Il est toujours intéressant de voir des récits qui racontent comment les conquistadors ont pris possession de tout un continent qu'ils ne connaissaient pas. Il est vrai que leur quête d'or et de pouvoir a conduit à la disparition de toute la civilisation Inca.
En l'espèce, il s'agit de conter le récit historique du célèbre Francisco Pizarro et notamment sa troisième expédition après l'échec de deux dernières. La couverture est magnifique mais l'intérieur de ce premier tome n'apporte pas toutes les promesses. Il manque un peu de souffle et d'épaisseur. Cela se lit beaucoup trop rapidement.
Bref, un peu d'audace et d'originalité n'auraient pas fait de mal. Pour autant, on peut souligner la qualité du dessin réaliste avec un souci du détail notamment dans les plans larges assez soignés. Il est bien dommage que cette dimension épique soit absente.
L’or des fous ne m’a pas laissé une bien grande impression, un récit qui commence sans date , sans repères géographiques et sans aucune présentation des personnages alors que cette BD est versée dans la catégorie « historique » , ahurissant !
Francisco Pizarro est appelé Francesco tout au long de ce premier tome alors que Almagro (nettement moins célèbre), ennemi juré de Pizarro ,est qualifié par son nom de famille mais toujours sans référence historique, assez surprenant.
Le récit est moyen , très formaté , il ne se distingue en rien des BD anciennes exploitant le même créneau, bref une BD construite un peu trop vite.
Le dessin est bon mais assez inégal .
En espérant un second tome un cran au dessus de celui-ci.
La première chose que je retiens de ma lecture de ce premier tome c'est la rapidité avec laquelle j'ai parcouru les 48 planches... Chrono départ arrêté, je dirais 1/4 d'heure, guère plus. Il faut dire qu'il y a pas mal d'action, peu de dialogues (ce qui incite à une lecture rapide) et malheureusement pas assez de planches sur lesquelles on voudrait s'arrêter pour y passer un peu plus de temps.
Comme PAco je ne savais pas que l'on parlait ici de Francisco Pizarro (je l'ai d'ailleurs appris en lisant son avis) même si je me doutais qu'il s'agissait sans doute là d'un personnage historique de la découverte du nouveau monde. Du coup (et après coup) cela donne à cette BD une dimension historique qui peut pardonner un peu ses faiblesses.
Graphiquement, j'ai senti une réelle évolution (positive) au fil des pages : le style est désagréablement figé au début, mais il se lâche complètement (et avec réussite) quand viennent les scènes en mer (démontée) et d'affrontement avec les tribus locales. il faut espérer qu'il continuera sur cette pente ascendante pour la suite. La colorisation est assez bonne, surtout en forêt.
Quelques points déçoivent un peu car ils sont trop convenus ou déjà-vus, comme la défense du capitaine "parce qu'il est le seul à connaître le chemin du retour" (bon, c'est sans doute réaliste hein...) ou la chute de ce premier tome qui ne surprendra personne.
Je m'intéresserai sans doute à la suite, pour son côté instructif sur la conquête du nouveau monde. Je déplore cependant le manque de références historiques précises, comme des dates (a priori on se trouve ici à la 3ème expédition de Pizarro, en 1530) ou des précisions sur les personnages qui ont eux aussi réellement participé à l'expédition (Hernando ou Almagro pour ne citer qu'eux) et merci wiki pour m'avoir éclairé sur tout ça !
Passé la très bonne surprise d'une couverture que je trouve très réussie, j'avoue avoir été plutôt déçu par le premier tome de cette série.
J'ai tout d'abord eu un peu de mal avec la narration, pour bien comprendre le déroulement des événements. Ça commence très vite, et en 6 planches, après une embuscade qui verra notre protagoniste gravement blessé se faire évacuer sur un navire (j'ai déjà du revenir en arrière pour comprendre qui, quoi et comment on se retrouvait sur un bateau) il revient sur le parcours de sa vie.
Bon, pourquoi pas. Sauf que déjà, on ne nous parle que de Francisco. Oui, vous voyez bien ! Ba si Francisco ! 'Cisco pour les potos ! Non ? ... Ba moi non plus. Et vu que j'ai la fâcheuse habitude de ne jamais lire les résumés des bouquins que je lis, il a fallu que j'attaque cette critique en jetant un œil à la fiche qui présentait cette BD pour comprendre de qui il retournait... Francisco Pissarro. Ahhhh je comprend mieux... Du coup, ça change quand même pas mal l'angle d'attaque de ma lecture ! Mais quelle idée aussi de faire une BD sur quelqu'un sans jamais citer son nom ! Si si, je vous assure ! J'ai repris le BD et épluché toutes les bulles et nulle part il n'apparaît !
Bref, passé cet aspect "négligeable" et quand même emmerdant du scénario, mis à part quelques scènes (notamment la tempête ou l'attaque du village Inca) j'ai trouvé ça un brin ennuyeux et figé. On arrive à la fin avec le cliffhanger que tout le monde attendait sans avoir vraiment eu le temps ni de s'attacher aux personnages, ni de prendre la mesure des intrigues qu'on nous promet... Pas vraiment folichon quoi...
Du côté du dessin, j'ai trouvé ça assez inégal. Autant, j'ai trouvé tout le début en Espagne assez figé et rigide, autant à partir du moment où l'action démarre vraiment avec cette tempête en mer (2 planches muettes magnifiques !) puis une fois au Pérou, le trait se lache. La végétation et les Incas donnent un autre souffle au trait de Olivares. C'est beaucoup plus vivant et on rentre plus dans l'histoire.
Je suis aussi assez déçu par la colorisation de l'album : c'est vraiment très inégal et irrégulier, comme pour le dessin. Et mis à part les scènes plus sombres de la tempête ou de la jungle, j'ai trouvé le reste soit trop fade et terne ou au contraire trop contrasté avec des oranges saturés dès que se pointe de moindre bout de téton de la femme de Pissarro, Illona... On a compris qu'elle avait le feu au cul...
Bref, je reste assez sceptique sur ce début de série, qui malgré quelques très bonnes choses, se vautre quand même dans pas mal d'autres. Je lirai sûrement la suite si j'en ai l'occasion, car j'aime assez ce genre de BD où l'aventure domine, mais va falloir mettre les bouchées doubles pour parvenir à quelque chose de beaucoup plus régulier et de palpitant.