J’ai trouvé le scénario très pauvre, surtout au niveau de l’enquête policière qui se résume à très peu de choses. Le théâtre, lui, est plutôt intéressant mais à force de reprendre des personnages connus, les auteurs ont réussi à me saouler. Je ne les ai pas comptés mais il doit bien y avoir 10 à 15 noms connus parmi les personnages de ce premier tome, et cela va de Lestrade à Bram Stoker en passant par l’inévitable Sherlock Holmes.
La narration n’est pas mauvaise mais manque parfois de clarté et de tranchant. Je me suis parfois emmêlé les neurones entre les différents protagonistes, problème encore accentué par un dessin manquant lui aussi de précision à plusieurs occasions.
Enfin, il y a un instrument de torture qui m’a furieusement fait penser à celui utilisé dans un western parodique (les mystères de l’Ouest, pour être précis) mais l’ambiance qui règne dans cette série est à l’opposé même de l’esprit dudit film, d’où décalage et étrange sentiment à la lecture.
La première chose qui frappe dans cette BD, c'est l'excellent graphisme, tout en couleur directe. C'est beau ! Reste à voir ce que nous réserve cette virée dans les quartiers victoriens du Londres de cette fin XIXe...
Au début, rien de bien original du côté de l'histoire : un transfert de prisonniers vire à la cata', suite à un guet-apens organisé pour libérer deux dangereux détenus. Ça retombe forcément, sur le dos du jeune policier responsable du transfert et la guéguerre entre méthode et anciens/nouveaux flics semble ouverte.
Heureusement, on n'en reste pas là. Mis au placard, le jeune inspecteur Gregson s'allie à une équipe de scientifiques pour mener son enquête, s'alliant même aux truands londoniens pour donner la chasse à nos deux criminels...
Très bon dessin et colorisation, scénario qui tient plutôt la route, alors ? Alors, c'est la fin précipitée alors qu'un second tome est annoncé qui laisse un peu songeur... En 2/3 planches, la poursuite et le suspense prennent fin de façon assez brutale...
Espérons juste que la suite de cette série se fasse de façon plus égale dans le traitement de l'histoire, sans donner l'impression d'une compression scénaristique (ou de planche) pour complaire à l'édition...
Un beau graphisme en couleurs directes me rappelant un peu celui de Guillaume Sorel, le décor classique mais si élégant du Londres de l’Ère Victorienne, une équipe d'enquêteurs à la fois réalistes à l'ancienne mais aussi assez modernes dans leurs méthodes, et une bonne dose de clins d'oeil (Sherlock Holmes, le Tour du monde en 80 jours, Dracula, l'Exorciste...), voilà les ingrédients qui font de cette bande dessinée une bonne et agréable lecture.
C'est l'histoire d'une enquête à la poursuite de deux dangereux serial-killers évadés de l'asile. Des tueurs dans la veine d'un Jack l’Éventreur contre qui policiers et malfrats vont se liguer.
C'est aussi l'histoire d'une petite équipe d'enquêteurs spécialisés en dehors des cadres classiques de Scotland Yard, à la manière des séries télévisées modernes.
Il est juste regrettable que malgré la tentative de donner de l'originalité et une personnalité à chacun de ces trois enquêteurs, leur charisme a un peu de mal à passer. On s'attache simplement à ce brave inspecteur Gregson qui n'a rien de bien spécial, mais la personnalité du docteur Seward n'est qu'à peine esquissée et le cas de Mademoiselle Clerval reste bien trop mystérieux si l'on n'a pas lu Mister Hyde contre Frankenstein dont elle était aussi l'héroïne.
Il est aussi dommage que la narration manque parfois de clarté. On s'y perd un peu dans les personnages. Et le choix de ne pas montrer le visage du fameux Renfield de tout le premier tome rend assez confus les passages le concernant. Et il est vrai que la fin du premier tome est un peu précipitée, d'autant qu'on se demande comme Moran a réussi à arriver là pile au moment fatidique.
Malgré ces reproches, je trouve que c'est une bonne bande dessinée et j'espère que le second et dernier tome sera encore meilleur et plus clair.
Décidément, 1800 est une collection productive chez Soleil !! Voici encore une nouvelle petite série en 2 tomes qui sort avec pour cadre la ville de Londres à la fin des années 1800, époque de Jack L'éventreur, Sherlock Holmes et Scotland Yard pour ne citer qu'eux.
Ici il est question de l'évasion de deux psychopathes qu'un inspecteur, mis au placard parce qu'il était responsable de leur convoi de transfert vers un asile psychiatrique, tente de retrouver avec le peu de moyens qui lui sont donnés.
Je pense que jusqu'à la page 46 sur 48 j'aurais pu mettre un 4/5 : ce tueur fou, sans pitié, amateur de mécaniques complexes et d'instruments de torture diaboliques, qui s'échappe lors du transfert des prisonniers et sème la terreur, cet inspecteur mis de côté parce qu'il était responsable dudit transfert et qui tente de s'allier avec les malfrats du quartier pour mener son enquête (vu que ces derniers sont un peu mêlés à l'affaire), ce trio qu'il forme avec le jeune gamin des rues et la femme qui lui sert d'infirmière au début de l'histoire, le tout servi par un dessin très réussi (tant du point de vue du trait que de la mise en page ou des couleurs) tout ça aurait pu donner quelque chose de beaucoup mieux sans cette fin précipitée, confuse et irréaliste qui laisse penser que le scénario a été compressé pour tenir dans les 48 planches réglementaires. En effet, cette course poursuite à Hyde Park qui tient sur une planche ½ ne rend pas du tout compte du temps réellement passé à traquer le psychopathe et c'est fort dommage car cela laisse une impression mitigée sur la fin de la lecture.
Je lirai néanmoins le T2 lorsqu'il sortira car deux psychopathes s'étaient échappés et il nous faut maintenant retrouver le second. Vraiment dommage cette petite faute en fin de parcours…