Un bon polar qui se laisse lire. L'intrigue est pas mal et j'avais envie de découvrir la fin, mais maintenant que je sais la fin j'ai un peu peur que j'aurais moins de plaisir à relire l'album comme c'est le cas avec plusieurs polars. Il y a aussi des passages où le scénario est un peu moins clair comme l'a déjà dit pol et cela rend la lecture moins agréable. Je trouve aussi que parfois le coté plus psychologique de l'œuvre manque de subtilité.
Sinon, le dessin est correct, mais je ne suis pas fan de ce genre de style.
Il y a dans cet album des éléments qui permettent à ce polar de se distinguer de toutes les histoires de sérial killer. Le flic qui mène l’enquête est vraiment paumé au début, normal il vient de perdre sa fille. Mais plus on avance dans cette intrigue, plus il reprend du poil de la bête et il saura faire preuve d’intelligence et d’audace dans sa traque. Ce redressement est bien dosé, il est cohérent et cela le rend indéniablement crédible.
Il y a aussi un dessin très particulier qui confère une ambiance pesante. Ce n’est pas spécialement le style que je préfère, car on a parfois du mal à distinguer clairement tous les éléments qu’on a sous les yeux. Mais les planches sont toutes dans les mêmes tons. Un ocre un peu sombre qui colle à cette atmosphère lourde.
Le gros point fort à mes yeux est la manière dont l’enquête est résolue. La technique subtile qu’utilise notre flic pour obtenir le nom du tueur en interrogeant son psy est une petite merveille d’ingéniosité.
Tout ça nous donne un bon polar, efficace. Mais hélas à côté de ça, il y aussi des imperfections. On a parfois l'impression d’une complexité inutile. Certaines ellipses ne sont pas évidentes à comprendre. Dans les dialogues il est fait référence à des personnages que l’on n’a pas encore rencontrés et du coup on ne comprend pas forcément tout ce qu’on nous raconte à ce moment-là. Il y a quelques scènes qui se glissent par ci par là, sans qu’on n’en comprenne vraiment l’utilité. Rien de vraiment déplaisant mais juste ce qu’il faut pour atténuer un peu le plaisir global.
Il y a comme ça pour des petits détails des BD qui sont finalement juste pas mal alors qu’elles auraient pu être franchement bien. Sweets est de celles-ci.