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Avis posté par Gaston Infos posteur le 14/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis un peu déçu par cette série car les nombreux avis positifs m'ont donné l'impression que j'aillais lire un truc exceptionnel alors qu'en fait le scénario est vraiment cliché.

Ainsi le héros est un jeune naïf qui n'a jamais quitté son étang, mais un jour il va partir pour l'Amérique à cause d'une fille et parce que c'est un petit con qui prend tout au pied de la lettre. Ainsi il va découvrir le monde extérieur et notre naïf va se rendre compte que le monde réel est méééééchant. Il rencontre des saltimbanques bien gentils qui sont victimes de gros racistes, il va se faire escroquer et perdre son argent, il va rencontre un gros cynique qui va tout de même devenir son pote et puis il lui arrive d'autres péripéties qui m'ont semblé cousues de fil blanc.

Bon j'ai l'air d'avoir détesté l'album, mais je trouve que cela se laisse lire sans trop de problème et le dessin de Dilles est vraiment excellent. Et puis j'aime bien l'idée du chapeau qui donne des conseils. Je suis juste trop déçu parce que j'ai eu l'impression de ne voir qu'une suite de clichés et je ne comprenais pas trop pourquoi plusieurs trouvaient ça si génial, mais en y pensant bien j'avoue que moi aussi j'aime certains clichés et que je n'ai aucun problème à les revoir plein de fois dans des œuvres de fictions. Donc au final je comprends que certains aiment et ont été touchés par ce récit.

On va dire que c'est à lire si on aime les histoires mettant en vedette un héros idéaliste et un peu poète qui va se rendre compte que la vie est dure et cruelle.

Avis posté par Canarde Infos posteur le 24/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une histoire triste et un dessin un peu frustrant.

C'est la rencontre entre le Candide de Voltaire et Ferdinand Bardamu de Céline, soit la naïveté aux prises avec le cynisme. Le petit oiseau, Abélard, rencontre l'ours, Gaston, sur le chemin de l'Amérique, et leur road-movie les pousse vers une amitié jusqu'au bout informulée. Le Chapeau d'Abélard livre chaque jour au binôme une sentence nouvelle, et Gaston livre son histoire au compte-goutte.

Le dessin me laisse perplexe : des contours répétés cent fois qui donnent un aspect charbonneux, des hachures qui assombrissent les fonds, des couleurs sans lumière, rien pour faire apparaître des volumes : tout reste résolument plat. Bref, il n'y a pas grand chose à voir. Des décors réduits à peu de chose, et des personnages qui semblent infiniment seuls.

Ce qu'il y a de réussi justement c'est cette tristesse infinie, mais ça ne plaira pas forcément à tout le monde...

Avis posté par Jetjet Infos posteur le 07/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Plutôt déçu de ma première rencontre avec l’univers de Renaud Dillies avec Betty Blues, je ne pensais pas un jour revenir sur une de ses œuvres.
Sa spécialité de la bd animalière mélancolique rencontre un certain succès que je reconnais comme mérité (son trait simple est particulièrement approprié pour les thèmes évoqués) mais qui m’avait laissé de marbre.

Cependant, me voici à nouveau en train de chroniquer un album de cet auteur. La différence est qu’il s’est passé quelques années, que Betty Blues était sa toute première œuvre et qu’il est ici appuyé par un scénariste connu et reconnu en la personne de Régis Hautière.

Les différents retours sur Abélard ont commencé à porter leurs fruits et finalement emporté sur ma curiosité tout comme le joli recueil en guise d’intégrale assorti d’un format sympa et d’une belle mise en page.

Premier bon point, une fois l’histoire entamée, on n’a de cesse de vouloir en connaître la fin d’où une lecture continue intéressante jusqu’aux tous derniers moments du récit.
Second bon point, le dessin de Dillies s’est nettement amélioré avec un style faussement « gentillet » et rehaussé de hachures du plus bel effet. Les couleurs sont toujours aussi jolies.

Quant à l’histoire, elle ne détonera pas particulièrement. Cela a déjà été dit ici ou là mais cette transposition du Candide de Voltaire dans un monde inadapté pour un sempiternel rêveur optimiste est un thème déjà abordé.

Abélard est donc un petit moineau romantique qui vit avec ses amis essentiellement masculins de pêche et de parties de carte dans une oisiveté que j’envie mais qui perturbera notre oiseau dès lors qu’il sera confronté au mal absolu : l’attirance d’une personne de sexe opposé « venant » de la ville.

Convaincu qu’il lui faut décrocher la lune pour la séduire et que seuls les Américains peuvent l’aider avec leurs machines volantes, Abélard s’enfuit de son marais dans l’espoir de rapporter la lune à sa belle.

Cette quête initiatique sera ponctuée bien sûr de rencontres en tous genre, on oscille entre Pinocchio, l’innocence en plus (Abélard ne ment pas et ne voit le mal nulle part) et voyage doux amer.

Ce voyage sera surtout pour lui l’occasion de mettre en lumière les absurdités de notre quotidien par le racisme, la tolérance mais aussi de belles choses comme l’amitié ou le rêve.

C’est par ce curieux équilibre entre images douces et propos parfois cruels sans jamais tomber dans la facilité que les deux auteurs nous entrainent dans une histoire d’une banalité confondante mais aussi riche qu’une plongée dans des univers comme « Easy Rider » ou « Into the Wild » pour raccrocher les wagons à une substance cinématographique.

Le récit manque peut être parfois d’audaces mais multiplie intelligemment les personnages croisées. Il y a certains qu’on pensait revoir sur la fin et d’autres qui ne font que passer tout en imprégnant le récit de leur substance ou de leur présence. C’est en cela que le récit est finalement intelligent et mélancolique. Une part de poésie et de mystère est également de la partie avec ces proverbes tombés du chapeau d’Abélard ce qui peut contraster avec certains propos bien violents.

Abélard a beau être con et complètement à côté de la plaque, il reste touchant. On ne sait rien de l’issue de son « odyssée » mais certains indices glanés en cours de route ne devraient pas non plus trop surprendre les lecteurs attentifs ou rompus aux précédents ouvrages de Dillies.

On pourra être touché ou pas en fonction de l’humeur mais le voyage et la compagnie d’Abélard et de son compagnon grognon de route n’est pas désagréable grâce à une lecture rapide et un dessin vraiment sympa.

C’est également en écrivant cet avis que je vais passer ma note initiale de 3 à 4. Preuve également que l’univers d’Abélard ne m’a pas laissé si indifférent que cela.

Avis posté par Blue Boy Infos posteur le 09/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
En attaquant les premières pages de cette BD « animalière », on ne sait pas trop à quoi s’attendre. Un décor idyllique avec des personnages à tête d’animaux dans une mignonne petite cabane au bord de l’eau, le tout dans un style « cartoon », ça donne un côté enfantin, à la limite presque mièvre. Mais en même temps, ça tape la belote, ça sirote des « binouzes » et ça cause argot. Et puis il y a ces petits papiers contenant des citations qui mystérieusement sortent chaque jour du chapeau d’Abélard, une jolie trouvaille. Du coup, on est un peu titillé, ce décalage entre le dessin et le propos est pour le moins paradoxal, et on est pressé de voir de quoi il retourne… Abélard veut donc parcourir le monde pour retrouver sa belle, c’est ainsi qu’on va le suivre dans son périple où rien ne se passera comme prévu, mais je ne peux décidément pas en dire plus…

L’histoire est à ranger dans la catégorie « quête initiatique », mais une quête étonnamment sombre avec une toute petite lueur au bout d’un tunnel peu rassurant, avec à la clé une réflexion grave et désabusée sur le voyage, la solitude, le racisme, l’intolérance, bref, le monde comme il va en somme... C’est aussi et surtout une magnifique - et je pèse mes mots - histoire d’amitié entre deux êtres (Abélard le moineau candide et Gaston l’ours grognon) qui n’ont a priori rien à faire ensemble… Quant au trait stylisé et empreint d’une belle poésie de Dillies, il confère idéalement un peu de légèreté à l’ensemble.

« Abélard » s’est avéré être pour moi une énorme claque mais une claque d’une infinie tendresse qui m’a laissé chancelant, brisé par l’émotion, laissant chaque pore de ma peau, chaque fibre de mon âme, en totale empathie avec ce tout petit personnage de rien du tout qu’est Abélard. Mais attention, aucune sensiblerie de pacotille ici ! C’est juste incroyable à quel point l’alchimie d’un dessin « naïf » allié à des textes graves voire pessimistes fonctionne bien ici et peut produire quelque chose d’extrêmement bouleversant.

Ceci n’est donc pas une BD pour enfants, vous l’aurez compris. Il s’agit plus exactement d’une BD qui parvient à nous rappeler, avec intelligence, qu’on a été un jour un enfant… Je ne peux ainsi qu’exprimer mon infinie reconnaissance à Régis Hautière et Renaud Dillies de nous avoir offert ce petit bijou à côté duquel il serait vraiment dommage de passer.

Avis posté par gruizzli Infos posteur le 10/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Là, j'ai eu un petit coup de cœur et un petit coup au cœur (copyright 2011 par Sejy) en dévorant cette BD qui me disait vaguement quelque chose sans que je ne puisse mettre le doigt dessus. C'est qu'à force de voir des BD que je dois encore lire sur BDthèque, je ne les connais plus toutes par cœur.

L'intégrale me semblait intéressante, j'ai acheté sans trop réfléchir, et me voila à lire debout dans le tram, histoire de "tester". J'ai du faire attention à ne pas me cogner en rentrant, marcher sur le trottoir c'est dur lorsqu'on lit en même temps.

Cette BD, c'est le parfait exemple d'une BD mignonne comme tout. J'ai été littéralement conquis par ce petit personnage habitant dans son marais, sans doute dans les années 1900, et qui est naïf, mais veut voyager, pour décrocher des étoiles et les offrir à la fille qu'il aime.

Cette histoire toute simple m'a enchanté, tant sur la forme que sur le fond. Le dessin est superbe, avec un trait beau, des cases bien faites, très belles (et souvent très grandes), des petits ajouts très sympathiques (comme cette succession de planches en noir et blanc disséminés dans l'album et qui démarrent les chapitres) et c'est empli de poésie. J'ai aimé ...
Le tout est cimenté par de nombreuses citations, qui ouvrent les chapitres, les ponctuent, ajoutant d'autres dimensions à le lecture, et qui m'auront fait sourire plus d'une fois.

Et s'ajoute le scénario, en deux temps, qui m'a énormément plu. Si les thèmes sont classiques, si certaines situations sont déjà vues ailleurs (je pense notamment aux roms), j'ai aimé, simplement parce que c'est traité tout en douceur et d'une belle façon. J'avançais dans l'ouvrage sans me rendre compte de rien.
L'ouvrage est aussi en deux temps, avec un début très mignon mais qui semble presque trop mignon, et une deuxième partie où les choses vont aller un peu moins bien, avec un contact brutal entre un rêveur et la réalité. Le tout est très bien fait, allant crescendo pour finir sur une fin qui m'aurait presque arraché une larme ...
Allez, ne nous cachons pas, elle l'a fait. Je pense que c'est autant le personnage de l'ours, Gaston, que la façon dont tout est amené, les petites cases qui sont muettes, juste un regard, mais tellement chargées de sens.

Alors pour cette BD-ci, je dois dire merci à BDthèque, car je n'aurais sans doute jamais eu l'idée de la lire avant, et vraiment, c'est une très très belle BD. J'ai été ému.

Avis posté par Alix Infos posteur le 02/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Raaa que c’est beau ! J’ai adoré toutes les BD de Renaud Dillies que j’ai lues, mais sans jamais leur allouer la note maximum… allez, je m’emporte sur le coup de l’émotion, et je le fais pour Abélard !

Je suis surpris de retrouver Régis Hautière au scénario. Les thèmes (vie, amitié, aventure, musique) semblent pourtant tout droit sortis de la panoplie de Dillies. L’histoire est belle et touchante, remplie d’optimisme et de beauté naïve dans le premier tome, et de cruelles désillusions dans le second. La double fin m’a arraché une larme dans un premier temps, avant de me rendre le sourire.

Graphiquement Dillies s’est surpassé. C’est aussi beau que Mélodie au crépuscule, qui m’avait déjà émerveillé.

Un diptyque pas forcément innovant, certes, mais les amateurs de belles histoires très humaines et remplies de poésie ne devraient pas être déçus. Moi, je me suis régalé !

Avis posté par PAco Infos posteur le 13/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après Le Jardin d'hiver et Betty Blues, je poursuis ma découverte de l'univers si particulier de Dilliès.

Avec "Abelard", on retrouve d'emblée la patte si singulière de l'auteur, tant graphiquement que dans les sujets qu'il aborde. L'amour impossible, la musique, la crédulité, les illusions perdues : tous ces thèmes tissent une trame mélancolique que le graphisme si particulier de Dilliès rend parfaitement crédible et intense.
Et cette intensité tient sans doute surtout au fait que les personnages zoomorphes qu'il campe dépeignent à merveille la jungle de notre triste humanité (quand elle s'en donne malheureusement si souvent la peine...).
Ajoutez à cela des découpages et des mises en pages très originales et d'une très grande lisibilité (on est même surpris par la grande taille des cases), le tout sur un papier épais, et vous obtenez une BD qui en 2 tomes de très bonne facture nous plonge dans un récit emprunt d'émotion.

A lire sans tarder pour ceux qui ne l'ont pas encore fait !

Avis posté par Tetsuo Infos posteur le 25/08/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore une réussite pour Dillies ! Avec Betty Blues, ce Abélard compte parmi ses meilleures réalisations. Du très bon ! Alors oui, on a les thèmes récurrents de Dillies : musique, voyage, mélancolie. C’est vrai que les albums parus à ce jour possèdent une familiarité singulière. Mais il maitrise à la perfection son univers (même si ici l’histoire est scénarisée par Régis Hautière, on ne sent pas trop son influence) et parvient à créer à chaque fois, à partir d’éléments connus, une ambiance suave et particulière. J’accroche encore une fois totalement. Pas de lassitude ou d’ennui.

On baigne dans une douce mélancolie tout au long des deux albums, on anticipe avec une pointe d’appréhension les déboires des personnages et on s’émerveille des petites choses qui ponctuent le quotidien.
Mais bien souvent avec les récits de Dillies, il ne faut pas trop en dévoiler sous peine de perdre le charme de la découverte. Le dessin reste comme d’habitude de très bonne facture avec son style si particulier.

Il serait intéressant de le voir évoluer dans un autre registre, voir un peu ce qu’il est capable de faire dans un autre style de scénario. Je le verrai bien dans un RG à la Peeters. Un truc un peu plus rentre dedans mais avec toujours cet aspect psychologique ou sociologique.

Je ne peux que conseiller cette lecture, y’a quasi rien à jeter !

Avis posté par Nicolas Infos posteur le 05/01/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Du côté du dessin, rien à redire: comme d'habitude chez Dillies, c'est beau, efficace et expressif. Les couleurs et les contours sont même tellement doux que cela en devient presque reposant pour les yeux. J'ai seulement un peu de mal avec la facilité "blacksadienne" qui consiste à attribuer à un personnage un animal et une apparence physique qui reflète bêtement son caractère (un petit oiseau = naïf et fragile, un taureau = bête et agressif, etc...), même s'il doit s'agir d'un choix assumé pour s'éloigner du réalisme et se rapprocher de la forme d'une fable.

Niveau scénario, par contre, ça coince ! C’est la quatrième histoire de Dillies que je lis (après Betty Blues, Mélodie au crépuscule et Sumato)... et [---- SPOILERS SUR CES ALBUMS ----] c'est malheureusement quatre fois la même histoire, avec les même personnages, les mêmes situations et le même dénouement qui n'en est pas vraiment un... au bout d'un moment, ca finit par lasser... je conseille donc l'achat d'un seul des ces albums (par exemple Betty Blues, le meilleur), les trois autres n'apportant dès lors pas grand chose de neuf.

Avis posté par Spooky Infos posteur le 08/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Depuis ses débuts je suis la production de Renaud Dillies. Et j'ai rarement été déçu...

Il nous est revenu avec ce chouette diptyque, complètement raccord avec son univers, ses thèmes de prédilection... Régis Hautière a fait du cousu-main sur ce coup-là. Ainsi on retrouve les aspirations poétiques, le côté contemplatif, les personnages candides qui font tout le charme de Renaud Dillies. Cet auteur est à part, et le prouve à chaque album, ou presque.

Et son dessin est resté le même, avec ces contours gras, ces personnages très expressifs même si animaliers, cette mise en scène à la fois épurée mais tellement riche.

Bref, encore du bonheur.

Avis posté par Tomeke Infos posteur le 01/11/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Effectivement très bon ce diptyque ! Les auteurs nous offrent une belle dose de poésie et d’amitié… il y a un peu de Le Vent dans les Saules au début de ce récit.

J’ai bien apprécié la tournure que prend l’histoire et cette différence entre les deux volumes. Le premier tome est doux, attendrissant et chaleureux. Cependant, cela reste très bien abordé et l’auteur ne fait pas l’erreur de tomber dans la niaiserie. Quant au deuxième et dernier tome, l’histoire prend doucement une autre tournure et les bons sentiments du début laissent la place à la réalité de la vie et à ses désillusions.

L’approche graphique est tout aussi réussie que le reste. C’est beau, tout simplement. La colorisation est douce et confère à l’ensemble une bonne cohérence.

En conclusion, je suis sous le charme de ce diptyque. Une seconde lecture est envisagée et elle permettra, certainement, de mieux apprécier ce récit.

Avis posté par Olivier Infos posteur le 27/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette série est un mélange délicatement dosé de poésie, d'humour, de rêverie, de musique manouche et d'humanité ...

Voilà une bande dessinée que l'on ne referme pas sans avoir un petit pincement au coeur !

Gros coup de cœur.

Merci aux auteurs pour cet excellent moment de lecture.

Avis posté par Sejy Infos posteur le 23/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’en suis convaincu à présent : au plus profond de ma carcasse épaisse et velue se tapit un cœur d’artichaut. Mis à mal et au grand jour par un moineau ridicule qui veut décrocher les étoiles pour son amoureuse frivole. Cet Abélard, un drôle d’oiseau ! Lui, qui n’a jamais quitté son marais natal, abandonne, sous la tyrannie d’une mélancolie langoureuse, la vie paisible et les amis de ce bout de paradis. Baluchon sur l’épaule, ukulélé en bandoulière, loti d’une désarmante innocence et d’un indécrottable optimisme, il entreprend son apprentissage au monde en un vagabondage bercé de rêves et de balivernes. Volatile sympathique, si touchant de naïveté quand ses illusions s’abiment sur une réalité encline à gifler les plus enthousiastes.

Paf le piaf ! Ces baffes, que l’on aimerait lui coller en travers du bec et susciter un élan de révolte lorsque sa candeur rime avec « l’idiot du voyage », le scénario les distribue à dessein. Une odyssée pédestre rafraichissante, un périple brillamment sombre, qui inspirent de jolies valeurs humaines et prodiguent les leçons de vie exemptes de complaisance, nourries à la vérité crue des actes ou des sentiments. Mais Abélard, éternel ingénu, ne sait que tendre l’autre joue. Sa jobardise sans remède, malmenant nerfs et entrailles, débusque la tendresse au milieu de maximes philosophes. Des petits papiers quotidiennement extirpés d’un intarissable galure enchanté, où notre emplumé, relativisant ses déconvenues dans une lecture subjective pétillante, déniche inlassablement le courage pour regrimper en selle. Sous la désinvolture du grimage animalier s’embusque ainsi un conte initiatique féroce, à fleur d’émotion, servi par une osmose exceptionnelle : la musique de mots sonnant terriblement juste, une narration intelligemment tempérée et un pinceau félon éblouissant. Son esthétisme rond, bon-enfant, presque sucré, compose un bestiaire de frimousses avenantes, illumine des atmosphères saisissantes dont la grâce se dilue dans les hachures, l’âpreté ou la nervosité d’un trait modelé aux intonations et aux intentions du récit. Magique.

Ouvrons grand nos yeux de mômes et chahutons nos âmes ! Cette fable qui-met-les-poils oscille entre parabole tendrement philosophique et long poème doux-amer. En nous prenant par la main, sensiblement, planche après planche, elle prête des sourires, de la joie de vivre, improvise des complicités. Puis, au détour d’une case ou d’une bulle, à la faveur d’une scène, elle reprend, bouleverse, étreignant le kiki à en embrumer les mirettes, et recommence, infatigable, dans une délicatesse absolue, entraînant son explorateur jusqu'où il n’imagine pas aller. À la clôture du diptyque, je suis resté couillon, définitivement sur le carreau, égrenant mentalement un chapelet de superlatifs dans l’espoir du mot bien venu. En vain. Muet et triste… Heureux d’être triste.

Un gros coup de cœur.
Un gros coup au cœur. Promis !

Avis posté par Mac Arthur Infos posteur le 06/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très belle histoire, riche de poésie.
Très sombre histoire, aussi…

Car, finalement, ce récit est celui des illusions perdues, d’un rêve d’ailleurs, de plus haut, de plus beau… que l’on n’atteint jamais.

Alors ? Parabole sur le passage de l’enfance rêveuse à l’âge adulte désillusionné ? Oui, mais bien plus encore…

Portrait de personnages attachants par leur fragilité….
Voyage intérieur autant qu’extérieur…
Poésie sensible mise en image…

Preuve aussi que pour vivre, il nous faut garder au fond de nous un peu de cette capacité à rêver.

A lire !

PS : je pense que Renaud Dillies a bien fait de s’associer à Régis Hautière pour l’élaboration de cette histoire. Le binôme est parfait et la poésie de l’un profite de l’art de la progression dramatique de l’autre pour nous offrir ce très beau récit.

Avis posté par Erik Infos posteur le 01/10/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je crois que pour moi le nom de Dillies sera toujours associé à de la pure tendresse. Quand on lit une de ses oeuvres, on revient en arrière et on découvre la pure innocence dans un monde baigné de douceur. Abélard est encore un de ces personnages animaliers totalement naïf qui va découvrir le monde, l'amour mais également la cruauté et la méchanceté des hommes.

Il est un peu dommage que ce premier tome donne le ton de ce que va être la suite. On sait que la mort plâne sur ce personnage depuis l'épisode de la voyante tzigane. On retrouve une ambiance unique en son genre et que j'aime réellement. Il y a une espèce de poésie de l'âme qui nous transporte très loin.

Le second tome est d'ailleurs beaucoup plus noir. Notre petit poussin va connaître le désenchantement. Il faudra en tirer une leçon qui ne sera d'ailleurs pas aussi lisible que cela. La tristesse sera malheureusement au rendez-vous. Cependant, la douceur du dessin sera là pour nous consoler. Un dyptique émouvant et intelligent à découvrir !

Avis posté par roedlingen Infos posteur le 21/06/2011 (dernière MAJ le 21/09/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avis tome 1
Rêver d’ailleurs constitue une source d’espoir nécessaire à beaucoup pour justifier une existence. L’expérience vécue ne vaudra pas les conseils de ceux ayant déjà vécu et certains ont besoin de traverser des épreuves pour vivre eux même les difficultés.

Notre héros s’ennuie dans un paisible marais peuplé de gens bourrés de défauts mais follement sympathiques. Comme toujours l’arrivée de l’étranger (ou étrangère) dans un groupe pourra déstabiliser certains membres aux convictions incertaines. Envie d’autre chose, attrait de l’ailleurs, voilà notre héros parti à l’aventure. Evidemment une naïveté infantile tentera de désarmer la violence adulte stupide qu’il retrouvera en face de lui. Le voyage servira de voyage initiatique à notre héros : découverte de l’autre, découverte de la différence, découverte du mensonge et de l’intolérance. Notre héros traverse les situations avec une naïveté assurée. A ce stade deux regards sont possibles. Soit on considère que ses réactions sont salvatrices, soit on considère notre héros complètement stupide. Il est vrai que l’extrême candeur dont il fait preuve tout le long du récit a fini par me gêner puisqu’avançant dans son chemin initiatique il n’apprend pas et reste aussi candide à la fin qu’il ne l’était au début. Ma mère avait coutume de dire, être naïvement idéaliste à 20 ans c’est normal, l’être à 35 c’est en réalité être stupide. Dans ce récit mon cœur dubite. Le ton juste montre avec une froide efficacité la violence des exclusions, mais à la longue cela finit par changer le point de vue du lecteur vis-à-vis du piaf. De pourfendeur des retords humains il finirait presque par devenir benêt. De plus il me semble dégager une maturité nettement plus grande lorsqu’il supporte les imperfections de ses amis du début du tome.

Graphiquement, le trait gras accompagné d’une colorisation ocre plante un décor totalement imaginaire. Les ambiances trouvent une belle place et le lecteur trouve une cohérence entre fond et forme vraiment appréciable. Le dessin fournit toute la poésie nécessaire à l’imaginaire du lecteur pour le faire voyager au-delà d’un scénario aux situations finalement classiques. L’utilisation du noir parfaitement maîtrisée et les couleurs transcendent les personnages animalesques pour les faire vivre.

Au final cet album plonge le lecteur dans un beau moment de poésie graphique en lui récitant un hymne à la tolérance. Mais si l’on pourrait croire au début à un récit initiatique, notre héros semble bloqué et au contraire régresser dans la compréhension de la société. De plus en plus perdu il ne lui restera qu’une chimère pour donner un but à son errance. Comme tant d’autres il aurait du écouter les multiples conseils qui lui avaient pourtant été prodigués par moult personnages, mais il a voulu voir par lui-même, le lecteur suivra donc son chemin et ses calvaires, d’une certainement façon tant mieux pour le lecteur, mais c’est au prix d’une dure souffrance pour notre héros… La chimère du voyage le rendra t’il plus riche ? Pour l’instant il a surtout perdu du temps et je crains que le tome 2 ne finisse par lui faire perdre ses rêves…

MAJ Tome 2

Plutôt que de réécrire un avis complet il me semble plus intéressant de garder cet avis qui demeure en l’état après lecture du tome 2.
Car effectivement le scénariste est cohérent, ce qui transforme ce récit en drame tragique. Là encore le pathos ne coule pas, une pudeur retenue vient mêler les sentiments forts pour présenter chaque caractère dans une « nudité » d’autant plus forte. L’ensemble forme un bijou narratif très fort que je recommande, toutes mes craintes se sont envolées pour une explosion tragique finale. Le fort résiste quand le faible meurt, c’est la sélection naturelle dure et impitoyable.
Le graphique garde le ton du tome 1, l’adéquation forme et fond me semble parfaite, les traits durs confrontant les couleurs douces pour un combat toujours épique entre candeur et dureté, entre l’honnête naïf et l’individualiste brutal.

Pour un voyage dramatique vers les espoirs et les désillusions prenez ce chemin, il vaut le détour.

Avis posté par pol Infos posteur le 06/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Que dire des aventures de ce petit poussin ? Que c'est du Renaud Dillies pur jus. Du coté du dessin évidement, puisque ce grand format nous offre de larges cases qui lui permettent d'exprimer pleinement son talent. Des décors poétiques, des gros plans de visages expressifs qui font passer les émotions au lecteur. Et également une superbe double planche avec le plan de route de notre héros.

Mais curieusement on sent énormément sa patte dans l'histoire. Alors que pourtant le scénario est à mettre au crédit de Régis Hautière, qui lui nous avait habitué à des séries d'actions (Au-delà des nuages, Vents Contraires).
Alors qu'ici il n'est pas question d'actions, mais plutôt de ressenti. On retrouve les thèmes récurrents chez Dillies : mélancolie, musique et sentiments humains principalement.

Au final un conte poétique, des personnages attachants, quelques répliques bien trouvées mais assez peu de surprise quand on a lu tous les autres albums de Dillies. Un bon moment de lecture quoiqu'il en soit.

Avis posté par jurin Infos posteur le 05/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai adoré ce premier tome, un récit rempli de poésie et de tendresse.
Notre jeune Abélard, plein de candeur et de gentillesse quitte son marais pour offrir la lune à son premier amour, un voyage initiatique peuplé de rencontres et de découvertes.
Une histoire très chouette centrée sur l’amour, l’amitié et la tolérance.
Le dessin est magnifique, l’ingéniosité et le savoir-faire de Renaud Dillies et de Christophe Bouchard m’épatent.

Avis posté par Miranda Infos posteur le 05/06/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Abélard » est à mes yeux un des plus beau Dillies, - après Frère Joyeux évidemment - avec aux couleurs Christophe Bouchard qui lui apporte beaucoup de douceur, un beau contraste et ajoute par son savoir-faire un petit plus à l’expressivité des personnages.

Au scénario on retrouve Hautière. Je ne sais pas ce que j’espérais mais dans tous les cas j’ai été un peu déçue, car l’histoire est pour l’instant très convenue et sans surprise, avec un personnage amoureux prêt à décrocher la lune pour sa belle. En dehors de quelques personnages attachants il n’y a vraiment rien d’original. Ah si, une petit chose, Abélard sort de son chapeau de petits mots qui sont en fait des proverbes, et si l’idée est très originale en soit, le fait que ce soient des redites gâche un peu le plaisir, de nouvelles pensées auraient été les bienvenues.

Le ton est souvent très naïf, ponctué par des passages totalement en opposition et légèrement vulgaires qui forment des coupes trop franches dans les scènes. A décharge, Abélard est un petit puceau qui n’a jamais quitté son marais et le voir découvrir le monde fait de lui un personnage très attendrissant.

La suite dira si ça vaut le coup d’investir dans cette série.

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