Toubab or not Toubab nous raconte la vie vraiment pas facile d’un jeune orphelin de 12 ans, livré à lui-même dans les rues d’Abidjan. Le garçon est vraiment attachant. C’est un rêveur assez naïf qui va tomber dans la plupart des pièges qui l’attendent. Violence, gang, drogue, prison, prostitution, la liste est longue.
Malgré cette noirceur l’album ne tombe pas dans la facilité ou le voyeurisme. Au contraire le dessin, doux et agréable, instaure une ambiance dépaysante et renforce la sympathie envers le jeune héros. Plutôt qu’un polar, pourtant la marque de fabrique de la collection rivages noir, j’ai l’impression d’avoir lu une tranche de vie. Le récit est rythmé par les mésaventures et les rencontres du héros. Il n’y a pas de temps mort, l’issue de l’histoire est incertaine. Impossible de deviner s’il va réussir à « s’évader », comme il en rêve, ou si tout ça va mal finir, en prison ou une balle dans la peau.