Je découvre Danijel Zezelj avec « Sexe & Violence », alors que bon nombre de ses séries sont déjà listées sur BDT… séries moyennement appréciées par les posteurs d’ailleurs. Les avis semblent parler de dessins superbes, mais d’histoires trop classiques ou trop noires. Je ne m’attendais donc pas à un album génialissime, et finalement j’ai été agréablement surpris.
Commençons par le dessin : il est magnifique et vraiment original. Il n’est certes pas toujours très lisible, mais quel esthétisme ! Franchement dans le genre noir et blanc j’ai rarement vu plus joli. Certaines planches sont de véritables œuvres d’art, que je ne me lasse pas d’admirer.
L’histoire, elle, est déjantée au possible. La narration est décousue et sous acides, et promène le lecteur dans ce qui semble être un mauvais rêve éveillé, à la fois noir et poétique. J’ai réussi tant bien que mal à rassembler les pièces du puzzle afin d'obtenir un semblant d’idée de la trame générale, mais il reste de nombreuses zones d’ombres… et j’ai un peu l’impression que c’était le but de l’auteur.
Un album qui interpelle, et surtout quel délice pour les yeux !