Je l'avoue. Je ne connais pas vraiment bien l'univers de Stephan Wul. Lorsque j'étais plus jeune, je lisais surtout la collection "Les conquérants de l'impossible" de Philippe Ebly dans la collection bibliothèque verte. C'était également un univers de science-fiction d'anticipation, sans doute dans un autre genre. Bon, j'ai tout de même vu la planète sauvage en dessin animée.
C'est donc avec un grand plaisir que j'ai suivi le récit de cet enfant noir qui tente de survivre dans une tribu tout à fait hostile. On découvre un monde apocalyptique plusieurs siècles après une catastrophe écologique. Il est dommage que l'ouverture ne soit pas située dans le temps pour se donner un repère. On se demande quelles sont les créatures sous-marines appelés "nos amis" qui doivent s'occuper des déchets nucléaires. Et qu'est-ce qu'a pu faire notre espèce pour courir à sa perte ? Bref, autant de questions qui se posent au lecteur.
Vatine a un incontestable savoir-faire pour la mise en image de ce roman. C'est une très bonne adaptation avec une maîtrise également narrative. Cela donne réellement envie de connaître la suite. Et puis, dès que j'aurais l'occasion, je lirai également Oms en série.
Puisque la BD m’a donné envie de lire le roman original de Stefan Wul, personnellement je pense que le pari de cette adaptation est réussi ! D’autant plus que j’avoue ne pas être attirée, au départ, par la science-fiction…
Le découpage, selon moi, est parfait. J’ai été fascinée par les illustrations singulières d’Olivier Vatine, avec une mention coup de cœur pour les scènes de l’enfant avec l’ours, très touchantes. Les couleurs m’ont vraiment accrochée : après le « bleu Chagall », j’ai découvert le « bleu Vatine » (ou plutôt le « bleu Rabarot ») !
Une histoire incroyablement atemporelle… Vivement le tome 2 ! En attendant, je vais me pencher sur Piège sur Zarkass, qui paraît aujourd’hui dans la même collection sur « Les Univers de Stefan Wul ». Ces adaptations promettent de devenir culte, merci à Olivier Vatine d’avoir rouvert ce pan de l’Histoire de la S.-F. !
Cette BD pourrait devenir culte mais on pourra le dire une fois que tout sera sorti.
Le dessin est franchement de haute qualité comme souvent chez Olivier Vatine, mais pour moi c'est son ouvrage le plus abouti. Les têtes de chapitres en plus d'être de toute beauté, donnent une belle dynamique à l'ensemble et offrent un découpage qui n'est pas commun dans la BD.
J’ai apprécié lire cette bande dessinée qui parvient à transporter le lecteur dans le monde de Stefan Wul : Un monde détruit où l’humanité s’en est retournée à l’état sauvage. A travers une tribu d’hommes des cavernes dirigée par un énigmatique chaman, on découvre Niourk, enfant noir marqué par une étrange prophétie.
Chose relativement rare, j’ai, pendant la lecture, étonnement apprécié l’écriture de cet ouvrage. La plume de l’auteur vient rehausser la qualité globale de Niourk. Et c’est certainement LA grande force de cette BD. Le découpage est lui aussi réussi.
Alors oui dans la BD franco-belge il existe des noms marquants, oui Olivier Vatine et sa série culte Aquablue en font partie mais est-ce une raison pour s’émerveiller gratuitement du dessin de cet auteur ? Je pense que non. J’ai trouvé quelques planches (notamment les intégrales) très bien réussies. Quelques dessins minimalistes aussi mais de là à trouver l’ensemble séduisant, je ne trouve pas. A la lecture des premières pages, je me suis dit "ben dit donc il ne se fait pas chier à détailler ses dessins !". Les arrières plans sont vides, on applique une couleur Photoshop et on enchaine. La plupart des décors sont simplement inexistants. L’auteur a certainement voulu donner un style épuré mais le résultat ne semble pas très professionnel pour un auteur de cet acabit.
Je n’ai pas non plus trouvé que le scénario soit incroyable, finalement et sans trop en dire, l’enfant et la tribu ne courent après rien. Il manque une intrigue de fond. Heureusement quelques passages sont agréables à lire, on notera la séquence entre l’enfant et l’ours. Mais l’ensemble reste assez fade.
Pour résumer, le dessin est bon mais on a parfois l’impression que l’auteur n’a pas voulu trop se fouler. La narration est excellente et apporte de l’épaisseur à cette histoire. Enfin le scenario est classique, bien ficelé mais sans véritable intrigue. Niourk se laisse lire avec plaisir mais ne laissera dans vos esprits que peu de souvenirs.
C’est le nom de l’auteur, Oliver Vatine, sur la couverture qui m’a motivé la lecture de ce premier tome de « Niourk ». En effet, plus que son coup de crayon, ce sont sa mise en scène et son découpage qui me font classer ce dessinateur parmi mes préférés.
Mais revenons un peu sur cette nouvelle série, il s’agit d’une adaptation d’un des romans de Stephan Wull, c’est un romancier que je ne connais absolument pas. En conclusion, il m’est impossible de comparer la bd au roman originel.
L’histoire se déroule dans un futur plus ou moins proche où la civilisation est redevenue à l’âge de pierre. Le lecteur suivra parallèlement le destin de Niourk « l’enfant noir », un jeune homme rejeté plus ou moins par ses pairs qui découvrira les restes de cette civilisation disparue, et celui de la tribu gouvernée par Thoz dont est issu Niourk.
L’histoire m’est apparue captivante. Intéressante parce que le scénario est assez plausible (même si je fus perplexe de voir les personnages de passer d’un monde aride à une terre enneigée apparemment en peu de temps) et, parce que la mise en page aérée et la narration d’Olivier Vatine sont à couper le souffle, à tel point que j’ai eu énormément de plaisir à suivre les péripéties de notre héros et de sa bande.
Il suffit de jeter un coup d’œil rapide en feuilletant ce premier tome pour constater que l’auteur semble avoir mis tout son savoir faire dessus, c’est à dire un dessin précis et dynamique, un découpage recherché et fluide, des cadrages époustouflants à l’image des pleines pages qui peuplent cette bande dessinée. Bref, du excellent boulot d’autant plus qu’Olivier Vatine est seul au commande de cette réalisation… Vraiment seul ? Non, car sa femme, Isabelle Rabarot l’accompagne pour la mise en couleurs, domaine où elle excelle au vu des ambiances qu’elle a su parfaitement mettre en adéquation selon l’intensité dramatique de chaque séquence. J’ai eu l’impression de retrouver « mon » Olivier Vatine et « ma » Isabelle Rabarot, ceux que j’ai adorés quand ils ont réalisé le quatrième tome d’ « Aquablue ».
Grâce à un Olivier Vatine en grand forme et à son scénario assez captivant, je me suis régalé à la lecture de ce premier tome de « Niourk ». Bref, je suis impatient de lire la suite de cette série !
Niourk est un roman que j’ai lu étant adolescent ; je m’en souviens encore, c’était en Folio Junior, et la couverture était verte. L’atmosphère post-apocalyptique, l’histoire de l’enfant noir et les mystérieux « monstres » ont durablement marqué ma mémoire.
Lorsque j’ai appris qu’Olivier Vatine, un dessinateur dont j’apprécie par ailleurs le travail, bûchait sur une adaptation en BD, je m’y suis tout de suite intéressé.
Et le résultat est, sans conteste après consultation avec moi-même, franchement bon. Tout d’abord dans les ambiances et les cadrages, un domaine où Vatine excelle. On a un peu l’impression qu’il n’attendait que ce projet pour s’exprimer pleinement. Il n’hésite pas à faire sauter son découpage pour mieux exprimer les différents rythmes imprimés au récit. Et les couleurs, préparées par Isabelle Rabarot, sont également remarquables.
Quant au récit… Je me suis également régalé, j’ai l’impression que Vatine a été marqué par les mêmes scènes que moi, puisqu’il les met en exergue, proposant deux fils narratifs parallèles.
En résumé, de l’excellent boulot, sur un bouquin devenu culte. Même si je connais la suite, j’ai hâte de la voir.
Chouette idée que de consacrer une collection à Stefan Wul. Ne connaissant pas ce grand monsieur de la SF, c’est l’occasion de découvrir ce qu’il a écrit (et ça m’a l’air engageant).
Chouette idée que de confier l’adaptation de Niourk à Vatine qui est finalement un auteur pétri de qualités qu’on aimerait retrouver plus souvent.
Chouette lecture aussi. Vatine s’occupe de tout (scénario, dessin et couleur) et il s’en tire plutôt bien. La narration est fluide et prenante. Dans une bd, il n’est pas toujours aisé de faire correspondre profondeur des propos et accessibilité au plus grand nombre. Vatine concilie les deux avec brio. Le récit se suit donc aisément sans perdre en intensité. De ce que j’en sais du roman, l’adaptation semble assez fidèle. Il est interpelant de constater que les préoccupations des années 50 sont toujours d’actualité. Il faut dire aussi que les thèmes abordés sont universels (terre dévastée par la folie humaine). Par le ton employé, ce récit s’adresse avant tout aux ados mais pas exclusivement. Les enchainements entre chapitres sont bien amenés. On voit que Vatine a de la bouteille et son expérience profite à la réussite de ce premier opus. Il n’y a pas de grande originalité quant au traitement de ce monde post apocalyptique mais les soins apportés sont de qualité.
Je ne connaissais pas Stefan Wul avant la lecture de cette adaptation. C'est la magnifique couverture de ce T1 et l'avis enthousiaste lu sur le site qui m'ont décidée.
Le premier tome de cette histoire est assez prenant : il emmène le lecteur dans un monde post-apocalyptique hyper réaliste où l'homme, revenu à l'état de tribu primitive, vénère des dieux liés à l'ancienne société de consommation (mais sans vraiment le savoir), où un jeune garçon noir et de ce fait exclu va partir seul à l'aventure et où des êtres mi poulpes mi je-sais-pas-quoi issus des "progrès techniques" d'une époque révolue paraissent diriger ce monde que l'homme "moderne" a semble-t-il abandonné après l'avoir détruit. C'est riche ! Et la fin de ce premier tome ne laisse rien présager de bon pour la suite...
Graphiquement, c'est très réussi. On sent une recherche de la mise en page et du meilleur angle de vue possible. Deux planches m'ont particulièrement marquée, tout d'abord la double page qui matérialise sans le dire les millénaires qui s'écoulent avec cette roche sous-marine qui finit par se retrouver émergée puis falaise usée par l'érosion : moi qui aime par dessus tout la BD qui sait s'exprimer sans parler, j'ai été servie ! J'aime aussi beaucoup la première planche du chapitre 2 avec l'enfant noir sur un tronc surplombant une cascade : magnifique contre plongée et jeux de lumière.
Ankama se lance dans une collection consacrée à cet auteur visiblement incontournable de la SF française, et annonce déjà 3 autres adaptations en plus de la suite de celle-ci. Une bien belle initiative, servie par des couvertures au style original, que je vais m'empresser de soutenir car les sujets semblent passionnants et l'affiche est bien alléchante.
Les éditions Ankama publient les adaptations BD des principaux romans de Pierre Pairault alias Stefan Wul Cet auteur, véritable étoile filante de le SF, a publié ses romans dans la seconde partie des années cinquante.
Pour cette première adaptation de la série, Niourk l’enfant noir, c’est Olivier Vatine qui se charge de mettre en image cette superbe histoire.
C’est avec grand plaisir que j’ai lu ce premier tome, un scénario très original et impeccable, la fin fantastique de ce premier tome laisse présager pas mal de soucis pour Niourk et sa tribu.
Le dessin est magnifique, dynamique et précis, Olivier Vatine recherche planche après planche les meilleurs décors sous les meilleurs angles, superbe.
Un récit post apocalyptique de la meilleure veine.