Ce huis-clos carcéral et spatial n'est en effet pas un modèle du genre.
Plus que par l'histoire, c'est le dessin qui m'a déplu dès le départ. très irrégulier, sombre et sans véritable mise en scène, je n'y ai pas accroché. Au niveau de l'histoire, la "surprise" n'en est vraiment pas une, on voit venir l'explication assez vite, et du coup la fin de la lecture n'est qu'une sorte de redite sans grand intérêt. Contrairement à pol, je n'ai pas trouvé les différents passages délirants ridicules, ils collent assez avec l'esprit, du moins je trouve. Mais c'est une piètre satisfaction.
3eme épisode de la grande évasion. L'action prend place dans l'espace et plus précisément dans un vaisseau spatial prison. Le colonel responsable des lieux a massacré tous les occupants, prisonniers comme membres d'équipage. Il ne reste qu'un unique survivant qui va tenter de lui échapper. Cela donne une sorte de huis clos sombre, dans lequel notre rescapé tente, au mieux de fuir les lieux, au pire de se cacher pour échapper à son bourreau. Il perd peu à peu les pédales et commence à devenir fou, tellement c'est pesant pour lui. Moins pour le lecteur, hélas.
Le but des auteurs est donc de proposer un récit stressant sous haute tension. Mais ça ne marche pas trop. Hormis par le dessin, l'ambiance n'est pas vraiment oppressante. Et là où les passages dans lesquels notre héros sombre dans la folie sont censés rajouter de la tension, c'est l'effet inverse qui se produit. Le personnage qui discute tour à tour avec son vomi puis avec une banane, puis qui se voit déambuler au milieu d'un cirque, ça fonctionne pas. C'est plus risible que stressant.
Le final est une bonne idée, mais il se voit venir de tellement loin, que là non plus cela ne fonctionne pas aussi bien que cela devrait.