprendre qui est qui, quelle caste, quelle fonction etc... Une fois cet effort cérébral (qui m'a épuisé) fait, on plonge dans ces récits, tous de grande qualité. Le T2 nous ayant livré les conclusions de l'épidémie, Bourgeon a réussi à nous garder éveillés en trouvant cette astuce des portes temporelles. Le T3 nous sort de l'intrigue principale, nous présente un monde à part, une sorte de one shot, avant de nous y ramener ensuite. C'est intelligent car les informations "importantes" sont récoltées avec parcimonie. J'en salive déjà pour les opus suivants.
Je poste mon avis après la lecture de « Six saisons sur Ilo » et d’« Aïeïa d’Aldaal », et j’ai un peu feuilleté le 1er tome.
Ce que j’ai remarqué en premier sur cette série c’est le nombre de pages. Environ une centaine pour chaque album, ce qui n’est pas forcément signe d’une bonne bd mais vu le prix, un poil plus élevé que la moyenne, je me suis dit que ça partait bien.
Et justement, le dessin est d’une très grande qualité, Bourgeon a inventé un univers qui n’a rien à envier à StarWars ou d’autres grands récits de science-fiction et il fait preuve de beaucoup d’imagination pour dessiner ses décors très diversifiés. La lecture pour un seul livre m’a pris des heures tant je me suis attardé sur chaque case. Le coloriage est de même niveau avec beaucoup de dégradés, une très grande variété de couleurs, vraiment superbe. Si c’est le pied d’admirer la faune dessinée par Bourgeon, il n’en est pas de même pour les personnages. C’est en effet le seul hic que j’ai à reprocher au dessinateur, il maîtrise très bien les corps (les personnages étant essentiellement féminins ET sexy, cela rend la lecture encore plus agréable) mais les têtes sont juste affreusement laides. Ils ont tous des têtes de tarés consanguins, homme ou femme se ressemblent (et du coup c’est moins sexy). Et il n’y a pas que moi que cela a dérangé à la lecture des autres commentaires.
Si le dessin est de qualité c’est en partie grâce à une histoire qui le sert parfaitement. Chaque album décrit une longue aventure de Cyann, si bien qu’entre le début et la fin de la bd, il s’est passé énormément de choses, de changements de lieu, de climat, de nouvelles rencontres, ce qui offre la possibilité à Bourgeon d’exprimer toute son imagination. Le scénario, lui, n’est pas très fin et parle essentiellement de cul et de complot dont on a parfois du mal à comprendre l’intrigue. Parce que, si l’auteur nous embarque dans son univers visuel, il en va de même pour tout le reste, les personnages ont leur propre langue (donc des mots dont on ne comprend pas toujours la définition) et les auteurs ne nous en disent pas plus sur les règles qui régissent cet univers. En gros, c’est à nous de nous immerger dans le décor. C’est pour ça que je conseil de ne pas faire comme moi et de commencer par la lecture de « La source et la sonde », le tome 1.
Mais en conclusion, je dirais que c’est une des meilleures séries que j’ai pu lire, le plaisir ne vient pas vraiment de l’intrigue, il faut juste se laisser transporter par la beauté des dessins et ça passe tout seul.
Une œuvre incroyable, d’après moi la plus aboutie, de la part d’un démiurge de la BD qui a su créer un monde foisonnant et très diversifié, avec ses planètes, chacune avec sa propre culture, ses villes, son environnement, ses créatures, dans une démarche qui s’apparente à celle de Tolkien…
Le graphisme est d’une précision quasi-maniaque et d’une beauté époustouflante. Bourgeon montre une fois encore son penchant quasi obsessionnel pour les jolis corps féminins dénudés, mais n’en réduit pas pour autant la femme à un objet, car comme dans les plupart de ses histoires, cette dernière occupe le premier rôle, utilisant ses atours charnels comme un arme de séduction massive… et de pouvoir…
Le scénario peut parfois paraître inégal avec quelques longueurs, mais dans l’ensemble, on se laisse facilement emporter par cette épopée fantastique aux mille couleurs.
Très intéressant également le parallèle avec notre Terre, que l’on peut voir comme un réquisitoire contre les puissantes multinationales - incarnées ici par la MCU – qui exploitent les ressources terrestres sans se préoccuper de la condition des peuples et de l’environnement (Aldaal), ou une critique acerbe de nos sociétés crypto-totalitaires de plus en plus dominées par le tout-technologique, nous rendant indifférents au sort de nos semblables (Marcade).
La sOurce et la sOnde
Je suis toujours gêné avec ce premier tome qui me ravit autant par son graphisme sublime qu’il ne me laisse dubitatif par son scénario parfois confus et poussif. Il faut en fait s’accrocher durant les cinquante premières pages pour voir l’histoire vraiment décoller, mais cela en vaut la peine.
Six Saisons sur IlO
Ce second tome est une réussite, faisant largement oublier les défauts scénaristiques du premier. Ici, on est plongé au cœur de l’aventure et de l’inconnu, ce qui pour Cyann se transforme en une quête initiatique passionnante qui la fait littéralement changer sous nos yeux.
Aïeïa d’Aldaal
Clairement, si ce tome 3 n’est pas le meilleur, l’aventure est bien présente et le trait de Bourgeon retient comme toujours l’attention par son sens du pittoresque et du détail.
Les Couleurs de Marcade
Ce quatrième épisode fabuleux réservera au lecteur bien des surprises… j’ai été vraiment époustouflé par cet épisode, extrêmement créatif tant du point de vue du scénario que du dessin.
Les Couloirs de l’Entretemps
J’ai été moins emballé par ce tome 5, que j’ai parfois trouvé confus, même si avec un peu d’effort on finit par reconstituer le puzzle. Cette fois, pas de nouvelle planète à découvrir, Bourgeon joue plus sur les retournements de situation et les allers et retours spatio-temporels, avec une intrigue qui semble s’accélérer. J'ose donc espérer un feu d’artifice pour la conclusion de la saga au prochain tome.
Je suis déçu par cette série. J'avais trouvé le premier tome sympathique, même si certains éléments sont un peu incompréhensibles. La société créée par les deux auteurs est intéressante et plusieurs idées sont très bonnes. Malheureusement, j'ai décroché au tome 2 qui m'a semblé n'être qu'une interminable poursuite. Vers le milieu du tome, j'ai commencé à passer des pages tellement c'était ennuyeux.
Puis, vers la fin du tome, j'ai de nouveau trouvé que le scénario était captivant et je pensais alors que le troisième tome allait être excellent. Sauf qu'après une vingtaine de pages, le tome en question m'est tombé des mains et je ne pense pas que je vais continuer de lire la série un jour.
Bref, le scénario manque de rebondissements palpitants après le premier tome. Et puis je ne suis pas fan du dessin de Bourgeon. Il dessine bien, mais ses têtes sont affreuses.
Je viens de relire la série complète (jusqu'au tome 4 à ce jour). Le rythme est soutenu et les révélations sont habilement distillées. Une série intelligente qui s'adresse au lecteur attentif. Les quatre tomes sont différents, ce qui laisse augurer d'un final en apothéose. Bien sûr qu'il faut lire et acheter cette série ! Les filles y sont mignonnes, et les différents rapports entre les protagonistes sont autrement plus vraisemblables que dans les mondes de Léo où l'on couche à tout va pour un oui pour un non. Bref, pour ceux qui hésitent, on tient là un très gros morceau de pure SF avec du voyage dans l'espace et dans le temps.
Lecture obligatoire !!
Tome 1 : Scénario d'introduction un peu long mais on sent le gros potentiel de l'histoire.
Tome 2 : Génial ! Des rebondissements, un scénario génial, bien rythmé et dire qu'on avait l'origine du virus sous les yeux dès le début mais chut ! je n'en dis pas plus...
Tome 3 : L'histoire prend une nouvelle dimension avec notre Cyann voyageuse et on passe un très bon moment.
Tome 4 : Mon préféré avec le tome 2. Il est riche en révélations. La fin est géniale car Cyann est victime d'une mauvaise surprise... (non ! je ne dirai rien !)
Bref, des dessins très plaisants, des bds grands formats, un très bon scénario. Vivement la suite...
Après avoir entendu beaucoup de louanges sur cette série et l'avoir remarqué dans la catégorie "Immanquables" de ce site, je me suis attelé à sa lecture, et franchement je reste déçu. Alors peut être que j'en attendais beaucoup trop de par sa grande renommée ?!?
Il est vrai que Bourgeon invente ici un monde, que dis-je un univers, où fourmillent des milliers de détails, impressionnant de prime abord. Mais après lecture, ce monde reste figé, il ne me semble pas vivant et l'on se perd au final dans ces milliards de mots inventés que l'on nous balance en les expliquant une dizaine de pages plus loin. Ainsi le début du 1er volume s'avère particulièrement indigeste tant que l'on n'a pas compris ce qu'est la sonde et la source ou encore ce que représente l'O.
Le 2ème tome est ensuite, pour moi, le plus abouti, les tomes 3 et 4 restant des ajouts basés sur la découverte de nouvelles planètes avec leurs us et coutumes à la manière de Sillage.
Enfin, la chose qui m'a certainement le plus dérangé c'est certainement l'omniprésence de sexe à chaque tome et ce quelque soit la planète concernée. Les femmes se dénudent toutes les 2 pages et se font prendre dès que l'occasion se présentent telles des animaux. Ces scènes de sexe nuisent à l'ambiance générale de cette œuvre et ne sont bien souvent pas justifiées. L'amour au sens poétique du terme ne semble pas exister dans l'univers de Bourgeon et c'est bien dommage.
Concernant le dessin, le trait de Bourgeon m'a beaucoup dérangé dans le premier tome puis je m'y suis habitué. Les visages restent quand même mal dessinés et inexpressifs au possible. Ils semblent figés, sans mouvement même si les corps sont parfaitement proportionnés (surtout les courbes féminines).
Au final, une œuvre de SF qui se laisse lire, où l'auteur s'est perdu dans l'immensité du monde qu'il a voulu créer en voulant inventer une montagne de détails mais il a oublié l'essentiel, à savoir donner l'impression au lecteur que ce monde est vivant et possède une âme.
Originalité : 4/5
Histoire : 3/5
Dessin : 3/5
Mise en couleur : 2/5
NOTE GLOBALE : 12/20
Cette série réussit l'équilibre qui est pour moi l'aboutissement d'une oeuvre de SF : un univers plein d'audace et d'imagination, riche, profond, dont on sent qu'il va bien au delà de ce que l'auteur veut bien nous en montrer, et des personnages complexes, humains, crédibles, qui se débattent dans cet univers avec les problèmes de tous les humains à toutes les époques.
La SF, c'est l'art de décrire, sous l'apparence d'une histoire advenue 'il y a longtemps, très longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine', tout simplement l'ici et maintenant.
Le cycle de Cyann atteint cet équilibre avec talent. Bourgeon crée un univers foisonnant et magnifique, où quelques tics SF qui sentent un peu leurs années 80 (les coiffures des personnages notamment) sont largement contrebalancés par l'invention des décors urbains et sauvages.
Dans cet univers évoluent des personnages qui n'ont rien de super-héros invincibles et imperméables au doute. Héroïne féministe, Cyann me fait penser, vingt ans avant, à la Kim de Léo dans Aldébaran.
Ah Bourgeon. En lisant ses précédentes séries, on se dit que le bougre sait se documenter. Mais là, sa docu, il la trouve où au juste ? Quel foisonnement d’idées, c’est impressionnant. Je vois qu’on compare souvent sa façon de faire à celle de Léo, mais ça n’a rien à voir. Chez Bourgeon, on a l’impression que les mondes qu’il développe existent vraiment. Et même si ça empiète sur l’intrigue, ce qui est le cas, on en redemande.
Bon, le dessin, faut aimer Bourgeon. Je comprends ceux qui trouvent sa Cyann laide, même si ce n’est pas mon cas, elle a des expressions de visage assez dures. Mais je dois avouer que le caractère que son auteur lui a forgé et son évolution au fur et à mesure des albums lui donnent un charme incroyable.
Alors pas culte quand même, parce que j’avais adoré les 2 premiers tomes et que les deux derniers m’ont quand même un poil déçu. Le remède des fièvres pourpres a été découvert donc quelles sont les nouvelles motivations de Cyann ? Elle cherche à découvrir la planète de son guide mystérieux sur IlO, puis elle veut démanteler un trafic à l’échelle universelle, puis finalement retourne sur sa planète natale pour avoir des nouvelles de sa famille. C’est là qu’elle découvre le principe des sauts dans le temps. Mais finalement, aucune réponse sur ces 3 intrigues. La richesse de ces 2 nouveaux mondes est toujours intéressante mais bon…
La fin du 4eme tome laisse espérer des réponses, on verra bien…
Nous voici en présence d'une œuvre exceptionnelle, avec un monde soigneusement pensé où aucun détail n'a été laissé au hasard. Toute une société recréée, ses lois, ses coutumes, son architecture, son climat, jusqu'à la façon de se vêtir et se coiffer. Lacroix et Bourgeon nous poussent dans cet univers sans aucune explication ; on y est totalement perdu ; on se contente d'observer d'un œil perplexe tout ce qui nous entoure sans comprendre ce qui s'y passe. On trépigne, on se pose mille questions qui nous poussent à avancer, même d'une lecture hésitante.
Puis tout doucement l'histoire révèle ses secrets, on y rencontre Cyann, assez exaspérante au début mais qui acquière vite de la maturité au fil des tomes. Beaucoup d'autres personnages tous très fouillés psychologiquement viennent se joindre à cette fabuleuse aventure.
La recherche du remède des Fièvres Pourpres mènera notre très sensuelle héroïne, et nous avec, vers d'autres mondes, d'autres rencontres tout aussi fascinantes.
Un diamant brut de la science-fiction, taillé avec talent par deux ingénieux auteurs pour notre plus grand plaisir, mais la note culte ne viendra qu'à l'achèvement de la série.
Un tout petit 2,5 en réalité. Mon avis est vraiment mitigé à la fin de ma lecture. J’ai trouvé du bon et du moins bon dans ces albums. D’abord le dessin est inconstant. Si les corps des héroïnes sont superbes, j’ai été nettement moins emballé par leurs visages par exemple.
Au début ça n’a pas été facile de me plonger dans cet univers tellement on se retrouve bombardé de termes imaginaires dont le sens n’est pas toujours évident. Mais petit à petit se met en place une histoire qui à réussi à me captiver.
Si l’intrigue principale est assez intéressante j’ai trouvé qu’il y avait pas mal de longueurs surtout dans le tome 2. Une centaine de page de course poursuite qui m’ont un peu lassé je dois l’avouer, pour ensuite seulement une vingtaine de page ou l’histoire principale avance « vraiment ». On y découvre les liens entre les évènements, les Déo, la maladie, l’antidote, etc.….
Dans le tome 3, le dessin s’améliore mais je n’ai pas compris l’intérêt de ce tome. L’histoire ne fait que moyennement référence au début, ce tome pourrait très bien exister tout seul sans les 2 précédents. Je ne suis pas du tout convaincu par le personnage de la lesbienne nymphomane, elle devient vite fatigante. Il y a quelques note d’humour qui m’ont tout de même fait sourire de temps en temps.
C'est peut-être un chef d'oeuvre que je n'ai pas su apprécier.
Je reconnais bien volontiers un dessin magistralement précis des paysages et des objets. Mais est-il poétique ? Autrement dit, est-ce vraiment de la maîtrise de vouloir faire si précis et réaliste pour une histoire de science-fiction ? N'est-ce pas tomber un peu à côté de la plaque, se tromper de sujet ?
D'autres ont vanté la qualité du dessin des personnages féminins. Les corps sont toujours impeccablement proportionnés, mais froids. Quasiment du dessin anatomique médical. Les visages féminins par contre sont souvent horriblement mal dessinés. Quasiment dès qu'il y a des émotions en fait. Bref, rien de très érotique dans tout ça. Même sans grimaces, le visage de l'héroïne a quelque chose d'antipathique qui ne donne pas envie de suivre ses aventures longtemps.
Quand à l'intrigue, il y a des idées... et des longueurs.
Ce que je reproche le plus, c'est l'insistance à en remettre une pelletée de sexualité agressive à chaque page, ce qui m'a paru complètement forcé. La psychologie de durs à cuire qui règne dans ce cycle ne m'a pas convaincu non plus.
Il y a là-dedans tous les éléments d'un grande maladresse, et je dirais que l'intensité du travail sur le dessin ajoute presque au malaise de l'ensemble.
Des albums sans joie, sans poésie. Du réalisme sans réalisme. De l'érotisme sans érotisme. Des tonnes de violence inutile. De l'errance, beaucoup d'errance.
"Cyann" ?.. C'est d'abord le résultat du travail d'une belle équipe : Lacroix et Bourgeon. Ce dernier a quitté ses "Compagnons du Crépuscule" pour entreprendre une histoire de science-fiction. Et dans cette matière, il n'y a pas de repères. Alors un monde a été créé ; un monde nouveau avec ses architectures, ses us et coutumes, son langage, ses lois…
J'ai ainsi découvert quelque chose de vraiment cohérent bien qu'inventé.
C'est vrai que l'ensemble peut paraître parfois un peu "fermé", mais la lecture se doit ainsi d'être un peu plus attentive ; permettant d'apprécier les idées, les développements.
Une bien belle saga au postulat simple : une planète, les "hommes" meurent, la recherche d'un antidote. Linéaire, non ?… Et pourtant, c'est vraiment attachant, "frais", fourmillant de détails.
Apprécié : le graphisme réaliste, clair, bien lisible ; lequel bénéficie également d'une jolie palette de couleurs. Une série qui, si elle ne révolutionnera pas la science-fiction, a le mérite de n'être inspirée de rien ; une série innovante, créative, attachante… et c'est tout ce que j'espérais d'elle.
Après lecture du premier tome j'avoue avoir été déçu par cette BD. Je trouvais alors le dessin joli mais les couleurs ternes et désuètes, plus proches de Dracurella que de Universal War One. Mais surtout le rythme de cet interminable tome 1 (116 pages) est lent, il ne se passe rien, on s'ennuie ferme ! Heureusement le tome 2 puis le tome 3 m'ont prouvé que j'ai bien fait d'insister. Et même le tome 4, un brin moins bon (moins rythmé et original) fut une lecture agréable.
Le charme de cette oeuvre réside selon moi dans son principe d'exploration des planètes qui diffèrent et nous transportent totalement d'un tome à l'autre (schématique proche de Sillage). Le graphisme est impeccable du début à la fin et la colorisation ne m'a vraiment parue vieillotte que dans le tome 1, sans m'emballer outre mesure non plus dans les suivants (trop terne).
Au final, après un début laborieux, ma lecture est devenue rapidement un plaisir et l'épaisseur des volumes ne m'a pas empêché de lire les autres tomes d'une traite, en apnée, tant le rythme est bon et les aventures de Cyann originales et bien construites.
Dommage qu'il faille attendre si longtemps entre 2 tomes... J'espère suivre bientôt la suite des aventures de cette héroïne un peu "tête à claque" quand même.
Je tiens juste à donner mon soutien inconditionnel à ce monument de la BD. Après lecture des 2 premiers tomes, on se dit que c'est déjà très fort. Dessins impeccables, un autre monde avec une organisation politico-sociale pensée dans les moindres détails, femmes de grande beauté, action et suspense, flore et faune atypiques, amours et amitiés, trahison et pardon... Tout y est.
Puis le tome 3 arrive dans les bacs. Et là, rebelote. On change tout et on suit la même recette : dessin toujours aussi méticuleux, encore un autre monde, avec d'autres moeurs, d'autres saisons, et toujours de l'action, du suspense, un amour contrarié, etc, etc...
Cette série est un must et mérite amplement tout le bien que les posteurs en pense !
Je ne mets pas culte car ça manque encore de recul, mais dans quelques années peut-être... En tout cas, cette BD est une réussite absolue.
Pourtant, après l'achat du 1er tome je n'avais pas trop accroché. Il faut dire que la lecture est assez complexe car l'on comprend le monde dans lequel on se trouve, son organisation sociale, son langage, etc, au fur et à mesure de la lecture. Il n'y a jamais d'explication directe. Du coup, au début du livre on nage un peu.
J'ai donc mis longtemps à me décider à acheter le tome 2. Mais après avoir relu l'ensemble, j'ai adoré.
Le dessin d'abord, beauté et perfection du détail, habituel pour Bourgeon qui est peu productif mais j'imagine que cette qualité là ne s'obtient pas en 2 coups de cuiller à pot.
Les couleurs sont magnifiques.
L’histoire est admirable de cohésion. Les auteurs ont créé de toute pièce un univers qui se tient parfaitement. Les personnages ont tous un caractère bien fouillé comme si chacun d'eux avait fait l'objet de recherches et de notes aussi pointues que pour la création du biotope d'une planète ou d'une organisation sociale.
Et la belle Cyann semble être, par son physique et son caractère, une lointaine descendante de l'héroïne des "passagers du vent" du même Bourgeon.
J'ai adoré "6 saisons..." et "Aïeïa..."; Un peu moins "Les couleurs de Marcade". J'ai l'impression que dans ce dernier opus, l'auteur perd beaucoup de temps dans la description de cette nouvelle société au détriment du développement l'histoire. Mais ça reste quand même très bon. Et peut-être que lorsque je le relirai je changerai d'avis.
Cycle entamé il y a presque 15 ans, l'oeuvre de François Bourgeon et Claude Lacroix est d'une rare densité. Complexe, riche et extrêmement bien documentée (Lacroix est scientifique et Bourgeon un incorrigible perfectionniste) et préparée (construction de maquettes, cartes géographiques, etc.). La BD est un exemple de recherche extrême du réalisme et de la vraisemblance de l'univers décrit.
L'histoire est toutefois complexe et joue beaucoup sur la notion de paradoxe temporel. Un ouvrage complémentaire : "la clef des confins", apporte un complément d'info sur l'univers ici exploré (bestiaire, cartes, plans, histoire des mondes, personnages, etc.).
La BD est construite comme sur de réelles bases historiques et les auteurs se font force de recréer tout un monde "virtuel", avec son écriture propre, sa culture, ses modes vestimentaires, ses codes, son histoire, son architecture, etc. Bref, un univers hyper réaliste et du jamais vu dans le monde de la BD (et même du cinéma et de la littérature de SF).
Ah ce que j’aime les univers imaginés par François Bourgeon !
Avec le cycle de Cyann, Bourgeon et Lacroix nous emmènent dans un monde où les individus mâles succombent les uns après les autres à une grave épidémie qui semble épargner les femmes. Pour essayer d’enrayer ce fléau, une expédition est mise sur pied vers une planète voisine afin d’essayer de trouver un remède à ce mal….
Dans cet univers complexe, tout est superbement pensé, chaque chose étant à sa place, les auteurs manient avec virtuosité tous les ingrédients de cette histoire jouée autour de Cyann, enfant gâtée et capricieuse qui devra être confrontée au lourd fardeau des responsabilités exigées par son rang.
Ce récit superbement mis en image qui allie rapports de forces et intrigues politiques, personnages au caractère très travaillé évoluant au sein d’une hiérarchie complexe devrait ravir tous les adeptes de récits de science fiction.
Chaque tome est long à venir mais c’est toujours d’une très grande qualité, alors, vivement le T4
Note approximative 4,5/5
Un 4ème tome assez surprenant au niveau colorisation puisque les couleurs utilisées sont beaucoup plus vives par rapport aux tomes précédents, mais le résultat n'en reste pas moins superbe. D'autre part, le récit est toujours aussi prenant et sa lecture reste un vrai plaisir.
A acheter les yeux fermés!
"Le cycle de Cyann", de la SF où le charme des protagonistEs ne laisse pas indifférent...
Lacroix, nous livre une histoire où action, érotisme, aventure, complot politico-religieux et trahison sont au rendez-vous. Après la guerre des Confins, la planète Olh a perdu tout contact avec la colonie du clan Olsimar. Et c’est malheureusement là bas que l’on trouve des plantes rares capables de soigner les fièvres pourpres, une maladie qui décime la population masculine. Cyann, la fille du Seigneur Olsimar, a donc pour mission de partir en expédition sur Ilo. Sur place elle va faire une découverte à la quelle elle ne s’attendait pas du tout et qui va l’entraîner dans de multiples aventures. Les deux premiers tomes forment le premier cycle, le tome 3 ressemble à un épisode charnière et deux autres tomes sont à venir. Les albums sont assez épais (une moyenne de 100 pages pour l’instant), la première partie du tome 1 est assez difficile à suivre à cause des noms compliqués et de la mise en place de l’univers, une fois ce cap passé tout roule, et ça vaut vraiment le coup de se forcer un peu.
Les dessins et les couleurs de Bourgeon sont magnifiques. Le trait est fin et très détaillé. Le corps des ses héroïnes est sublime. J’ai juste un petit problème avec le visage des personnages que je trouve parfois très bizarres dans leurs expressions. L’architecture et les paysages dépeints en toile de fond sont vraiment très réussis et original et l’univers n’en est que plus crédible.
Je ne pourrais que plagier les commentaires admiratifs faits sur cette formidable BD aux personnages (surtout féminins) complexes et attachants et j'attends la suite avec frénésie: au tome 2, Cyann cède la place à Nacara pour un destin peut-être plus "cosmique" par l'intermédiaire des Vê qui lui donnent tout pouvoir sur les "portes". Aura-t-on un Cycle de Nacara? Comment son destin et celui de Cyann se mêleront-ils à nouveau? Sans oublier Aîeîa d'Aldaal qui reviendra sans doute à la surface depuis son monde hors du temps. Bourgeon et Lacroix ont mis en place les bases d'une suite qui pourrait bien être encore plus époustouflante.
C’est magnifique. Excellente BD de SF. Les dessins sont superbes. Les détails sont tellement nombreux que l’on pourrait croire que ces mondes existent. Coté scénario, c’est également très fourni, peut-être même un peu de trop. Je dois dire que j’étais un peu perdu dans la première partie du tome 1, entre les « DeO, Source, Sonde » et tous les noms de familles et peuplades qui viennent s’ajouter. Quoiqu’il en soit c’est super. A avoir dans toutes bibliothèques !
Bourgeon fidèle à lui-même. C'est bon de A à Z. Le dessin est toujours impeccable, et Lacroix nous a créé des personnages travaillés et complexes, et les mondes imaginés sont originaux et intéressants à bien des égards, totalement réussis et intéressants. Le scénario est lui aussi bon et recherché.
Une réussite.
Tomes 1 & 2: 5/5
Un vrai moment de bonheur, ces 2 tomes constituent un monument incontournable de la SF.
- Le scénario est bien construit et les personnages (Cyann en particulier) se construisent au fur et à mesure de la progression du récit.
- L'univers est extrêmement fouillé et le dessin est splendide.
Tome 3: 4/5
Ce tome est moins abouti que les précédents.
Le dessin reste néanmoins un vrai régal et la relation entre Aïeïa et Cyann est traitée avec soin.
Environ 2 ans à attendre (cf interview de l'auteur) pour le tome 4.
La SF, il y a ceux qui se contentent de répéter des clichés Space Opera/Post Apo ad vitam et pondent des albums dont l'épaisseur scénaristique est de l'ordre du micron (allez voir du côté de Soleil si j'y suis).
Et puis il y a les auteurs qui nous filent une grande baffe en nous offrant un univers original, cohérent et riche dont on ne s'arrache qu'à regret.
Inutile de vous dire que pour moi le tandem Bourgeon/Lacroix appartient à la deuxième catégorie.
L'univers des confins est incroyablement fouillé et étudié, foisonnant de détails "qui font vrai", parcourus par des personnages dotés d'un background solide et réaliste, et bien entendu desservi par un dessin extraordinaire.
Je n'aurais qu'un seul regret (mais c'est peu de choses): la révélation finale aurait peut être méritée d'être un peu plus étoffée plutôt qu'expédiée en une quinzaine de planches.
Sublime ! Chef d'oeuvre ! Intelligence du scénario, des dialogues, finesse psychologique dans l'approche des personnages et la mise en scène des jeux de pouvoir ou de séduction qui se jouent entre eux (exemple : l'impossible dialogue entre un père et sa fille, tous deux farouchement barricadés derrière leur pudeur qui prend le masque de l'orgueil et de la fierté), le Cycle de Cyann nous décrit une société ultra hiérarchisée et ce avec une cohérence quasi chirurgicale. Rien n'est en effet laissé au hasard, ainsi le rang social d'une famille, par exemple, détermine l'emplacement de la lettre "O" dans son nom, le glissement de cette lettre vers la première syllabe étant synonyme d'ascension sociale. De même, plus le rang social est élevé plus la façon de nouer son vêtement est complexe et raffinée. En outre, les rites, notamment funéraires, ont une symbolique liée à l'eau et sont très beaux et même empreints d'une poésie certaine. L'histoire est complexe dans ses aspects politiques, mais malgré cela, on ne décroche pas car les personnages ont une réelle consistance. Cyann, en particulier, assez antipathique dans le premier tome gagne en humanité dans le suivant.
Le dessin, maintenant : somptueux ! L'univers conçu par Lacroix et Bourgeon et réalisé par ce dernier est d'une richesse et d'une splendeur inouïe, que ce soit les vues d'ensemble du palais du clan Olsimar, de l'architecture intérieure ou des tenues vestimentaires, là encore, tout n'est que raffinement et minutie, c'est la grande classe, on est proche de la perfection. Je ne me lasse pas de lire et relire encore ces albums en attendant le tome 3. Encore un peu et je serais tentée de mettre culte. Je me demande ce qui me retient...
... le tome 3 : ce qui m'a un poil déçue c'est que l'histoire soit très centrée sur la relation entre Aïeïa et Cyann, et qu'on ait, de ce fait, l'impression d'être dans un tome de transition, une sorte de parenthèse, dans l'expédition à la recherche d'un remède contre les fièvres pourpres, mais ça reste du très haut de gamme et on sent que Bourgeon l'aime sa Cyann, il la dessine amoureusement. je maintiens la note mais cet album n'est pas le meilleur de la série.
Un chef d'oeuvre.
Tout y est: une histoire qui se tient; un monde à la fois familier et tellement différent; un dessin superbe, à l'image de ses héroïnes.
A lire et relire, on ne s'en lasse pas.
Le dessin de Bourgeon est très beau (comme toujours)...
L'idée de départ plutôt encourageante...
Mais au final, que c'est pénible à lire !
Cette série est lente, confuse... J'ai dû me forcer pour venir à bout de ces deux tomes, et je suis sûre que j'ai décroché assez souvent pour passer à côté d'un tas de choses. Je ne sais pas si mon ennui est dû à la narration poussive, à la mise en page académique ou à l'avalanche de texte dispensable en bande dessinée mais, au final, à part 2-3 belles scènes, je ne vois pas vraiment l'intérêt de cette bd.
Un monde on ne peut plus fouillé et détaillé, un scénario à l'échelle humaine, bien construit et agréable, des dessins grandioses, des personnages attachants. Les 2 tomes de cette série sont de très bonne qualité et on regrette difficilement de les posséder dans sa bibliothèque. A cela s'ajoute "la Clé des Confins", petite encyclopédie qui montre clairement à quel point les auteurs se sont mis en peine pour créer, inventer et détailler cet univers dans lequel se jouent les aventures de Cyann et de ses proches.
Si je considère cette BD comme culte, ce n'est pas tant par l'ambiance dans laquelle elle me plonge qui ne vaut pas pour moi celle d'autres BDs plus cultissimes à mes yeux, mais vraiment pour son dessin que je considère totalement abouti et énorme de qualité et de travail, pour son scénario fouillé, prenant et intelligent et aussi et surtout pour l'univers énorme et détaillé que Bourgeon et Lacroix ont su créer en seulement deux tomes de très grande qualité.
Mouais... C'est joli, mais pas très passionant. Le monde décrit n'est pas des plus originaux, les personnages sont plus que simplistes, et on s'ennuie un peu, même si les auteurs tentent de pallier à cela avec de nombreuses scènes d'héroïnes dénudées.
Quelle aventure ! Arriver à me faire une opinion sur cette série fut un chantier difficile. En effet les premières lectures de cette série n'ont pas réussi à me montrer sa juste valeur ! Une impression de série moyenne voire pas trés intéressante se lova bien profondement dans les coulisses de ma mémoire, et ce, dans les abîmes phénoménaux de mon subconscient qui ne cesser de me dire non c'est pas génial Ottonegger, t'es limite déçu. Mais ma persévérance et ma confiance en l'estissimale Bourgeon poussa les portes de ma curiosité et, au bout d'une demi douzaine de lectures, mon moi reprit le dessus et mes synapses frétillèrent d'impatience à l'idée que ma pensée, celle de mon moi, arrive à persuader ma pensée, celle de mon subconscient, comme quoi Bourgeon est toujours le même : un maître ès BD dont la lecture de l'oeuvre devrait être obligatoire afin de ne pas succomber à la tentation du ridiculement inculte en matière du 7ème art.
Si vous avez tout compris ne ratez pas cette série, courez vite l'acheter, tapez votre voisin pour qu'il vous la prête ... "tuez, pillez, violez même"(Le chant d'Excalibur T2) si c'est pour satisfaire votre soif de bourbon ... euh de Bourgeon
Comme l'on dit de précédents avis, le monde imaginé est très riche et étrange. De beaux dessins, un peu de mal à retenir les noms et tout au début on se perd un peu, de l'action, et tout cela saupoudré d'une dose d'érotisme (pas mal )
La plus belle réussite de Bourgeon accompagné par un Lacroix en pleine forme.Tout est parfait sauf la suite qui ne vient pas.Le HS est lui aussi une véritable merveille.
Je n'ai rien à dire de plus si ce n'est de le conseiller à l'achat.