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Avis posté par gruizzli Infos posteur le 12/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Coup de coeur du moment ! Coup de coeur
Je suis conquis par cette BD, et je lui discerne un coup de cœur sans la moindre hésitation. Et dire que je me tâtais à lire cette BD, refroidis par cette couverture annonçant un énieme carnet de voyage de la part d'un auteur type "jeune paumé" en route vers un endroit qu'il ne connait pas.

Quelle image faussé n'avais-je alors pas ! Si la couverture ne laisse rien présager de l'ensemble, nous avons le droit à un récit documentaire de qualité et servi avec un certain brio !
Autant le dire, il faut s'accrocher un peu pour rentrer dans cette histoire et arriver à suivre l'auteur, qui a une petite tendance à l'épanchement verbeux, mais également avec le dessin et la construction des pages. Mais une fois passé quelques pages, on rentre dans le style et l'histoire. Attention cependant, ça reste une BD qu'il faut prendre le temps de lire. Prévoyez de la disponibilité cérébrale, il y a de quoi faire !

Ce qui m'a captivé, c'est à la fois le ton de l'auteur, à mi-chemin entre l'humour de son personnage et le documentaire précis de ce qu'il a vu. C'est particulièrement prenant car on se sent transporté avec lui dans ces péripéties en territoire kurde. Le dessin aide particulièrement, avec un dynamisme et une lisibilité parfaite. Tout est très reconnaissable, avec plusieurs petites touches d'humour dans les personnages.
Mais ce ton rendu léger reste très grave. Là-bas, c'est la guerre, et c'est pas rigolo. Zerocalcare arrive à nous faire passer tout la gravité de ce qui se trame dans cette région du monde. Il y a plusieurs moments poignants voir même émouvants, bien que l'auteur ne se prenne jamais toute l'horreur d'une guerre en face. Cependant il fait comprendre ce qui se joue, ce qui se passe et également ce qu'il ressent.

Là où l'auteur m'a réellement convaincu, c'est que souvent ce genre de documentaire se limite à ce que le dessinateur à vécu dans le pays, ou alors tente maladroitement de faire un petit topo sur la situation. Ici, Zerocalcare arrive à faire à la fois un carnet de voyage, mais également un état des lieux bien complet. Les interviews sont très diverses et rendent assez bien compte de toute la complexité des choses, idées renforcée par ce que dit l'auteur (notamment les fois où il précise que ce qu'il a vu n'est pas la réalité objective de tout ce qui existe). Plusieurs fois il prend le temps d'expliquer les points de détails ou de rajouter des précisions importantes. Le nombre de pages et l'abondance de textes permettent de bien développer les différents points. Et de nous sortir des phrases bien senties.

J'ai bien senti à travers la BD la charge que l'auteur a contre la Turquie d'Erdogan (et comme il le souligne à la fin, les Turques ne sont pas leur gouvernement), tout autant que toute la réserve qu'il a envers les Kurdes malgré l'accumulation de points en leur faveur. On pourrait y voir un développement très (trop) favorables à ces derniers, mais je dois reconnaitre que dans toute la complexité de cette situation géopolitique, ils représentent une bonne partie des valeurs morales qu'on voudrait défendre.

Cette BD est vraiment le genre de documentaire que j'aime lire. Déjà parce qu'elle est extrêmement instructive, mais également parce qu'elle met en lumière beaucoup de ce qui se passe dans notre monde actuel. Et qu'elle ne nous épargne pas, nous autres européens qui regardons le moyen-orient de loin. Il y a des cases (voir des pages) qui prennent à la gorge lorsqu'on se rend compte de ce qu'il se passe. Et se rappeler que c'est la guerre, et ce que c'est que la guerre, c'est parfois une bonne chose. On rigole un peu en lisant cette BD, et pour une fois je trouve ça salutaire. Parce que cette BD est très dure, mais très bien faite. Un gros coup de cœur pour cette découverte qui a vraiment toutes les qualités.

Avis posté par Erik Infos posteur le 07/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un documentaire assez critique sur la situation des kurdes qui combattent Daech en Syrie. Il est vrai que Kobané est devenu comme un symbole de la résistance face à la barbarie d’une idéologie de la terreur dont on ressent l’étendue jusque dans nos salles de concert ou nos monuments, nos ponts, nos croisettes et nos marchés. Il est vrai que cette ville est totalement détruite car elle a payé un lourd tribu pour la liberté.

C’est également une critique sans ménagement du régime de la Turquie du président Erdogan qui a certaines connivences assez malsaines. Aujourd’hui, l’auteur pourrait être incarcéré à vie dans une prison turque car pratiquer le journalisme semble devenir un crime d’état. Il est facile de désigner les kurdes comme des terroristes alors que justement eux au moins, ils les combattent vraiment sur le terrain.

Mon début de lecture a été assez difficile car il faut s’imprégner du style de l’auteur italien qui fait dans l’humour et le bavardage incessant. J’aime bien son dessin que je découvre pour la première fois. Je le préfère nettement à son compatriote Gipi. Cependant, petit à petit, on est pris par le récit et les informations assez intéressantes qui sont fournies et qui sont loin des stéréotypes occidentaux.

Ainsi, j’ai appris des choses que j’ignorais sur ce conflit en Syrie comme la création d’une province kurde autonome dénommée le Rojava au sein de la Syrie et bordant la Turquie qui se prépare pour la guerre. Il faut aller sur le terrain pour comprendre véritablement ce qui se passe vraiment et quels sont les enjeux.

On apprend par exemple qu’il y a un contrat social qui défend le droit des femmes ou des minorités linguistiques ainsi que la liberté d’expression sur ce territoire autonome. Bref, on rêverait de cela pour toute la Syrie comme une forme d’ultime espoir que les choses s’arrangeront un jour.

A noter que l’auteur est devenu un véritable reporter de guerre qui n’a pas vraiment le profil et c’est ce qui le rend amusant malgré un contexte qui l’est moins. Il a fait de gros efforts de pédagogie pour nous donner des explications. Bref, une œuvre accessible.

Avis posté par Blue Boy Infos posteur le 28/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec ce carnet de voyages pour le moins atypique, Zerocalcare, (encore) jeune dessinateur issu de la mouvance alternative italienne, nous emmène au cœur du conflit syrien. Ce n’est pas vraiment ce qu’on peut appeler du journalisme, d’ailleurs cela n’a pas prétention à l’être, cela se veut plutôt un recueil de témoignages et de réflexions très personnelles de l’auteur sur son périple au Kurdistan, présenté dans de façon humoristique et ludique comme le ferait un Fabcaro, si l’on veut chercher à établir une comparaison. Pour tout dire, le doute surgit dès les premières pages. Et là on se dit : ma parole, il marche sur un champ d’œufs le gars… Comment va-t-il s’en sortir en traitant un sujet aussi sérieux voire tragique avec la légèreté induite par son humour potache punko-geek, autocentré au point d’en être presque agaçant, grouillant de références générationnelles qu’un non-italien voire non-romain aura quelque difficulté à appréhender, et qui semble parfois perdre son impact à la traduction, - même si Brune Seban a fait un travail tout à fait honorable… Mais malgré sa propension à s’autoflageller plus que de coutume, avec un sens de l’autodérision qui sert sans doute à bloquer tout risque de dérive égocentrique, Zerocalcare se sort très bien des pièges et prouve par là son côté briscard (le simple fait de revenir en un seul morceau d’un pays en guerre l’atteste…). D’un point de vue narratif, c’est vif, créatif et souvent pertinent, malgré quelques longueurs et même si on peut avoir parfois l’impression qu’il s’adresse à un public d’ados mal dégrossis…

La mise en page, on s’en doute, est très libre, avec des cases tracées à main levée, donc de traviole. Quant au dessin, il est à l’image du propos. De veine humoristique, le trait noir et blanc se fait nonchalant ou nerveux selon le degré de gravité (impossible de ne pas représenter les morts liés à cette guerre…), parfois plus descriptif quand le ton est « journalistique ». Contre toute attente, cela fonctionne, et on peut dire que Zerocalcare se sort brillamment de cet exercice périlleux.

Au final, une fois qu’on a refermé le livre, il reste des images et des ambiances, drôles et moins drôles, mais surtout des portraits magnifiques de résistants. Et sous le masque du globe-trotter potache un peu chochotte allaité à la Gameboy apparaît en réalité un citoyen courageux, curieux et empathique, soucieux des malheurs de ses frères et sœurs humains, en quête d’une vérité autre que celle délivrée par les médias de son pays (et occidentaux en général). En deux mots, Zerocalcare a fait ce que rechignent à faire rédactions et journalistes de nos sociétés de l’information, se complaisant habituellement dans le sensationnel et le futile. Son point de chute était Kobané, ville symbole de la lutte contre l’Etat islamique. Et ce qu’il a découvert là-bas est tout bonnement stupéfiant. Au beau milieu de ce chaos, des citoyens kurdes, notamment un groupe de femmes combattantes avec qui il va vivre plusieurs jours, s’efforcent avec détermination et bienveillance de pratiquer la démocratie dans le vrai sens du terme (abolition du patriarcat, égalité hommes-femmes, éducation gratuite, autogestion, etc.), à l’opposé de Daech et ses vieilles lunes obscures. Une utopie politique qui pourrait rappeler la Commune de Paris ou la République espagnole, une sorte de laboratoire pris dans le triple étau des gouvernements turc et syrien et de Daech, donc encore fragile. Cette utopie, elle s’appelle Rojava, région autonome de Syrie. Mais Rojava, c’est un peu plus que de la géographie, c’est surtout une idée, et on ne tue pas une idée. Rojava, retenez-bien ce nom.


A l’heure où un véritable crime contre l’humanité se produit dans la région avec les bombardements menés conjointement par les armées de Bachar El-Assad et de Poutine contre des civils et des centres de soins dans la ville d’Alep, il y a urgence à lire cet ouvrage. Un travail admirable et instructif, par un vrai citoyen du monde.

L'auteur a décidé de reverser une partie des recettes de la vente de cet ouvrage à des actions en solidarité au peuple kurde.

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