Je n'ai jamais été trop attiré par Wonder Woman. J'avais déjà un peu de mal à croire au personnage en lui-même. Sans compter qu'à mes yeux, les univers DC (ou Marvel) forment une sorte de mythologie moderne. Du coup un héros qui s'inspire directement des mythes antiques je trouvai ça un peu hors propos.
Avec le reboot DC, s'intéresser à des personnages que l'on ne connait pas devient beaucoup plus simple. Et lorsqu'en plus la série est bien accueillie par la critique, il ne m'en faut pas plus pour me laisser tenter.
Ceux qui disent que Wonder Woman fait partie des plus belle réussites ne se trompent pas. Ce tome 1 est à la fois surprenant et prometteur.
Surprenant car l'idée même qu'un monde mythologique côtoie celui des superhéros modernes est finalement très bien traitée. Dans le fond, ça m'a un peu rappelé Fables avec cette vision actualisée des divinités que nous connaissons tous.
Prometteur car pour un tome introductif, le scénario n'est pas en reste. Azzarello a (pour l'instant) le bon goût de ne pas trop en faire, ce qui donne une histoire intéressante avec sa part de suspense sans pour autant être trop capillotractée.
Wonder Woman oblige, un des thèmes abordés est celui de la femme. Ce qui prête souvent à sourire lorsque les principaux protagonistes sont des individus d'une autre époque (et d'autres mœurs).
Autre bon point : le dessin (en général mais surtout de l'héroïne). Toujours très agréable à regarder mais sans faire aussi bimbo que celle de Jim Lee, la Diana de Cliff Chiang m'a vraiment paru très crédible par rapport à d'autres de ses représentations.
Si vous êtes curieux du DCverse ou bien déjà fan du personnage, alors n'hésitez pas, cette nouvelle version de la princesse Amazone a vraiment tout pour séduire !
MaJ après tome 2 : l'histoire est toujours aussi plaisante à lire. L'auteur continue d'approfondir son thème et les événements se suivent sans trop se ressembler.
Petit bémol cependant : la narration semble des fois assez obscure. Néanmoins il est difficile de savoir si la faute revient au narrateur ou au traducteur.