Je suis moins enthousiaste que les autres posteurs, mais il faut dire que les Vikings ne m'ont jamais vraiment intéressé. J'avoue que le dessin est excellent, avec des couleurs bien choisies et un trait dynamique comme je les aime. C'est très beau même si je n'aime pas trop les têtes des personnages.
Le scénario de Dufaux, qui est capable du meilleur comme du pire, se laisse lire et je ne peux pas dire que cela manque de péripéties ! Sauf qu'à la longue je trouvais que c'était aussi un défaut. Il se passe tellement de choses que je n'ai pas le temps de m'attacher aux personnages et de toute façon ils semblent n'être que des archétypes. C'est un peu le problème avec plusieurs scénarios de Dufaux, l'intrigue est pas mal, mais les personnages me laissent de marbre.
Après Vinland Saga, voilà Saga Valta toujours situé vers la même époque où les Viking dominaient terres et mers. Il y a également un zest de Thorgal. Bref, pour l'originalité, on devra repasser.
Reste une mise en scène efficace puisque le récit démarre en plein coeur de l'action sans que l'on ne sache si on suivra le bébé, la femme qui vient d'accoucher ou le mari en fuite devant le père un peu cruel. La réponse ne se fera pas attendre.
Bon, de toute façon, j'avoue aimer les ambiances scandinaves et autres sagas nordiques. Dufaux sait y faire et apporte toute son énergie et son talent pour nous conter des histoires. Le dessinateur a bien accompli sa tâche avec un dessin réaliste aux traits fins. Les scènes de bataille sont plutôt réussies. Il y a un dynamisme qui porte le récit.
Au final, on a un premier tome assez prometteur. Dommage que cela reste aussi traditionnel.
Jean Dufaux amène dans son giron Momo Aouamri, enfin sorti de "Avant la Quête", et qui reste dans la même veine graphique, pour le plus grand plaisir des yeux. J'ai eu la chance de lire l'édition grand format, en noir et blanc, et la puissance de son encrage explose, bien qu'on sente que certaines cases auraient sans doute plus de lisibilité en étant en couleurs. Son boulot est fantastique.
Du côté de l'histoire, on est assez proche du style des sagas nordiques (d'où le nom de la BD), avec des emphases, des récitatifs, bien qu'une bonne part soit tout de même laissée aux dialogues. l'ensemble se lit sans déplaisir, d'autant plus que dans ce monde de brutes, c'est une femme qui tire les ficelles... et pas seulement celles de son string (ou de son équivalent médiéval).
Ce sont vos avis positifs sur « Saga Valta » (où c’est que jean Dufaux est allé chercher ce titre ? Pourquoi pas « Saga Africa » tant qu’on y est !) qui a motivé ma lecture de cette série.
Que nous propose le duo Jean Dufaux (au scénario) et Mohammed Aouamri (au dessin) ? Un récit fantastique se situant dans un monde moyenâgeux (du temps des vikings), le lecteur suivra les péripéties de Valgar, un brave homme très malin et très balaise, pour retrouver sa dulcinée et son bébé enlevés par un méchant guerrier (du coup, le brave monsieur n’a pas été très malin et très balaise sur le coup)… et pour venger son honneur (Bin oui, c’est un viking qui est fier de l’être !). Voilà en gros la trame de cette histoire… Du très classique quoi… Sauf que ma lecture s’est faite sans déplaisir et sans ennui, ce qui m’est assez rare quand je lis ce genre de récit.
Alors pourquoi ai-je apprécié cette histoire ? Parce que le dessin de Mohammed Aouamri m’a plu, ceci n’est pas surprenant étant donné que j’avais bien aimé son coup de patte sur un des tomes du préquel de « La Quête de l’Oiseau du temps ». Parce que les aventures de Valgar se lisent sans temps mort. Néanmoins, je dois reconnaître que je ne me suis attaché à aucun des personnages du fait probablement que l’action est prédominante dans ce récit. Du coup, je n’ai pas ressenti la moindre émotion devant les malheurs de notre brave homme. De plus, je trouve qu’il manque un peu d’humour dans cette « saga », je présume que c’est parce que les vikings n’étaient pas des comiques n’est ce pas ?
Mais revenons un peu sur le coup de crayon de Mohammed Aouamri, j’ai apprécié la représentation qu’il donne aux méchantes bébêtes de la mort grave qui tue qui peuplent ce monde imaginaire, le soin apporté aux décors et le fait que ses personnages soient assez facilement reconnaissables. J’ai aimé aussi la mise en couleurs qui emploie des tons appropriés à l’intensité dramatique de chaque séquence.
« Saga Valta » m’est apparu comme une série agréable à lire; en plus, elle est dotée d’un graphisme d’une grande beauté. Notons que la série est prévue en deux tomes, ce qui est pour moi une excellente nouvelle étant donné mon aversion sur les feuilletons interminables.
Très bonne entrée en la matière pour cette série qui ne comptera que deux opus !
Aouamri, dont le talent est resté longtemps sous-exploité, a enfin un scénario digne de son pinceau (après un passage remarqué dans "Avant la quête"). Côté originalité, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Qu’à cela ne tienne, la force du récit tient dans l’histoire bien ficelée concoctée par Jean Dufaux. Le récit, riche en péripéties et bien rythmé, est très prenant.
J’attends avec impatience la fin du récit, en espérant qu’elle soit du même tonneau !
Je ne suis pas un inconditionnel de Dufaux, mais je trouve qu'il a fait beaucoup mieux que ce que j'ai lu ici, scénario qui, le concernant, pourrait être appelé ici de "facile".
Par contre, les dessins de Momo sont un régal pour les yeux, un peu dans la même veine que celui de Mortepierre où il a excellé.
Pour Momo un excellent 4,5/5 ; pour Dufaux, un 2,4 /5 ; moyenne arrondie de 3 !
Je donne ici mon premier avis sur un album, et c'est cette série qui m'a incité à le faire : je vois qu'un seul utilisateur avant moi a donné un avis, pourtant le premier album de cette série est vraiment très prometteur !
Le scénario est assez "classique" : un amour interdit, un méchant, mais alors vraiment très méchant chef de clan viking, des traitres, de la bagarre, de l'aventure... Tout est là pour passer un très bon moment de lecture.
L'aventure commence dès la première planche, et le rythme se maintient tout au long de l'album.
Le dessin m'a vraiment plu, ainsi que la colorisation, me rappelant par certains aspects la série Thorgal. Je n'aime pas trop les comparaisons faciles du genre, l'histoire est différente ainsi que l'esprit du scénario, mais pour le dessin c'est la première chose que je me suis dite.
Les personnages s'installent gentiment mais je regrette le fait que la personnalité du principal protagoniste ne soit pas davantage marquée... Peut-être s'affirmera-t-il dans le second volet de la série ? C'est à espérer !
Le côté "fantastique" est présent, juste ce qu'il faut, mais d'après la 4ème de couverture, il risque de se développer dans le tome 2...
La série est à ce jour prévue pour tenir en 2 albums... Si la qualité se maintient, elle méritera peut-être un prolongement ?
Quoiqu'il en soit, achat conseillé pour les fans de vikings et d'aventures.
Avec Saga Valta les éditions du Lombard sortent la grosse artillerie pour nous séduire… Et je suis séduit.
Pourtant, les dernières productions de Dufaux ne m’avaient pas trop convaincu, mais là je l’ai retrouvé au mieux de sa forme et dans un registre qui lui convient à merveille.
Mais la grosse claque de cette nouvelle série provient du dessin de Aouamri. Certes, depuis sa participation à la Quête de l'Oiseau du Temps, je savais le dessinateur doué, mais il explose vraiment ici dans cet univers sombre et barbare.
L’univers, justement, parlons-en. Entre Thorgal et La Complainte des landes perdues, il nous emporte dans un monde de fantasy nordique. Rien de bien neuf mais un scénario bien foutu qui s’appuie sur des complots, des alliances, des conflits d’intérêt, une dimension fantastique… et des personnages charismatiques.
A propos des personnages, ce sont bien les deux en couverture de ce premier tome qui mènent le bal. Le premier est un guerrier rusé mais rejeté pour une raison qui nous est inconnue. La seconde est une redoutable intrigante, charmante et vénéneuse à la fois. Ces deux personnages sont réussis et complémentaires. Chacun dispose de forces et de faiblesses qui les rendent redoutables et humains à la fois.
Mais ce premier tome ne se limite pas à nous présenter deux personnages. Au contraire, il est très fourni. Nous avons donc droit à un album déjà prenant et qui, pourtant, nous promet une suite encore bien plus riche.
Le ton est naturellement emphatique (comme souvent avec Dufaux) et l’humour est totalement absent. C’est du guerrier pur jus. Scènes de combats, découverte d’un univers inquiétant, présentation de différents partis, le tout en suivant plus particulièrement deux personnages… que demander de plus pour un premier tome ?
Un dessin de qualité, peut-être ? Et bien, il est bel et bien là ! Le trait d’Aouamri est séduisant, riche, soigné, précis, fin. Les personnages ont de la gueule, l’univers inquiète. Et le tout demeure constamment lisible malgré la noirceur de l’environnement. Le format de l’album, plus grand que le format standard des éditions du Lombard, apporte la petite note en plus qui parachève mon enthousiasme.