Les petites gens est un récit à côté duquel je serais passé si l’occasion de le louer ne m’avait été octroyée. En effet, la couverture ne m’attirait pas du tout, et de ce simple fait, je ne l’aurais jamais acheté « à l’aveugle ».
… Et franchement, je serais passé à côté d’un bel album !
A la manière d’un Zidrou (« Lydie », « La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis »), Vincent Zabus décrit avec tendresse le quotidien d’un quartier anonyme. Il s’agit donc d’un récit chorale qui s’articule autour de trois histoires principales, et le maître mot est « douceur ». Qu’il s’agisse d’un amour secret, d’un deuil douloureux ou d’une vieillesse difficile à vivre, les préoccupations des différents protagonistes sont on ne peut plus simples et proches de nous. La poésie mais aussi la justesse des mots m’ont touché tandis que ces personnages, page après page devenaient mes compagnons d’un soir.
Seule réticence : le dessin de Thomas Campi. Je l’ai déjà dit, la couverture ne me donnait pas envie d’ouvrir ce livre. Et il m’a fallu quelques planches pour vraiment entrer dans l’histoire. Pourtant l’artiste est incontestablement doué et son dessin a une vraie personnalité. Je dirais même qu’à re-feuilleter l’album (comme je suis en train de le faire en rédigeant cet avis) je le trouve beau, tout simplement… mais singulier.
Un très bel album, qui nous force à regarder au-delà des apparences, car la beauté et la poésie se cachent parfois là où on les attend le moins. Et dans le cas présent, la remarque est autant valable pour l’histoire qui nous est contée que pour le dessin qui lui sert de support.
Un album sympathique, gentillet, mignon, dans lequel différents personnages, qui se côtoient au quotidien sans vraiment se connaitre, vont se venir en aide mutuellement, chacun ayant une blessure secrète plus ou moins grave.
Ça se lit très facilement, très vite, et ça manque un peu de piquant et de profondeur pour rester anthologique. Disons que c'est mimi tout plein, avec des bons sentiments à foison, mais ça s'arrête là pour les intérêts que j'ai trouvés à cet ouvrage.
A lire un soir de déprime pour retrouver la banane.
Graphiquement, j'ai beaucoup apprécié les couleurs vives et très variées. J'ai un peu moins apprécié le trait, qui reste certes très honorable, mais qui comporte quelques bizarreries, comme Louis, le petit garçon de l'histoire, qui possède des oreilles démesurées, et de taille changeante.
Lecture agréable (franchement) mais relativement vite oubliée car peu marquante.
On suit les aléas de la vie de petites gens d’un quartier d’une grande ville. Leurs va et vient constituent un véritable chassé croisé à partir duquel naissent des rencontres plus ou moins inopinées entre voisins qui se découvrent. Le dessin n’est pas ma tasse de thé mais je dois bien avouer que la mise en couleur dans des tonalités chaudes donne une unité visuelle plutôt réussie. Il se dégage après avoir refermé le livre un sentiment de bien-être, de quiétude.
Voilà, une bd à lire pour se sentir bien, même si le contenu n’est pas toujours des plus heureux.