Il est difficile de raconter un tel livre... Anjin San est donc un petit bonhomme, à l'âge indéterminé mais très probablement adulte, qui par sa sérénité, sa présence tranquille et ses paroles apaisantes, apporte le bonheur autour de lui. Une sort d'Amélie Poulain à la nipponne, en beaucoup plus supportable.
Mais là où certains se seraient contentés de faire des épisodes du style "le-truc-pas-cool-qu'Anjin-résoud-du-jour", George Akiyama propose relativement vite de faire dévier le récit vers des personnages secondaires, à savoir Kirihito, le gars un peu simplet mais brave homme avec lequel Anjin ouvre une auberge, mais aussi Hinagiku, la geisha pleine d'humour qui joue -un peu- avec les sentiments de Kirihito. Autour de ça, une atmosphère apaisée, sereine, des paysages japonais plutôt beaux, ces gens qui font une pause et qui regardent la mer... Sans oublier une bonne part d'humour.
On eût pu croire qu'avec son graphisme naïf et désuet et le caractère un peu intemporel des circonstances, ce manga date des années 1950-60. Pourtant il est paru en 1982-83 dans les pages de la revue Big Comic. Il n'est toujours pas caduc, son propos étant finalement universel.
C'est sympathique, mais au final, pas vraiment inoubliable.