La lecture de ces sept dragons s’est révélée plutôt intéressante. On est tout de suite plongé au cœur de l’action. Le schéma n’est pas de présenter les différents personnages mais de vivre l’action avec eux et au passage, de faire connaissance avec eux dans l’adversité. Bref, on sort de la logique de la série des sept qui me semblait jusque présent un peu répétitive dans la façon d'amener.
Les dragons sont tous différents selon les lieux (sur terre, sur mer, dans les volcans, sur la glace…). Ils sont plutôt bien dessinés ce qui contraste avec d’autres décors ou personnages. J’ai trouvé le graphisme un peu inégal selon les planches ce qui n’empêchera pas le plaisir de la lecture. En effet, Nicolas Mitric a un véritable talent de scénariste bien rodé depuis la série Kookaburra Universe. On reconnaitra d’ailleurs aisément son style.
J’allais mettre un 4 étoiles jusqu’à la dernière page où l’auteur nous pond une révélation que même le principal intéressé aura du mal à croire. J’aime bien généralement ce genre d’effet mais lorsque c’est bien amené,... ce qui n’est pas le cas en l’espèce. La crédibilité de l’ensemble en perd un sérieux coup. Et puis, c’est difficile de faire des histoires dans l’histoire en multipliant les légendes selon les bourgs visités (ex : pourquoi on ne prend pas de femme sur le navire). Que de maladresses qui auraient pu être facilement évitées. Vraiment dommage car sur le fond, cela vaut son attention.
Malgré une narration difficile sur les toutes premières pages, j'ai rapidement accroché à cette bande dessinée de pure heroïc-fantasy, l'histoire d'un groupe de guerriers tous bien différents partis en quête pour tuer 7 dragons eux aussi différents les uns des autres. C'est une trame très classique mais elle est soutenue ici par un dessin de belle qualité, une intrigue dense, des dialogues corrects et des personnages intéressants.
A la longue, j'ai néanmoins trouvé que le scénario devenait un peu trop touffu, trop confus. La narration y présentait aussi quelques ratés, des moments où je me demandais si j'avais bien compris ce qu'il s'était passé ou bien où je me demandais si j'avais loupé quelque chose. Tout finit par s'expliquer mais parfois à retardement, ce qui m'a fait sortir un peu de ma lecture à quelques reprises et c'est dommage.
Mais surtout, autant j'ai apprécié que le récit soit aussi dense pour un one-shot d'une soixantaine de pages, autant hélas j'ai été déçu par la fin. Nicolas Mitric y fait le choix d'un twist final sensé tout bouleverser, la super grande révélation... qui est venue tout gâcher à mon goût. Franchement, je m'en serais complètement passé. Elle n'apporte rien d'autre qu'un sentiment artificiel, comme une tentative de rendre encore plus dramatique une histoire qui n'en avait pas besoin. Qui plus est, cette révélation ne tient que moyennement la route quand on entre dans la profusion de détails qu'elle offre en grosses tartines de textes sur la toute dernière page de l'album.
Je trouve que la simple histoire de base, aussi classique soit-elle, avait nettement plus de charme et se serait suffi à elle-même.
C'est donc dommage. Car hormis les petits loupés de narration et cette conclusion bancale, j'ai vraiment bien apprécié la majorité de cette BD.
Je suis déçu par cet one-shot. Je pensais que j'allais trouver cet album excellent, mais en fait je me suis plutôt ennuyé. Certes, il y a des scènes pas mal, mais la plupart du temps l'histoire ne m'a pas intéressé. Les personnages n'ont aucun charisme et je trouve que le scénario va trop vite. Peut-être que s'il y avait deux albums qui développeraient plus l'histoire, j'aurais aimé.
Pour ce qui est du dessin, c'est typiquement le genre de dessin sans vraie personnalité que je vois souvent dans la bande dessinée moderne. Ce n'est pas moche et c'est lisible, mais c'est un style qui ne m'attire pas trop.
Après deux tomes indigents (Sept clones mais surtout le très très très raté Sept naufragés), voici enfin un tome qui sort du lot. Clairement le meilleur tome de la seconde saison et directement sur le podium des deux saisons avec Sept Missionnaires et Sept yakuzas.
Franchement Nicolas Mitric ne m'avait jamais tapé dans l'oeil pour l'originalité de ses scénarii et là, dans un genre ultra éculé s'il en est, il nous propose une histoire et un final super original. On est dans l'univers très bordé de la fantaisy mais on ne s'ennuie jamais. J'ai ressenti ça sur le Wollodrïn de Chauvel également. Bref, on est à 10,000 lieues des tomes ultra-bateaux de La Geste des Chevaliers Dragons, la comparaison étant inévitable.
Au niveau dessin, je trouve l'ensemble très réussi, mention spéciale aux dragons, tous différents et vraiment originaux. Bref c'est du classique, de la BD d'aventure qui s'assume telle quelle et, quand c'est réussi comme ici, cela me va très bien.
Allez, pour mettre un bémol, parce que je me suis vraiment régalé, on va dire que le final, bien que très original, est quand même assez abrupt et la dernière planche, toute en explications, fait un peu précipitée. Mais sinon, j'aurais aimé que tous les tomes de la collection soient à ce niveau de qualité, ce qui est malheureusement loin d'être le cas.
Et vive les Amazones dénudées aussi, ça contre-balance la reine dans son armure de chasteté.
En tout cas ce n'est pas le plus mauvais album de la série Sept Saison 2, c'est même sans doute un des meilleurs de celle-ci.
Effectivement même si j'espère qu'il n'y aura pas de saison 3 je continue à acheter cette série et pour une fois je ne regrette pas mon achat, car les deux ou trois derniers albums n'étaient pas extraordinaires. Celui-là ne l'est pas non plus (il ne faut quand même pas exagérer) mais il se lit plutôt bien et même avec plaisir malgré quelques longueurs.
En ce qui concerne l'histoire, elle reste classique car il y a encore un roi, une quête (qui est d'exterminer les derniers dragons encore en vie pour que le roi puisse racheter son honneur) et bien sûr des guerriers.
C'est donc une histoire qui respecte les règles générales de la Fantasy (même s'il n'y a pas de nains, d'orcs ou d'elfes) et qui malgré tout réussi à nous intéresser au récit jusqu'à la fin de l'album. J'avoue que c'est sans doute le final hors du commun de ce one shot qui m' a fait augmenter ma note car au départ elle aurait due être de 3/5 , mais chut je n'en dirai pas plus pour que les futurs lecteurs n'hésitent pas à se lancer dans cette aventure.
En ce qui concerne le dessin on ne peut pas lui reprocher grand chose car il est très agréable. Les dragons sont d'une beauté effrayante et les décors sont très soignés.
Je rajouterai que le fait que les dragons soient totalement différents les uns des autres est un bon point à cette sympathique bd, que je conseillerai aux fans de Fantasy et aux lecteurs déçus par les épisodes précédents de la série Sept Saison 2.
La notation a été modifiée de 5/5 à 3/5 par la modération pour la rendre plus neutre vis à vis des avis de lecteurs
Bonjour, la charte d'éthique de BDthèque demande aux pros de se signaler comme tel, alors je vais la suivre et j'avance à visage découvert.
Je suis Nicolas Mitric, le scénariste de Sept Dragons et depuis près de 15 ans que j'officie dans la BD, je ne réagis jamais officiellement aux critiques, car bien évidemment chacun est libre de penser ce qu'il veut d'une œuvre dans quelques domaines que ce soit, certaines pouvant être appréciées à des moments de sa vie alors qu'à d'autres ce serait l'inverse. Et ce soir je ne vais pas déroger à la règle, surtout pas.
Je voulais simplement remercier Jetjet et Chalybs que je ne connais pas, pour avoir témoigné de la façon dont ils l'ont fait sur l'album, qui est EXACTEMENT celle qu'intimement j'espérais. Les remercier car à mes yeux ils symbolisent ces lecteurs qui auront "reçu" ce récit tel que nous espérions qu'il le soit (et sans avoir été payé pour le faire en plus ;-)
Je l'ai souvent dit en dédicaces mais le véritable "salaire" des auteurs est de réussir à toucher leurs lecteurs, des individus qu'ils ne connaissent pas, qui vivent aux quatre coins de France ou plus loin parfois et qu'ils ne rencontreront jamais pour la plupart.
Inventer une histoire, la faire vivre par le dessin et les couleurs pendant une année, puis la délivrer et emmener les lecteurs avec soi là où ils croient aller et finalement leur dévoiler qu'ils ont tout autant été les héros de l'histoire que ceux dont ils ont suivi les pas... Tout cela pour qu'à la fin ils en retirent de l'émotion, sous une forme ou une autre, voilà notre pari !
À Miranda je dirais que je suis désolé de n'avoir réussi à la toucher comme les deux autres lecteurs, mais qu'à cela, je le sais depuis longtemps, il n'y a rien à faire... Elle aussi est un symbole ici, celui de la chimère qui hante tous les auteurs, celle de vouloir raconter l'histoire parfaite, l'ultime récit que tout le monde recevra profondément en soi.
Mais cela est, telle la quête d'un Graal, totalement illusoire. Au mieux l'on doit suivre au plus près cet adage séculaire : "Cent fois sur le métier remettre son ouvrage", et je précise ici, en dehors des considérations commerciales (pour gagner de l'argent il y a bien plus simple qu'être auteur de BD, non, c'est bel et bien le défi de raconter des histoires qui sauront toucher, notre moteur, en tout cas pour tout auteur mu par la création, c'est certain).
Dernier détail, il y a bien deux et non un seul personnage féminin dans les sept protagonistes, mais comme celle-ci a moins... d'attributs "visibles", on la remarque moins. Mais elle n'en est pas moins remarquable ;-)
Bonne lecture...
P.S. J'ai voulu ne mettre aucune note à notre propre album, afin de rester neutre, mais cela est impossible sous peine de ne pouvoir éditer ce texte. Donc j'ai mis le maximum pour assumer mon travail, mais il ne faut pas le prendre comme un avis ou une note mais comme l'impossibilité d'agir autrement.
Pour ma part je suis nettement moins emballée, certes le dessin est fort réussi avec de magnifiques dragons et une jolie colorisation, mais l’histoire est bien trop classique et s’est avérée affreusement ennuyeuse - j’ai avancé en me forçant à continuer - d’autant plus qu’elle a des phases excessivement bavardes qui ne sont pas forcément intéressantes et qui finissent par gâcher le plus agréable de la B.D., son visuel. Les personnages m’ont laissée indifférente, eux aussi sont trop stéréotypés, l'auteur essaie de leur donner de la profondeur en les dotant d'un passé douloureux, mais je n'ai pas été touchée, ça a eu l'effet inverse et ça m'a plutôt agacée. J'ajoute que la seule fille de l'histoire se doit d'être dotée d'une devanture démesurée et d'un costume minimaliste, comme dans tout « bon et surtout très classique » récit de fantasy, en tant que femme ça m'énerve un peu.
Ce nouvel opus de la série « Sept » n’est autre qu’une création qui s’inscrit dans une démarche commerciale afin de participer à une série « sous contraintes », certes c’est un challenge réussi dans le sens où le contrat a été honoré, mais l'ennui a été ce que j'ai ressenti le plus, je l'ai lu et l'ai déjà oublié.
Premier album de la série 7 que j'ouvre. Alors première surprise, pour une série initialement prévue en 7 tomes comportant des albums avec chacun 7 personnages, on en est déjà au tome 12..(“7 récits, 7 missions à haut risque, 7 équipes de 7 hommes décidés à réussir !” 7 scénaristes et 7 dessinateurs ont relevé le défi lancé par David Chauvel.)
Jusqu'à présent j'avoue n'avoir jamais été vraiment attiré par le concept ni par les histoires. Allez savoir pourquoi...
Et puis, là, un truc sur des dragons et une couverture dominée par ces yeux malveillants ont finalement eu raison de ma résistance injustifiée.
Alors, moi j'aime bien les dragons. Petit, j'adorais regarder les albums d'illustration concernant ces mignonnes bêbêtes. Du coup, je suis plutôt difficile avec les histoires les mettant en scène.
Je vous l'avoue tout de go, et vous l'aurez vu dans ma note, j'ai vraiment aimé cette histoire et j'ai vraiment aimé les dessins et la mise à l'honneur qu'il est fait de ces animaux légendaires.
7 hommes aux talents aussi variés qu'extraordinaire s'unissent dans l'adversité afin de lutter contre les dragons. Contre 7 dragons pour rester dans le sujet de la série.
Dragons asiatique, dragon hydre, dragon des mers, dragon de pierre, dragon de feu...et Dragon père des dragons ; Et surement un autre, puisque cela ne fait que 6. Le dessinateur réussit à restituer chaque être légendaire avec sa personnalité et ses caractéristiques propres. Il réussit à leur donner vie et mouvement et le dessin les met agréablement en valeur, pour moi qui aime les regarder.
Mais si j'ai regardé les dragons, j'ai aussi jeté un oeil au reste et en fait, tout est du même acabit. Les personnages sont bien typés, bien dessinés, bien différenciés. Ils ont chacun une vraie histoire et une vraie utilité.
Les décors sont soignés, et nous voyageons pourtant dans de nombreuses contrées différentes. Que ce soit la terre, la glace ou encore la mer, chaque environnement est rendu avec élégance et pertinence.
le trait de Sylvain Guinebaud est élégant, précis et racé.
Et évidemment, le trait ne serait rien sans une mise en couleur ad hoc. Variées, nuancées, elles apportent une vraie contribution à la réussite de cet album.
L'histoire tourne principalement autour de 2 frères, héritier du trône. L'un est sage et roi, l'autre est fougueux et irréfléchi. Un peu caricatural, trouvez vous ? C'est là où l'histoire devient intelligente. Les relations humaines entre ces frères, avec leur père, sont d'une belle complexité. Plus nous progressons dans cette histoire et plus découvrons les dessous d'une histoire fort intéressante. Le développement de cette histoire se fait par le biais des personnages secondaires, des 5 autres compagnons, dont le passé et la raison d'être sont habilement distillés à chaque moment clef de l'histoire.
Et puis, nous arrivons à la fin de cette histoire et après un développement déjà extrêmement dense et bien mené, les auteurs nous livre leur plus belle surprise et une fin de fière allure.
Alors, certes, une fois encore, certains pourront prétendre que tout cela est du déjà vu, et que nous n'avons ici qu'une nouvelle version de toutes ces mythologies. Je ne suis pas d'accord, ou même si je l'étais, la qualité du scénario, de la psychologie des personnages, de la trame et de la conclusion, la qualité du dessin et de la couleur, justifient largement à mes yeux de se pencher sur ce nouvel opus de "Sept".
Voici enfin LE tome de la seconde saison de la série 7 qui va sauver les autres titres sympathiques mais pas tous indispensables.
Même si l’histoire démarre au quart de tour avec un épique combat d’une petite escouade de 5 aventuriers contre un dragon digne d’un scénario de Donjons & Dragons.
Euh wait a minute ? Pourquoi seulement 5 personnages alors que les couvertures en présentent 7 ????
Voilà déjà la première nouveauté de ce Sept particulier, présenter les différents protagonistes au fur et à mesure comme l’avait si bien fait en son temps 7 Yakuzas.
Portés par des dessins joliment colorés, Sylvain Guinebaud, spécialiste de l’Heroic Fantasy emprunte un style rappelant celui des Lanfeust assez clair et aéré.
La comparaison peut s’arrêter là (puis qui suis-je pour juger alors que je sais à peine écrire et surement pas dessiner ? J) car le récit tend à devenir de plus en plus sombre au fil des pages…
Cette escouade doit éliminer les derniers dragons de la terre pour conjurer une malédiction familiale et proclamer un nouveau roi.
Je ne connais pas les influences ou travaux précédents des auteurs mais j’ai eu le sentiment que leur inspiration était directement issue des jeux video avec ces pages « plein écran » magnifiques relevant la supériorité de chaque dragon comme un « boss » de Shadows of the Colossus sur console Sony.
Malgré le peu de nombre de pages en défi de ce qui y est raconté, on prend son temps, parsème le récit de quelques flashbacks éclairant les origines de cette histoire ou on s’enivre dans une quelconque auberge.
Tout cela pour arriver à une conclusion aussi surprenante que brutale et parfaitement bien illustrée qui va donner quelques sueurs froides et une toute autre orientation digne des meilleurs canevas cinématographiques de Mr. Night Shyamalan !!!
Bravo et merci de relancer la série par un one shot se prétant à plusieurs relectures par un scénario malin et pas si classique qu’il n’y parait !!! J