Après avoir découvert Niourk en bande dessinée, je poursuis l'exploration des oeuvres imaginées par Stefan Wul. Ce dernier a écrit 11 oeuvres majeures de 1956 à 1959 qui vont bouleverser la science-fiction et surtout inspirer beaucoup d'auteurs que ce soit dans la littérature ou dans le cinéma. C'est drôle comme un chirurgien-dentiste peut s'adonner à une passion cachée pour l'écriture et l'évasion dans des mondes extraordinaires.
Par rapport à Niourk, c'est un cran en dessous. Le graphisme très désuet y est sans doute pour quelque chose. Au niveau du scénario, il n'y a rien à redire. J'ai bien aimé cette inversion des rôles entre l'homme et l'animal. Un jour, une civilisation extra-terrestre nous considérera également comme des insectes. Doit-on alors continuer à envoyer des signaux dans l'espace ?
Cet auteur a fait un long silence radio après avoir écrit ses meilleures oeuvres. C'est dommage d'avoir arrêté car le génie était à ce moment précis absolument incontestable. On le découvre maintenant et c'est une bonne chose. J'attends avec impatience "La peur géante" et Piège sur Zarkass.
C’est ma lecture plaisante de la série « Niourk » du même éditeur qui m’a donné l’envie de feuilleter le premier tome d’« Oms en série ». Là encore, je ne connais pas le roman originel, ni l’écrivain en question.
« Oms en série » est dessiné par Mike Hawthorne. Autant le dire tout de suite : je n’aime pas son coup de patte, je le trouve figé et trop académique. En plus, par la faute d’une mise en couleurs qui n’accentue pas les ombres, les perspectives, notamment lorsque les personnages se retrouvent au bord d’un précipice, ne sont pas apparues convaincantes (il faut vraiment deviner qu’il y a un vide dans certaines cases !).
C’est d’ailleurs à cause de ce dessin que je n’étais pas motivé à découvrir tout de suite cette série.
Au niveau du scénario, le récit m’a semblé plaisant à suivre car j’ai eu vraiment envie de connaître un peu plus sur les « oms » en question et parce que ce premier tome comporte des scènes assez touchantes (surtout la dernière séquence où apparaît la mère de Terr, le héros de cette nouvelle série). Du reste, j’ai apprécié aussi le fait que les humains (les « oms » semblent être des humains) se soient retrouvés esclaves d’une race d’extraterrestre. Cependant, je reste sceptique sur pourquoi les « oms » apparaissent comme des animaux dépourvus de parole et de conscience, il faudra bien qu’à un moment de la série on m’explique les raisons de ce changement de comportement de la plupart de mes futurs compatriotes. Faudra aussi qu’on explique ce que signifie « oms », on pourrait en déduire que ça se traduit par « Olympique de Marseille Supporters » mais j’en doute fort ! Et puis, à mon avis, Terr devient trop rapidement le chef d’une bande…
Bref, j’ai beaucoup d’attentes et de questions en suspens au dénouement de ce premier album d’ « Oms en série », il faudra vraiment le deuxième tome m’apporte des éclaircissements ! En attendant, malgré un graphisme que je n’apprécie pas, ce début de série m’est apparu plaisant et intéressant à suivre.
Deuxième adaptation d'un roman de Stefan Wul, et deuxième réussite.
J'ai été moins marqué par ce roman que par Niourk, mais il n'empêche que là encore, les thèmes brassés par l'auteur sont très intéressants, et même encore d'actualite quarante ou cinquante ans après. L'esclavage, ou plutôt la domestication d'une autre espèce, est ainsi au cœur du récit. Au-delà de cette réflexion, l'histoire en elle-même est très plaisante. Cependant comme mes camarades je regrette la rapidité avec laquelle Terr devient le chef de ses congénères, même si cette promotion était le fait d'un concours de circonstances.
Je trouve le boulot de Mike Hawthorne très intéressant, surtout sur les Draags, moins sur les humains, que je trouve... étranges.
La maison d’édition Ankama tient le bon filon, après Niourk, voici "Oms en série", une autre adaptation en BD d’un roman de Stefan Wul.
Comme pour Niourk on retrouve l’homme dans une période post-apocalyptique.
L’histoire débute sur la planète Ygam peuplée par les Draags, espèce très évoluée dont l’homme est l’animal de compagnie préféré, mais l’homme n’a pas pour autant perdu son grand potentiel.
Un premier tome assez riche avec des concepts que l’on retrouve dans des films à succès comme "Le voyage de Gulliver", ''La Planète des Singes'', "Spartacus"…
Petit bémol : la fin de ce premier tome est trop précipitée, vu la richesse de l’histoire il est bien dommage de s’imposer un nombre minimum de planches ou de tomes.
J’ai moyennement apprécié le dessin, les décors ne sont pas toujours au top et cela donne une impression de froideur qui ne sert pas très bien le récit.
Le film d’animation « La planète sauvage » adapté par René Laloux en 1973 s’inspire directement de "Oms en série". (Visible sur Youtube).
3.5 ajusté à la borne supérieure pour son excellent scénario.
Décidément, cette nouvelle collection lancée par Ankama promet ! Après Niourk voici "Oms en série", nouvelle adaptation d'un roman de Stefan Wul.
Les Draags sont des êtres à peau bleue, dont l'animal domestique préféré est l'Om. A chaque portée d'une femelle Om, les petits, une fois sevrés, sont offerts à un enfant d'une autre famille Draag, on leur met un joli collier, on leur trouve un joli nom, ils ont une jolie niche, on joue avec eux, bref, l'Om est le meilleur ami du Draag !
Cette inversion des rôles, qui met l'être humain à la place exacte du chien dans notre société moderne, est d'une justesse qui en fera réfléchir plus d'un sur la condition d'animal domestique On y retrouve tout ! Même les notions de relativité du temps qui passe et la conception de la douleur. C'est plutôt surprenant mais j'ai adoré ! Le héros de l'histoire est un Om qui a réussi à s'instruire en même temps que sa petite maîtresse Draag et qui décide à un moment donné d'échapper à sa condition avant qu'on le remette à sa place d'animal domestique. Il va alors rencontrer les Oms sauvages.
Graphiquement, c'est très joli, l'univers des Draag, tout en couleurs vives, est très réussi. Le dessin est relativement sobre, mais d'une grande justesse.
Le seul petit reproche que je pourrais faire c'est la vitesse à laquelle Terr, notre héros, finit par prendre la tête du groupe. J'imagine que dans le roman cela s'est passé un peu moins vite et qu'on se trouve ici face une des contraintes de l'adaptation en BD.
En dehors de cela, rien à dire ! J'aime décidément beaucoup cet auteur et cette nouvelle collection (à qui je donne ce coup de cœur), vivement la suite, et les autres adaptations prévues par l'éditeur.