Coeur brûlé
Bon, ça commence déjà un peu difficilement, avec Germain Grandpin qui essaie de faire la traversée de l'Atlantique à la rame en solitaire... en 1625. Certes, ça rate, mais quand même... De manière générale, ceci illustre un des problèmes de cette série : mal située entre la BD historique, qui demande une certaine crédibilité, et la BD d'aventures, qui demande plus de rythme que ce récit souvent laborieux. Les motivations des personnages sont de plus en plus simplistes et peu crédibles, et le scénario a une nette tendance à tourner en rond. L'explicitation du rôle de Léonard Langue-Agile, à la fois Diable et incarnation du scénariste, devient franchement lourde : merci, on avait compris !
Ceci dit, avec Plume au Vent, il s'agit d'une des moins pires suites des Sept Vies de l'Épervier. Pour être honnête, les deux premiers tomes sont même tout à fait lisibles. Mais à partir du changement de dessinateur au tome 3, ça devient franchement pénible. Je n'ai rien contre le dessin "de caractère", bien au contraire mais d'une part, ce n'est pas forcément le mieux pour une BD historique ; d'autre part, ce dessin-là en particulier, je le trouve juste moche.
Verdict : ** pour les deux premiers tomes, * pour les suivants. |