Nancy Peña a continué dans la foulée du Chat du kimono et de Tea Party, cette fois-ci en nous proposant une enquête un peu à la Agatha Christie, dans un contexte culinaire.
J'ai vraiment apprécié ma lecture, car ça ressemble à une vraie enquête, avec déductions, réflexions et indices, et des personnages très différenciés, même si par moments j'ai eu du mal avec les deux frères. On sent que l'auteure maîtrise mieux le processus d'écriture, c'est à la fois plus relâché et plus précis.
Côté dessin on sent aussi une petite évolution même si Nancy tient bien son style depuis plusieurs années. Joli boulot.
J'espère qu'on n'en a pas terminé avec cet univers.
Des trois albums que j’ai lus de Nancy Pena, celui-ci est sans contexte celui qui m’a le plus plu. Mieux structuré, plus équilibré, il est juste peut-être un peu moins original dans son sujet. Par contre, j’ai beaucoup apprécié le fait que deux intrigues s’entremêlent dans cette histoire.
Le dessin, lui aussi, me semble plus abouti que dans ses œuvres précédentes. L’utilisation de la couleur est bien pensée tandis que l’artiste (car c’est bien d’artiste qu’il faut parler) continue à me régaler avec des planches tortueuses où la courbe est reine.
Les personnages principaux sont maintenant connus des habitués de l’auteure mais leurs profils psychologiques ne cessent de s’étoffer. L’humour demeure présent et me semble même plus mis en avant qu’auparavant.
Au final, je ne peux que parler d’un très bon album, bien plus facile à lire que ce qu’un simple coup d’œil laisse prévoir. A essayer, sans nul doute.
C'est avec plaisir qu'on retrouve les personnages principaux de Tea Party pour un nouveau duel culinaire. Cette fois il s'agit de retrouver la recette des "fameux" black shortbreads de la duchesse de Montrose.
J'ai eu un peu peur, en voyant l'introduction du personnage du frère de Victor, qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau, que l'intrigue soit un peu trop compliquée et que les personnages se mélangent. Mais heureusement, une petite caractéristique physique les différencie et les différents personnages sont facilement reconnaissables. Ce nouveau volume ne m'a donc pas déçue et j'ai même trouvé qu'il y avait plus de petites touches d'humour que dans les précédents.
Le dessin de Nancy Peña me plait de plus en plus. Certaines planches sont superbes. Le rouge est toujours bien présent pour souligner les aspects fantastiques du récit et elle introduit une nouvelle couleur, le rose, pour tout ce qui est du domaine des souvenirs (comment être plus clairs pour séparer les différentes parties du récit ?).
Bref, je suis toujours sous le charme. Reste maintenant à espérer qu'il y aura une suite et qu'on retrouvera ces personnages (ainsi que le chat du kimono) dans un prochain album
J’ai beaucoup apprécié ce troisième opus, même si je me suis plus délectée avec le précédent, mais les trois tomes qui composent cette série, à savoir Le Chat du kimono, Tea Party et ce dernier, sont à prendre à mon sens dans leur ensemble, car si le premier tome peut se lire vraiment indépendamment, les deux autres nécessitent un minimum de connaissance de leurs prédécesseurs, afin de les apprécier pleinement et ne pas être déboussolés par la narcolepsie de Victor ou encore les fantastiques chats du kimono.
Ce troisième tome est certes le plus complexe et demande un peu de concentration, les deux précédents se lisant tout en détente et légèreté. Un ou deux petits détails m’ont échappé, mais rien qui ne m’ait empêchée de suivre le déroulement des évènements. Il peut aussi surprendre par la tournure que prend le récit, on se retrouve en plein milieu d’une histoire de famille très british, traitée à la manière des enquêtes de cette très chère Lady, Agatha Christie.
Il est certain que l’on ne s’attendait pas à ça mais plutôt à une histoire se portant sur l’Asie et sa magie, même si cela reste présent par petites touches. Cependant, la lecture m’a été agréable et il faut bien reconnaître que le récit est bien construit et le suspense bien mené et ça a aussi le mérite de mieux nous faire connaître les personnages et leur passé. Malgré tout le kimono et de ses félins m‘ont assez manqué, bien que les poussées narcoleptiques de Victor, elles, m’ont largement comblée.
Le graphisme est comme celui de Tea Party, ravissant.
Mon rêve serait un tome se déroulant entièrement au Japon.