Les Derniers Jours de Stefan Zweig
Contrairement à d’autres, je n’ai pas du me forcer à lire cet album. Bien installé et un minimum préparé au type d’histoire que j’avais entre les mains, j’ai débuté ce one-shot calmement pour le terminer dans une forme de douceur et de mélancolie qu’il parvient si bien à dégager.
Curieux à bien des égards, l’album nous propose de suivre Stephan Zweig lorsqu’il se retire dans le Brésil des années 40. Sa retraite est mise en parallèle avec les bouleversements géo-politiques de l’époque et cela permet au récit de bien se définir sur le plan historique.
Le reste du récit décrit la personnalité torturée de Zweig. Ses démons qui le poursuivent par-delà sa recherche de paix et de sérénité, la maladie de sa compagne, autant d’éléments qui apportent au récit cette forme de tristesse, de mélancolie dont je parlais au début. Selon moi, c’est subtilement abordé. Cela ne tombe pas du ciel et je me suis senti invité à vivre avec lui ses souffrances passées.
La beauté graphique est d’après moi exceptionnelle. J’étais déjà un grand fan de Sorel et il ne m’a pas déçu sur cet ouvrage.
Bref, c’est une lecture qui ne plaira pas à tout le monde, c’est certain. Faisant fi de la moindre dose d’action, le récit vous propose de vivre lentement les derniers jours d’un homme hanté par les ombres de son passé et qui ne peut entrevoir d’issues positives à son mal-être. À essayer, vraiment ! |