Une lecture plaisante. Le scénario ne m’est pas paru spécialement original, sinon par sa localisation géographique, mais c’est bien emmené et non dépourvu d’humour noir. L’histoire est bien rythmée et l’album se lit d’une traite sans ennui.
Le dessin de Christian De Metter est égal à lui-même. On est plus proche de la peinture que du dessin de bd mais l’artiste parvient à insuffler à ses pages un réel dynamisme. Par contre ce dessin est toujours aussi difficile à décrypter dès que la scène proposée se déroule dans un espace sombre. Un bon éclairage s’impose alors.
Un chouette divertissement, en somme. Et comme l’album se lit d’une traite, une relecture s’envisage sans peine. Achat non déconseillé, donc… même si je n’ai rien trouvé de neuf dans ce récit.
Piège nuptial est un bon scénario à suspense sur une histoire assez originale, celle d'un homme kidnappé par une communauté perdue au fin fond de l'Australie pour servir de mari et de père à une femme de caractère. Hormis l'aspect imposé de la chose, ce séjour et ce mariage forcés pourraient s'avérer plus ou moins acceptables à la longue s'il n'y avait pas en plus le père de la "mariée" qui impose une loi tyrannique, dangereuse et injuste sur son domaine et sur son gendre.
C'est une lecture prenante et bien mise en images par Christian de Metter. Son style graphique accentue le réalisme de l'ensemble et une certaine laideur humaine des personnages.
C'est un récit qu'on ne lâche pas dans l'attente de son inévitable dénouement qu'on espère heureux. C'est une histoire un peu à la "Misery" de Stephen King où l'on croise les doigts pour que le héros parvienne à s'échapper de l'enfer qu'on lui impose.
Ceci dit, j'ai ressenti un peu moins d'émotion et d'envie avec cette bande dessinée que lors de la lecture de ce roman justement. Je n'ai pas réussi à m'attacher au personnage principal. De même, moi qui suis amateur de communautés coupées du monde et de coins perdus, surtout s'ils sont désertiques comme l'outback australien, je n'ai pas été charmé par les lieux dépeints par De Metter, probablement du fait de choix de couleurs que je trouve assez peu agréables.
Le scénario, aussi prenant et bien réalisé soit-il, m'est aussi paru un peu trop linéaire. Et quand j'en suis arrivé au bout, j'ai eu l'impression qu'il se résumait finalement trop rapidement et qu'il ne s'était passé que bien peu de choses.
Ce fut pour moi une bonne lecture, divertissante et prenante, mais je ne suis pas particulièrement tombé sous son charme et ce n'est pas vraiment mon style de bande dessinée préféré.
Cette BD est tirée d'un roman de Douglas Kennedy qui m'a beaucoup plu, j'ai donc ouvert la bd avec la peur d'être déçue, mais pas du tout. De Metter a su retranscrire l'univers glauque et oppressant du roman. A la lecture de celui-ci je me suis fait des images et je les ai retrouvées en parcourant cet ouvrage, un graphisme et des couleurs magnifiques. Mais attention l'on est absolument pas obligé de passer par la lecture du roman pour comprendre la bd.
Rendons à César ce qui appartient à César : Piège nuptial est l’adaptation par Christian de Metter du roman écrit par Douglas Kennedy.
Je ne connaissais ni le roman ni l’auteur, mais la BD est très réussie du moins pour l’ambiance et le suspense.
J’ai été complètement happé par cette histoire assez terrifiante, l’auteur parvient avec beaucoup de brio à plonger le lecteur dans cet endroit reculé d’Australie où s’est fait piéger Nick.
Et quel endroit ! Une communauté de dégénérés, de cinglés, de salopards, un microcosme complètement fou mais pas si improbable que ça.
J’ai relevé certaines faiblesses ou non-dits au niveau du scénario mais les points forts l’emportent largement.
Je n’avais pas trop apprécié le dessin de Christian de Metter dans Shutter Island, c’est bien mieux dans cet album, c’est plus que correct, mais je le répète : pas d’ennui possible avec Piège nuptial.