Quand on parle d’Alix, il faut faire attention à ce que l’on dit surtout sur ce présent site. Je vais par conséquent faire preuve de modération dans mes propos. Il faut dire que la série « Alix » avait été l’une des premières où je n’avais mis qu’une seule étoile. Elle symbolisait presque à elle seule ce que je n’aimais pas dans la bande dessinée : l’alliance entre un académisme du trait et un scénario pompeux à l’ancienne. Je sais que 25 millions de titres ont été vendus dans les supermarchés où le titre était souvent en tête de gondoles. C’est devenu une référence en matière historique à laquelle je n’ai pas adhéré tout simplement.
Néanmoins, j’avais trouvé mon bonheur dans une série historique telle que « Murena » ou encore « Les Aigles de Rome » où je me reconnaissais pleinement. Rien n’y a fait, même en essayant de la relire avec toute la bienveillance qui me caractérise. Quand cela ne veut pas, cela ne veut pas ! Dès lors, lorsque j’ai vu que l’une de mes scénaristes préférées à savoir Valérie Mangin prenait la suite de Jacques Martin, j’ai eu très peur. Ce n’était absolument pas le même univers : c’est même à l’opposé. Curieux choix tout de même mais qui peut s’expliquer en terme promotionnel.
Cependant, on ne peut juger qu’après avoir pris connaissance de l’œuvre. Et je dois dire que mon auteure a balayé tous les défauts en insufflant une vraie dose de modernité. Maintenant à crier que cela équivaut à du Murena, il ne faut quand même pas pousser ! Cela reste un travail honnête qui s’attache à l’univers d’Alix. C’est surtout son fils ainsi que celui du défunt Enak qui vont voler la vedette à notre sénator préféré. Les aventures commencent d’une manière assez soft. C’est clair que Mangin nous a habitué à mieux. Elle est prise dans le carcan d’un cahier des charges à respecter pour ne pas écorner l’œuvre du maître.
Semi-déception. Je n'ai jamais été un fan d'Alix. Le dessin était trop figé, statique et toutes les histoires étaient plombées par une tonne de textes pesants. J'aimais le background historique pas trop la réalisation. Cependant, cette bd a un coefficient sympathie assez élevé chez moi car elle fait partie des bds m'ayant fait basculer dans l'univers bd. C'était l'alibi parfait pour lire des bds. "Tu me l'achètes Maman, regarde c'est de l'Histoire? " Je n'ai plus lu d'Alix depuis le collège. Je feuilletais juste les nouveaux à leur sortie et les reposais aussitôt.
C'est pourquoi j'étais enthousiaste par cette idée de dépoussiérer un mythe. De plus, l'auteur a le bon goût de s'inspirer de l'univers comics en propulsant notre héros 30 ans plus tard. Le charme vient surtout d'essayer de deviner ce qui s'est passé durant ces 30 ans. Les infos sont lâchées au compte-goutte et c'est tant mieux. Le background historique a l'air solide et l'ensemble ne fait pas cours d'histoire. Contrairement à Mme Mangin je ne suis pas assez calé en histoire pour savoir si l'ensemble est véridique. Il parait plausible. C'est déjà ça.
Le dessin est dans l'air du temps. Un certain classicisme inspiré lointainement de Delaby avec des couleurs pas trop flash. Plutôt sépia. Cependant, on a du mal à faire la différence entre Auguste et Alix. La couverture reste ce qu'il y a de plus beau dans l'album.
Le problème vient de la trame générale de l'intrigue. L'ensemble est bien mené mais rien de transcendant. Rien qui ne fait sortir du lot des autres nombreuses bds traitant de l'univers romain. Pire, on peut dire que tout est téléphoné. Dès le début, on a compris vers quoi on se dirige.
Mode spoiler :
L'oracle dirige les aigles. Son frère n'est pas un allié d'Auguste. Je vous parie que Césarion n'est pas mort. Et il y a de grandes chances qu'Enak ne le soit pas non plus.
Cette série souffre aussi d'un énorme défaut : elle vient après la génialissime série télé Rome qui avait méchamment modernisé tout cela.
J'apprécie aussi l’hommage évident à la nuit des rapaces d'Hermann. J'ai pris la version brochée car elle présente quelques pages en supplément qui délivrent des informations historiques complémentaires
Je lirai la suite certainement mais sans attente. 3/5.
Un petit peu mitigé sur cette reprise, certes Alix était à la dérive totale depuis longtemps, avec des albums indigents même du vivant de Martin. Et enfin on a un grand contraste et un dessin plus fort, en volume, et une mise en scène travaillée. L'histoire se laisse lire et on a la preuve qu'on peut rester dans cet univers sans le casser tout en changeant beaucoup de choses. Mais on se demande quand même si le temps n'est pas passé pour cette série, et que peut-être tant d'énergie aurait pu être mise sur un projet entièrement nouveau et plus audacieux, tant sur la forme que le fond. La succession de remake/suite/prequel dans tous les domaines est tout de même très interpellante. A voir pour la suite...
J'avoue être très étonné par les critiques précédentes.
Je suis moi même un grand amateur des Alix de la "belle" époque ... et je trouve que cette nouvelle version est enfin le coup de fouet qui manquait à une série qui radotait.
Selon moi, autant le style de Jacques Martin se justifiait dans les années 60 autant il est rigide et daté de nos jours où le graphisme a fait de tels progrès ... on ne peut plus accepter (sauf pour des raisons de nostalgie) les textes sans fin, les scènes sans dynamique, les personnages fades se ressemblant tous. La comparaison entre "Roma Roma" et ce qui se fait sur Rome en BD est douloureuse pour la production des "héritiers" de Jacques Martin.
Donc, enfin un "coming out", enfin Alix rencontre Murena.
Enfin un dessin splendide et un scénario dynamique. Je lis cet ouvrage avec plaisir, je suis très touché par la transposition de cet univers "sacré". Je me prends à retrouver dans tel ou tel visage une expression de l'ancien Alix. C'est une belle réussite.
Un seule bémol, ils n'ont pas réussi à vieillir Alix, peu de rides, toujours cet air d'éternel adolescent.
Pour me résumer c'est du niveau de Murena et donc j'attends la suite avec impatience.
Je ne suis guère un adepte de la série mèreAlix de Jacques Martin. J’en ai lu pas mal mais les seuls souvenirs qui m’en restent sont "la griffe noire" ou encore "les légions perdues " .
En outre, les autres bandes dessinées signées Valérie Mangin ne m’avaient guère convaincues. Mais là, j’ai adhéré pleinement à ce projet, très médiatisé et attendu pour cette rentrée 2012 .
Loin de décrier, comme certains l’idée d’un Alix plus vieux, je trouve l’idée excellente. (A une époque avec "le Dernier chapitre" Didier Convard et André Juillard avaient déjà vieillis certains héros de bd).
Thierry Démarez nous présente une vision de la Rome Antique assez éloignée de celle des"Aigles de Rome" ou encore de Murena, une vision certes plus aseptisée, mais en tout cas bien dessinée, avec une très belle mise en couleur.
Le scénario de Valérie Mangin s’inscrit parfaitement dans l’histoire d’Alix, avec des recoupements avec " le tombeau étrusque ", par exemple. Il faut lire cette aventure comme un polar, une enquête policière au temps de l’Empereur Auguste.
En plus, pour ne pas gâcher son plaisir, cette histoire peut être lue comme un one shot, même si un « fil rouge » va parcourir les trois premiers volumes.
Une bd classique, qui pour ma part de m’a pas du tout déçue.
Je recommande la lecture dans la version « tirage de luxe » , qui possède un cahier historique de quelques pages tout à fait éclairant sur cette période.
D’un spin off d’Alix, j’attendais beaucoup. D’une part parce que la série mère, même si elle n’est pas exempte de défauts, était assez prenante tout en étant didactique, d’autre part du fait du battage fait autour de cette sortie.
Et comme bien souvent dans pareil cas, on ressort déçu de cette lecture. Déçu parce que les auteurs s’éloignent trop du contexte historique et trop également du caractère initial du personnage et de la série de Martin. Réduire le verbiage souvent important de Martin pourquoi pas, mais pas à ce point. Et puis le scénario ne tient pas. Il est bancal, et se détache tellement du contexte historique qu’il en devient risible.
Graphiquement c’est réussi mais assez « neutre ».
Plutôt raté. Le seul point positif c’est qu’on reste sur une histoire par tome. A suivre sur le prochain opus pour voir si ce 1er tome est raté ou si on va avoir droit à une série commerciale exploitant un filon sans vergogne ni talent.
Beaucoup de bruit autour de cet opus d'Alix.
On lui colle un suffixe américanisant histoire de faire style, on tabasse sa sortie à grand coup de couverture de magazine BD et de dossiers spéciaux.
J'ai lu beaucoup d'Alix dans ma jeunesse donc je me suis dit pourquoi pas, voyons voir... parfum de nostalgie
Je ne connaissais ni la scénariste ni le dessinateur.
Coté scénario, l'intrigue est ultra balisée et flirte avec des airs de déjà vus très prononcés. Il ne s'agit pas ici de bousculer.
On saupoudre le tout d'un soupçon de déformation historique et on pose des postulats vaguement abracadabrants. Et pour finir on habille l'ensemble avec des dialogues pompeux et peu inspirés.
Le dessin est honnête, à ranger dans la catégorie du réalisme figé, fouillé mais froid. Il m'a plu sans me séduire. Il fait le boulot, et c'est bien ce qu'on lui demande, même si on confond parfois les personnages. Le dessin des Alix d'origines n’était lui-même pas pour ainsi dire de la catégorie des virtuoses et la magie opérait d'une autre manière.
Au final, beaucoup de bruit... pour rien.
Cet album ne doit pas grand chose à lui même et beaucoup au Alix écrit en gros sur la couverture.
« Alix Sénator » est certainement une des séries les plus attendues de cette rentrée, il s’agit plus ou moins d’un « spin off » du célébrissime « Alix » de l’auteur Jacques Martin. « Alix Sénator » est scénarisée par Valérie Mangin et dessinée/ colorisée par Thierry Démarez.
Autant le dire tout de suite : j’ai été très déçu par ce premier tome de cette nouvelle série. En fait, je me suis gravement ennuyé à suivre les péripéties d’Alix pour comprendre pourquoi des aigles gigantesques attaquent des grandes personnalités de l’empire romain et pour rechercher qui sont les commanditaires de ces animaux..
De plus, mettre le personnage d'Alix au rang de sénateur est, pour moi, un signe que les auteurs n'ont pas cherché à retranscrire avec opportunisme cette période de l'histoire. On a donc un récit qui se veut historique mais qui ne l'est pas parce que Valérie Mangin s'est affranchie de la réalité historique. C'est un peu comme si le scénariste de la série Murena avait mis son personnage principal comme sénateur, je vous laisse imaginer les railleries que cela aurait provoqué de la part des nombreux historiens envers Jean Dufaux...
Je n’ai ressenti aucun frisson et aucune émotion à parcourir cette aventure : les personnages me sont apparus froids et distants, il y a peu de scènes d’action et on devine facilement ceux qui sont derrière ces massacres. Bref, il n’y a aucune surprise au dénouement de ce premier tome.
Le graphisme de Thierry Démarez m’a semblé pas mal du tout mais il est au deçà du trait de Philippe Delaby de la série « Murena » : ça manque un peu de finesse à mon goût malgré des décors très fouillés. La mise en couleurs est correcte mais je déplore que les ambiances n’aient été plus recherchées et plus accentuées pour essayer de nous arracher quelques frissons.
La seule qualité que j’ai notée pour ce premier ouvrage, c’est qu’il s’agit d’un récit complet… donc, il n'est pas nécessaire d'acheter le prochain tome pour connaitre le fin mot de l'histoire ! J’espère vivement que les prochains albums de cette nouvelle série seront plus captivants à feuilleter sinon je laisserai tomber définitivement cette nouvelle série !
Bref, je suis très déçu du premier album d’ « Alix Sénator », je m’attendais à beaucoup mieux surtout quand on voit la façon dont l’éditeur a particulièrement mis en avant cette série sur les étals des libraires ! Que les auteurs de « Murena » dorment tranquilles, cette série reste de loin la meilleure bd dans le genre historique, genre dans lequel "Alix Sénator" ne -à mon avis- peut être classée au vu de son manque de réalisme historique (en dehors des décors et de sa mise en situation).