Je vous préviens d'entrée que c'est du grand n'importe quoi ce manga. En gros, imaginez un abruti fini de 16-17 ans qui devient le père adoptif du fils du diable. Déjà c'est pas simple. Mais en plus, ce Baby Beel (surnommé ainsi par Tatsumi Oga, le héros) possède la faculté de lancer des éclairs quand il est en colère et il est accompagné de sa "nounou" démoniaque Hildegarde (dit Hilda pour les intimes), une bombe atomique. Et là, ça devient très très compliqué ! Le summum est atteint avec Baby Beel qui se balade toujours à poil, des méchants pas bien plus intelligents que notre héros et enfin Furuichi, le compagnon de toujours qui pourrait relever le niveau mais qui malheureusement ne remplit pas ce rôle... Vous avez une vue d'ensemble du tableau de ce manga !
Oga, le personnage principal donc, est vraiment un abruti comme on en fait plus mais il possède deux grandes qualités : sa force sans commune mesure et son grand coeur caché sous des aspects bourrus. Et Beelzebub, le diable nouveau-né, va s'attacher à lui car ce père adoptif va pouvoir le protèger, l'amuser et s'occuper de lui. Toute l'histoire se concentre en fait sur la relation qu'entretienne ces deux personnages. Oga cherche à se débarasser du lien qui le lie à Baby Beel et ce dernier suit les "ordres" de son père adoptif.
Ce manga possède énormément d'humour (un peu lourd à force) entrecoupé de quelques scènes "sérieuses". Mais le propos est clairement de divertir avec du loufoque et des situations rocambolesques. Ca marche plutôt pas mal dans l'ensemble. Le héros règle toutes les situations à grands coups de poings en pleine face ! J'apprécie que l'auteur fasse preuve de dérision et surtout qu'il continue tout au long des tomes parus jusque maintenant (tome 8 pour ma part) à garder sa ligne de conduite. Il pourrait dévier vers des combats longs et du sentimentalisme poussif, mais bien souvent les combats se règlent au bout de 3 cases.
Et puis, il peut se permettre de faire vraiment n'importe quoi avec son histoire puisque aucune logique ne régit son univers.
J'aime bien également les petites phrases que distillent les personnages secondaires, qui n'ont parfois rien en rapport avec la situation présente. Ca apporte un décalage facile mais souvent bien amené.
Le dessin est plus que correct, trait fin, vif. Minimum syndical pour les traits du visage qui exprime suffisamment l'état des personnages. Les couvertures font par contre clairement pas envies !
Une lecture peu sérieuse recommandé pour les lecteurs... peu sérieux.