L'histoire n'est pas dénuée d'intérêt, mais il y a deux choses qui ont fait en sorte que je trouve ce one-shot moyen. Premièrement, j'ai trouvé les deux frères totalement antipathiques et je ne me suis donc pas ému par les malheurs de leurs enfances et j'étais un peu indifférent à ce qui pouvait leur arriver.
Deuxièmement, j'ai eu l'impression qu'il ne se passait pas grand chose une fois qu'ils devenaient adultes. Bon, il y a la relation entre un des frères et une femme, mais je m'en fichais un peu. Je n'ai été vraiment captivé que lors du dénouement final où j'ai finalement eu la sensation que quelque chose d'intéressant se passait et cela a sauvé l'album de mon indifférence.
Niko et Ivan sont frères mais ils se détestent. En effet, l'un est le fils parfait, tandis que l'autre reçoit quotidiennement les coups de son père. Nous avons droit à un beau récit sur la vie et les relations de deux frères qu'un lourd secret oppose à jamais. Quel est donc ce secret qui leur pourri la vie ?
Le récit va se découper en deux époques bien distinctes où l'on suivra le parcours de ces deux frères de l'enfance à l'âge adulte. On aura droit à une histoire de secret de famille d'une grande richesse car l'auteur ira jusqu'au bout dans un final plutôt révélateur qui répondra directement au titre de cette oeuvre.
Pour illustrer son récit, Makyo a fait appel à un dessinateur chinois qui parvient à faire ressortir la noirceur du récit dans un style graphique épuré et minimaliste. Il est dommage que le format choisi par l'éditeur soit la version poche mais compact. Au final, une oeuvre dramatique sur les liens du sang et leur puissance étrange et violente...